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@ Brest -
10 hours and 25 minutes ago
La musique assistée par ordinateur est très peu développée sur les
quartiers HLM. Les instruments ,les ordinateurs coûtent chers, les écoles de musique
sont onéreuses, et souvent éloignées des cités, de fait les gens des
quartiers populaires n'ont que très peu accès à la pratique musicale.
L'idée est d'inscrire sur le quartier, pour les enfants, adolescents n'ayant pas
accès à l'expression musicale du fait de leurs conditions de vie
socio-économique, plusieurs formes d'interventions : Les ateliers rap, chant, musique
assistée par ordinateur, le soutien au développement d'activités
musicales... Pour cela nous utilisons, un ordinateur , une carte son externe, des enceintes de
monitoring, un micro, chant, le Logiciel libre auda city , le Logiciel cubase et un Clavier midi.
- Du matériel acheté suite à l'obtention d'une subvention de
la mairie de Brest-
Harry
Les activités musicales sont mises en place depuis 2005 sur le quartier de
kérourien :Des chanteuses, des rappeurs composent et à écrivent des textes.
Néanmoins depuis l'obtention de l'ordinateur dédié à la musique,
elles se sont développées considérablement au club de prévention de
la rive droite.
L'aide apportée dans ces ateliers se situe à différents niveaux :
- Technique d'enregistrement.
- Apport sur la théorie de la musique
- Technique de chant.
- Aide à l'écriture, utilisation de dictionnaires (de rimes
,généralistes, et synonymes).
Le studio est utilisée par séance de deux heures en moyenne, quatre fois par
semaine. Une vingtaine de jeunes fréquente l'activité de façon
régulière. Le rap, l'écriture de textes, l'enregistrement sont devenus des
activités fréquentes pour une partie des jeunes du quartier. Grâce à
la formation financée par la mairie de Brest beaucoup d'entre eux se sont mis à
utiliser le logiciel d'enregistrement cubase, qui offre plus de possibilités que
audacity(programmation midi ,effets). Depuis la mise à disposition du matériel
,certains jeunes , ont commencé à travailler leurs instrumentaux afin de
personnaliser leurs créations. A kérourien le rap est une activité
essentiellement masculine. Grâce au rap l'écriture n'est plus rejetée. Les
adolescents noircissent le papier et pose le voix au studio d'enregistrement. Le culture des
jeunes des quartiers trouve à s'épanouir. Le rap ,une façon d'être,
est un vecteur qui permet de donner vie à une culture, qui aide à d'exister, qui
facilite l'affirmation de son identité.
Les filles se sont plutôt orientées vers les ateliers chants et l'apprentissage de
la guitare.Cette activité a contribué à ouvrir la cité sur
l'extérieur. Elle permet de mettre en lien des adolescents de différents secteurs
afin de participer à l'apaisement des rivalités entre quartiers en
réunissant sur une même scène , sur un même disque des jeunes de
différents quartier de Brest.
Un grand nombre d'enregistrements ont étés réalisés. Plusieurs jeunes
sont montés sur scène pour donner à entendre le fruit de leur travail. Ils
mettent aussi en ligne leurs productions sur youtube, en les accompagnant de montages photos.
Ecoutez quelques titres ici : http://www.myspace.com/prevzik
P Breton

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@ Brest -
1 days and 4 hours ago
Le Monde revient aujourd'hui sur la mobilisation citoyenne organisée contre le fichier
Edvige. Anne Chemin écrit dans les colonnes du quotidien : "Il porte un joli nom, mais il
fédère la colère d'une myriade d'associations et de citoyens : le fichier
Edvige - Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale - est
visé par plusieurs recours en Conseil d'Etat et dénoncé par une
pétition qui réunit, à ce jour, 700 organisations et plus de 90 000
signatures. "Non à Edvige !", proclame ce texte, qui estime que ce fichier instaure un
"niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une
conception digne de ce nom de l'Etat de droit"".
Un article repris du magazine cdurable.info un site sur l'actualité du développement durable
un site sous licence Creative Commons by SA
Le front du refus regroupe des mouvements de défense des libertés publiques comme
la Ligue des droits de l'homme, des syndicats comme la CFDT, mais aussi des associations aussi
différentes qu'Aides, la Fédération des conseils de parents
d'élèves (FCPE) ou l'Union nationale des associations familiales (UNAF). "Ce
fichage met en cause toutes les personnes qui sont investies pour défendre des
idées, des droits, des personnes", affirme l'Association des paralysés de France.
"Comment continuer à défendre des locataires menacés d'expulsion en
s'opposant à la force publique, à manifester pour le droit au logement, alors que
planera sur les militants la menace d'un fichage systématique ?", demande la
Confédération nationale du logement.
"Ce dispositif est choquant : le fichage généralisé et injustifié
d'informations très variées organisé par le décret autorise une
intrusion abusive de l'administration dans la vie privée des personnes participant
à l'animation du débat public", s'inquiète Raymond Léost,
vice-président de FNE (France Nature Environnement) en charge des questions juridiques.
"Il viole tout simplement le principe de respect de la vie privée, garanti par la
Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés
fondamentales". "Comment expliquer aux membres de notre réseau que leurs activités,
exercées avec générosité dans le souci des générations
futures, justifient que des données automatisées les concernant fassent
apparaître leurs origines raciales ou ethniques, leurs opinions politiques, philosophiques
ou religieuses, leur appartenance syndicale, ou encore des information relatives à leur
santé ou leur vie sexuelle ?" s'interroge Raymond Léost.
Créé par un décret du 27 juin, Edvige est né du
démantèlement, au début de l'été, des Renseignements
généraux. Constitué de données informatiques et d'archives papier, ce
fichier géré par la direction centrale de la sécurité publique
ratisse large : il concerne à la fois les personnes "ayant sollicité, exercé
ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle
institutionnel, économique, social ou religieux significatif" et les individus ou les
organisations "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public"
.
Le nouveau fichier, qui pourra être consulté par les fonctionnaires chargés
du renseignement et les policiers ou gendarmes qui auront obtenu le feu vert de leur
hiérarchie, contiendra des données sur les origines raciales ou ethniques, les
opinions politiques, philosophiques ou religieuses, l'appartenance syndicale, la santé ou
la vie sexuelle. "Je ne vois pas en quoi l'homosexualité ou la
séropositivité constituent un danger pour l'ordre public, proteste le
président d'Aides, Bruno Spire. Ce fichier menace le secret médical, alors que nous
rencontrons tous les jours des personnes qui ont perdu leur travail ou leur assurance en raison
de leur séropositivité."
Tous les partis de gauche, mais aussi le MoDem de François Bayrou, dénoncent
désormais cette volonté gouvernementale de fichage généralisé
qui pourrait rapidement concerner plusieurs millions de Français. Ainsi, François
Bayrou a appelé les élus, lundi 1er septembre, à participer à un
"mouvement de refus républicain". Dans une lettre destinée à "tous les
maires de France", le président du MoDem annonce son intention de déposer un
recours devant le Conseil d'Etat. Une procédure déjà engagée, fin
juillet, par plusieurs organisations syndicales mais aussi par Corinne Lepage, présidente
de Cap 21 et vice-présidente du MoDem.
Dans l'éditorial du Monde du 3 septembre, la rédaction écrit :
"Ils ont raison. Certes, l'Etat doit garantir la sécurité des citoyens. C'est une
de ses principales missions. C'est également sa responsabilité d'adapter ses moyens
de renseignement et de police aux évolutions technologiques." [...] "Mais la
défense de l'ordre public ne saurait justifier pareille menace sur les libertés
individuelles. Par principe autant que par respect de la Convention européenne des droits
de l'homme, l'Etat a une obligation au moins égale de protéger la vie privée
des citoyens. La mobilisation contre Edvige est d'autant plus justifiée que ce nouveau
système d'information sur les Français n'est que le dernier en date : depuis
quelques années, les fichiers de police se sont multipliés, sans même parler
de la vidéosurveillance. Passer ainsi d'une société dans laquelle chacun est
présumé innocent à une autre dans laquelle c'est la culpabilité de
tous qui est présumée constitue une dérive dangereuse pour l'état de
droit."
Les associations mobilisées considèrent que le fichier Edvige affecte gravement les
conditions d'exercice du rôle d'intérêt général joué par
les militants associatifs, en faveur de la protection de la nature et de l'environnement. FNE
considère que les lanceurs d'alerte méritent d'être protégés
plutôt que d'être fichés et marqués au fer rouge comme des
délinquants. Elle a donc demandé le 2 septembre dernier au Premier ministre, par
voie de recours gracieux, d'abroger le décret du 27 juin 2008.
Mais selon Gérald Andrieu sur le site de l'hebdomadaire Marianne : la plupart des
spécialistes doutent que ces recours puissent aboutir. Au mieux, ils estiment qu'ils
permettront d'obtenir la limitation de la durée de conservation des informations
concernant les mineurs car, pour l'heure, les données recueillies sur les moins de 18 ans
peuvent en effet être détenues ad vitam aeternam...
Appel public à signatures pour obtenir l'abandon du fichier Edvige
Depuis le 10 juillet l'appel ci-dessous a reçu 96646 signatures (au 2 septembre). Vous
pouvez vous aussi le signer en ligne à l'adresse suivante : http://nonaedvige.ras.eu.org/.
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au
Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de
fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction
Centrale de la Sécurité Publique (fusion des Renseignements Généraux
et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'Edvige (Exploitation
documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de
manière systématique et généralisée, toute personne «
ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou
religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie
de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les
« suspects » (personne mais également groupe) simplement
considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de
manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public
».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil,
photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance
ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances
syndicales et associatives ...
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes
administratives pour l'accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans
notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé
dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été
commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses
dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique
sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission
nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a
suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives,
syndicales et politiques.
C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier
Edvige qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et
incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit,
- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les
organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée
et des droits de l'enfant,
- s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous
forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs
publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier Edvige.
Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature
en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org
La Ligue des Droits de l'Homme a accepté de domicilier l'appel « Pour l'abandon du
fichier Edvige ». Vous pouvez envoyer des signatures sur support papier à :
Non à Edvige ! C/o Ligues des Droits de l'Homme 138 rue Marcadet 75018 Paris
Edvige est dénoncée, Cristina sévit dans l'ombre
Mais alors que tous les regards sont braqués sur Edvige, il en ait une autre dont on
entend beaucoup moins parler et qui est sans doute déjà à
l'Å“uvre, alerte Gérald Andrieu sur le site de Marianne. Cristina, c'est son
nom. Comme pour Edvige, il s'agit là d'un doux acronyme qui masque un efficace outil de
renseignement. Cristina (pour « Centralisation du renseignement intérieur pour la
sécurité du territoire et les intérêts nationaux ») est un autre
fichier de police destiné à répertorier des données en matière
de terrorisme. Mais, cette fois, personne ne sait quelles sont les informations qui y seront
stockées puisque le décret de création n'est jamais paru au Journal
Officiel. Et pour cause : ce fichier est classé « secret défense ».
Pourtant, destiné à la lutte anti-terroriste, le fichier Cristina a toutes les
chances de rassembler autant sinon plus d'informations que le fichier Edvige dans certains cas.
Il semblerait que Cristina ne se contente pas de compiler des données sur les personnes
surveillées par les hommes du renseignement français mais s'attaque aussi à
leur entourage. Conclusion de Gérald Andrieu : Cristina a beau être beaucoup plus
discrète qu'Edvige, elle n'en est pas moins curieuse.
Revue de presse
Le collectif associatif se réunit le 9 septembre prochain
Le collectif a l'origine de la grande pétition a décidé d'organiser une
conférence de presse publique le 9 septembre prochain à 11 heures à la
Bourse du travail salle Croizat. Y sera développé le point de vue des associations
de défense des droits humains et des libertés, des associations LGBT, des
organisations de défense des droits des mineurs, des associations de défense des
malades, des organisations syndicales et des citoyens mobilisés contre un tel projet. Les
différentes actions envisagées contre ce fichier liberticide seront
dévoilées à cette occasion...
Sources : Le
Monde (édition du 3 septembre 2008) - Communiqué de presse de FNE - le site de l'hebdomadaire Marianne
Voir en ligne : Appel public à
signatures pour obtenir l'abandon du fichier Edvige

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@ Brest -
1 days and 10 hours ago
Du printemps 2007 au printemps 2008, nous avons mis en Å“uvre une enquête dans un
quartier de Brest, le quartier de Kérourien [1] . Kérourien constitue une zone
d'habitat social dense où les HLM de l'OPAC prédominent. En outre, c'est un quartier
classé en zone urbaine sensible (ZUS). Cette enquête participative [2] avait pour
objectif de récolter des informations sur les limites et les freins à la diffusion
des TIC et améliorer les connaissances en matière de profil des non-internautes. Le
second objectif visait à « démocratiser » les outils statistiques en
permettant à un groupe d'habitants de participer à l'ensemble du processus d'une
enquête par questionnaires.
Un article publié par Marsouin, laboratoire des usages en Bretagne et
repris du site http://www.marsouin.org/
Accéder
à l'article sur le site de Marsouin
Cette démarche partait de deux constats intimement liés : d'une part, la
difficulté qu'il y a à approcher les non-usagers et à les décrire ;
d'autre part, la connaissance des non-usagers se fait essentiellement à travers les
enquêtes qui sont menées sur les usagers.
Ainsi, plusieurs organismes travaillant sur l'observation et la compréhension de la
diffusion des TIC et de la société de l'information ont proposé des
typologies visant à mieux caractériser les non-usagers.
En 2005, les analystes du GIS M@rsouin proposaient, dans leur « panorama 2005 des usages
des TIC en Bretagne » des profils de non internautes à partir des 47% de Bretons qui
n'avaient pas utilisé Internet au cours de l'année précédente
[1] .
Cette typologie était construite à partir de la connaissance de leur intention
future d'utilisation et de leur environnement technologique. On y notait que l'appétence
vis-à-vis d'une future utilisation d'Internet était croissante avec le niveau de
'capital social' (entourage connecté, capacités financières et niveau
d'éducation initial). Trois grandes classes se dégageaient : (i) Ceux qui allaient
s'y mettre ; (ii) Ceux qui devaient s'y mettre : avec des résistants et des volontaires et
(iii) ceux qui étaient loin de s'y mettre (81%) : avec les exclus
socio-économiques, les exclus de génération et les indifférents.
L'organisme statistique national du Canada a également élaboré une typologie
dans le cadre de son enquête sur l'utilisation d'Internet en 2005 [Cohendet et Stojak,
2005]. Trois groupes de non-usagers ont été identifiés :
- Le Groupe 1 : dit des « les non-utilisateurs radicaux ». Il s'agit
de personnes généralement assez âgées (plus de 65 ans) et/ou aux
revenus très modestes. Ils ne voient aucun intérêt à investir dans un
accès quelconque à Internet. Même avec une implication forte des pouvoirs
publics, la probabilité que ce groupe reste à l'écart est grande.
- Le Groupe 2 : dit des « utilisateurs potentiels distants ». Il
s'agit de personnes généralement âgées de 55 à 65 ans, qui
n'ont pas les compétences pour utiliser Internet et peu de motivations pour le faire.
Seule une implication forte des pouvoirs publics pour les convaincre de l'intérêt de
se connecter et les former à l'utilisation des NTIC serait susceptible dans les
années à venir de changer cette situation.
- Le Groupe 3 : dit des « quasi-utilisateurs ». Il s'agit de personnes
qui, pour des raisons de moyens ou de situation géographique (dans des zones rurales ou
montagneuses), n'ont pas encore accès à Internet, mais sont désireuses de
trouver les moyens de se connecter.
Dans le cadre d'une enquête qualitative menée auprès de 70 non-internautes
aquitains, Aurélie Laborde et Nadège Soubiale ont identifié 5 profils de
non-Internautes : les « utilisateurs indirects » qui ont recours à leur
entourage pour bénéficier des informations et services d'Internet ; les «
totalement déconnectés » n'ont aucune expérience et aucune
connaissance concrète d'Internet ; les « distanciés » ont une
connaissance minimale et/ou une expérience avortée d'Internet mais ne voient pas
l'intérêt de poursuivre dans cette voie ; les « abandonnistes » ont
utilisé Internet mais ne l'utilisent plus et les « utilisateurs occasionnels ou
débutants » [2]
La dernière typologie proposée est celle de l'AWT qui a identifié 6 profils
de la fracture numérique à partir des 31 % de Wallons qui déclarent ne pas
utiliser Internet : (1) résistants à la nouveauté et réfractaires ;
(2) non "usagères" actives ou inactives avec proxys ; (3) fracturés sociaux actifs
avec proxys ; (4) fracturés sociaux inactifs et sans proxy ; (5) seniors en couple sans
proxy ; (6) seniors seuls sans proxy . [3]
La lecture des enquêtes menées par les instituts de sondage, comme
Médiamétrie, ne nous en apprend guère plus sur les non-internautes, si ce
n'est en lisant quelques unes de leurs données en « négatif ». Ainsi,
si l'on apprend qu'en juin 2008, 58,3 % de la population française âgée de 11
et plus s'était connectée au cours du dernier mois, sommes nous en mesure de
déduire que 41,7 % de la population n'avait pas été connectée.
Notons que nous émettons quelques hypothèses concernant le mode de passation des
enquêtes pouvant biaiser les résultats en ne donnant pas la place qu'ils devraient
avoir aux non-usagers. Ainsi, les taux d'utilisateurs ou de connectés sont sûrement
surévalués : en effet, les modes d'administration des enquêtes sont en
général peu adaptés pour atteindre des non-utilisateurs potentiels. (ex.
Lorsque l'enquête se fait par téléphone, elle exclut automatiquement tous les
foyers qui ne disposent pas de ligne fixe mais un téléphone mobile ; si
l'enquête se fait en face à face, ce sont alors les foyers installés dans des
zones difficiles à interroger tels que les îles, la haute montagne, les zones
sensibles ou les personnes résidant dans des habitations mobiles terrestres, sans abris
qui sont écartés, etc.). En outre, ces enquêtes, et donc leurs
résultats, sont liées à l'acceptation de répondre et les personnes
intéressées par les technologies ont davantage tendance à y répondre.
Et malheureusement, nous disposons généralement de peu d'informations sur les non
répondants.
À travers le « baromètre de la diffusion des nouvelles technologies »
du CREDOC de Juin 2007, nous pouvons de même extraire un certain nombre de
caractéristiques des internautes et donc aussi des non internautes : la tranche
d'âge, le niveau de diplôme, la tranche de revenus du foyer, le type de profession ou
la catégorie sociale. Ainsi, si nous comptons 93 % d'internautes chez les 12-17 ans - soit
7 % de non internautes -, la tendance s'inverse dans le grand âge avec seulement 9 %
d'internautes chez les personnes de 70 ans et plus.
Le diplôme génère des différences au moins aussi sensibles : seulement
une personne non diplômée sur cinq peut être qualifiée d'internaute,
alors que 90% des diplômés de l'enseignement supérieur surfent sur Internet
d'une façon ou d'une autre.
Les revenus sont extrêmement corrélés avec la probabilité d'être
internaute. Plus les revenus du foyer sont élevés et plus on a de chances de se
connecter. On passe ainsi de 42% de connexion pour ceux qui perçoivent moins de
900€ par mois - soit
[1] Jullien N. et Tremenbert J., Enquête usage des TIC par les Bretons.
Synthèse de l'enquête 2005 auprès des résidentiels. Op.cit.
[2] Laborde A. et Soubiale N., « Etude Non Internautes Aquitains. 1ère
synthèse des résultats », 2007.
www.non-internautes-aquitains.com/pdf/1ersresultats.pdf
[3] AWT, « Usages TIC 2007
des citoyens wallons », juillet 2008.

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@ Brest -
1 days and 10 hours ago
Ce travail fait suite à un appel à projet lancé en juin 2007 par le Conseil
Général des Technologies de l'Information du ministère de l'Economie, des
Finances et de l'Industrie sur "la réalisation d'un recensement et d'une analyse globale
d'études effectuées sur l'emploi des nouvelles technologies de l'information et de la
communication par les patients dans leur lieu de vie"
Un article publié par Marsouin, laboratoire des usages en Bretagne et
repris du site http://www.marsouin.org/
Accéder
à l'article sur le site de Marsouin
Finalité
La finalité de la mission était ainsi résumée par le CGTI :
« Ce présent contrat fait suite à un recensement et à une analyse
globale d'études réalisées sur l'emploi des TIC par les patients dans leur
lieu de vie.
Ce premier travail d'investigation sur l'emploi des TIC dans les lieux de vie des patients
permettra au conseil général des technologies de l'information (CGTI) de
repérer un ensemble de variables susceptibles de caractériser la demande et d'en
anticiper l'évolution.
L'opportunité et la faisabilité d'une enquête annuelle
spécialisée dans ce domaine, en complément de l'enquête conduite
depuis quelques années sur l'utilisation des TIC par les ménages, reste à
confirmer. Ceci nécessite un travail complémentaire, à savoir :
- Choisir, spécifier les méthodes d'administration des questions
à poser,
- Sélectionner les partenaires publics éventuels pour
réaliser l'enquête ».
La question posée est donc celle de l'utilité ou non de proposer une enquête
spécifique sur l'usage des TIC par les citoyens fragilisés. Cette enquête
aurait pour objectif de mieux cerner les attentes des usagers pour éclairer les
industriels sur les marchés potentiels. A cette question, nous nous positionnons pour la
proposition d'une enquête spécifique, dont le champ serait l'usage des TIC par tout
public dans le cadre de ses activités quotidiennes sur son lieu de vie.
Méthodologie adoptée
Les délais impartis ne nous ont pas permis de finaliser le questionnement de
l'enquête. Par contre, nous proposons dans ce rapport une démarche
méthodologique plus qualitative comme préambule à la future enquête.
Il s'avère indispensable d'intégrer les citoyens fragilisés dans la
démarche et pour cela il nous a semblé indispensable de les rencontrer. Cette
analyse qualitative reste exploratoire et mériterait d'être approfondie. La
volonté de tous est de proposer des services et produits adaptés aux
différents types de fragilités en vue de répondre aux besoins de l'ensemble
des citoyens sans aucune exclusion résultant de l'inaccessibilité aux TIC. Les
concepteurs ou industriels sont ainsi dans une démarche de « design for all »
comme le favorise également l'Europe pour l'accès à la société
de l'information par son réseau EdeAN, European Design for All e-Accessibility Network .
L'enquête devrait être en mesure de participer à cette démarche en
identifier les déterminants d'usage selon le type de maladie, handicap ou selon
l'âge de la personne.
La méthodologie adoptée respecte celle proposée par la mission, à
savoir deux étapes : une étape d'investigation et une étape d'instruction.
Quatre objectifs ont été posés :
1. « Examen des paramètres identifiés ; définition et structuration
des champs d'investigation.
2. Repérage des acteurs en charge d'outils statistiques, en relation avec les instances
compétentes pour instruire et intégrer le cas échéant le
questionnement dans des outils existants.
3. Etude des questionnaires pertinents. Localisation des champs de questionnement ; choix du mode
d'administration des questions.
4. Formulation des questions ; intégration éventuelle dans un questionnaire
existant, alternativement, cahier des charges d'une étude quantitative. Identification des
cibles et des voies d'accès pertinentes et acceptables budgétairement. »
Les travaux menés ont permis d'atteindre les objectifs fixés, excepté le
dernier où nous ferons des propositions d'indicateurs et non des propositions de questions
en tant que telles.
Pour mener à bien ces étapes d'investigation et d'instruction :
- nous nous sommes basés sur les résultats obtenus par M@rsouin et
le GET sur l'usage des TIC, notamment sur la thématique de la santé
(télémédecine, dossier médical partagé, usage des TIC,
maintien à domicile des personnes âgées et handicapées...) ;
- nous avons adapté la méthodologie d'enquête utilisée
au sein d'OPSIS, Observatoire des usages de M@rsouin (échantillonnage, choix du mode de
collecte, mise en place de questionnaires, exploitation de données....)) ;
- nous avons réalisé un état de l'art de la
littérature récente sur la question (les rapports thématiques Alcimed
(2007), Rialle (2007), Picard (2007), les actes du colloque ASSISTH 2007, les interventions du
séminaire CGTI 2008, Télésanté 2008) et des enquêtes
liées à notre thématique TIC/santé ;
- nous avons fait appel au CTNERHI, Centre technique national d'études et
de recherche sur les handicaps et les inadaptations, pour mieux cerner au sein des citoyens les
publics fragilisés et connaître les démarches méthodologiques
appliquées, notamment pour l'enquête HID. Le CTNERHI est Centre collaborateur de
l'OMS pour la Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé
(CIF). Il collabore avec l'INSEE, la DREES, l'INSERM, l'INED et d'autres organismes à la
conception de la nouvelle enquête nationale sur le handicap. Il nous ont fourni des
éléments techniques sur les modalités d'approche des situations de handicap
à partir :
- de la Classification Internationale du Fonctionnement du Handicap et de la
Santé (CIF) de l'OMS ;
- de leur implication dans la conception et l'exploitation des enquêtes
nationales sur le handicap (HID) et de la nouvelle enquête nationale sur le handicap.
Il nous a également renseigné sur les différentes aides techniques
existantes mais il n'a pas encore exploré le champ des TIC.
- enfin, pour nous accompagner dans la mission, nous avons
bénéficié du soutien d'un comité d'experts composé de 9
personnes (tableau 1) dont les compétences et les réflexions ont été
d'une aide précieuse pour l'orientation des travaux .
Plan du rapport
Ainsi, dans une première partie du rapport, nous présentons la démarche
méthodologique adoptée. Dans une seconde partie, nous identifierons les
déterminants qui conditionnent l'usage des TIC, mais également les non-usages. Dans
une troisième partie, nous opérons un recensement quantitatif des enquêtes
existantes afin de faire émerger les thématiques déjà
étudiées ainsi que les acteurs concernés. Dans une quatrième partie,
nous présentons les spécificités de l'enquête envisagée et dans
une dernière partie, nous proposerons un schéma prévisionnel
d'enquête.

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@ Brest -
3 days and 8 hours ago
Repris de l'article publié par Homonuméricus site sous Contrat creative Commons
De nombreuses publications récemment parues débatent des relations
compliquées entre recherche scientifique et technologies numériques. Ces
dernières sont en effet de plus en plus massivement utilisées par les chercheurs,
aussi bien comme outils de communication que de calcul.
C'est Chris Anderson qui a
lancé le débat cet été avec un éditorial paru dans le magazine
Wired dont il est rédacteur en chef. Intitulé « The End of theory
», cet essai tente de montrer que l'énorme quantité de données
aujourd'hui disponible conjuguée aux capacités de calcul gigantesques que permet la
coopération d'ordinateurs en réseau change profondément les conditions dans
lesquelles s'effectue la recherche scientifique. Alors que la recherche repose traditionnellement
sur la construction d'une théorie et sa vérification par expérience et
analyse de données, la science à l'âge du numérique pour Anderson peut
se passer de la théorie : la puissance calculatoire peut désormais suffire à
établir des corrélations entre les données et dégager des
régularités statistiques.
Hypothèse audacieuse ! qui appelle à quelques réponses
repérées par Enro, un observateur avisé des relations entre science et
société. Rapidement, on relève d'abord que le raisonnement d'Anderson
est surtout valable en sciences appliqués ou ce sont des connaissances utiles à
l'action qui sont surtout recherchées, alors que tout un autre pan de la science est
orienté vers la recherche d'explications de phénomènes, qui ne peuvent
surgir du simple établissement de corrélations. Autre type de réponse, bien
plus radicale et exprimée avec clarté par l'économiste Alexandre Delaigue sur son blog : les données ne
sont pas des morceaux de réalités ; elles sont elles-mêmes construites, le
plus souvent en relation avec une...théorie scientifique particulière. Autrement
dit, les données ne préexistent pas aux théories ; elles leurs sont
intimement liées.
Sans aller jusqu'au point de vue extrême d'Anderson, de nombreux chercheurs constatent
cependant que les technologies numériques modifient les conditions dans lesquelles ils
travaillent. C'est le cas par exemple de Lisa Spiro, une chercheuse américaine qui publie
sur son blog une communication très complète où elle tente de
décrire ce qu'elle qualifie de « digital scholarship ». La pratique de la
recherche dans ce nouveau contexte explique-t-elle, repose sur la manipulation de toutes une
gamme d'outils qui sont loin de se réduire au seul calcul statistique. Plutôt que de
construire une représentation globalisante, elle tente de décrire ces nouveaux
outils et ce qu'ils apportent au chercheur dans les différentes phases de son travail.
Wikipedia peut-elle être comptée au nombre de ces outils ? Dans un autre article, la
même Lisa Spiro pose une question dérangeante : Wikipedia peut-elle devenir une source citable dans des articles scientifiques
? Adoptant résolument une démarche qui ignore les tabous, la chercheuse
remarque que le nombre de citations de la célèbre - et controversée -,
encyclopédie en ligne augmente régulièrement depuis 2002 dans les
publications scientifiques. Allant plus loin dans son investigation, elle s'interroge sur les
différentes manières et les usages pour lesquels ces citations sont faites. Pour un
certain nombre de chercheurs, sans doute très minoritaires, Wikipedia peut en effet
être utilisée comme une source valable, à condition d'être
utilisée à bon escient.
Un des reproches que le monde académique fait à l'encyclopédie collaborative
en ligne est l'anonymat de ses contributeurs. Cette caractéristique tient en
réalité à la technologie de wiki qui l'anime, permettant ainsi à tous
de modifier tous les contenus sans avoir nécessairement à s'identifier. Il y a
pourtant quelque chose dans les wikis qui est très favorable à la science : c'est
leur capacité à favoriser la collaboration. Dans la revue Nature genetics, un
chercheur, Robert Hoffmann, présente un nouveau logiciel de wiki adapté au contexte de la recherche scientifique
: comme tous les wikis il favorise la coopération et permet à toute une
communauté de collaborer dans le domaine des sciences de la vie. En revanche, il est
doté d'un système de repérage et de traçage beaucoup plus puissant
que les wikis classiques, permettant d'attribuer très facilement les contributions
à leurs auteurs.

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@ Brest -
3 days and 10 hours ago
Après un bilan des
licences associées aux sites des 32 villes de la conférence des villes de
Bretagne [1] qui montre
un usage très majoritaire du "copyright" , voici un premier état des lieux des
sites des acteurs publics, associations et de l'éducation populaire faisant le choix d'une
mise en commun utilisant le plus souvent une licence creative Commons au pays de Brest.
Cette liste (à compléter) sera utilisée pour une série d'entretiens
visant à comprendre les enjeux, freins et motivations acteurs publics confrontés
à l'ouverture des contenus et à la production collaborative dans le cadre de
l'étude Bicoop
Des BIens publics aux biens communs, COllaboration, Organisations et
Pratiques menée au sein de l'Institut Télécom.
Les quelques dizaines de sites recensés sur le pays de Brest rendent compte d'une
diversité d'usages pour des contenus (photos, guides .. ), des publications (magazine,
information), des espaces collaboratifs et des canaux multimédia (radio web, vidéo
webTV, photos).
Le médiablog coopératif :
exemple d'un site de publication de vidéos de sons et de photos
où les contenus ouverts sont majoritaires
Le Médiablog coopératif est un outil de collecte, d'archivage et de diffusion de
documents multimédia (photos, vidéos et sons) mis à disposition des
associations et structures éducatives de Brest et du pays de Brest. Il a été
développé en logiciel libre grâce au soutien de l'appel à projet de la
région (2005). Par une animatrice à mi-temps il prend en compte un accompagnement
des usages par qui facilite les premiers pas des associations et acteurs éducatifs qui
sont maintenant une quarantaine à avoir ouvert un canal qui leur est propre. Moins d 'une
dizaine sont placés sous copyright et une majorité d'associations et de structures
éducatives font le choix d'une licence creative commons qui leur est proposé
à l'accueil dans le site et expliqué par l'animatrice du projet.
C'est ainsi que
13 sites font le choix une licence creative commons par paternité
(by)
9 choissisent une licence creative commons sans usage commercial et sans
modification
2 utilisent diverses licences creative commons
Quelques sites ouverts de service public
L'usage de licncences ouverte est présent dans plusieurs sites de service public :
La reproduction des contenus de ce site, à l'exception de l'iconographie
est autorisée à condition d'en mentionner la source et la date de "dernière
mise à jour". Ces pages et les informations qu'elles contiennent ne doivent être
utilisées qu'à des fins personnelles, associatives ou professionnelles ; toute
diffusion ou utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est exclue.
- La commune de Plouarzel
a aussi placé son site sous une lcience creative commons autorisant
léaréutilisation non commerciale.
Et une bonne variété d'acteurs associatifs Ce choix
se retrouve aussi dans plusieurs sites dans le domaine de la culture tel
ou des associations tel
ou de la solidarité comme
Un usage courant pour les espaces de projet
En parallèle du projet wiki-brest
http://www.wiki-brest.net/ q de carnets d'écriture au pays de Brest, qui propose par
défaut une licence creative commions by-sa, de nombreux espaces collaboratifs proposent
des licences de contenu ouvert :
- et le Wiki-débrouillard , encyclopédie curieuse et pratique des petis
débrouilars de Bretagne .
L'hébergeur associatif Infini comptant une centaine de sites cette ouverture de quelques
petites dizaines de sites au pays de brest, bien que significative reste minoritaire.
L'enquête par interview permettra de cerner ce qui a motivé ses structures à
faire ce choix alors que d'autres restaient sous copyright.
Et nous pouvons aussi nous demander si l'accompagnement orienté vers une
réutilisation ouverte des canaux du médiablog n'expliquerait pas en partie les
choix effectués tout comme les préconisations des sociétés de service
développant les sites en faveur du copyright n'auraient pas renforcé l'enclosure
des sites des collectivités locales ;
[1] Quels droits de réutilisation des informations des sites des
collectivités locales en Bretagne ? : http://www.a-brest.net/article4120.html

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@ Brest -
4 days and 8 hours ago
Un article publié le 1er septembre 2008 et repris du site du Forum des droits sur l'internet
Recommandation « Vote électronique et modernisation du
processus électoral »
Organisme de référence en matière de règles et d'usages du monde
numérique, le Forum des droits sur l'internet publie sa Recommandation « Vote
électronique et modernisation du processus électoral » consacrée aux
machines à voter. Ces travaux font suite à une Recommandation de septembre 2003,
« Quel avenir pour le vote électronique ? ». Objet d'importantes discussions,
l'utilisation des machines à voter pour les élections politiques reste dans
l'attente d'une réponse qui satisfasse toutes les parties prenantes de l'élection.
Dans cette perspective, la Recommandation du Forum, adoptée par le Conseil d'orientation
du 30 juin 2008, fait des propositions aux pouvoirs publics.
Un contexte polémique
Les enseignements essentiels de la période 2007-2008 tirés de l'appréciation
des collectivités utilisatrices, des citoyens investis dans le débat public, des
partis politiques et des organes de contrôle de l'élection, montrent des
différences d'appréciation. En effet, les collectivités utilisatrices
mettent en avant leur volonté de moderniser le processus électoral et simplifier
l'organisation des élections. Les opposants affirment leurs craintes d'une perte de
contrôle du citoyen sur l'élection, du fait d'un manque de transparence de ces
systèmes, et du risque qui pèserait sur la sincérité du scrutin. Des
partis politiques ont exprimé des interrogations et demandé un moratoire sur
l'utilisation de ces dispositifs.
Des études pour clarifier l'existant
Pour éclairer les choix publics, le Forum recommande, dans la perspective des prochaines
élections, une série d'études. Celles-ci devront porter notamment sur les
coûts d'organisation et la perception des populations électorales, ces
éléments restant à ce jour insuffisamment mesurés.
La nécessité d'un débat public pour préparer
l'avenir
Plus qu'une simple question de technologie, le vote par machines à voter s'avère,
par la dimension juridique, sociale, politique et psychologique qu'il implique, être un
sujet complexe. Compte tenu des récentes prises de positions des acteurs et des
discussions engagées en France comme à l'étranger, le Forum recommande que
soit organisé un débat public approfondi sur l'utilisation du vote
électronique pour les élections politiques dans une perspective de
réévaluation du système. À ce titre, il estime souhaitable qu'une
discussion parlementaire soit organisée afin de clarifier les orientations nationales sur
la question.
Changer de méthode
Selon les conclusions du débat public pourrait être engagée une
réforme de la législation sur la base d'une nouvelle méthode. En effet, le
vote électronique par machines à voter n'est pas la transposition numérique
du vote papier mais un mode spécifique d'expression citoyenne, mettant en
Å“uvre un processus complexe, de la conception des matériels de vote au
dépouillement du scrutin. De ce fait, le Forum invite les pouvoirs publics :
- d'une part, à prendre en compte l'ensemble de ce processus dans sa
recherche d'un niveau de sécurité équivalent ;
- d'autre part, de reconnaître la spécificité du vote
électronique par machines à voter en créant une « division »
spécifique dans le Code électoral regroupant l'ensemble des dispositions
concernées et rendant, de ce fait, plus lisible la procédure et les moyens de
contrôle mis en Å“uvre pour assurer une chaîne de confiance.
Les points clés d'une réforme
Certains points apparaissent d'ores et déjà essentiels pour apporter, tout au long
du processus électoral, des garanties supplémentaires de transparence,
d'efficacité et de sécurité.
Concernant la phase d'agrément des machines à voter, le Forum
recommande :
- que le règlement technique du 17 novembre 2003 soit simplifié et
qu'il définisse plus clairement les attentes en matière de sécurité
des dispositifs. Il préconise que la rédaction de ce règlement technique
fasse intervenir des experts indépendants sous le contrôle du Secrétariat
général de la défense nationale (SGDN) et qu'il soit soumis à l'avis
de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) ;
- que les conditions d'accès aux rapports d'expertises établis par
les organismes de contrôle des machines présentées en vue de leur
agrément soient améliorées dans le sens d'une plus grande transparence en
permettant leur communication à certaines catégories de personnes ou organismes
(parlementaires, représentants des collectivités autorisées à
s'équiper, partis politiques).
Après l'agrément des machines à voter et jusqu'au jour de l'élection,
le Forum recommande que de nouvelles possibilités de contrôle soient introduites :
- Avant le jour de l'élection, le Forum recommande :
- que les procédures de sécurisation de l'environnement des machines
à voter au sein des collectivités soient pérennisées ;
- que les opérations de paramétrage des machines à voter
préparatoires aux scrutins soient ouvertes aux électeurs et qu'elles soient
réalisées en présence des candidats ou de leurs représentants et,
éventuellement, d'une autorité de contrôle ;
- que le champ de compétence des Commissions de contrôle des
opérations de vote institué par l'article L. 85-1 du Code électoral soit
étendu au contrôle des opérations précédant le scrutin et que
celles-ci puissent effectuer diverses opérations de contrôle sur les machines
à voter avant leur utilisation le jour de l'élection.
- Le jour de l'élection, le Forum recommande :
- que le champ de compétence des Commissions de contrôle des
opérations de vote instituées par l'article L. 85-1 soit clairement entendu comme
visant également les opérations réalisées sur des machines à
voter et qu'il permette le contrôle desdites machines à voter ;
- qu'il soit mis en place une procédure alternative de recomptage des votes
électroniques lors du dépouillement de l'urne électronique. Celle-ci devrait
être basée sur une technique différente de celle utilisée par le
fabricant. La mise en Å“uvre de cette seconde procédure de comptage devrait
être assurée par le bureau de vote lors du dépouillement et
réalisée sous la surveillance d'une autorité de contrôle de
l'élection qui pourrait être une commission de contrôle des opérations
de vote.
- Communiqué de presse de la Recommandation du 30/06/2008 (machines
à voter) (PDF - 116.5 ko)

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@ Brest -
4 days and 8 hours ago
Que vous soyez une association, une fondation, une coopérative ou une mutuelle, ces
rencontres sont un lieu privilégié pour mieux comprendre les enjeux de
l'économie sociale et solidaire aujourd'hui, autant sur sa situation en Europe que sur
l'apport de l'ESS au développement durable ou sa relation au marché...
Une présentation rerpis du site de la CREIS Bretagne
Depuis 1996, les RESA (Rencontres de l'Economie Sociale Atlantique) sont organisées tous
les deux ans. La pérennité de cette manifestation est assurée par
l'association RESA, constituée par les CRES d'Aquitaine, Poitou Charentes, Pays de la
Loire, Bretagne et Normandie. Si chaque édition est pilotée par une région,
les RESA se singularisent par leur caractère interrégional et leur mise en
Å“uvre collégiale.
Les Rencontres 2008 sont donc organisées par la CRES de Bretagne.
Ces 10èmes RESA s'inscrivent dans la continuité des travaux entrepris lors des
rencontres précédentes. Après avoir mis au centre de leurs réflexions
les modalités spécifiques de la gouvernance en économie sociale (2006) et
les conditions de son inscription dans la construction de l'Europe (2004), il s'agira de
s'interroger de manière prospective sur son évolution dans l'avenir.
Les travaux de RESA auront vocation à montrer comment les grandes problématiques
sociétales vont évoluer au cours des prochaines années et quelles pourraient
être, pour l'économie sociale, les conséquences de ces évolutions
porteuses d'enjeux véritables pour les acteurs.
Les débats, les interventions et le travail en ateliers devront permettre de :
- Proposer des scénarios possibles d'évolution.
- Imaginer les stratégies collectives à développer pour
répondre aux défis de demain permettant de contribuer au développement et
à la reconnaissance de l'économie sociale.
- Apporter des outils d'aide à la décision utiles au renforcement
d'un entrepreneuriat de valeurs ajoutées et la consolidation de son positionnement d'une
véritable économie.
Les objectifs des Rencontres
- Rassembler les acteurs de l'économie sociale des Régions
Atlantiques
- Valoriser 25 entreprises de l'économie sociale
- Etre un lieu de débat et de réflexion prospective
- Lancer des pistes d'actions innovantes
- Affirmer le projet de l'économie sociale au cÅ“ur du
développement durable
- Favoriser les dynamiques de coopération territoriale
- Assurer l'avenir et nourrir de nouvelles ambitions et utopies
- Permettre d'accroître la visibilité de l'économie sociale
- Communiquer en direction des partenaires institutionnels, politiques et des
acteurs économiques.
La suite sur le site de la Creis
Bulletin d'inscription auprès de la Cres Bretagne http://www.cres-bretagne.org/
RESA 2008
6 cours des alliés 35 000 Rennes
- Mireille Mahé 02 99 85 83 14
- Christèle Riochet 02 99 85 83 12
Voici le texte repris de la plaquette de présentation de la
rencontre
Programme des rencontres
- 9h30/ Ouverture par Yannick Barbançon Président de l'association
R.E.S.A. et Norbert Metairie Président Communauté d'agglomération du Pays de
Lorient
- 10h/ « Les évolutions sociétales
à l'horizon 2020 » Conférence de Patrick VIVERET Auteur du rapport
« Reconsidérer la richesse », Président de l'Observatoire de la
Décision Publique
- 10h45 /Débat avec la salle
- 11h Table ronde « Economie sociale et solidaire :
quelles relations au marché ? »
Dans un contexte de marchandisation des services, l'Economie sociale et ses relations au
marché : entre compromis, concurrence, complémentarité... quels défis
pour l'avenir ?
- Guillaume DUVAL Rédacteur en chef d'Alternatives Economiques
- Bertrand Garros Conseiller protection sociale et santé -
Prévadiès
- Alain Durand Président de l'Union Régionale des SCOP Ouest
- Françoise Brunel Chef de projet Marketing UNA
- Dominique Mirada Directeur régional Caisse des Dépôts
- 12h30 / Echanges avec la salle
- 14h30 > 17h / Ateliers : inscription au choix des participants (ci-contre)
- 17h / Inauguration du « Village des initiatives » Rencontres avec
les porteurs d'initiatives du Village
Thématiques des ateliers du jeudi
-
atelier 1 : Santé et Solidarités Accompagner l'érosion du système de Santé ou animer, avec les
usagers, la lutte pour sa défense ?*
- L'économie sociale peut-elle encore générer des
solidarités face aux évolutions actuelles du système de santé et de
protection sociale ?
- Quels rôles et stratégies possibles pour l'E.S.S. ?
-
atelier 2 : L'E.S.S. dans l'Europe Empêtrée dans des politiques toujours plus libérales, L'Europe
peut-elle admettre une économie plus humaine, sociale et solidaire ?
- A partir de son ancrage territorial, comment l'E.S.S. peut-elle être bien
en prise avec les évolutions de son environnement européen et de l'économie
mondialisée ? Quels partenariats, quelles actions à mettre en place ?
-
atelier 3 : Innover et entreprendre dans l'E.S.S.
Malgré la pression économique, l'entrepreneur de l'E.S.S. peut-il
manager autrement ? Pour que l'économie sociale et solidaire reste une force de
transformation économique et sociale, comment conforter l'entrepreneuriat, en faisant
vivre ses valeurs ? Comment soutenir et rendre visible sa capacité d'innovation ?
-
atelier 4 : Habitat et développement durable
Gadget commercial ou changement radical des pratiques ?
- Quels apports de l'E.S.S. aux enjeux du développement durable (habitat,
urbanisme, environnement, consommation) ?
- Quelles stratégies pour concrétiser dans ces domaines, la
nécessaire modernité avec le respect de l'environnement, la maîtrise des
énergies et la qualité de vie sociale ?
-
atelier 5 : Cohésion sociale
Entre réparation sociale à moindre coût et volonté de
justice et d'émancipation sociale
- Quelles réponses de l'E.S.S. à la montée des
inégalités, à la paupérisation dans le contexte des politiques
publiques (nationales et européennes) ?
- Des dynamiques territoriales sont- elles à construire ou à
amplifier ?
-
atelier 6 : Les jeunes et l'engagement dans l'E.S.S. Comment l'E.S.S. transmet-elle son projet aux nouvelles générations ?
- Quel regard les jeunes portent-ils sur l'E.S.S. ? Quelles sont leurs attentes ?
- Quelle place leur fait-on ? Quels changements cela implique dans l'E.S.S. ?
suivi des rencontres avce les entreprises de l'ESS.
Et si on parlait des initiatives de l'économe sociale et solidaire
Basse Normandie
-
Ecologie et matière grise / Promotion des énergies
renouvelables - Scic LES 7 VENTS DU CONTENTIN
-
Quand Bocage rime avec développement durable / Organisation de la
filière bois déchiqueté pour les chaudières - Scic BOIS BOCAGE
ENERGIE
-
Un autre regard sur l'exclusion / Des projets économiques
innovants pour réinsérer des personnes en difficultés professionnelles et
sociales - Association LES CHEMINS DE TRAVERSE
-
Des légumes anciens pour cultiver du lien social / Un jardin
social qui cultive des légumes et développe un jardin conservatoire - Association
JARDIN DANS LA VILLE
Bretagne
-
Etre Parent et Salarié / Concerne l'articulation des temps des
parents et l'égalité des chances Femme/Homme - MARGUERITE (projet Equal) avec des
associations, mutuelles et coopératives
-
Eco Habitat solidaire / Des groupements et des entreprises de l'E.S.S.
sont actifs pour l'éco-construction, l'éco-habitat et l'habitat groupé -
Interréseau ECO 3 Bretagne, Basse Normandie et Pays de la Loire
-
La voiture à la carte CITY'ROUL / Mise à disposition de
véhicules libre service pour les particuliers et les entreprises - Coopérative de
consommateurs BRETAGNE AUTO PORTAGE
-
Un groupement d'employeurs pour le secteur associatif / Concilier les
besoins des associations sur des emplois à temps partiel et les besoins de
sécurité des salariés - Association GEDES 35
-
Deux outils pour une consommation responsable / Une carte à puce
SOL pour encourager les échanges responsables et solidaires au sens large - PROJET EQUAL
SOL et un site web à but non lucratif pour des achats locaux, écologiques et
responsables BOUTIQUE SOLIDAIRE BRETAGNE - Association Bug
-
Tourisme solidaire et hébergement chez l'habitant au Mali et au
Sénégal / Aller à la rencontre de ces pays en vivant au contact de la
population - Association LA CASE A VOYAGES
-
Aide à la mobilité pour les personnes en difficulté
d'insertion professionnelle / Des réponses concrètes et globales à la
problématique mobilité - Association EN ROUTE POUR L'EMPLOI
-
Un garage social et chantier d'insertion / Accès à la
réparation et l'achat de véhicules et réinsertion de mécaniciens -
Association MOTO CLUB DES MONTAGNES NOIRES
-
L'inclusion numérique et lutte contre l'illectronisme / Agir sur
le terrain de la nécessaire connaissance du monde numérique qui, aujourd'hui est
un pré-requis au même titre que la lecture, l'écriture... - Association
DEFIS
-
Le Palacret : valorisation du patrimoine et ouverture à l'international
pour un projet rural solidaire / Actions en faveur d'un public en difficulté et
valorisation d'un site patrimonial dans sa globalité - Association ETUDES ET CHANTIERS
Bretagne et Pays de la Loire
-
Services aux personnes : l'économie sociale s'organise pour innover
(cartographie dynamique des services, garde de nuit itinérante / Accès de
tous à des services d'amélioration de la vie quotidienne, dans le
sjavascript:barre_raccourci('','',document.formulaire.texte)ouci d'un
maintien du lien social de proximité - Interréseau Bretagne SAP composé de
coopératives, associations, mutuelles de santé et d'assurance
-
Priorité Santé Mutualiste / Des services d'information,
d'aide à l'orientation, de prévention et d'accompagnement pour les malades et
leur entourage - Mutualité Française Bretagne
-
Femmes cadres et développement international /
Problématique des conjointes qui suivent leur époux et qui se retrouvent sans
travail SCOP PERFEGAL
-
Une coopérative d'activité dédiée uniquement aux
services à la personne / Une vocation à accompagner et fédérer
les porteurs de projet des CAE de Bretagne - COOP DOMI OUEST
Pays de la Loire
-
L'insertion au service de la gestion matériaux recyclables et
encombrants ménagers / Sensibilisation aux enjeux de développement durable -
Association ECOCYCLERIE DES MAUGES
-
Le logement et l'insertion de sans-abri au coeur de la cité /
Grâce à des moyens collectifs, héberger et réinsérer des
personnes sans abri - Association TOIT A MOI
-
L'intergénérationnel au coeur de la problématique du
logement et de l'isolement / Mise en relation « d'hébergés »
(étudiants, personnes salariées...) avec des « hébergeurs »
(personnes âgées, seules...) Association LE TEMPS POUR TOIT
-
Lilavie / Favoriser le lien social de publics en difficulté avec
la lecture - Association INFOFAX
Poitou Charentes
-
Textile en mer / Recyclage et valorisation des déchets issus de
l'industrie nautique pour transformation en sac cabas, sac de tri sélectif, sac de
marché, porte-document... Association ECHO-MER
-
Service d'aide au transport et à l'accompagnement social pour les
publics précarisés et exclus en milieu rural / Lever les freins à
l'insertion sociale et professionnelle, permettre l'accès et le maintien des soins
médicaux et des liens sociaux Association ITINERAIRES 17
-
Promotion de projets dans le domaine des énergies renouvelables
notamment production d'électricité solaire photovoltaïque / SCIC
ENERGIES RENOUVELABLES
-
Ekitour / Engagement pour un tourisme solidaire, ouvert à tous et
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