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Comme chaque année à cette période, je m’envole pour Las Vegas afin
d’assister à la grande messe annuelle du web design :
Le MIX 2010. Cette année la
conférence géante de Microsoft déménage à l’autre bout
du strip pour se tenir au Mandalay Bay, un
hôtel très prestigieux avec une plage artificielle, son récif de coraux et
ses bâtiments en forme de lingots d’or (serait-ce un message subliminal envoyé
aux joueurs ?).
L'hotel où va se dérouler la conférence de Microsoft
Ce n’est pas tant pour le plaisir de tester les tous nouveaux scanners corporels que pour
en savoir plus sur ce que nous prépare Microsoft dans les prochains mois
:
Au niveau des RIAs avec Silverlight 4 (peut-être une
annonce sur l’accélération matérielle comme sur le dernier Flash
Player) ;
Au niveau de la mobilité je vais pouvoir approcher de près le Windows Phone et en savoir un peu plus sur le
mystérieux project
pink ;
Au niveau des logiciels avec des infos sur IE 9 (suport de HTML 5 et CSS 3 ?), Office 10 en
mode SaaS, une hypothétique Azure Marketplace et peut-être une nouvelle version de
sketchflow dans Expression Blend ;
Au niveau des touchbooks avec le Slate et peut-être plus d’infos
sur le
Courier ;
Bref, ça ne va pas chômer. J’aurais également la chance
d’écouter de très grands noms duweb
design comme Bill Buxton, Molly Holzschlag, Luke Wroblewski.
À très bientôt pour les premiers comptes-rendus (et aussi sur Twitter :
#Mix2010 et @Mix10French).
Alors que la date de sortie officielle de l’iPad a été annoncée au 3 avril
prochain et que de sérieux concurrents commencent à pointer le bout de leur nez (HP
Slate, Dell Streak…), nous sommes toujours dans l’expectative pour savoir quel type
de contenu va faire mouche sur les touchbooks. Après avoir tourné le problème dans
ma tête de nombreuses fois, j’en viens à la conclusion que les contenus
réellement adaptés aux touchbooks ne sont pas encore là, mais que nous
n’en sommes pas très loin. Plusieurs expérimentations me laissent
en effet penser que la solution se trouve dans un format hybride
à mi-chemin entre web-documentaire, livre / BD enrichis et
jeux narratifs. Encore faudra-t-il résoudre le casse-tête du format
et de la distribution, mais nous reviendrons là-dessus plus tard.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des
web-documentaires, ces documentaires morcelés en chapitres librement
accessibles mélangeant du texte, des photos, de la vidéo…
Après en avoir consulter plus d’un, force est de constater que l’on n’est
pas très bien installé sr une chaise en face de son écran. Par contre,
visionné sur un touchbook dans votre canapé favori, l’expérience est
autrement plus intéressante. Imaginez ainsi ce que pourrait donner un contenu comme Afrique : 50 ans d’indépendance…
Le web-documentaire d'Arte sur l'Afrique
Le niveau d’interactivité est parfaitement adapté à ce que l’on peut
faire sans trop d’effort sur un écran tactile : Choisir un chapitre, cliquer pour lire
un texte complémentaire, laisser un commentaire…
Il y a ensuite le cas des bandes dessinées qui pourraient tout à fait être
adaptées sur les touchbooks. Nous avons déjà des start-up qui se positionnent sur
le créneau comme Graphic.ly ou Panelfly mais je ne suis pas certain qu’ils prennent la
bonne direction. Je suis ainsi bine plus conquis par ce que propose les Humanoïdes
associés avec le portage sur Megalex sur iPhone.
La BD Megalex sur votre iPhone
Au final nous nous retrouvons avec une vidéo, mais l’expérience est tout
à fait convaincante : Le fait de remplacer les bulles par des bruitages
et voix d’acteurs ainsi que les effet de traveling sur les cases
procurent un sentiment d’immersion tout à fait saisissant.
C’est d’ailleurs rigoureusement le même procédé qui est utilisé
pour N, la BD vidéo de Stephen King :
N, la BD en vidéo de Stephen King
C’est bien une vidéo “toute bête” qui est utilisée, mais avec un
peu d’imagination on se dit que ça ne devrait pas être très compliqué
de faire ça en Flash qui à la base est fiat pour ça (de l’animation
vectorielle). Du Flash sur l’iPad ? Mais oui bien sûr puisqu’il existe
maintenant la possibilité de compiler un
contenu Flash pour en faire une application iPhone, le recours à Flash
ne semble plus être un problème.
Nous pourrions même envisager des choses encore plus poussées avec
la possibilité d’interagir avec le contenu comme nous le
présente l’éditeur Penguin sur cette vidéo (cf. How
Penguin Will Reinvent Books With iPad) :
L’idée est de transformer le lecteur en… lecteur actif ? Acteur ? Gribouilleur ?
Je ne sais pas trop quel terme utilisé mais nous sommes bien dans un cas de figure unique
où les enfants peuvent interagir directement sur le contenu (c’est
d’ailleurs tout l’intérêt de ce type d’ouvrage) :
Le livre de coloriage de Penguin
Nous quittons ici le domaine de l’édition pour rentrer sur le territoire des jeux. Et
ça tombe bien car l’actualité nous fournit un très bon exemple avec Heavy Rain, un jeu vidéo narratif développé par
un studio français (cocorico !) :
Le jeu vidéo narratif Heavy Rain et son gameplay particulier
Ici il n’est pas tant question d’action ou de dextérité à la manette
mais plutôt de suivre une histoire conditionnée par vos choix (qui jalonnent
la narration) et agrémenter parfois de Quick Time
Events pour maintenir votre attention. Pour le moment ce titre n’est disponible que
pour la PS3, un monstre de puissance, mais n’oublions pas que l’iPad (out comme
l’iPhone) a des composants techniques suffisamment puissant pour
faire tourner de la 3D dans de très bonnes conditions sans avoir besoin de sortir un rendu
Full-HD.
J’imagine tout à fait ce type de titre envahir les touchbooks car parfaitement
adaptés au contrat d’interaction que proposent les tablettes tactiles : Visionnage en
plein écran et quelques clics de temps à autre. Il en va de même pour les jeux de
stratégie ou de plateau qui font fureur sur l’iPhone (de type Tower Defense) qui
pourraient trouver dans l’iPad un second souffle pour des projets plus ambitieux : Ngmoco hopes to rule
with new mobile games.
Tout ceci est très encourageant et la solution semble donc bien se trouver dans de nouveaux
formats hybrides. Mais il reste à régler deux problèmes
:Â Tout d’abord le circuit de distribution qui est plutôt rigide chez Apple
(euphémisme) et qui ne favorise pas forcément les petits éditeurs (cf. Is
Content King? Then Distribution Is Crown Prince). Ensuite le format car s’il
semble y avoir consensus pour les ebooks avec le format ePub (cf. Web Standards for E-books), pour les
touchbooks ça va être beaucoup plus compliqué car les contenus sont loin
d’être figés. Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de
ces machines : Pouvoir proposer un éventail beaucoup plus riche de possibilités
en mélangeant des images, du son, de la vidéo, du texte, des
animations…
Flash a su s’imposer comme standard de facto pour les contenus rich media du web,
en sera-t-il de même pour les contenus des touchbooks ? Difficile à dire pour le moment
dans la mesure où le marché a toutes les chances d’être très largement
dominé par l’iPad et que les rapports sont très tendus entre Adobe et Apple. Je
ne vois pas bien comment la situation pourrait se débloquer dans les prochaines
semaines… si ce n’est avec le rachat d’Adobe par Apple. L’idée vous
semble farfelue ? Réfléchissez-y à deux fois, et pour vous aider, je vous propose
cette lecture : 7 Reasons For Apple To
Acquire Adobe et Why
Apple Should Buy Adobe.
Je suis persuadé que l’arrivée effective de l’iPad sur le marché va
faire se précipiter les choses. Plus que quelques jours à attendre…
Ce mois-ci j’ai encore une belle moisson de jolis sites, je me demande même si je ne
vais pas passer à 5 sites coup de coeur…
Commençons avec le très mignon Cubicl, une application de collaboration en ligne
pro/perso :
La page d'accueil de Cubicl
Une palette de couleur très harmonieuse, une approche graphique
tout en rondeur, des intitulés accrocheurs et des textes courts et percutants. Rien
à redire, cette page véhicule du sérieux et de la maitrise.
Restons dans le minimalisme avec Tapbots, un
éditeur d’applications pour iPhone :
La page d'accueil de Tapbots
L’approche graphique est ici similaire au précédent site avec un style
très cartoon mais il y a une volonté afficher d’en dire le moins
possible, et ça marche ! Les descriptions des applications sont
minimalistes (même pas de captures d’écran) mais cette page d’accueil
donne sacrément envie de cliquer. La grille de lecture permet à l’oeil de
bien circuler entre les blocs, les contrastes sont excellents et
les illustrations rythment bien la page dans sa verticalité (ha
mince, je me met à parler comme un sémioticien, c’est grâce docteur ?).
Terminons avec un troisième site en rupture complète, le portfolio
de Simon Collison :
Le portfolio de Simon Collison
La page d’accueil de ce site est un
véritable électrochoc avec une touche graphique
rétro dans la plus pure tradition des manuels de taxinomie. Chaque bloc correspond
à une rubrique. Je ne peux qu’applaudir l’engagement
de ce design et le travail réalisé pour respecter les codes
graphiques de la taxonomie (fond de page, typographie, illustrations…). Facile de se
démarquer avec un site comme celui-là !
J’ai eu ce matin une discussion très intéressante avec Jean Viraldi et Fabien
Darrigues de chez Qualcomm (merci à Cédric pour avoir organisé la rencontre).
Pour vous la faire courte, Qualcomm est spécialisée dans la conception et la
fabrication de solutions de télécommunication mobile (ils sont entre autre
inventeur de la norme CDMA et représente
1/3 des parts de marché des puces qui équipent les terminaux mobiles). Ils sont
donc tout à fait légitime pour imaginer et concevoir les outils de communication de
demain, et ça tombe car ce sujet me passionne en ce moment (cf.
2010 sera-t-elle l’année de l’informatique nomade et polymorphe ?).
La fin de l’ère x86 et le basculement vers l’informatique nomade / mobile
Intel a régné sans partage sur le monde des ordinateurs ces
30 dernières années grâce à l’architecture x86 (sur laquelle
repose les familles de processeurs Intel mais aussi Cyrix, AMD,
VIA…). Aujourd’hui les conditions de marché sont
différentes dans la mesure où il y a bien plus de terminaux mobiles que
d’ordinateurs. Les smartphones se sont ainsi imposés comme les ordinateurs de poche
de notre quotidien, il s’en vend bien plus que d’ordinateurs (plus d’1,2
milliards de téléphones vendus en 2009). De même, les netbooks ont
montrés les limites de l’architecture x86 en terme d’autonomie et de
performances. Entendons-nous bien : Nous ne parlons pas
de performance pure (un indicateur du siècle dernier) mais du
ratio entre puissance et consommation. Et à ce petit jeu là, les architectures ARM
sont imbattables car elles ont été conçues dans cette optique.
L’année 2010 (et dans une certaine mesure l’année 2009) sera donc la
charnière entre l’ère des PC (Personnal Computer = architecture x86)
et l’ère des terminaux mobiles (architecture ARM). Nous ne parlons pas ici
d’un remplacement mais plutôt de l’inversement de l’échelle des
valeurs : Les plus gros enjeux et les plus belles opportunités sont à chercher du
côté des terminaux mobiles plutôt que du côté des ordinateurs
où les marges sont plus faibles et où les modèles économiques
s’épuisent.
À partir de là, la bataille ne va pas se dérouler autour des
smartphones (car l’offre arrive à saturation) mais plutôt autour
de nouveaux formats de terminaux dont vont découler de
nouveaux services et usages : Smartbooks, touchbooks, webbooks, Personal Mobile
Television, Personal Internet Viewer… les possibilités sont
innombrables et nous n’en sommes qu’au début de l’informatique mobile,
nomade et résidentielle.
Smartphone + Netbook = Smartbook
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des smartbooks, cette nouvelle
génération de terminaux mobiles qui vont
venir s’intercaler entre les smartphones et les netbooks.
Après en avoir discuté avec différents interlocuteurs, j’ai maintenant
la conviction qu’ils appartiennent définitivement à la grande famille des
terminaux mobiles et qu’ils vont ainsi bénéficier de l’héritage
culturel des téléphones (par opposition à l’héritage culturel
des ordinateurs et leur fascination pour la puissance
“brute”). Les premiers concepts de smartbooks faisaient apparaitre des terminaux hybrides dont
on ne savait pas trop à quelle famille ils étaient rattachés :
Maintenant que nous avons un premier terminal “viable” qui va être très
prochainement lancé sur la marché (le AirLife de HP-Compaq), les contours
de ce segment semblent encore plus ambigus avec un aspect très
proche des netbooks mais des détails rappelant fortement les smartphones
(système d’exploitation Android, écran tactile, boutons
“Home” et “Menu” sous le pavé tactile…) :
Toujours est-il que même si la différence avec les netbooks est subtile, elle est
pourtant bien réelle : Les netbooks sont des terminaux nomades alors que les
smartbooks sont des terminaux mobiles. Il y a ainsi deux différences majeures
dans les usages :
Les terminaux nomades sont connectés de façon ponctuelle (on
les allument pour s’en servir) alors que les terminaux mobiles sont
allumés toute la journée et même la nuit (ils restent en veille et on les
recharge une fois par jour) ;
Les terminaux nomades utilisent
des technologies de communication pull (WiFi)
alors que les terminaux mobiles utilisent des technologies de
communication push (SMS, alertes…).
Ces deux différences font que l’on peut classer les terminaux dans une
catégorie ou l’autre. Les smartbooks sont donc de gros smartphones et non
des netbooks connectés. Qualcomm a monté une business unit
dédiée à l’évangélisation des smartbooks et je compte
bien suivre ça de très près car ils préfigurent l’avenir de
l’internet mobile et certains analystes sont déjà très optimistes :
163
Million Smartbooks Expected to Ship in 2015.
Vers la 4G et après ?
Comment parler de terminaux mobiles sans aborder les normes ? Le Mobile World Congress
de Barcelone a été l’occasion de dévoiler au grand public la roadmap
vers la téléphonie mobile de quatrième génération, celle qui
va autoriser des débits supérieurs à 50 Mbits/s. La norme LTE (Long Term Evolution)
semble donc être bien partie pour assurer la transition entre L’HSDPA et… une
version plus aboutie baptisée provisoirement LTE Advanced.
Vous seriez en droit de me dire que la course au haut débit en situation de
mobilité n’est pas une finalité (après tout l’important
c’est la ratio entre débit et consommation) mais la proposition de valeur de
la norme LTE est de proposée une consommation inférieure pour des débits
équivalents à la 3G ou la 3,5G. Une aubaine pour
les smartbooks et autres terminaux mobiles cherchant à maximiser leur autonomie.
Outre les usages data où le débit n’est jamais assez élevé (LTE
sera la norme de référence pour les modems-clés USB
en 2011), la vidéo semble être un bon prétexte pour cette course à la
bande passante. Que neni, car les réseaux
de télécommunication ne supporteront jamais
une montée en charge à grande échelle. Pour de la vidéo en situation
de mobilité dans des conditions viables, il faudra plutôt chercher du
côté de normes broadcast comme DVB-H plutôt que de rêver à une
hypothétique solution viable d’unicast. Pour le moment le
déploiement semble au point mort en France, mais les États-Unis semblent avoir prit
une longueur d’avance avec des services déjà opérationnels comme le
Flo-TV de Qualcomm.
Attendez-vous à voir débarquer des smartphones compatibles dès
l’année 2010…
Deux autres gros segments à adresser : Feature phones et eBooks
En plus des smartphones, smartbooks et Personal Mobile Television, Qualcomm
s’intéresse également à deux autres segments très porteurs :
Les feature phones et les ebooks. Pour votre information (j’ai découvert
ça la semaine dernière), “feature
phone” est le nouveau terme à la mode pour désigner les
smartphones low-cost (moins de 100 $). On n’en parle pas beaucoup dans les
médias, mais les feature phones représentent les 3/4 des parts de
marché. Un segment moins sexy que celui des smartphones mais avec une intensité
concurrentielle bien inférieure car l’écosystème est encore
atomisé.
Pour bien comprendre les conditions de marché, il faut s’intéresser aux
systèmes d’exploitation : Là om l’on compte pas moins de 6 acteurs pour
les smartphones (Google / Android, Apple et iPhone, RIM / BlackBerry, Nokia / Symbian, Palm,
Microsoft / Windows Mobile, Â Samsung / Bada) et il s’en créé
encore (à l’image de MeeGo). Pour les feature phones
la situation est différente puisque les OS varient d’un combiné à
l’autre et qu’il n’y a pas réellement d’offre uniformisée.
Qualcomm s’est donc lancé sur ce créneau avec Brew Mobile Platform, l’évolution de son
système d’exploitation “maison”. Une solution particulièrement
compétitive car adaptée aux “faibles”
capacités hardware des feature phones qui ne peuvent s’offrir des
composants trop onéreux.
Faible coût ne rime pas forcément avec compromis sur la qualité de
l’interface puisque la Brew MP est capable de faire tourner Flash Lite mais
également Adobe Mobile Client pour lesRich Mobile
Applications. Le tout récent HTC Smart est ainsi propulsé par
Brew mais propose une interface très proche d’Android, on
s’y tromperait !
La prochaine étape logique pour la Brew MP devrait être une application
store centralisée.
Autre segment en pleine ébullition : les eBooks. Alors
que la blogosphère n’en finit plus de prédire le déclin du Kindle
(équipé d’un écran à encre électronique) face à
l’iPad (équipé d’un écran à LED), Qualcomm
s’apprête à rentrer dans la danse avec une technologie d’affichage
intermédiaire baptiséeMirasol. Cette technologie repose sur des
membranes réflectives combinée à un système de
rétro-éclairage à basse consommation qui autorise un excellent
contraste en plein soleil, une grande autonomie, un affichage en couleur avec un taux de
rafraichissement suffisant pour faire de la vidéo.
Pourquoi la vidéo est-elle importante dans le contexte des ebooks ? Tout simplement parce
que vidéo = belles pubs = revenus suffisant pour financer des contenus de
qualité. Là où Â le Kindle sera enfermé dans sa
niche de livres / journaux payants, les terminaux équipés d’écran
à technologie Mirasol seront plus versatiles (magazines et BD digitalisés) et plus
confortables que l’iPad. Lancement prévu en fin d’année.
2010, l’année de la convergence mobile ?
Smartphones, smartbooks, personal mobile television,feature phones,
ebooks… Qualcomm est petit à petit en train de se positionner sur tous les
segments à fort potentiel pour s’imposer comme l’outsider de
référence par rapport à des acteurs sur-médiatisés (Google,
Apple, Microsoft). En proposant une plateforme intégrée (la fameuse puce SnapDragon)
Qualcomm se positionne à la croisée de nombreux usages :
Informatique (au travers de nombreuses applications disponibles sur des systèmes
d’exploitation compatibles comme Android) ;
Internet (avec la connectivité permanente) ;
Multimédia (avec des composants dédié au codage / décodage audio
et vidéo) ;
Jeux (les capacités 3D des composants graphiques sont largement suffisantes pour
ça) ;
Édition (grâce à sa technologie d’affichage)…
Tout ceci est très encourageant, et il ne manque plus qu’un domaine
d’activité pour compléter ce tableau : La santé. Avec le
vieillissement de la population et l’allongement de
l’espérance de vie, ce sont des centaines des milliards de
papy-boomers qui seront concernés par
la nouvelle génération de terminaux à usage
pseudo-médical :
Des téléphones simplifiés (avec de grosses touches)
équipés d’une puce GPS et d’un bouton d’appel pour
pouvoir facilement localisé et aider des personnes âgées en difficulté
(subissant un malaise ou s’étant perdues car victime de la maladie
d’Alzheimer) ;
Des visiophones simplifiés capables de faire du diagnostique à distance (comme
le
Health d’Intel) ou de retransmettre les constantes vitales de capteurs portées
en permanence.
Outre les applications évidente pour les personnes du troisième âge, ce types
de terminaux peut intéresser les pouvoirs publics qui y trouverait un avantage
économique (cela coûte beaucoup moins cher de surveiller un
patient à son domicile plutôt que dans une
chambre d’hôpital). Ces terminaux seraient donc potentiellement
subventionnés par la sécurité sociale dans le cadre de la médecine
ambulatoire.
Plus que jamais je suis intimement convaincu que nous sommes à l’aube de
gros changements dans notre
façon d’appréhender les outils informatiques et de
penser / concevoir les services qui accompagneront ces nouveaux usages.
Comme chaque année au mois de mars, les experts mondiaux des médias sociaux
et du marketing communautaire se réunissent à Paris pour la
conférenceMarketing
2.0. Et comme chaque année je vous recommande chaudement d’y participer
car c’est la conférence la plus enrichissante que vous pourrez trouver sans avoir
à traverser l’Atlantique (cf. mes comptes-rendus : Marketing 2.0
2009, Marketing 2.0
2008 et la suite.
La conférence va se dérouler sur deux jours tellement le programme est
chargé. Des représentant de très grandes marques feront le
déplacement (Disney, Lego, Kodak, MTV, Cisco, Harley-Davidson, Dell, BBC, Coca-Cola,
Mattel, Lufthansa, GM, IBM, Sun, HP, Intel, Walmart, Ferrero, Caterpillar, Southwest
Airlines…) ainsi que des représentant de services majeurs
(Facebook, YouTube, Justin.tv, Last.fm, Google…).
Au programme :
Témoignages, gestion de marque / crise, stratégie de présence / recrutement,
fidélisation, RP, mobilité, multi-canal…
Bref, c’est du lourd et je n’en raterais pas une seule miette. Et vous ?
Pour celles et ceux qui ne me suivent que par le flux RSS, je
vous rappelle que dimanche soir à 18H aura lieu un Webothon en
faveur de la catastrophe d’Haïti : Webothon
Haïti: Les médias sociaux, ça ne change pas le monde ?.
L’objectif est de mobiliser de nombreux spécialistes du web pour la bonne cause. Il
s’agit donc d’une conférence à distance pour débattre
sur les médias sociaux et le rôle qu’ils peuvent jouer dans un contexte de
crise humanitaire comme celle d’Haïti. Un grand bravo à
Michelle Blanc et Philippe Fehmiu pour
l’organisation de cette conférence.
Philippe et Michelle autour du drapeau Haïtien
Cette conférence sera l’occasion de réunir de nombreux spécialistes
à différents endroits (Montréal, Paris, Bruxelles, Vancouver, Washington,
San Francisco) en un lieu unique : http://www.ustream.tv/channel/webothon-haiti.
Pour y assister il vous suffit de vous connecter et de choisir l’un des 4 canaux :
Après presque 30 années de domination sans partage, j’ai comme
l’impression que l’outil informatique traditionnel (écran + clavier + souris)
est en train de sérieusement se ringardiser. Le couple Windows – Intel semble
en effet avoir atteint son apogée et l’on se dirige tout
droit vers un nouveau cycle d’innovation pour faire émerger de nouvelles
catégories de terminaux et de nouveaux usages.
De l’internet mobile à l’internet nomade
Je pense ne pas me tromper en disant que la révolution mobile a fait long-feu en France et
dans les pays occidentaux en général. Autant l’Asie a connu un
formidable essor des services mobiles dans les années 2000
(principalement en Corée du Sud et au Japon), autant le WAP évoque un
demi-échec. Mais ne parlons plus du passé et tournons-nous vers l’avenir car
l’avènement de l’iPhone et des netbooks a permit au marché de
comprendre qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un
écran de 19″ et un processeur à quadruple-coeur pour profiter de services en
ligne dans de très bonnes conditions. L’idée étant de compenser du
débit et de la puissance par de l’autonomie et de la praticité
(il faut 30 secondes pour allumer son iPhone et relever ses mails).
De plus, je note une forte volonté des industriels de sortir de l’impasse du
web gratuit où les producteurs et distributeurs de musique, films, séries
TV, news… s’arrachent les cheveux pour trouver des modèles économiques
viables sur un média où les utilisateurs sont habitués au tout
gratuit. Les conditions de marché semblent donc réunies pour initier la
révolution de l’outil informatique et sortir de la domination du PC (dans le sens
“Personnal Computer“).
Bien évidement il existera toujours et nous continuerons à utiliser des ordinateurs
(fixes ou portables), mais ils devront partager leur part d’audience avec d’autres
types de terminaux qui nous permettrons de consommer des contenus, d’exploiter des services
et de prolonger nos interactions sociales dans d’autres contextes. Ces terminaux nous les
connaissons déjà (smartphones, netbooks, touchbooks, terminaux grand public
ambiants…) mais leur prolifération et la part d’usage que nous leur
réservons va petit à petit augmenter et inverser la tendance.
Eric Schmidt, PDG de Google, a ainsi déclaré que l’avenir de l’internet
était au mobile. Ce n’est pas également un hasard si Steve Jobs a
annoncé en ouverture de sa dernière keynote qu’Apple était une
société de terminaux mobiles. Non pas que ces patrons ne croient plus en
l’informatique “traditionnelle”, mais plutôt que les meilleures
opportunités sont à chercher en dehors du cadre des ordinateurs tels que nous les
connaissons (avec écran, clavier et souris).
Nous ne parlons pas seulement des terminaux qui tiennent dans la poche et que nous trimbalons
partout avec nous, mais plutôt des terminaux à encombrement réduit et
à grande autonomie qui peuvent servir partout mais dont l’essentiel des usages se
fait en intérieur dans votre salon ou chambre (à l’image des consoles de jeux
portables comme la Nintendo DS). L’avantage de ces terminaux est de supprimer toute
dépendance aux fils (alimentation, réseau), nous parlons plus ainsi
d’internet nomade plutôt que d’internet mobile.
Une course à la taille critique pour les systèmes d’exploitation
Il en va de même pour l’iPhone, terminal mobile de référence qui est
également capable de rendre de très bon services d’appoint pour vous
éviter d’avoir à démarrer votre ordinateur (regarder la
météo ou le programme TV, vérifier ses emails ou Twitter, jouer 5
minutes…). L’iPhone et son modèle de distribution
fermé fait ainsi beaucoup d’envieux. Nombreux sont ceux qui aimeraient
bien réitérer cet exploit à l’image de Palm, Blackberry ou encore de
cette
alliance entre 24 opérateurs pour lancer une plateforme ouverte d’applications
sur mobiles. Le but de la manoeuvre est de créer un
marché-cible suffisamment grand pour créer un
écosystèmes de développeurs et d’éditeurs d’applications.
OK très bien, mais il va falloir faire preuve de plus d’ambition pour convaincre le
marché. D’autant plus que cette alliance ne prend en compte qu’une partie de
l’équation (les terminaux mobiles). Je suis ainsi beaucoup plus attentif
au tout récent partenariat entre Nokia et Intel pour fusionner leurs
systèmes d’exploitation respectifs (MaemoetMoblin) en une plateforme unifiée du nom
deMeeGo.
MeeGo, le système d'exploitation multi-terminaux
L’idée est de construire sur un noyau Linux une architecture
logicielle suffisamment souple pour s’adapter à
différents types de terminaux connectés :
L'architecture logicielle de MeeGo
En proposant une plateforme logicielle unique pour un grand nombre de terminaux (smartphones,
netbooks, TV et véhicules connectés…), Nokia/Intel s’assurent ainsi un
soutien de nombreux développeurs et éditeurs souhaitant toucher un maximum de
cibles et décliner leurs applications sur un maximum de terminaux en un minimum de
temps. Nous allons donc très probablement assister à une course
à la taille critique. Je ne pense pas qu’un système va écraser les
autres mais plutôt une configuration où le marché est
réparti entre 4 à 5 OS.
Des terminaux polymorphes pour contenter le plus grand nombre
À partir du moment où le “problème” du système
d’exploitation (et du nombre d’applications disponibles) est résolu, rien
n’empêche les industriels de segmenter le marché à l’infini et de
proposer différents formats de terminaux pour cibler de façon plus fine les
différentes niches de clients.
Des touchbooks pour petits et grands
Le but de la manoeuvre est de proposer des machines parfaitement adaptées aux
clients-cibles. Ça fonctionne donc pour les petits avec le iXL de Play Fish mais
ça pourrait aussi fonctionner pour les séniors ou n’importe quelle autre
niche.
Et puisque l’on parle de segmentation, impossible de ne pas évoquer le tout
récent Windows Phone de
Microsoft. Conscient du retard accumulé avec Windows mobile, les
équipes de Microsoft ont pris la décision radicale de faire table rase du
passée et de proposer un tout nouveau concept avec cette téléphone
grand public propulsé par le système d’exploitation du Zune.
Sage décision car le marché des smartphones sur-puissants à vocation BtoB
commence à être sacrément bouché (Symbian, Android, BlackBerry, Palm).
C’est donc un coup de maître de la part de Microsoft qui rompt
définitivement l’héritage culturel de Windows et Office pour se
montrer sur un nouvel angle (Xbox, Zune, Facebook). Ce nouveau positionnement grand public et
plus abordable en terme de sophistication et de prix va permettre à Microsoft de
réduire considérablement la pression concurrentielle en s’attaquant au
middle-market (situé entre les téléphone basics et les smartphones).
Nouveaux usages = nouveaux revenus (ou pas)
Je n’ai pas eu la chance de participer au grand raout annuel de la
mobilité à Barcelone, mais les comptes-rendus que je peux lire à droite et
à gauche (cf.
Mobile World Congress: some thoughts on day 1) me laissent penser qu’une nouvelle vague
d’innovation est en train de déferler avec beaucoup d’investissements dans le
software, une segmentation plus fine et une réflexion de fond sur les usages. Et
même si les terminaux sont globalement plus intelligents, la sur-enchère
technologique semble être compensée par des approches marché plus pertinente
: Moins de puissance mais plus d’autonomie, de confort, d’adéquation…
L’innovation s’accélère, et les géants du monde informatique
(Google, Apple, Microsoft) ne compte pas se laisser distancer. Pourquoi ? Tout simplement car
cette vague de terminaux alternatifs va avoir une conséquence directe sur les
revenus générés par la vache à lait du web : la recherche.
Autant les ordinateurs sont parfaitement équipés pour faire une recherche dans de
bonnes conditions (clavier complet pour saisir les mots-clés, large écran pour
afficher les résultats, souris pour naviguer dans les résultats), autant sur un
touchbbok ou un smartphone c’est complètement différent car les
périphériques de saisie / d’affichage rendent la recherche plus
délicate.
Nous sommes ainsi dans une dynamique de découverte plutôt que de
recherche. Les géants comme Google, Apple et Microsoft investissent massivement
pour ne pas perdre le contrôle de l’interface et se réserver des espaces de
valorisation et de mise en avant du contenu. Les bannières et autres mots-clés
sponsorisés vont donc être remplacés par des têtes de gondoles. Qui
s’en plaindra ?
Un nouveau paradigme de l’outil informatique
Les 10 dernières années ont été consacrées au perfectionnement
des services et contenus web consommés au travers d’un ordinateur. Les
10Â prochaines années seront consacrées à la découverte de
nouveaux services / contenus et à l’appropriation de nouveaux types de terminaux aux
contraintes et spécificités très variées. Tout ceci vous
semble peut-être un peu lointain, mais je vous donnes rendez-vous en 2020 pour
faire le point sur ces usages nomades et surtout sur l’impact qu’ils vont avoir sur
notre façon de concevoir, distribuer et consommer de nouveaux services et contenus.
Peut-être engendreront-ils de nouvelles formes de dépendance ou de
cyber-criminalité…
Je suis en tout cas fermement convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère,
celle de l’informatique nomade, tactile et sociale. Il va donc nous
falloir complètement ré-inventer les expériences utilisateur (interfaces et
contenus) pour mieux coller à ce paradigme du marché.
Comparison entre Google buzz, FriendFeed et Facebook Lite
L’intégration de Buzz dans Gmail est par contre un choix très
structurant dans la dynamique sociale et le positionnement du service :
Buzz repose sur le graph social de vos vraies relations, les personnes avec qui vous
échangez le plus d’emails – pas des relations numériques (cf.
Qu’est-ce
qu’un ami ?) ;
Le mariage forcé entre Buzz et Gmail provoque des effets de bords (pollution de la
boîte de réception, problèmes de confidentialité : Google Buzz
Has A Huge Privacy Flaw) ;
Il n’y a pas de groupes ou de pages carrefour où les utilisateurs peuvent se
croiser librement.
Tout ceci fait que Buzz n’est pas réellement proche de Facebook dans son approche
des interactions sociales et sa dynamique communautaire (cf.
Google Buzz Is Not A Facebook Killer). Quand on y réfléchi bien, Google
Buzz est surtout un prétexte pour donner une très forte visibilité
auxGoogle profiles.
La prise en main est donc déroutante pour ceux qui sont habitués à Facebook
/ Twitter et ne savent pas trop comment définir ce nouveau service (”messagerie
à la sauce sociale“, “Gmail 2.0“, “Gmail +
RSS“, “Wave pour les débutants“…). Nous pourrions
faire un raccourci en disant que Google essaye de se créer sa propre catégorie pour
pouvoir profiter de l’effet de levier de ses autre services. Autant l’objectif de
Facebook a été d’extraire les internautes de leur messagerie pour les amener
à n’utiliser que le portail (à grand renfort de notifications par mail),
autant Google Buzz essaye de faire l’inverse : Extraire les internautes des
plateformes sociales pour les ramener dans leur messagerie. La
manÅ“uvre est habile et arrive juste en moment où sortent les rumeurs de
l’émancipation du système de messagerie interne de Facebook en service de
mail. Je reste persuadé que l’objectif n’est pas de tuer Twitter
ou Facebook mais plutôt d’équilibrer le rapport de force et surtout de
prolonger la durée de visite sur Gmail.
Toujours est-il que ce nouveau service va avoir un effet pervers sur la fragmentation des
commentaires :
Google Buzz va accélérer l’éparpillement et la pollution des
conversations. Le besoin devient donc plus qu’urgent pour qu’émerge des
standards d’interopérabiltié entre ces différentes plateformes. Sur ce
point précis Google Buzz semble avoir une longueur d’avance avec une très
forte ambition autour des APIs disponibles. Finalement
c’est en ce sens que Buzz est proche de Twitter : Devenir une sorte de couche de
communication entre les différentes plateformes sociales.
Mais Buzz n’en est qu’à ses balbutiements et la liste des évolutions
souhaitées par la communauté est longue. Si je devais me prononcer, j’en
citerais trois :
La possibilité de créer des comptes corporate (pour que les marques puissent
s’exprimer de façon officielle sans passer par des utilisations
détournées de profiles perso) ;
Donc au final je pense que Google Buzz est encore très loin de son potentiel réel.
Pour le moment son lancement n’est qu’une manoeuvre défensive mais pourrait
bien se transformer en une première brique d’un nouvel empire social
made in Google.
À première vue il s’agit plus d’un outil de micro-partage
à laFriendFeedque
de microblogging à laTwitter. Ce nouveau service semble très
ambitieux et représente la réponse de Google à Facebook, mais également à des services qui montent
comme FourSquare.
Un service déjà à jour par rapport à ses concurrents
Voilà ce que l’on sait de Google Buzz pour
le moment :
C’est un service intégré à Gmail (un onglet juste sous
Inbox) qui permet de partager des liens, photos, images… ;
Les publications peuvent être privées, publiques ou restreintes
(auprès d’un groupe d’amis) ;
Les tweets sont ouverts aux commentaires et sont agrégés dans des conversations
(comme Gmail), il est également possible d’apprécier une publication
(Like) ;
Il est possible d’adresser un tweet à une personne en particulier avec le signe
@ ;
Les tweets seront géolocalisés, il sera possible de consulter tous les tweets
d’un endroit en particulier sur les Place
pages ;
Le service est disponible sur les terminaux mobiles et synchroniser avec Google Maps ;
Le flux de tweets sera filtré pour limiter la pollution.
Plus proche de Friendfeed et Foursquare que de Facebook et Twitter
Même si je n’ai pas encore pu tester ce service (déploiement en
cours…), je pense ne pas me tromper en disant que ce service ne souhaite pas
devenir un clone deTwitteret propose ainsi des fonctions plus proches deFriendFeed :
Pas de limitation dans le nombre de caractères ;
Possibilité de commenter les publications ;
Affichage des photos et vidéos directement dans les tweets…
Les tweets sont géolocalisés et donc consultables dans un
périmètre donné (nearby) ;
Les points d’intérêts agrègent les tweets publiés à
proximité (principe de placestream) ;
Il est possible de simplement signaler son passage dans un lieu sans rien publier de
particulier (l’équivalent d’un ping ou d’un check-in) ;
Le service est disponible sur les téléphones mobiles et smartphones.
La version mobile de Google Buzz
Si vous ne pouvez accéder à la version web sur Gmail, la version mobile sur
buzz.google.com est dès maintenant accessible via
iPhone ou smartphone Android.
Un service intégré à la suite Google qui exploite le graph social des
utilisateurs
L’avantage de coupler ce service à Gmail est de pouvoir bénéficier
directement de la base d’utilisateurs et de pouvoir exploiter leur graph social. Il
n’existe pas à ma connaissance de chiffres officiels, mais il me semble
qu’il y a près de 400 millions d’utilisateurs de Gmail dans le monde,
ce qui place Google Buzz à peut près au même niveau que Facebook.
Là où Google Buzz peut par contre faire la
différence, c’est qu’il s’intègre à une myriade de
services existants pour servir de ciment social : Picasa pour les photos, YouTube pour les vidéos, Latitude pour la géolocalisation, Profile pour l’authentification, Reader pour les news, Goo.gl
pour les URLs courtes… Il est également possible d’importer vos publications
d’autres sites comme FlickR, Twitter et bien sur vos flux RSS.
Autant dire que nous pouvons nous attendre à un démarrage canon pour ce service, en
tout cas sûrement plus rapide que Yahoo! Meme. En fait
ce qui va vraiment accélérer le déploiement du service va être sa
capacité à analyser votre historique de mails et à construire ainsi votre
liste de followers / followings à partir de votre base de contacts.
Un service tourné vers l’avenir (et contre Facebook)
En faisant le choix de ne pas limiter les tweets à 140 caractères, Google Buzz se
tourne donc résolument vers l’avenir (pas de SMS). Notons de plus qu’il
n’y aura pas d’application iPhone / Android mais plutôt une
applications en ligne construite visiblement avec HTM5. Plus simple à
déployer / maintenir, pas besoin de se faire approuver dans les marketplaces, prise en
charge native de la géolocalisation… les avantages sont nombreux et ce service
s’intègre à merveille sur le tout récent Nexus One.
Si l’on prend un peu de recul, il semble clair que ce nouveau service est la
réponse tant attendu de Google à Facebook, il signe le grand retour de
Google dans les médias sociaux depuis le rachat de Blogger et YouTube (Orkut ne compte pas).
Attendez-vous à une bataille épique et surtout une course à
l’armement.
Quel va être l’impact du lancement de Google Buzz ?
Difficile de se faire un avis sur ce service dans la mesure où je n’ai pas encore
mis la main dessus. Mais je peux néanmoins émettre quelques hypothèses :
Gmail se positionne donc comme la pierre angulaire de la stratégie sociale de Google
(mail + messagerie instantanée + microblog), ceci pourrait confirmer une probable fusion
de Wave et Gmail ;
La pression sur Facebook va être de plus en plus forte, j’anticipe une
accélération du processus de transformation open source de Facebook pour garder les
faveurs de la communauté (à moins que Google ne les prenne de vitesse : How
Google Buzz is Disruptive: Open Data Standards) ;
De nouvelles opportunités de revenus pour les AdWords ;
Disparition prochaine de services de moindre importance comme Jaiku ou Latitude ;
Intégration probable dans les Google Apps pour en faire un outils de micro-partage
interne ;
Remise à jour en urgence des social desktop apps comme Tweetdeck, Seesmic & cie.
À ce stade je ne me risquerais pas à prédire une disparition prochaine de
tel ou tel service. J’imagine que dans un premier temps Google Buzz va venir
compléter une liste déjà bien longue. Pour la suite et son avenir
à moyen terme, celà va dépendre de l’implication de Google dans la
promotion de ce nouveau service (cf. Les acquisitions
ratées de Google) et de la place qui va lui être laissé dans la
stratégie globale.
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