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Enerzine.com - Biocarburants - news -
1 days and 12 hours ago
Au Québec, les usines
thermiques à biomasse sont confrontées à une explosion des coûts
d'approvisionnement en biomasse forestière alors que les revenus tributaires de la vente
de l'électricité à Hydro-Québec, en comparaison, sont restés
stables.
Cette situation critique met en péril à très court terme toutes les usines
thermiques, pouvant générer du même coup des conséquences
"catastrophiques" pour chacune des communautés d'accueil.
Ces usines ont vu le jour dans les années 90 afin de répondre à une demande
du gouvernement du Québec visant à produire de l'électricité à
partir de la biomasse forestière, plus précisément des écorces des
usines de sciage. Ces écorces représentaient pour elles un important fardeau
financier et écologique. La construction des usines thermiques à la biomasse
permettait donc, en plus de produire de l'électricité, d'améliorer la
rentabilité des usines de sciage ainsi que leurs performances environnementales.
A cette époque, les usines de sciage donnaient les résidus et parfois même
payaient pour le transport, ce qui n'est généralement plus le cas aujourd'hui. De
plus, la réduction des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestie
(C.A.A.F) par le gouvernement du Québec et l'arrivée sur le marché de
nouveaux utilisateurs de la biomasse se sont traduites, pour les usines thermiques, par
une réduction de la biomasse disponible et par l'augmentation fulgurante des
coûts d'approvisionnement.
Les usines thermiques à la biomasse constituent ensemble un investissement de 300
millions de dollars et une capacité de production installée de près de 800
000 MWh annuellement. Chacune d'elles s'impose aujourd'hui comme locomotive verte de
développement et de diversification économiques des communautés d'accueil.
De fait, ces usines génèrent, d'une part, près de 400 emplois directs et
indirects et, d'autre part, un avantage compétitif exceptionnel pour créer de
nouvelles entreprises à partir de leur énergie résiduelle. Elles sont aussi
un atout privilégié des communautés pour protéger
l'environnement.
Considérant la nature et l'importance des enjeux, de même que l'urgence d'agir, les
maires de plusieurs villes (St-Félicien, Senneterre, Dolbeau-Mistassini et de Chapais) ont
convenu de déployer ensemble tous les efforts nécessaires afin d'identifier et
mettre en Å“uvre le plus rapidement possible, avec l'aide du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune, les solutions appropriées pour assurer la survie
à long terme des usines thermiques à la biomasse du Québec et, par voie de
conséquence, des communautés où elles sont situées.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
3 days and 10 hours ago
Une équipe
internationale de scientifiques a l'intention d'établir la carte génétique
d'une espèce d'algues afin d'accélérer son cycle de croissance et
éventuellement de s'en servir comme source de biocarburants économiquement
viable.
Des chercheurs des Universités du Texas (Agrilife), du Kentucky et de Tokyo ont
examiné la séquence génétique de l'algues verte "Braunii
Botryococcus" en vue d'identifier les gènes impliqués dans la division cellulaire
et, éventuellement, de les manipuler afin d'accélérer leur croissance.
"Les huiles issues des algues vertes 'Braunii Botryococcus' sont facilement
détectables dans des gisements de pétrole et de charbon, ce qui laisse supposer
qu'elles ont été à l'origine du développement de ces
dépôts et peut être même la principale contributrice," a
déclaré Timothy Devarenne, scientifique chez Agrilife.
Ces algues peuvent accumuler des hydrocarbures qui représentent jusqu'à 40 % de
leur poids à sec, tandis que les teneurs en hydrocarbures peuvent atteindre jusqu'à
86% de leur poids. Selon le Dr. Devarenne, les hydrocarbures de l'algue, encore appelées
'Botryococcenes', sont chimiquement identiques à l'essence, au diesel et au
kérosène.
Cependant, son faible taux de croissance freine son potentiel comme source de biocarburants, car
il lui faut près de 4 jours pour doubler de taille. Ainsi, extraire de grandes
quantités de bioalgues s'avèrerait relativement longue et coûteuse.
L'équipe travaille sur la souche B du 'Braunii B.' qui a été isolée
par l'Université de Californie à Berkeley. Les chercheurs ont déjà
séquencé totalement 6 espèces d'algues, mais c'est la première
tentative pour la 'Braunii B.' L'équipe a identifié la taille du génome
(166,2 ± 2,2 millions de paires de bases) et estimé le contenu du couple
guanine/cytosine, qui sont tous deux nécessaires à la cartographie du génome
complet.
Le Départment énergie du Genome Institute aura la charge d'effectuer le
séquençage du génome et la cartographie de l'algue 'B. braunii'. Les
résultats seront publiés en ligne dans le "Journal of Phycology", une revue
scientifique internationale sur les algues.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
4 days and 12 hours ago
L'organisme de formation de l'Institut
Français du Pétrole - IFP School - vient de créer, avec le soutien de la
Fondation Tuck, une nouvelle chaire intitulée "Thermodynamique pour les carburants issus
de la biomasse".
Dans un secteur énergétique en pleine évolution, IFP School anticipe des
besoins croissants en compétences dans le domaine des biocarburants et renforce son
positionnement sur les enjeux environnementaux.
Le titulaire de cette chaire est Jean-Charles de Hemptinne, ingénieur de recherche
à la direction Chimie et Physico-chimie appliquée de l'IFP, et Professeur à
IFP School. Jean-Charles de Hemptinne sera chargé de développer de nouveaux
enseignements et de mener, en parallèle, des travaux de recherche dans le domaine de la
description des fluides en vue de la modélisation des propriétés
physico-chimiques des carburants ex biomasse. Son action doit ainsi renforcer les liens entre la
recherche de l'IFP et l'École.
Le but est aussi d'améliorer la visibilité de la recherche grâce en
particulier à des publications, tout en assurant aux étudiants une formation
à la hauteur des défis liés à la transition
énergétique. Il s'agit de la troisième chaire créée à
IFP School après celle en "sédimentologie et caractérisation des
réservoirs" et celle en "véhicule hybride et contrôle de l'énergie".
A propos de l'IFP School :
Partie intégrante de l'IFP, IFP School prépare les spécialistes de demain
à relever les défis associés à la transition
énergétique. Ouverte aux diplômés de l'enseignement supérieur,
IFP School offre une gamme complète de formations francophones et anglophones aux
métiers de l'énergie (pétrole, gaz, pétrochimie, motorisations,
nouvelles technologies de l'énergie, marchés de l'énergie).
Bénéficiant de collaborations étroites avec les mondes de la recherche et de
l'industrie, l'École a acquis une très large notoriété internationale
comme en témoigne dans ses promotions la présence de 50 % d'élèves
étrangers provenant d'une cinquantaine de pays et de plus de 80 % d'élèves
bénéficiant de financements industriels pour leurs études.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
5 days and 12 hours ago
Sundrop Fuels, une startup basée
à Louisville dans le Colorado (USA) affirme avoir mis au point un moyen plus propre et
plus efficace pour transformer la biomasse en carburants de synthèse en tirant parti de la
chaleur intense du soleil pour vaporiser les copeaux et les résidus de bois.
"Notre processus peut produire deux fois d'essence ou de diesel par tonne de biomasse par
rapport aux systèmes classiques de gazéification biomasse" revendique la
société.
La gazéification se produit lorsque la biomasse (sèche) ou d'autres
matériaux carbonés sont chauffés à plus de 700
ºC en présence de vapeur. A ces températures, la plupart de la
biomasse est convertie en un gaz synthétique. Ce gaz de synthèse est
constitué d'hydrogène et de monoxyde de carbone, qui sont des
éléments chimiques que l'on retrouve dans des carburants tels que le
méthanol, l'éthanol et l'essence. Le problème demeure que la chaleur requise
provient généralement d'une partie de la biomasse, elle-même. "Vous
finissez par brûler 30 à 35 % de la biomasse", explique Alan Weimer, professeur
de génie chimique à l'Université du Colorado, Boulder.
La réponse apportée par Sundrop se trouve dans le système de
gazéification solaire qui est constitué de tubes en céramique traversant le
four. Le gazogène est monté au sommet de la tour, là où se trouve le
concentrateur solaire. Lorsque la biomasse tombe dans les tubes en céramique, elle se
vaporise en gaz de synthèse à cause de la chaleur intense qui s'y
dégage.
Le système serait en mesure de traiter n'importe quel type de biomasse, car les
températures varient entre 1200 et 1300 C°. De plus, on sait que les
températures les plus élevées rendent le gaz de synthèse de meilleure
qualité.
La construction de la première installation commerciale de Sundrop est attendue dès
cette année. La société envisage de coupler son usine de
gazéification solaire avec un projet pilote de bioraffinerie capable de produire
jusqu'à 30 millions de litres de carburant chaque année.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
10 days and 11 hours ago
Cofely, la filiale du Groupe GDF Suez, ouvre les
portes de la chaufferie bois du « Domaine des Trois Forêts », quatrième
Center Parcs français implanté au cÅ“ur d'un domaine forestier de 435
ha en Moselle, en région Lorraine.
L'investissement total s'est élevé à 2,5 millions d'euros, dont une partie a
été subventionnée par l'ADEME et par le Conseil régional de
Lorraine.
Environ 90 % des besoins thermiques des équipements collectifs : restaurants, salles de
sports, espaces de détente, Aqua Mundo (espaces aqua-ludiques) seront couverts grâce
à la chaudière biomasse de 3,2 MW. Elle permettra d'éviter
le rejet dans l'atmosphère de plus de 2 800 tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent
de 1 600 voitures.
Ce projet a aussi pour vocation de structurer et de pérenniser la filière bois
locale. Les 5 200 tonnes de bois nécessaires chaque année au fonctionnement de la
chaudière biomasse proviendront de plaquettes forestières issues de forêts
situées dans un rayon de 50 km, et de broyats de classe verte (déchets de bois non
traités).
Center Parcs, qui a souhaité faire de ce nouveau domaine une référence
écologique dans le secteur du tourisme va bénéficier de la certification NF
bâtiments tertiaires, démarche HQE, référentiel hôtellerie.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
17 days and 11 hours ago
Mitsui Engineering & Shipbuilding
(MES), une société japonaise évoluant dans l'industrie lourde, et Inbicon,
pionnier danois dans l'éthanol cellulosique (filiale de DONG Energy), ont annoncé
mardi la signature d'un contrat de licence pour la technologie de raffinage biomasse
d'Inbicon.
Le contrat octroie à Mitsui le droit de construire des raffineries biomasses en Asie du
Sud-Est en utilisant la technologie d'Inbicon. Mitsui a l'intention d'appliquer cette technologie
à l'huile de palme, où les déchets proviendront de la production d'huile de
palme. Ces derniers seront convertis en 3 sous-produits : éthanol, biocombustible solide
pour la production d'énergie et en nourriture pour animaux.
"C'est une étape importante pour la commercialisation de la technologie d'Inbicon.
Grâce aux derniers développements de nos enzymes en provenance de Danisco Genencor
et de Novozymes, nous faisons désormais face à une production à grande
échelle d'éthanol de deuxième génération qui sera très
utile aux pays du monde entier." a déclaré Niels Henriksen, PDG d'Inbicon.
Inbicon met au point des technologies pour la conversion et le raffinage de la biomasse
lignocellulosique en carburant, en produits alimentaires et chimiques.
La société a ouvert en décembre dernier, sa 1ère raffinerie biomasse
de démonstration à Kalundborg, au Danemark (voir photo ci-dessous). L'usine
convertit ainsi de la paille de blé en éthanol, en nourriture pour animaux et en
granulés à base de lignine pour la production d'énergie.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
18 days and 11 hours ago
Sofiproteol annonce s'être
lancé, au sein d'un consortium, dans la production de biocarburants de seconde
génération par l'intermédiaire du projet de Recherche &
Développement BioTfueL.
BioTfueL est un projet commun de R&D pour le développement d'une chaîne de
production de biocarburants de 2ème génération de type gazole et
kérosène de synthèse. Un programme d'unités pilotes va être mis
en oeuvre pour assurer l'intégration, la validation et l'optimisation de la chaîne
de production. BioTfueL a pour objectif le développement de technologies
permettant l'utilisation d'une très large variété de biomasse.
Le projet BioTfueL dispose d'un budget de 112,7 millions d'euros pour une durée
établie de 7 ans. Il est financé par les partenaires du consortium et
bénéficie d'une aide de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'Énergie) et du Conseil Régional de Picardie pour un total de 33,3 millions
d'euros.
L'ensemble des opérations de prétraitement et de conditionnement de la biomasse,
notamment la torréfaction, seront expérimentées sur le site de
Compiègne appartenant à Sofiprotéol. Le succès du
développement des biocarburants passera par la mise en Å“uvre d'une
organisation durable de la collecte des différentes biomasses sur le territoire
national.
« La première génération de biocarburant diesel a permis en
même temps de développer une production pour l'alimentation animale au travers des
tourteaux de colza, et donc pour l'alimentation humaine. La deuxième
génération s'appuie sur une valorisation large de la biomasse
végétale pour obtenir un biocarburant qui pourra ou se substituer ou être
mélangé aux biocarburants issus de la première génération. La
deuxième génération permettra ainsi aux produits agricoles de
répondre encore davantage à de nouvelles applications dans le domaine de la chimie
du végétal, tout en continuant à répondre aux besoins de
l'alimentation » souligne Philippe Tillous-Borde, Directeur Général de
Sofiprotéol.
La biomasse, une énergie du futur
Dans un contexte de croissance de la demande énergétique et de l'utilisation de
ressources renouvelables dans la lutte contre l'effet de serre, le projet BioTfueL propose un
concept novateur pour répondre à ces défis. BioTfueL vise à
développer une chaîne complète de procédés industriels
intégrés qui sera à même de traiter la plus large gamme de charges
biomasses pour la production de biocarburants de synthèse de haute qualité.
BioTfueL intègre les différents procédés de la chaîne
BTL (Biomass To Liquid) : séchage et broyage de la biomasse, torréfaction,
gazéification, purification du gaz de synthèse et conversion finale en biocarburant
par synthèse Fischer-Tropsch.
Créé en 1983, Sofiproteol est l'Etablissement financier de la filière
française des huiles et protéines végétales. Sa mission est de
promouvoir la mise en marché et la transformation des productions
oléoprotéagineuses ainsi que de développer de nouveaux
débouchés afin d'assurer la pérennité de la filière dans un
souci d'équité et de solidarité entre les acteurs.
Outre sa gestion d'activités financières de marché, Sofiproteol gère
des fonds d'investissements durables destinés à accompagner les entreprises du
secteur agro-industriel. En 2009, le Chiffre d'affaires de Sofiprotéol s'est
élèvé à plus de 6 milliards d'euros. Sofiprotéol emploie en
France et en Europe plus de 6000 personnes.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
19 days and 11 hours ago
Une nouvelle étude montre
comment un résidu de l'agriculture pourrait être transformé en un carburant
potentiel pour les voitures ou les avions, tout en produisant du dioxyde de carbone compatible
avec son enfouissement ou une autre forme de séquestration.
Les carburants dits « cellulosiques » qui proviennent du
bois, de l'herbe ou des parties non comestibles des plantes cultivées représentent
une source importante de carburant alternatif car ils n'exigent pas de convertir des terres
cultivées ou de nouvelles surfaces pour y faire pousser des cultures à
biocarburants.
Le gamma valerolactone est un composé issu de carbohydrates cellulosiques qui
peut être produit à faible coût sur une échelle commerciale selon Jesse
Bond et ses collègues. Ces chercheurs montrent maintenant que le dioxyde de carbone peut
être efficacement excisé par catalyse sous pression élevée du gamma
valerolactone qui donne alors un mélange de buténes.
Dans un réacteur secondaire, les butènes peuvent être réunis pour
former des hydrocarbures plus lourds similaires à ceux des carburants de voiture ou
d'avion. Ce procédé produit du gaz carbonique comme ceux utilisés pour la
production des biocarburants mais dans ce cas sous une forme relativement pure et sous pression.
Ceci peut permettre de l'enfouir plus efficacement que dans le cas de la combustion du charbon
où le dioxyde de carbone dégagé prend beaucoup plus d'espace, car il se
trouve alors mélangé à beaucoup d'azote.
Article n°7 : « Integrated Catalytic Conversion of Gamma-Valerolactone to Liquid
Alkenes for Transportation Fuels » par J.Q. Bond, D.M. Alonso, D. Wang, R.M. West, J.A.
Dumesic de l'Université du Wisconsin, Madison à Madison, WI.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
25 days and 10 hours ago
Une usine de bioéthanol qui
doit être construite et exploitée à Goswinowice, dans le sud-ouest de la
Pologne vient de recevoir un prêt de 20,8 millions d'euros de la Banque européenne
d'investissement (BEI).
« Les fonds mis à disposition par la BEI aideront la Pologne à atteindre
l'objectif spécifique stipulant que les énergies renouvelables devront
représenter 10 % au minimum des carburants employés dans les transports à
l'horizon 2020. Par ailleurs, le projet permettra au pays de réduire sa dépendance
vis-à-vis des importations d'énergie tout en contribuant à la
création d'emplois dans le sud de la Pologne, une région rurale. » a
déclaré Marta Gajecka, vice-présidente de la BEI chargée des
opérations de prêt en Europe centrale.
Il s'agit de l'un des premiers projets de ce genre à être financé par la BEI
en Europe. La nouvelle usine produira 139 millions de litres de bioéthanol
– plus 100 000 tonnes d'aliments pour bétail en coproduit
– par an, à partir de maïs local ou importé. Pour
ce qui est des émissions de CO2, les réductions que le projet devrait induire
s'inscrivent dans le droit fil de la législation européenne concernant
l'utilisation des énergies renouvelables dans le secteur des transports.
Récemment, la BEI a prêté 65 millions d'euros pour la construction et
l'exploitation de deux champs d'éoliennes de taille moyenne dans le nord-ouest de la
Pologne. À ce jour, le montant total des prêts signés en Pologne dans le
secteur de l'énergie s'élève à 650 millions d'euros. Les projets
susceptibles d'être financés par la BEI dans ce pays représentent quelque
3 milliards d'euros de prêts et les objectifs visés sont multiples
: utilisation accrue des énergies renouvelables, augmentation du rendement, modernisation
et mise à niveau d'équipements de réduction des émissions, recherche
développement et sûreté de l'approvisionnement énergétique.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
30 days and 11 hours ago
La compagnie aérienne britannique
British Airways a annoncé lundi qu'elle prévoyait de construire une usine de
production de bio-kérosène en Europe, en partenariat avec le groupe
d'énergie américain Solena, et d'en utiliser pour sa flotte d'avions en
2014.
Le nouveau carburant sera fabriqué à partir de déchets biomasse provenant de
diverses installations locales grâce à la gazéification au plasma, une
solution d'élimination des déchets qui utilise la technologie plasma, et le
procédé Fischer Tropsch, un moyen de convertir le gaz de synthèse en
hydrocarbures liquides pour produire un substitut au pétrole synthétique.
La centrale susceptible d'être implantée à l'est de Londres, pourrait
transformer 500.000 tonnes de déchets par an, en 60 millions de
litres de carburant vert, émettant sur l'ensemble de son cycle de production et
de consommation, 95% de gaz à effet de serre de moins que le kérosène
classique.
Ce volume équivaut à deux fois le volume de carburant nécessaire pour rendre
neutres en carbone tous les vols de British Airways au départ de l'aéroport de
London City, précise la compagnie dans un communiqué. Par ailleurs, la compagnie
aérienne s'est engagée à acheter la totalité du carburant produit par
l'usine.
Le projet a aussi pour objectifs de réaliser d'autres économies majeures dans les
émissions de gaz à effet de serre en réduisant le volume de
déchets envoyés aux décharges, en évitant ainsi la
production de méthane, un agent très puissant contribuant au réchauffement
climatique et de générer également 20 MW d'électricité
par an.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
31 days and 10 hours ago
La société Novozymes annonce
avoir mis au point des enzymes qui devraient permettre à l'industrie des biocombustibles
de produire de l'éthanol cellulosique à un prix inférieur à 2,00
dollars par gallon à une échelle commerciale qui devraient intervenir en
2011.
Ce coût est équivalent à celui de l'essence et de l'éthanol
conventionnel aux prix courants du marché aux États-Unis.
« Nous travaillons sur ce projet depuis ces 10 dernières années et avons
promis à nos clients et au marché que nous serions prêts d'ici 2010
», a déclaré Steen Riisgaard, PDG de Novozymes. « Je suis
extrêmement heureux d'annoncer que nous sommes prêts. Les enzymes sont prêtes.
Les producteurs de biocombustible disposent désormais d'un composant critique pour
transformer les déchets agricoles en une alternative concurrentielle à
l'essence ».
Les progrès réalisés en matière de développement d'enzymes ont
permis de réduire de 80 % le coût des enzymes pour l'éthanol cellulosique au
cours des deux dernières années. Ce dernier s'élève désormais
à environ 50 cents par gallon d'éthanol cellulosique. Novozymes a reçu des
subventions à hauteur de 29,3 millions de dollars de la part du Département de
l'énergie, pour développer sa technologie.
Novozymes a formé des partenariats avec des entreprises de l'industrie des
biocombustibles, parmi lesquelles on trouve POET, Greenfield Ethanol, Inbicon, Lignol, Sinopec,
en vue d'accélérer le développement et la mise en Å“uvre de la
technologie de procédés.
« L'éthanol cellulosique sera moins coûteux », affirme Steen
Riisgaard. « Nos partenaires s'attendent à ce que les coûts de production
tombent au-dessous de 2,00 USD par gallon dès que leurs premières usines à
l'échelle commerciale seront pleinement opérationnelles, et que le coût
continuera de baisser dans l'avenir ».
L'éthanol cellulosique utilise des enzymes pour décomposer la cellulose contenue
dans la biomasse en sucres qui peuvent être fermentés et transformés en
éthanol. La technologie Cellic CTec2 a démontré sa capacité à
agir sur différents types de matières premières, notamment les trognons et
les tiges de maïs, la paille de blé, la bagasse de canne à sucre et les
copeaux.
Selon Novozymes, "le soutien récent de l'administration Obama va relancer les
investissements dans de nouvelles bioraffineries aux États-Unis. Il faudra, toutefois,
passer à des mélanges supérieurs tels qu'E15 et promouvoir E85 pour
répondre aux cibles définies pour l'éthanol cellulosique par la Norme sur le
carburant renouvelable".
La commercialisation de biocombustibles cellulosiques devrait créer 1,2 million de
nouveaux emplois écologiques rien qu'aux États-Unis d'ici 2022.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
37 days and 11 hours ago
L'ADEME et les fabricants
d'appareils indépendants de chauffage au bois (poêles, inserts, cuisinières)
mettent en place, depuis le 1e janvier 2010, un nouvel étiquetage pour identifier les
équipements les plus performants sur le plan énergétique et
environnemental.
Cette démarche s'inscrit dans les efforts des fabricants d'appareil de chauffage au bois
pour proposer des équipements performants, en phase avec les objectifs du Grenelle
Environnement.
Depuis le 1er janvier 2010, les fabricants d'appareils indépendants de chauffage au bois,
signataires de la charte Flamme Verte, ont entrepris d'apposer une étiquette de
performance énergétique et environnementale sur leurs nouveaux appareils. Cette
étiquette classe les appareils en cinq catégories, à la manière des
étoiles pour les hôtels. Plus la performance globale de l'appareil est importante,
plus le nombre d'étoiles affiché sur l'étiquette est élevé,
avec un maximum de 5 étoiles.
Pour être labellisés Flamme Verte, les appareils doivent afficher 3, 4 ou 5
étoiles. Le nombre d'étoiles associé à chaque appareil est
établi sur la base de deux critères : le rendement énergétique de
l'équipement et le monoxyde de carbone (CO) émis dans l'atmosphère. Il
intégrera, au 1er janvier 2011, un critère relatif aux émissions de
poussières, dans un souci d'amélioration constante des matériels et de la
préservation de la qualité de l'air.
Les exigences requises iront croissant sur les cinq années à venir :
- à compter du 1er janvier 2012, seuls les appareils affichant 4 ou 5 étoiles
seront labellisés Flamme Verte ;
- à compter du 1er janvier 2015, le label Flamme Verte ne sera plus accordé
qu'aux seuls appareils dotés de 5 étoiles.
Avec ce nouvel étiquetage, les fabricants d'appareils indépendants de chauffage au
bois, regroupés sous la bannière Flamme Verte, entendent répondre aux
attentes des pouvoirs publics en matière de qualité de l'air et souhaitent
poursuivre la dynamique d'amélioration constante de leurs produits.
Actuellement, six millions de foyers utilisent en France un appareil de chauffage au bois* et
environ 80% des appareils vendus sont labellisés Flamme Verte. Afin
d'accélérer la rénovation du parc d'appareils de chauffage au bois pour
favoriser la diffusion d'équipement plus performants, un crédit d'impôt de 40
% a été mis en place pour le remplacement de systèmes déjà
existants par des systèmes plus performants (il est de 25% dans les autres cas). Les
appareils Flamme Verte sont systématiquement éligibles au crédit
d'impôt développement durable
*bien que comptabilisées, les cheminées ouvertes ne sont pas
considérées comme des appareils de chauffage .

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
44 days and 11 hours ago
RWE, le producteur
d'électricité allemand a lancé mardi la première phase pour la
construction de la centrale à biomasse écossaise de Markinch, estimée
à 200 millions de livres sterling, en passant commande à ses deux principaux
sous-traitants, Metso et Aker Solutions.
La centrale de Markinch, située à quelques kilomètres au Nord d'Edimbourg,
devrait entrer en service en 2012. D'une capacité installée de 50 MW, elle est
destinée à remplacer l'actuelle centrale à charbon de Tullis Russell.
"Ce projet est le plus important investissement de RWE à ce jour dans la production
d'énergie biomasse et fait partie de notre stratégie d'investir 1 milliard d'euros
par an dans les énergies renouvelables. En plus de ce projet, nous prévoyons
d'implanter une centrale biomasse similaire dans le Lincolnshire (Angleterre), d'une
capacité installée de 65 MW. D'ici 2013 et à travers l'Europe, nous voulons
installer des centrales biomasse d'une capacité totale d'environ 390 MW. " a
déclaré Stephan Lohr, reponsable département biomasse chez RWE.
Le développement annoncé en juillet 2008 avait reçu l'aval du 1er ministre
écossais, Alex Salmond. Le projet a reçu une subvention de 8,11 millions de livres
afin de soutenir la création de nouveaux emplois dans la région.
La centrale de Markinch permettra enfin de minimiser l'empreinte carbone du fabricant de papier
Tullis Russell d'environ 72%, contribuant ainsi à une réduction des
émissions de carbone estimée à 250.000 tonnes par an.

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
44 days and 11 hours ago
Global
Bioenergies, installée sur le site de Genopole à Evry, a reçu d'OSEO un
financement de 760 000 euros pour accélérer le développement de son
procédé de conversion de ressources renouvelables en isobutène, un gaz
ensuite convertible en carburants liquides et en divers polymères.
Ce financement va permettre à la société d'accroître ses effectifs et
de s'installer dans des locaux plus spacieux ; il marque une nouvelle étape vers
l'industrialisation du bioprocédé.
Global Bioenergies se consacre à la bioproduction d'isobutène, un hydrocarbure
gazeux qui se volatilise spontanément lors de la fermentation. Cette
propriété permet de s'affranchir d'une limite habituellement liée à
la toxicité du produit s'accumulant dans le milieu réactionnel. Aucun
effort de purification, tel que la distillation dans le cas de l'éthanol, n'est non plus
nécessaire. Ces avantages permettent d'attendre des données
environnementales et économiques très supérieures à celles des
approches actuelles de production de biocarburants.
En utilisant des procédés chimiques éprouvés et bon marché,
l'isobutène gazeux peut ensuite être facilement converti en
hydrocarbures liquides (essence, kérosène, diesel, ETBE), ainsi qu'en divers
polymères (pneus, verre organique, plastiques).
Le procédé repose sur l'implantation d'une voie métabolique artificielle
dans différents microorganismes, et est adapté à l'utilisation de diverses
ressources végétales, telles que le sucre de canne ou de betterave, le glucose issu
de l'amidon de céréales, ou encore les sucres obtenus à partir de la
digestion de matière lignocellulosique (déchets agricoles ou forestiers).
« Nous avons récemment démontré expérimentalement que la
voie métabolique artificielle considérée permet bien de produire de
l'isobutène ; il s'agit maintenant d'en augmenter le rendement. Ce financement d'OSEO,
dont 100 000 euros proviennent du Fonds Européens de Développement Régional
(FEDER) de l'Union Européenne, va nous permettre d'accélérer les travaux
d'amélioration de la voie métabolique, préalable indispensable à
l'industrialisation du bioprocédé. » a déclaré Marc
Delcourt, P-DG de la société ;

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Enerzine.com - Biocarburants - news -
45 days and 11 hours ago
Dalkia a été
sélectionné pour sept projets dans le cadre du troisième appel d'offres
gouvernemental pour des centrales de production combinée d'électricité et de
chaleur à partir de biomasse (Biomasse 3).
La puissance électrique totale cumulée est près de 60 MW.
Ces projets permettront la valorisation annuelle de plus de 570 000 tonnes de biomasse,
essentiellement sous forme de plaquettes forestières.
Dalkia construira, approvisionnera et exploitera 7 nouvelles centrales de
cogénération à partir de biomasse qui alimenteront en chaleur
renouvelable des réseaux urbains de chauffage tout en produisant de
l'électricité. La plus importante de ces centrales, d'une puissance de 10,4 MW
électriques et 33 MW thermiques, sera connectée au réseau de chaleur de la
ville de Rennes et desservira plus de 15 000 logements.
Six autres installations, d'une puissance comprise entre 7,5 et 10 MW électriques,
alimenteront des réseaux de chaleur existants des villes de Strasbourg, Orléans,
Tours, Angers, Lens et Limoges. Au total, l'ensemble des ces centrales représente une
puissance électrique cumulée de 57 MW, soit 23 % de la puissance proposée
à l'appel d'offres. Elles permettront à 82.500 équivalents-logements de
bénéficier d'une chaleur verte à des tarifs très compétitifs,
les réseaux de chaleur alimentés par plus de 50% d'énergies renouvelables
bénéficiant d'un taux de TVA de 5,5 %.
Les 570 000 tonnes de biomasse qui alimenteront ces centrales seront pour plus des trois
quarts directement issues de la forêt. Cet approvisionnement se fera en
partenariat avec l'ensemble des acteurs locaux de la filière forestière,
propriétaires, exploitants forestiers et entreprises de travaux forestiers. Dalkia s'est
doté d'une organisation dédiée qui vise à fédérer
l'ensemble de ces acteurs dans une relation de long terme. Cette démarche permet
d'assurer, localement, un approvisionnement continu tout en maîtrisant les coûts et
la qualité de la biomasse. Elle contribue également à l'entretien du
patrimoine forestier et au développement de l'emploi local.
Plus de 180 installations exploitées par Dalkia valorisent la biomasse pour une
puissance totale de 1 000 MW thermiques. Parmi ces installations, Dalkia possède
et exploite l'une des plus grandes centrales biomasse d'Europe à Pecs en Hongrie. En
France, après l'entrée en service en 2009 de la plus grande centrale biomasse
connectée à unréseau de chaleur à Cergy-Pontoise (Val d'Oise), Dalkia
achève la construction de la plus importante centrale de cogénération
à partir de biomasse (140 MW thermiques, 69 MW électriques) à Biganos dans
les Landes sur le site du papetier Smurfit Kappa.
Au total, 1,2 millionde tonnes de biomasse sont consommées chaque année par les
installations gérées par Dalkia,dont 430 000 en France.

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