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Il y a presque un an, je souscrivais chez SFR un abonnement illimithycs de manière
à éviter les dépassements de forfait quasi-systématiques.
J'optais alors pour un Illimythics 3H + double temps de communication soir et week-end
intégrant SMS, MMS et WAP illimité.
Comme rien ne laissait entendre que j'utilise la totalité de mon forfait, et que je
n'appelle pas de numéros spéciaux (sauf exception), rien ne laissait
présager que j'en ai pour plus que le montant prévu. Erreur !
Depuis quelques mois, ma facture présente à coup sûr un débordement
compris entre 3 et 15 euros.
Dans un premier temps, j'ai mis ce surcoût sur le compte de communications hors 3G.
J'ignorais si ces comms étaient inclues, ou non, dans le contrat.
Pour m'en assurer, j'ai appelé récemment le service client SFR (900) qui m'a
assuré que rien n'était surfacturé dans le cadre de la stricte utilisation
de l'illimythics SFR (Tel/SMS/MMS/WAP). Il m'a été certifié que non. Pour le
coup, ces débordements de facturation devenaient carrèment étranges.
En conséquence, j'ai attendu le renouvellement de mon stock de communication (le 27
août dernier), et me suis connecté TOUS LES JOURS, sur le portail vodafone
wap.sfr.machin afin de guetter la date du débordement. C'était hier.
7 euros !
Le hic, c'est que j'ai fait super gaffe et n'ai vraiment rien utilisé hors champ. Pour mes
SMS, j'ai fait très attention d'être en couverture 3G. J'ai méticuleusement
fait la même chose pour mes accès WAP de consultation mails et compte SFR.
Ce soir, j'ai appelé le service client. J'ai demandé la raison du
débordement de forfait. Je pense, vu l'heure, être tombé sur un centre
d'appel délocalisé. Ca a été long, on ne se comprenait pas.
Néanmoins, j'ai appris, lors de cette communication, que je m'étais soit disant
abonné à un service TV SFR sur mobile pour 7 euros par mois. Mais il y a un
hic :
mon téléphone est un HTC P3600 qui ne peut recevoir la TV
je n'ai pas effectué cette manipulation
j'ai vérifié sur mon compte en ligne vodafone, aucune option n'est souscrite,
et surtout pas à 7 euros par mois.
Je me demande donc quelle est l'honnêteté de SFR en la matière. Ne
prennent-ils pas 2 ou 3 euros par client et par mois (voire plus), histoire d'arrondir leurs fins
de mois et satisfaire leurs investisseurs ?
Avant d'aller plus loin, et éventuellement d'intenter une action, j'aimerais savoir si
d'autres que moi sont dans cette situation.
Voici, j'établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après
vous;
avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et
tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l'arche, soit avec tous les
animaux de la terre.
J'établis mon alliance avec vous: aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux
du déluge, et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre.
Et Dieu dit: C'est ici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et vous, et tous les
êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours:
j'ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d'alliance entre moi et la terre.
Pour se repentir de son crime contre l’humanité et contre sa création en
général, Dieu établit une alliance entre lui et sa création.
Comme il n’a aucune mémoire (souvenez-vous, il avait
oublié Noé), il invente l’arc-en-ciel : J’ai placé
mon arc dans la nue
Me viennent alors deux réflexions :
Vu sa capacité d’oubli, que se passera-t-il quand notre magicien d'Oz oubliera
sa décision ?
Pour éviter les destructions et extermination, faudrait-il inventer et concevoir un
générateur d’arcs-en-ciel ?
Pornhub, c'est un portail cul comme les autres avec
une recherche comme les autres. Sa particularité est qu'il est un peu plus "puritain" que
les autres puisqu'il ne fait quasiment que dans le straight (entendez l'hétéro).
Tout juste si les bisexuels y sont tolérés.
En revanche, si vous êtes amateurs de vieux films de boules, la rubrique vintage est bien
pourvue.
Comme de bien entendu, vous avez lu ce billet en connaissance de cause et avez plus de 18 ans.
Sinon, appelez votre maman qu'elle vous zappe sur Disney.
Au terme de cette manipulation, il sera possible d’envoyer/recevoir des mails grâce
à notre serveur. Cependant, aucun filtre anti-spams ni antivirus n’aura
été installé.
7 / Courier
Courier doit s'authentifier au travers de notre base Mysql. En premier lieu, éditons
/etc/courier/authdaemonrc et changeons la valeur de authmodulelist comme suit :
A ce stade, ça devrait fonctionner. Nous allons nous en assurer en procédant
à une petite vérification grâce à TELNET :
# telnet localhost pop3 Trying 127.0.0.1...Connected to
localhost.localdomain.Escape character is '^]'.+OK Hello there.quit+OK Better luck next time.Connection closed by foreign host.
NB : Si le +OK Hello there n’apparait pas, refaites le 7 / Courier
depuis le début
Pour conclure, et pour être certain que root pointe bien vers postmaster (et vice-versa),
modifions le fichier alias :
Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit: Soyez féconds, multipliez, et remplissez
la terre.
Vous serez un sujet de crainte et d'effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du
ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer: ils sont
livrés entre vos mains.
Le décryptage de ce passage sera exceptionnellement accompagné d'une musique
adaptée :
Voiiiilà ! Comme ça c'est fait. Zêtes bien installé ? La musique
passe bien ?
J'ai simplement le souhait de vous remettre dans le trip de l'époque quand les
scénaristes de la bible tentaient de rédiger le premier script de Superman. Let's go,
coco, c'est en place !
Dieu, parlant aux hommes (Noé et ses fils), dit : Vous serez un sujet de crainte et
d'effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la
terre, et pour tous les poissons de la mer: ils sont livrés entre vos mains
D'où la question : Pourquoi quand Dieu a dit aux humains que les animaux les
craindraient, a-t-il oublié de donner l'information aux grands félins (Lions,
guépards, tigres, ...), aux requins, aux araignées, etc etc... Une
négligence ?
Est-ce pour celà que quand Dieu créa la femme, Brigitte Bardot compris le trouble et la
confusion séculaire des animaux, quant aux sentiments que leur inspirent les hommes, au
point d'embrasser leur cause ?
Pensez que si les écrits bibliques étaient vrais et révélés, vous
n'auriez jamais tremblé devant :
- Les dents de la mer
- Arachnophobia
- Baxter
- Les oiseaux
- Anaconda
- King Kong
- Le roi Lion
- Némo
- ...
C'est vendredi, dernier jour de cette trooooop longue semaine. Comme chaque vendredi, voici le
jeu qui vous assistera pour cette dernière journée.
Ca s'appelle Coin of Vantage et
c'est pour le moins original.
Le but est de déplacer les grossiers pixels d'une forme représentée en haut
à droite de la fenêtre de jeu de façon à retrouver la forme.
Le hic, c'est que les blocs de couleurs sont en perspective 3D comme le montre l'image
ci-dessous. Retrouver la vue de dessus s'avère donc très compliqué, surtout
à compter du 5è ou 6è tableau.
Dernier détail. Si vous possédez des enceintes au bureau, baissez le son. La bande
sonore est un peu forte ;)
Noé bâtit un autel à l'Éternel; il prit de toutes les bêtes
pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l'autel.
L'Éternel sentit une odeur agréable, et l'Éternel dit en son coeur: Je ne
maudirai plus la terre, à cause de l'homme, parce que les pensées du coeur de
l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant,
comme je l'ai fait.
Là encore, quelques petites choses me laissent pantois.
Dieux décide dans un premier temps de liquider les hommes, prétextant qu’ils
sont mauvais (Genèse
6:5) puis, 6 mois plus tard, le voici qui décide de ne plus maudire exactement pour la
même raison que celle qui l’a poussé à les exterminer.
Pas très réfléchi le coco. Encore un qui semble agir non pas selon une force
de caractère mais selon le moment.
Il n’en reste pas moins qu’au terme de ses réflexions chaotiques, il accepte
dans la foulée, l’arche à peine échouée, le sacrifice des
créatures pures qu’il a sauvé par personne interposée. Il s’agit
pour le moins d’un rite païen.
D’ailleurs, le sacrifice animal et la transfiguration du sacrifice humain occupent une
large part du récit biblique, notamment dans le lévitique que je vous livrerai
bientôt.
Mais il faut avoir à l’esprit que les auteurs du récits sont marqués
par l’époque. Les civilisations alentours (sumériennes, égyptiennes,
etc...), pratiquent les rites sacrificiels. Inutile de s’étonner qu’à
la rédaction de l’histoire, ils se soient inspirés de leur connaissance
immédiate.
C'est un marin épuisé qui reprit la mer le 30 décembre avec comme objectif
l'île de la Réunion puis celle de Maurice. Entre temps Thierry et François
mes deux amis m'avaient bien gâté le temps de mon passage à l'infirmerie.
C'est là bas que je sympathisais réellement avec Doumé, un infirmier corse
qui régnait sur son petit monde avec une grande gentillesse et un grand dévouement.
Nous nous sommes arrangés quelques coups sympathiques pendant la seconde campagne.
Donc, parti de Mayotte le trente, je repris mon service ce jour, car même fatigué,
je préférais assurer mon service par correction envers mes collègues, qui me
blaguèrent néanmoins lorsque je revins au mess.
Le trente et un le Pacha accorda pour tout le navire un service du dimanche à la mer,
ainsi que le premier janvier du reste. Dimanche à la mer est synonyme de repose pour tous.
Le navire tourne au ralenti en quart dédoublé.
En attendant, pendant la journée du trente, la Jeanne fila bon train qu'une partie de la
nuit. Nuit où il y eut tout de même le poste de combat habituel vers cinq heures du
matin. Il ne fallait pas que l'équipage puisse confondre un navire de guerre de la Marine
Nationale avec un quelconque bâtiment des croisières "Paquet". L'ambiance
générale était cependant à la bonne humeur et à la
décontraction. Un air de fête flottait sur le Porte-hélicoptères qui
préparait, tout comme le Forbin, et avec enthousiasme les festivités de la Saint
Sylvestre.
Le grand jour arriva. Tout le personnel du CMA2 était pris d'une frénésie
afin que tous soient contents. Les cuistots du bord, en relation avec le commis et les
boulangers, s'étaient dépassés. Le repas du réveillon se mitonnait
dans les cuisines. Le commis sorti de bonnes bouteilles des ses coquerons et les boulangers
firent de la baguette pour tout l'équipage. C'était là un véritable
exploit de leur part, car n'ayant pas de façonneuse à la "boulange" ils firent des
heures supplémentaires. L'équipage avait généralement droit à
du gros grain mais, pour ce jour de fête, l'ordinaire fut changé et la bonne
baguette bien fraîche fut faite pour les huit cents personnes du bord. Pour les avoir vu
travailler d'arrache-pied dans la minuscule boulangerie je n'ai pas souvenir d'en avoir vu un
tirant la tête. Tous arboraient un grand sourire et travaillaient dur pour réaliser
le challenge. La sueur ruisselait sur les visages mais l'intensité du travail ne baissait
pas. J'aurais là aussi l'occasion de vous reparler des boulangers. Cela vaut le coup.
Je ne me souviens pas de l'intégralité du repas mais il y avait, j'en suis
sûr, du saumon fumé, du foie gras, du muscadet et de la bûche glacée.
Le personnel apprécia cette fête qui finit bien tard dans la nuit. Il est dur en
effet de passer les fêtes de fin d'année loin de sa famille, aussi pour une fois, le
bord ressembla plus à un navire de croisière qu'à un bâtiment
militaire.
Le lendemain, des festivités furent organisées sur le pont d'envol. Les
hélicoptères furent remisés dans le hangar à l'exception de
l'Alouette pour raison de sécurité, si par un hasard malheureux, un homme tombait
à la mer. Il y eut une course en sac, un tir à la corde, et une course de
garçons de café à laquelle, je participais. Le matin dans le hangar eut
lieu, un tournoi de volley et une compétition de tennis de table.
Pour revenir à la course de garçons de café, il faut dire que ce fut une
épreuve très amusante. Le principe en était simple. Il fallait dans un
minimum de temps effectuer un parcours en aller et retour sur le pont d'envol. Pour la
première partie, nous devions enjamber des obstacles, marcher sur une poutre et zigzaguer
entre des plots. Le retour se faisait en ligne droite le plus rapidement possible. Le tout bien
sûr, sans faire tomber ou renverser le plateau que nous tenions d'une main et sur lequel
étaient posés, une carafe d'eau ainsi qu'un verre rempli également. Je ne
fus pas très brillant je dois dire mais je me suis bien amusé et l'essentiel
était là pour moi.
La journée fut agréable et aussi bien les gradés que l'équipage,
retrouvèrent dans ces instants de détente une âme d'enfant. Tout ceci
cependant, se calma dès le soir car le lendemain matin nous arrivions pour trois jours
d'escale dans l'île de la Réunion. Nous serions à quai au port de Saint
Denis. Le temps se gâta quelque peu, c'était la période des pluies sous les
tropiques. Nous étions dans l'hémisphère austral et c'était
l'été. Le soir donc, une fois tout redevenu calme, l'équipage alla dormir
afin de pouvoir préparer le poste de manoeuvre dans de bonnes conditions
La vidéo qui suit montre l'entrainement d'une Police cycliste (j'imagine que c'est le terme)
américaine.
J'ai découvert avec stupeur que les délinquants cycliste, outre atlantique, semblent ne
pas s'enfuir en ligne droite comme par chez nous mais en zigzaguant.
Autrement, je ne vois pas l'intérêt de l'exercice.
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last customisation to make your computer hype !All screen resolution available.
Dans la
dernière partie, nous en avions
presque terminé avec Postfix. Il ne manquait que quelques broutilles pour finaliser la
configuration. Nous allons nous y coller aujourd’hui, et pas plus tard que maintenant.
Notre certificat a été généré, passons à la
configuration de saslauth.
6/ Configuration de Saslauth
Créons, pour débuter, le répertoire idoine. Nous utiliserons au passage
l’option parents de mkdir de façon à ce que ça ne râle
pas si le répertoire existe déjà :
# mkdir -p /var/spool/postfix/var/run/saslauthd
Puis éditons le fichier /etc/default/saslauthd.
# nano /etc/default/saslauthd
Dans ce fichier, définissons START à yes et changeons, tout en
bas du fichier, la ligne OPTIONS="-c" en OPTIONS="-c –m
/var/spool/postfix/var/run/saslauthd -r"
Ensuite, créons le fichier /etc/pam.d/smtp. Nous n'y ajoutons que ces deux lignes
avec les bonnes informations de connexion à la base :
En principe, notre Postfix est maintenant opérationnel mais nous nous en assurerons dans
le prochain billet puisque c'en est fini pour aujourd’hui.
La prochaine partie sera consacrée à Courier. Suivront ClamaV et SpamAssassin et
quelques autres billets liés à une configuration plus fine de notre serveur.
Il lâcha aussi la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface
de la terre.
Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à
lui dans l'arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança
la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de
l'arche.
La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d'olivier arrachée
était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la
terre.
Il y a plusieurs détails qui me choquent.
La colombe pour commencer. Je n’ai rien contre les colombinés, mais
j’émets quelques doutes quant à la capacité de leurs cerveaux à
comprendre qu’il faut voler, sur ordre, jusqu’à trouver quelque chose de
tangible prouvant la réapparition de la terre ferme et le ramener. L’instinct animal
aidant, pensez bien que la bestiole se serait goinfrée et endormie là sans penser
un seul instant à retourner dans un vaisseau qui devait puer le bouc.
La feuille d’olivier ensuite. Pour comprendre mon propos, remettez vous en
tête les images de Katrina, l’ouragan qui a ravagé la Floride, et amplifiez
par 100 les dégâts provoqués. Vous y êtes ? Vous vous rappelez de
l’état de la végétation à la décrue ? Elle
était quasi inexistante. Imaginez juste le résultat après 40 jours de pluie
et 150 jours d’enfouissement sous les eaux. La terre devait être
détrempée jusqu’aux cailloux. Sachant qu’un olivier ne pousse que dans
un sol sec et correctement drainé, de où sort donc cette foutue feuille
d’olivier ? Comment aurait-il même pu pousser si vite au point de faire des
feuilles ?
Pire ! La légende rapporte que l’arche s’est échouée sur
le mont Ararat. Et le mont Ararat n’est pas réputé pour
être une petite montagne. En conséquence, les eaux devaient être encore
très hautes sur la terre quand le bâteau s’est posé. Certains estiment
même la hauteur d'échouage
à 4724 mètres. D’où ma dernière question : Comment un
foutu olivier peut-il avoir poussé à une telle hauteur et surtout dans une neige
éternelle ? (cf. photo ci-dessous)
Si un spécialiste des oléacées peut me répondre, j’suis
preneur. :D
Une mauvaise nouvelle nous attendait ce matin du vingt-quatre. Le pacha, avait effectivement
décidé que tout le personnel passerait le réveillon à bord. Nous
étions consignés.
Cela fit beaucoup de bruit par la suite car les autorités locales ainsi qu'une partie de
la population avaient préparé des festivités en notre honneur.
De toute façon les motels eux se devaient de rester à bord pour servir le repas
plus qu'amélioré qui attendait les OM. Ce fut grandiose et délicieux. Rien
de nouveau me diras tu cher lecteur, concernant la vie du bord. Les motels étant là
pour servir ils ont servi. Oui!
Cependant, pour faire plaisir à François et pour avoir l'air un tantinet militaire,
n'oublie pasque je ne participais pas à une croisière mais à une campagne
militaire, j'avais accepté de m'inscrire tout comme lui au corps de débarquement,
ou CORPS-DEB dans le jargon militaire, qui aurait lieu le lendemain 25 décembre.
Je pense que là se trouvait la raison de notre consigne à bord. Le pacha
désirant avoir son personnel au complet pour le lendemain.
La nuit fut longue et fatigante, tant par le travail que par les festivités, bien que je
n'y participai guère du fait de mes abus la journée précédente. Grand
bien m'en prit comme tu vas pouvoir en juger mon ami!
Le vingt-cinq, dès sept heures il fallait se trouver sur le pont d'envol, tout
équipé. A savoir, tenue de brousse avec chapeau, sac à dos contenant
l'approvisionnement nécessaire et un fusil muni de ses munitions, à blanc bien
sûr.
C'était la première fois depuis Hourtin que je retouchais à une arme. Mon
dieu qu'elle était lourde, à moins que ce ne soit du aux relents de mes agapes du
24. Nous fûmes groupés en section. François était avec moi ainsi que
deux autres matelots. Un second maître fusco grand comme un jour sans fin mais très
sympathique nous commandait. C'était le seul de tous les fuscos dont la compagnie fut
sympathique et agréable, comme quoi il ne faut jamais désespérer.
- Comment, que dis tu, qu'est ce qu'un fusco?
- Tu n'étais pas là au début alors je veux bien répéter mais
n'y reviens pas.
- " Un fusco c'est une fusilier commando, une bête à combattre. Les seuls de la
marine avec les artilleurs à manier des armes."
Le but de la manoeuvre était de marcher un certain nombre de kilomètres, dix peut
être vingt, je ne m'en souviens plus, et ensuite de tenir une position pendant toute la
nuit face aux légionnaires qui devaient nous en déloger.
Là commença ma dernière aventure dans cette île.
Surtout suit bien car elle n'est pas forcément en mon honneur alors je ne vais pas me
répéter.
%%Tout d'abord, la marche se fit uniquement en montée, au début tout alla
parfaitement, j'étais à priori remis de mes fatigues précédentes. En
fait ça grimpait dur et il faisait une chaleur d'enfer. Le taux d'humidité
était à son maxi et les moustiques ressemblaient à des libellules. Leurs
vrombissements avaient quelques chose d'obnubilant.
La fin alla nettement moins bien. La montée se terminait par un raidillon où la
route serpentait. La chaleur était atroce et j'attendais la nuit avec impatience. Il ne me
restait plus que trois ou quatre cents mètres à parcourir lorsque je m'effondrai.
Le coup de bambou comme on dit, soudain, brutal, imprévisible. Je ne me sentais plus la
force d'aller plus loin.
A cet instant, quelqu'un me mit une grande claque dans le dos, et, au moment où j'allais
apprendre à vivre à cette personne par des mots choisis, je vis sur ses
épaulettes, un grand nombre de barrettes jaunes. Mes yeux cillèrent, j'en comptais
cinq. Heureusement qu'il me restait quelques pensées lucides pour la journée.
Le seul à bord à pouvoir arborer cinq galons dorés sur ses
épaulettes, était le pacha. Grand dieu, quelle secousse. D'une voix douce et
agréable il me dit alors:" Alors mon petit gars, on cale?" "Encore un effort et on est
arrivé." Devant ma difficulté à me tenir debout et à avancer, il me
proposa même de porter mon fusil. La honte !!!
Je tressaillis, et mon orgueil reprenant le dessus, je le suivis mon fusil à la main. Je
le remercie encore de m'avoir secoué et aidé. Cela valait un vrai coup de pompe
dans le cul mais j'ai quand même préféré sa petite phrase.
Une fois arrivé sur le promontoire, il fallut monter le camp. Notre section se vit
attribuer un coin qu'il fallait surveiller toute la nuit à tour de rôle.
Défendre oui mais contre quoi? ....
Contre des légionnaires. Evidemment mais pour l'instant l'important c'est qu'on put enfin
manger et boire un coup.
Tout ce beau monde sortit de son sac à dos ses rations de combat vitaminées.
L'armée et la marine en particulier font bien les choses. En fonction du type de
manÅ“uvres ou de combats réels l'approvisionnement est prévu sous forme
de produits lyophilisés et de boite de conserves.
En tant que motel, François et moi avions légèrement modifié
celles-ci afin de les rendre plus attractives. Il y avait donc du rosbif, des boîtes de
pâté, du camembert et nos gourdes étaient remplies non pas d'eau comme il
aurait fallu, mais de muscadet de Sèvres et Maine. Les officiers qui se trouvaient non
loin de là, s'en étonnèrent. Nous fîmes profiter le Second
Maître de nos victuailles.
On ne savait jamais rester à notre place à cette époque et nous avons
ensuite poussé le bouchon un peu plus loin. Après le café nous nous
permîmes de porter aux officiers supérieurs se trouvant là, à savoir
le commandant de la Jeanne, le pacha en personne, son chef du service intérieur, qui nous
connaissait bien depuis Alexandrie, et quelques autres, de petits pruneaux à l'armagnac
que nous avions emportés afin de pouvoir finir agréablement cette journée du
vingt-cinq décembre 1977.
Ils furent très étonnés, mais très contents. Le pacha nous demanda
notre nom et notre poste, et, lorsque nous lui avons appris que nous étions motel OM, il
sourit et nous promit de se souvenir de nous à l'occasion s'il avait un petit service
culinaire à nous demander. Nous lui assurâmes que nous étions à son
service et que nous serions toujours prêts à lui être agréable. Il s'en
souvint plus tard... Cet homme là avait une mémoire d'éléphant.
Mais pour l'instant il fallait monter la garde. Heureusement il y avait beaucoup de café.
Vers cinq heures, j'entendis non loin de moi des bruits suspects dans les feuillages en
contrebas. Pensant qu'il pouvait s'agir d'une attaque commando des légionnaires, j'en
parlais à François et d'un commun accord nous ouvrîmes le feu. Quelle
ânerie et quelle engueulade! C'étaient sans doute des singes. Mais les guignols se
furent bien nous
Le soleil étant levé, il fallut repartir crapahuter, de ça je n'étais
pas au courant, je pensais rentrer tranquillement en descendant ce qu'on avait monté la
veille.
Nous dûmes tracer notre route à coups de coupe-coupe et se relayer pour porter le
F.M., très rapidement ce fut le Second qui s'en chargea. C'était une force de la
nature. Cela faisait plusieurs heures que nous marchions sous le soleil torride lorsque nous
abordâmes encore une fois un raidillon.
Je le dis tout net, je n'aime pas les raidillons et celui là me fut fatal mais alors
fatal. Alors que je grimpais péniblement je fus pris d'étourdissement, les
papillons dans les yeux et les bourdonnements d'oreille. Là aussi je n'avais rien vu venir
et m'évanouis.
Je ne me réveillais qu'à bord de l'hélicoptère qui était venu
m'hélitreuiller. J'étais complètement déshydraté.
C'était un comble après tout ce que j'avais picolé depuis 3 jours. Je finis
l'escale dans un lit de l'infirmerie sous les quolibets des mes collègues motel et je dois
dire aussi de quelques infirmiers, dont mon ami Doumé.
Tient ami, voici la preuve de la forfaiture. Le mec sous l'hélicoptère c'est
moi!!
Ce fut dans ces conditions, que je quittais les Comores, et que la Jeanne prit la mer en
direction de l'île de la Réunion. Mais avant nous allions passer le réveillon
du nouvel an en mer. Ce fut nettement plus amusant.