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Fraise des bois, me voilà! -
2 days and 22 hours ago
C’est l’an neuf et même l’an 2009. Alors pour sacrifier au sympathique
rituel des vÅ“ux, j’offre à tous les lecteurs de ce blog un poème
que je trouve de circonstance. Puisqu’on voudrait qu’à chaque Premier janvier
que Dieu fait, il y ait comme un nouveau commencement, alors recommençons donc sur un mode
résolument poétique !
Le nouvel an n’est certes pas un commencement fondamental comme celui sur lequel
s’ouvre le prologue de Jean l’évangéliste : Au
commencement était le Verbe... C’est un recommencement calendaire et du coup,
il faudrait sans doute y mettre le pluriel comme le grand Joseph Brodsky, prix
Nobel de littérature en 1987, et dire «Â les
verbes ». En ces temps de roquettes du Hamas et d’offensive de
Tsahal sur la bande de Gaza, on voudrait souhaiter que la paix règne sur terre et
l’amour parmi les hommes. En ces temps de crise (économique, sociale,
sociétale, de valeurs, politique et je ne sais quoi encore...), on voudrait bien aussi que
la joie soit dans les cœurs...
On n’a que des mots pourtant et même ces mots là ne sont pas à prendre
comme argent comptant, et comme dit Brodski, il ne faut pas “se perdre dans les
étages indécis de l’optimisme universel”. Donc attention au poids
des mots, mais vive la parole salvatrice quand même ! Sinon comment espérer voir une
porte s’ouvrir, celle à laquelle l’homme frappe vainement dans ce
poème ? Mais je reviendrai bientôt sur Brodski...  Il
n’empêche qu’il ne faut pas se taire et c’est bien pourquoi
j’entends continuer à me servir de ce formidable mode d’expression libre que
reste un blog : la liberté d’expression ne s’use que si l’on
ne s’en sert pas !
Allez, bonne année 2009 et surtout la santé !
Â
Les Verbes
Â
Les verbes m’entourent dans le silence
comme des visages d’étrangers, les verbes,
verbes affamés et verbes sourds,
verbes sans nom, verbes simplement,
verbes qui vivent dans les caves,
parlent dans les caves,
naissent dans les caves,
sous les étages indécis
de l’optimisme universel.
Â
Ils s’en vont travailler chaque matin,
coulent du ciment, traînent des pierres,
bâtissent la cité... Non ! Ils érigent
un monument à leur propre solitude.
Ils s’en vont comme on se perd dans la mémoire
d’autrui, marchent au pas le long des mots
et de leurs trois temps en colonne
les verbes montent sur le Golgotha.
Â
Le ciel plane au-dessus d’eux
comme un vautour au-dessus d’un cimetière,
et, comme dressé devant
une porte fermée,
un homme frappe, enfonce des clous
dans le passé
dans le présent
dans le futur.
Â
Nul ne viendra jamais témoigner.
Les coups de marteau résonnent
au rythme lent de l’éternité.
Sous les verbes gît l’hyperbole de la terre
et la métaphore du ciel flotte au-dessus d’eux.
Â
Joseph Brodsky (Iossif Brodski), Collines et autres
poèmes, traduction de Jean-Jacques Marie, préface de Pierre Emmanuel,
éditions du Seuil 1966.

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Fraise des bois, me voilà! -
8 days and 18 hours ago
On me demande parfois où j’en suis avec le PS. C’est très simple. Je
sèche les réunions depuis longtemps. Mais je rencontre certains camarades
régulièrement. Je me tiens informé, je lis la presse. En revanche,
j’évite de lire tous les textes touffus autant qu’indigestes qui continuent
à me parvenir du PS par mail ou courrier. Faut vraiment être pro pour se fader tous
les pensums que savent produire les diverses instances du parti et même de braves militants
de base… Et la vie est brève.
Un peu par jeu, je me suis mis à jour de ma cotisation juste avant la votation sur les
motions et les élections du Premier secrétaire, du premier fédéral et
du sec’ sec’. Pour l’instance principale qui fut si aprement disputée,
j’ai accompli un vote de rejet d’une certaine manière de faire de la
politique. Ce ne fut ni un vote d’enthousiasme sur un programme ni un suffrage passionnel
pour ou contre quelqu’un. Mais le vote est en fait le seul pouvoir concret du
“super-citoyen” qu’est l’adhérent d’un parti. Pas la peine
d’aller aux réunions (sauf pour les pro) ! Je me demande d’ailleurs s’il
n’y pas des tas d’invisibles malins qui seraient multicartes, histoire
d’opérer un “pré choix” parmi les prétendants de droite
comme de gauche…
Tout à l’heure, j’ai croisé sur la place de la Brèche des
militants socialistes qui distribuaient des tracts contre Sarkozy et le travail le dimanche.
Entre Noël et le Premier de l’an, il fallait vraiment avoir la foi et un bon bonnet
sur le crâne pour ça. Pipe au bec, Pierre-Yves le sec’ sec’ avait
même mis ses gants pour le travail. Ils y croyaient manifestement, mes camarades. Ils
rencontraient un accueil contrasté : en gros, les vieux leur faisaient bon accueil mais
les jeunots s’en foutaient ostensiblement. Je ne sais pourquoi, je me suis souvenu alors
d’une brave et jolie militante socialiste rencontrée jadis lors d’une manif
pour la laïcité ou contre une énième réforme de
l’éducation nationale. Elle m’avait expliqué qu’en fait, le seul
pouvoir réel du militant était son bulletin de vote pour les élections
internes. A cette époque, j’étais étudiant, vaguement libertaire et en
tout cas pas prêt à m’encarter. Je n’en revenais pas, je croyais
qu’il y avait autre chose. J’avais voulu qu’elle m’explique.
“C’est peu, mais c’est déjà ça!”,
répliquait-elle.
Il n’y avait donc que cela ? Elle me regardait d’un drôle d’air :
qu’est-ce que je m’imaginais donc ? Evidemment, elle n’écartait pas
l’hypothèse de devenir un jour conseillère municipale de son patelin de
banlieue. Mais bon, elle savait aussi qu’en la matière la concurrence serait rude.
Elle me prit par la main, on reprenait les refrains de la manif comme deux gosses. On riait de
tout et de rien. Elle non plus n’allait pas à la plupart des réunions. Elle
essayait juste de se sentir en accord avec ses convictions profondes et un idéal certes
lointain mais quand même. En fait, le parti n’envahissait pas sa vie, ne lui donnait
ni supplément de sens ni avantage particulier. C’était comme un abonnement
à un journal de jardinage ou de cuisine : on feuillette beaucoup, on pratique peu.
J’avais jugé alors dilettante et bourgeois son style de militantisme.
On est encore sévère à vingt ans et quelque… Mais l’instant
d’après, dans le petit hôtel qui accueillit nos ébats vers Bastille, je
me disais qu’après tout cette militante avait une vision très
émancipée des choses et une peau très douce. Avec le recul, je comprends
mieux sa vision du militantisme et même j’y souscris volontiers. Je n’ai jamais
revu cette militante éclairée qui dut courir pour attraper son train de banlieue et
retrouver mari et enfants… Mais c’est elle qui avait raison. En tout cas, ce fut une
chouette manif’.
Je referme le tiroir aux souvenirs… (Bon Dieu, qu’est-ce qui m’a pris… ?)
Je reprendrai le cours de ce blog régulièrement mais à rythme doux et
dès que j’aurai à nouveau un ordinateur à la maison.
En attendant, bon réveillon à tous et à l’année
prochaine !

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Fraise des bois, me voilà! -
15 days and 18 hours ago
Si je me fais rare ces derniers temps, c’est suite à une panne d’ordinateur
à la maison. Mais je reviens l’année prochaine, après le passage du
Père Noël !
Bonnes fêtes à toutes et à tous !
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Fraise des bois, me voilà! -
43 days and 11 hours ago
Martine Aubry est donc proclamée Première secrétaire du PS après le
verdict de la commission de récolement et le vote du Conseil national, avec 102 voix
d’avance sur Ségolène Royal (et non plus 42). Comme quoi les erreurs et les
tricheurs, s’il y en eut, n’étaient manifestement pas tous du même
côté ! Après « Faut récoler, faut récoler
», on pourrait maintenant entonner « Tricherie, c’est fini...
» parce que c’est peut-être enfin fini maintenant, ce grand happening
socialiste ?
Voire... On ne sait pas si les ultras du camp Royal vont continuer longtemps à braire
qu’il faut revoter, ce qui reviendrait à enfoncer encore le parti dans la
pantalonnade. Leur patronne joue le velours de l’apaisement. Mais les ultras ne semblent
point désarmer comme on peut le lire chez Puzzle socialiste . Quant aux deux dames, elles se
seraient fait la bise sans effusion ni réconciliation mais elles ne pouvaient faire
autrement. Martine Aubry et Ségolène Royal sont condamnées à un
mariage d’intérêt et elles le savent bien l’une et l’autre.
C’est que le nerf de la guerre est finalement le meilleur garant de l’unité du
PS : on peut s’y détester, s’y haïr, mais la machine de conquête du
pouvoir qu’il constitue de facto par le mécanisme du financement des partis est
quelque chose dont nulle présidentiable n’est en capacité de se passer.
Alors, pas question d’encourir la pauvreté en changeant d’enseigne et donc
aucun risque d’explosion du parti !
Il faut remarquer qu’on n’entendit pas de contestations sur le vote des motions. Ni
sur le premier tour de l’élection du Premier secrétaire. Le spectre de la
triche hante le parti seulement depuis la soirée du second tour... Moi, j’ai
vraiment du mal à croire à ce fantôme qui s’est levé sur le
parti comme un étendard infamant. Pourquoi ? Pas par angélisme, non. Mais parce que
lors d’une élection interne au PS, tout le monde observe tout le monde du
début jusqu’à la fin du scrutin en un flicage réciproque et sans
relâche des délégués de chaque motion ou candidat(e).
Tout ce dispositif d’autocontrôle ne laisse aucune place à un bourrage
d’urnes et, de fait, les PV électoraux ont pratiquement partout été
contresignés et donc validés par les délégués de chaque camp.
Corrélativement, on n’a chopé nulle part au PS un zigue avec des bulletins de
vote plein les chaussettes... Alors comment diable font-ils, les tricheurs supposés ? Ils
doivent être sacrément malins s’ils existent...
Je me le demande et même, je demande solennellement aux camarades tricheurs de bien vouloir
nous expliquer par quels artifices ils procèdent. La ruse est en effet, au moins depuis
Ulysse aux mille tours, l’un des moteurs du progrès de l’humanité. Or,
tricher au sein du PS relèverait d’un art consommé de la ruse qu’il
conviendrait alors d’inscrire au patrimoine de l’humanité en marche.
C’est dans ce but seulement que je les convie à nous faire bénéficier
de leur science dans les commentaires. Pas tous à la fois, s’il vous plaît...
PS : Si aucun tricheur ne se manifeste, ça voudra logiquement dire que ces
élections ont été parfaitement réglo !

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Fraise des bois, me voilà! -
44 days and 14 hours ago
Mauvaise perdante, Ségolène Royal ? Honni soit qui mal y pense mais
cela semble décidément dur d’admettre une défaite pour la
présidente du Poitou-Charentes (on se souvient de ses déclarations juste
après la présidentielle). L’épisode que rappelle la Nouvelle République de ce
lundi, sous la plume de l’excellent billettiste
Théophrasque , mérite effectivement d’être rappelé. Je me
permets de le citer pour qu’on en juge :
« Le micmac du PS rappellera aux Niortais qui ont de la mémoire certaine
soirée de 1995, où un vote ric-rac contesté avait donné lieu à
un imbroglio tragi-burlesque. Ségolène Royal, partie à l’assaut de la
mairie, tentait de se faire désigner candidate par les militants qui lui
préférèrent ce soir-là Alain Baudin... à sept voix
près. Chaude ambiance. Qu’à cela ne tienne, l’état-major
départemental du PS, une demi-heure plus tard, annulait le vote lors d’une
réunion en urgence que présidait... Ségolène Royal, patronne du parti
dans le département. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. 1995-2008,
l’éternel retour ? »
Sauf qu’en 2008, nous ne sommes plus dans le tragi-burlesque mais dans le grand
n’importe quoi... Dans le
même numéro de la NR , on lit aussi les déclarations de plusieurs vassaux
locaux se croyant obligés de voler au secours de leur suzeraine. C’est
édifiant... Si c’est ça la rénovation du PS tant clamée par le
camp Royal, il vaut mieux croire au Moyen-Age qu’à la démocratie et aux
lendemains qui chantent...

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Fraise des bois, me voilà! -
46 days and 11 hours ago
Le Parti socialiste est devenu le village gaulois d’Astérix à l’heure
de la bagarre générale, sauf qu’Astérix n’est plus là et
qu’on s’enlise entre Zizanie et Combat des cheftaines. Et ce n’est
qu’un début, la bagarre continue... Martine Aubry est devenue Première
secrétaire du PS par 42 voix d’avance sur Ségolène Royal. Puis
l’on apprit que l’écart ne serait plus que de 18 voix... Bisque, bisque, rage
! Le camp Royal n’admet pas la défaite, hurle à la fraude électorale
en montrant du doigt le camp adverse et réclame de voter à nouveau. On croit
rêver : le respect du vote des militants, tant invoqué de part et d’autre ces
jours derniers, est tout bonnement jeté aux orties. Un désastre en terme
d’image.
Après deux tours préliminaires de ballottage (motions et candidats) pour larguer
les ballots, chacune clamait pourtant qu’elle « tendrait la main
» à l’autre pour « rassembler les socialistes ». Les
mains se sont tendues comme les ressorts d’une inépuisable boîte à
gifles. Le fond de la querelle est une question d’ambitions concurrentes bien plus que de
lignes politiques divergentes, à moins qu’il se soit agi de départager la
politique spectacle de la politique pas spectacle. En attendant, le PS s’exhibe dans le
rôle de la gauche la plus bête du monde. Genre numéro de clowns
échangeant des baffes. La droite et Bayrou rigolent et n’en croient pas leurs yeux.
Il n’était pourtant pas sûr qu’une défaite soit tant que
ça de nature à desservir les intérêts de Ségolène
Royal... A condition de l’admettre sportivement et de préparer avec une audience
renforcée au sein même du parti l’échéance qu’elle vise ou
le prochain congrès socialiste dans trois ans. Le poste de Premier secrétaire use
son titulaire, voyez Hollande. On souhaite donc bien du courage à Martine Aubry,
d’autant plus qu’elle ne dispose d’aucune majorité au conseil national
du parti, éclaté en quatre motions... Dans l’immédiat, et sans doute
pour longtemps, tout le monde a perdu : l’élue contestée et la battue
revancharde, les autres prétendants éliminés, les militants socialistes de
plus en plus déboussolés (professionnels de la politique exceptés, et
encore), les électeurs de base qui ne sont sans doute pas près de pouvoir voter
pour une alternative crédible à Sarkozy...

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Fraise des bois, me voilà! -
47 days and 13 hours ago
Si la France votait comme les Deux-Sèvres, elle ferait plaisir à Sarkozy qui
verrait son « adversaire préférée » arriver à la
tête du Parti socialiste. En effet, sur 1225 inscrits, il y eut 778 votants (taux de
participation 63,51 %) dont 759 exprimés et 19 blancs ou nuls.
Ségolène Royal obtient 584 voix (76,94 %) et Martine Aubry 175 (23,06 %).
A Niort ville, le taux de participation n’est que de 48,28 % et les suffrages sont plus
partagés : Royal recueille 123 voix (58,57%) et Aubry 87 (41,43%).
« Pfff ! », m’a confié un camarade qui revenait
d’accomplir son devoir électoral militant, « de toutes façons, quoi
qu’on ait voté, on a voté pour le perdant des prochaines
présidentielles »... Allons, allons, camarade on se ressaisit un peu : il y a
encore loin d’ici 2012 et puis tu verras, la gagnante va nous bonnir que c’est une
grande victoire de la démocratie au PS, que tout le monde va se mettre au travail, que les
adversaires d’hier vont marcher la main dans la main pour rénover le parti,
l’ouvrir à plein de vraies gens pour pas cher et plein d’autres
trucs merveilleux encore...

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Fraise des bois, me voilà! -
48 days and 13 hours ago
On vient donc de voter pour départager les triplés de PS-ville dont le
congrès de Reims vient d’accoucher. Du moins, c’est le premier tour. Dans les
Deux-Sèvres, Ségolène Royal est bien sûr en tête avec seulement
68,66 % des suffrages, mais les Deux-Sèvres ne sont pas la France...
Inscrits 1225. Votants 791, soit une participation de 64,7 % (en hausse sensible par rapport au 6
novembre où il y avait eu 694 votants et 57% de participation). Nuls : 6. Exprimés
785.
Aubry 77 (9,81 %)
Hamon 169 (21,53 %)
Royal 539 (68,66 %)
Ce qui est chouette, c’est qu’ils ont tous gagné en voix par rapport aux
scores obtenus par leurs motions respectives : + 31 pour Aubry, + 61 pour Hamon et + 131 pour
Royal. Il n’y a donc que des gagnants, certain(e)s plus que d’autres !
A Niort-ville, sur 223 exprimés pour le Sec’sec, Pierre-Yves Marais
(motion E) est reconduit dans ses fonctions avec 130 voix (61,61 %). Martine
Courjaud (motion C) obtient 81 voix et il y a eu 14 nuls.
Le vote pour le Premier secrétaire donne à Niort pour 223 exprimés (51 % de
participation) : Aubry 44 (19,73%) ; Hamon 70 (31,39%) ; Royal 109 (48,88 %)
Au niveau de la fédération départementale, Rodolphe Challet (motion E) est élu secrétaire
fédéral avec 583 voix (77 %) contre 174 (23 %) pour Fathi Bentabet
(motion C) et il y a eu 31 nuls.
PS : Juste une petite Promo pour comprendre le PS
!

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Fraise des bois, me voilà! -
52 days and 15 hours ago
Au Congrès socialiste de Reims , il y avait 4 motions
au départ et il n’y plus que 3 candidats au poste de Premier secrétaire.
C’est déjà un sacré progrès, non ? Blague à
part, la nuit de la Résolution (dite aussi nuit des longs couteaux) n’a pas
accouché de la synthèse langue de bois qu’on pouvait redouter (comme au
Mans). C’est pas trop grave, on est encore loin de la prochaine présidentielle...
Elle n’a pas non plus permis à un second couteau consensuel du type Vincent Peillon
d’émerger, histoire de transcender les rivalités de présidentiables,
les querelles d’égos ou de ne pas trop exposer le ou les candidats à la
candidature pour 2012.
Â
La palme de l’humour politique (involontaire, je suppose) revient incontestablement
à Martine Aubry pour cette phrase prononcée en séance plénière
dimanche matin : “Nous ne sommes pas ici dans un congrès de
personnes”. Champagne pour tout le monde, et du brut ! Reims aura juste
pétillé de trois candidat(e)s au lieu de quatre possibles ou d’un seul
candidat de compromis, comme c’était ordinairement le cas sous François
Hollande. Au moins, ce sont les leaders des trois motions C, D et E qui sont sortis du bois pour
s’en remettre jeudi (et vendredi pour un probable second tour) au vote des
militants : Benoît Hamon, Martine Aubry et Ségolène Royal.On va
dire, en essayant de ne pas rire, que c’est une clarification et une preuve de la
réalité du débat et de la vitalité démocratique au sein du
PS...
Â
Bertrand Delanoë ayant jeté l’éponge, les suffrages recueillis par la
motion A vont se répartir principalement entre Aubry et Royal. En avant la
musique ! Le trio des candidats va seriner à qui mieux mieux le
«Â rassemblement de tous les socialistes »,
«Â l’ancrage du PS à gauche » ou encore
la « rénovation du parti ». Ca ne mange pas de pain et
c’est plus fédérateur que de s’engluer sur la question de
l’alliance ou non avec Bayrou, une sorte de motion hors PS qui a empoisonné trop de
débats à Reims, comme s’il ne valait pas mieux d’abord essayer de
préciser au populo ce qu’on ferait une fois de retour aux affaires.
Du coup, populo s’en fout et moi je me demande si celui ou plutôt celle qui
émergera du trio pour émarger à Solférino ne porte pas
déjà les stigmates d’un prévisible quatrième échec
socialiste à la Présidentielle... Reste encore un espoir : il y aura
bien un congrès du PS en ...2011, n’est-ce pas ?

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Fraise des bois, me voilà! -
54 days and 2 hours ago
Mes potes des motions A et E viennent de m’envoyer une carte-postale
téléphonique du congrès de Reims. Sur celle du pote E, il y a plein de
soleil, tout va bien. La carte du pote A est un paysage de grisaille. «Â La
candidature de Ségolène a été proposée par Rebsamen et
adoptée sous les acclamations. Celle de Peillon aussi, dans la foulée. Il est
très populaire ici », jubile le premier. On se marre tous les deux
derrière nos portables : «Â Normal, dans un mouvement
bonapartiste, tout le monde est derrière Bonaparte
sinon... »Â !
Â
Mon pote A va retourner en réunion. Après la première réunion de
motion hier, ce matin il rejoint un groupe autour de Moscovici et cet après-midi re-belote
avec l’ensemble de la motion A. «Â Delanoë ne se rallie pas
à Royal malgré des «Â contacts amicaux et
sympathiques » et puis avec les motions C et D les relations sont ardues
même si les motifs de rapprochement sont forts. Mais il faudrait que la candidature de
Benoit Hamon ne soit pas une condition sine qua non. L’idéal serait que les leaders
A, C et D se retirent et qu’on présente une candidature issue de la motion
A... », spécule-t-il laborieusement sans me dire laquelle. Bref,
c’est loin d’être décanté chez eux et je me demande même si
la motion A ne va pas se diluer doucement au fil des heures...
Â
Pour l’anecdote, un pote de la motion B (pôle écolo) m’annonce tout
penaud le ralliement de la B à Royal. Bof, c’était couru d’avance que
ceux-là viendraient frayer avec le plus fort le moment venu... Mon pote E découvre
l’ambiance congrès, son gigantisme mais aussi ses bruits de couloir et ses petites
rumeurs. Il a vu des camarades des Bouches-du-Rhône qui lui ont juré leurs grands
dieux que «Â Ségolène ne serait pas première
secrétaire, c’est Guérini qui nous l’a dit ».
Mais ça, c’était pendant le discours de Hollande qui a bien amusé mon
pote E pour avoir dit successivement qu’il était naturel que le rassemblement se
fasse autour de la motion arrivée en tête et qu’il était aussi naturel
que les autres motions cherchent d’autres solutions… Ca se passe comme ça au
Parti socialiste...
Â

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Fraise des bois, me voilà! -
55 days and 1 hours ago
Pour le Parti socialiste, le congrès de Reims a en fait commencé bien avant
aujourd’hui par des tractations, des lettres, des supputations d’alliances, des
déclarations dans la presse... bref tout ce qui constitue l’enfumage
médiatique (et aussi le sel) d’une belle partie de poker menteur. Pour les tenants
des quatre grandes motions (Royal, Delanoë, Aubry, Hamon), il s’agit là de
prendre le pouvoir au sein du parti et pas d’autre chose. Ou plutôt si :
au-delà de la désignation du Premier secrétaire, chaque
présidentiable veut se positionner pour 2012. Là se pose le dilemme
suivant : devenir Premier secrétaire permet certes de se rendre visible dans
l’opinion mais n’est-ce pas aussi trop s’exposer au risque
d’écorner son image de marque ? A trop bien tenir son rôle,
Hollande ne s’est-il pas carbonisé comme présidentiable, alors qu’en
principe le poste de premier secrétaire était au PS le tremplin
«Â naturel » vers la candidature
présidentielle ?
Â
Il n’est pas sûr que la présence à Reims de la Sainte ampoule
n’éclaire beaucoup les débats socialistes. Ni qu’elle apporte une
salutaire onction à la sérénité des débats. Et puis
c’est pas un futur Roi de France en mal de trône qu’il s’agit de sacrer,
mais juste un(e) prétendant(e) à la fonction de Président de la
République, pardon, juste le taulier d’un grand parti de gouvernement...
L’essentiel se passera comme d’habitude en un très petit conclave de
délégués triés sur le volet, dans la nuit de samedi à
dimanche, d’où devrait sortir une Sainte Thèse destinée à
«Â rassembler les socialistes ». Cette nuit dite de
la Résolution n’est jamais au PS le matin du grand soir mais le psychodrame
périodique destiné à évacuer les tensions qui résultent
d’une saine émulation entre chefs de motions conjuguée à une grande
vitalité démocratique. L’ennui, c’est que cette fois il y en a vraiment
beaucoup, des tensions au PS...
Â
Pour la partie spectacle, le congrès sera comme d’habitude une grande tribune
où s’égrènera une litanie d’interventions de camarades porteurs
de tas d’idées intéressantes entrecoupée de la prestation de divers
éléphants. Comme aucun leader suffisamment rassembleur n’a
émergé du vote des militants, chaque motion et chaque leader ayant encaissé
au moins 70 % de votes contre lui, on s’oriente probablement vers un Premier
secrétaire de compromis.
Celui-ci pourrait être Vincent Peillon, très présent dans les medias ces
derniers jours, issu de la Motion E (Royal) arrivée en tête et pouvant incarner une
certaine relève générationnelle. Le zigue est habile. Il sait manier la
langue de bois (ce matin encore sur France Inter) mais est aussi un intellectuel de valeur. Mais
en tant que député européen et donc quasi hors sol, il présente un
déficit de racines dans un parti nourri d’élus locaux. Mais rien n’est
sûr, il faut ménager le suspens. Oui, tout est possible au Parti socialiste...
Â
PSÂ : Je n’irai pas à Reims, pris par des chantiers pour moi plus
essentiels. Mais j’y ai quelques antennes...
Â
PS 2Â : Dans les Deux-Sèvres, on rigole bien aussi. La seule candidature au
poste de Premier fédéral était celle de Rodolphe Challet (A),
déclarée selon les formes lors du congrès fédéral de
Vouillé. Depuis, deux candidatures sauvages (déclarées
après ce congrès) s’étaient manifestées
notamment par voie de presse, celles de J-M Gomes-Teixeira (B) et de Fathi Bentabet (C). Une
commission ad hoc a validé mercredi soir ces candidatures. Mais Gomes-Teixeira n’est
plus candidat... Il n’est plus candidat non plus à la section de Niort où
l’on retrouve Fathi Bentabet (C) et... Martine Courjaud (motion C elle aussi) en
challengers du sortant Pierre-Yves Marais (A). La motion C affiche une belle
vitalité démocratique à Niort ;-)
Â
Â
Â
Â

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Fraise des bois, me voilà! -
58 days and 12 hours ago
Le 11 novembre 1998, Lionel Jospin avait
parlé à Craonne de «Â réintégrer pleinement
dans notre mémoire collective nationale » les mutins de 17 et
autres fusillés pour l’exemple. Dix ans après, à Douaumont, Nicolas
Sarkozy n’a pas osé risquer le mot
«Â réhabilitation ». Dommage, il eut pourtant
joué là un joli coup médiatique et rendu enfin justice à ces
réfractaires à l’absurde boucherie, à ces poilus martyrs
exécutés «Â pour l’exemple » sur ordre de
hauts gradés sanguinaires qui, eux, moururent dans leurs lits douillets bien après
la fin des hostilités...
Rendons cependant grâce à Sarkozy que ses propos ne sont pas en retrait sur ceux de
Jospin : «Â ...je veux dire au nom de la nation que beaucoup de
ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas deshonorés,
n’avaient pas été des lâches, mais que simplement ils étaient
allés jusqu’à l’extrême limite de leurs
forces. » Mais il n’a pas franchi le pas lui non plus. Il faudra
sans doute attendre la commémoration de 2018 pour que le Président du moment ose
enfin lâcher le mot qui fâche... mais qui fâche qui encore ? On se
le demande.
Â
PSÂ : Il y a trois ans déjà, j’avais causé de Jospin et les mutins.
PS 2 : Lundi soir au très beau musée Bernard d’Agesci (Niort), j’ai
assisté à une excellente évocation de la Grande Guerre, de ceux qui en
souffrirent et des rares qui tentèrent d’y résister par les historiens
Maurice Moinard, Jacques Garandeau, Claude Morillon et un guitariste qui entonna la Craonne .
Â

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Fraise des bois, me voilà! -
61 days and 23 hours ago
Ce soir se tiendra donc à Vouillé le Congrès fédéral pour
pourvoir le Conseil fédéral au prorata des résultats obtenus par chaque
motion dans les Deux-Sèvres. Le problème va être d’arriver à
féminiser un peu ce Conseil, faute de vocations (11 candidates en tout pour 40
sièges). Les choses sérieuses reprendront le 20 novembre, où l’on
votera derechef pour désigner le Premier secrétaire, le Premier
fédéral et le sec’sec’ de chaque section. En coulisses circulent les
noms de tout un fretin de candidats plus ou moins déclarés pour faire Premier
fédéral dans les Deux-Sèvres. On savait déjà que
Première Fed’, désormais conseillère générale,
renoncerait. C’est confirmé. Le trésorier fédéral, Roland
Simon, ne rempilerait pas non plus.
Â
On parle ainsi de Pierre-Yves Marais (motion E, Ségolène Royal) dont le parcours
est amusant. Motion 5 (courant rénovateur) en vue du précédent
congrès, à peine élu secrétaire de section suite à la
démission de Plan-Plan n°1, cet ardent soutien de Geneviève Gaillard
avait fanfaronné dans la presse qu’il serait sur la liste qui allait gagner les
élections à Niort... avant finalement d’être blackboulé de
ladite liste ! Plus récemment, notre Plan-Plan n° 2 avait
annoncé en réunion de section son ralliement à la motion E, preuve selon
certains observateurs d’un réel sens politique pour tenter de se placer en vue des
régionales...
Â
Ensuite, un certain J-M Gomes-Texeira, qui a dû être candidat quelque part à
des élections cantonales, serait sur les rangs porteur du dossard de la motion B
(Pôle écolo, Geneviève Gaillard). Enfin la rumeur prête au nouveau
second adjoint aux finances à Niort, l’économiste Alain Piveteau, lui-aussi
ancien motion 5, l’intention de candidater et il serait motion D (Aubry).
Â
Ces trois braves garçons feraient sans doute parfaitement l’affaire, s’il
n’y avait pas une bien meilleure candidature encore dans le Landernau deux-sévrien.
Rodolphe Challet (motion E) y réfléchit sérieusement. Il a
déjà consulté pas mal de baron(ne)s socialistes qui lui ont
déjà signifié leur soutien ou leur consentement. Et il
fédérerait bien au-delà de la seule motion E (où il au moins un
rival, donc), sa candidature étant accueillie favorablement du côté des
motions C et A. L’intéressé ne devrait plus tarder à se
déclarer. Ca semble simple dans les Deux-Sèvres !
PS : Premiers dégâts collatéraux de la votation d’hier au
PS : Mélenchon et Dolez ont annoncé leur départ du
PS…

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Fraise des bois, me voilà! -
62 days ago
Le vote des militants socialistes a en tant que tel une sacrée importance pour
l’avenir de la France. Si, si, sans blague. Il est censé préparer un
congrès qui lui-même est censé mettre un(e) candidat sur orbite pour la
présidentielle de 2012. Mine de rien, c’est une sacré responsabilité
que d’avoir voté hier soir, j’en suis bien conscient. Les militants
socialistes (et ailleurs aussi quand ils le font) qui votent comme ça en interne sont un
peu des «Â super-citoyens » qui décident en amont des
candidatures qui seront un jour proposées à l’ensemble de leurs
concitoyens...
Â
Sauf que là, on n’a rien décidé et on n’a aucune
visibilité. Subtil écran stratégique ? Tu parles !
La réalité, même si on ne votait officiellement que sur des idées et
dans l’optique d’élire un premier secrétaire, c’est que le parti
est en panne de leadership et que le résultat du vote du 6 novembre n’est
guère porteur de clarification, bien que forcément une motion (la E, Royal) soit
arrivée en tête. Et comme personne parmi les présidentiables ne veut trop
s’exposer et n’est en situation de s’imposer comme leader suffisamment
fédérateur, on s’oriente sans doute vers un Premier secrétaire pas
trop dérangeant pour personne, c’est-à-dire pas candidat en 2012. Personne ne
voulant donc se faire rincer à Reims, ce sera donc le retour à l’option
Moscovici mais sans doute pas avec ce nom là, encore que, tout est possible au
Parti socialiste...

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Fraise des bois, me voilà! -
62 days and 11 hours ago
Les Deux-Sèvres ne sont pas la France, mais ce vote des militants devrait être
marqué par une forte abstention. Sur 1225 inscrits dans le 7-9, les votants furent 694,
soit (de tête) un taux de participation de 57 %. C’est certes plus de la
moitié mais on a connu mieux, je crois... Sans surprise, la motion E (Royal) arrive en
tête avec 408 voix (58 %) devant la motion C (Hamon) avec 108 voix (15 %), la motion A
(Delanoë) 63 (9 %), la motion D (Aubry) 46 (6,5 %), la motion B (Pôle écolo) 43
(6 %) et la motion F (Utopia) 19 (2,5 %).
Pour la ville de Niort, c’est beaucoup plus simple encore : il n’y a que
des vaincus même si la motion E arrive nettement en tête, sans être
majoritaire. Sur 438 inscrits, il y eut 194 votants, soit une participation inférieure
à 50 %. La motion E obtient 74 voix (37 %) devant la C (31), la A (30), la B (29) la D
(26) qui réunissent chacune +/- 15 %, puis la F (4). Pourquoi dis-je
«Â que des vaincus »Â ? Parce qu’à
coup sûr tout le monde espérait nettement mieux, à commencer par la motion B
(Pôle écolo) dont l’une des signataires était la
députée-maire de Niort, Geneviève Gaillard, mais nul n’est
prophète en son pays...
Â
On note dans le département le score flatteur de la motion C (Hamon) et le relativement
bon résultat de la motion D (Aubry) pourtant assez dépourvue de relais alors que
les scores de la motion A et de la motion B doivent décevoir leurs animateurs. La nette
suprématie de la motion E était attendue dans un département où tous
les sec’sec’ et pas mal d’élus sont des obligés de
l’ancienne députée de la 2ème circonscription.
Â
Dans le pays, il semble que la tendance soit à une courte mais nette avance pour Royal (un
petit tiers des suffrages) devant Aubry et Delanoë (un gros quart chacun)Â pas
encore départagés pour la seconde marche du podium à l’heure où
j’écris. Si un effet «Â crise » a soufflé
sur le vote des militants socialistes, il semble avoir globalement plus boosté la motion D
(Aubry) que la motion C (Hamon) avec environ un cinquième des suffrages.
Â
On s’oriente donc vers un(e) Premier secrétaire de compromis ou plutôt de
composition car il lui faudra composer avec tous sans se compromettre avec personne en
particulier. Oui, vraiment et plus que jamais, tout est possible au
PS...

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Fraise des bois, me voilà! -
63 days and 13 hours ago
Barack Obama est-il le premier président noir des Etats-Unis ou le premier noir
président des Etats-Unis ? Faut-il focaliser sur la couleur de peau du nouvel
élu ? Sans doute le peuple américain a voté pour un programme,
pour une orientation politique et pour congédier une administration Bush de plus en plus
décriée à l’intérieur comme à l’extérieur
des USA. Cette large victoire du camp démocrate balaie ainsi le désastreux cycle
Bush junior.
Â
Mais dans le genre électoral, il n’est de victoire qu’incarnée. Et
Barack Obama incarne une Amérique qui nous donne, sur le vieux continent, une belle
leçon d’ouverture à l’autre et de fraternité. Un métis
afro-américain devient président de la première puissance
mondiale : c’est la fête aux USA, c’est la fête au Kenya et
un peu partout dans le monde ! C’est un vent d’espoir qui souffle sur la
planète, pour les plus démunis et pour les minorités visibles. C’est
un déclic : les préjugés raciaux et le racisme sont en recul, un
esprit éclairé et plein de charisme va sortir les Etats-Unis du bourbier irakien et
de la crise économique. Oui, maintenant tout est possible !
Â
La joie des supporters démocrates, blancs et noirs mêlés, faisait plaisir
à voir. La dignité et le fair-play des perdants républicains
(«Â nous sommes tous américains ») aussi.
L’oncle Sam n’est pas un grand Satan. Peut-être même qu’il vient
d’accoucher d’un nouveau messie… En tout cas d’un type exemplaire, jeune
président déjà historique. Dans la vieille Europe, en France en particulier,
on est infoutu d’en faire autant. Combien avons-nous de députés ou
sénateurs noirs, arabes ou même asiatiques ?
Â
Barack Obama a gravi tout le cursus honorum : élu local puis élu
fédéral et enfin la Maison Blanche. Et chez nous, si l’on a au gouvernement
des ministres issus de l’immigration, c’est seulement par le fait du prince qui les a
nommés. C’est Sarkozy aujourd’hui comme Mitterrand hier avec Kofi Yamgnane , qui
était maire lors de sa nomination mais n’est devenu député
qu’après son ministère. Dans les partis (PS, UMP et autres), il est
étonnamment rare que puissent émerger des candidats de couleur pour la
députation... Alors si vraiment «Â Yes, we
can », on a encore du boulot...
PS : Tiens, ce jeudi on vote en France… au PS. J’en
causerai !

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Fraise des bois, me voilà! -
69 days and 17 hours ago
Le secrétaire d’Etat Luc Chatel était à Niort ce matin pour la cellule
de crise convoquée en préfecture, après l’annonce de la liquidation de
Camif-particuliers . Ambiance tendue à
l’intérieur, manifestation pacifique de quelque 200 personnes à
l’extérieur, encadrement policier discret. Pas de miracle, pas de surprise.
«Â Nous savions par avance les mesures qu’il allait proposer, y
compris les montants », a déclaré une syndicaliste devant les
télés . Les salariés licenciés devraient ainsi recevoir 90% de
leur salaire net durant 8 mois. Mais après ? Chacun sait que moins de la
moitié des anciens salariés du groupe Camif licenciés lors des précédents plans de
restructuration n’ont pas retrouvé de travail...
Â
On s’interrogeait à Niort, et même dans les commentaires de la chronique
précédente, sur le montant des salaires à la Camif. J’ai
demandé au hasard à un salarié, bonnet vissé sur le crâne
devant les grilles de la préfecture. Réponse :
«Â Je gagnais 1300 € nets après 23 ans de
boîte comme ouvrier qualifié ». Pas vraiment une
paie de privilégié. Lui et d’autres manifestants m’ont en revanche
parlé d’un nombre étonnant de cadres (plus de 500 dans ce qui reste du
groupe CAMIF ) dont les plus haut
placés palpaient bonbon...
Mais un coup d’Å“il suffisait pour deviner que les plus hauts salaires
n’étaient manifestement pas beaucoup à avoir fait le déplacement ce
matin... Et puis toujours ce sentiment d’injustice face aux salaires, aux chèques de
départ et à l’impunité dont ont joui les responsables du naufrage.
«Â Il y avait bien un conseil de surveillance, mais ils n’ont pas
dû surveiller grand chose », ironisait amèrement un
licencié. Qui parlait de «Â patrons voyous »,
déjà ?
Â

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