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FredCavazza.net -
2 days and 8 hours ago
Celles et ceux qui me lisent depuis un certains temps, notamment sur des sujets liés
à l’ergonomie et à la conception d’interfaces web, savent à quel
point j’insiste sur les conventions (liens soulignés bleus…) et
les risques liés au non-respect de ces conventions. Bon… vous pourriez me dire
qu’il y a convention et convention mais là n’est pas mon propos, je
ne cherche pas à rentrer dans ce débat.
Bref, tout ça pour dire que je suis récemment passé sous Mac et que
j’ai découvert un utilitaire tout à fait singulier : Skitch. Pour
faire simple, il s’agit d’un outil de capture, de retouche et de partage
d’images (uniquement disponible sur Mac). Il existe de nombreux logiciels proposant la
même chose (dont le très original Jing) mais Skitch
propose une interface tellement déconcertante que ça mérite un billet.
La particularité de ce fameux Skitch est de proposer une fenêtre où
les différentes icônes et fonctions sont réparties tout autour du
cadre :
Deuxième particularité : le modèle d’interaction très
particulier qu’il propose pour redimensionner, renommer et sauvegarder une image. Dans
n’importe quel outil vous vous attendriez à faire quelque chose comme :
- Menu “Image” puis option “Redimensionner” ;
- Menu “Fichier” puis option “Enregistrer sous” avec une fenêtre
de dialogue pour choisir le nom et l’emplacement du fichier.
Et bien ici pas du tout car le redimensionnement se fait directement en
déplaçant un des coins de la fenêtre et le renommage en saisisant le
nom du fichier et le fomat dans le champ en bas de la fenêtre :
Encore plus déroutant : pour sauvegarder le fichier il faut attraper
l’onglet “drag me” en bas de fenêtre et le positionner à
l’emplacement désiré (sur le bureau, dans un fichier ou un
email…) :
A la première utilisation c’est très déroutant mais on a vite fait de
se prendre au jeu et surtout de se dire que ce modèle d’interaction est terriblement
efficace. Voici donc un bon exemple de non respect des conventions qui pourtant fonctionne
plutôt bien. Un excercice très délicat (voir carrément dangereux) mais
qui donne un caractère très particulier à cette application (en plus de la
couleur rose).
Dans le même genre il y a également Chrome qui a
supprimé la barre de menu. Si vous connaissez d’autres exemples,
n’hésitez pas à publier les liens en commentaire.
Alors bien évidemment vous vous doutez bien que je ne vous recommanderais pas dans un
premier temps d’appliquer ce principe (”Don’t try this at
home“), mais il y a tout de même de quoi nourrir une réflexion
intéressante sur une approche en décallage complet avec les conventions et autres
normes informelles (le fameux “Thinking outside the box“).


|
FredCavazza.net -
4 days and 3 hours ago
Comme à chaque début d’année je vous propose une petite
rétrospective de mes meilleurs billets, non pas ceux qui ont fait le plus
d’audience mais ceux dont je suis le plus fier.
Vous trouverez donc ci-dessous une compilation de ma production sur ce blog, car je me permet de
vous rappelez que je rédige également six autres
blogs :
Médias sociaux
Prenons du recul vis à vis de Facebook
Utilisabilité
RIA
Mobile 2.0
Games 2.0
Les grands de ce monde
Carnet de voyage
Coups de gueule
Inclassable
Â
Voilà, j’espère que l’année 2009 sera
aussi enrichissante que mes 5 premières années de blogging
!


|
FredCavazza.net -
17 days and 14 hours ago
La sortie de Native
Client, une technologie encore expérimentale du Google Labs, est passée
complètement inaperçu à quelques rares billets près. Le
problème n’est pas que les blogueurs soient peu inspirés par cette nouvelle,
mais plutôt que ce produit a tellement été mal présenté
au public que personne ne sait trop à quoi ça va servir. Pour information
il m’a fallu près de deux semaines de cogitation avant d’attaquer la
rédaction de ce billet.
Pas réellement un concurrent de Flash ou de AIR
Force est de constater que ce nouveau produit est plutôt obscure, que les explications sont
rares et que même les équipes à l’origine de ce projet sont incapables
de fournir une explication clair (cf.Â
Native Client: An OS in Your Browser). Pour faire simple, Native Client est
un… “truc” que vous installez sur votre ordinateur pour pouvoir
exécuter au travers de votre navigateur des applications en ligne écrites en code
natif (C ou C++). Si vous avez le courage vous pouvez toujours lire l’annonce officielle
mais vous n’y apprendrez pas grand chose de plus :Â
Native Client, A Technology for Running Native Code on the Web.
Ne vous y trompez pas, même s’il est beaucoup questions de RIA, NaCl
n’est ni un plugin à la Flash ou Silverlight,
ni un runtime à la AIR.
Ce n’est pas non plus une technologie qui exploite une machine virtuelle à la
JavaFX et pour finir
c’est encore moins un mini-système d’exploitation. En fait c’est un peu
tout ça à la fois (bien que pas tout à fait). Lire à ce sujet
:Â
Why Google Native Client is not a Flash competitor.
En tout cas le moins que l’on puisse dire c’est que Native Client laisse un certain
nombre d’observateurs avertis très sceptiques :Â
Google Native Client: A Game Changer or an Also-Ran? etÂ
Google Native Client: web deluxe, or ActiveX redux?.
Avec Native Client ne gaspillez plus la ressource de votre processeur
Pour bien comprendre tout l’intérêt de Native Client (NaCl pour les intimes),
il faut se pencher sur l’architecture des ordinateur et surtout sur le fonctionnement des
plug-in. Pour faire simple un ordinateur est composé de couches matérielles (la
carte mère, le processeur, la carte graphique…) et de couches logiciels (le
système d’exploitation, les applications…). Quand vous consultez une
interface riche en Flash, celle-ci repose sur du code qui est interprété par le
plug-in, par le navigateur, par le système d’exploitation et finalement par le
processeur (qui ne comprend que l’assembleur). Ce dernier traite l’instruction et
remonte un résultat dans l’autre sens. Toutes ces couches sont autant
d’intermédiaires qui font que vous gaspillez de la ressource (mémoire et
puissance de calcul). Voilà pourquoi les animations 3D exécutées dans Flash
vous paraissent minables comparez à ce que votre carte graphique est capable de faire.
Avec Native Client, la promesse est de ne plus gaspiller cette ressource en
évitant les intermédiaires (notamment le système
d’exploitation) et de faire en sorte que les applications en ligne
exécutées dans votre navigateur ne soit que 1% moins lentes que celles qui sont
installées sur le système d’exploitation. Lire à ce sujet
l’excellent mais très technique article de Samy :Â
Avec Native Client, Google invente l’OS dans le navigateur.
Avec Native Client faite une croix sur 20 ans d’évolution des langages de
programmation
Si la promesse est belle (des performances sans commune mesure) et l’exploit technologie
réel, il y a une contre-partie : les applications en ligne doivent être
développées en C ou C++. Pourquoi ? Parce que ce sont des langages de bas
niveau qui sont très proches de l’assembleur (donc des 0 et 1 puisque le processeur
ne comprend rien d’autre).
Et c’est là où ça coince : le C et le C++ sont des langages de
programmation d’une autre époque, une époque où l’on ne
résonnait pas du tout de la même façon et où la ressource
système étaient une denrée rare (mémoire et puissance de calcul).
Le problème c’est que nous sommes maintenant en 2009, que  la
ressource n’est plus un problème et que plus personne ne programme en C.
Ceci est principalement dû au fait que de nouveaux langages beaucoup plus
sophistiqués se sont imposés (notamment Java et C#) et parce que les environnement
de développement sont maintenant beaucoup plus productifs (à l’image d’
Eclipse ou de
Flex Builder). D’où cette impression d’anachronisme face à NaCl.
Donc concrètement pour bénéficier des performances de Nacl il faut revenir
20 ans en arrière et se réapproprier des langages qui font dramatiquement chuter la
productivité. En clair il va vous falloir beaucoup plus de temps pour développer la
même application (sous réserve que vous ayez trouvé les bonnes personnes).
Tout ça pour quoi ? Pour de  meilleurs performances, mais est-ce que la
performance est réellement un problème ?
Le faux débat de la performance
Oui, la performance est importante, car il en faut pour faire tourner dans votre navigateur des
applications équivalentes à ce que vous avez sur votre disque dur. Mais d’un
autre côté est-ce que c’est un but légitime ? Traduction : Quel
est l’intérêt de faire tourner Word 2007 dans votre navigateur quand un wiki
peut vous apporter un bien meilleur service ? Quel est l’intérêt de
faire tourner un mastodonte comme Photoshop dans votre navigateur alors que dans 90% des cas vus
pouvez vous suffir de Photoshop Express ou de Picnick ?
Nous entrons ici dans la partie délicate de la discussion autour de NaCl, la partie
où l’on va se rendre compte que cette technologie est surtout révolutionnaire
pour les éditeurs de logiciels, pas pour les concepteurs d’interfaces riches.
L’industrie du logiciel est en effêt en train de se scinder en deux clans :
d’un côté les applications lourdes (Photoshop, 3DSMax…) qui sont avant
tout destinées à un petit nombre de professionnels spécialisés dans
un domaine et nécessitant beaucoup de ressources (mémoire, puissance de calcul,
capacité de stockage…), de l’autre des applications plus
légères ( SalesForce,
Basecamp…)
qui sont avant tout orientées collaboration et qui consomment très peu de
ressources. Le modèle SaaS est donc parfaitement adapté à la seconde
catégorie avec des technologies parfaitement maîtrisées (HTML + Javascript,
Flash…) qui ne posent pas de problème de performance.
Ceci est d’autant plus vrai que les dernières versions de navigateurs
comme
Firefox, Opera
ou Chrome
ont fait un bond spectaculaire et ont réussis à décupler les
performances d’exécution de code Javascript. Et comme une bonne nouvelle ne
vient jamais seule, les plug-in progressent aussi à pas de géant puisque Flash 11
et Silverlight 3 devront également marqués une nette rupture de performance avec
une prise en charge beaucoup plus poussée de l’accélération
matériel, donc un recours plus intensif aux composants hardware (notamment la carte
graphique) et moins de gaspillage de mémoire. Ca ne vous rappelle rien ? Bref, toutes ces
améliorations à venir nous font relativiser le gain de performance annoncé
par NaCl. Mais bon… l’idée n’est pas neuve (cf.Â
Google Native Client : Un ActiveX-Like ?) et n’oublions pas non plus que le javascript
à ses limites (cf.Â
L’invasion des machines virtuelles).
Reste la question des suites bureautiques en ligne comme Google Docs ou
Zoho qui sont un peu
lentes (même sur les dernières version de navigateur), mais nous venons de voir plus
haut que de toute façon les outils bureautique sont condamnés au profit de
logiciels de PAO plus puissants (pour les pros de la mise en page) ou au profit de wikis (pour
les collaborateurs lambda comme vous et moi).
Donc au final NaCl doit être avant tout considéré comme une
environnement d’exécution et de déploiement révolutionnaire
car il permet aux éditeurs de ne développer qu’une seule version de leurs
applications et de les distribuer via le web (en évitant les circuits de distribution
classiques avec boîtes et DVD). Vous noterez au passage que cette solution n’a
été rendu viable que depuis l’adoption d’une architecture commune (x86
sur processeur Intel) par les constructeurs et éditeurs de système
d’exploitation (Microsoft / Windows, Apple / Mac OSX, Linux). Pour en savoir plus sur le
potentiel de NaCl dans ce domaine je vous recommande cet article de Louis Naugès
:Â
Web 2.0, Lla marginalisation, définitive, de Windows sur les PC.
C’est quoi déjà une interface riche ?
Mais revenons à nos moutons : les interfaces riches. Dans la vision de Google, les
interfaces riches sont avant tout destinées à être exploitées dans le
cadre d’applications en ligne. Mais cette vision est très réductrice car que
fait-on des innombrables interfaces riches qui reposent sur de la vidéo, des animations,
du son, des transitions et autres effets spéciaux ?
Même si Native Client intègre un moteur de rendu vectoriel, Flash
(et dans une certaine mesure Silverlight) reste la
technologie la plus appropriée et de très loin pour faire ce type
d’interface. Est-ce que vous vous imaginez faire un carrousel, un configurateur ou
un assistant au choix en C ou C++ ? Non bien évidement car ce n’est pas pour cela
que ces langages ont été conçus. L’avantage de Flash est
d’autant plus net qu’il est couplé avec un environnement de production
parfaitement adapté à ce type d’interface ainsi qu’une infinité
de bibliothèques prêtes à l’emploi pour gagner du temps. Vous noterez
que l’approche de Google centrée sur les applications en ligne se vérifient
également avec d’autres produits comme GWT, un
framework Ajax qui est exclusivement tournée vers une logique applicative.
Bref, ce n’est pas demain que nous allons voir des studio de production comme 2advanced, Blitz, Megalos ou Soleil Noir
abandonner Flash pour faire du C. Ces studios sont capables de faire des prouesses que le C
n’autorise pas.
Conclusion
Si nous résumons :
- NaCl n’est pas un plug-in, c’est un projet encore expérimental qui
n’est même pas en phase alpha ;
- NaCl n’est pas un mini-système d’exploitation, c’est un
complément qui permet de contourner des intermédiaires ;
- NaCl n’est pas concurrent de Flash ou Silverlight qui sont bien plus performants pour
faire de belles interfaces riches ;
- NaCl dépend de langages de programmation (C et C++) qui posent de réels
problèmes de disponibilité de main d’Å“uvre et de
productivité ;
- NaCl propose une approche tout à fait intéressante de la distribution de
logiciels, mais les gros éditeurs disposent de leviers très puissants (accords
cadres, partenariats, lobbying…) pour défendre leur modèle de distribution
(et je ne parle pas que de Microsoft).
Voilà pourquoi NaCl va très certainement chambouler la longue traîne
de l’industrie logiciel mais que cette technologie n’est en l’état pas
viable pour survivre sur le marché des RIA. Marché déjà bien
encombré avec Flash,Â
Silverlight,Â
JavaFXÂ ou
des acteurs de niche comme Curl ou
Unity3D (respectivement
pour des applications en ligne d’entreprise et pour des jeux en 3D comme Cmune).
Reste donc deux possibilités : Soit Google fait fortement évoluer son produit pour
le rendre réellement attractif (en supportant notamment d’autres langages que le C
ou le C++), soit NaCl restera une expérimentation intéressante mais qui sera
confinée à un usage interne chez Google.


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FredCavazza.net -
17 days and 14 hours ago
La sortie de Native
Client, une technologie encore expérimentale du Google Labs, est passée
complètement inaperçu à quelques rares billets près. Le
problème n’est pas que les blogueurs soient peu inspirés par cette nouvelle,
mais plutôt que ce produit a tellement été mal présenté
au public que personne ne sait trop à quoi ça va servir. Pour information
il m’a fallu près de deux semaines de cogitation avant d’attaquer la
rédaction de ce billet.
Pas réellement un concurrent de Flash ou de AIR
Force est de constater que ce nouveau produit est plutôt obscure, que les explications sont
rares et que même les équipes à l’origine de ce projet sont incapables
de fournir une explication clair (cf.Â
Native Client: An OS in Your Browser). Pour faire simple, Native Client est
un… “truc” que vous installez sur votre ordinateur pour pouvoir
exécuter au travers de votre navigateur des applications en ligne écrites en code
natif (C ou C++). Si vous avez le courage vous pouvez toujours lire l’annonce officielle
mais vous n’y apprendrez pas grand chose de plus :Â
Native Client, A Technology for Running Native Code on the Web.
Ne vous y trompez pas, même s’il est beaucoup questions de RIA, NaCl
n’est ni un plugin à la Flash ou Silverlight,
ni un runtime à la AIR.
Ce n’est pas non plus une technologie qui exploite une machine virtuelle à la
JavaFX et pour finir
c’est encore moins un mini-système d’exploitation. En fait c’est un peu
tout ça à la fois (bien que pas tout à fait). Lire à ce sujet
:Â
Why Google Native Client is not a Flash competitor.
En tout cas le moins que l’on puisse dire c’est que Native Client laisse un certain
nombre d’observateurs avertis très sceptiques :Â
Google Native Client: A Game Changer or an Also-Ran? etÂ
Google Native Client: web deluxe, or ActiveX redux?.
Avec Native Client ne gaspillez plus la ressource de votre processeur
Pour bien comprendre tout l’intérêt de Native Client (NaCl pour les intimes),
il faut se pencher sur l’architecture des ordinateur et surtout sur le fonctionnement des
plug-in. Pour faire simple un ordinateur est composé de couches matérielles (la
carte mère, le processeur, la carte graphique…) et de couches logiciels (le
système d’exploitation, les applications…). Quand vous consultez une
interface riche en Flash, celle-ci repose sur du code qui est interprété par le
plug-in, par le navigateur, par le système d’exploitation et finalement par le
processeur (qui ne comprend que l’assembleur). Ce dernier traite l’instruction et
remonte un résultat dans l’autre sens. Toutes ces couches sont autant
d’intermédiaires qui font que vous gaspillez de la ressource (mémoire et
puissance de calcul). Voilà pourquoi les animations 3D exécutées dans Flash
vous paraissent minables comparez à ce que votre carte graphique est capable de faire.
Avec Native Client, la promesse est de ne plus gaspiller cette ressource en
évitant les intermédiaires (notamment le système
d’exploitation) et de faire en sorte que les applications en ligne
exécutées dans votre navigateur ne soit que 1% moins lentes que celles qui sont
installées sur le système d’exploitation. Lire à ce sujet
l’excellent mais très technique article de Samy :Â
Avec Native Client, Google invente l’OS dans le navigateur.
Avec Native Client faite une croix sur 20 ans d’évolution des langages de
programmation
Si la promesse est belle (des performances sans commune mesure) et l’exploit technologie
réel, il y a une contre-partie : les applications en ligne doivent être
développées en C ou C++. Pourquoi ? Parce que ce sont des langages de bas
niveau qui sont très proches de l’assembleur (donc des 0 et 1 puisque le processeur
ne comprend rien d’autre).
Et c’est là où ça coince : le C et le C++ sont des langages de
programmation d’une autre époque, une époque où l’on ne
résonnait pas du tout de la même façon et où la ressource
système étaient une denrée rare (mémoire et puissance de calcul).
Le problème c’est que nous sommes maintenant en 2009, que  la
ressource n’est plus un problème et que plus personne ne programme en C.
Ceci est principalement dû au fait que de nouveaux langages beaucoup plus
sophistiqués se sont imposés (notamment Java et C#) et parce que les environnement
de développement sont maintenant beaucoup plus productifs (à l’image d’
Eclipse ou de
Flex Builder). D’où cette impression d’anachronisme face à NaCl.
Donc concrètement pour bénéficier des performances de Nacl il faut revenir
20 ans en arrière et se réapproprier des langages qui font dramatiquement chuter la
productivité. En clair il va vous falloir beaucoup plus de temps pour développer la
même application (sous réserve que vous ayez trouvé les bonnes personnes).
Tout ça pour quoi ? Pour de  meilleurs performances, mais est-ce que la
performance est réellement un problème ?
Le faux débat de la performance
Oui, la performance est importante, car il en faut pour faire tourner dans votre navigateur des
applications équivalentes à ce que vous avez sur votre disque dur. Mais d’un
autre côté est-ce que c’est un but légitime ? Traduction : Quel
est l’intérêt de faire tourner Word 2007 dans votre navigateur quand un wiki
peut vous apporter un bien meilleur service ? Quel est l’intérêt de
faire tourner un mastodonte comme Photoshop dans votre navigateur alors que dans 90% des cas vus
pouvez vous suffir de Photoshop Express ou de Picnick ?
Nous entrons ici dans la partie délicate de la discussion autour de NaCl, la partie
où l’on va se rendre compte que cette technologie est surtout révolutionnaire
pour les éditeurs de logiciels, pas pour les concepteurs d’interfaces riches.
L’industrie du logiciel est en effêt en train de se scinder en deux clans :
d’un côté les applications lourdes (Photoshop, 3DSMax…) qui sont avant
tout destinées à un petit nombre de professionnels spécialisés dans
un domaine et nécessitant beaucoup de ressources (mémoire, puissance de calcul,
capacité de stockage…), de l’autre des applications plus
légères ( SalesForce,
Basecamp…)
qui sont avant tout orientées collaboration et qui consomment très peu de
ressources. Le modèle SaaS est donc parfaitement adapté à la seconde
catégorie avec des technologies parfaitement maîtrisées (HTML + Javascript,
Flash…) qui ne posent pas de problème de performance.
Ceci est d’autant plus vrai que les dernières versions de navigateurs
comme
Firefox, Opera
ou Chrome
ont fait un bond spectaculaire et ont réussis à décupler les
performances d’exécution de code Javascript. Et comme une bonne nouvelle ne
vient jamais seule, les plug-in progressent aussi à pas de géant puisque Flash 11
et Silverlight 3 devront également marqués une nette rupture de performance avec
une prise en charge beaucoup plus poussée de l’accélération
matériel, donc un recours plus intensif aux composants hardware (notamment la carte
graphique) et moins de gaspillage de mémoire. Ca ne vous rappelle rien ? Bref, toutes ces
améliorations à venir nous font relativiser le gain de performance annoncé
par NaCl. Mais bon… l’idée n’est pas neuve (cf.Â
Google Native Client : Un ActiveX-Like ?) et n’oublions pas non plus que le javascript
à ses limites (cf.Â
L’invasion des machines virtuelles).
Reste la question des suites bureautiques en ligne comme Google Docs ou
Zoho qui sont un peu
lentes (même sur les dernières version de navigateur), mais nous venons de voir plus
haut que de toute façon les outils bureautique sont condamnés au profit de
logiciels de PAO plus puissants (pour les pros de la mise en page) ou au profit de wikis (pour
les collaborateurs lambda comme vous et moi).
Donc au final NaCl doit être avant tout considéré comme une
environnement d’exécution et de déploiement révolutionnaire
car il permet aux éditeurs de ne développer qu’une seule version de leurs
applications et de les distribuer via le web (en évitant les circuits de distribution
classiques avec boîtes et DVD). Vous noterez au passage que cette solution n’a
été rendu viable que depuis l’adoption d’une architecture commune (x86
sur processeur Intel) par les constructeurs et éditeurs de système
d’exploitation (Microsoft / Windows, Apple / Mac OSX, Linux). Pour en savoir plus sur le
potentiel de NaCl dans ce domaine je vous recommande cet article de Louis Naugès
:Â
Web 2.0, Lla marginalisation, définitive, de Windows sur les PC.
C’est quoi déjà une interface riche ?
Mais revenons à nos moutons : les interfaces riches. Dans la vision de Google, les
interfaces riches sont avant tout destinées à être exploitées dans le
cadre d’applications en ligne. Mais cette vision est très réductrice car que
fait-on des innombrables interfaces riches qui reposent sur de la vidéo, des animations,
du son, des transitions et autres effets spéciaux ?
Même si Native Client intègre un moteur de rendu vectoriel, Flash
(et dans une certaine mesure Silverlight) reste la
technologie la plus appropriée et de très loin pour faire ce type
d’interface. Est-ce que vous vous imaginez faire un carrousel, un configurateur ou
un assistant au choix en C ou C++ ? Non bien évidement car ce n’est pas pour cela
que ces langages ont été conçus. L’avantage de Flash est
d’autant plus net qu’il est couplé avec un environnement de production
parfaitement adapté à ce type d’interface ainsi qu’une infinité
de bibliothèques prêtes à l’emploi pour gagner du temps. Vous noterez
que l’approche de Google centrée sur les applications en ligne se vérifient
également avec d’autres produits comme GWT, un
framework Ajax qui est exclusivement tournée vers une logique applicative.
Bref, ce n’est pas demain que nous allons voir des studio de production comme 2advanced, Blitz, Megalos ou Soleil Noir
abandonner Flash pour faire du C. Ces studios sont capables de faire des prouesses que le C
n’autorise pas.
Conclusion
Si nous résumons :
- NaCl n’est pas un plug-in, c’est un projet encore expérimental qui
n’est même pas en phase alpha ;
- NaCl n’est pas un mini-système d’exploitation, c’est un
complément qui permet de contourner des intermédiaires ;
- NaCl n’est pas concurrent de Flash ou Silverlight qui sont bien plus performants pour
faire de belles interfaces riches ;
- NaCl dépend de langages de programmation (C et C++) qui posent de réels
problèmes de disponibilité de main d’Å“uvre et de
productivité ;
- NaCl propose une approche tout à fait intéressante de la distribution de
logiciels, mais les gros éditeurs disposent de leviers très puissants (accords
cadres, partenariats, lobbying…) pour défendre leur modèle de distribution
(et je ne parle pas que de Microsoft).
Voilà pourquoi NaCl va très certainement chambouler la longue traîne
de l’industrie logiciel mais que cette technologie n’est en l’état pas
viable pour survivre sur le marché des RIA. Marché déjà bien
encombré avec Flash,Â
Silverlight,Â
JavaFXÂ ou
des acteurs de niche comme Curl ou
Unity3D (respectivement
pour des applications en ligne d’entreprise et pour des jeux en 3D comme Cmune).
Reste donc deux possibilités : Soit Google fait fortement évoluer son produit pour
le rendre réellement attractif (en supportant notamment d’autres langages que le C
ou le C++), soit NaCl restera une expérimentation intéressante mais qui sera
confinée à un usage interne chez Google.


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FredCavazza.net -
34 days and 15 hours ago
Surmenage.
Â
La réalité de la situation dans laquelle je me retrouve m’apparaît
d’autant plus clairement que j’ai eu l’occasion de faire le point à
tête reposé lors de mon déplacement en Italie. Trop de missions à
gérer en même temps, trop de projets parallèles, trop de blogs…
J’arrive à un point de rupture où il faut que je fasse des choix pour
reprioriser mon temps de travail. Ma conclusion étant bien évidement que je dois
donner la priorité à mes clients pour pouvoir finir dans de bonnes conditions les
missions sur lesquelles je me suis engagé.
Je décrète donc une pause de quelques semaines dans mon activité de
publication, elle concerne l’ensemble de mes blogs ainsi que mon flux Twitter.
J’espère reprendre début janvier quand j’y verrais plus clair.
Durant cette période je ne répondrais pas non plus aux toujours très
nombreuses demandes de conseils, de recherche de prestataires “bon, pas cher et dispo
de suite“, de rencontres “pour discuter dans un cadre informel”
(=gratuit) et de demandes d’interviews (journalistes et étudiants). Disons que cette
période de repos sera bien plus productive si je fais une rupture bien nette.
Bonne fin d’année à tous et à bientôt.


|
FredCavazza.net -
35 days and 10 hours ago
Troisième et dernier jour à “Milan la grise” et c’est
déjà l’heure du départ… et dans la foule celui de faire un
bilan sur ce séjour.
Milan la grise
Premier constat : Une dangereuse tendance à la complexification de
l’offre avec toujours plus de logiciels pour la création graphique
(Photoshop, Illustrator, Fireworks), l’animation (Catalyst, Flash) et le code (Flex
Builder, ColdFusion). Il y a donc un écart important entre le discours (simplifier la vie
des designeurs / développeurs) et la réalité (une offre toujours plus dense
et de nombreuses licences à acquérir). Même si visiblement l’argument
massue avancé par Adobe semble être la parfaite transparence du langage FXG qui
permet d’échanger des fichiers projets en toute simplicité, il
n’empêche que la lisibilité de l’offre et de quels outils ont besoin les
équipes va rapidement être problématique.
Deuxième constat, toute cette débauche de bonne volonté (plus de
productivité, de confort...) ne semble concerner que trois métiers : designeur,
intégrateurs et développeur. Les concepteurs et chefs de projet sont
toujours ignorés. Étrange dans la mesure où se sont deux
fonctions-clés dans la chaîne de production et où le chef de projet joue
justement un rôle central dans l’animation de l’équipe projet et surtout
dans la circulation de l’information. Mais où sont donc les outils de supervisation
? Où alors peut-être que les équipes d’Adobe évoluent dans un
univers parallèle où un projet de site web débute avec une maquette de site
sous Photoshop qui est déjà toute prête et où les équipes de
production n’ont qu’un seul projet à gérer à la fois…
Comment fait-on SVP pour rejoindre cet univers ?
Idem pour les concepteurs, même si Flash
Catalyst apporte un début de réponse, nous sommes encore très loin
d’un produit réellement exploitable pour pouvoir concevoir des arboresences, des cas
d’utilisation, des scénarios de navigation et surtout des maquettes fonctionnelles
qui soient rigoureuses. De plus, la vision d’Adobe est encore bien trop tournée vers
les RIA alors que jusqu’à preuve du contraire… le HTML n’est pas mort
(enfin il me semble).
Je pense qu’une des clés serait de compléter l’offre avec un service
d’espaces projet collaboratifs. Ce type de solution existe déjà mais rien
n’est spécifiquement étudié pour les projets web. Adobe aurait ainsi
toute légitimité à proposer ceci en l’intégrant aux
environnements de création (Creative Suite) et en l’adossant à une plateforme
SaaS comme Acrobat.com.
Troisième constat : La course à l’armement avec Silverlight
pour les capacités vidéo et 3D. Visiblement les contenus
vidéo HD, le dynamique streaming et les casual games en 3D sont en centre de nombreuses
attentions et les prochaines versions de ces deux players (Silverlight 3 et flash 11) devraient
élever la barre encore plus haut (pour la plus grande joie utilisateurs).
Voilà, il est maintenant tant pour moi de faire mes valises et de rentrer.
Si vous croisez d’autres bilans de ce type sur la conférence, merci de mettre
l’URL en commentaire.


|
FredCavazza.net -
36 days and 14 hours ago
Nette amélioration de la situation à Milan avec un beau soleil et des transports
à nouveau fonctionnels. Deuxième journée de conférence avec de
très intéressantes sessions.
General Session
Ben Forta d'Adobe (merci à Michael Chaize pour la photo)
Ambiance Men in Black pour une démonstration de Flash et
Photoshop
CS4 :
- Prise en charge avancée de MXML ;
- Insertion d’une “structure osseuse” à un objet pour pouvoir
l’animer et le déformer (avec des os et des articulations) ;
- Déformation intelligente des images en exploitant les zones creuses sans compresser
les sujets principaux ;
- Application de textures et motifs aux objets 3D.
Nouvelle démonstration de Flash
Catalyst avec une description encore plus fine des composants d’une interface (barres
de défilement, différents états…) et plus de richesse dans les
comportements (déformations, rotations 3D…).
Inévitable revue de code avec les nouveautés du futur Flex Builder :
- Possibilité d’interpréter du code C ou C++ dans Flash avec AS3 ;
- Prise en charge de nouveaux formats comme RAW et PDF dans Flash ;
- Démonstration d’un émulateur en C d’un console Nintendo avec AIR
(ça sert à rien mais c’est toujours sympa).
Amélioration des capacités de référencement des contenus Flash et
Flex avec l’élaboration conjointe par Google et Adobe d’un virtual
user qui sait bien mieux discerner les textes, boutons, liens…
Démonstration des nouvelles fonctions de dynamic streaming de Flash Video (pour
s’aligner sur ce que propose Microsoft avec Silverlight) et du
live streaming (avec possibilité de jouer avec la timeline pour passer du flux
live à l’enregistrement).
Nouvelle stratégie communautaire sur groups.adobe.com
(un réseau social dédié aux utilisateurs de produits Adobe) avec les
classiques profils, groupes, événements… prise en charge de nombreuses
langues (internationalisation de l’interface prévue pour 2009).
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Interviews avec Andrew Shorten et Ryan Stewart
J’ai eu la chance de pouvoir interviewer deux évangélistes de renom chez
Adobe ( Andrew Shorten et
Ryan Stewart).
Concernant la multiplication des logiciels, scinder l’offre leur permet de mieux
répondre aux attentes des différentes populations, voilà pourquoi nous
sommes passer de Flash à Flash Pro + Flex Builder + Flash Catalyst.
Il existe chez Adobe un groupe de travail sur les workflows pour pouvoir mieux comprendre les
contraintes “métier” des agences.
Concernant Flash 10 et la 3D, la dernière version du Flash Player utilise
déjà l’accélération matériel pour les fonctions
vidéos et pour le pixel bender (ce n’est le processeur mais la carte
graphique qui est sollicitée). Il va donc falloir s’attendre à des effets
graphiques encore plus spectaculaires dans le futur Flash 11.
Le casual gaming est un secteur particulièrement porteur où Flash est en
position ultra-dominante, les équipes d’Adobe y porte une attention toute
particulière pour ne pas perdre l’héritage de Shockwave (un des
plus anciens portails).
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Architecture 4.0
La session sur les architecure 4.0
Hervé Crespel, directeur de l’innovation chez Orange, sur les architectures de
quatrième génération :
- Les générations accompagnent des changements technologiques majeurs (interfaces
textuelles, Client/Serveur, Web) ;
- Les piliers des architectures de quatrième génération = Interfaces
riches, comportements et interactions déportés sur le poste client, gestion de la
collaboration et de la synchronisation, API & mashup, data-on-the-cloud…) ;
- Les interfaces riches ne sont pas nouvelles (un service comme le one screen
reservation de
iHotelier existe depuis 2001) ;
- Cette architecture n’est pas sans problème (gestion du cache, du mode
déconnecté, des conflits lors de l’édition simultanée) ;
- Évolution du modèle IHM (interface homme-machine) vers un modèle IHS
(interface homme-service) ;
- Le challenge du futur sera de construire des applications en ligne viables avec des
composants partagés et remplaçables.
Â
Wireframing experience et applications
Encore une session sur Flash Catalyst
Enfin une session entièrement dédiée aux aspects prototypage et
documentation :
- Le gros problème avec les outils de prototypage actuellement utilisés (Visio,
PPT) est qu’ils produisent des livrables sur lesquels il n’est pas possible de
capitaliser ;
- Flash Catalyst introduit la notion de Freeform UI sketching en piochant dans le
catalogue de composants graphiques de Flex ;
- Possibilité de partager des composants entre les différents écrans du
prototype ;
- Les custom components fonctionnent comme des modules indépendants qui peuvent
être utilisés dans différentes pages / états ;
- Les action sequences sont idéales pour les animations et autres comportements
exotiques ;
- Possibilité de rajouter des conditions dans le code source pour enrichir encore plus
le comportement des modules ;
- Le processus de substitution d’un élément d’interface brut par un
élément designé (sous Photoshop ou Illustrator) a été
facilité.
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MAX Awards
Michelle Turner et Ted Patrick pour révéler la liste des gagnants :
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Sneaks Peek
Très intéressante session où ont été présentés
une dizaine de projet expérimentaux (dont seul une petite partie risque de se
concrétiser) :
Le vainquer des Sneaks Peek (merci à Michael Chaize pour la photo)
Dans la catégorie Client :
-
RTMFP Application-level Multicast in Flash Player, qui permet de faire dialoguer deux
Flash player en mode P2P ;
-
Nitro, un environnement de conception / création / distribution de widgets
multi-supports ;
-
Durango, un outil de création de mashup qui repose sur AIR.
Dans la catégorie Services :
-
Connecting Live Cycle and Creative Suite, un espace de collaboration entre les
équipes de production vidéo et le commanditaire ;
-
Meer Meer, un service de test multi browser / OS très impressionnant qui permet
de faire de l’affichage comparatif de plusieurs versions côte à côte
et même superposées (le rêve des intégrateurs HTML) ;
-
Server-Side Action Script Server, la possibilité de faite tourner du code AS
sur le serveur (visiblement ça a beaucoup plu aux développeurs présents
dans la salle...).
Dans la catégorie Tools :
-
Content Intelligence Toolkit, un outil de création de meta-données sur
des contenus vidéos avec reconnaissance de formes, de visages et même
transcription de la bande son (très impressionnant) ;
-
Image Compositing, un outils de composition d’images avec une intégration
très puissante d’éléments graphiques dans une scène
déjà existante (détourage automatisé, gestion de la
luminosité et des ombres...), idéal pour faire du scrapbooking sans que ça
y ressemble ;
-
Dreamweaver’s Support for Web Widgets, une extension pour... gérer les
widgets web dans Dreamweaver ;
-
Infinite Images, un outils de création de scènes 3D en compilant un
certain nombre d’image et offrant la possibilité de naviguer au sein de cette
scène (assez proche de Photosynth) avec un gros potentiel artistique car il est possible
de définir des évènements pour substituer une image par une autre et ne
jamais passer deux fois au même endroit.
Plein de belles démos et une salle enthousiasmée par ces prototypes.
A demain pour la suite.


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FredCavazza.net -
37 days and 14 hours ago
Gros bazar ce matin pour l’ouveture de la session 2008 de MAX
Europe. Il faut dire que la pluie battante et la grève générale des
transports à Milan ne facilitent pas l’organisation ! C’est donc sous un froid
de canard que nous rejoignons le centre de conférence. Passé cet épisode
douloureux, l’ambiance est tout de suite plus agréable avec une très belle
installation et un enthousiasme généralisé (peut-être de nouvelles
annonces lors de la keynote ?).
Keynote
Mark Anders pour les dernières tendances :
- 3 micro-révolutions en cours : cloud computing, social computing,
device and desktop ubiquity ;
- Différents exemples des possibilités audio et vidéo, de 3D, de pixel
 bender, de rendu avancé de texte ;
- Disponibilité de Flash Player 10 pour Linux ;
- 80% des vidéos visionnées sur le web le sont avec Flash.
Présentation de la Flash Platform
Anthony Rose de la BBC :
- Démonstration du iPlayer qui
représente 10% de la bande passante aux UK ;
- Disponibilité sur iPhonr, Nokia N96, Wii, PS3, déclinaison en Kid Player et en
version déconnectée avec AIR ;
- Broadcast 2.0 = your friend will decide what you watch (social broadcast ?).
Ted Patrick sur AIR :
- 100 millions d’installations pour AIR (disponible sur Windows, Mac, Linux) ;
- Visite guidée du desktop reader du
NYTimes (une attention particulière a été portée
à la modularité de la mise en page) ;
- Démonstration de la version mobile sur MI PC
Pocket (distribué par SFR en France).
Deux représentants de AKQA pour parler de
l’application eco:Drive de
Fiat :
- Une application partagée entre votre PC et votre Fiat 500 qui calcule votre empreinte
carbone à l’aide d’une clé USB qui stocke les données ;
- L’application fournit des conseils personnalisés pour améliorer votre
conduite et adopter des réflexes éco-citoyen ;
- Calcul de l’économie d’argent annualisée avec
l’amélioration de votre conduite.
Mark Anders à nouveau sur le social computing :
- Démonstration d’ Adobe
Wave, un service universel de notification (concurrent de Twhirl),
partenariat avec LastMinute pour pousser des offres de dernière minute ;
- Démonstration de collaboration en temps réel avec Cocomo (un ensemble de
briques techniques).
Mark Anders toujours sur les terminaux alternatifs (mobile, TV) :
- Objectif = 1MM de terminaux mobiles équipés avec Flash d’ici à la
fin de l’année 2009 ;
- Open Screen Project = accélération du déploiement de RIA sur tout type
de terminaux ;
- Démonstration de Flash 10 sur un terminal Nokia / Symbian et sur un HTC / Windows
Mobile (Last.fm, YouTube) et même une preview sur Android ;
- Nouvelle fonctionnalité proposée par Flash Lite 3 pour faire de
l’installation d’application over the air.
Présentation du Open Screen Project
Ted Patrick sur un prototype de téléphone nouvelle génération :
- Envoie de photos sur différents écrans (comme il est possible le de le faire
avec Surface) ;
- Interaction simultanée à deux = démonstration d’un casual
game.
Expérimentation du téléphone du futur
Rien de neuf si ce n’est l’application Wave, mais ça fait toujours plaisir de
voir tourner les démos en live. Tous les liens ici : Adobe.com/go/keynote.
Flash Catalyst et le nouveau Flex
Beaucoup de monde à cette session de présentation de la toute dernière
version de Flash
Catalyst orchestrée par Ryan
Stewart :
- Objectif = Améliorer la productivité globale des équipes et limiter la
parte d’informations ;
- Nouveau format (FXG) qui permet de séparer la présentation du comportement avec
un système de skins et de skins partielles ;
- FXG repose sur XML
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