To display the most relevant entries to you in priority,
vote for the stories you are interested in
(  )
and reject those that you are not interested in
(  )
Discordance - Musique & Culture -
15 hours and 38 minutes ago
img src=IMG/arton296.jpg alt= align=right width=80 height=80
onmouseover=this.src='IMG/artoff296.jpg'
onmouseout=this.src='http://www.discordance.fr/IMG/arton296.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'On entre dans les photos de Jérôme Sevrette comme on bascule dans un
monde inconnu où tout est étrangement familier. Comme une impression de fermer une
porte derrière soi et marcher dans un espace infini fait de silences, d'un vent qui souffle
ainsi qu'une respiration profonde et lente./div div class='rss_texte'p class=spipspan
class='spip_document_5174 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img
class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH260/De_mon_vivant_XI_by_artbrut-d518b.jpg'
width='170' height='260' alt= style='height:260px;width:170px;' //span Il y a quelque chose qui
terrasse dans les images de strong class=spipJérôme Sevrette/strong, une sensation
comparable au Syndrome de Stendhal et qui frôle l'indicible. Elles transcendent l'impression
première de solitude, littéralement. Et doucement, cela va au-delà. Ce sont
des mondes où l'on aimerait se perdre et se décoller la rétine à force
de scruter l'horizon et le lointain. Histoire d'aller voir plus loin, rencontre avec strong
class=spipJérôme Sevrette/strong, personnage passionnant et passionné, qui
contrairement à ce que pourraient laisser croire ses photos est loin d'être un taiseux
et a accepté de répondre longuement à mes questions./p p class=spipstrong
class=spipA quand remontent tes débuts dans la photographie ?/strong/p p class=spipMa
première série date de 1988, cela fait donc 20 ans. Quand je revois les photos de
cette série (i class=spipNéo-Tropic/i), je me rends compte qu'il y a
déjà là ce qui sera comme « ma marque de fabrique », un paysage
lointain, distant, étrange, sans personne, une semi-obscurité... C'était
peut-être moins sombre que ce que je fais maintenant, mais les techniques ont
évoluées et mon regard a changé./p p class=spipLe déclic est en partie
de cette première série. Ce sont tous ces lieux abandonnés, inhospitaliers...
Parfois que je passais mon temps à explorer, et j'avais envie de garder une trace de «
ces voyages », c'est toujours ce que je fais aujourd'hui. J'ai grandi dans la campagne
sarthoise, dans un village entouré de champs, de forêts, de marais, de vieilles
bâtisses et autres manoirs en ruines.../p p class=spipVoilà c'est comme ça que
tout a commencé, armé d'un petit compact argentique, je partais à pied ou sur
mon vélo à la recherche d'endroits perdus, oubliés autour de chez moi./p p
class=spipLe reste du déclic, je le dois à la musique, aux sonorités des
années 80. Nous étions alors en pleine vague New Wave / Cold Wave mais ce ne sont pas
forcément les groupes les plus sombres qui m'ont le plus influencé ! Comme par
exemple strong class=spipJoy Division/strong (strong class=spipIan Curtis/strong était
déjà mort depuis longtemps quand j'ai découvert ce groupe) et je n'ai jamais
été un grand fan de strong class=spipThe Cure/strong ou de strong
class=spipBauhaus/strong... J'ai été beaucoup plus marqué par des groupes
comme strong class=spipNew Order/strong ou strong class=spipThe Chameleons/strong. En France
commençait à émerger le son « i class=spipTouching Pop/i » avec
strong class=spipAsylum party/strong, strong class=spipLittle Nemo/strong, strong class=spipMary
Goes Round/strong, strong class=spipMarquis de Sade/strong.../p p class=spipToutes ces
sonorités, ces mélodies, cette mélancolie étaient propices à
l'évasion, à la création. Et tout cela collait parfaitement avec les images,
les paysages que j'avais sous les yeux, les lieux que je visitais, c'était à la fois
la bande sonore de mes expérimentations visuelles et une source d'inspiration sans
limite.../p p class=spipstrong class=spipDans ce cas pourquoi la photographie plus qu'un autre
moyen artistique ?/strong/p p class=spipspan class='spip_document_5172 spip_documents
spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH114/L__Asile_des_Mouches_VIII_by_artbrut-238b7.jpg'
width='170' height='114' alt= style='height:114px;width:170px;' //span Parce que lorsque que l'on
est un amateur de musique, la première chose que l'on a entre les mains c'est un disque, une
pochette et donc un visuel. Je dis souvent pour plaisanter que j'ai fait histoire de l'art, option
photographie chez moi dans ma discothèque !/p p class=spipUn autre élément
marquant dans mon éducation photographique a été la presse musicale de
l'époque comme par exemple les premiers numéros des Inrockuptibles avec photos au
noir et blanc très typé, un peu « sale ». C'est aussi par le biais de ce
type de magazine que j'ai découvert les photographies si particulières et très
contrastées d'strong class=spipAnton Corbijn/strong avec ce grain très
prononcé, une référence pour moi. Je parle beaucoup plus de musique que de
photographie, et ça je m'en rends compte à chaque interview. Mais pour te
répondre, je dirai « parce que je suis bien meilleur photographe que musicien
»./p p class=spipstrong class=spipJe remarque tu as une véritable obsession des lieux
hors du temps./strong/p p class=spipJe ne parlerai pas vraiment d'obsession, mais plutôt de
besoin. J'ai besoin d'aller dans ces lieux improbables, de fixer ce moment, ce temps et d'y
apporter une ambiance, une couleur particulière, comme un sentiment... Ou alors si j'avais
une obsession en matière de photographie, ça serait de fuir la réalité.
La réalité c'est le quotidien, je le vis déjà 24h/24, c'est
suffisant./p p class=spipstrong class=spipMais pourquoi ce refus des sujets humains ?/strong/p p
class=spipPourquoi le refus de sujets humains ? Mais l'humain est déjà présent
partout dans mes images ! Qui a construit ces bâtiments, ces structures, ces routes, ces
machines, tous ces éléments que je passe mon temps à autopsier ?/p p
class=spipEt puis j'ai aussi des séries avec des personnages : Nuit Rouge, EleMental et plus
récemment l'Asile des Mouches avec cet homme cachant son visage derrière une
tête de panthère./p p class=spipLes sentiments humains m'intéressent plus que
l'humain lui-même. C'est cela que je veux faire transparaître dans mes
photos...même s'il n'y a personne dans l'image./p p class=spipDonc non il n'y a pas de refus
du sujet humain, je suis simplement dans une représentation et une approche
différente de « la présence humaine »./p p class=spipstrong
class=spipQuelles sont tes influences, artistiquement parlant ?/strong/p p class=spipspan
class='spip_document_5169 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img
class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH115/EN_ORDRE_MACHINE_VI_by_artbrut-05d8a.jpg'
width='170' height='115' alt= style='height:115px;width:170px;' //span Je vais peu au
cinéma, je l'avoue. Je suis un gros consommateur de DVD par contre, j'aime bien les nanars
SF des années 50, 60 surtout pour l'ambiance de ces films... et puis j'ai mes films
fétiches, mes classiques comme les films de strong class=spipKubrick/strong, i
class=spipMetropolis/i de strong class=spipFritz Lang/strong, i class=spipBlade Runner/i de strong
class=spipRidley Scott/strong, i class=spipEraserhead/i et i class=spipLost Highway/i de strong
class=spipDavid Lynch,/strong i class=spipAlphaville/i de strong class=spipGodard/strong, i
class=spipEuropa/i et i class=spipDogville/i de strong class=spipLars Von Trier/strong, i
class=spipCrash/i de strong class=spipDavid Cronenberg/strong.../p p class=spipEt puis des films
moins connus mais que j'apprécie tout autant comme i class=spipSombre/i de strong
class=spipPhilippe Grandrieux/strong ou i class=spipHenry Fool/i de strong class=spipHal
Hartley/strong.../p p class=spipL'imaginaire, l'irréel, le dérangeant, c'est un peu
cela que je recherche dans le monde de « l'image » en général.../p p
class=spipMais au cinéma c'est très différent, je peux facilement regarder un
film des strong class=spipFrères Dardenne/strong ou de strong class=spipKen Loach/strong
ancré dans la réalité et traitant de sujets sociaux alors qu'à
l'inverse, une expo photo sur le réel ou le social va me laisser. Je ne suis pas
indifférent, mais cela ne va pas m'intéresser plus que ça./p p class=spipPour
la musique, cela va de la new Wave/ Cold Wave au post-punk à la pop et au Rock avec strong
class=spipLes Smiths/strong, strong class=spipFelt/strong, strong class=spipKitchens of
Distinctions/strong, strong class=spipPulp/strong... L'electro, l'indus, l'EBM avec en vrac strong
class=spipThrobbing Gristle/strong, strong class=spipNIN/strong, strong class=spipFront 242/strong,
strong class=spipSkinny Puppy/strong, strong class=spipGerard Potuznik/strong. Jusqu'à la
chanson française et son lot de chanteurs atypiques comme strong class=spipBashung/strong,
strong class=spipMurat/strong, strong class=spipDaniel Darc/strong, strong
class=spipChristophe/strong, strong class=spipDominique A/strong .../p p class=spipJ'ai eu aussi ma
grosse période « Shoegaze » avec strong class=spipSlowdive/strong (groupe
souvent copié mais jamais égalé), strong class=spipMy Bloody Valentine/strong,
strong class=spipRide/strong, strong class=spipLush/strong, strong class=spipBoo
Radleys/strong.../p p class=spipEt puis au milieu des années 90, la découverte de
strong class=spipBill Callahan Smog/strong avec l'album i class=spipWild Love/i a été
un véritable choc, un rock/folk assez sombre soutenue par une boite à rythme avec
cette voix unique, maladive, étrange...une grosse claque./p p class=spipDans mes derniers
coups de cÅ“urs je citerai bien sûr strong class=spipI Love You But I've Choosen
Darkness/strong (j'ai utilisé ce nom comme titre pour une de mes séries) et puis tout
style confondu : strong class=spipPiano Magic/strong, strong class=spipMorthem Vlade Art/strong,
strong class=spipJunior Boys/strong, strong class=spipBlack Strobe/strong, strong
class=spipDeus/strong, strong class=spipILIKETRAINS/strong./p p class=spipEt un petit dernier, les
Français de strong class=spip19 New Project/strong un savant mélange d'electro et de
New wave à découvrir sans tarder !/p p class=spipstrong class=spipJe crois que tu as
collaboré avec de nombreux groupes, c'était pour quels types de projets ?/strong/p p
class=spipspan class='spip_document_5171 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;
width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH163/5966f8550d261ff1-4461d.jpg'
width='170' height='163' alt= style='height:163px;width:170px;' //span Oui j'ai collaboré
avec quelques groupes, c'est même quelque chose que j'apprécie
énormément ! Si je ne pouvais faire que ça au risque d'être taxé
de « strong class=spipCorbjin/strong français », je serais l'homme le plus
heureux du monde !/p p class=spipLe milieu musical est un milieu dans lequel je me sens à
l'aise, plus à l'aise même que dans le milieu de l'art ou de la photographie./p p
class=spipMa première collaboration, c'était pour le groupe suédois strong
class=spipSibelian/strong pour la pochette de leur album i class=spipThe Soul Rush/i. Ensuite j'ai
été contacté par strong class=spipYoann B./strong de strong class=spipNeon
Cage Experiment/strong, musicalement c'est assez proche de strong class=spipFront Line
Assembly/strong. Il était et est toujours, fan de mes photos, de mon côté
j'adore leur musique, donc nous nous somme tout de suite bien entendu. Il voulait plusieurs images
de la même série, il recherchait des textures et une ambiance pour créer une
identité visuelle autour de leur disque. Le résultat final l'album i
class=spipMaterial and Methods/i est impressionnant : mes images font corps avec la musique. Un
superbe album avec en guest strong class=spipHaujobb/strong et strong class=spipBrain
Leisure/strong. Je devrai travailler également sur le prochain disque du groupe mais rien
n'est encore décidé./p p class=spipPar la suite et à mon agréable
surprise, j'ai été contacté par strong class=spipSimon Huw Jones/strong du
mythique et classieux groupe anglais strong class=spipAnd Also The Trees/strong./p p
class=spipSimon avait déjà repéré dans ma collection de photos, les
images qu'il voulait pour illustrer le nouvel et 10sup class=typo_exposantse/sup album du groupei
class=spip (Listen for) The Rag and Bone Man/i dont la fameuse photo du cabanon en ruine i
class=spip1985/i de la série DECADES. Nous avons beaucoup discuté et
échangé par mail, cela s'est fait très vite et très naturellement,
surtout très vite puisque dans la même journée, j'ai envoyé ma photo
à Justin (son frère, guitariste du groupe ET graphiste) et le soir même, la
maquette de la pochette était prête ! Non pas que le travail ait été
bâclé loin de là, c'est simplement que Simon et Justin savent ce qu'ils veulent
et sont très investis à la fois sur le plan musical et visuel. La photo en couverture
d'un disque, c'est l'image du groupe et Ils avaient déjà une idée bien
précise du résultat final./p p class=spipSimon a d'ailleurs déclaré
dans une interview que lorsqu'il a vu ma photo pour la première fois, il savait que
c'était cette photo qu'il voudrait pour la pochette de son disque./p p class=spipJe trouve
cette pochette magnifique, et quand j'ai écouté le disque pour la première
fois, j'ai compris ce que Simon avait ressenti en découvrant ma photo./p p class=spipJ'ai
par la suite rencontré Simon Justin lors de leur passage à Paris à la
Maroquinerie en décembre 2007, une magnifique rencontre. Depuis nous sommes restés en
contact./p p class=spipCette collaboration avec strong class=spipAnd Also The Trees/strong aura
été pour moi comme une reconnaissance de mon travail, et encore une fois je devais
cette reconnaissance au milieu musical et non à celui de la photo./p p class=spipJ'ai
ensuite travaillé avec strong class=spipFrédéric Truong/strong, un auteur
compositeur interprète nancéen très talentueux. Ce qui m'a beaucoup
touché avec la musique de Frédéric c'est qu'il a su au fil du temps et de ses
albums se créer un univers propre, fait d'histoires, de récits, de sentiments.... Il
mêle avec plaisir ses propres mots avec ceux d'auteurs comme strong class=spipRimbaud/strong,
strong class=spipVerlaine/strong... Cela peut paraître culotté (et ça l'est,
mais dans le bon sens du terme) ou trop évident, mais il suffit d'écouter une fois
ses chansons à la saveur douce amère pour être tout de suite accroché
par les mélodies, les textes et la voix précieuse et posée de
Frédéric. Comme pour strong class=spipAnd Also The Trees/strong, il avait une
idée assez précise de ce qu'il voulait et quelles photos il souhaitait utiliser pour
son nouvel album i class=spipVers le nouveau monde/i et encore une fois, la musique et les visuels
du disque offrent un véritable voyage « vers le nouveau monde » justement. C'est
vraiment un artiste à découvrir et ce dernier album est une merveille./p p
class=spipstrong class=spipDonc tu as eu cette gratification d'avoir été
approché pour des photos déjà existentes mais qui les avaient touché
pour coller à leur musique ?/strong/p p class=spipspan class='spip_document_5170
spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH132/Bellonia_II_by_artbrut-51b11.jpg'
width='170' height='132' alt= style='height:132px;width:170px;' //span Oui, mais pas seulement
puisque ma dernière collaboration en date avec strong class=spipXavier Plumas/strong (leader
du groupe strong class=spipTue-Loup/strong) pour son premier album solo i class=spipLa gueule du
couguar/i dont la sortie est prévue pour octobre 2008, je disais cette collaboration est
légèrement différente. Histoire de faire baver les lecteurs, pour accompagner
strong class=spipXavier Plumas/strong qui est déjà une « tête »
à lui tout seul et qui était encore il y a peu en studio avec strong
class=spipBashung/strong, il y aura sur cet album strong class=spipRenaud Gabriel Pion/strong,
instrumentiste de génie qui, pour résumer, a joué avec la terre entière
: strong class=spipElvis Costello/strong en passant par strong class=spipDavid Sylvian/strong,
strong class=spipSiouxies the Banshees/strong, strong class=spipDead can Dance/strong, strong
class=spipGavin Friday/strong, strong class=spipBjörk/strong pour ne citer qu'eux !/p p
class=spipEt ce qui m'a été proposé pour cet album par strong
class=spipRaphaël Montet/strong (manager et instigateur du projet que je remercie encore au
passage pour la confiance qu'il m'a accordé) était très différent de ce
que j'ai pu faire avec les autres groupes à savoir créer de A à Z
l'identité visuelle du disque de Xavier. Ce fut une première pour moi, habituellement
je demande au groupe de choisir des images dans ma collection mais après cette
première expérience, je vais certainement changer mes habitudes ! Les photos de la
session avec Xavier seront utilisées à la fois pour illustrer l'album mais aussi pour
la promo du disque (articles, interview autres...)/p p class=spipBref pour résumer, la
session photo a été un vrai plaisir ! Tout comme moi, Xavier est de la Sarthe et la
session a eu lieu dans la Sarthe... donc deux Sarthois dans la campagne sarthoise, le courant est
passé tout de suite ! Nous avons le même rapport aux choses, à la nature au
temps et cela a eu une importance capitale lors des prises de vue. Ensuite pour le post-traitement
des images, j'avais en boucle le 1sup class=typo_exposantser/sup mastering de l'album, j'ai
utilisé les chansons de Xavier comme un nuancier ce qui m'a permis d'imprimer aux images
cette tonalité, cette ambiance crépusculaire, à la fois intime et ouverte sur
l'extérieur sur la nature avec ses textures, ses parfums, ses zones d'ombres.../p p
class=spipLes chansons de Xavier et mes photos forment à mon sens un ensemble
cohérent. Xavier est ravi du résultat, l'équipe autour de ce projet et les
musiciens aussi...donc mission accomplie !/p p class=spipstrong class=spipSinon on t'a
déjà sollicité pour d'autres projets artistiques ?/strong/p p class=spipspan
class='spip_document_5173 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:170px;' img
class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH243/couvxw9-77812.jpg' width='170'
height='243' alt= style='height:243px;width:170px;' //span Je travaille depuis quelques temps avec
strong class=spipKamido : tu/strong, un musicien rennais, sur des montages photos qui seraient
projetés dans le cadre de ses concerts autres mix. C'est très intéressant et
encore une fois très différent de ce que je fais habituellement car le montage/mixage
images-son, c'est un peu nouveau pour moi./p p class=spipMais je pense aller de plus en plus dans
cette direction. Mon exposition à Paris au divan du monde en 2007 avec la projection de mes
photos sur 3 écrans géants avait très bien fonctionné, le public
était très réceptif à ce genre de présentation et cela m'a
donné quelques idées pour de futures expositions./p p class=spipJ'ai d'ailleurs, pour
le lancement de mon livre i class=spipCOMMODORE/i (SWARM Records Editions) réalisé un
petit film de 13 mn à partir des photos de cette même série et des extraits du
récit de strong class=spipDanielle Robert-Guédon/strong qui accompagne les photos
dans cet ouvrage./p p class=spipEt puisque je parle de i class=spipCOMMODORE/i, je tiens à
signaler qu'il est dès maintenant disponible sur le site de SWARM Records. C'est un ouvrage
limité à 200 exemplaires numérotés et signés par moi-même,
donc il ne faut par trop tarder pour le réserver !/p p class=spipEt pour terminer en
beauté, je suis très heureux d'avoir été sélectionné pour
participer à l'exposition TRENTE à la galerie de l'Imagerie dans le cadre des 30sup
class=typo_exposantse/sup Estivales Photographiques du Trégor. Une première
reconnaissance du milieu de la photographie, les choses sont peut-être en train de
changer.../p p class=spipstrong class=spipOn ne peut que te le souhaiter ardemment en tout cas
!/strong/p/div div class='rss_ps'p class=spipstrong class=spipLe site de Jérôme
Sevrette :/strong a href=http://www.photographique.fr/ class=spip_url
spip_outhttp://www.photographique.fr//a/p p class=spipstrong class=spipJérôme Sevrette
sur MySpace et Deviant Art :/strong br / a href=http://www.myspace.com/photographique_js
class=spip_url spip_outhttp://www.myspace.com/photographique_js/a a
href=http://artbrut.deviantart.com/ class=spip_url spip_outhttp://artbrut.deviantart.com//a/p p
class=spipstrong class=spipPour acheter le livre COMMODORE :/strong a
href=http://www.swarm-records.com/ class=spip_url spip_outhttp://www.swarm-records.com//a/p/div

|
Annonces lesjeudis.com -
17 hours and 31 minutes ago
Societe : COMPUTER FUTURES - Lieu de travail : 75 (proche du métro) - Type de contrat : CDI
- Salaire : Negotiable - Detail : Mon client est un éditeur international de premier plan
reconnu dans le domaine des logiciels financiers. Ses produits bénéficient d'une
excellente réputation internationale et sont considérés comme les plus
efficaces du marché. Pourquoi le rejoindre ? - Des logiciels à la pointe - Des
bureaux situés dans un cadre prestigieux - Un éditeur international, dans le domaine
finance de marchés - Un travail d'équipe dans une ambiance motivante - Des projets
ambitieux et innovants, avec une clientèle internationale de renom - Une gestion des
carrière personnalisée - Un environnement intellectuellement stimulant - Une
politique salariale très attractive, au mérite - Une évolution de poste et
responsabilisation rapides Pour ces postes, vous bénéficierez d'une double formation
technique et fonctionnelle personnalisée, au sein de votre équipe et dans leur centre
de formation Vos Responsabilités : Dans le cadre d’une équipe, vous aurez la
charge de projets aux facettes multiples, #61608; L’analyse #61608; La specification et
programmation des fonctionnalités #61608; La construction des interfaces utilisateur #61608;
Les tests de recette Votre Profil : #61608; Niveau de Formation Bac + 5 minimum, (Grande Ecole ou
Master Universitaires) #61608; Stage ou Experience en développement C/C++/JAVA/J2E #61608;
Vous disposez de solides connaissances dans le domaine informatique Offre : #61608; 35 à 55
K€ (en fixe) selon éxperience #61608; Avantages : Mutuelle, RTT,
Intéressements #61608; Evolutions rapides à des postes de hautes
responsabilités #61608; Weekend d’intégration. #61608; Tickets restaurant
Profitez de l’opportunité d’évoluer au sein d’une structure
internationale, une référence dans son domaine. Appelez- Dany Jallad au
01.42.99.83.33.

|
Gameblog.fr -
20 hours and 26 minutes ago
Voici, chers amis internautes de l'impossible, une nouvelle vidéo de BioShock sur... PS3,
bravo ! Une bonne cuillerée de gameplay made in Rapture, le tout en musique d'un autre
âge, un peu comme cette ambiance incroyable. J'aime ce décalage fantomatique entre le
son et l'image. Enfin, le massacre plus exactement. On ne va pas vous répéter tout ce
que vous aurez en plus dans cette version, hein,…
|
Annonces lesjeudis.com -
21 hours and 11 minutes ago
Societe : COMPUTER FUTURES - Lieu de travail : Paris - Type de contrat : CDI - Salaire : Negotiable
- Detail : Ce poste est un CDI directement chez mon client. Cette société est un
éditeur de logiciel en pleine croissance. Elle s’est spécialisée sur
l’amélioration de la coordination des acteurs d’une entreprise. Implantés
à Paris depuis 2001 ils recrutent actuellement 2 Ingénieurs Etudes et
Développement Java/J2ee pour leur R et D. Quel est le poste? : Vous intégrez la RetD
en tant qu’Ingénieur Etudes et Développement Java/J2ee où vous aurez une
visibilité complète sur les projets. Ainsi vous devrez prendre en charge des modules
et vos missions seront les suivantes : - Analyser les cahiers des charges venant des clients -
Rédiger et valider les spécifications techniques et fonctionnelles - Concevoir en UML
- Développer (60% de votre temps de travail) - Réaliser le suivi des projets et le
test Environnement technologique : Java/J2ee, Hibernate, Jboss Seam, Ejb 3, Ajax, Jsf. Les points
forts de ce poste et de cette société : - Situation géographique idéale
(Paris Intramuros) - Environnement technique novateur - Bonne Ambiance avec une équipe
très dynamique et soudée - Vous avez votre mot à dire sur chaque pojet - La
société est en pleine évolution - Vous travaillez sur un logiciel novateur
Profil recherché : - Vous avez une expérience de 3 ans sur les technologies Java/J2ee
en tant que développeur - Vous êtes communicant et aimez le travail en équipe -
Vous êtes autonome et prenez des initiatives Proposition : - 40 à
45K€ en fonction de l’expérience - Mutuelle, Rtt, Contrat Cadre
(Syntec)... Si ce poste vous intéresse, envoyez moi votre CV ou contcatez moi. Thomas
Baverel 01 42 99 83 33

|
Nouvelobs.com en temps réel - Actualités -
23 hours and 56 minutes ago
Pierre Bellanger est soupçonné d'avoir manipulé et "corrompu" une jeune fille
de 17 ans, qui a vécu huit mois avec le quadragénaire et d'autres femmes dans une
ambiance de polygamie.
|
Nouvelobs.com en temps réel : people -
23 hours and 56 minutes ago
Pierre Bellanger est soupçonné d'avoir manipulé et "corrompu" une jeune fille
de 17 ans, qui a vécu huit mois avec le quadragénaire et d'autres femmes dans une
ambiance de polygamie.
|
Romandie News -
1 days ago
Zurich (AWP) - La Bourse suisse a ouvert en nette hausse mardi après une journée
noire la veille (SMI -6,1%). Les courtiers évoquent une reprise ...
|
Nouvelobs.com en temps réel : people -
1 days and 1 hours ago
Justice Un an avec sursis a été requis contre Pierre Bellanger, le pdg de Skyrock,
soupçonné d'avoir manipulé et "corrompu" une jeune fille de 17 ans, qui a
vécu huit mois avec le quadragénaire et d'autres femmes dans une ambiance de
polygamie.
|
Nouvelobs.com en temps réel - Actualités -
1 days and 1 hours ago
Justice Un an avec sursis a été requis contre Pierre Bellanger, le pdg de Skyrock,
soupçonné d'avoir manipulé et "corrompu" une jeune fille de 17 ans, qui a
vécu huit mois avec le quadragénaire et d'autres femmes dans une ambiance de
polygamie.
|
Pop-Rock.com, le site de la pop et du rock des années 80 à nos jours -
1 days and 4 hours ago
img src=http://www.pop-rock.com/IMG/arton2173.jpg alt= align='right' width=185 height=167
style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /p class=spip Quand on y réfléchit, des
artistes capables de vous bouleverser, de réellement vous interpeller, ce n'est pas si rare
que ça. Bien sûr, si on se contente de musique de masse (mode « Je joue à
l'élitiste et je vous emmerde » ON) pensée et formatée pour vous
caresser dans le sens du poil et induire un réflexe de déplacement de la main vers le
portefeuille, alors on n'aime pas la musique, on se contente de l'écouter et de vaquer
à ses occupations. Mais quand on creuse, on se rend compte qu'il en existe finalement un
paquet, de ces artistes habités de démons ou étouffés sous des
sentiments si forts que lorsqu'ils parviennent à les mettre en musique, ils ouvrent
inconsciemment des portes en vous et, peu ou prou, modifient votre perception des choses, votre
regard sur vous-même et les autres. Idem fait incontestablement partie de ce vivier discret
d'artistes qui ont une vision, qui ont des choses à dire, des émotions à
extérioriser à tout prix. Avec des instruments, mais aussi avec des machines./p p
class=spipMais avant même d'être inspirée et étouffante (on y reviendra),
la musique des Nantais est surtout d'un éclectisme et d'une originalité assez rare,
à tel point qu'il est difficile tout autant de la catégoriser que de mettre en avant
un aspect prédominant. L'amateur de rock lambda visé en introduction aura tout
d'abord l'oreille retenue par ces guitares voguant entre spleen post-rock, agressivité
post-punk et sonorités noise. D'autres réagiront en priorité à cette
rythmique dub, trip-hop par moment. Les électromaniaques, quant à eux, se
délecteront de ces programmations véritablement porteuses d'ambiances. Et attention,
on ne parle pas d'électro de bidasse sautillante qui fait « bip » ou «
tchoum tchoum », mais de sonorités crasseuses, malsaines et oppressantes. Et toutes
ces influences, tout ce maelström sonore ne sont pas balancés dans une optique de se la
péter au-travers d'une Å“uvre imperméable accessible aux seuls
élus wannabes, mais étalés sur onze chansons qui ne dépassent jamais
les cinq minutes trente, rendant la musique de Idem accessible et immédiatement accrocheuse,
sans sacrifier pour autant un plaisir à long terme qui naîtra des différentes
lectures et approches que permettent des chansons savamment construites autour de plusieurs
idées, plusieurs sonorités. Chapeau bas, au passage, pour le mixage et la production,
qui parviennent à allier un confort d'écoute nécessaire pour profiter de tout
ce que le groupe a injecté dans ses chansons, et une ambiance sale et poisseuse, qui atteint
des sommets sur i class=spipPresque jour/i ou sur l'extraordinaire chanson finale, i
class=spipExtrod erty/i, qui débute sur une partie sourde, étouffée avant une
explosion d'une violence sans concession./p p class=spipLe reste de l'album ne manque pas non plus
de titres sublimes et inoubliables. Qu'il s'agisse de i class=spipShow your right on/i et de son
spleen, de la puissance de i class=spipE.C.O.W./i, des parties de guitare fantastiques de i
class=spipThe mermaid song/i, on n'arrête pas d'être surpris et excité tout le
long de l'écoute d'un disque habité par une noirceur probablement
héritée du post-hardcore, genre premièrement pratiqué par le groupe
avant d'opérer au fur et à mesure le métissage ayant abouti à ce
nirvana./p p class=spipAlbum du mois ? Allez chef, siouplaît. strong class=spipThe
Cure/strong, je n'y crois de toute façon pas trop.../p

|
Unification France -
1 days and 14 hours ago
Le moins qu'on puisse dire en regardant ce que les américains appellent un "blooper reel",
c'est qu'il y a l'air d'avoir une bonne ambiance sur le plateau de Terminator The Sarah Connor
Chronicles. Enjoy ! - Infos Terminator Sarah Connor
|
Shangols -
1 days and 15 hours ago
Six Men Getting Sick (six times) (1967) est une pure
expérimentation graphique, qui prend pour base une sorte de tableau à la Bacon que
Lynch triture à l’envi. Six personnages-tronc, donc, dans des couleurs
grisâtres, qui vont muter, se fondre l’un dans l’autre, créer
d’autres formes, et finir par gerber des flots de couleurs, le tout sur fond de
sirène d’alarme, et répété six fois. Me demandez pas, je
dirais, mais tout de même : ça montre l’importance de la peinture et de
l’animation dans l’univers lynchien, et ce film marque visiblement l’importance
de sa découverte du cinéma. On y voit notamment l’apparition d’une
pellicule de film qui marque la débauche de couleurs et fait passer brusquement du terne
au vivant. Ce que j’en dis, après...
Avec The Alphabet (1968), on s’approche
vraiment de la matrice des longs-métrages. Et on se dit aussi au passage que
l’apprentissage de la lecture n’a pas dû être très agréable
pour le petit David. Sur une bande-son récitant l’alphabet d’une voix
enfantine, on voit d’abord une petite animation bizarre mais charmante qui montre toutes
les lettres, puis on passe brusquement à quelques plans pratiquement gore où une
petite fille dans un lit vomit des flots de sang (ou de lettres) sur les draps. La violence des
gros plans sur ce visage couturé, la crasse des images, les sons de vent, tout contribue
à vous plonger dans une atmosphère absolument horrible. A 22 ans, le gars
était déjà un grand malade, mais son génie visuel éclate
déjà dans ces quelques plans hantés et barjots. Eprouvant.
On passe dans la partie chef-d’Å“uvre avec le
beaucoup plus ambitieux The Grandmother (1970). Plus
scénarisé, il raconte une histoire assez indicible : un garçon
maltraité par ses parents plante une graine dans son lit ; de la plante sortira une
grand-mère gentille qui saura le faire s’évader de son quotidien violent. Si
l’animation a encore toute sa place là-dedans (des scènes qui évoquent
la naissance, la minéralité, les fluides...), les acteurs font leur apparition, et
là c’est du lourd : c’est tout simplement une sorte d’introduction
à Eraserhead, avec cette haine de la famille qui jaillit dans les portraits
monstrueux des parents, avec cette fascination pour la naissance et les fluides corporels, avec
cette façon d’aborder le monde comme une épreuve infernale. Le travail sur
les sons est grandiose, notamment les rares voix, mélanges de cris et d’aboiements,
qui terrorisent immédiatement. Lynch varie les techniques visuelles (image par image,
ralentis, flous, travail direct sur la pellicule, pixellisation) pour servir une sorte de
symphonie de la terreur enfantine qui reste en tête. Un bad trip génial et
complètement barré.
The Amputee (1974) est plus anecdotique, et franchement mystérieux.
Une femme amputée des deux jambes lit une lettre à haute voix, pendant qu’une
nurse panse ses plaies (à la toute fin, un liquide blanchâtre coule par flots du
moignon de la donzelle). Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer ce que ça veut dire.
C’est fait en un seul plan fixe et c’est malsain à mort, rien à dire de
plus.
Moins d’amateurisme et d’expérimentation dans
The Cowboy and the Frenchman (1988), et c’est bien dommage : le
film est certes plaisant, la première moitié est même assez poilante, mais
c’est un peu creux et superficiel aussi. Un Français pure souche débarque au
milieu d’un ranch de cowboys roots, avec sa mallette pleine de clichés (une tour
Eiffel, des frites, des escargots...). La réussite tient dans les rythmes de dialogues
(« What the hell ? » répété à tout bout de champ par les
yankees fascinés, et dans cette étrangeté décalée que Lynch
sait toujours mettre en place. Cadres originaux et tempo heurté, c’est du bon
boulot. Il y a aussi une belle séquence nocturne avec chevaux qui se cabrent dans une
lumière glauque, qui rappelle les inspirations de Lost Highway. Mais on
s’ennuie un peu devant l’absence de sujet. L’humour de Lynch fonctionne quand
il est inséré dans la terreur, il est moins fort dans la pure comédie.
Bien que Industrial Symphony #1 (1989) prenne
comme point de départ une scène coupée de Wild at Heart
(très jolie scène, d’ailleurs, douce et dure à la fois), c’est
bien le style Twin Peaks que Lynch expérimente ici : musique de Badalamenti qui
reprend presque le thème de la série, ambiance entre glauques lumières de
torche électrique et planage éthéré, récurrences des jeunes
filles (qu’elles soient nues et pourchassées ou gamines et rêveuses), et
jusqu’au nain mythique qui fait ici son apparition en bûcheron taquin. Ceci dit, on a
l’impression que Lynch manque un peu d’inspiration, ou au moins de temps, pour
réussir cet opéra contemporain : ses images sentent le réchauffé, et
sont un peu cheap dans leur réalisation. Il répète 3 fois le coup de la
chanteuse qui descend des cintres, fabrique maladroitement un diable de carton-pâte et
peine à relancer l’action entre les chansons. Le gars n’est pas fait pour le
live (le film est une captation d’un spectacle qu’il a monté pour un
festival), et c’est assez bancal.
Retour au barré avec l’ardu Premonitions
Following an Evil Deed (1995), extrait de Lumière et compagnie. 55 secondes
filmées avec la caméra d’origine des frères Lumière, 5 plans
isolés les uns des autres (le dernier semble pourtant être la suite du premier). Ca
fait peur malgré la rapidité, et Lynch arrive, dans la contrainte, à donner
quelques flashs de cauchemar encore une fois très impressionnants. Ce petit machin est
fantomatique et dérangeant, retrouvant ainsi quelque chose de l’origine du
cinéma « (regarder agir des gens morts », disait je ne sais plus qui).
The Darkened Room (2002) est plus dans sa veine récente, celle de
Mulholland Drive. Une femme au rimmel étalé enfermée dans une
chambre, à côté d’une poupée branchée sur un fil, une
tortionnaire qui vient la harceler de questions, le tout commenté en vidéo par une
nana sibylline, inutile de chercher à comprendre, c’est du pur fantasme. Lynch
interroge la puissance du regard, et la force de son propre cinéma, en nous
suggérant de ne pas regarder alors qu’il déploie en même temps un style
hypnotique qui nous accroche aux images. La longueur des plans, le mystère total qui se
dégage de tout ça, la « musique » lancinante qui nous prend dans ses
filets, c’est impeccable et incompréhensible comme les grands films récents
du maître.
Série de dessins-animés de 8 épisodes de 4
minutes, Dumbland (2002) nous
prouve une bonne fois pour toute que le gars Lynch va po bien dans sa tête. Si Freud
était encore là il ferait un bilan sûrement pessimiste du type: en 32 minutes
on a quand même droit à un enculeur de canard manchot, un marteau dans le cul, un
couteau dans la tête, la plupart des personnages pètent grassement, et les
éclatages de tronches sont multiples... et j'en passe; ça éructe, ça
gueule, ça chie dans tous les sens, du Lynch version je me lâche... Jouant beaucoup
sur la répétition - des séquences et des sons - on a pas vraiment
l'impression que Lynch ait une vision très saine du monde qui nous entoure - les gamins
ressemblent à des monsieur "pain d'épice", les femmes ne font que hurler et le mari
dit fuck tous les 2 mots... L'épisode 6 est assez révélateur: pendant 4
minutes le gamin saute sur un trampoline, la femme devient de plus en plus hystérique sur
son fauteuil, le match de lutte à la télé montre un gars éclatant la
tête d'un autre, la rue n'est également que bruit avec accidents, camions de
pompier, tirs à la mitraillette (...)... tout ça pour finir sur une chtite mouche
qui vole faisant dire à notre héros qu'elle dérange "Fucking fly"...
Voilà donc... Aime bien aussi celui avec les fourmis qui lui chantent pendant deux minutes
"quand on te regarde on voit un trou du cul" (il s'est mis le produit anti-fourmis dans la
tronche, il a des visions), lui cela le rend dingue, il finit au plafond pour tuer toutes ces
putains de fourmis qui l'envahissent, se gauffre, se retrouve intégralement dans un
plâtre et là les fourmis reviennent pour s'engouffrer à l'intérieur...
Le type hurle avant d'exploser... Ouais, il y a bien que Lynch pour oser des trucs
pareils... (Shang – 10/11/06)
... et j’ajoute que ça fait du bien de voir Lynch revenir à
l’animation, d’autant que ces petits films sont d’une impolitesse bien
inhabituelle chez le gars. Visiblement, Lynch envisage le prolo américain comme un gros
beauf qui terrorise sa femme, son voisin, ses animaux et son gosse, regarde la télé
toute la journée, et balance des gnons dès qu’il est pris en défaut.
Il a sûrement pas tort, et la série est franchement jouissive. On a aimé les
mêmes épisodes avec mon copain Shang, mais j’ajoute au palmarès «
The Doctor » : un docteur qui teste le seuil de tolérance à la douleur de son
patient ; après matraquage au marteau et plantage de couteau dans la tête,
l’autre éprouve enfin quelque chose ; « C’est bien ce que je pensais :
vous êtes parfaitement normal », conclue le doc. Ravageur et énorme.
(Gols – 06/10/08)
Boat (2007) est un étrange voyage
commenté en voix off : une femme est embarquée sur un bateau pour un trip
hébété qui l’emmène vers une destination inconnue. Lynch tente
le truc des images vidéo banales qui deviennent chargées de mystère par la
seule force de l’imagination et de l’évocation. Ca marche : le film est
très tenu, réalisé en caméra subjective comme s’il nous
embarquait nous-mêmes dans son univers. Un gros plan sur une spirale de cordes, une main
qui attrape une manette quelconque, un plan nocturne sur le sillage laissé par le bateau,
et on plonge dans la Lynch touch. Le gars est bien toujours aussi sombre et abscons, et
c’est pour ça qu’on l’aime.
Enfin, Absurda (2007), extrait de
Chacun son Cinéma, est une merveille qui condense en 2 minutes toute la
fascination que Lynch éprouve pour le cinéma, et toute la fascination qu’il
nous fait éprouver. Sorte de prolongation de Inland Empire, c’est une
nouvelle proposition sur la force du regard, et surtout sur la condensation de celui-ci sur
l’écran. Un plan large sur une salle de ciné, quelques motifs plus ou moins
effrayants qui s’agitent sur la toile, un cri, quelques bribes de dialogues, une musique
hantée, des ruptures de ton qui arrivent comme des couperets : c’est magnifique,
abstrait certes mais habité comme c’est pas permis. Et ça soulage de voir que
Lynch n’est pas devenu le pur réalisateur de concepts qu’il laissait
apparaître dans Inland Empire. Son cinéma est toujours aussi hypnotique.

|
Annonces lesjeudis.com -
1 days and 16 hours ago
Societe : COMPUTER FUTURES - Lieu de travail : Essonne (91) - Type de contrat : CDI - Salaire :
Negociable - Detail : Je recherche actuellement un CONSULTANT INTERNE SAP FI/CO
pour le compte d'une société utilisatrice. Cette société qui est leader
dans son domaine affiche une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années et se
développe fortement à l'étranger. En tant que véritable
REFERENT SAP FI/CO, vous intervenez sur tout les projets liés à
cette technologie. La société: - Secteur de la Grande Distribution BtoB/BtoC - 10 000
employés - 3 milliards d'euros de CA - 30 personnes au sein de la DSI Le poste: Etant le
véritable spécialiste des problématiques SAP FI/CO, vous êtes
impliqué sur tous les projets de l'ERP. Vous êtes en contact avec les Directions
Métiers et les opérationnels. À ce titre, vous êtes en charge des
parties fonctionnelles sur ce module: - Ateliers de conception - Rédaction des
spécifications - Paramétrage de la solution - Recettage et tests de
non-régression - Mise en production et déploiement Votre profil: - 2 à 5 ans
d'expérience sur des projets SAP FI/CO - Capacités d'analyse et de synthèse -
Aptitude à convaincre vos interlocuteurs Avantages et salaire: - Package
50/55K€ (salaire fixe + primes + participation) - Avantages grand groupe: RTT,
CE, ... - DSI autonome - Management participatif - Ambiance de travail agréable - Poste
à pourvoir dans l'Essonne (91) en CDI Ce poste est intéressant, complet et propose
des opportunités d'évolution rapides vers des postes au sein de la DSI ou vers une
fonction Métier . Si vous vous reconnaissez dans cette annonce, n'hésitez pas
à me faire parvenir votre CV actualisé ou à me contacter. Jean Satgé 01
42 99 83 33

|
Annonces lesjeudis.com -
1 days and 17 hours ago
Societe : COMPUTER FUTURES - Lieu de travail : ILE DE FRANCE 75 - Type de contrat : CDI - Salaire :
40000 - Detail : Leader français ET européen dans son secteur : Internet, recherche
aujourd'hui son Administrateur de bases de données MySQL (et PostGreSQL,
technologies Opensource) pour une embauche directe en CDI. Mission : - Administration
Bases de données MYSQL - Optimisation, Préconisation, Analyse de performances sur les
bases de données - Réplication des bases de données : clustering
(disponibilité fiable) 1To) - Datawarehouse, Datamining - Ambiance de travail :
cool, fun, musique - Travail en équipe Les requis : - Formation informatique - 2
ans d'expérience sous MySQL - Expérience sur une plateforme Internet reconnue -
être force de proposition et rigoureux - être organisé, réactif et
disponible pour l'équipe Les avantages du poste : - client final leader dans son
marché - salaire selon le profil - Facilité d'accès : métro à
quelques mètres - Monter en compétences sur de nouvelles technologies
OpenSource : MySQL, PostGreSQL et un vrai challenge technique Vous souhaitez
évoluer dans un environnement stimulant et aimez travailler en équipe. Vos
qualités relationnelles et votre enthousiasme vous permettront d'intégrer une
entreprise dynamique offrant de belles perspectives d'évolution. Cette opportunité
vous intéresse ? Contactez moi directement ou postulez en ligne. Halim Refas
Spécialiste Base de données 01 42 99 83 33

| |