Coulisses de Bruxelles, UE -
1 days and 13 hours ago
pJe suis tombé par hasard sur lea href=http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance- blog
de Frédéric Lordon/a, quot;la pompe à phynancequot;, un économiste
très à la mode en ce moment au sein de l'ultra gauche. Plus précisément
sur un papier intitulé: a
href=http://blog.mondediplo.net/2008-11-30-Cette-Europe-la-est-irreparablequot;cette Europe
là est irréparable/aquot;. Je suis tombé de ma chaise devant un tel tissu
d'inanités et de mensonges. Se fondanta onclick=window.open(this.href, '_blank',
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title=Frederic_lordon295da_2 alt=Frederic_lordon295da_2 style=margin: 0px 0px 5px 5px; float:
right; //a sur a href=http://www.ft.com/cms/s/0/7e7f0ec6-bd72-11dd-bba1-0000779fd18c.htmlun article
du Financial Times /aqu'il n'a manifestement pas bien compris, Lordon affirme: emquot;dans une
sorte d’apothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de
l’à-propos historique, la Commission européenne, en l’occurrence
incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient
d’intervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les
injections d’un total de 10,5 milliards d’euros décidées par l’Etat
français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques
populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia)
étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non
fausséequot;./em/p pLe problème est que le point de départ de la charge
violemment anti-européenne qui suit est faux: la Commission n'a pris aucune décision
et discute simplement avec le gouvernement français. Au passage, j'ai aussi droit à
une volée de bois vert avec mon collègue Bernard Guetta: emquot;on pourra voir le
symptôme d’une certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de
l’Union européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne
connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent l’Europe à
son meilleurquot;. /emJe me demande à quoi je dois d'être ainsi désigné
à la vindicte populaire, mais, vu la bêtise de l'article, je prends cela comme un
honneur./ppVoici la réponse que j'ai posté sur son blog hébergé par le
Monde diplomatique ne pouvant laisser passer un papier aussi mensonger. J'attends avec impatience
la réponse du sentencieux économiste./pblockquotediv class=crayon forum-texte-20252
forum-texte pJe tombe par hasard sur ce billet qui montre que Frédéric Lordon ne
comprend non seulement rien au droit européen de la concurrence, mais accumule les
affirmations inexactes voire les mensonges purs et simples, le tout mêlé à un
euroscepticisme qui n’a rien à envier à celui d’un Vaclav Klaus ou
d’un Declan Ganley. Quelques exemples d’inepties./p p1/ L’auteur fait
référence à une décision de la Commission déclarant les aides de
l’Etat français illégales. Il n’est est rien : il s’agit simplement
d’une discussion, comme il y en a toujours entre les Etats et la Commission, lorsqu’il
y a aides d’Etats. strongIl n’y a donc aucune décision/strong. Donc son
emportement est charmant, mais passe complètement à côté de sa cible :
comment, la Commission ose assumer le rôle qui lui a été assigné par les
traités, traités encore en vigueur aux dernières nouvelles ? Effectivement, il
y a de quoi s’énerver.../p p2/ Je précise à l’auteur que le
traité de Lisbonne ne peut servir de cadre juridique de référence, celui-ci
n’étant pas encore entré en vigueur. Il devrait tout simplement se rapporter
aux traités existants. Je précise aussi que les règles de concurrence figurent
dans les traités depuis 1957./p p3/ L’auteur explique que : emquot; l’Etat,
c’est vraiment l’horreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement
avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisqu’il est l’anti-marché
par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations
caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui
poussassent la commissaire à bout – et à sa première
révoltequot;/em. Sait-il que chaque année, la Commission valide environ 60 à
70 milliards d’euros d’aides d’Etat ? La pointe a été, si mes
souvenirs sont bons, de 140 milliards d’euros (au moment de l’unification allemande).
Le nombre de décision d’interdiction est infime au regard de cette masse. Ce chiffre
montre effectivement la dureté de la Commission dans ce domaine.../p p4/ La Commission a
décidé, dès le début de la crise, d’appliquer encore plus
souplement ses critères en matière d’aide d’Etat. Elle a publié
des guides lines sur ce sujet. Tous les plans nationaux déjà acceptés sont ici
: a rel=nofollow class=spip_url spip_out
href=http://ec.europa.eu/comm/competition/sectors/financial_services/financial_crisis_news_en.htmlhttp://ec.europa.eu/comm/competitio.../a
Seuls les plans autrichien, espagnol et hongrois sont encore à l’étude./p p5/
Les affirmations contestables pleuvent comme à Gravelotte : emquot;L’article 130 qui
interprète le principe d’indépendance de la banque centrale comme
l’obligation d’une absence complète de rapport avec les gouvernementsquot;/em.
C’est intéressant. L’auteur sait-il que le président de la BCE
siège chaque mois à l’Eurogroupe et le président de l’Eurogroupe
siège chaque mois au conseil des gouverneurs ? J’ajoute que Trichet se rend tous les
deux mois devant le Parlement européen pour répondre aux questions des
eurodéputés et qu’il tient une conférence de presse mensuelle. Et,
contrairement à ce qu’affirme Lordon, Trichet s’entretient
régulièrement avec les gouvernements au téléphone ou lors de rencontre
bilatérales./p p6/ L’auteur nous dit encore que les mouvements de restructuration
bancaire en cours se font emquot;en se passant visiblement de toute approbation
européennequot;./em J’aime beaucoup le emquot;visiblement/emquot; : en petit effort de
recherche lui montrerait qu’il n’en est rien./p p7/ Je passe sur les insultes :
qualifier Karel van Miert de emquot;dinguequot;/em apporte beaucoup au débat. Je note que
lorsque le commissaire à la concurrence a menacé de laisser le Crédit Lyonnais
aller à la faillite, c’était au moment où l’Etat français
refusait toute mesure sérieuse de restructuration. Finalement un accord a été
trouvé -qui ne nuisait pas aux concurrents qui eux n’avaient pas sombré dans
les folies du CL- et le Crédit Lyonnais a été sauvé (mais la facture a
été payée par les contribuables faut-il le rappeler)./p p8/
Frédéric Lordon affirme que quot;emles règles doctrinales (européennes)
sont aussi résistantes que le reste – en fait, par une aberration typique
de l’esprit dogmatique, toutes ont été scrupuleusement transcrites en
règles dures – juridiques : ces Traités que le monde entier nous
envie –, et qui ne laissent plus aucune marge d’interprétation, de
flexibilité, ou d’adaptation, bref le piège parfaitquot;/em. Or
l’assouplissement actuel des règles de concurrence montre exactement le contraire. Je
dois dire qu’en matière quot;d’esprit dogmatiquequot;, l’auteur semble en
connaître un rayon./p p9/ L’auteur, dans sa note 2, dit enfin ce qu’il en est :
en effet, ce qui coince à Bruxelles, c’est le fait que l’Etat Français,
conseillé par Michel Pébereau de BNP-Paribas, a choisi un mécanisme juridique
de recapitalisation qui la prive de rémunération et d’une place au conseil
d’administration des banques ainsi aidées. Tous les autres pays ont choisi de faire
payer les banques pour leur aide (un intérêt de 9% en Grande-Bretagne, si mes
souvenirs sont bons, 5% en Belgique), pas la France. Cela ne choque pas l’auteur, c’est
pour le moins curieux. C’est cette aide sans contrepartie, ce cadeau aux banquiers dirait
l’auteur, qui est critiqué car cela revient à accepter une grave distorsion de
concurrence. Personnellement, ce mécanisme me pose problème et je suis surpris
qu’il ne fasse pas débat : Nicolas Sarkozy, ce grand socialiste, conseillé par
son ami banquier, choisi de ne pas faire payer les banques. Curieux, non ? Mais
Frédéric Lordon trouve cela très bien et s’indigne que l’on
s’interroge./p pJe pourrais continuer longtemps. Je suis atterré de lire autant de
contrevérités assénées avec la force de conviction de quot;celui qui
saitquot;. La critique est bienvenue lorsqu’elle se fonde sur des faits, pas sur des
convictions idéologiques. Mais bon, dès qu’il s’agit de taper sur
quot;Bruxellesquot;, tout est bon. Même dénoncer une quot;décisionquot; qui
n’a pas été prise./p /div/blockquote

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