
Cela aurait pu mieux commencer.
Le compte à rebours pour ce voyage à Madere a commencé.
Décolage à 6 heure et quart.
Un taxi avait été réservé la veille pour "quatre heure moins le
quart.
C est ce que je croyais du moins.
Le préposé a l'enregistremement, lui, avait compris "et quart".
Coup de fil et la rectification se met en branle dans l'enervement des acteurs avec
l'intérêt en commun.
Démarrage en trompe la mort.
Pas de trafic a cette heure, mais en approchant de l'aéroport, les choses changent.
Le chauffeur me previent qu'il vaudrait mieux faire son entrée par l'intermédiaire
des arrivées plutôt que l'autre réservée aux départs.
Je ne m'empêche pas de lui susurrer à l'oreille ma finesse enfoireuse que
c'est normal qu'il y ai autant de voitures pour l'aéroport : n'avons nous pas
augmenté le pouvoir d'achat?
Un sourire sans réponse me répond.
Son conseil est suivi au vu des files sans fin.
Pour gagner ce temps précieux, il nous débarque à l'entrée de
sauvetage.
Remerciements d'usage pour sa perspicacite et nous voila devant le grand tableau d'embarquement.
Rangée "un", allons-y. Des chicannes à plusieurs rangées nous donne un
peu la nausée, mais on avance.
Les bagages sont enregistrés, enfin. Un bagage à main pour chacun et voila la
douane pressée de nous voir sortir du pays et à nous envoyer vers notre destin
de touristes.
Des couloirs et des escallators à n'en plus finir.
Arrivée aux portiques électroniques. Tout le monde a appris qu'il ne peut
subsister aucun liquide dans le fameux bagage à main.
Les terroristes ont gagné une marque indélebile sur le sort des vacanciers.
On a prévu le coup, donc pas de problème.
On est docile dans notre état. Les bagages passent au scanning.
Celui de mon épouse reste étonnament en rade au milieu.
Une bombe de laque et une bouteille de crème solaire n'a pas l'air de plaire à
la douane.
Là, cela se corse vraiment. Il faudra rebobinner le tout et retourner au checkin pour
enregistrer le bagage du terroriste amateur.
Sur l'écran noir de ses nuits blanches, il a gagné sa journee et prouve son
efficacité, le douanier.
Son efficacité est impitoyable. Il a récupéré le sourire que nous
avions 5 minutes avant de voir ses dents d'acier.
Pas besoin d'expliquer l'excitation dans le voyage de retour vers le checkin.
Périple a l'envers au travers des escalators, des tapis roulants des couloirs.
La file inverse s'inquiete même de cette excitation.
Arrivé au checkin et pour un supplement de bagage, on accepte l'exception de l'execution
immediate.
Le bagage à main devient des lors bagage supplementaire sans plus.
On pése 8 kilos au compteur. Il faut d'abord payer ce surplus.
Aille! Pour ce faire, il faut traverser l'aerogare. Le kilo s'avére des plus gourmand.
Neuf euros par kilo, faites le compte.
Retour au checkin. Sourire entendu d'un autre préposé qui veut bien remplacer le
collégue à la pause pipi.
Retour définitif vers les entrailles de la terre avec ses escallators et ses tapis
roulants.
Les scanneurs sont là. Plus léger cela passe.
Les chaussure de mon épouse par contre sont d'un intérêt particulier.
Je la retrouve pied nus en attente d'un retour espéré dans le plus bref delai.
Etait ce l'odeur qui avait attiré où excité les appareils, pensais-je.
Le détecteur de mensonge ne dit rien. Ouf, on passe.
Direction l'avion au plus vite. On arrive il reste à peine un quart d'heure.
Je frémis a l'idee de ce qui aurait pu se passer si notre chauffeur du matin n'avait pas
pris la bonne décision.
Les "térroristes de pacotille" sont à bord.
Départ dans les temps.
En parlant de temps, les choses vont trés vite se ternir.
Plus d'une heure de nuages qui léchent méchamment nos ailes et cela secoue ferme.
La météo avait prévu un temps trés mauvais.
Pas question de la contredire cette fois.
Sans calme, sans receuillement, nous sommes secoués et le dejeuner servi a la chance
d'arriver à destination.
Les trous d'air ne sont pas que des trous, ce sont des bosses aussi.
Arrivée pourtant dans le soleil et dans les temps.
L'aventure, c'est l'aventure mais quant à la sauce Madere, je pourrai donner des
lecons, cela se prépare en secouant trés fort.
Je confirme. C'est le départ de vacances.
L'enfoiré.
Ps: le texte a ete cree sur un clavier sans accent. la correction suivra