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Les échéances locales approchent, occasion rêvée pour les habitants de
la région de Tambacounda de procéder au choix de leurs élus devant
présider aux destinées des différents ordres de collectivités locales.
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src='IMG/jpg/soleil_noir_120-4.jpg' width='86' height='120' style='border-width: 0px;' alt=(JPEG)
//span ...Il ne faut pas être grand clerc pour anticiper l'enchaînement dramatique qui
va suivre dès le début de l'année 2009 : PMI, mais aussi très grandes
entreprises au bord du précipice paralysées par le tarissement des liquidités
et par l'atonie de la consommation. Commerces contraints de baisser rideau. Collectivités
locales exsangues... Tout ceci ne relève hélas pas de la divination, mais du constat
dès à présent vérifiable...
En recommandant le dépistage des « troubles comportementaux » dès 3 ans,
le porte parole de l’UMP ne fait que ressortir une vieille lune de l’aile dure du
parti, dont le rapport Bénisti d’octobre 2004, grande Å“uvre de flicage
orwelienne de la petite enfance, fut l’une des pierres angulaires.
La proposition de Frédéric Lefebvre de dépister les « troubles
comportementaux » des enfants dès 3 ans ?« Une vieille lune de la
droite », soupire-t-on dans les syndicats de magistrats. De fait, l'UMP a connu quelques
précédents de déclarations fracassantes et autres recommandations
déterministes visant à voir dès le plus jeune âge les germes de la
délinquance. Sans même parler de l’entretien du candidat Sarkozy avec Michel
Onfray où le premier situait l’origine de la pédophilie dans les gênes,
les juristes se souviennent avec émotion du rapport Bénisti
(député UMP du Val-de-Marne), présenté au ministre de
l’Intérieur Dominique de Villepin en octobre 2004.
Des pédopsychiatres partout
Dénoncé à l’époque par la Ligue des droits de l’homme, le
PS et de nombreuses associations, le texte du député du Val-de-Marne
présentait aimablement l’échec des politiques de lutte contre la
délinquance et recommandait d’agir « au plus tôt » :
« Les actions à promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6 et 12 ans sont nettement
moins lourdes à mettre en Å“uvre que celles qui devront être mises en
place à l’adolescence », soulignait le rapport. Un joli graphique (voir
ci-dessous) situait entre deux ans et trois ans et demi l'âge des premiers problèmes
d’insertion dans la société (difficultés à s’exprimer en
français) menant directement, selon le même document, au braquage à main
armée et au trafic de drogues dures. Entre trois et
six ans, le texte recommandait « des suivis sanitaires et médicaux
réguliers [...] dans les structures de garde de la petite enfance pour détecter et
prendre en charge dès le plus jeune âge, ceux qui montrent des troubles
comportementaux. » Autrement dit, presque mot pour mot, la proposition faite par
Frédéric Lefebvre lundi 1er décembre. Une fois les troubles
détectés, les collectivités locales étaient invitées à
mettre en place un « comité de coordination, d’aide et de suivi de
l’enfant », des pédopsychiatres étant chargés
d'intégrer et former les structures d’encadrement de la petite enfance.
Secret professionnel et « difficultés de valeur » à
réviser
Parallèlement à cette généralisation de la pédopsychiatrie, le
rapport recommandait en sixième proposition une étrange redéfinition de
« la notion de secret professionnel », sans doute en lien avec les
innombrables injonctions à la mise en place d’une communication plus étroite
entre personnels médicaux et référents de l’enfant...
Toujours dans ce
rapport Bénisti, en page 17, un charmant paragraphe explique qu’afin de contrer les
« difficultés de valeur » qui empêchent les législateurs
de sécuriser à tout va, il serait bon de « mettre en place des outils
statistiques fiables et indiscutables qui permettent de montrer de façon objectif (sic !) et
irréfutable les difficultés et les actions à mettre en Å“uvre sans
que les valeurs propres à chacun ne viennent interférer. »
Un casting de choc préfigurant l’UMP sarkozyste
A l’époque de sa publication, le rapport avait fait un certain bruit du fait des
parallèles nauséabonds entre bilinguisme et délinquance : dans sa version
initiale, le rapport soulignait que le fait que la mère ne parle pas la langue
française constituait le point de départ d’une exclusion sociale menant
à la délinquance, désignant même la langue du pays de provenance comme
« patois du pays ».
Cependant, Frédéric Lefebvre n'aura aucun mal à faire valoir ses propositions
au sein de l'UMP : les membres de la commission en charge du rapport Bénisti ont, depuis,
pris du galon. Parmi eux : Christine Boutin, Chantal Brunel (actuellement
porte parole du groupe), Christian Estrosi (troisième vice-président) et quelques
grandes figures parlementaires comme Eric Raoult et Lionnel Luca , Guy Geoffroy
(promoteur des centres éducatifs fermés), et Christian Vanneste
(récemment blanchi d’une accusation de propos homophobes). Idem pour les personnes
auditionnées : Jacques Crémadeills et David Teillet (à l’époque
chargé de mission et conseiller technique au cabinet de Xavier Darcos) et une certaine
Rachida Dati, alors conseillère technique au cabinet de Nicolas Sarkozy.
Societe : TAUZIA THIBERVILLE ASSOCIES - Lieu de travail : Ile de France - Type de contrat : CDI -
Salaire : entre 50 et 70kEuros - Detail : Entreprise La société est un
intégrateur de solutions techniques au service des clients publics et privés. Elle
est considérée comme un intervenant majeur du domaine des solutions convergentes
voix/données et est expert en ingénierie, conception, déploiement clés
en mains, installation, suivi d'exploitation, maintenance et assistance/infogérance pour
tous les systèmes de communication de l'entreprise. Poste Développement de la vente
des produits et des services de communication d'entreprise de la société à une
clientèle de grandes organisations et de collectivités locales en Ile de France. Il
ou elle aura à détecter des projets en relation avec l'offre de notre client,
créer de nouvelles opportunités chez des clients existants, ouvrir et
fidéliser de nouveaux comptes. H/F de terrain, actif, dynamique, capable de
développer l'activité et d'anticiper les besoins et les projets des prospects et
clients. Capable de se créer rapidement un relationnel de qualité à tous les
niveaux des entreprises prospectées. Profil De formation supérieure, Ecole
d'Ingénieur ou Universitaire Expérience prouvée et réussie d'au moins 5
ans dans la vente de solutions de communication d'entreprise axées data/ réseaux.
Autonome, organisé et rigoureux, sachant reporter avec fiabilité. Grande rigueur dans
le suivi des affaires, sens aigu du concret, forte aptitude au closing. Grande
disponibilité. Grande capacité de travail et forte disponibilité. Collectif,
préoccupé de long terme. Autonome, organisé et rigoureux, sachant reporter
avec fiabilité. Sens aigu du service et de la satisfaction client. Grande
disponibilité, forte capacité de travail
A qui appartiennent les données publiques ? Et comment faire pour les réexploiter
dès lors qu’il est interdit de s’en resservir sur des plateformes commerciales ?
La question s’est crûment posée, ces dernières semaines, à
l’occasion d’un concours lancé en Grande-Bretagne, lorsque l’on s’en
aperçu que les gagnants n’avaient pas le droit de réutiliser les données que
le gouvernement leur avait proposé de réutiliser, et donc de mettre en oeuvre les
projets pour lesquels ils avaient été primés.
Souvenez-vous,
en 2006, le quotidien britannique The Guardian lançait une campagne,
Rendez-nous les joyaux de la Couronne, et un site dédié, Free
Our Data, pour que les données publiques puissent être utilisées par les
contribuables qui les ont, in fine, payées.
En réponse, le gouvernement mettait en place une commission, la
Power of Information Taskforce, pour améliorer le partage des données, et leurs
exploitations. En 2008, il lançait également un concours, Show
Us A Better Way (Montrez-nous une meilleure voie) pour récompenser les meilleurs projets
de réutilisation des données publiques, comme
nous vous l’expliquions en septembre. .
Les organisateurs avaient pris,
comme exemples, FixMyStreet,
un service proposant aux internautes de rapporter les incivilités, dégâts,
graffitis et autres problèmes à l’échelle locale, Rate your
prison, qui permet aux familles et proches de détenus d’évaluer
l’état des prisons britanniques, FarmSubsidy,
qui tente de répertorier la répartition des subventions agricoles européennes,
ainsi qu’un outil de cartographie de la criminalité (voir
cette présentation).
Les cinq projets
récompensés (sur plus de
450 postulants) n’ont finalement rien à voir avec cette fibre sécuritaire ou
de sousveillance, préférant tenter de repondre à des problèmes plus
prosaïques.
Le premier prix
revient ainsi à un
projet de site web proposant de répertorier, à partir de son code postal, ce que
les autorités du cru proposent de recycler, ou pas, comment, et qui contacter pour cela (les
collectivités locales britanniques n’ont pas toutes les mêmes capacités et
offres de recyclage).
Les organisateurs ont par ailleurs décidé d’aider au développement
d’une interface de programmation (API) répertoriant les
travaux routiers, les
ressources juridiques libres, les projets financés par l’argent public (Where
does my money go ?), les services ciblant les “baby-boomers” (Oldienet),
les écoles
ou encore les
épaves se trouvant sur les côtes britanniques.
Quand l’administration parodie les Monty Python
Le Guardian
souligne cela dit que ces projets se confronteront à un obstacle de taille : les
données issues d’Ordnance
Survey, l’agence de cartographie britannique, ne peuvent en effet être
utilisées avec des services tels que Google Maps, pour cause de respect des licences
légales…
Les
conditions d’utilisation d’OpenSpace, l’API qu’elle a rendue publique
en phase beta, précisent ainsi qu’il est interdit d’afficher des Google Ads sur
ses données, ainsi que de créer des widgets pour Facebook, MySpace et autres sites
sociaux commerciaux.
Alors que le Guardian
ironisait sur le fait de cartographier la liste des toilettes publiques, ou encore celle de
la criminalité (une
promesse du ministère de l’intérieur), constituerait en soi un
“crime“, la polémique enflait après que le Sunday Times ait révélé qu’il était question de privatiser
les agences en charge des données publiques…
A défaut de clore la polémique, l’Ordnance Survey vient de
mettre à jour sa licence : si elle continue d’interdire la réutilisation de
ses données par des tierces parties, elles pourront par contre y mettre les leurs… ce
qui ne rassure pas pour franchement Free Our Data, qui ne voit pas non plus pourquoi la licence,
qui d’emblée a décidé de ne pas jouer la carte de
l’interopérabilité, ne pourrait pas, de nouveau, être modifiée.
La petite carte qui monte, qui monte…
Pendant que les Britanniques guerroient pour savoir s’il convient de privatiser les
données publiques pour mieux les exploiter, ou, au contraire, les libérer en tant que
“biens communs“, certains en profitent déjà pour économiser
les deniers publics, d’autre pour améliorer, bénévolement, les services
publics.
Aux Etats-Unis, le concours Apps
for Democracy (des outils pour la démocratie) a permis la réalisation de 47 mashups
en 30 jours. Le bureau des technologies du district de Washington DC, qui voulait
inciter les gens à réutiliser son catalogue
de données publiques, a calculé qu’en suivant la procédure habituelle, il
eut fallu attendre deux ans pour parvenir à un tel résultat. Signe que les
mentalités y sont moins frileuses qu’ailleurs, le concours devait initialement
s’appeler
Hack the District…
Mais le projet le plus
intéressant a sans conteste été créé, il y a quatre ans, au Royaume-Uni,
en réaction, précisément, à la licence restrictive de l’Ordnance
Survey. OpenStreetMap
(OSM) a pour objectif de dresser une carte mondiale, sous licence “libre”, et donc
librement éditable, à la manière de Wikipedia.
Fort de 75 000 contributeurs, le projet
avance à grands pas, d’autant qu’il permet également de
qualifier la carte c’est-à-dire d’y indiquer les emplacements de parkings,
de sites publics ou privés, etc. On y trouve ainsi près de 70 000 parkings, 18 000
écoles, 13 000 boîtes aux lettres, 11 000 restaurants, 7 000 cabines
téléphoniques, 6 000 points de recyclage… et quelques
centaines d’autres fonctionnalités ou projets dérivés, telle cette
cartographie des pistes
cyclables.
Last but not least, les données d’OSM seraient
aussi fiables que celles de l’Ordnance Survey pour ce qui est du territoire
britannique, et incomparablement plus pertinentes, en comparaison à Google, Microsoft
Virtual Earth ou Yahoo, pour ce qui est de la
ville de Bagdad :
La question de savoir à qui appartiennent les données publiques n’est pas
prête d’être tranchée, et soulève de nombreuses
autres questions (qui régule quoi, quid de l’infobésite géographique ?).
Il y en aura toujours pour qui Wikipedia est et sera moins fiable qu’une encyclopédie
“propriétaire“, et d’autres pour estimer que toute donnée
doit (ou peut) être rentabilisée, d’autant que celles qui sont publiques
permettent de gagner de l’argent à peu de frais (voir, par exemple, l’argumentaire
économique du prestataire de service d’Apps for Democracy, qui prétend avoir
obtenu un retour sur investissement de 4 000 %). Mais tout le monde ne
pense pas que ce type d’information peut être rentabilisée.
Mais pendant ce temps-là, de petites mains continueront à documenter OpenStreetMap,
à en développer des services, mashups, usages… Et de même que les
encyclopédies “propriétaires” se mettent toutes peu ou prou à
suivre le modèle Wikipedia, il y a fort à parier que les outils de cartographie ne
seront jamais tant utilisés, et améliorés, que s’ils sont
“libres“. Ce qui serait un juste retour des choses, pour un service public.
On notera à ce titre que le site Change.gov,
le site web participatif créé par Barack Obama au lendemain de son élection afin
de favoriser la démocratie participative, vient d’embrasser
la licence Creative Commons By, “la plus libre des licences Creative
Commons” d’après Lawrence Lessig. Ce dernier vient d’ailleurs de
lancer open-government.us
afin d’aider son administration à favoriser cette transition, et de promouvoir trois
idées fortes :
- les contenus publiés par le gouvernement doivent l’être sous licence libre
afin d’en favoriser le partage, la citation, le “remix” et la
redistribution,
- aucune barrière technologique, telle que l’impossibilité de
télécharger les vidéos postées sur Youtube, ne devrait s’y opposer,
- la diffusion de ces contenus doit rester neutre, de sorte qu’ils soient accessibles
à tout le monde en même temps, dans un format non propriétaire.
Le président de la région Guyane Antoine Karam (Parti socialiste guyanais) a
opposé un non définitif hier soir sur RFO à la proposition que lui a faite le
gouvernement de baisser la taxe régionale sur le carburant, que se partagent les
collectivités locales...
Minoritaire dans les collectivités locales, l'UMP cherche à répliquer face aux
socialistes qui accusent l'Etat de diminuer ses dotations d'année en année. Roger
Karoutchi a ainsi annoncé la parution de la 3e édition du "livre noir des
régions socialistes".img width='1' height='1'
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