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LateLament - Quand les moules auront des dents -
3 hours and 56 minutes ago
pMa petite puce est morte dans mes bras le 14 septembre dernier après plus de 15 ans et demi
de vie commune./ppimg style="border: 0pt none ; display: block; margin-left: auto; margin-right:
auto;" src="http://latelament.cowblog.fr/4530685.jpg" alt="Itou - teckel à poils durs="/pp
style="text-align: center;"Itounbsp;- teckel à poils dursbr18.1.1993nbsp;- 14.9.2008/pdiv
class="feedflare" a href="http://feeds.feedburner.com/~f/latelament?a=hJ8mM"img
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Coulisses de Bruxelles, UE -
4 hours and 22 minutes ago
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0px; float: left; //a Nicolas Sarkozy a d’ores et déjà réussi un beau
coup : on a appris vendredi soir qu’il avait obtenu la convocation, ce dimanche à 17
heures, à l’Élysée, d’un sommet des quinze chefs
d’État et de gouvernement de la zone euro, réunion qui précèdera
de trois jours le Conseil européen d’automne des Vingt-sept, les 15 et 16 octobre.
C’est le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, qui, lors de sa visite
à Paris, quelques heures auparavant, l’a réclamé : un sommet de
l’Eurogroupe est nécessaire em« pour définir ensemble une action
coordonnée et forte de tous les pays de la zone euro »/em. Il s’agit d’une
première : jusque-là, les partenaires de Paris s’étaient opposés
à la réunion d’une telle formation qui n’est prévue par aucun
texte. Mais la nécessité d’endiguer la crise bancaire a eu raison des
dernières réticences./p p Durant la campagne présidentielle et au début
de son mandat, le Président de la République avait réclamé
l’institutionnalisation d’un strongEurosommet/strong arguant que la gouvernance
économique de la zone euro ne pouvait pas être laissée aux seuls ministres des
Finances et qu’il était nécessaire pour faire contrepoids à la Banque
centrale européenne (BCE). C’est précisément la raison qui a
motivé l’opposition allemande qui y a vu un risque de remise en cause de la
sacro-sainte indépendance de l’Institut d’émission de Francfort. Les
autres partenaires de Paris n’étaient pas plus enthousiastes, beaucoup craignant
qu’une telle formation n’élargisse le fossé entre le cÅ“ur de
l’Union, la zone euro, et la périphérie. Juste avant le début de la
présidence française, Nicolas Sarkozy a donc renoncé à réclamer
la création de cet Eurosommet./ppMais les évènements de ces derniers jours ont
balayé toutes les objections. Sarkozy, depuis le départ, est persuadé
qu’il est nécessaire de réagir au niveau européen à cette crise,
le marché unique et l’euro ayant aboli les frontières intérieures. Le
risque, a-t-il fait valoir, d’une politique du « chacun-pour-soi » est que chaque
solution nationale créée un problème chez le voisin. Et c’est exactement
ce qui s’est passé, comme l’ont montré les évènements de la
semaine dernière... En dépit de la réunion des quatre pays européens du
G8, samedi dernier à Paris, du communiqué commun des Vingt-sept de lundi, du conseil
des ministres des Finances de mardi, de la réunion du G7 finance de vendredi, la panique
continue à ravager la planète boursière./p pL’Allemagne, qui s’est
opposée à toute action européenne de peur d’être amenée
à payer pour les a onclick=window.open(this.href, '_blank',
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alt=19reunion style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a autres, ne peut que constater
l’échec des politiques nationales. Selon le Canard Enchainé de cette semaine,
Sarkozy aurait raconté ainsi la réunion du G4 à ses conseillers : em«
Elle a dit : ‘chacun sa merde’ » /em! Manifestement, les
marchés veulent, dans l’espace unique qu’est devenue l’Europe, une action
coordonnée des responsables européens et non des actions nationales dont on informe
les autres. Alors que les marchés sont européanisés et
internationalisés, les États membres n’ont pas compris qu’ils sont
devenus de simples départements de l’Union : on n’a jamais demandé
à un conseil général de réagir à une crise bancaire... em«
Angela Merkel est désormais ouverte à une décision européenne
»,/em confiait récemment un membre de la Commission européenne : em« mais
le système bancaire allemand est différent. C’est un système
fédéral, très complexe. Merkel ne peut pas décider pour tout le monde
du jour au lendemain, tandis que Sarkozy peut s’engager tout de suite »/em./p pPour
baliser le terrain, Nicolas Sarkozy s’est entretenu aujourd’hui avec la
chancelière allemande Angela Merkel afin de préparer la réunion de demain.
Elle a confirmé, à l’issue de cette rencontre qui a eu lieu à
Colombey-les-Deux-Eglises, que l’Allemagne avait renoncé à défendre le
chacun-pour-soi :em « nous sommes sur une voie commune pour mettre en place une
réaction concertée et cohérente de la zone euro à la crise
financière internationale »./em Elle a assuré que l’Eurosommet produira
une « réponse claire » pour les marchés
financiers./pblockquoteblockquotepJuste avant le sommet, Sarkozy recevra Gordon Brown, le Premier
ministre britannique dont le pays n’est pas membre de la zone euro, mais qui héberge
la principale place financière européenne afin em« maximiser les chances de
coordination »/em, selon l’Élysée./p/blockquote/blockquotepa
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//a Reste à savoir ce qui sortira de ce premier sommet de l’Eurozone. Un échec
ou un énième communiqué lénifiant ne ferait sans doute qu’ajouter
à la panique : lorsqu’on se réunit, on créé des attentes et les
décevoir peut avoir des effets dévastateurs. Paris et Berlin ont écarté
la création d’un « fonds de secours » européen : il em«
poserait un problème gigantesque d’opérationnalité de la décision
et de la gouvernance, c’est pour ça que ça ne peut pas être la
réponse »/em, a expliqué aujourd'hui Sarkozy. Il semblerait que les quinze de
la zone euro se dirigent vers une solution à l’anglaise, c’est-à-dire une
recapitalisation des banques qui en ont besoin (les Américains s’engagent aussi dans
cette voie) et une garantie d’État des prêts interbancaires afin que les banques
acceptent à nouveau de se prêter de l’argent. C’est exactement la solution
qu’a suggérée Brown à ses collègues, mercredi dernier. Si un plan
de cette nature est adopté, cela signerait l’acte de naissance du gouvernement
économique européen. En revanche, un échec serait terrible pour la zone
euro./p pNB: a
href=http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/10/jean-claude-trichet-boussole-des-francais-dans-la-crise_1105256_0.htmlUn
sondage publié par Le Monde du 11 octobre/a montre que les Français font confiance
d'abord à la BCE pour gérer la crise financière avant les Etats et la
Commission européenne. Une jolie revanche pour son président, Jean-Claude Trichet.
S'il y a bien un capitaine à la barre du navire européen, il est pour l'instant
à Francfort./p pUn très intéressant article paru dans Le Soir du 12 octobre,
mais non disponible sur le net, raconte la tension croisante entre la Grande-Bretagne et l'Islande
au point que The Times parle de quot;nouvelle guerre froidequot;. Londres vient ainsi de saisir les
actifs d'une banque islandaise sous administration judiciaire parce qu'elle a gelé les
comptes de 300.000 épargnants britanniques en utilisant un article d'une loi
antiterroriste... Cela donne une petite idée de ce qui se passerait en Europe si l'Union
n'existait pas. /p p(photos: AFP)/p

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Libération.fr > Actualités -
8 hours and 48 minutes ago
A la veille de la réunion des dirigeants de la zone euro, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel
ont affiché leur volonté de travailler ensemble. Le plan européen pourrait
notamment inclure des nationalisations partielles de banques.
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@ Brest -
9 hours and 4 minutes ago
div class='rss_texte'p class=spipi class=spipUn article repris du site du a
href=http://www.epn-ressources.be/ class=spip_outCentre de ressource des espaces numériques
wallons /a, un site sous licence a href=http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/be/deed.fr
class=spip_outCreative Commons /a/i/p p class=spipi class=spippar Jean-Luc Raymond le 11 octobre
2008 dans Animateurs : métier et compétences, Publics et Usages/i/p p class=spipLa
Silicon Valley au coeur de la tourmente financière, cette région au Sud de San
Francisco en Californie, consacrée à la recherche, au développement
d'applications, d'outils et à la corollaire vente de ces mêmes technologies tire
depuis quelques semaines le signal d'alarme. Alors que les blogs dits “majeurs” de
l'économie internet déclarée hier triomphante annonce a
href=http://www.techcrunch.com/2008/10/10/an-ignoble-but-much-needed-end-to-web-20/
class=spip_outla mort du Web 2.0/a et enterre l'expression qui sombre à mesure que les a
href=http://www.slideshare.net/eldon/sequoia-capital-on-startups-and-the-economic-downturn-presentation?type=powerpoint
class=spip_outcapitaux des start ups/a s'évanouissent et commençent à
licencier à tour de bras... Le monde change.../p p class=spipEt porte relativement peu son
regard sur cette financiarisation d'un Web occidental qui depuis 2003/2004 n'a pas cru à une
deuxième bulle internet. L'experta
href=http://calacanis.com/2008/09/29/the-startup-depression/ class=spip_out Jason Calacanis/a
prédit la fin de 50 à 80 % des startups d'ici 18 mois. Le mouvement est a
href=http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/enquete/crise-financiere-quel-impact-pour-le-secteur-it/crise-financiere-quel-impact-pour-le-secteur-it-francais.shtml
class=spip_outd'ailleurs mondial./a La crise aura eu raison de ce système qui semblait si
bien huilé mais avec une couche de vernis qui n'a pas résisté à
l'épreuve du temps./p p class=spipA partir de ces mêmes années et
jusqu'à la semaine dernière, ce sont les startuppers et
“monétiseurs” que l'on n'a cessé d'entendre, d'écouter dans les
médias, de célébrer dans des grand'messes où des centaines voire des
milliers de personnes attendent et s'émerveillent devant la belle présentation qu'on
va retranscrire “en direct” sur son blog dans un foisonnement d'ordinateurs portables
voire d'outils mobiles./p p class=spipstrong class=spipDes services en ligne à la
rentabilité plus qu'improbable/strong/p p class=spipLe 2.0 ne connait pas alors un jour sans
un nouvel outil en ligne, relayé par les joyeux possesseurs de codes pour tester
l'exclusivité en version bêta. Et le temps a fait son chemin. Le marketing, le
management et les réseaux sociaux sont passés par là. La réalité
est là : Aucun réseau social majeur mondial de notre temps n'est à
l'équilibre financièrement (ni Facebook, ni MySpace, ni Twitter, etc.)... “a
href=http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/10/10/facebook-a-le-couteau-sous-la-gorge_1105418_651865.html
class=spip_outFacebook a le couteau sous la gorge”/a titrait hier un article du quotidien Le
Monde. Et le Web travestit son histoire : “Le Web 2 est centré autour de
l'utilisateur” comme si le Web d'avant ne le fut jamais ! “On collabore mieux. On est
dans l'ère du Web participatif” nous annonce-t-on et l'on oublie que toute
communauté en ligne a besoin d'êtres humains pour faciliter cette collaboration... Et
que l'essentiel n'est absolument pas lié à l'outil mais de l'investissement humain
dans un projet./p p class=spip... Et les acteurs de l'Internet Citoyen dans tout cela ? Les
communes et les associations se font faits davantage discrètes durant ces quelques
années. Moins écoutées, moins en vogue aussi dans les médias. Pourtant,
elles n'ont pas baissé les bras mais leur visibilité fut vraiment moindre./p p
class=spipEt les questions fondamentales pleuvent sur ses nouveaux services dont bien peu
d'interrogations mais surtout d'éléments de réponses même, sont
formulés avec l'écho pourtant nécessaire pour les citoyens que nous sommes
quant à l'utilisation des services en ligne : Quid de la pérennité et
interopérabilité des données ? Quid des questions d'identité
numérique et de vie privée en ligne et au sein de ces bases de données ? Quid
également de ce qui est créé par l'utilisateur et possédé par
des acteurs privés ? Et la question qui résonne : quelle utilité sociale
pour/avec ces outils ?/p p class=spipLes intellectuels et penseurs distanciés de l'Internet
ont souffert aussi dans le silence du peu d'écoute, de l'indifférence du monde
économique à propos de leurs travaux. La roue économique tournait : pourquoi
donc entendre ce qui se dit, s'écrit et se discute en terme de réflexion ?
Aujourd'hui, Philippe Quéau parle d'a href=http://queau.eu/2008/10/06/limpasse-moderne/
class=spip_outImpasse moderne/a, Bernard Stiegler d'a
href=http://interstices.info/jcms/c_33084/le-reseau-numerique-a-l-origine-dun-nouveau-modele-industriel
class=spip_outun réseau numérique à l'origine d'un nouveau monde industrie/al,
McKenzie Wark évoque a
href=http://alaingiffard.blogs.com/culture/2007/11/un-manifeste-ha.html class=spip_outune figure
esthétique du hacker moderne.../a/p p class=spipstrong class=spipL'univers des logiciels
libres : grand vainqueur de ces dernières années/strong/p p class=spipLes
médias en ligne et en hors ligne ont mis du Web 2.0 appliqués à bien des
termes et à des expressions... En même temps, alors qu'on glorifie le 2.0, doucement
mais sûrement, les logiciels libres irriguent la société : le navigateur
Firefox tout d'abord et OpenOffice dans la foulée. S'il y a bien une victoire tangible de
ces dernières années, c'est avant tout celle-ci... Car elle n'est pas
perméable et l'univers du libre s'impose dans les technologies, les infrastructures
serveurs, les applications... Et aussi auprès des publics et c'est une avancée de
fond, un acquis solide./p p class=spipOui, les publics car quoi qu'on en dise : ils ont
été oubliés. Bien des services en ligne ont mis des mois à être
disponibles dans plusieurs langues (dont le français, et bien des services ne sont pas
toujours pas en langue de Molière). Où est la démocratisation de l'Internet
sans la pluralité des langues ? Le public offre à ces services en ligne son contenu
sans sourciller, partage et alimente ces bases de données immenses. Mais que
reçoit-il en retour ? Il est tout à la fois acteur et consommateur. Il est un leurre
de croire que ce fut l'utilisateur qui est au coeur de ses outils, ce fut d'abord l'utilisateur
dans sa dimension de consommateur (comme cible publicitaire...)./p p class=spipstrong class=spipLe
monde a changé... Et quid des Espaces Publics Numériques (EPN), maintenant ?/strong/p
p class=spipAlors comment se situer dans cette crise avec les Espaces Publics Numériques ?
Leur avenir est plus qu'indispensable en moyens d'investissement et de fonctionnement. Sur les
ateliers et l'offre en EPN : Revenir sans doute à des basiques, réalimenter les
sensibilisations et les initiations avec un esprit critique, réintroduire le choix chez les
apprenants : Non, Google n'est pas l'unique moteur de recherche !... Non, Skype n'est pas le seul
outil de VoIP grand public, etc... ! Et ce ne sont là que quelques exemples. Montrer le
chemin des possibles sans induire tel ou tel outil, tel ou tel service. Apprendre à faire
découvrir, éveiller la curiosité d'esprit auprès des publics.../p p
class=spipIl y a aussi fort à s'interroger sur les services pérennes où ce ne
sont pas des scénarios d'usages qui se présentent mais des initiatives portées
par les acteurs de terrain et les utilisateurs. Le pragmatisme est bel et bien là. Bref,
passer concrètement du dire au faire. C'est modestement ce qu'essayent de mener comme
projets des Espaces Publics Numériques de Wallonie et d'ailleurs./p p class=spipLa crise
économique faisant, l'outil pour l'outil dans sa variable gadget ou dans une simple
dimension communicative/promotionnelle (induite ou non) n'a pas de sens et n'a plus de sens...
Retrouver du sens à ces applications que ce soit dans une démarche d'utilité
ou de création. Encore ne faut-il pas oublier que ce sens ou cette utilité doit se
conjuguer avec une humanité et cela, les animateurs d'EPN savent faire et que ces outils
doivent faire un effort en terme d'accessibilité, de respect des normes et également
dans leur capacité d'appropriation à différents publics et non pas seulement
aux technophiles avides de nouveautés (“early adopters”)./p p class=spipIl y
aura peu de choix dans les prochains mois : se préoccuper des publics les plus
fragilisés va inévitablement devenir une priorité pour les EPN avec tous les
efforts de projets que cela nécessite et de disponibilité. Prioritiser une
démarche d'insertion sociale et de chemin vers l'emploi va s'avérer un besoin criant.
Cela se fera aussi comme dans l'instant présent ou par le passé par des partenariats
locaux avec des acteurs sociaux, publics et économiques concernés./p p class=spipLe
Monde a changé. Et laisser la place à du débat, à des débats est
aussi une variable de premier plan. L'internet citoyen dans sa diversité a son mot à
dire tout comme les penseurs de ce temps, le secteur public, le monde de l'Education et les acteurs
économiques./p p class=spipEnfin, il va falloir s'habituer à un Internet
non-ethnocentré sur la société occidentale et prendre en compte la
diversité de ce monde en ligne et hors ligne. Oui, il y a plus d'a
href=http://www.presence-pc.com/actualite/Internet-monde-30634/ class=spip_outinternautes chinois/a
que d'internautes américains et le taux de connexion augmente grandement en Inde, en
Amérique du Sud (Brésil notamment) et en Afrique du Nord. L'internet n'est plus tout
comme le Web 2 n'est certainement plus. Les Internet sont là./p/div

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Scoopeo En attente -
9 hours and 53 minutes ago
Altkirch, capitale du sundgau, se met chaque année sur son 31 pour accueillir les milliers
de touristes déferlant sur la “foret enchantée”, l’animation phare
des fêtes de fin d’année. Peut-etre moins connu (et encore..), la commune
possède une seconde attraction : la grotte aux lucioles.
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Romandie News -
10 hours and 20 minutes ago
COLOMBEY-LES-DEUX- and Eacute;GLISES (France) - La chancelière allemande Angela Merkel a
déclaré samedi que la France et l'Allemagne ...
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infokiosques.net -
10 hours and 54 minutes ago
Download the attachment
img src=IMG/arton619.jpg alt= align=right width=300 height=175
onmouseover=this.src='IMG/artoff619.jpg'
onmouseout=this.src='http://infokiosques.net/IMG/arton619.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'p class=spipJ'ai trouvé ce bouquin de 1977 dans une boutique Emmaüs,
pour 1 euro. J'ai mis deux jours à le lire. Je n'avais jamais entendu une parole aussi
sincère, sensible, engagée dans le domaine de la psychiatrie. Les auteurs ne se
cachent pas derrière des termes techniques, des concepts qui mettent une distance avec un
monde qui nous est si proche, bien que caché./p p class=spipKarlin et Lainé ont fait
une expérience : un film pour la télé (Antenne 2 à l'époque),
qui va se transformer en 7 heures de films sur La santé mentale des français. Ils ont
eu la chance, années 70 obligent, de pouvoir y développer un discours, de se mettre
en jeu. En parallèle, ils ont écrit ce bouquin, parce qu'il y avait trop à
dire sur toutes les personnes qu'ils ont rencontrées, pendant deux ans. Ils ont
rencontré des fous et des normaux, ils se sont aussi rencontrés eux-même dans
un jeu de va-et-vient entre normalité et folie./p p class=spipKarlin fait des films,
Lainé est psychiatre. Ils ont écrit ce livre (paru aux Editions sociales en 1977) en
utilisant le pronom personnel je, pas pour se disperser et faire un jeu rhétorique, mais
pour se complexifier, se densifier, mettre en avant le commun. C'est intéressant comme
lecture, on peut se reconnaître dans ce je, déjà la somme de deux
pensées, et ouverte à d'autres./p p class=spipCe n'est pas une position de principe,
de trouver du commun dans des vies de fous, de trouver tout fou, ou alors dire que les fous ne sont
pas fous. Cette expérience les a ébranlés, profondément. Les extraits
choisis sont émouvants, ou questionnants. Ils dénoncent et racontent
l'expérience de la rencontre. Ils sont aussi une lecture politique de la
société qui fabrique la folie./p p class=spipIl y est question d'un certain regard,
celui qui transperce les images pré-conçues, qui voit une personne et sa vie avant de
voir qu'elle est étiquetée malade mentale. Ce regard change tout, et m'a donné
envie de partager certains de ces textes, planqués dans un vieux bouquin qu'on ne trouve
plus que par hasard./p p class=spipi class=spipUn têtard dans la mare/i/p/div div
class='rss_texte'hr class=spip / h3 class=spip extrait 1 --- (pp.42-53)/h3 hr class=spip / p
class=spipUne fabrique de papier : le jour où j'y rencontre Antoine, il est un ouvrier parmi
les autres. Rien ne l'en distingue. Ils sont quelques-uns, solidaires, à constituer
l'équipe en poste qui veille auprès d'un monstre agité, soufflant une
humidité irritante, la machine à papier. Comme cela, ils semblent presque inutiles.
Soudain, une lumière vive - la sirène - la vaste feuille de papier que la machine
secrète, se brise. Tous courent, trouvent une place exacte, un rôle nécessaire.
Antoine sait comme les autres les gestes sûrs et précis qu'on attend de lui./p p
class=spipA l'heure du casse-croûte, la machine apprivoisée poursuit sans trêve
sa rotation productrice. Minuit : la fraîcheur de la nuit adoucit l'atmosphère. Pas
question de relâcher la vigilance, mais c'est un moment presque tendre./p p class=spipQui
pourrait dire qu'Antoine souffre, qu'il pleure parfois chez lui, au fond de son jardin ?... Ici
rien n'y paraît. Il est un ouvrier à l'oeuvre au sein d'une équipe. J'aurais pu
dans ce groupe être fasciné par un autre destin./p p class=spipIl est vrai aussi que
certains regards retiennent un instant, comme si l'on se gardait de prononcer une question : i
class=spipQu'y a-t-il de commun entre nous pour qu'un trouble et subtil sentiment de
déjà vu, reconnu, nous interroge au passage ?/i/p p class=spipPlus tard, j'ai revu et
entendu Antoine plusieurs fois, en reprenant les images et le son du film qui conservaient sa
présence. J'ai peu à peu trouvé la réponse./p p class=spipi
class=spipAntoine a mon âge. Son prénom est presque le mien/i. Il est ouvrier d'usine.
Depuis son adolescence, l'histoire de sa vie s'est tracée dans le rapport qu'il a
établi avec une machine, une entreprise, un système qui lui imposent un statut. Il a
tenu à n'être jamais rencontré ailleurs que sur son lieu de travail. i
class=spip Mon père, comme lui/i, a bâti son histoire dans ce même statut. Comme
lui, un destin l'a très tôt, dès les premiers temps de sa vie,
emprisonné dans un drame, une dette, puis, conduit à l'autre aliénation, celle
de l'usine et de l'exploitation./p p class=spipIl ne tient pas au hasard qu'Antoine me soit apparu
comme l'exemple de ce que le raisonnable contient de folie./p p class=spipAntoine est un homme
solide, planté. Mais son visage est grave. Il a la responsabilité de celui qui
témoigne. Victime ou accusateur ? Les phrases se suivent, peu à peu elles se
remplissent de sens, bousculent, précipitent des mots qui soudain éclairent un champ
plus large et dévoilent à travaers une plainte singulière, la
réalité des atteintes qui aliènent les hommes./p p class=spipAntoine n'a trahi
personne. Il s'est conformé aux exigences qui lui assignaient très tôt un
destin. Il est vrai qu'il y avait des risques à prendre d'autres routes que la sienne.
Maintenant, il est tard. Antoine a 46 ans. Il est marié, a deux enfants. Il est i
class=spipconducteur/i d'une énorme machine. Peu de chances existent pour le rendre à
lui-même et à tout ce qu'il i class=spipaurait pu/i devenir./p p class=spipPour
Antoine, il n'est pas facile de parler. Sa voix parfois se brise. S'il parlait, il pourrait bien
retrouver des rêves peuplés de vieux démons dont le temps, en passant, a
estompé l'image et atténué le souvenir. Le destin d'Antoine, c'est comme une
fausse sécurité. Il est fixé, mais au prix de quel sacrifice ? Son
frère aîné Pascal - i class=spipAgnus Dei.../i - a été
donné à une tante maternelle qui souffrait de ne pas avoir d'enfant. Antoine est
né dans le creux de cette absence. Avant de naître, il est l'autre./p p class=spipTout
est tracé depuis lors. L'espoir, un possible inattendu, c'est bon pour ses enfants.
Lui-même n'a plus guère à maîtriser d'images dans lesquelles se cabrerait
le désir. Il dit : i class=spipIl y a quelqu'un d'autre, j'aimerais pouvoir être
quelqu'un d'autre, devenir quelqu'un d'autre, mais devenir, comment faire ?... Il faut suivre son
destin... Comment en sortir de cette vie là ?/i Au village, on dit de lui : i
class=spipC'est un bon ouvrier/i. Il espère qu'on le pense. Il adhère le plus souvent
à la parole qui le décrit conforme au modèle de l'homme bien adapté :
bon fils, bon époux, bon père, bon travailleur. Ainsi s'accentue l'épaisseur
du masque choisi pour mieux cacher l'intensité du renoncement et du sacrifice. Antoine n'a
pas opté pour le voyage de la folie. Il a trouvé une autre place dans ce drame. Il ne
déroge en rien à ce qu'on attend de lui. Il est raisonnable. Pourtant, comme la
folie, son histoire avance en dérobant son propre sens. Son statut d'ouvrier recouvre les
déchirements de son drame personnel. Il peut ansi croire que sa tragédie se limite
à son histoire sociale : une réalité de classe prend le relais d'une
aliénation initiale comme pour la gommer. Une machine à laquelle s'adapter et une loi
à laquelle se soumettre le protègent de tout retour en arrière./p p
class=spipAntoine est né sous un signe négatif. Un vieux monde bâti sur le
sacrifice des désirs humains, lui en renvoie bientôt l'impérieux écho
qui lui affirme son renoncement comme seule possibilité vitale./p p class=spipUn signe
négatif : Tu ne seras pas toi, tu seras ton frère aîné donné
à cette autre femme./p p class=spipAntoine. On se prend à rêver. Les syllabes
se détachent, basculent, se recomposent en un autre sens. Antoine. EN - TOI - NE. Non en
toi./p p class=spipPauvre naissance ! En ce moment où s'arrachait son corps, PRÉSENCE
réelle, à l'image qu'on s'était faite de lui, n'est-ce pas une négation
qui signifiait sa personne et son désir propre ?/p p class=spipLa question, c'est bien celle
de la place et du signe. Sous quel signe cet enfant est-il né ? Quelle est sa place dans le
désir des parents ? Quelle est sa place dans la famille et dans le premier langage à
lui adressé ? Quelle est sa place dans le monde ?/p p class=spipIl n'y a pas là une i
class=spipsuccession/i de questions mais déjà l'ébauche d'une destinée.
Elle va modeler, modifier les images dans lesquelles se forme l'imaginaire, et la
représentation de soi-même dans les rapports au monde et au temps. Elle risque
même d'empêcher de trouver sa place dans le langage et dans l'Histoire, ou de la
réduire à celle d'une existence mutilée./p p class=spipLe désir propre
de l'enfant se trace à partir de ce qui le précède. Il fait de lui une
personne parlante, mais il l'inscrit i class=spipaussi/i dans la vie des hommes et des femmes de
notre temps./p p class=spipAntoine décrit sa vie comme la suite de l'histoire de sa famille
ouvrière. Son grand-père, son père, sa mère, un frère,
lui-même : deux cent vingt années données à l'usine. A 15 ans, son
père le fait entrer comme manÅ“uvre. Depuis, dans son propre temps, se
confondent celui de l'histoire familiale et celui de l'usine./p p class=spipAntoine pense qu'en lui
les moyens n'existent pas pour résister à ces lois : i class=spipIl me manquait
quelque chose, ne pas pouvoir.../i/p p class=spipIl est fasciné par une impossible
identification au frère aîné. Il l'imagine heureux, ailleurs. C'est sa raison
de vivre, sa raison aussi de rester enfermé dans ce rôle de substitut, à
combler la béance ouverte par le départ de Pascal, l'autre : i class=spipJ'aurais
voulu faire des tas de choses que je n'ai pas pu faire... ESSAYER D'ÊTRE COMME MON
FRÈRE QUOI. C'est toujours la question, revenir en arrière. Je n'ai pas pu faire.
J'aurais voulu être intelligent, je n'ai pas pu./i/p p class=spipAntoine ne se révolte
pas. Il se soumet à l'idée qui justifie les écarts de la puissance et tant de
vies gâchées, en invoquant l'intelligence comme un don qui tantôt pourvoit,
tantôt fait défaut. L'idéologie régnante vole au secours d'un autre
questionnement sur la distribution des destins et la négligence des espérances./p p
class=spipA l'école, Antoine peine pour apprendre. On l'abandonne. Il apprend seul à
lire et à écrire. Déjà, il lui semble qu'il lui manque quelque chose.
Pourtant il aime la musique tendre. Il est le préféré de sa mère. Son
père est sévère, parfois violent. A dix ans, il part garder les vaches, la vie
est dure à la maison. Il faut nourrir les parents. Nourrir, réparer, combler les
vides, c'est bien là la i class=spipvocation/i d'Antoine./p h3 class=spip*/h3 p
class=spipTrès tôt, Antoine est angoissé. Il se voit mal parti. Il dit : i
class=spipIl a fallu essayer de vivre, de s'en sortir, mais c'est dur de vivre, pour ma
génération. Les autres gars qui travaillent avec moi à l'usine, ils ont
souffert aussi./i Pour Antoine, les mutilations dont il souffre ne lui sont pas
particulières. Il sait que l'Histoire et le système social le solidarisent avec ses
frères de classe./p p class=spipLe temps du service militaire Antoine échappe
à sa destinée. Dans l'espace d'ailleurs, son identité prend un peu de jeu.
Antoine se libère pour une fois de l'angoisse qui l'étreint. Le désir entre
dans sa vie. Il rencontre une femme qui l'aime. Elle est d'un autre pays : une Autrichienne :
L'Autrichienne, comme il dit. Il est capable d'être aimé, d'aimer, l'aventure est
enfin accessible mais i class=spipailleurs/i, comme un rêve./p p class=spipElle rentre avec
lui au pays. Sa mère, sa soeur ne supportent pas. Son père le menace, couteau sur le
ventre. Affolé, rappelé à l'ordre de son destin, il éloigne la femme de
son amour dans un hôtel à la ville. Le lendemain, il veut la rejoindre, elle est
partie. i class=spipJe ne l'ai jamais revue.../i/p p class=spipParfois, ça lui revient. Les
espoirs perdus s'ajoutent au sentiment pesant de ce destin à ne pas être. Il dit aussi
: i class=spipElle était droguée, sous l'influence d'un banquier./i Peut-être
vaut-il mieux noircir le roman pour se protéger du regret. Il sait pourtant qu'elle
l'aidait, qu'elle appelait sa fuite./p p class=spipLorsqu'il parle du mariage, Antoine ne pense pas
au sien. La première image qui lui apparaît, c'est celle de son frère. Il a
réussi, il a fondé un foyer. Il est heureux. Quand plus tard, Antoine s'est
marié, il n'y avait personne. Ses parents voyaient en son épouse, comme en toute
femme, quelqu'un qui ne leur plaisait pas./p p class=spipQuelle fille pouvait, prenant Antoine,
plaire à ses parents ? Quelle femme aurait pu entrer dans sa vie sans qu'aussitôt ne
resurgisse la souffrance du départ du frère pour l'autre mère ?.../p p
class=spipA faire le bilan, Antoine retrouve l'angoisse qu'il a éprouvée à
être enchaîné à la place d'un autre. La conscience affleure. Il s'en
faudrait de peu qu'il reconnaisse l'origine de son malheur dans ce qui l'a destiné à
protéger sa famille de la violence des grandes blessures./p p class=spipHeureusement, la
machine. i class=spipIl n'y aurait plus rien, s'il n'y avait pas la machine./i L'usine, la faction,
cette humidité, le bruit précipité, heurté, assourdissant, la
poussière, la vibration, cette gigantesque menace adressée aux bras, au corps des
hommes. La machine happe la pâte à bois, puis dans un rapide et tortueux voyage quasi
intestinal, elle la transforme, la digère, la fait. Un ventre gigantesque conduit Antoine et
ses camarades. Un ventre gigantesque conduit par Antoine et ses camarades. A
l'extrémité s'enroulent des espaces blancs d'un papier vierge de toute
écriture, une peau fine sans cesse recréée./p p class=spipLa machine use,
sature. i class=spipDes fois, les jours de repos, on ne sait pas ce qu'on pourrait faire/i. La
machine domine les hommes qui la conduisent, mais elle est la preuve de l'existence d'Antoine. Elle
le sauve : i class=spipHeureusement qu'il y a la machine, autrement, il n'y aurait plus rien,
alors./i../p p class=spipAutrefois, le grammage se touchait à la main. Puis, un appareil
effectua ce contrôle. L'ingénieur vient le matin et consulte d'abord l'écran
électronique. i class=spipIl va le voir à lui, d'abord./i Il n'y a rien à
redire. La machine donne à Antoine la possibilité d'accomplir lui-même son
destin aliéné, d'y être actif comme s'il l'avait choisi./p p class=spipAinsi il
aime son métier, il s'est i class=spipintégré dans la machine./i Il a pris
part à sa mise en place, il s'y est fait autant qu'il l'a faite, ils se sont construits
ensemble. Mais, pour Antoine, hors de la machine, le risque est grand. i class=spipAu dehors...
rien, le vide, le néant./i/p p class=spipAntoine a deux enfants, Blandine et Marie. Elles
sont son espérance. Il donne à ses filles ce qu'il n'a pu avoir. Cela suffira-t-il ?
Il voudrait... i class=spipqu'elles soient heureuses, qu'elles puissent s'amuser/i. Elles font de
la musique et il en est fier. Il respecte leurs désirs profonds. Elles font de la musique et
il en est heureux : il attend d'elles la preuve que son propre destin n'est pas une fatalité
avec laquelle on ne puisse rompre./p p class=spipAntoine a renoncé à terminer les
tests qui lui auraient permis de devenir contremaître. Il a pensé que l'accès
à ces fonctions de maîtrise pourrait le conduire à faire un rapport sur un
accident corporel : du coup il a cessé d'écrire. Alors, il ne regrette pas./p h3
class=spip*/h3 p class=spipEtre l'autre, n'exister que pour réparer son absence, c'est vivre
dans le risque de la mort, être figé, fasciné par le miroir qui fait de lui le
symétrique négatif du frère. C'est aussi être contraint à
consacrer toutes ses forces à nier, demeurer ignorant que c'est l'autre qui le fonde en tant
que sujet aliéné. Le savoir serait détruire le frère, la mère,
lui-même. Antoine, mon frère, i class=spipl'autre/i, n'es-tu pas le plus atteint
puisque le statut d'un tel déni te condamne à un destin linéaire, inexorable
?/p p class=spipC'est une erreur de croire que la folie se repère en termes de scandale. Le
pire scandale est celui qui enferme dans un destin, trop accepté et trop conforme, où
tout s'organise pour éteindre le désir et nier la soumission à une telle
loi./p p class=spipL'aliénation d'Antoine se joue et se réplique sur deux
scènes conniventes. La scène d'une famille blessée où il naît,
attendu, imaginé pour réparer. Les regards se portent sur l'autre, parti, ailleurs,
imaginé pour réparer. Sa place, sa fonction sont désormais assignées
dans cette famille. Il doit devenir l'autre, en se confondant avec lui tout en le niant./p p
class=spipL'autre scène est celle de l'Histoire. Antoine est ouvrier, de nouveau lié
à la machine. En s'attachant à la machine, il prolonge son rôle de constructeur
des parents, de la machine, de lui-même, homme-machine. Il brouille ainsi plus amplement les
cartes de façon à ce qu'on perde la trace de son sacrifice dans la mutilation
sociale. Il peut transporter dans ce rapport-ci ce qui l'a signifié dans son premier statut,
puisqu'il y rencontre une loi aussi dure. Une loi communément partagée./p p
class=spipDans cette double contrainte, le cri d'un homme pourrait n'être pas entendu. La
voix d'Antoine s'éteint parfois. J'ai peine à l'entendre. C'est que l'action
surdéterminée de deux lois oppressives n'est pas facile à vaincre et sait
museler les plus grandes révoltes./p p class=spipi class=spipAntoine doit réparer,
mon père devait expier. Il était par sa mère rendu responsable de la mort
accidentelle d'un jeune frère, alors qu'il avait la tâche de le conduire à
l'école et de veiller sur lui. Je sais mieux maintenant pourquoi j'ai choisi Antoine. Le
destin de mon père est si proche du sien ! J'y retrouve la concordance entre une soumission
au désir d'expiation construit dans son rapport à une mère blessée, et
les nécessités de la classe à laquelle il appartenait. J'y retrouve la
connivence des deux scènes./p p class=spipUne question me vient en évoquant ce qui
dans un destin prend sens de sacrifice : ai-je bien mesuré ce que je dois au sacrifice de
mon père pour avoir pris le droit de transgresser la loi qui fixe des destins
d'exploités aux enfants d'ouvriers ? Et Pascal, saura-t-il jamais ce qu'il doit à
Antoine ?/p p class=spipMon père disait son aliénation. Le combat était pour
lui le moyen d'en maîtriser le sens./i/p p class=spipAntoine pourrait mieux comprendre son
aliénation, s'il participait activement à la vie syndicale qui anime l'usine. Qui
sait ? Ne risquerait-il pas ainsi de dévoiler à ses propres yeux ce qu'il a tant
besoin d'ignorer ? i class=spipJe suis les grèves. Je ne milite plus depuis la maladie de ma
femme. Il y a trop de problèmes à la maison, mais je tiens à mon syndicat./i/p
p class=spipi class=spipUn destin/i. Rien n'y a retenu le mouvement d'une vie, dans sa
précipitation vertigineuse d'une histoire singulière - un signe pris dans le fantasme
- vers une histoire sociale opprimante./p p class=spipDans la promptitude de ce passage, qu'on dit
destinée, s'est articulée la négation de soi-même et de son existence
propre. J'y ai reconnu la folie, comme l'innommable au coeur de la raison d'une souffrance
indicible. i class=spipCelle de mon père./i/p p class=spipi class=spipJe l'ai dit : mon
père était blessé par cette accusation de meurtre, plus lourde encore
lorsqu'elle ne s'énonçait plus. Le silence enferme de tels signes. Il les
développe comme des plantes nocives - leurs ramifications se répandent et
accompagnent les mouvements d'une vie. Elles trouvent toujours à s'agripper, à se
nourrir plus loin. La réalité de la vie de mon père s'ouvrait à lui par
des chemins, dont la plus directe ligne guide vers le statut d'une classe opprimée. Enfant,
j'admirais sa fierté, ses combats... Je m'interrogeais aussi sur sa souffrance. La condition
d'homme-machine exploité arrachait du sens à cette parole qui, si tôt, exigeait
de lui l'expiation. En retour, l'injustice sociale qui l'atteignait comme ses frères de
classe prenait pour lui une signification particulière : elle répliquait la
condamnation prononcée par sa mère./p p class=spipGrâce à mon
père, j'ai toujours su comme une pré-science que la folie est en dehors des
personnes, que certains la confondent à leur parole, que d'autres en nourrissent une
souffrance qui se mêle à leur vie, même si rien d'étranger ne les
sépare des autres./p p class=spipA l'usine, il assumait cette répétition
oppressive en luttant. Il narguait son destin par l'orgueil qu'il manifestait de la perfection des
pièces qu'il ajustait, de la qualité de son travail. Il déchiffrait les
mécanismes et les ruses de l'exploitation sociale dont il était victime. Il la
dénonçait, la combattait résolument, sans trêve. Il construisait un
monde./p p class=spipHors de l'usine, je l'ai souvent connu autre, victime, de nouveau hanté
par l'angoisse de je ne sais quelle malédiction. Il m'a fallu du temps pour comprendre
combien il est difficile de parer à une telle menace, lorsqu'elle se reproduit sans cesse en
écho d'une rive à l'autre : du lieu de l'enfance à celui du travail et des
rapports sociaux. Puis en retour, d'un statut social à celui d'époux, de père,
dans cet espace où chez l'adulte se découvrent à nouveau les zones de
l'enfance, restées sensibles./p p class=spipMon père, consolidé dans son
destin par la continuité de son rôle d'opprimé d'un temps à l'autre,
était aliéné par une vie qui n'en finissait pas de signifier./i/p p
class=spipJe ne voudrais pas qu'on puisse un instant croire que dans ma conviction, il suffirait
d'un signe précoce pour que désormais tout soit dit, joué,
déterminé dans la réalité d'une société - i
class=spipqu'elle autorise ou interdise que les humains s'épanouissent ou se disposent en
des rôles inégaux/i. C'est lorsque le drame social se saisit d'un être,
né sous un mauvais signe, et qu'il lui assigne une place de proscrit ou d'opprimé,
qu'un destin naît de cette réplication./p p class=spipAntoine n'est pas fou, mais pour
lui aussi, l'espace a manqué i class=spipentre les deux scènes sur lesquelles il a
joué son rôle, celle du fantasme qui originait en lui le sujet, celle de l'Histoire
sociale qui choisissait sa place dans une symphonie créatrice./i Oui, l'espace a
manqué pour que son désir lui autorise une histoire personnelle et librement
maîtrisée. La confusion des scènes a imposé une logique
aliénante, et comme on le dirait de la folie, une destinée./p p class=spipSi la folie
est ici : au coeur de la folie, l'aliénation de classe, et complices, les altérations
du désir et l'assignation à une position opprimée, tracent une voie
inexorable./p hr class=spip / h3 class=spipextrait 2 --- (pp. 67-78)/h3 hr class=spip / p
class=spipi class=spipJ'ai connu Tosquelles. En 1958, dans le cours de ma formation, je lui demande
de faire un stage de plusieurs semaines à St-Alban. Il accepta. Il travaillait avec Gentis.
Ce fut pour moi un moment important. Saint-Alban s'ouvrait à la communauté. Il y
avait là des clubs, une vie sociale, une création par tous, des paroles renaissantes.
Pour moi, habitué à la rigoureuse clinique de mes maîtres, c'était une
nouvelle vision de mon métier. Avec d'autres expériences, insolites ou même
marginales, celle-ci a contribué à faire naître en moi une position de refus.
J'ai continué à apprendre, et j'ai su qu'à défaut d'une bataille nous
solidarisant, nous les psy., avec les grandes luttes sociales de notre temps, à
défaut de porter notre révolte jusqu'à un niveau politique et
idéologique global, nos entreprises, même les plus avancées, étaient
vouées à la récupération et à l'échec. Toute la question
est là. Saint-Alban a-t)il été récupéré ? Et si oui,
pourquoi ? Néanmoins, pour les gens de ma génération, des psychiatres comme
Tosquelles, mais aussi Bonnafé, Le Guillant, Daumezon, Balvet et d'autres encore, ont
protégé nos perspectives du désespoir. Ils ont mis un terme au système
le plus fixe et le plus répressif de l'asile : ils nous ont donné les forces pour ne
pas renoncer./i/p p class=spipQui alors rendre responsable de la présence de ces
institutions où se décomposent lentement des enfants dont je suis persuadé -
non sans raison, on le verra - qu'une majorité d'entre eux auraient pu, un jour, redevenir
comme les autres ? Le propriétaire [d'un institut médical que j'ai été
visiter en banlieue parisienne], persuadé par les médecins de l'aspect
irrémédiable de la maladie, ou le ministère de la Santé qui ne peut pas
ignorer ce qui se passe dans ces endroits ? Le prix de journée minimal d'un hôpital
psychiatrique en 1976 était d'environ 250 F par malade. Dans cet i class=spipinternat/i
médico-pédagogique, il était de 110 F ! Il est évident qu'à ce
prix-là, on ne peut faire que du gardiennage, et certainement pas engager les personnels
capables d'un véritable traitement psychologique. Tout a changé dans cet
établissement depuis notre passage. Le nouveau directeur y recrute en ce moment quatre-vingt
personnes, psychologues, psychiatres, éducateurs, moniteurs, etc. Le prix de la
journée a triplé en un an. L'un ne va pas sans l'autre... C'est bien à partir
du moment où au plus haut niveau la décision sera prise de ne plus cataloguer les
enfants dès leur plus jeune âge, de ne plus affubler le moindre comportement
différent d'une étiquette médicale qui le fixe à vie, de faire comme si
tous avaient une chance de s'en sortir et le droit qu'on leur en donne les moyens, qu'un mouvement
profond bouleversera toutes les structures de la santé mentale en France, en même(...)

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concert#233;e et coh#233;rente de la zone euro #224; la crise financi#232;re
internationale/I#160;#187;. Elle a pr#233;cis#233; qu#8217;il faudrait I#171;#160;naturellement de
n#233;cessaires marges de man#339;uvre pour chaque Etat membre/I#160;#187;, lors d#8217;une
conf#233;rence de presse #224; Colombey-les-Deux-Eglises.img width='1' height='1'
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