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Avis aux Parisiens. Invité par La Chaîne
Parlementaire – Assemblée nationale pour une émission au sujet de la Net
politique à l’occasion des régionales, je me retrouverai jeudi 18 en
débat avec Franck Riester, Patrick Bloche et Dominique Wolton. Comme cette Net campagne n’a eu aucun
intérêt, sinon à Montpellier grâce à Montpellier Journal et surtout à Frêche, la
discussion dérivera sans doute... sinon je ne vois pas de quoi nous parlerons.
J’en ai profité pour accepter deux autres invitations,
mercredi 17 un débat sur techtoc.tv et, le vendredi 19, une conférence sur les
réseaux sociaux organisée par les étudiants du Master 1 en Commerce
International à l’Université Paris 11. Elle se déroulera de 10h
à 18h et j’interviendrai à 11h30 avant de participer à un
débat.
J’ai aussi évoqué avec certains d’entre vous l’idée
d’un apéro mercredi 17 au soir dans un café à définir, de
préférence vers Bastille. Avis aux amateurs.
Alors que la Game Developers Conference a clos ses portes, l'annonce majeure du salon
américain fut indéniablement la conférence de Sony basée sur son
PlayStation Move (lire les articles de LivePlay3 ici et là). Pour les pas curieux, les
'coupés du reste du monde' et autres, sous ce nom se cache en fait l'incursion de Sony au
pays joyeux de la détection de mouvement poussée au sein du jeu vidéo, une
progression assez énorme comparée à la bancale expérience du Sixasis.
Jusque-là réservée à la Wii et son combo Wiimote/Nunchuk, la nouvelle
façon de jouer envahit donc la concurrence. Si nous ne prononcerons pas sur Microsoft et son
Natal assez différent puisque non basé sur un accessoire dans les mains, nous pensons
que le débat d'opposition d'idées entre Wii et PlayStation Move trouve ici son point
de départ le plus sérieux depuis son annonce de Sony à l'E3 2009.Là
où l'on critique la console de Nintendo de par son orientation dite casual, la
présentation de Sony a pourtant baigné dans une ambiance quasi similaire à
deux, trois exceptions près comme SOCOM 4 par exemple. L'exposition de Sports Champion a
donné l'impression de se trouver en face d'un Wii Sports HD ou EyePet celle d'un Nintendogs.
Mais limiter le PlayStation Move à ça serait forcément réducteur, un
peu comme si l'on faisait la même chose avec certains titres Wii. Ah, pardon, c'est
déjà le cas du côté de BigN, raison de plus pour ne pas tomber dans une
caricature facile et pas forcément juste.Disposant d'une sorte de Nunchuk et appelé
Sub Controler, le Move a cependant quelques avantages non négligeables par rapport à
la Wiimote. D'une part, il sera possible de coupler régulièrement deux Sticks
principaux, le secondaire ne prenant pas en charge une quelconque détection du
mouvement. Ensuite, sa technologie emportée est plus performante que celle d'une Wiimote,
même couplée au Wii MotionPlus. Si l'on ne sait pas encore concrètement comme
cela se traduira dans l'expérience de jeu, c'est malgré tout un point facilement
mettable en avant par Sony dans sa communication. Mais la Wii n'a pas dit son dernier
mot. Loin de là. Disposant d'un parc établi phénoménal, d'un attrait du
public et le fait que certains éditeurs commencent à maitriser le support, les
prochains mois sont réjouissants. Outre le fait qu'elle va prochainement ajouter une corde
à son arc avec le mystérieux Wii Vitality Sensor, le line-up annoncé et celui
espéré peuvent faire pencher la balance de son côté. Et Nintendo
commence déjà à taquiner la concurrence, en atteste Reggie Fils-Aimé
qui affirme "qu'il se sentirait embarassé à copier ce qui se fait déjà
ailleurs". Au final, est-ce que selon vous, la Wii va subir un effet Kiss Cool négatif de
l'arrivée de la concurrence ? Est-ce que les possibilités techniques du PlayStation
Move peuvent inquiéter notre bon vieux combo ? Ou, au contraire, est-ce que l'arrivée
d'un autre gladiateur dans l'arène peut servir d'électrochoc à certains
développeurs trop frileux sur Wii et les inciter à plus de multi-supports ? Autant de
questions en suspens - et d'autres auxquelles on vous laisse répondre - qui ne cherchent
qu'à vous ouvrir les portes du débat. Mais petite piqûre de rappel
qu'on espère inutile : Livegen est un site où l'ouverture d'esprit est
prônée et, que vous ayez des affinités avec telle ou telle
société, l'important est de participer dans la joie et la bonne humeur.
Je discutais il y a quelques semaines avec un ex-téléchargeur fou qui me disait avoir
été sensibilisé par le débat sur la loi Hadopi et s'être remis,
depuis quelques mois, à acheter des CD d'artistes qu'il avait à coeur de soutenir. Il
n'est semble-t-il pas le seul dans son cas, si l'on en croit les derniers chiffres publiés
par l'Observatoire de la musique pour le mois de janvier.
Je discutais il y a quelques semaines avec un ex-téléchargeur fou qui me disait avoir
été sensibilisé par le débat sur la loi Hadopi et s'être remis,
depuis quelques mois, à acheter des CD d'artistes qu'il avait à coeur de soutenir. Il
n'est semble-t-il pas le seul dans son cas, si l'on en croit les derniers chiffres publiés
par l'Observatoire de la musique pour le mois de janvier.
Il est indispensable pour sortir indemne de cette cacophonie délivrée par tous ces
experts en climatologie, dont les plus alarmants, les réchauffistes, tirent la couverture
à eux, de conserver son propre baromètre personnel dont on peut affirmer qu'il est
neutre et désintéressé. Nos grands parents faisaient de même avec leur
propre jardin et restaient en veille permanente, toujours un Å“il rivé sur
l'atmosphère, l'autre sur les feuilles de leurs plantes les plus (...) - Environnement / Drame, A la Une, Changement climatique, Communication, Article
privilégiant des faits
Il est indispensable pour sortir indemne de cette cacophonie délivrée par tous ces
experts en climatologie, dont les plus alarmants, les réchauffistes, tirent la couverture
à eux, de conserver son propre baromètre personnel dont on peut affirmer qu'il est
neutre et désintéressé. Nos grands parents faisaient de même avec leur
propre jardin et restaient en veille permanente, toujours un Å“il rivé sur
l'atmosphère, l'autre sur les feuilles de leurs plantes les plus (...) - Environnement / Drame, Changement climatique, Communication, Article privilégiant
des faits
Je discutais il y a quelques semaines avec un ex-téléchargeur fou qui me disait avoir
été sensibilisé par le débat sur la loi Hadopi et s'être remis,
depuis quelques mois, à acheter des CD d'artistes qu'il avait à coeur de soutenir. Il
n'est semble-t-il pas le seul dans son cas, si l'on en croit les derniers chiffres publiés
par l'Observatoire de la musique pour le mois de janvier.
Produire une information de qualité n'est pas gratuit. L'Observatoire des
inégalités n'est pas une structure publique. Même s'il s'appuie sur un
réseau de bénévoles et s'il dispose de soutiens financiers (voir nos
partenaires), l'Observatoire des inégalités est un organisme indépendant aux
moyens réduits, qui a besoin de votre aide pour exister.
Soutenir l'Observatoire des inégalités, c'est lui donner des armes pour
établir le diagnostic le plus complet possible sur les inégalités. C'est un
geste citoyen qui aide tous les acteurs qui luttent contre la dégradation de la situation
sociale à disposer d'informations précises. C'est aussi un geste qui permet la
diffusion la plus large possible des informations. Le débat public se joue en effet
aujourd'hui à armes très inégales entre des groupes mobilisés
disposant de moyens conséquents (mécénat d'entreprise, fondations, etc.) et
d'organismes indépendants qui oeuvrent avec de très maigres financements.
Sans le soutien de donateurs individuels, l'Observatoire des inégalités ne
fonctionnererait pas. En tant que donateur, vous serez tenu au courant de façon
privilégiée (par voie électronique) de ses projets et réalisations
ainsi que de la diffusion des données importantes.
Par ailleurs, les dons font l'objet d'une réduction d'impôts sur le revenu
correspondant à 66 % du montant versé, dans la limite du plafond légal.
Nos comptes sont disponibles sur simplement demande à contacts@inegalites.fr
L'homme est né pour vivre dans les convulsions de l'inquiétude ou dans la
léthargie de l'ennui. Voltaire Je me lance dans un sujet souvent traité mais souvent
maltraité, et qui déclenche les passions, bien à tort selon moi, car cette
problématique est presque toujours posée en termes de conflit. Mais que les choses
soient claires pour commencer, je me place du point de vue de l'incroyant, libre penseur,
athée, catégorie de gens à laquelle j'appartiens et qui (...) - Tribune Libre / Religions
L'homme est né pour vivre dans les convulsions de l'inquiétude ou dans la
léthargie de l'ennui. Voltaire Je me lance dans un sujet souvent traité mais souvent
maltraité, et qui déclenche les passions, bien à tort selon moi, car cette
problématique est presque toujours posée en termes de conflit. Mais que les choses
soient claires pour commencer, je me place du point de vue de l'incroyant, libre penseur,
athée, catégorie de gens à laquelle j'appartiens et qui (...) - Tribune Libre / Religions
Jusqu'à maintenant, la présentation officielle du PlayStation Move peut être
considérée comme la seule véritable révélation du salon
américain de San Francisco, la Game Developers Conference 2010. Si l'on lancera le
débat demain soir sur LiveWii, on attendait cependant une intervention de Nintendo à
son sujet. Point géographique oblige, c'est l'inénarrable Reggie Fils-Aimé qui
s'y colle et confirme que la suite des événéments ne se passera pas sur Wii,
mais sur quelque chose de plus innovant. Et qu'à la place des autres compétiteurs, il
se sentirant embarrassé de copier ce qui se fait déjà". Ça,
c'est dit. C'est une fois de plus l'excellent site Kotaku qui s'est chargé de recueillir les
impressions du président de la division américaine et ce dernier s'est laissé
aller à quelques confidences notamment quand on le questionne si l'arrivée de la
détection de mouvements sur consoles HD n'est pas le moment pour Nintendo de songer à
voir plus loin..."Pour nous, la haute-définition à proprement parlé n'est pas
la prochaine frontière. Selon nous, on a besoin de fournir une toute nouvelle
expérience irresistible pour notre prochaine génération. Et ce moment n'est
pas absolument pas tributaire à une durée de vie arbitraire de la console
actuelle."Il continue en évoquant l'Orient : "Quand M. Miyamoto ira voir M. Iwata et lui
dira : "J'ai une grande idée mais je ne peux pas la réaliser sur Wii", à ce
moment-là on amènera une nouvelle génération de console. Ce qu'elle
apportera, on verra par la suite. Je pense que M. Miyamoto lui-même s'est dit être
intéressé par la haute-définition,mais pour être clair à 120%, la
HD ne se suffit pas à elle seule pour définir l'arrivée de la console qui
succèdera à la Wii. Au contraire, à nous d'être aussi cohérent
que possible comme ce fut le cas avec la mise sur le marché de la Wii et la DS."Mais il se
veut confiant pour la prochaine console : "Ce sera un courant dominant. Elle encouragera encore
plus de consommatateurs à entrer dans la catégorie que nous aimons. Elle offrira de
toutes nouvelles expériences uniques assez expressives pour la base de clients potentiels.
Ce sont ces principes qui nous animent.""La sceau de fabrique de Nintendo, c'est que nous essayons
toujours d'innover. Je pense vraiment que nous aurions été embêtés de
faire quelque chose que la concurrence fait déjà." Après une bonne vieille
attaque digne du temps de l'affrontement entre Sega et Nintendo (oui, ça fait du bien quand
même !), il conclut avec des phrases chics et chocs :"Donc, tout ce que je peux vous dire
pour le moment, c'est que nous allons innover. Nous allons apporter quelque chose de nouveau,
quelque chose que le consommateur et l'industrie regarderont et devant laquelle ils s'exclameront :
'Wow, je ne l'avais pas vu venir celle-là.'"Mais il confirme cependant que la Wii n'est pas
encore morte. Loin de là vu les chiffres de ventes faramineux...
Le ministère de la Culture s'empare à son tour du débat sur la
neutralité d'Internet en commandant une étude sous forme d'un appel à
propositions dont les résultats sont attendus le 30 avril. L'accent est mis avec insistance
sur le caractère licite des contenus et services.
Le ministère de la Culture s'intéresse à son tour au débat autour de la
neutralité du Net. En partenariat avec l'Industrie, la Direction des Médias et de la
Communication vient de lancer un appel à propositions intitulé « La
neutralité de l'Internet ...
Les rendez-vous du documentaire engagé Politis et l'association Voir&Agir
présentent
FILS DE LIP Un film de Thomas FAVERJON 2007, 51 mn
"On fabrique, on vend, on se paie" : Lip, c'est l'une des luttes emblématiques de
l'après 68. Mais Thomas Faverjon a reçu de ses parents, ouvriers chez Lip, une
mémoire du conflit qui ne coïncide pas avec l'épopée victorieuse. De
retour à Besançon, et confronté à leur mutisme, il part à la
rencontre d'autres ouvriers et ouvrières à qui l'issue du conflit a laissé un
(…) - Fil rouge citoyen
C'est un énième débat sur l'identité nationale. Il ne se tient pas
à l'intérieur des murs dorés d'une préfecture, mais dans la grande
salle froide... d'une prison.
Bonjour cher(e)s lectrices et lecteurs du Planet Libre ! Nous sommes heureux de réactiver ce
blog lié à notre projet et, qui plus est, de le voir s'ajouter à la longue
liste de blogs libres !
Mais de quel projet s'agit-il ?
            de
Cairo-Dock bien-sûr !
Oui mais, qu'est-ce exactement ?
            Cairo-Dock
est à l'origine un dock personnalisable à souhait et basé sur
la bibliothèque graphique Cairo. Actuellement, Cairo-Dock est le seul dock sur GNU/Linux et
*BSD à avoir un support de l'OpenGL afin d'utiliser au maximum la puissance
de calculs du processeur de la carte graphique (GPU) au lieu de celui du système (CPU) ; on
peut donc aussi le surnommer Glx-Dock ! D'un autre côté, Cairo-Dock est resté
ultra personnalisable, il supporte toujours le backend Cairo pour les très anciens pc ou
pilotes graphiques. Tout un ensemble d’applets (plus d’une trentaine à ce jour)
est mis a disposition : horloge, corbeille, pile d’icônes, surveillance système,
météo, suivit de flux RSS, mail, envoie rapide de fichiers sur des serveurs, etc. Ces
applets peuvent également être détachées et déposées
n'importe où sur le bureau sous forme de desklets et même en 3D. Vous l'aurez compris,
si vous aviez testé Cairo-Dock précédemment, il a bien
évolué pour devenir plus stable, plus
agréable, plus rapide et plus facile à
utiliser ! D'autres captures d'écran sont disponibles
à cette adresse : http://pics.glx-dock.org
Aujourd'hui nous allons vous présenter les nouveautés apportées par la version
2.1.3 (2.1.3-7 pour être précis). Les nouveautés Le panneau de configuration a
maintenant un petit frère De nombreuses personnes trouvaient le panneau de configuration
difficile à manipuler en raison de ses multiples possibilités. En tant
qu'utilisateurs (plus que) réguliers, avec les membres de notre équipe, nous ne
percevions pas ces difficultés. Et puis, après tout, le panneau de configuration de
Compiz (CCSM) est presque semblable ! Cependant,... il y a sans doute une raison pour laquelle le
CCSM n'est pas installé par défaut sur la plupart des distributions GNU/Linux et
*BSD. Mais c'est là qu'un discourt de Mark Shuttleworth nous fit changer d'avis. En effet,
même si ses choix sont parfois contradictoires ou surtout mal compris, l'un des objectif de
Mark en créant la distribution Ubuntu, était et est toujours de rendre accessible
à tous une distribution libre basée sur GNU/Linux (ce qui peut aussi en
éloigner quelques uns). En d'autres mots, son objectif est de faciliter les tâches
usuelles pour toute personne peu familiarisée à l'utilisation de l'outil informatique
en général, GNU/Linux en particulier. Cet objectif doit être aussi le
nôtre à plus petite échelle pour Cairo-Dock. Nous en arrivons donc au
changement le plus visible : un nouveau mode simplifié du panneau de
configuration qui ravira les utilisateurs pressés (le mode avancé restant
bien entendu disponible). La CD Team est heureuse de vous annoncer que la plupart des
débutants en informatique ne seront plus perdus lorsqu'ils souhaiteront modifier les
comportements principaux du Dock : quelques clics et le calvaire est terminé ! . Le
nouveau mode du panneau de configuration comprenant les principales options, les plug-ins et les
thèmes. La 2.1.3-7, un effort particulier sur la stabilité Avec un nombre
d'options impressionnant, une série d'effets, de vues, de desklets et plug-ins disponibles
dans CD, nous sommes conscient de prendre certains risques. En effet, en accordant une telle
liberté aux utilisateurs, il est beaucoup plus difficile de prévoir toutes les
situations et donc de prévenir les bugs. Malgré le travail supplémentaire pris
pour gérer ces multiples options, nous sommes fière de ce parti pris. Cette version
nous offre ainsi l'opportunité de corriger un grand nombre de problèmes qui nous
avaient échappés, afin d'en obtenir une version toujours plus stable et plus fluide
(masquage automatique plus doux, détection automatique de l'Indirect Rendering pour les
cartes graphiques Intel/ATI, etc.). Par ailleurs, nous invitons un maximum de personnes à
venir tester les versions de développement du dock et à ne surtout
pas hésiter à nous rapporter les bugs (non, nous n'en laissons pas par plaisir
). Plusieurs manières
de tester les versions de développement sont possibles, que ce soit directement en compilant
les sources depuis le dépôt
BZR (un script est disponible pour les utilisateurs de Debian, Ubuntu et dérivés
mais d'autres outils sont également disponibles pour les utilisateurs d'ArchLinux (avec
yaourt) ou Gentoo (avec ces overlays ici
et ici) par exemple) ou encore via
un 'ppa Weekly' pour les
utilisateurs de Debian, Ubuntu et dérivés. Des changements moins visibles Notamment
grâce aux idées laissées sur notre forum, de nombreuses autres fonctionnalités ont
été incluses. Le résultat rend votre dock plus accueillant et plus pratique :
Les miniatures des fenêtres dans le dock ont maintenant leur
emblème sur l'icône pour les reconnaître plus facilement.
Les icônes pointant sur un sous-dock peuvent afficher le
contenu de ce dernier.
Quand une application demande votre attention, seule son icône apparaît si le
dock est caché. Vous pouvez donc être averti sans être
gêné par le dock.
ShowDesktop (Afficher le bureau) vous permet désormais de changer de
résolution d'écran en un clic.
L'applet Dnd2Share, qui facilite le partage en ligne de texte, d'images, de vidéos et
autres fichiers, peut directement envoyer le contenu du presse-papier (comme un
screenshot).
Quelques options ont également été modifiées ou ajoutées
aux autres applets (RSSReader, Mail, etc.), ainsi qu'aux options générales (saisir
directement la classe d'une fenêtre, ré-agencement de certaines options, etc.).
Et en image : Le dock est caché mais l'icône de Xchat tourne sur elle même pour vous
avertir d'un nouveau message.Les
icônes contenues dans le sous-dock sont affichées dans le dock comme une
pile.Les
icônes contenues dans le sous-dock sont affichées dans le dock comme un
emblème.Un
aperçu avec un autre thème. L'API DBus : Envie de facilement créer
une applet ? La nouveauté la moins visible et peut-être la plus
importante, est la sortie officielle de la version 1.0 de notre API
DBus ! Elle vous permet de prendre le contrôle de votre dock depuis un outil
externe (un terminal, un script, etc.). De plus, elle offre le support complet des
langages existants, vous pourrez ainsi écrire des applets dans votre langage
favoris (des démos existent déjà en Python, Vala, Mono, et même
Bash !). La documentation complète est disponible à cette adresse:
http://dbus.glx-dock.org. Elle se veut très
compréhensible et est agrémentée de nombreux exemples concrets. Cette API DBus
a déjà été utilisée pour le développement de plusieurs
applets (une applet pour Pidgin, Gnomenu et Xchat, un Calendrier, un
'Tueur' d'applications et encore d'autres en cours de développement). Avec la
dernière version stable, vous pouvez d'ailleurs très facilement les tester ! Ces
applets dites externes sont disponibles à cette adresse : http://extras.glx-dock.org. Il vous suffit
simplement de glisser le lien ou l'archive sur le dock pour installer l'applet de
votre choix ! Concernant cette API DBus, en voici un très court exemple
(Assurez-vous que le plug-in DBus n'a pas été désactivé dans le panneau
de configuration (catégorie 'Plug-ins')) :
Lancez la commande suivante dans un terminal :dbus-send --session
--dest=org.cairodock.CairoDock /org/cairodock/CairoDock org.cairodock.CairoDock.ShowDock
boolean:false Le dock est maintenant caché.
À l'inverse, exécutez celle-ci :dbus-send --session
--dest=org.cairodock.CairoDock /org/cairodock/CairoDock org.cairodock.CairoDock.ShowDock
boolean:true Le dock est de retour !
Cet exemple peut sembler trivial mais c'est la preuve que vous pouvez avoir un contrôle
total de votre dock, de ses icônes et ses desklets comme le montre également les
applets externes déjà disponibles. Nous nous
adressons maintenant aux grands et petits développeurs : surtout,
n'hésitez pas à y jeter un coup d'Å“il et pourquoi pas à
créer une applet qui peut vous faciliter la vie. Vous disposerez d'une icône où
vous pourrez intercepter les différents clics, les fichiers déposés, vous
pourrez y afficher de l'information rapides ou via une info-bulle. Laissez donc libre court
à votre imagination et, tant qu'à faire, profitez-en pour
partager vos propres applets/scripts avec la communauté en toute
liberté ! N'hésitez pas à passer sur notre forum (en/fr), vous y serez bien accueillis ! Petite note : si vous
désirez créer une applet en C, l'API de Cairo-Dock est faites pour
vous ! Disponible ici, elle explique les nombreuses fonctions
disponibles afin de faciliter la création d'une applet de votre choix ! (ou pour y faire des
propositions sur l'API !) Comment l'installer ? Vous trouverez toute l'information
nécessaire sur notre wiki
très fournis. Voici les principaux liens utiles :
Concernant les utilisateurs de Debian, Ubuntu et dérivés, nous disposons d'un
dépôt à l'adresse http://repository.glx-dock.org/. Pour plus d'informations
à propos de nos dépôts, nous vous invitons à cliquer ici
Qu'est-il prévu dans nos prochaines version ? Comme tout projet libre qui se respecte,
la CD Team est à l'écoute de toutes propositions, nouvelles applets,
changements dans le code, etc. Pour le moment, voici une petite liste de ce qu'il nous attend dans
les prochaines versions :
Un changement au niveau des icônes du panneau de configuration. En
effet, il était temps de se donner une ligne de conduite graphique. Les beta testeurs (en
compilant les sources depuis le
dépôt BZR ou via un 'ppa Weekly') peuvent déjà
commenter une première version proposée.
Nous en sommes conscient, le thème par défaut doit subir un
'relooking'. Le débat est ouvert et lancé sur le forum mais le choix est difficile
! L'ancien fut choisi, un peu à l'instar des thèmes de base de Gnome, pour son
extrême sobriété et sa simplicité. Mais en plus, en ne mettant pas en
avant les possibilités du dock et en tentant d'obtenir un thème qui ne fisse pas
référence à un DE ou une distribution, le résultat ne fut sans doute
pas excellent.
Peut-être avez-vous des idées d'effets sympa ou de nouvelles
vues ? Partagez-les ! (pas trop farfelues tout de même )
Dernièrement, des bruits circulaient faisant miroiter une possible arrivée d'un
nouveau 'systray' (ou zone de notification : l'endroit où se trouve, par
exemple, l'icône de votre gestionnaire de connexion réseau) commun aux actuels
environnements de bureau. Mais cette arrivée se fait attendre alors qu'elle pourrait
permettre beaucoup plus de libertés (par exemple, en se libérant
définitivement des différents tableaux de bord).
Concernant l'OpenGL, les fonctions utilisant des pBuffers ont tout dernièrement
été remplacés par du FBO. Cela devrait être une amélioration
pour tous, mais en particulier pour la prise en charge par les drivers libres. Si vous utilisez
un chipset graphique Intel ou ATI, n'hésitez pas à tester, ces changement sont
déjà d'actualité sur nos branches trunk (BZR) ou via le
dépôt Weekly.
Si de nouvelles applets externes se créent, une sorte de
dépôt contrôlable depuis le dock pourrait être
envisagé, comme c'est déjà le cas pour les thèmes.
Bien-entendu, de nouveaux plug-ins et applets seront
toujours les bienvenus ! Mais il nous faut pour cela des idées, du temps et pourquoi pas
de l'aide
D'ailleurs, quelles sont vos idées ? Pour vous, que
manque-t-il à Cairo-Dock ? Qu'est-ce qui ne convient pas dans
cette dernière version ? Nous ne promettons rien mais si vos idées ou vos bout de
code peut accroître la qualité de Cairo-Dock, nous vous
écouterons.
Qui s'est caché derrière Cairo-Dock pour cette branche 2.1
Du côté du développement : Fabounet (Fabrice Rey), Tofe (Christophe
Chapuis), Mav (Yann Sladek), Nochka85 (Yann Dulieu) et matttbe (Matthieu Baerts).
Mais n'oublions pas les membres actifs de notre forum et channel IRC comme ppmt, lylambda,
taiebot, Rom1, JokerNathan, ours_en_pluche, alaclef, MastroPino, miousername, coz, soreau,
Semmemon, etc.
Mais n'oublions pas nos packageurs dans de nombreuses distribution et spécialement
didrocks (Didier Roche) pour avoir résolu nos problème pour la mise à jour
des paquets de Cairo-Dock dans la prochaine version d'Ubuntu
(désolé si nous avons omis certaines personnes mais on ne vous oublie pas
) Avant de nous
quitter, voici quelques captures d'écrans : En espérant
vous revoir et que vous puissiez profiter de Cairo-Dock au quotidien ! Passez une agréable
journée en toute liberté, L'équipe de Cairo-Dock PS : En plus de notre forum,
vous pouvez nous suivre sur identi.ca ou Twitter. Ou encore nous rejoindre sur
les canaux #cairo-dock ou #cairo-dock-fr sur irc.freenode.net. PS 2 : vous
l'aurez peut-être remarqué, nous avons eu quelques problèmes avec le
nom de domaine 'cairo-dock.org' à cause d'un registrar
incompétent (vivadomaine pour ne pas le citer...). Nous avons donc été
contraint d'acheter un nouveau nom de domaine : 'glx-dock.org'. Tous nos "services" sont à nouveau
disponibles (wiki, forum, doc, dépôt, etc.) en changeant simplement
l'adresse 'cairo-dock.org' par 'glx-dock.org' !
Franchement, au départ, ce
n'était pas gagné. Auteurs, à quelques semaines d'intervalles, de deux albums
précieux et déjà largement défendus ici, JP Nataf ("Clair") et Arnaud
Fleurent-Didier ("La Reproduction") avaient, en ce début 2010, des plannings compliqués
à croiser. Mais la Blogo a insisté, et a finalement réuni les deux artistes le 4
mars dernier dans un studio du XXe arrondissement de Paris. Pas pour un duo : pour un entretien
croisé. A nos yeux (à nos oreilles ?), ces deux univers esthétiques a priori
éloignés défendaient, sûrement inconsciemment, une cause commune : faire
''sonner'' le français dans des morceaux de pop music. Nous considérons que les
auteurs-compositeurs à avoir gagné ce combat-là appartiennent à l'élite
resserrée de la nation. Qu'entendre des chansons si réussies dans la langue de Gainsbourg
et Brassens constitue encore un privilège rare. Entre la poésie de Nataf ("Dieu dis lui
toi qu'elle me nuit tant elle luit, tant elle lui sourit") et le parlé-chanté de
Fleurent-Didier ("C'est vrai, ne nous voilons pas la face, c'est trop salé, c'est
dégueulasse"), il y a ce fil rouge : un besoin viscéral de s'approprier la musique des
mots. Vous trouverez dans cette conversation des discussions de garagiste sur la technique
d'écriture et la façon dont les chansons viennent, des échanges sincères et
tranchés sur leur sensibilité artistique, des réflexions touchantes sur l'essence
même de leur démarche et la place de la musique dans leur vie. Ceci est un grand
débat sur l'identité musicale. Sans débordement, sinon dans le nombre de signes,
désolé.
(Reportage photographique : Bertrand Degove) JP Nataf est en concert à La Cigale
à Paris le 15 mars et à Bruxelles le 17, Arnaud Fleurent-Didier
jouera à Rouen le 3 avril, à Rennes le 8 et sera au Printemps de Bourges le 17.
JPN : Le français n'a pas tous les atouts, de prime abord, pour être
une langue dont tu fais un instrument de musique. Il y a beaucoup de consonnes. Pas d'accent
tonique. Avec ses « cre », ses « tre », ses « fre », ce n'est pas
très chantant. Quand on le parle, ce n'est pas très excitant à écouter par
rapport à d'autres langues latines. Maintenant, c'est notre langue... J'ai surtout
l'impression que si tu prends tous les trucs réussis dans la chanson française, les
étalons, Brel, Brassens, Ferré, tout ça, ce sont des gens qui étaient d'abord
de très bons musiciens et arrangeurs. Ce qui peut donner l'impression que la langue n'est
pas très bien servie en ce moment, c'est qu'il y a de moins en moins de musiciens dans les
gens qu'on entend. Il y en a : Delerm, Barbara Carlotti, etc. Mais l'époque est plus au story telling.
On préfère un mec qui a truc à raconter et auquel on s'attache. Après, il
peut faire du ping-pong, un disque, un film : OK, on aime bien le mec. C'est la place des
musiciens qui s'est un peu diluée. Ça n'embête pas les gens d'écouter,
à la radio, des morceaux avec deux accords, toujours le même arrangement... Et les gens
rachètent tous l'intégrale des Beatles.
AFD : Moi j'ai un problème avec la chanson française : je ne
suis pas sûr d'aimer ça. Mais je ne sais pas faire autre chose... Je suis assez d'accord
avec JP. C'est très facile de raconter quelque chose en français. Très simple : tu
prends une forte personnalité, une belle voix, quelque chose à dire de rigolo, et ça
fait un beau morceau. Mais ce ne sera pas nécessairement musical. Moi je suis attaché
à la chanson quand elle provoque des émotions. Je n'ai pas ce rapport-là avec la
chanson anglo-saxonne. Je peux trouver ça stylé, ça me fera taper du pied, mais
ça ne me procurera pas la même émotion qu'une chanson française, italienne,
brésilienne... Je distingue plus la chanson anglo-saxonne et la chanson latine.
Écrire en français est-il pour vous une évidence absolue ? Ou pourriez-vous
vous exprimer en musique avec des instrumentaux, de l'anglais, ou que sais-je ? AFD : Quand il s'agit de poser ma voix, c'est du français. Les chansons
viennent la plupart du temps avec le texte et la musique en même temps. D'autres fois, ce sont
des stocks d'instrumentaux sur lesquels je mets des bouts de cahier. Ça ne peut se
faire qu'en français. J'ai toujours cette envie de mini-sincérité, de
mini-vérité. Même si ce n'est pas un gage de bon morceau, il faudra que ce soit en
français. Je n'ai jamais eu l'idée de m'exprimer différemment.
JPN : Moi c'est pareil. Quand j'ai commencé, le rock français
n'existait pas. Il y avait Little Bob, Téléphone mais rien qui donne envie de relever
ce gant-là. Effectivement, j'avais pas mal de groupes de copains fans de rock 60's, de
vraies chapelles, pour lesquels il était naturel de chanter en anglais. Moi j'avais
l'impression d'être un magma d'influences qui partaient dans tous les sens. Quand j'avais
quinze ans, ce que j'écoutais était à 95% anglo-saxon, mais ce qui me touchait,
c'était ce quelque chose de sincère que je ne comprenais pas par le sens, mais par
l'interprétation. Si quelque chose de gracieux vient me chercher dans ce qu'exprime
le type-là, Joe Strummer par exemple, s'il a l'air de jouer sa vie, pour exprimer ça,
sa tristesse, sa joie, il n'y a que sa propre langue. Il n'y a qu'en français que je sais
choisir le mot qui convient, avec tout ce que ça implique derrière. S'il me manque deux
syllabes, j'ai un choix vaste comme c'est pas possible. Et choisir un mot est un acte qui
m'engage vraiment, c'est peut-être le moment où je m'engage le plus. Je ne me vois pas
faire ça en anglais, à moins d'avoir grandi aux États-Unis et lu les bouquins.
Quand on écrit une phrase, il y a des dominos derrière. On sait d'où ça
vient. On sait pourquoi on l'a dit comme ça. Quelqu'un l'avait peut-être déjà
dit avant et on avait bien aimé, donc on ne le dira pas pareil. Ou quelqu'un l'a dit
très très mal. Je suis autant influencé par les trucs que je trouve affreux que
pas les trucs que j'adore. Ce sont des choix, des bifurcations. J'aimerais sonner comme les
Supremes mais c'est difficile. Je sais en revanche quand je n'ai pas envie de sonner comme Mickey
3D ou Miossec. Ça ne veut pas dire que je ne les aime pas, mais ce n'est pas assez de
la musique pour moi. J'ai vu des concerts de Miossec. Je me suis dit : « Oh, il y a un
vrai personnage ». Mais je serais incapable d'apprendre une de ses chansons à la
guitare pour mon plaisir alors que je peux le faire avec une chanson de Joe Dassin.
AFD : On en revient au rapport amour-haine avec la chanson française, c'est
hyper délicat.
Cette langue, que vous manipulez, vous diriez que c'est un outil qui vous sert à
faire passer des émotions essentiellement musicales, ou – si on emploie
les grands mots – diriez-vous que vous ressentez un véritable amour de la
langue, de sa littérature, etc ?
AFD : Pour moi, le français est la langue de la littérature.
L'allemand, la langue de la philo. L'anglais, celle de la musique peut-être. Pour des
conneries de clichés.
JPN : J'utilise le français au-delà de mon rapport à la
littérature. La littérature est un volet que je peux ouvrir ou fermer mais il n'est pas
plus important que le cinéma, la langue orale, la langue des journalistes, la langue des pubs
de quand j'étais petit, des chansons qu'on aime ou pas, des commentateurs de foot, des mots
croisés. La langue dans ce qu'elle a d'usuel m'intéresse. La langue littéraire, non.
Quand j'ai des paroles, je vois des images, de tel ou tel réalisateur. J'utilise des mots qui
me renvoient à de la poésie peut-être, mais pas à Balzac. À cause de la
culture des grands auteurs, il y a trop de déférence au français. Pour pas mal de
gens, il y a une seule manière de raconter une histoire dans une chanson de 3 minutes 30, avec
un personnage éclairé toujours de la même façon, un début, une fin...
AFD : C'est mon cas, je suis prisonnier de ça : la narrativité.
JPN : Oui mais tu le sublimes d'une certaine manière. Avec Arnaud, on voit
où on est : quelqu'un va raconter quelque chose. Et ça se nuance avec tous les moments
de grâce musicaux qui arrivent, les contrepoints, les changements de registre. Ce n'est pas
une litanie où Arnaud Fleurent-Didier chante ses états d'âme. Il y a des
chÅ“urs, des cordes, plein de choses qui nous amènent ici ou là. J'entends
moins de littérature dans ce que tu fais que du cinéma, clairement. Tes chansons sont
des films, que j'aime plus ou moins, mais j'ai la même sensation qu'au cinéma.
AFD : Et avec tes morceaux ?
JPN : Pas forcément, ou alors ce sera un autre cinéma. Mais oui, il y
a quelque chose de pictural ou même de théâtral, puisque je convoque un personnage
pour venir chanter mes mélodies.
AFD : Tu les mets en image facilement ?
JPN : Souvent, je commence à écrire, je découvre que je suis
quelqu'un, et je me rends compte c'est mon ex-femme, mon père... Alors j'assume ce
personnage. Il n'y a pas du tout de tentation auteuriste. Je parlais avec Delerm il y a quelques
mois. Il me disait : « Je m'y remets, là. Je suis à la maison, je tourne en
rond et je cherche des sujets de chanson. » « Ah oui, comment ? ». « Je
traîne, j'écoute la radio... » Moi, quand je cherche des trucs, je suis
forcément sur ma guitare. En période de composition, j'ai ma guitare, je ne peux pas
regarder la télé ou écouter la radio en même temps. Je cherche, et c'est la
chanson qui vient me chercher. Chez toi, le fil est plus narratif. C'est Arnaud qui prend la
parole avec la volonté de sincérité dont tu parlais tout à l'heure. Il n'y a
pas de ronds de jambe.
Et c'est aussi une écriture plus « orale »...
AFD : Oui mais ça peut avoir un rapport avec la littérature
aussi. Pour moi, la littérature va loin. En ce moment je suis très amoureux de
Céline, et c'est ça : beaucoup de parlé chanté.
Céline n'enregistrait pas d'albums...
AFD : Il a chanté !
JPN : Il a chanté ?
AFD : Tu peux le trouver, peut-être sur Youtube. Bon c'est pas terrible...
(sourires)
JPN : La littérature peut me rester comme une scansion : juste une phrase
d'un poème. J'adore le théâtre de Lagarce par exemple.
AFD : Et ça t'influence dans tes chansons ?
JPN : Oui, mais il faut que ça passe par l'oral à un moment. Il faut
que je l'aie entendue. Si je lis un texte, un beau texte, une langue très bien écrite,
c'est un très bel exercice, je m'abandonne à cette chose mais je ne vais rien en
retirer. Mais la langue dite, une poésie, à pleine voix, les allitérations, les
sons, ça peut rester pour une chanson...
AFD : J'ai eu le même truc sur le texte de Perec : Un homme qui
dort. C'est parce que je l'ai entendu à la radio que j'ai réussi à terminer
"France Culture". J'avais fait cette chanson, mais elle était bizarre. Et quand j'ai entendu
la voix de Ludmila Mikaël, ça m'a rassuré. Dans le film, que j'ai fait passer au
MK2 Quai-de-Seine récemment, elle interprète ce texte, elle le lit, avec un phrasé
très neutre. Je me suis dit : « Waouw, c'est trop mon projet ». J'ai
même piqué des mots, des citations. C'est parce que j'ai entendu cette façon
hypnotique de réciter ça que ça m'a donné envie de musique là-dessus.
La première version de "France Culture" n'était pas mélodique, je le
déclamais déjà. Mais je n'étais pas sûr de moi et j'ai mis du temps
à organiser de vagues couplets refrains, pour que ça rentre dans les cases. Quand j'ai
découvert l'oralité du texte de Perec, j'ai fini le morceau en dix minutes.
C'était rassurant, plus qu'inspirant. J'ai lu le texte de Perec après. C'est
fantastique, c'est une source d'inspiration pour beaucoup de gens. Mais il faut vraiment entendre
Sami Frey interpréter Je me souviens, ou Ludmila Mikaël faire sonner ces mots
pour en retirer une influence.
JPN : Pour moi, ce qui définit le style d'un écrivain, c'est qu'il
s'adresse à l'inconscient, aux tripes, qu'il inspire des images. Ça peut se
faire par la musique des mots. Je suis plus sensible à la littérature qui donne des
couleurs, des impressions. J'ai le même rapport avec mes chansons : je propose quelque chose
d'un peu flou et les gens vont se l'accaparer par la droite ou la gauche.
AFD : Pas Balzac, pas un cadre...
JPN : C'est un autre voyage pour moi. Chez certains auteurs qui ne font pas de
poésie, la poésie est là quand même. Si on joue avec les mots, les phrases,
la longueur des phrases, on est dans le rythme, on est dans la musique.
Autre chose sur la « musique des mots » : l'un et l'autre, me
semble-t-il, vous aimez développer une chanson sur une idée phonétique. L'exemple
le plus frappant, c'est "Rock Critic", d'Arnaud. À l'écouter, on se dit que c'est
forcément un jeu, cette chanson où « Magic », « Inrocks »,
« artistique », « Rock critic » se répondent. Aurais-tu
raconté cette histoire sans ce point de départ purement phonétique ?
AFD : C'est le mélange des deux.
JPN : Si on joue de la musique, ils est hors de question de ne pas s'amuser avec
les mots aussi. On joue. Une chanson est un triple dialogue à l'intérieur de soi. Il y a
d'abord un type qui trouve un rythme à la guitare. Ensuite il appelle le chanteur, qui
essaie de chanter sur ces accords. Il a ses réflexions : « Ah, mais c'est bien mais
trop bas pour moi ». OK... Et si ensuite ça ressemble à une chanson, les deux
types disent à l'auteur : « Eh, radine toi, ponds-nous un truc ».
L'auteur vient en troisième. Et lui, il est chiant : « Pas si vite, j'ai besoin de
temps. »
AFD : « Je suis en vacances ! »
JPN : Je commence souvent la chanson en yaourt. Dès que je passe au
français, on bascule très très vite dans autre chose. En français, on ne se
permet pas d'écrire les choses comme les Beatles ou Prince. L'auteur, il arrive avec tout
son bagage, en disant : « Ah oui mais attention, j'ai lu tout ça... »
D'un coup, il y a une exigence de ne pas dire les choses lourdement, de trouver une certaine
grâce. Ça devient un truc très important. On ne se sent pas autorisé
à écrire un truc tout pourri même si ça sonne.
AFD : Tu n'as jamais fait un truc : « Ça sonne, c'est
rigolo, je garde ? »
JPN : Oh, ça vient mais cela a été longtemps une lutte terrible.
J'ai eu des premiers jets que je ré-auscultais pendant des mois jusqu'à ce que
quelqu'un me dise que le point de départ était très bien. On ne se donne pas trop
cette liberté-là, c'est vrai. Catherine Ringer le fait très bien. "C'est comme
ça" est un tube imparable. Le texte est imbittable du début à la fin et pourtant
on attrape des tonnes de phrases jouissives. Ça suffit pour faire une chanson pop.
Et sur la question initiale, sur l'idée que le jeu de mots, le signifiant, est au
moins aussi important que le signifié ?
AFD : Je suis assez d'accord sur le constat. Complétement, même. Mais
je ne peux pas dire que c'est aussi important, sinon je suis foutu puisque j'ai fait "France
Culture" et que ce n'est pas ça du tout. Une bonne chanson – c'est Brel
qui disait ça – c'est une bonne idée de musique, une bonne idée
de texte, et une idée qu'on n'attendait pas. Je trouve ça pas mal. En tout cas, quand
je fais des chansons, c'est ce qui se passe, c'est que je me suis surpris. Une bonne idée de
texte peut être dans la phonétique, c'est généralement bon signe. Mais il
faut aussi le sens, le propos.
JPN : Il y a un point d'équilibre
à trouver où on n'est frustré ni par la musique ni par le texte. Il n'y a pas
besoin d'une richesse phonétique parfaite si la musique dit déjà
énormément de choses. Quand on travaille, on est dans un rapport. On ne veut pas que le
texte et la musique et le reste soient le mieux possible. On veut que la chanson soit le mieux
possible. Parfois, un texte qui swingue trop va gêner car la guitare dit déjà tous
ces trucs. Ce sont les oreilles qui ont le final cut. "Plus de sucre" a été
enregistrée live dans cette pièce. Je venais avec un brouillon de chanson le matin, on
se donnait la journée pour la finir. C'était mon premier album, je marchais sur des
Å“ufs. Puis très vite, au bout de quatre ou cinq jours, les musiciens se sont mis
à me dire : « Mais ce que tu chantais, là, la première fois, c'était
bien ». Ils ne savaient pas de quoi je parlais, mais ils avaient chopé un truc ou
deux et l'attendaient. Moi : « Oui, j'ai changé, c'était too much. »
« Mais non c'était beau. » Et ils étaient tous d'accord.
AFD : Une bonne expérience ?
JPN : Oui, elle m'a décomplexé sur le fait d'aller vite. Depuis, je
change le texte au fur et à mesure jusqu'à l'enregistrement. Si je bute sur le
même mot pendant trois prises, je le change au dernier moment. Ça modifie un peu
le sens, mais...
Le français mis en musique se prête particulièrement bien au talk over. On
pense à Gainsbourg, ou à d'autres comme Arnaud, au hasard... Comment mesure-t-on que ce
texte sera clamé en talk over et que tel autre mérite une mélodie ?
AFD : Je fonctionne un peu pareil que JP, sauf que je travaille davantage seul.
Je suis devant un micro, je tente des trucs. Et la question ne se pose pas. Le texte n'est pas
écrit noir sur blanc pour une mélodie ou pour un talk over. Il y a beaucoup trop de
parlé sur ce disque, OK désolé, c'est un défaut. Mais j'aime bien, ça
fonctionne, c'est une facilité. Il y a des chÅ“urs, un changement de registre qui
me procure une émotion. "France Culture", qui est seulement parlée, est vaguement
chantée à un moment : « On m'a pas donné de coup, on m'a sans doute
aimé beaucoup. » C'est venu d'un trait. Si j'avais réfléchi, cela aurait
été trop compliqué. Quand je la chante en live, si je ne suis pas dans le bon
mood, si je veux faire sonner les blagues du texte, c'est nul. Si je me dis : « reste
down », ce n'est pas bon non plus. C'est venu comme ça. Je ne sais pas pourquoi.
Mais je le garde.
Si on regarde vos livrets de loin, on se rend compte que les textes sont longs : les
phrases sont longues, il y a beaucoup de couplets... Il y a une exception chez chacun de vous :
"Clair" pour JP et "Mai 68" pour Arnaud. Le français a-t-il une mécanique qui appelle
des phrases longues ?
JPN : Chez moi, c'est un défaut de chanteur. J'aime bien chanter. Mes
musiciens me reprochent de sauter des mesures. Mais c'est comme ça : je m'emmerde, je
chante... J'aime le fait d'être un instrument. Un moment important, pour moi consiste à
déterminer la hauteur à laquelle je vais chanter. Avant "Ovale lune", sur le premier
album, je n'avais jamais chanté aussi grave. Je faisais plein de maquettes comme ça du
temps des Inno mais on ne gardait pas. Ce n'était pas le registre.
Or, chanter si grave, c'est venu par hasard. La musique était venue au piano, la
mélodie était trop grave pour moi mais je ne sais pas transposer. Alors ça a
inspiré à l'auteur un personnage sombre. Le cadre, c'est la première fulgurance, le
moment magique où la chanson arrive. La difficulté du métier, selon moi, est de ne
pas abîmer ça. Si on a un magnéto sur soi, c'est génial. L'enjeu, c'est de
valider cette émotion-là. Est-ce que je la travaille ou pas ? Il faut être vigilant
tout le temps. Discuter avec la chanson. « Mais qu'est ce qu'elle me demande ? »
C'est comme un bébé : « Mais qu'est-ce qu'il veut me dire ? Il a faim, pas faim
? » Sur le dernier album, on a publié tout simplement des maquettes. "Monkey" a
été enregistrée ici en quatre heures, sans me poser de questions. J'ai passé
trois ans à me dire : « ça, je le referai ». On a tout refait, et
finalement on est revenu à la maquette. Techniquement, il y avait du souffle. On en a
rajouté pour que ça tienne debout. Ce moment-là, ce n'est pas possible de
l'expliquer, et je n'en ai pas envie car ça me tient en vie.
AFD : C'est très juste.
J'allais vous demander si vous aviez des anecdotes croustillantes à raconter sur ces
textes que vous avez passé des heures à faire rentrer dans la musique, mais à vous
écouter...
JPN : Je ne me sens pas concerné. Je ne l'ai fait que pour les autres. Chez
moi, c'est la musique d'abord. Je n'ai jamais écrit de texte, je ne suis pas auteur, je n'ai
absolument rien à dire.
AFD :(Rires) C'est bon ça. Attention, ça il va le mettre en
exergue !
Et toi Arnaud, qui mets en musique des scènes, des choses plus identifiables dans le
récit ?
AFD : À part "France Culture", où j'avais des pages de cahier, ce
n'est pas écrit au départ. Pour "France Culture", il fallait chercher la musique qui
irait avec. J'en avais. Mais ce n'est pas vraiment une chanson. Moi, c'est plutôt des stocks
de musique, et des envies de mots qui viennent ou pas.
Si je vous demande de me parler de grandes références, sur la mise en musique
du français, vous auriez envie de me parler de qui ?
AFD : Moi je veux bien parler de quelqu'un que je n'aime pas trop mais qui fait
bien sonner le français : Gainsbourg. Je ne suis pas passionné par ce qu'il fait, je ne
réécoute jamais. Mais quand j'entends le truc je me dis : « ah ouais, ça
sonne ». Mais ce n'est pas ma passion. Je préfère JP Nataf. Ce que Gainsbourg
s'emploie à faire comme un malade, faire sonner le français, au final ça ne
m'intéresse pas des masses.
JPN : Chez moi , avec Gainsbourg, l'émotion est purement musicale. Le
placement d'une syllabe, le jeu sur les onomatopées. "Comic Strip" est du très
très haut de gamme sur la façon de rendre le français musical. Je suis très
admiratif du côté malin de la chose. Mais ce que ça véhicule ne me touche pas
non plus de façon dingue, ça ne me remonte pas en tête dans des situations de la
vie. Ceux qui me touchent, moi, ce sont Brassens, Dick Annegarn, Mathieu Boogaerts.
Ça, ça me parcourt l'échine. Même des trucs que j'ai écoutés
2000 fois, comme "Sacré géranium", "Pauvre Martin", ou l'album Michel. Il y a
tout : une exigence musicale phénoménale, un naturel dans le swing, des mélodies
qu'on n'attrape pas par paquet de six, un rapport à l'instrument, un dialogue. Ce sont des
choses qui me bouleversent, l'exemple de ce que je voudrais à peine approcher. Leur musique
est une boule. Tout se tient et on ne se pose(...)
La parution du livre de Michel Chion : Le Complexe de Cyrano (éd. Cahiers du
cinéma, 2008) est une belle occasion d'engager le débat avec l'auteur, mais aussi
avec des cinéastes. Quelle langue parle-t-on dans le cinéma français, ou
plutôt quelles langues dans le cinéma d'auteur comme populaire ? Une rencontre
animée par Claire Vassé (journaliste et écrivain).
Intervenants :
- Michel Chion (théoricien du cinéma, compositeur)
- Catherine Breillat (cinéaste)
- Pascal Bonitzer (scénariste, cinéaste)
- Jacques Doillon (cinéaste)
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