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Elbakin.net -
13 hours and 40 minutes ago
p a href=/plume/xmedia/fantasy/news/autres_films/ramayan1-1.jpgimg style=float:left;
alt=Illustration src=/plume/xmedia/fantasy/news/autres_films/thumb/ramayan1-1.jpg //aAprès
l'annonce d'un a href=http://www.elbakin.net/fantasy/news/4865-Le-Ramayan-3392-Ad-Devient-Un-Mmorpg
lang=frMMORPG/a l'an passé, le comics de feu citeVirgin Comics/cite devrait bientôt se
décliner sur grand écran !br / C'est citeMandalay Pictures/cite qui vient de
décrocher les droits de cette licence, et John Collee a été chargé d'en
tirer un script. Ce dernier n'est pas le premier venu, puisqu'on lui doit les scénarii de
citeMaster and Commander/cite ou bien citeHappy Feet/cite. Mark Canton, l'un des producteurs de
cite300/cite et du futur citeWar of Gods/cite (et pas citeGod of War/cite, attention !), sera lui
aussi de l'aventure, évidemment en tant que producteur justement.br / Aucun
réalisateur ou acteur n'ont encore été approchés. Et pas davantage de
date ! /p
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MacBidouille.com -
14 hours and 4 minutes ago
p class="source"Source : a href="http://www.macobserver.com/article/2008/10/06.3.shtml"
target=_blankMacObserver/a/pNick de Plume dont on n'avait plus entendu parler depuis qu'il avait
signé un accord avec Apple et fermé son site de rumeur fait son retour à la
vie publique pour évoquer un constat selon lequel Apple serait maintenant bien moins
virulent avec les sites laissant échapper des rumeurs qu'à "son époque".br /
Ainsi la société laisse maintenant des sites généralistes comme
Engadget publier rumeurs et photos de produits sans intervenir.br / Ayant eu de nombreuses fois
maille à partir avec Apple Legal dans le passé, nous pouvons témoigner du fait
qu'il valait mieux ne pas publier de photos ou avoir trop souvent raison il y a quelques
années.br / Alors pourquoi ce revirement ? Si certains évoquent le fait que lutter
contre les rumeurs soit contre productif pour Apple qui s'attire les critiques du web, nous pensons
que la raison est bien plus simple.br / Pour ses iPods et iPhones, Apple est passé à
une production de masse de produits qui implique de devoir mettre au parfum bien plus de monde, des
sous traitants toujours plus nombreux aux employés chargés de superviser les
approvisionnements.br / S'il était envisageable de trouver un taupe parmi quelques dizaines
de personnes au courant, il devient illusoire de vouloir réussir avec plusieurs centaines.br
/ Est-ce la fin de la politique du secret pour autant ? Non, certainement pas, et le manque
d'informations précises sur les annonces de mardi prochain (tiens, on connaît quand
même la date), prouve qu'ils arrivent à garder au moins quelques secrets importants.
pa href="http://feeds.feedburner.com/~a/macbidouille?a=UbcsJr"img
src="http://feeds.feedburner.com/~a/macbidouille?i=UbcsJr" border="0"/img/a/pimg
src="http://feeds.feedburner.com/~r/macbidouille/~4/413440054" height="1" width="1"/

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Les Echos - actualité sur les sociétés du cac 40 -
18 hours and 47 minutes ago
Francis Repka est nommé responsable des activités de Société
Générale Corporate amp; Investment Banking pour l'Allemagne. Charles Pierron devient
responsable des activités pour la Corée. Benoît Riehl prend le poste de
responsable des activités de la banque de financement et d'investissement pour l'Autriche.
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Les Echos - actualité à la Une des Echos.fr -
18 hours and 47 minutes ago
La banque de la rue d'Antin a offert 14,7 milliards d'euros pour reprendre les activités
belges, luxembourgeoises et internationales de Fortis. Elle met la main sur 1.100 agences et 3
millions de clients. Les Etats belge et luxembourgeois prennent respectivement 11,6 et 1,1 % de son
capital.
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Gamers.fr - Actus -
19 hours and 49 minutes ago
Yabon !
Sorti il y a maintenant un peu plus d'une coupe du monde de foot, voilà que le très
sympathique Full Spectrum Warrior devient gratos pour les gueux que nous sommes. Pour rappel, ce
titre développé par Pandemic Studios est la version grand public d'un simulateur de
guerre destiné à l'armée américai...
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Scoopeo En attente -
20 hours and 14 minutes ago
Le site Diggons, se veux un portail multi-digglike. Depuis plusieurs mois déjà, il
aide les blogueurs à promouvoir leurs articles, ou alors il n'est utilisé que comme
un DiggLike par certains utilisateurs. Quoiqu'il en soit, il devient progressivement de plus en
plus populaire. Aimé ou détesté, le principe ce veux original, et plait
à de plus en plus de personnes. Le webmaster qui se cache derrière a accepté
un interview de la part du site InfoWebMaster. Il nous révèle les grandes
nouveautés de la 2ème version de Diggons, ainsi que des secrets à venir. Il
présente également en détail le principe du site, pour tout ceux qui ne
connaissent pas. Bref, cet interview se veut assez plaisant pour tous les utilisateurs de Diggons,
ainsi que pour tout ceux qui ne connaissent pas et qui pourtant visite des DiggLike assez
régulièrement. A découvrir ...
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AccessOWeb : News Web 2.0 -
21 hours and 36 minutes ago

En voilà un bel URL tout attaché : leblogdontvousetesleheros.com
Oui mais alors c'est qui ce blog ?
Et bien en fait, Julien, le créateur du blog, a décidé d'allier
littérature et Web 2.0. Le principe étant le suivant :
Julien propose un début d'histoire et ce sont les lecteurs qui doivent écrire la
suite de cette histoire. Dans les lecteurs, et commentateurs, on trouvera ce qui veulent
écrire et ceux qui votent pour leur suite préférée. Dans le cas ou il y
ai une égalité, seul Julien tranchera.
Voilà une idée complètement sympa et si le blog devient connu, je ne vois pas
pourquoi leblogdontvousetesleheros ne finirai pas en
version " livre " avec une belle histoire écrite par .... tout le monde :)
Je vous laisse allez y faire un tour, et peut être vous y découvrirez vous des talents
de romanciers :)

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Shangols -
23 hours and 31 minutes ago
Six Men Getting Sick (six times) (1967) est une pure
expérimentation graphique, qui prend pour base une sorte de tableau à la Bacon que
Lynch triture à l’envi. Six personnages-tronc, donc, dans des couleurs
grisâtres, qui vont muter, se fondre l’un dans l’autre, créer
d’autres formes, et finir par gerber des flots de couleurs, le tout sur fond de
sirène d’alarme, et répété six fois. Me demandez pas, je
dirais, mais tout de même : ça montre l’importance de la peinture et de
l’animation dans l’univers lynchien, et ce film marque visiblement l’importance
de sa découverte du cinéma. On y voit notamment l’apparition d’une
pellicule de film qui marque la débauche de couleurs et fait passer brusquement du terne
au vivant. Ce que j’en dis, après...
Avec The Alphabet (1968), on s’approche
vraiment de la matrice des longs-métrages. Et on se dit aussi au passage que
l’apprentissage de la lecture n’a pas dû être très agréable
pour le petit David. Sur une bande-son récitant l’alphabet d’une voix
enfantine, on voit d’abord une petite animation bizarre mais charmante qui montre toutes
les lettres, puis on passe brusquement à quelques plans pratiquement gore où une
petite fille dans un lit vomit des flots de sang (ou de lettres) sur les draps. La violence des
gros plans sur ce visage couturé, la crasse des images, les sons de vent, tout contribue
à vous plonger dans une atmosphère absolument horrible. A 22 ans, le gars
était déjà un grand malade, mais son génie visuel éclate
déjà dans ces quelques plans hantés et barjots. Eprouvant.
On passe dans la partie chef-d’Å“uvre avec le
beaucoup plus ambitieux The Grandmother (1970). Plus
scénarisé, il raconte une histoire assez indicible : un garçon
maltraité par ses parents plante une graine dans son lit ; de la plante sortira une
grand-mère gentille qui saura le faire s’évader de son quotidien violent. Si
l’animation a encore toute sa place là-dedans (des scènes qui évoquent
la naissance, la minéralité, les fluides...), les acteurs font leur apparition, et
là c’est du lourd : c’est tout simplement une sorte d’introduction
à Eraserhead, avec cette haine de la famille qui jaillit dans les portraits
monstrueux des parents, avec cette fascination pour la naissance et les fluides corporels, avec
cette façon d’aborder le monde comme une épreuve infernale. Le travail sur
les sons est grandiose, notamment les rares voix, mélanges de cris et d’aboiements,
qui terrorisent immédiatement. Lynch varie les techniques visuelles (image par image,
ralentis, flous, travail direct sur la pellicule, pixellisation) pour servir une sorte de
symphonie de la terreur enfantine qui reste en tête. Un bad trip génial et
complètement barré.
The Amputee (1974) est plus anecdotique, et franchement mystérieux.
Une femme amputée des deux jambes lit une lettre à haute voix, pendant qu’une
nurse panse ses plaies (à la toute fin, un liquide blanchâtre coule par flots du
moignon de la donzelle). Ne comptez pas sur moi pour vous expliquer ce que ça veut dire.
C’est fait en un seul plan fixe et c’est malsain à mort, rien à dire de
plus.
Moins d’amateurisme et d’expérimentation dans
The Cowboy and the Frenchman (1988), et c’est bien dommage : le
film est certes plaisant, la première moitié est même assez poilante, mais
c’est un peu creux et superficiel aussi. Un Français pure souche débarque au
milieu d’un ranch de cowboys roots, avec sa mallette pleine de clichés (une tour
Eiffel, des frites, des escargots...). La réussite tient dans les rythmes de dialogues
(« What the hell ? » répété à tout bout de champ par les
yankees fascinés, et dans cette étrangeté décalée que Lynch
sait toujours mettre en place. Cadres originaux et tempo heurté, c’est du bon
boulot. Il y a aussi une belle séquence nocturne avec chevaux qui se cabrent dans une
lumière glauque, qui rappelle les inspirations de Lost Highway. Mais on
s’ennuie un peu devant l’absence de sujet. L’humour de Lynch fonctionne quand
il est inséré dans la terreur, il est moins fort dans la pure comédie.
Bien que Industrial Symphony #1 (1989) prenne
comme point de départ une scène coupée de Wild at Heart
(très jolie scène, d’ailleurs, douce et dure à la fois), c’est
bien le style Twin Peaks que Lynch expérimente ici : musique de Badalamenti qui
reprend presque le thème de la série, ambiance entre glauques lumières de
torche électrique et planage éthéré, récurrences des jeunes
filles (qu’elles soient nues et pourchassées ou gamines et rêveuses), et
jusqu’au nain mythique qui fait ici son apparition en bûcheron taquin. Ceci dit, on a
l’impression que Lynch manque un peu d’inspiration, ou au moins de temps, pour
réussir cet opéra contemporain : ses images sentent le réchauffé, et
sont un peu cheap dans leur réalisation. Il répète 3 fois le coup de la
chanteuse qui descend des cintres, fabrique maladroitement un diable de carton-pâte et
peine à relancer l’action entre les chansons. Le gars n’est pas fait pour le
live (le film est une captation d’un spectacle qu’il a monté pour un
festival), et c’est assez bancal.
Retour au barré avec l’ardu Premonitions
Following an Evil Deed (1995), extrait de Lumière et compagnie. 55 secondes
filmées avec la caméra d’origine des frères Lumière, 5 plans
isolés les uns des autres (le dernier semble pourtant être la suite du premier). Ca
fait peur malgré la rapidité, et Lynch arrive, dans la contrainte, à donner
quelques flashs de cauchemar encore une fois très impressionnants. Ce petit machin est
fantomatique et dérangeant, retrouvant ainsi quelque chose de l’origine du
cinéma « (regarder agir des gens morts », disait je ne sais plus qui).
The Darkened Room (2002) est plus dans sa veine récente, celle de
Mulholland Drive. Une femme au rimmel étalé enfermée dans une
chambre, à côté d’une poupée branchée sur un fil, une
tortionnaire qui vient la harceler de questions, le tout commenté en vidéo par une
nana sibylline, inutile de chercher à comprendre, c’est du pur fantasme. Lynch
interroge la puissance du regard, et la force de son propre cinéma, en nous
suggérant de ne pas regarder alors qu’il déploie en même temps un style
hypnotique qui nous accroche aux images. La longueur des plans, le mystère total qui se
dégage de tout ça, la « musique » lancinante qui nous prend dans ses
filets, c’est impeccable et incompréhensible comme les grands films récents
du maître.
Série de dessins-animés de 8 épisodes de 4
minutes, Dumbland (2002) nous
prouve une bonne fois pour toute que le gars Lynch va po bien dans sa tête. Si Freud
était encore là il ferait un bilan sûrement pessimiste du type: en 32 minutes
on a quand même droit à un enculeur de canard manchot, un marteau dans le cul, un
couteau dans la tête, la plupart des personnages pètent grassement, et les
éclatages de tronches sont multiples... et j'en passe; ça éructe, ça
gueule, ça chie dans tous les sens, du Lynch version je me lâche... Jouant beaucoup
sur la répétition - des séquences et des sons - on a pas vraiment
l'impression que Lynch ait une vision très saine du monde qui nous entoure - les gamins
ressemblent à des monsieur "pain d'épice", les femmes ne font que hurler et le mari
dit fuck tous les 2 mots... L'épisode 6 est assez révélateur: pendant 4
minutes le gamin saute sur un trampoline, la femme devient de plus en plus hystérique sur
son fauteuil, le match de lutte à la télé montre un gars éclatant la
tête d'un autre, la rue n'est également que bruit avec accidents, camions de
pompier, tirs à la mitraillette (...)... tout ça pour finir sur une chtite mouche
qui vole faisant dire à notre héros qu'elle dérange "Fucking fly"...
Voilà donc... Aime bien aussi celui avec les fourmis qui lui chantent pendant deux minutes
"quand on te regarde on voit un trou du cul" (il s'est mis le produit anti-fourmis dans la
tronche, il a des visions), lui cela le rend dingue, il finit au plafond pour tuer toutes ces
putains de fourmis qui l'envahissent, se gauffre, se retrouve intégralement dans un
plâtre et là les fourmis reviennent pour s'engouffrer à l'intérieur...
Le type hurle avant d'exploser... Ouais, il y a bien que Lynch pour oser des trucs
pareils... (Shang – 10/11/06)
... et j’ajoute que ça fait du bien de voir Lynch revenir à
l’animation, d’autant que ces petits films sont d’une impolitesse bien
inhabituelle chez le gars. Visiblement, Lynch envisage le prolo américain comme un gros
beauf qui terrorise sa femme, son voisin, ses animaux et son gosse, regarde la télé
toute la journée, et balance des gnons dès qu’il est pris en défaut.
Il a sûrement pas tort, et la série est franchement jouissive. On a aimé les
mêmes épisodes avec mon copain Shang, mais j’ajoute au palmarès «
The Doctor » : un docteur qui teste le seuil de tolérance à la douleur de son
patient ; après matraquage au marteau et plantage de couteau dans la tête,
l’autre éprouve enfin quelque chose ; « C’est bien ce que je pensais :
vous êtes parfaitement normal », conclue le doc. Ravageur et énorme.
(Gols – 06/10/08)
Boat (2007) est un étrange voyage
commenté en voix off : une femme est embarquée sur un bateau pour un trip
hébété qui l’emmène vers une destination inconnue. Lynch tente
le truc des images vidéo banales qui deviennent chargées de mystère par la
seule force de l’imagination et de l’évocation. Ca marche : le film est
très tenu, réalisé en caméra subjective comme s’il nous
embarquait nous-mêmes dans son univers. Un gros plan sur une spirale de cordes, une main
qui attrape une manette quelconque, un plan nocturne sur le sillage laissé par le bateau,
et on plonge dans la Lynch touch. Le gars est bien toujours aussi sombre et abscons, et
c’est pour ça qu’on l’aime.
Enfin, Absurda (2007), extrait de
Chacun son Cinéma, est une merveille qui condense en 2 minutes toute la
fascination que Lynch éprouve pour le cinéma, et toute la fascination qu’il
nous fait éprouver. Sorte de prolongation de Inland Empire, c’est une
nouvelle proposition sur la force du regard, et surtout sur la condensation de celui-ci sur
l’écran. Un plan large sur une salle de ciné, quelques motifs plus ou moins
effrayants qui s’agitent sur la toile, un cri, quelques bribes de dialogues, une musique
hantée, des ruptures de ton qui arrivent comme des couperets : c’est magnifique,
abstrait certes mais habité comme c’est pas permis. Et ça soulage de voir que
Lynch n’est pas devenu le pur réalisateur de concepts qu’il laissait
apparaître dans Inland Empire. Son cinéma est toujours aussi hypnotique.

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Discordance - Musique & Culture -
1 days ago
 Derrière le nom Neïmo se cache un quatuor parisien qui a fait de la
scène son terrain de jeu favori pour défendre son rock à la fois
mélodique et abrasif.
Déjà le tubesque Hot Girl, extrait de
leur premier album From Scratch sorti en 2005, avait marqué les
esprits. Fort d'une expérience internationale, Bruno (chanteur), Camille (guitare),
Matthieu (claviers, basse) et Alexis (batteur) sont de retour avec « Moderne Incidental
», un album truffé de pépites musicales à la croisée des
Strokes et des Clash. Rencontre avec certainement l'un des groupes les plus anglo-saxons de
l'hexagone.
Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, Neïmo c'est qui ?
Quand ? Comment ?
Camille : On a appris à faire de la musique ensemble. Au fil
du temps on a commencé à rencontrer des gens, ce qui nous a conduit à signer
sur une major. Le résultat ne s'est pas bien passé parce que le label était
en pleine restructuration. On l'a donc quitté le label.
Matthieu : On avait passé 1 ou 2 ans à parler de
musique sans en jouer. On nous avait proposés de faire des remixes, mais on n'était
pas tenté. En trois mois on a composé un nouvel album et le mois d'après on
a commencé des concerts. En même temps on avait fondé une petite structure.
Ce qui nous a permis de faire valoir notre musique et de la vendre. A cette époque on
était trois. Mathieu jouait de la basse et du synthé
comme aujourd'hui, mais on avait une boîte à rythme et c'est lui qui la
gérait aussi. Moi je jouais de la guitare et Bruno chantait.
Au fil des concerts il y a un tourneur qui nous a repérés. On a donc fait une
tournée en France, en Belgique et en Suisse pour promouvoir l'album. C'était
vraiment une bonne opportunité pour nous parce que on n'avait plus de maison de disques
mais on avait quelqu'un qui nous permettait de faire des concerts et donc de se faire
connaître. Les concerts ont commencé à prendre une ampleur
intéressante. On a engagé un vrai batteur, Alexis, le
membre secret du groupe ! (rires) Ce qui nous a permis d'aller encore plus
loin et de donner une autre dimension à Neïmo. La promo
du premier album était terminée. On a commencé à composer pour le
deuxième opus et on est partis à l'étranger pour tester nos morceaux.
Ça fait partie des choses qu'on aime beaucoup, jouer les morceaux en concert avant
de les enregistrer.
Donc la scène devient un véritable test ?
Matthieu : C'est comme une fringue. Une fois que tu l'as
achetée tu vas la porter devant les gens et tu vas voir comment tu l'assumes. Quand tu
joues ton morceau tu te demandes comment les gens vont réagir. Une fois sur scène
tu sens si le public est réceptif ou pas. Tu vois les gens même si tu as les
lumières dans la gueule ! Les micro-tournées qu'on a organisées par-ci
par-là nous ont permis de voir si les morceaux de notre deuxième album allaient
plaire ou pas. Une fois encore par le biais de diverses rencontres, on a pu signer sur un label
aux USA et être distribué aussi en France en signant sur le label le Village Vert.
Qu'est-ce que le soutien du Village Vert vous apporte ?
Camille : Ce qui est important c'est qu'on n'a
plus à porter la responsabilité d'une maison de disques. Il font leur boulot
très bien.
Matthieu : Le fait de voyager nous a donné beaucoup
d'idées de compositions. ça nous a mis dans une super dynamique. Par exemple le
titre Johnny 5 parle beaucoup de notre expérience à NY. C'est
de pouvoir se dire on va s'exporter.
Quelles sont vos influences ?
Matthieu : Dans un groupe, si jamais les gens écoutent tous
la même chose, aiment la même chose et sont arrivés à la musique avec
les mêmes artistes, ils ont tendance à cloner un peu. En ce qui nous concerne, on a
des influences qui sont très différentes. Du coup, quand on travaille ensemble,
ça donne Neïmo ! Avec Camille, on aime beaucoup de groupes de rock des 70s et 80s. Pour nous, ces
années là ont été déterminantes.
Bruno : C'est globalement New Order,
Bowie (de 1976 à 1982), le Velvet. Après, chacun écoute des choses différentes parmi
lesquelles Sacha Distel aussi en ce qui me concerne (rires). Par exemple en ce moment Camille est
très MGMT, moi je suis plus Vampire
Weekend. On n'essaie pas du tout de s'influencer mutuellement.
Camille : C'est un peu comme en archéologie : «
Il y a machin en telle année qui a écrit tel refrain de telle
façon, ce serait pas mal d'y penser... » Le mieux c'est d'avoir un souvenir
faussé d'un truc comme ça tu crois l'avoir copié alors qu'en fait tu viens
de créer quelque chose de nouveau.
Comment s'est passée votre rencontre avec la producteur Alan Moulder
(Samshing Pumpkins, Arctic Monkeys) qui a mixé plusieurs titres de l'album ?
Camille : Quand on a rencontré le label américain,
ils nous ont demandé de faire une liste avec les noms des producteurs avec lesquels on
aimerait bien travailler. L'album était déjà enregistré mais on
voulait quand même avoir le top sur certaines chansons.
Bruno : Dans les deux/trois premiers noms de la liste, il y avait
Alan Moulder. Pour le nouvel an, on était à New York.
On avait fait un super concert. On avait fini la soirée chez nos attachés de presse
new yorkais. On est arrivés dans une soirée qui comptait une trentaine de
personnes. On est arrivés à 8 d'un coup, t''imagines un peu ! Un ami DJ me
présente à un grand mec anglais. Plus tard, il y a un autre pote qui vient me voir
et me dit : « Ah tiens, il faudra que je te présente Alan
Moulder. Il est vraiment très cool, il faut que tu le rencontres. » Et
là je lui dis : « J'ai dit bonjour à un mec tout à
l'heure qui s'appelle Alan, c'était un anglais...Me dis pas que c'était lui ?
» Mon pote savait qu'il faisait partie des premiers sur notre liste et c'est pour cela
qu'il avait fait en sorte qu'il soit à la soirée. Donc, je suis allé voir
Camille et Matthieu et je leur ai dit
: « Bon, c'est peut-être le réveillon, mais on a du pain sur
la planche ! Alan Moulder est là, il ne faut pas qu'on le
lâche ! Je ne veux pas qu'il passe une minute sans un Neïmo à côté de lui ! » On s'est
retrouvé à parler de biologie, de la carrière de Bowie, de nos albums préférés pendant des heures. Au final,
Alan a accepté de travailler avec nous. On était
déjà très fier de ce qu'on avait enregistré mais il nous a
apporté ce qu'on n'était pas capable de fournir seuls à l'album.
Matthieu : De toutes les personnes avec lesquelles on a
été amenés à travailler, même si elles ont toutes
été très compétentes, c'est celui qui nous a sans doute le mieux
compris. C'était une chance parce qu'on n'avait pas 36 essais avec un producteur pareil.
Bruno : On a eu un échec avec un autre producteur
auparavant. On donnait un concert à New York et il est venu nous parler. Il nous a
proposés de passer à son studio. On est y allé, on a commencé
à discuter et ça a fini en session d'enregistrement jusqu'à 3 heures du
matin. Au final, il n'est pas du tout allé dans la direction qu'on voulait. Il a fait des
choix qui ne nous ont pas convenus. C'est assez prétentieux parce que le mec était
très bon mais on s'est offert le luxe de refuser parce que ça ne collait pas avec
ce qu'on voulait. Alors que ce qu'il a fait pour les Strokes est
absolument génial. A un moment, on s'est dit qu'on allait passés pour des enfants
gâtés à refuser le travail de ce producteur. Heureusement, Alan est arrivé !
Le titre de cet album a-t-il une signification particulière
?
Bruno : Ça vient de Diamond Lane, le titre le plus ovni de l'album. Je ne chante même pas dessus !
Les paroles finissent par Call it modern accidental love. Mais on ne
voulait pas qu'il y ait le mot love dans le titre de l'album. On a donc
garder modern incidental et pour que ça fasse encore plus classe, on
a mixé le français et l'anglais pour que ça devienne moderne incidental. Symboliquement, par rapport au disque ça faisait le pivot
et en plus de cela, toutes les chansons de l'album sont des comptines urbaines donc l'idée
d'incidence, de hasard moderne collait très bien avec cet aspect général.
Vous avez une large expérience à l'étranger...
Bruno : On n'est pas non plus super connus à
l'étranger. Faut juste avoir les couilles d'y aller, ta guitare sous le bras.
Matthieu : On avait besoin de cette énergie parce qu'on
avait un peu tourné en rond en France. Si on voulait voir du nouveau on était
obligé d'aller ailleurs pour que ça évolue. Ça me paraissait
impossible d'aller à NY et de jouer là-bas, mais une fois que tu y es et que tu as
pris ta guitare, tu joues, tu rencontre des amis, puis des amis d'amis et tout se fait
naturellement. Je pense que les Américains ou les Anglais, quand ils viennent jouer en
France, ont la même appréhension.
Bruno : Pour les petits groupes anglais ou américains, je
pense que c'est encore plus rare d'avoir des occasions de jouer en Europe. Quand ils y
parviennent, c'est vraiment la consécration ! Pour nous, c'est avant tout un choix et tu
sais que ça va être aussi beaucoup de galères. Dormir à cinq dans une
chambre d'hôtel, galérer avec ton matos,... On a été parmi les
premiers à faire ça, mais ça a ouvert la voie à d'autres groupes,
Brooklyn ou les Tatianas notamment.
On leur a donné des conseils en se basant sur notre expérience. On s'est tous
endurcis comme ça. C'est con à dire, mais c'est pas les Naast qui ont fait ça, ils ont dû jouer une ou deux fois à
Londres, c'est tout. En ce qui nous concerne, on a joué une centaine de fois à
l'étranger, entre l'Angleterre, les USA et l'Allemagne. C'est sans doute pour ça
aussi qu'on chante en anglais. Néanmoins, ça ne sert à rien non plus
d'essayer de faire des concerts n'importe où à n'importe quel prix. Il ne faut pas
avoir peur de bosser, d'avoir le courage d'affronter toutes les galères qu'il peut y avoir
autour. Il n'en reste pas moins qu'aux dires de tous les publics qu'on a pu cotoyer, à
chaque fois qu'on a joué à l'étranger on a été meilleurs que
les autres groupes de la soirée. Donc c'est encourageant !
Matthieu : Grâce à ces expériences, je pense
qu'aujourd'hui on est capables de jouer n'importe où et dans n'importe quelles conditions.
Ça nous permet de faire plus de show. Donc c'est une très bonne
école. Le fait de voyager nous a donné beaucoup d'idées de compositions.
ça nous a mis dans une super dynamique. Par exemple le titre Johnny
5 parle beaucoup de notre expérience à New York.
Bruno : La première fois qu'on a joué à
Londres c'était avec Stuck In The Sound et Nelson. On flippait ! On s'est dit mais comment on va être accueillis ? En
fait, la salle était remplie aux deux tiers. C'est juste une question de culot et de
courage.
Votre meilleur souvenir de scène ?
Matthieu : La
Flèche d'Or ! C'est sans conteste le premier endroit où on a pris du
plaisir sur scène. C'est aussi là qu'on a constitué un premier public. On a
commencé à faire en sorte que les gens viennent et reviennent, et à avoir
des retours sur Internet.
Camille : Je me souviens d'une soirée là-bas
où ils avaient changé la configuration de la salle et il y avait un rideau. On
s'est dit qu'on allait s'en servir pour notre entrée en scène. Le rideau s'est
ouvert alors qu'on avait entamé le premier morceau et c'était l'hystérie
totale ! On n'avait plus le contrôle !
En tant que groupe parisien, quel regard portez-vous sur la scène
rock parisienne actuelle ?
Camille : Il y a clairement des horizons différents qui se
dessinent selon les influences.
Matthieu : Mais le fait qu'il y ait une scène rock, c'est
l'essentiel ! Bruno : On a tous à peu près grandi ensemble.
Camille : Tu sais pas forcément si les groupes vont faire
ça pendant longtemps. Mais l'ensemble est assez cohérent.
Bruno : En réalité, la scène parisienne se
distingue par famille de bar. Il y a un an, il n'y avait que trois bars rock : Shebeen, PopIn et Truskel. Le Shebeen a toujours été le
bar le plus délaissé. On n'y emmène pas les Arctic
Monkeys comme au PopIn, ni Radiohead comme au Truskel. Par contre, le
Shebeen a eu toute la scène émergente. En ce sens, il
a vraiment servi de laboratoire pour développer tous les groupes qui se retrouvaient
à l'open bar le lundi soir. Mais parler de scène parisienne c'est même plus
valable : les Dodoz viennent de Toulouse, Hushpuppies sont de Perpignan. On verra qui tiendra le plus longtemps... Et
finalement, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?!
D'où vient votre nom de scène Neïmo ?
Bruno : C'est une énorme blague ! C'est un prénom
finlandais à la base qu'on a trouvé sympa. L'idée d'avoir un nom scandinave,
ça nous plaisait. Même si avec le recul ça sonne plus japonais que
scandinave. Le problème c'est qu'on a rencontré un finlandais la semaine
dernière qui nous a dit qu'il ne connaissait personne qui porte ce prénom !
Matthieu : Ce qu'il y a d'intéressant dans Neïmo c'est la musique et pas le nom !
Myspace : http://www.myspace.com/neimo

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InfosLibres -
1 days and 1 hours ago
Le prix du pétrole poursuit son augmentation, beaucoup de citoyens protestent, que ce soit
les agriculteurs, les transporteurs routiers ou les pêcheurs. Pourtant, cette augmentation
peut dans une certaine mesure présenter bien des avantages.
Présentation
La majorité des français ont choisis lors des dernières élections une
politique libérale : la libre concurrence de l’Europe. Pourtant dans le même
temps les grèves n’ont jamais été aussi nombreuses :
- Les grèves des fonctionnaires contre les retraites (allongement de la durée de
cotisation), les réformes, la diminution des effectifs.
- Les grèves des pêcheurs, des agriculteurs, des transports routiers pour obtenir
des subventions ou une baisse significative du coût du carburant.
- Les grèves des salariés du privé contre les baisses de salaires, les
mauvaises conditions de travail…
Préférez vous que l’État aide les citoyens ou qu’il mette en
place des règles de concurrences communes?
Tout le monde est conscient que le pétrole va devenir une denrée rare. Il devient
de plus en plus urgent de trouver des solutions complémentaires et
d’économiser les ressources dont nous disposons.
L’État et l’assistanat des entreprises
Les entreprises françaises souhaitent majoritairement la libéralisation des
échanges économiques. Pourtant dans le même temps, les demandes
d’aides, de subventions de leur part ne cessent d’augmenter sous prétexte de
crise économique.
La mission d’un État libéral n’est pas d’assister les
entreprises mais de permettre un marché commercial propice à la
concurrence. C’est à dire, définir des règles communes à chaque
entreprise.
Je constate de plus en plus que l’État finance complètement
certaines entreprises. Elles ont des subventions tellement importantes que finalement, elles
n’ont plus besoin de devenir rentables, elles peuvent se permettre de rester en
déficit et de se laisser vivre.
Les transports routiers et les pêcheurs se plaignent de la hausse du prix de
l’essence, ce surcoût réduit leur marge bénéficiaire.
L’État n’est pas la pour compenser la hausse des prix des matières
premières (essence, céréales…). Est ce que l’État donne
des subventions à tous les citoyens français qui eux aussi
subissent ces augmentations ?
Par contre, l’État devrait taxer plus lourdement les entreprises
extrêmement polluantes et génératrices de profits hallucinants (ou
indécents selon le contexte) comme Total.
Aujourd’hui, nous entendons tous parler de flexibilité ou plutôt d’un
nouveau terme «Â la flexisécurité » pour les
salariés (à la demande des entreprises).
Ne devraient-elles pas montrer l’exemple elles aussi, en faisant évoluer leurs
sources de revenus ? C’est à dire trouver d’autres marchés autre que le
transport routier ?
Pour diverses raisons, le prix du pétrole va continuer d’augmenter (hausse de la
demande, baisse de la production, spéculations financières…), c’est
peut être un bien pour un mal.
Pourquoi une bonne nouvelle ?
Plutôt que de diminuer leur consommation de carburant, les entreprises, les
citoyens… continuent à vouloir consommer autant au même prix : ce qui
est impossible!
L’augmentation du prix du pétrole est une bonne nouvelle en soit. Cela permet de
responsabiliser les citoyens sur leurs actions, leur consommation. Chacun à un
rôle à jouer.
Le prix est une des rares motivation toujours efficace pour faire prendre conscience aux peronnes
de l’ampleur des dégâts écologiques.
Un meilleur respect de l’environnement
D’un point de vue écologique, respect de l’environnement, il est
nécessaire de réduire nos sources de pollution pour préserver l’avenir
de la planète. Une minorité de citoyens en est consciente et encore moins agissent
pour réduire leur consommation. Le coût élevé de l’essence va
sans doute rendre les citoyens plus responsables et les obliger à utiliser aux mieux leurs
ressources.
Souvent, nous voyons des automobilistes laisser le moteur de leur voiture fonctionner pendant
qu’ils vont acheter le pain (ou autre). Dans ce cas la, je me dis que l’essence ne
doit pas être encore assez chère pour la gâcher de la sorte.
Le prix augmentant va obliger les citoyens que nous sommes à utiliser leurs
véhicules lorsque cela est indispensable (pour des trajets supérieurs à
1km). A utiliser une conduite plus souple, moins rapide et plus sécuritaire.
Ne vaudrait-il pas mieux développer les transports en commun? Le système vélov dans toutes les villes de France…?
Fabrication européenne
La hausse du prix du pétrole entraîne une hausse du coût des transports. Au
lieu de subventionner les entreprises de transports, ne vaudrait-il pas mieux leur apprendre
à modifier leur modèle économique?
Aujourd’hui, beaucoup de produits sont fabriqués en Chine puis acheminer
jusqu’en Europe. Cela reste plus rentable que la fabrication sur place.
Mais avec la hausse du coût des différents moyens de transports, cela peut changer
la donne. Les bénéfices liés au «Â made in
china » (main d’oeuvre, transports peu élevés) vont devenir
moins intéressants. Les produits seront donc fabriqués plus près du lieu de
vente pour réduire les coûts. Ils seront donc produits en Europe (sûrement pas
en France), de nouvelles entreprises vont venir s’implanter, ce qui a été
perdu d’un côté sera gagné de l’autre.
Diversité océanique
Aujourd’hui encore, les pêcheurs artisanaux ont des difficultés à vivre
de leur métier, du fait :
- Le poisson se fait de plus en rare sur nos côtes.
- Concurrence des grandes société de pêches massives.
La pêche massive est très néfaste pour la diversité
de la vie océanique. Il devient indispensable de modifier nos comportements concernant la
pêche.
La pêche locale peut se (re)développer. En instaurant des quotas qui permettent un
renouvellement du milieu océanique, les pécheurs locaux auraient plus de
facilités à trouver du poisson mais en plus faible quantité. Ils devront le
vendre à un prix plus élevé pour pouvoir vivre de leur métier, disons
le juste prix de leur travail.
N’est-il pas préférable de privilégier la qualité à
la quantité ?
Si nous continuons à ce rythme, dans quelques années, il n’y aura plus du
tout de poisson, aucune possibilité d’en acheter même à un prix
très élevé.
Un comportement plus responsable
Dans me même temps, les citoyens du fait de la hausse du prix des matières
premières, prêteront une plus grande attention à leurs dépenses.
D’un certains côté, c’est être plus responsable en effectuant des
économies d’énergies.
Pourquoi utiliser la voiture pour effectuer des trajets inférieurs à 2km ? A pied
ou en vélo, cela est faisable et bon pour la santé.
Les grandes villes développent de plus en plus les réseaux de transports en commun,
le système de mise à disposition de vélos, des sites internet de mise en
relation pour le co-voiturage… autant de pistes d’économies à prendre
en compte pour se libérer petit à petit de notre dépendance face au
pétrole.
Pourquoi laisser les lumières allumées lorsque nous ne sommes plus dans la
pièce éclairée ?
Autant de pistes d’économie qui contribuent à la préservation de notre
environnement.
Conclusion
Et vous, pensez vous que l’augmentation du prix du pétrole est une bonne nouvelle
pour l’avenir (sur du long terme) ? Pour les citoyens européens ? Pour
l’économie européenne ?
N’est ce pas l’occasion de relancer l’innovation en Europe pour trouver
d’autres sources d’énergies apte à remplacer durablement le
pétrole ?
Compléments de l’article
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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
1 days and 2 hours ago
Par Bernard Stiegler, philosophe, qui voit dans la crise financière actuelle la sanction du
«court-termisme» induit par le consumérisme. Marianne : Les temps changent, il y a deux ans le PDG
du Nouvel Observateur, Claude Perdriel, décidait d'interrompre la parution d'un
numéro spécial qu'il avait commandé à plus d'une vingtaine de
contributeurs, ce numéro s'intitulait « Les paradoxes du capitalisme », il a
été dit aux auteurs dont vous étiez qu'ils ne respectaient pas « la
charte social-démocrate » du journal. Aujourd'hui, c'est Michel Aglietta, le
père de l'école française de la régulation, qui ouvre le dossier de
l'Obs ! Comment l'interprétez-vous ?
Bernard Stiegler : Cela montre à quel point le court-terme est devenu la
loi non seulement du monde économique, mais aussi du journalisme et de la plupart des
acteurs publics – cet état de fait imposant le règne de ce qu'il faut
appréhender comme une bêtise systémique à laquelle personne
n'échappe. C'est aussi la crise d'un mode de vie qui a fini par produire un
désinvestissement général. Le court-termisme systémique induit par la
financiarisation du capitalisme conditionne aussi bien les modes de vie des consommateurs, dont les
comportements sont de plus en plus pulsionnels, que les discours des hommes et des femmes
politiques qui ne pensent plus qu'au très court-terme de leur élection, ou la mise
à mal de la recherche fondamentale étouffée par les critères de la
rentabilité immédiate – etc. Du spéculateur au consommateur, la
société contemporaine est dominée par la pulsion qui veut sa satisfaction
immédiate, étant court-termiste par nature. À ce désinvestissement, il
faut opposer ce que l'association Ars Industrialis que je préside a appelé avec
Jean-Luc Gréau et Arnaud de Lépine l'investissement durable (conférence
téléchargeable sur arsindustrialis.org/…). L'investissement produit l'avenir
dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit
contre les intérêts du monde dans lequel il vit, et c'est pourquoi la financiarisation
n'est pas durable : elle détruit le monde. Mais tous ceux qui l'ont soutenue –
activement ou passivement – participent d'un même désinvestissement dans leur
propre activité. Le populisme politique, par exemple, est aussi pulsionnel que la
spéculation : c'est la forme politique de la spéculation. Le populisme industriel mis
en œuvre par la télévision est du même ordre : c'est la forme
consumériste de la spéculation.
La financiarisation liquide le capitalisme de la bourgeoisie qu'elle remplace par un capitalisme
mafieux. Mais cela n'est pas induit uniquement par la financiarisation : contrairement à ce
qu'a l'air de croire le président de la République, c'est le capitalisme
d'actionnariat, où les actionnaires peuvent soumettre les dirigeants à leurs
exigences les plus folles, qui conduit à une économie globalement ruineuse pour le
monde, généralisant les comportements irresponsables au nom d'une prétendue
rentabilité qui produit de plus en plus de de toxicités en tous genres – du CO2
aux actifs bancaires dits toxiques, en passant par mille formes d'addictions. La bourgeoisie
investissait et prenait encore soin du monde. Le capitaliste mafieux est structurellement
je-m'en-foutiste. Depuis la « révolution conservatrice », ce je-m'en-foutisme
est devenu le principe même de la guerre économique. Ce capitalisme-là ne prend
aucun engagement dans la durée. Il conduit à une sorte de piraterie : prendre le
contrôle d'une activité ou d'une région, en tirer tous les
bénéfices possibles le plus vite possible, et se retirer lorsque elle est
ruinée. La financiarisation est la mondialisation ainsi entendue. Le spéculateur
américain se moque pas mal de l'effondrement de General Motors : il mène ses affaires
louches au niveau planétaire.
Il n'y aurait donc pas eu que des pirates dans l'aventure capitaliste. Que suppose alors,
selon vous, un engagement dans la durée ?
«Investir» est un verbe qu'utilise Freud parce que c'est avant tout le désir qui
investit. Une histoire d'amour est un investissement amoureux qui dure. Les objets du désir
sont projetés dans un temps long – que les sacrements infinitisent. Seul le
désir peut produire la fidélisation à ses objets – et la
fidélisation est la condition de la fiduciarisation, qui mesure la confiance. Le
problème de la fidélité et de l'infidélité est essentiel dans la
crise que nous vivons. La société consumériste, reposant sur la pulsion,
conduit à une infidélité généralisée. C'est pour cela que
Rowan Williams, archevêque de Cantorberry, nous invite dans The Spectator à relire Le
Capital !
Vous n'êtes pas très éloigné de ce que disait Nicolas Sarkozy,
sous la plume de Henri Guaino, le 25 septembre à Toulon : « le capitalisme, ce n'est
pas le court-terme ; c'est la durée, l'accumulation du capital, la croissance à long
terme (…) ce n'est pas la primauté donnée aux spéculateurs
»….
Il faut saluer un discours politique qui ose admettre qu'il a pu se tromper – car c'est bien
ce que dit Nicolas Sarkozy lorsqu'il affirme ne pas vouloir rester « enfermé dans une
doctrine qui aurait la rigidité d'une religion ». Mais je ne suis pas sûr que le
président de la République pose les problèmes correctement. Il fait par
exemple des dirigeants et de leurs stock-options les responsables de la crise, alors que c'est le
système de l'actionnariat qui a imposé des rémunérations conduisant
à l'irresponsabilité par solidarité avec les intérêts
d'actionnaires majoritaires qui ont tous les droits et aucune obligation. Les parachutes
dorés sont évidemment à proscrire, mais s'en tenir à ce point peut
créer un écran de fumée sur les vraies questions. Le chef de l'État dit
à juste titre qu'il va falloir rendre à la puissance publique de nouvelles
compétences de régulation. Je m'en réjouis, mais ce n'est que le plus urgent.
La véritable question est l'épuisement d'un modèle industriel devenu
systémiquement toxique : le modèle consumériste. Le capitalisme du XIXe
siècle était productiviste et ne profitait qu'à la bourgeoisie petite, moyenne
et grande. Marx comprit que ce modèle conduisait à la baisse tendancielle du taux de
profit, à la surproduction, au chômage et à la guerre. L'Amérique trouva
une solution dans le modèle consumériste fondé sur une redistribution telle
que le producteur prolétarisé devait pouvoir lui aussi devenir un consommateur : tel
est le modèle fordiste. Ce modèle rencontre ses limites à la fin du XXe
siècle pour bien des raisons dont les plus importantes sont, d'une part, que le consommateur
devenu addict est pulsionnel et voit son désir et ses capacités de projection
à long-terme ruinés par une dépendance à la consommation de plus en
plus court-termiste, et d'autre part, que la consommation devient massivement toxique sur le plan
environnemental et intrinsèquement préjudiciable pour les générations
futures. Rifkin montrait récemment que la jeunesse américaine ne croit plus au
« rêve américain » et à la « valeur travail », n'est
plus entreprenante, veut « tout tout de suite » et se réfugie dans les jeux
d'argent.
Il faut mettre en œuvre un autre modèle industriel. Nicolas Sarkozy dit que le
capitalisme a perdu son esprit et je m'en réjouis : c'est pour le montrer que j'ai
écrit L'esprit perdu du capitalisme. Mais sa proposition de rendre à l'Etat un
rôle de régulation des « dérives » du capitalisme n'est pas
à la hauteur de la situation. Il faut être beaucoup plus ambitieux : il faut une
véritable rupture, que le candidat à la présidence appelait d'ailleurs de ses
vœux. Cette rupture n'a rien de libéral : elle doit au contraire rendre à la
puissance publique la capacité à proposer et projeter un avenir à long terme,
et elle doit le faire en tirant parti de ce que Jean-Paul Fitoussi évoque dans un ouvrage
récent : les technologies cognitives et culturelles qui permettront de sortir du
modèle consumériste. L'Etat américain va mettre sept cents milliards de
dollars dans les rachats d'actifs toxiques. Imaginons que cette somme ait été
investie dans un programme de développement industriel reposant sur les technologies
cognitives et culturelles qui permettrait d'éviter que ce soient encore les seuls
impératifs de rentabilité à court-terme qui s'imposent à ce domaine,
étouffant par avance ses immenses potentialité. Je ne parle pas ici ni
d'économie planifiée ni de dirigisme, mais de volonté politique et
économique où l'État joue son rôle. Car les formidables
possibilités ouvertes par les technologies numériques, où l'on voit se
produire de la valeur selon des modèles tout à fait nouveaux, sont pratiquement
tuées dans l'œuf par les spéculateurs qui sévissent dans ce domaine
comme partout. Imaginons que ces sept cents milliards soient investis sur vingt ans au service
d'une élévation du niveau culturel de la jeunesse américaine. Imaginons qu'en
France ces technologies soient mises au service d'une réforme de l'audiovisuel dans son
ensemble, et non seulement de l'audiovisuel public, pour faire de la télévision un
espace de production d'intelligence collective plutôt que de crétinisation
systémique. Alors nous commencerions à sortir du court-termisme pulsionnel.
Au delà du productivisme issu du XIXe siècle et du consumérisme propre au XXe,
il faut aller vers une économie de la contribution, qui reste une économie de
marché, une forme de capitalisme, mais qui reconstitue de l'investissement, du désir
et de la responsabilité tout en diminuant les tendances à la consommation toxique et
le déficit attentionnel de la jeunesse. Sur les médias numériques
collaboratifs, la jeunesse ne consomme plus : elle coopère et contribue. Ce sont les
possibilités ainsi ouvertes que l'Institut de recherche et d'innovation du Centre Pompidou,
Cap Digital, et l'École supérieure de création industrielle explorent dans les
Entretiens du nouveau monde industriel, dont la version 2007 paraît aux éditions Mille
et une nuits, et dont les travaux se poursuivront au Centre Pompidou les 3 et 4 octobre
prochains.
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