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DHNet.be - La Une -
15 hours and 30 minutes ago
 MELUN Le ministre espagnol de l'Intérieur a
reconnu samedi une "erreur" concernant la diffusion de la vidéo dans le cadre de
l'enquête sur le meurtre du policier français par des membres présumés
de l'ETA, et admis qu'on "aurait pu faire mieux". La France ...
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Nature -
23 hours and 38 minutes ago
Publication Date: 2010 Mar 18 PMID: 20237567Authors: Huang, F. - Chakraborty, P. - Lundstrom, C. C.
- Holmden, C. - Glessner, J. J. - Kieffer, S. W. - Lesher, C. E.Journal: NatureThe phenomenon of
thermal diffusion (mass diffusion driven by a temperature gradient, known as the Ludwig-Soret
effect) has been investigated for over 150 years, but an understanding of its underlying physical
basis remains elusive. A significant hurdle in studying thermal diffusion has been the difficulty
of characterizing it. Extensive experiments over the past century have established that the Soret
coefficient, S(T) (a single parameter that describes the steady-state result of thermal diffusion),
is highly sensitive to many factors. This sensitivity makes it very difficult to obtain a robust
characterization of thermal diffusion, even for a single material. Here we show that for thermal
diffusion experiments that span a wide range in composition and temperature, the difference in S(T)
between isotopes of diffusing elements that are network modifiers (iron, calcium and magnesium) is
independent of the composition and temperature. On the basis of this finding, we propose an
additive decomposition for the functional form of S(T) and argue that a theoretical approach based
on local thermodynamic equilibrium holds promise for describing thermal diffusion in silicate melts
and other complex solutions. Our results lead to a simple and robust framework for characterizing
isotope fractionation by thermal diffusion in natural and synthetic systems.post to:
CiteULike

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DLFP - Journaux -
1 days and 1 hours ago
Bonjour/nuit à tous,
aucun rapport avec le libre mais bon, on a bien du cinéma et d'autres trucs, je me dis que
ça doit bien intéresser un(e) ou deux geek/moule.
Je profite de la diffusion du dernier épisode pour vous parler du visiteur du futur: une
web-série produite avec quelques bouts de ficelles et pas mal de talent. Je l'aime
particulièrement parce qu'elle est auto-produite et sort pas mal des nombreuses niaiseries
qu'on peut voir au cinéma (bon au passage Alice in Wonderland est très bien, mais bon
c'est un Tim Burton, alors forcément).
Un gars ordinaire glandouille dans un parc avec ses potes, quand un mec apparaît pour lui
dire de ne pas lancer sa canette dans la poubelle, que ceci pourrait avoir des conséquences
dramatiques !
Les premiers épisodes sont une successions de sketchs, le gars ordinaire ne peut plus rien
faire sans que l'autre ne vienne le perturber (pour ne pas écrire l'emmerder), par la suite
cela forme une histoire plus construite.
Vous trouverez pas mal d'autre vidéos vraiment sympas sur le site.
Voilà, encore une fois aucun rapport avec le libre (vous pouvez écrire vos 2
commentaires scriptés « mais ça n'a rien à voir avec le libre ! »
et « Les journaux sont destinés à des informations qui ne sont pas [...]
»), mais ça tourne un peu autour de la culture geek (SF), j'aime beaucoup tout ce qui
est auto-produit (d'aucun diront DIY) et j'ai tout simplement envie de faire connaître.
Plus qu'à espérer une seconde saison sous Creative Common :)
PS: j'allais oublier le lien: http://www.frenchnerd.com

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Presse-citron - Le blog -
1 days and 9 hours ago
Je suis rentré de Las Vegas hier soir tard après une correspondance via Londres et
c’est l’esprit encore un peu embrumé par le manque de sommeil et le
décalage horaire que je vais tenter de rédiger ce compte-rendu sur le Microsoft Mix
10 qui s’est tenu à Sin City de lundi à mercredi.
Le Mix de Microsoft se tient traditionnellement à Las Vegas chaque
année et c’était ma première participation. Cette conférence
réunit des développeurs venus du monde entier, soit près de 3500 personnes
hautement expertes en programmation dans un environnement Windows. J’étais pour ma
part invité par Microsoft France dans le pack « presse et
média », petit privilège qui nous donnait accès à toutes
les conférences et au silence feutré de la salle de presse, richement dotée
en connexions web, muffins et café américain.
Côté impressions, ma première fut celle du gigantisme des
lieux. Dans une ville ou le problème de l’espace ne se pose pas (encore)
puisque plantée en plein désert du Nevada, l’unité de mesure de base
semble être l’hectare (y compris pour les chambres suites d’hôtel), et le
complexe hôtelier et loisirs dans lequel se déroulait le Mix en compte exactement
vingt-quatre, d’hectares. L’autre impression est le paradoxe entre l’image
corporate et assez peu fantaisiste de Microsoft et le choix du lieu, même si Las
Vegas est devenue en quelques années une grande ville de congrès, ce qui en
banalise fortement le côté joyeusement déluré (voire
dépravé). La dernière sensation est celle procurée par
l’ambiance de ce Mix, particulièrement cool et bon enfant, où rien
n’est imposé, et où vous pouvez naviguer au gré de vos
affinités et de vos centres d’intérêt pour picorer ici et là de
l’information au fil des keynotes ou des sessions. Impression renforcée par la
musique d’introduction ou d’attente entre les keynotes, à forte dominante rock
(et du bon).
Les développeurs sont à la fête dans ce type de
conférence, et nombre de sessions – trop techniques pour moi et sans grand
intérêt pour la plupart d’entre vous – ont certainement fait le bonheur
des programmeurs.
Côté annonces, même si aucun scoop fracassant ni aucune présentation ne
fut de nature à provoquer un séisme dans le monde de l’informatique et du
web, plusieurs nouveautés ont été présentées. Vous avez
déjà certainement lu de nombreuses choses sur le sujet, aussi vous donnerais-je
simplement mon point de vue sur ce que j’ai retenu :
Silverlight 4
Ce fut le premier sujet de la première keynote, mais aussi la première
grosse surprise pour moi. A votre avis quel est le taux de pénétration
mondiale du player Silverlight dans les ordinateurs, autrement dit, quel est le pourcentage
d’ordinateurs équipés de Silverlight ? 5% ? 10% ? Vous n’y êtes
pas du tout : près de 60% ! Rappelons pour ceux qui sont moins au fait que Silverlight est
un environnement de développement et de lecture de fichiers multimédia dans le
navigateur web directement concurrent de Flash (qui lui équipe 98% des ordinateurs).
L’environnement Silverlight est composé d’un outil de développement,
Expression Blend, lui-même intégré à Expression Studio et du player, un plugin à installer dans son
navigateur web. Le taux d’équipement a connu une très forte croissance depuis
que certains grands médias ont délaissé Flash pour signer un accord avec
Microsoft en vue de la diffusion de leur contenu multimédia. Ce fut le cas notamment avec
des chaînes de TV américaine, canadienne et norvégienne lors des derniers JO
de Vancouver. Chez nous, c’est par exemple France TV qui propose notamment la vidéo
à la demande dans un player Silverlight, comme ses journaux télévisés.
La keynote fut donc l’occasion d’annoncer la disponibilité immédiate de
Silverlight 4 (applaudissements de l’assistance) en version
développeur, la version définitive arrivant d’ici fin avril.
Pour l’internaute, quel est l’avantage d’installer le player
Silverlight si l’on possède déjà Flash ? Ce n’est pas
véritablement une question d’avantage mais de choix : si vous voulez accéder
au contenu multimédia d’un site en Silverlight, vous devrez installer le plugin
sinon vous aurez droit à une jolie page vide. Pour les avantages il faut voir du
côté des éditeurs de site : la technologie Silverlight serait plus
évoluée et plus flexible que Flash (smooth streaming HD, deep zoom… ) et
consommerait moins de ressources. Côté versatilité des applications,
Silverlight représente un avantage incontestable car il sera nativement
intégré dans Windows Phone 7 Series : les applications du futur Windows Phone
seront en Silverlight, et les sites proposant du contenu Silverlight seront normalement
compatibles avec les Windows Phone de prochaine génération. Un exemple nous a
été fourni avec
Seesmic pour Twitter sur Windows Phone présenté par Loïc Le Meur.
Windows Phone 7 Series
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici de Windows Phone 7, lors de
sa
présentation officielle au MWC de Barcelone le mois dernier. Nous avons pu cette fois
prendre en main un
prototype de mobile Windows Phone 7 et, pour un proto et un OS en version beta qui a encore
un bon semestre de développement devant lui, la bonne impression de départ est
confirmée. A ce sujet je voudrais en profiter pour tordre le cou à une affirmation
un peu simpliste que je lis régulièrement : Windows Phone 7 Series
n’est PAS une copie de l’OS de l’iPhone, et c’est même
tout l’inverse. Microsoft, contrairement aux autres, a compris in extremis que s’il
tentait de faire un énième iPhone killer (ou iPhone like) il allait droit dans le
mur (un mur sans fenêtres cette fois, hahaha). Les équipes de Windows Phone,
largement renouvelées par rapport à celles qui avaient conçu les versions
précédentes, sont donc parties d’une feuille blanche et ont tenté de
repenser complètement ce que devait être l’interface utilisateur d’un
mobile. D’ailleurs le résultat n’a pas grand chose à voir avec
l’iPhone puisqu’ici nous avons affaire à une logique de hubs (les
grands thèmes, People, Music, etc…) et non plus à un choix par icônes.
Je reviendrai dans un article séparé et complet sur la session à laquelle
j’ai assistée sur la genèse du design de l’interface utilisateur de
Windows Phone 7 (nommée « Metro »), un moment passionnant au cours
duquel j’ai pu récupérer un document riche en informations dont je publierai
quelques extraits scannés. Maintenant on ne pas nier que l’iPhone ait imposé
un nouveau standard de fait dans le mobile. Un standard qui est devenu en un peu plus de deux ans
l’ABC de l’interface mobile, comme les quatre roues et le volant pour
l’automobile. Difficile dans ce cas de se démarquer complètement. Nous
verrons si Microsoft va réussir en faisant de cette alternative un nouveau paradigme.
L’accueil de l’assistance et des grands éditeurs semble en tout cas
très encourageant, et de nombreuses applications ont déjà été
développées, et présentées au Mix, comme notamment une version
très convaincante de FourSquare mais encore une application Shazam pour Windows Phone ou
des jeux et même une fonction de télécommande pilotant un robot-canon qui
catapulte des missiles en carton-pâte dans le public (applaudissements).
Les outils de développement pour Windows Phone 7 Series sont disponibles
immédiatement et sont gratuits ici : http://developer.windowsphone.com/
(applaudissements).
Internet Explorer 9
Je vais être direct : pour moi Internet Explorer est mort depuis
longtemps. Je n’utilise plus jamais ce navigateur sauf dans deux cas bien
précis : pour tester une page web et quand j’y suis contraint et que je n’ai
pas d’autre choix (PC d’entreprise sans navigateur alternatif principalement).
Aujourd’hui je partage mon surf entre Firefox la plupart du temps et Google Chrome, sans
oublier bien sûr Safari sur iPhone ou… Opera sur Windows Mobile [1].
Je ne suis évidemment pas un cas isolé puisque les parts de marché
d’Internet Explorer, largement préservées par une forte présence
d’origine dans Windows et en entreprises, se sont fortement dégradées au
cours des cinq dernières années, passant de plus de 90% à moins de 60%
(source).
Internet Explorer 9 va-t-il changer la donne et permettre à Microsoft de
reconquérir une partie du terrain perdu ? En tout cas là aussi on sent le
vent du renouveau, qui consiste surtout ici en une mise à niveau. En substance, la keynote
sur IE9 a principalement consisté à démontrer que cette nouvelle version
allait faire à peu près aussi bien qu’un Firefox, qu’un Chrome ou
qu’un Safari, démonstration comparative à l’appui (applaudissements).
Aussi bien, c’est tout ? Non : mieux. Microsoft, décidément en mode
reconquête semble vouloir faire un peu mieux et a introduit dans Internet
Explorer 9 un traitement GPU, soit une accélération matérielle via
un traitement par la carte graphique des données rendues par le navigateur, ce qui promet
normalement un affichage optimisé et plus fidèle mais surtout un temps de
chargement des pages très fortement réduit.
Le reste de la démo a donc consisté à mettre en exergue la bonne
intégration de SVG et de HTML5 et CSS3 dans Internet Explorer 9, à tel point que
cette présentation ressemblait davantage à un inventaire des progrès et
avantages de HTML5 plutôt qu’à une démo du futur navigateur de
Microsoft. Pour vous faire une idée vous pouvez télécharger une version de
preview ici : http://ie.microsoft.com/testdrive/. Attention, cette preview n’est pas
compatible avec Windows XP ni avec Vista première version. Il vous faudra au moins Vista
SP2 ou Windows 7 pour l’installer.
Tous ces arguments, qui montrent là aussi que Microsoft tente de se remettre en question,
seront-ils suffisants pour inciter les internautes qui ont déserté Internet
Explorer à le réutiliser ? L’avenir le dira. Pas gagné pour
autant…
En vrac
D’autres annonces et démonsttations ont été faites lors de ce
Mix 10, et je vous les livre en vrac car toutes ne justifient pas à mon sens un
développement détaillé :
- le code source du player vidéo de Silverlight 4 va être prochainement
publié en open source
- présentation de Pivot, un outil en Silverlight de gestion de de
manipulation d’images (notamment pour les archives de presse) aux effets étonnants.
Je vous conseille de regarder la démo ici : http://www.getpivot.com/
- présentation de Bing Maps qui propose un mode Street View
à base de photos retraitées en 3D (possibilité de tourner autour d’un
bâtiment) avec une technologie empruntée à Photosynth.
- démonstration d’un widget eBay « eBay Simple
Lister » en Silverlight qui permet aux vendeurs de scanner par exemple
directement le code-barre ISBN d’un bouquin pour le mettre en vente. Toutes les
données ISBN seront alors incluses automatiquement dans son annonce avec notamment la
couverture du livre.
- présentation des dernières avancées sur JQuery par son
créateur, John Resig.
- hormis les applications Silverlight, Windows Phone 7 supportera les jeux
multi-plateformes : vous pouvez commencer une session de jeu sur votre XBox360 chez vous
et la continuer sur votre Windows Phone si vous devez partir en déplacement. Voir la
démo dans cette vidéo.
Ce que je n’ai pas vu au Mix 10
Au rayon des petites déceptions, et contrairement à ce que certains, dont je
faisais partie, envisageaient, nous n’avons pas vu trace ni du Slate de HP et encore moins
du Courier, pour lequel le blackout d’information semble être total chez Microsoft.
Sauf si j’ai raté quelque-chose, rien non plus sur Office 10 et sa version Online,
mais nous en saurons certainement plus d’ici fin avril.
En conclusion
Le vent tourne et après des années de domination écrasante sur
l’informatique mondiale, Microsoft apparaît dans une nouvelle posture de challenger
dans des domaines ou le marché et les utilisateurs l’attendent au tournant,
notamment le mobile, la navigation web et le respect des standards. Concernant le mobile,
à une époque où l’on commence à assister à des querelles
de chiffonniers entre Adobe, Google et Apple, notamment dans le débat autour de Flash,
Microsoft se démarque et va proposer une solution avec un avantage concurrentiel
incontestable : l’intégration de Silverlight dans Windows Phone. Un avantage
énorme pour les développeurs mais aussi pour les consommateurs, qui risque de
rendre très vite obsolètes les questions existentielles sur Flash et les
applications mobiles riches.
Enfin je ne pourrai pas finir ce billet sans remercier l’équipe de Microsoft France
pour son accueil, sa sympathie et sa bonne humeur tout au long de cet évènement, et
notamment un super poke au camarade David Cohen, aux petits soins avec nous.
(applaudissements)
Pour en savoir plus (vidéos et autres compte-rendus) :
[1] A quoi sert Internet Explorer ? A télécharger Firefox. A quoi sert Internet
Explorer Mobile ? A télécharger Opera Mobile
Et maintenant les photos :
autres photos à venir, en cours de traitement…
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 19/03/2010. | Lien direct vers cet
article | © Presse-citron.net - 2010 NOUVEAU : Téléchargez
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Opinions -
1 days and 9 hours ago
Il y a environ cinq ans, j'avais fait un reportage
détaillé sur comment on pouvait avoir le choix entre GNU/Linux et d'autres
systèmes d'exploitation en Argentine, ce qu'on a toujours le plus grand mal à
trouver chez nous, malgré les efforts remarquables faits par le groupe de travail Detaxe et Racketiciel: il était même possible, à cette
époque, de comparer sur le site internet de grandes chaînes de distributions
(Fravega, Garbarino, l'équivalent de Darty ou Boulanger chez nous) le prix de la
même machine avec l'autre système d'exploitation ou avec une mouture Argentine de
GNU/Linux, basée sur Debian, développée par une PME de la bas, Pixart
(à ne pas confondre avec le studio Pixar!).
Mais depuis un peu plus de 2 ans, j'ai pu constater qu'on n'arrive plus à
trouver la moindre machine équipée de GNU/Linux dans la grande distribution:
pire, on a vu des accords
des plus douteux négociés sous le haut patronage du fondateur de l'entreprise qui
monopolise les systèmes d'exploitation.
On peut bien se demander pourquoi: cela n'est pas sans nous rappeler la situation ici en France,
ou après la mise sur le marché des Netbooks tous équipés avec
GNU/Linux par SFR il y a environ deux ans, on ne trouve plus un seul netbook sans Windows (oui,
là, je lache le nom, parce-que je suis particulièrement énervé: je
voulais en acheter un pour usage personnel ce Noel, mais malgrès mes efforts, je n'ai pas
trouvé un seul modèle avec un GNU/Linux préinstallé).
Les quelques supporteurs restant des monopoles informatiques aiment dire que tout cela prouve que
l'autre système d'exploitation est supérieur à GNU/Linux.
Eh bien, le hasard veut que je me trouve entre les mains en ce moment une copie du recours
deposé contre Microsoft par la petite PME argentine Pixart, qui permet de comprendre ce
qui s'est vraiement passé là bas... et très probablement, ce qui se passe
ici aussi.
Le Windows des pauvres
Microsoft n'a pas l'habitude de rester les bras croisés quand il perd des parts de
marché, et j'avais bien noté à l'époque que les grands vendeurs de
Redmond avaient mis en place une stratégie pour contrer la diffusion de GNU/Linux dans les
pays émergents. En Argentine, déjà en 2005 ils avaient réussi
à convaincre le gouvernement à financer avec l'argent du contribuable une
opération, nom de code 'Mi PC', qui à travers un microcrédit dont les
intérêts étaient payés par l'Etat, incitait le public à acheter
des machines qui sont vendues avec Windows SE (starter edition, qu'ils disent), mieux connu
aujourd'hui comme Windows PLP (Pour Les Pauvres): cette édition ne prenait en compte que
256 Mb de RAM (avec XP, c'est un peu dur), 80 Go de disque (idem), des résolutions
d'écrant limitées à 800x600, pas de réseau local, et ou l'on ne peut
pas ouvrir plus de 3 fenêtres d'applications à la fois (eh bien, les pauvres, s'ils
ont quelques chose qui ne leur manque pas, c'est le temps, donc ils feront leur travail 3
tâches à la fois, pas plus).
Cette version était vendue moins chère que le Windows standard, avec le but de
concurrencer les machines GNU/Linux, mais à l'époque cela me faisait bien rigoler
parce-que les machines avec Windows PLP coûtaient quand même au moins 500 pesos de
plus que la machine GNU/Linux équivalente: il fallait vraiment être des pauvres
d'esprit pour les acheter!
Les marges arrière (ou Market Development Agreements)
Ce que je ne savais pas en 2006, c'est que le Windows Pour Les Pauvres était juste une
première étape de la stratégie: la deuxième étape consistait
à faire baisser artificiellement le prix final des ordinateurs équipés de
Windows, en étranglant ainsi financièrement Pixart, qui n'aurait pu facturer la
moindre prestation pour la préinstallation personnalisée des GNU/Linux sur les
machines fabriquées en Argentine.
En lisant le recours deposé par Pixart, on apprend que Microsoft aurait reversé
à partir de 2008 des sommes considérables à toute la chaîne de
distribution pour la convaincre à acheter exclusivement du Windows, et ces sommes auraient
été déguisés sous des formes diverses.
J'ai par exemple entendu dire que Microsoft serait arrivé à verser des centaines de
milliers de dollars par an à certains distributeurs, officiellement pour que le logo
Microsoft apparaîsse sur le depliant publicitaire de la chaîne; ce genre
d'opération prend le nom de 'marge arrière' chez nous, et correspond en
général à une abus de position dominante des distributeurs qui facturent aux
petits fournisseurs des frais de publicités abusifs qui cachent des ristournes
forcées. Mais dans le cas en objet, j'ai du mal a penser que une petite chaîne de
distribution dans un pays d'Amérique Latine soit en position dominante face à une
multinationale qui engrange des benefices par milliards de dollars.
Mais pourquoi, me direz vous, Microsoft se complique la vie ainsi? Il n'était pas plus
facile de simplement baisser le coût de la licence Windows à, disons, 5 dollars,
plutot que continuer à la facturer 100 dollars d'abord, pour reverser 95 dollars aux
distributeurs tout de suite après?
Eh ben, non! Parce-que si on baisse officiellement le cout de la licence PLP à 5 dollars,
alors il faut la vendre à 5 dollars partout, et on ne peut plus pretendre de facturer 200
dollars aux gros clients (comme les ministères en Argentine) la version complète.
Il est bien plus interessant de pretendre que le cout est 50 ou 100 dollars, et s'arranger entre
amis après pour reverser 45 ou 95 dollars au distributeur: d'un coté on maintient
l'illusion que le prix est constant et haut, de l'autre, on étrangle la concurrence en
baissant le prix uniquement sur le segment concurrentiel (la ristourne est conditionné,
bien évidemment, à l'arrêt de la commercialisation du produit concurrent).
Le droit de la concurrence
Cette belle invention monopolistique a cependant un petit defaut: elle viole brutalement les
règles de la concurrence, qui sont codifiée, tant bien que mal, dans presque tous
les pays, Argentine comprise. Pour fonctionner, elle doit être mise en oeuvre dans le plus
grand secret, et rester à l'abris des regards indiscrets.
Mais il se peut que la discretion ne soit plus de mise pour longtemps: en faisant appel aux lois
sur la concurrence en Argentine, Pixart a déposé recours, en décrivant ce
qu'elle pense être la stratégie suivie par Microsoft, et en demandant au juge
d'obliger Microsoft, et les distributeurs, à lui fournir toutes les pièces
justificatives des achats, des subventions, des ristournes, bref, de tout mouvement financier et
contable, même par société tierce interposée, entre Microsoft et les
distributeurs.
Pixart suggère aussi qu'on vérifie si Microsoft paye bien les droits de douane pour
l'importation de ces licences: comme il est bien connu que Microsoft fait l'impossible
pour ne pas payer d'impots, ils sont bien fondés à penser que cela se soit
produit en Argentine aussi. En effet, un autre petit defaut de la stratégie des marges
arrières est que si on garde le prix officiel à 100 dollars, on doit payer les
impots sur 100 dollars, peu importe si après on donne 95 dollars de ristourne.
Fiat Lux
Comme pour le procès antitrust Microsoft de 1998, le plus intéressant pour nous
n'est pas tellement de voir le résultat du procès (l'amérique latine
étant tristement connue pour être soumise aux pressions du gouvernemet
américain, Microsoft réussira probablement à faire enterrer la
procédure), mais de faire sortir à la lumière les documents prouvant la
discrimination des prix, les marges arrières, les élusions ou évasion
fiscales, bref le cynisme et le manque de scrupules de cette multinationale dont l'ex-PDG se vend
maintenant comme un grand filantrope.
Cela aidera peut-être nous propres gouvernants à comprendre les méchanismes
qui mantiennent encore en France le monopôle d'un éditeur de logiciel non
européen, alors que nous disposons des meilleurs atouts pour faire profiter pleinement nos
concitoyens des avantages du Logiciel Libre (qui se retrouve déjà dans toutes les
machin-box qu'on utilise pour nous connecter à Internet).
L'Intérêt de l'Argentine
J'avoue que je suis quand même curieux de voir comment cette procédure va
évoluer.
Il est bien vrai que Microsoft est capable de faire changer rapidement d'avis aux gouvernements
des pays émergeants, comme dans le cas de
Mandriva au Nigeria.
Mais cette fois, il y a une différence de taille: si Microsoft est condamnée en
Argentine, mes contacts legaux de la bas me disent qu'elle risque une amende d'environ
300.000.000 de pesos, ce qui fait, au change d'aujourd'hui, plus de 55 millions
d'euros.
La corruption étant monnaie courante, un fonctionnaire, un avocat ou un temoin
pourraît être tempté d'empocher une petite somme rondelette pour perdre une
pièce à conviction, laisser passer un délai légal, changer le juge,
ou toute autre action qui contribue à faire enterrer le dossier avant que les
pièces intéressantes ne soient exposées au grand jour.
Mais j'ose esperer qu'on ne trouve pas, cette fois, des personnes de pouvoir en Argentine que
pour gagner quelques sous soient prêtes à faire perdre 55 millions d'euros à
l'Argentine, denier la justice à une petite entreprise Argentine qui se bat pour maintenir
localement une capacité industrielle dans le Logiciel Libre, et remettre à nouveau
tout le pays les mains et les poings liés derrière les barreaux des fenêtres
Windows.

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Univers Freebox -
1 days and 11 hours ago
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a mis en demeure les opérateurs
« Nouvelles télévisions numériques » et « Compagnie du
numérique hertzien », afin qu'ils assurent les opérations techniques
nécessaires à la transmission et à la diffusion numérique des
chaînes TNT, sur les multiplex R2 (Zon (...)
|
Freenews Midi Pyrénées : l'actualité des freenautes -
1 days and 11 hours ago
Comme chaque semaine, il est temps de faire le récapitulatif des programmes à
l'antenne de Freenews TV (canal 169 du bouquet Freebox). Cette semaine, la diffusion de
documentaires de la chaîne se poursuit. En outre, nous vous proposerons un nouveau
numéro de C.R.A.X. Les rendez-vous Lundi 22 à 19h30 C.R.A.X 17 : Let's Tap
Inédit - 20 minutes env. Mardi 23 à 21h, vendredi 26 à 19h00 Freebox : made in
France 10 minutes env. [A voir en VOD] Jeudi 25 à 21h, samedi 27 à 19h30
Sécurité (...)
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20Minutes - Actu Politique -
1 days and 15 hours ago
INTERVIEW - Pour cet historien, auteur d'un ouvrage sur l'insulte en politique, les noms d'oiseaux
ne datent pas d'hier, mais et se sont banalisés, et leur diffusion s'est
accélérée avec Internet...
|
ZATAZ News -
1 days and 15 hours ago
Mise en garde contre la diffusion d´un Trojan ciblant les utilisateurs de Facebook. Un faux
message de modification de mot de passe est envoyé pour pirater les utilisateurs du portail
communautaire. Une attaque classique !
|
etourisme.info -
1 days and 21 hours ago
Google a mis en place Google apps avec l'objectif affiché d'offrir aux entreprises une alternative
en ligne à Microsoft exchange ou Lotus Note. Mais comme toujours dans la philosophie
Google, le même service, à peine réduit, est offert aux
associations. Du coup depuis 2 ans, il est l'outil de travail central de l'équipe
de RésOT-Alsace... et nous sert aussi au delà à gérer la
communication avec l'ensemble des 250 agents du réseau des OT alsaciens.
Bien sûr on peut déjà partager ses agendas, des documents, etc..., mais
là vous le faites sous votre nom de domaine et avec des fonctions de partage plus
puissantes. Un autre avantage par rapport à Exchange, tout est en ligne... adieu les
problèmes de maintenance et de sécurisation du serveur, les attaques de spams, etc.
(là j'en vois qui jubilent !!!). Bien sûr, on peut objecter que Google "voit" tout
ce qui se passe chez vous... mais de toute façon, personne ne conseillera d'utiliser
Internet pour partager des données hautement confidentielles !
Alors comment se lancer ? Vous ouvrez un compte et vous transférez votre nom de domaine
(juste la partie messagerie), ou plus simple, vous créez votre nom de domaine dans Google.
Ensuite vous pouvez créer au minimum 200 adresses mails (nous on en est déjà
à 290...) avec la possibilité de renvoyer sur des adresses existantes et de faire
des adresses-listes de diffusion (très utile !).
Vous pouvez aussi bien sûr mettre en place et partager des agendas, des documents mais
aussi des sites intranets ou publics avec un outil de création simple mais rudement
efficace.
Tout ceci vous offre un environnement complet et très pratique pour gérer votre
équipe et des groupes de projet transversaux par exemple. Vous pouvez même monter
votre extranet de manière totalement intégrée et sans connaissance
informatique particulière ! Et il y a encore sans doute plein d'autres avantages que je
n'ai pas encore explorés.
Bref un outil impressionnant par ses fonctionnalités parfaitement adaptées au
travail collaboratif en réseau, et par la puissance de l'environnement Google. Pour tous
ceux qui gèrent des équipes ou un réseau d'acteurs disparates, c'est une
solution vraiment intéressante... et gratuite !


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