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Sega met à notre disposition un site, tout beau tout neuf, pour son prochain jeu Sonic the
Hedgehog 4 : Episode 1 qui sera uniquement disponible en téléchargement Wiiware. Ce
site redisigné nous replonge dans l'ambiance "Sonic" à l'époque de la Mega
Drive. Le site est très complet puisqu'il nous livre : screenshots, vidéos,
personnages, MP3, news... En conclusion, un beau site pour un bon jeu en perspective, prévu
pour cet été.
En bref. Avec un jour de retard, Ubuntu vient de mettre à
disposition la première bêta de la version 10.4 de l’OS libre, dont le lancement
définitif est prévu pour le 29 avril...
La possibilité d'un départ de Google de la Chine, premier marché
numérique mondial en terme de nombre d'internautes, pourrait très vite devenir une
réalité. Alors que nous rapportions mercredi que Google a déjà
commencé à lâcher du leste sur la censure de son moteur de recherche
local, le China Business News indique que la firme de Mountain View pourrait débrancher
Google.cn dès le 10 avril prochain. Un plan de retrait visant notamment
à clarifier les dispositions prises pour son personnel chinois pourrait être
détaillé lundi prochain.
Leader européen de la distribution de métaux nobles, coté sur NYSE Euronext
– compartiment C MISE A DISPOSITION DU DOCUMENT DE REFERENCE 2009 Le
Document de Référence de JACQUET Metals a été déposé
auprès de l'AMF le 19 mars 2010 (numéro de dépôt D.
Après la mort d'Internet Explorer 6, c'est la naissance d'Internet Explorer 9 qu'il faudra
bientôt célébrer. A l'occasion de la conférence MIX10, Microsoft a
présenté une version de développement de son nouveau navigateur et l'a
même mise à disposition des internautes curieux. Intention louable, mais dans quel but
?
Lire l'article
Google a lancé son service Google Buzz pour contrer FaceBook et Twitter. Aujourd'hui Google
met à disposition un widget pour les smartphones sous Android. Il est disponible en
té...
Google a lancé son service Google Buzz pour contrer FaceBook et Twitter. Aujourd'hui Google
met à disposition un widget pour les smartphones sous Android. Il est disponible en
té...
Belgique Après la tempête bancaire de l’an dernier beaucoup de promesses avaient
été faites sur la fin des paradis fiscaux et autre transparence sur la finance
mondiale. Certains Etats mis à l’index réagissent, s'en défendent
et d’autres prennent des dispositions autorisant à leurs services des impôts
à procéder des interventions et consultations directes sur des comptes bancaires
suspects. C’est le cas de la Belgique qui engage peut-être ainsi la fin du secret
bancaire dans le royaume. Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, le 19
mars 2010. Thierry Roge/Reuters
Appearing as a guest host on Fox & Friends, Dana Perino asserted that the health
care reform bill's Medicare investment tax on those making over $200,000 a year is "so disturbing
... because the people who make that money are the small business owners." In fact, fewer than
1.3 percent of small business owners would be affected by the tax.
Perino claimed "small business owners" are "the people who make" over $200,000
Perino: Medicare investment tax on wealthy is "so disturbing" because "the people who
make that money are the small business owners." From the March 19 edition of Fox News'
Fox & Friends:
PERINO: One of the most disturbing things to me is a 3.8 percent tax on unearned income, so
that's all your investment income, if you make over $200,000 a year. The reason that's so
disturbing is because the people who make that money are the small business owners, and they're
the ones who create the jobs. And so this will feel like, as I've said, a lead-blanket on
economic growth and then supposedly the administration's next priority is going to be increasing
jobs in the states.
In fact, fewer than 1.3 percent of small businesses make enough to be affected by
the tax
Medicare investment tax does not apply to those earning less than $200,000. The
House Rules Committee's section-by-section analysis
of the health care reconciliation act states that the 3.8 percent Medicare tax on investment
income -- which
takes effect in 2013 -- "does not apply if modified adjusted gross income is less than
$250,000 in the case of a joint return, or $200,000 in the case of a single return":
Sec.
1402. Medicare tax. Modifies the tax to include net
investment income in the taxable base. Currently, the Medicare tax does not apply to net
investment income. The Medicare tax on net investment income does not apply if
modified adjusted gross income is less than $250,000 in the case of a joint return, or $200,000
in the case of a single return. Net investment income is interest, dividends, royalties,
rents, gross income from a trade or business involving passive activities, and net gain from
disposition of property (other than property held in a trade or business). Net investment
income is reduced by properly allocable deductions to such income.
Fewer than 1.3 percent of those who claim small business income would
be affected by Medicare investment tax. Despite Perino's claim that "small
business owners" are "the people who make" over $200,000 and would therefore be affected by the
Medicare investment tax, according to the Tax Policy Center's table of
2009 tax returns, 457,000 of the 36,064,000 returns that reported small-business income -- or
1.3 percent of them -- were in the top two income tax
brackets, which include all filers with taxable incomes high enough to trigger the investment
tax in the health care reform bill.
TPC: "[N]ot everyone who receives small business income should be classified as a small
business owner." Ben Harris wrote on the Tax Policy Center's TaxVox blog that "0.5
percent of small business owners both fall into the top two marginal tax rates AND derive more
than half their income from a small business." From the April 2009
post, which addressed Obama's proposal to "allow the top two marginal income tax rates to
revert to their pre-Bush levels":
Allowing these rates to rise would hurt very few small business owners. In 2009, about 36 million
taxpayers have small business income - defined as taxpayers who report a gain or loss on tax
schedules C, E, or F. This group includes not only sole proprietorships, S corporations and
partnerships, but also taxpayers who receive royalties, rental income, and income from trusts. Of
these 36 million small business owners, just
1.3 percent (about 457,000) fall into the top two tax brackets-indicating that approximately
99 percent of small business owners fare better under the President's proposed changes to the
statutory tax rates. Estimates by the Treasury Department and Joint Committee on Taxation reach a
similar conclusion.
And not everyone who receives small business income should be classified as a small business
owner; most derive the bulk of their income from other sources. TPC estimates show that only
about 174,000 taxpayers, or 0.5 percent of small business owners, both fall into the top two
marginal tax rates AND derive more than half their income from a small business. This group makes
up 0.1 percent of all taxpayers, meaning that the chances of being in this group-a small business
owner getting at least half of total income from small businesses and being subject to a tax
increase-is about one in a thousand.
Pour son premier match à huis clos, une première depuis février 2005, le PSG
se déplace à Nice dans l'optique de confirmer les bonnes dispositions entrevues face
à Sochaux. Même s'il n'a plus rien à jouer, Paris peut se rassurer en vue de
son match très important de Coupe de France à Auxerre…
Je vous en avais déjà
parlé en Janvier 2008 (plus de 2 ans déjà...), et c'est désormais
officiel: Wikipedia intègre désormais la vidéo.
Les technologies utilisées restent dans le monde open-source, dans l'esprit de Wikipedia
et de la fondation Wikimedia. En effet il s'agit d'un partenariat avec la société
Kaltura qui utilise les codecs Ogg Vorbis et Ogg Theora pour, respectivement, l’audio et la
vidéo.
Cette annonce est d'une importance cruciale pour l'avenir du web au moment où le choix de
codecs Vidéos commerciaux et propriétaires pourraient freiner le
développement du navigateur open-source Firefox... (voir à ce sujet "Vidéo dans le navigateur
: Theora ou H.264 ?").
Afin d'uploader une vidéo à diffuser sur une page Wikipedia il faudra donc
commencer par la convertir dans ce format libre. Pour ce faire, une explication
détaillée et un logiciel de conversion gratuit sont mis à disposition
à travers le site annonçant cette nouvelle: Video On Wikipedia.
Rencontre internationale du clubbing à MonacoLa Principauté de Monaco accueillera les
11, 12 et 13 Novembre prochain, le premier meeting international du marché de
l’évènementiel nocturne.Le Monaco International Clubbing Show est le nouveau
rassemblement des plus grandes marques et des professionnels de l’évènement
nocturne, réunis au sein d’une immense exhibition, et cela pour trois jours de
démonstration, d’échanges professionnels et de rencontres. Le Monaco
International Clubbing Show est la première manifestation qui met en avant le monde du
clubbing à l’échelle internationale. Réservé uniquement aux
professionnels, le MICS met à disposition des espaces d’exposition, un village presse,
des activités diverses de loisirs et de détentes, un tournoi de poker spécial
MICS ainsi qu’une prestigieuse cérémonie de clôture, et de nombreuses
soirées. Le MICS est un évènement à double facette :De 14h à
22h, il vous propose 12 000 m2 d’exposition, d’animations, de conférences et
d’échanges … Près de 8000 visiteurs qualifiés sont attendus la
journée : night clubs, bars, restaurants lounge, plages, agences de booking, labels,
artistes, designers, architectes …De plus, grâce au Club Premium vous avez la garantie
d’accéder aux 100 plus grandes enseignes internationales de la nuit.De 22h
jusqu’au bout de la nuit, le MICS vous propose une multitude d’évènements
regroupant les meilleurs DJs internationaux et les nouveaux talents de la musique
électronique. Que ce soit sous forme de show case, de concerts ou de soirées
privées, Monaco attend plus de 15 000 clubbers durant ces trois jours.Le MICS un
évènement à ne pas manquer tout simplement …Mrs BATTISTINI
Audreyaudrey@mics.mc+ 377 935 060 11+ 336 101 846
37www.mics.mchttp://www.dailymotion.com/video/xc9g43_monaco-international-clubbing-show_music
Dernièrement je réfléchissais au moyen le plus simple pour faire connaitre
des distributions linux aux utilisateurs.
Il est vrai que Linux est de plus en plus installé sur des ordinateurs, mais il reste
encore trop méconnu. Alors je me disais qu’il serait bien que les constructeur
abordent une certaine neutralité.
Pourquoi n’utilisent-ils pas leur statut justement de constructeurs pour
offrir aux utilisateurs un choix. Comme EU l’a fait adopter dernièrement a Microsoft, les constructeurs devraient opter pour une mise à
disposition d’un DVD MultiBoot avec leurs ordinateurs. Un jour ou l’autre, la lois
Européenne les mettra au tapis, mais en attendant, j’aimerai bien voir cela un jour,
et rapidement serait le mieux.
En regardant de plus prêt, si un constructeur tel que Dell, ou bien Acer, IBM ... Offraient
aux utilisateurs qui achètent leurs ordinateurs un DVD MultiBoot offrant un choix
d’installation entre Windows et Linux. Je me limite pour l’instant à ces deux
choix seulement, car les distributions tel que OpenSolaris, les BDS, etc ne sont pas encore assez
simple d’utilisation selon moi.
Un utilisateur lambda qui insèrerait le DVD aurait à
l’écran un choix aléatoire entre Microsoft Windows et par exemple Ubuntu. Un
écran simple, mais qui afficherait les 2 jaquettes des OS, avec un texte descriptif
dessous. En cliquant dessus, l’utilisateur pourrait essayer l’un comme l’autre,
et l’installer simplement tel que peuvent le faire tous les systèmes
d’exploitation maintenant (tout en préservant notre petit Grub serait bien aussi
...)
Je suis sur qu’il existe déjà beaucoup de solutions plus ou moins
«Â artisanales », mais je suis quasiment sur qu’il
n’existe pas de DVD tel que je le décris, et
«Â offert » par les constructeurs.
Je suis certain qu’a partir de ce moment là on verra s’agrandir petit à
petit les communautés sur Linux. Cela sensibiliserait d’avantage de personnes, et
Linux percera enfin ...
Malheureusement, ce temps là n’existe pas encore, nous pouvons en parler au futur et
y croire, un jour ou l’autre on verra ça.
Dorénavant, les internautes peuvent mettre à disposition du site
d’information communautaire Wikipédia «l’encyclopédie gratuite
» leurs propres vidéos explicatives qui devront peser moins de 100 MB et être
« définitivement encyclopédiques ». Pourquoi des vidéos sur
Wikipédia ? « Parce que les vidéos peuvent expliquer, clarifier et montrer
les choses comme rien d’autre » explique l’encyclopédie.
Il est temps à présent de s'attaquer à la partie la plus sensible du sujet :
comment partager des données anonymement. Nous verrons ici qu'il est tout à fait
possible d'être anonyme grâce à la décentralisation et au chiffrement
des données. Les réseaux existants (Bittorrent, eDonkey2000, etc.) n'ayant pas
été prévu dans cette optique, il nous faudra en utiliser de nouveaux. Le
point fort de certains logiciels présentés est de combiner un réseau
existant avec un réseau décentralisé, de sorte que les nouveaux
réseaux mis en place ne pêchent pas par leur manque de choix.
Je vous rappelle qu'il est interdit d'utiliser ces logiciels à des fins
illégales (piratage, contrefaçon ou toute autre activité étant
considérée hors-la-loi par les lois en vigueur dans votre pays de
résidence). Vous pouvez toutefois les utiliser pour toutes autres utilisations
privées, ou pour télécharger des données libres.
Il faut être un minimum honnête avec les créateurs qu'on
apprécie. Si vous aimez un disque, un film ou un jeux, achetez-le, allez aux concerts ou
au cinéma. Internet permet un accès à une culture gigantesque, et la moindre
des choses est d'encourager ceux qui vous font plaisir. Outre l'honnêteté, ayez
à l'esprit que c'est vous seul qui êtes responsable si un artiste arrête de
produire car il ne gagne plus assez.
Bittorrent : OneSwarm, un début prometteur
Mis en place en 2002, le protocole de peer-to-peer (P2P) Bittorrent a connu un succès
fulgurant, notamment pour les raisons suivantes :
Vitesses de téléchargement nettement supérieures à celles
atteintes par les autres réseaux P2P (quelques
explications), notamment grâce à un système de « récompense
» (plus on envoie vite, plus reçoit vite) assez agressif.
Nombre de fakes (fichier dont le contenu ne correspond pas au nom) réduit grâce
à la centralisation des liens sur les trackers et l'impossibilité de renommer un
fichier partagé.
De nombreuses distributions Linux ont alors pu être distribuées de cette
façon. Le protocole étant ouvert, de nombreux logiciels clients sont apparus, les
plus célèbre étant µTorrent, Azureus (Vuze) ou Deluge. Une
première avancée fut l'arrivée du chiffrement des données :
impossible alors pour le FAI de détecter que les données transitant étaient
de l'échange de fichier. Restait un problème majeur : la centralisation des
adresses IP des utilisateurs sur les trackers. Il suffit de se connecter à ce tracker pour
connaître toutes les personnes partageant ce fichier. Qui plus est, de nombreux sites
(notamment les trackers privés) gardent des logs assez complets, permettant de
déterminer qui a partagé quoi (voir par exemple l'affaire de SnowTiger).
Récemment, OpenBittorrent (ainsi que PublicBT ou encore Torrage), un
tracker Bittorrent ouvert à tous, a été lancé. L'idée est
tellement simple qu'on se demande pourquoi elle n'a pas été appliquée avant.
Habituellement, lorsque vous recherchez un fichier, vous devez naviguer sur le site du tracker
(The Pirate Bay, Demonoid, SnowTiger...), voire sur un méta-moteur (Btjunkie,
Mininova...). L'inconvénient est que le serveur qui gère les connexions Bittorrent
est lié au serveur de recherche de fichiers. Si le serveur de recherche de fichiers tombe
sous le coup de la justice, il entraine celui qui gère les connexions et les torrents sont
perdus. OpenBittorrent est un tracker public, et ne détient aucune information sur les
fichiers dont il se fait le relai. Chacun peut, lorsqu'il crée son torrent, ajouter le
tracker OpenBittorrent et utiliser sa bande passante pour les connexions. Juridiquement parlant,
il est très difficile de condamner ce tracker car :
Il ne pourra matériellement pas garder des logs détaillés.
Il ne pourra effectuer aucune censure ou filtrage vu qu'il ne détiendra aucune
information sur les fichiers qui lui sont ajoutés.
Il n'est lié d'aucune façon avec les personnes qui l'utilisent.
La partie la plus sensible vis-à-vis de la loi, c'est-à-dire l'indexation des
fichiers, est donc dissociée de tout serveur gérant les connexions. Si un moteur de
recherche de fichiers torrent doit fermer, cela n'aura aucun impact sur la santé du
réseau car d'autres moteurs de recherches existent. En théorie, OpenBittorrent
serait donc intouchable juridiquement... De plus, le service d'indexation des fichiers n'a aucune
information sur les données que vous avez partagées. Un « miroir » de
OpenBittorrent a été mis en place, il s'agit de PublicBT.
Plus fort que Openbittorrent, BitTorrent
Hydra est un tracker ouvert qui utilise le réseau Tor pour faire transiter les
requêtes. Grâce à l'anonymat fournit par Tor, il est impossible de savoir
où se situe ce tracker. Attention, cela fournit un anonymat au tracker, pas aux
utilisateurs.
Notons aussi l'existence de proxys spécialisés dans le trafic Bittorrent, comme
superchargemytorrent. Moyennant quelques euros, le
serveur servira de passerelle pour vos téléchargements, chiffrant par la même
occasion l'entièreté du flux. Il suffit de configurer le proxy dans les
paramètres de votre client Bittorrent.
Lancé récemment, OneSwarm est un
logiciel libre basé sur Azureus. Entièrement compatible avec le réseau
Bittorrent, il utilise également son propre réseau totalement chiffré et
décentralisé. Un fichier téléchargé sur le réseau
Bittorrent classique sera automatiquement mis en partage sur le réseau de OneSwarm, de
sorte qu'il soit disponible sans passer par le tracker. A l'instar de I2P ou Freenet, chaque
utilisateur joue également le rôle de passerelles entre les autres utilisateurs. Il
est donc impossible de savoir d'où viennent réellement les données,
où elles vont et ce qu'elles sont réellement (car chiffrées de
bout-en-bout). L'intérêt majeur de OneSwarm est de pouvoir pratiquer le friend-to-friend (F2F) : on ne se connecte alors
qu'à des personnes de confiance, ce qui rend l'utilisateur invisible sur le réseau
hors de son cercle d'ami.
OneSwarm est encore un peu jeune et n'est pas exempt de bugs. Cependant, il est activement
développé ce qui augure de très bonnes choses pour la suite
Installation et configuration
Note du 10 mars 2010 : depuis la rédaction de cet article, le logiciel a fortement
évolué. Référez-vous au site officiel pour plus de détails.
OneSwarm est open-source et
disponible pour Windows, Linux et Mac OS (Java est requis). Après installation (une simple
décompression du fichier compressé sous Linux), lancez l'exécutable et vous
verrez apparaître l'interface dans votre navigateur Web. A ce sujet, il semble que
ça ne fonctionne pas trop avec Internet Explorer, à vérifier. En
l'état, il n'est possible que d'utiliser le réseau Bittorrent classique. Vous
pourrez ajouter des fichiers .torrent comme vous le faisiez avec d'autres logiciels.
Pour utiliser le réseau chiffré anonyme, il vous faudra ajouter des amis dans votre
liste. Si vous n'avez pas d'amis, cliquez sur Add Friend et choisissez l'option « Subscribe
to a friend feed from a community server ». Configurez comme sur la figure ci-dessous, et
des amis vous seront ajoutés automatiquement. Cette liste sera régulièrement
mise-à-jour, et vous pourrez à tout moment ajouter d'autres serveurs. Vous noterez
que lors de l'ajout d'amis, l'option « Limited » est cochée par défaut.
En fait, un ami ajouté avec cette option ne pourra pas voir votre liste de fichiers. C'est
donc fondamental pour la sécurité d'enlever ce statut limité aux personnes
de confiance uniquement.
OneSwarm - Ajout d'amis
OneSwarm - Configuration d'un community server
Vous pouvez également ajouter ajouter un ami manuellement, grâce à l'option
« Add friends manually using public keys ». OneSwarm fonctionne sur le principe de
chiffrement asymétrique. Vous échangez votre clé publique avec celle de
votre ami, et le tour est joué.
OneSwarm - Ajout manuel d'amis
Il est tout de même conseillé d'avoir quelques amis pouvant accéder à
vos données, de manière à ce que vos fichiers puissent également
être partagés. OneSwarm gère également les groupes d'amis via «
More actions → Manage visibility ». Vous pourrez alors partager
certains fichiers avec un groupe en particulier uniquement.
Après avoir ajouté des amis, il vous suffit de faire une recherche dans le champ
dédié. Le choix est encore un peu maigre, mais les dernières
nouveautés arrivent assez vite compte tenu de l'utilisation parallèle du
réseau Bittorrent.
eMule : utilisation de I2P avec iMule
Apparu en 2000, le réseau eDonkey2000 (sur lequel se base eMule) est un réseau encore largement
utilisé pour le partage de fichiers. Son succès est dû principalement au
grand choix de fichiers disponibles. En effet, contrairement au réseau Bittorrent
centré sur le partage d'un nombre limité de fichiers, le réseau eDonkey2000
permet :
Le partage d'une grande quantité de fichiers, avec un système poussé de
gestion de file d'attente.
Une vitesse moindre. Si cela semble être un handicap, en pratique l'utilisateur
laissera un fichier plus longtemps en partage.
Une décentralisation des données, car les utilisateurs n'ont pas besoin de se
connecter à un tracker unique pour être mis en relation. Cependant, on trouve plus
facilement des fakes, car il suffit de renommer un fichier.
Un outil de recherche intégré au logiciel
Le plus célèbre des logiciels supportant le protocole eDonkey2000, eMule, propose
deux réseaux pouvant fonctionner de manière indépendante ou en
parallèle. Tout d'abord le réseau eDonkey2000 classique, pour lequel des serveurs
permettent de mettre en relation les utilisateurs et centraliser la liste des fichiers
partagés par toutes les personnes connectées. Ensuite le réseau Kademlia, où les serveurs sont inutiles car
les utilisateurs font également office de « mini-serveurs » pour mettre en
relation les utilisateurs connus.
eMule étant un logiciel libre, de nombreux MOD sont apparus (versions d'eMule
modifiées apportant certaines options). Parmi eux, aMule a été porté
sous Linux, puis a servi d'inspiration pour iMule.
iMule utilise un troisième réseau pour partager les fichiers : le réseau
I2P.
Tout comme pour Kademlia, les utilisateurs servent de relai pour mettre en relation les
utilisateurs, mais ils servent également de relai pour faire transiter les données
d'une personne à l'autre (comme OneSwarm). Cependant, il semble qu'il ne soit pas possible
(pour le moment) d'utiliser iMule comme un client eMule classique, en parallèle de son
utilisation sur le réseau I2P.
Je n'ai, à ce jour, pas encore testé iMule (il vous faut une distribution
récente ou Windows, ce que je n'ai pas). Le site du créateur est assez lent, et il
n'est pas rare qu'il soit injoignable. Parcourez le forum de I2P, vous y trouverez surement un sujet
parlant de la dernière
version en date et des liens pour la télécharger.
Direct Download, ou DDL (RapidShare, MegaUpload...) : toujours tranquille ?
Apparus récemment, les sites de partage de fichiers volumineux ont rapidement
été détournés pour le partage illégal de fichiers. En effet,
contre quelques euros par mois, ces sites proposent une vitesse de téléchargement
inégalable en P2P, tout en assurant l'anonymat des utilisateurs. Cependant, il persiste
plusieurs inconvénients :
Le prix de l'abonnement : même faible, il n'est pas nul. De plus, il faudra faire un
choix parmi les nombreux sites existants, et les limitations sont excessives si on n'est pas
abonné.
Trouver un fichier en particulier n'est pas toujours chose facile, car il existe de
nombreuses « boards » (sites où sont centralisés les liens).
Sur plainte d'un éditeur, un fichier sera purement et simplement supprimé des
serveurs, et il faudra attendre que quelqu'un veuille bien le remettre.
La centralisation des informations : pour trouver un fichier, on devra d'abord s'inscrire sur
une board pour avoir accès à la liste des fichiers proposés (les IP sont
très souvent enregistrées). Ensuite, payer l'abonnement au site de partage pour
télécharger dans de bonnes conditions (utilisation d'une carte de crédit
→ très facile de retrouver son propriétaire). Si pour
l'instant, ces sites promettent de ne pas stocker les logs permettant de savoir qui a
téléchargé quoi, qui sait ce qui se passera dans le futur.
Pour celui qui en a les moyens, RapidShare et ses équivalents sont très pratiques
une fois que les boards intéressantes ont été trouvées.
Malheureusement, ceci implique de laisser de nombreuses traces de son passage, et rien ne dit
qu'à l'avenir les utilisateurs ne soient pas inquiétés. N'oublions pas
qu'aucun de ces services n'est hébergé dans un pays laxiste en matière de
piratage (RapidShare est basé en Allemagne, MegaUpload aux USA...), donc un minimum de
collaboration des forces de police pourrait faire mal.
L'ancêtre : Usenet
Usenet est l'ancêtre de nos forums, et
est apparu en 1979, soit bien avant le World Wide Web. Il est articulé autour du principe
de « groupes de discussions » (ou newsgroups) : un groupe de discussion est
un groupe rassemblant les articles d'un sujet précis, ces articles étant
stockés sur des serveurs communicant ensemble. S'il est possible de déposer des
articles sur ces serveurs, ils est également possible d'y déposer des fichiers.
Moins populaire que les logiciels de P2P, cette méthode est toujours utilisée par
quelques irréductibles qui apprécient les vitesses de téléchargement
élevées et l'anonymat relatif.
Cependant, qui dit serveur centralisant les fichiers, dit service payant. Pour avoir accès
à ces newsgroups, il faudra s'abonner chez un fournisseur proposant plusieurs offres dont
le prix varie en fonction du volume de transfert alloué. Notons que certains FAI, comme
Free, proposent un service de newsgroup inclus dans l'abonnement.
Installation et configuration
Après avoir pris un abonnement chez un fournisseur (par exemple Giganews), vous devrez choisir parmi les nombreux newsreader. Choisissez-en
un qui gère facilement les fichiers, car ce n'est pas le cas de tous (rappelons
qu'à la base, Usenet est fait pour l'échange d'articles, pas le
téléchargement de fichiers). Parmi ceux qui reviennent souvent, GrabIt sous Windows et Pan
sous Linux. La configuration du logiciel varie de l'un à l'autre, mais reste assez facile
: vous aurez besoin de l'adresse du serveur du fournisseur, du port, de votre nom d'utilisateur
et mot de passe. Ensuite, partez à la recherche des fichiers NZB (ce sont les fichiers
rassemblant les informations qui permettent de télécharger les différentes
parties du fichier désiré) sur les moteurs de recherches comme Binsearch, Newzleech ou
MegaNZB. Une fois sauvé, ouvrez le NZB avec votre
logiciel, et le tour est joué.
Un VPN pour cacher son IP
Déjà présenté dans un précédent
article, l'utilisation d'un VPN vous permettra de masquer votre adresse IP, que ce soit lors
de l'utilisation du P2P ou du direct download, tout en conservant une vitesse de
téléchargement correcte. Outre le fait qu'il faille faire confiance aux
propriétaires de ce VPN concernant les données et logs conservés, le
paiement de ce service entrainera irrémédiablement des traces de votre passage.
Les réseaux alternatifs
En marge des réseaux de P2P les plus connus que sont Bittorrent et eDonkey2000, de
nombreux réseaux parallèles ont vu le jour. Historiquement pionnier dans le
domaine, GNUnet est un logiciel de P2P
conçu pour résister à la censure : chiffrement bout-à-bout,
décentralisation des données, utilisateurs servant de relais pour brouiller les
pistes, friend-to-friend, etc. Toutes ces recettes ont été reprises dans OneSwarm,
ou dans d'autres logiciels comme Ants P2P ou
MUTE.
Malgré la grande qualité des idées fondamentales de ces projets, ces
réseaux pêchent par le manque de choix, et par un développement nettement
moins actif que OneSwarm. La dernière version de Ants P2P date de 2007, celle de MUTE de
2008, et aucun développement ne semble être prévu. Le développement de
GNUnet est plus actif, mais mon dernier essai s'est soldé par un échec car le
logicel ne semblait pas très stable.
Les solutions hybrides
Et si nous pouvions combiner les avantages du P2P (décentralisation, recherche
aisée, choix) avec ceux du téléchargement direct (rapidité et
anonymat) ? Séduisant n'est-ce pas ? C'est ce que proposent des proxys Bittorrent comme
Furk, Torrent Relay ou même ImageShack (ce dernier nécessite une inscription pour voir
apparaitre l'option). Le proxy se charge de télécharger le fichier à votre
place, et quand cela est fait il ne vous reste plus qu'à le récupérer comme
un téléchargement classique. Les connexions sont évidemment
sécurisées, les taux de téléchargement très bons et vous
évitez les éventuels filtrage par votre FAI. Notons que Furk garde sur ses serveurs
les fichiers déjà téléchargés par d'autres utilisateurs, et
vous y donne accès gratuitement (avec des restrictions sur la vitesse, cependant). Tout
cela est bien évidemment payant, avec les risques que cela comporte.
Je ne suis cependant sceptique quant à la légalité de la chose... Si les
sites habituels de DDL comme RapidShare peuvent avoir un fond de commerce tout à fait
légal, ces sites ne sont là principalement que pour faciliter le
téléchargement d'Å“uvre protégées. Ce n'est d'ailleurs
pas pour rien qu'il sont situés au Canada ou aux Pays-Bas, pays plus laxistes en la
matière. J'ai donc de gros doutes sur leur pérennité.
Conclusion : peer-to-peer ou direct download, que choisir ?
Impossible de donner une réponse précise, car comme nous l'avons vu chaque
méthode a ses avantages et ses inconvénients. Tentons de faire un petit
récapitulatif...
Les avantages du peer-to-peer :
Une décentralisation des données, rendant difficile l'élimination des
fichiers mis en partage.
Une visibilité temporaire : dès qu'on ne partage plus le fichier, on disparait
de la liste des utilisateurs (mais gare aux trackers privés Bittorrent gardant des logs
détaillés). Cependant, il faut tempérer cette « visibilité
» : si toutes les personnes téléchargeant un fichier peuvent connaitre votre
adresse IP, il leur faudra intenter une action en justice pour mettre un nom dessus. Notons que
grâce aux nouveaux réseaux, cette visibilité devient quasi nulle.
Une notion de partage et de communauté plus forte : l'utilisateur n'est pas un simple
consommateur, il peut partager avec les autres membres ce qu'il apprécie.
Un service gratuit.
Les inconvénients du peer-to-peer :
L'introduction de fakes est plus ou moins aisée (très facile dans le cas
d'eMule, plus difficile dans le cas de Bittorrent).
Une vitesse pas toujours au rendez-vous.
Les risques juridiques plus élevés : en mettant à disposition des autres
utilisateurs du contenu non-libre de droit, des sanctions supplémentaires sont à
craindre. On est largement hors du cadre de la « copie privée ». Notons que
les condamnations ont toujours été faites sur base de la mise à disposition
illégale de contenu.
Les avantages du direct download :
Une vitesse maximale.
Un anonymat relatif : seuls les responsables du site ou newsgroup sur lequel vous
téléchargez savent ce que vous faites.
Très peu de fakes, car les liens sont référencés sur des boards
où les participants n'ont aucun intérêt à donner de faux liens aux
autres, sous peine d'être rapidement éjectés.
Les risques juridiques moindres car vous n'avez pas mis en partage vos données.
Les inconvénients du direct download :
Un service payant.
Des traces nombreuses, au risque qu'elles soient permanentes, rendant votre identification
facile et la liste de vos actions aisément consultable.
Un contenu susceptible de disparaitre des serveurs en cas de plainte de l'ayant-droit.
Pour le moment, les solutions payantes semblent les plus sures d'un point de vue juridique : ne
partageant rien vous-même, vous risquez moins que si vous mettez à disposition des
données. Cependant, ces solutions sont aussi les plus jeunes, contrairement aux
utilisateurs des réseaux P2P qui ont déjà subi plusieurs attaques des
ayants-droits (voir par exemple le
jugement de cette américaine). Rien ne dit que la facilité avec laquelle vos
téléchargements peuvent être listés ne se retournera pas contre vous
un jour ou l'autre...
Billet original de Marty.Votez pour cet article sur le Planet Libre.
Vous faîtes parti de ces quelques malheureux qui ont eu des plantages ou des pertes de
sauvegarde dans Heavy Rain ? Ne revendez pas votre jeu de rage, Quantic Dream mettra bientôt
à disposition un patch qui devrait corriger ces quelques problèmes.
Le
géant de l’internet (et futur maitre du monde) Google serait en
train de travailler sur un projet intitulé Google TV aux cotés de Sony,
Intel et Logitech. Un boitier fonctionnant sous Android serait actuellement en
développement et pourrait être intégré directement dans un
téléviseur.
Sony s’occuperait évidemment de la partie téléviseur, Intel de la
partie processeur avec ses Atom, et Logitech serait en charge de développer une
télécommande équipée d’un petit clavier.
Le but étant d’intégrer sur nos téléviseurs une
interface qui offrira un accès à Google, YouTube, Picasa, Gmail, Twitter,
Facebook et sans doute d’autres applications qui verront le jour très bientôt.
Un kit de développement sera d’ailleurs mis à disposition des
développeurs d’ici environ deux mois. (via le NY Times)
“Quand je signais mes mails avec mon identifiant et mon mot de passe, ce
n’était pas seulement de la provocation : ma sécurité est basée
sur le fait que je sauvegarde mes données, pas sur un secret qui risquerait – si je
le croyais protégé – de m’être préjudiciable.”
– Laurent Chemla
Pionnier de l’internet et auteur des “Confessions d’un voleur“, livre
incontournable (et téléchargeable gratuitement) pour qui veut comprendre les
valeurs (et l’histoire) de l’internet tel qu’il s’est
développé dans les années 90, Laurent Chemla a une conception somme toute
particulière de la vie privée.
A l’instar de tous les professionnels de la sécurité informatique, il sait
que la première chose à faire, pour se protéger, est de sauvegarder
régulièrement ses données, sur un support externe, que c’est le
meilleur moyen de résister, et survivre, à un plantage, un piratage, une saisie ou
le crash d’un ordinateur : ce qui a -souvent- le plus de valeur, ce n’est pas le
matériel, mais les données qui y sont stockées.
Les professionnels de la sécurité savent également qu’il se trouvera
toujours quelqu’un de plus compétent qu’eux, disposant de plus de moyens ou de
temps, et qu’aucun système n’est sécurisable à 100%. On sait,
d’autre part, que la sécurité des logiciels libres -dont le code source est
librement consultable- est a priori plus fiable que celle des logiciels propriétaires,
dont le code est un “secret“.
D’une part, parce que personne ne peut vérifier que ne s’y trouve en fait une
faille de sécurité, voire une porte dérobée ou un cheval de Troie.
D’autre part, parce qu’on ne peut pas faire confiance à quelque chose de
“secret” : un secret peut être découvert, extorqué,
contourné, et somme toute préjudiciable, comme le résumait Laurent Chemla,
“parce qu’alors je ferais confiance à ce mot de passe et que
j’agirais donc comme s’il était impossible à craquer, ce qui serait
toujours faux“.
A rebours de la sécurité par
l’obscurité, qui postule que le système est d’autant plus
sécurisé que l’attaquant ne connaît pas dans le détail le
fonctionnement du système, le principe de Kerckhoffs prône
ainsi, et a contrario, la transparence, au motif que seule la clé doit rester
secrète, et que la serrure sera d’autant plus sécurisée que son
mécanisme peut être vérifier, et valider, par les pairs.
S’inspirant des postures de John
Brunner qui, dans Sur l’onde de choc, livre
“pré-cyber-punk” publié en 1974, prophétisait que la
liberté passerait par le fait que tout sur tout soit rendu public, et de Bill Thompson,
éditorialiste à la BBC qui en appelle à un “nouveau
Siècle des Lumières” basé sur la libre circulation et le
partage des données, Laurent Chemla estime même que “le meilleur moyen de
protéger l’individu, c’est que tout soit public” :
“Il faut en finir avec la notion de vie privée. Il faut en finir avec la notion
d’information confidentielle ou secrète. L’information veut être libre,
et elle le sera.”
D’une part, parce que cela permettrait de déborder ceux qui font profession de nous
surveiller de torrents de données quasi impossible à endiguer, ce que l’on a
vu, par exemple, avec les attentats du 11 septembre 2001, qui auraient
peut-être pu être évités si seulement les services de renseignement
américain avaient réussi à analyser correctement les données qui,
pourtant, étaient à leur disposition.
Mais, et surtout, cela aurait également pour effet que “les
surveillants seraient eux aussi surveillés, ce qui détruit tout le modèle
économique des sociétés qui font leur beurre des données personnelles
qu’elles “possèdent”. Tous les pouvoirs basés sur le secret ou la
détention d’information confidentielle seraient réduits à
néant. Mais est-ce si grave ? Et quels sont-ils, ces pouvoirs, en fait ?”
:
“Aucun régime totalitaire ne survivrait dans une transparence totale. Pas de
corruption possible, pas de secret défense, pas de mot de passe. Au final, seuls ceux qui
voudront exercer un quelconque pouvoir (politique, médiatique…) seraient
surveillés par tous.
Tout le monde saurait que je couche avec la femme du voisin ? La société n’a
qu’à s’adapter à ce fait nouveau et au final ça
n’intéresserait plus personne (à part le voisin) passé l’attrait
de la nouveauté. Parce que ça ne servirait à rien de vouloir
découvrir ce que ne cache pas son voisin.”
La vie privée des uns commence là où elle confirme celle des autres
A contrario, Lawrence Lessig, fondateur du Centre pour l’internet et la
société à l’école de droit de Stanford, et grand
défenseur des libertés sur le Net, estime pour sa part que le rêve d’une
société transparente est aussi celui d’une société totalitaire,
et que la transparence fragilise plus la démocratie qu’elle ne la renforce :
“Comment pourrait-on être contre la transparence ? Ses vertus et son utilité
publique semblent si évidentes. Pourtant, je m’inquiète de plus en plus
d’une erreur au fondement même de cette bonté incontestée. Nous ne
sommes pas suffisamment critiques sur où et comment la transparence fonctionne, ni sur les
risques de confusion, voire pire, qu’elle entraîne.
Je crains que le succès inévitable de ce mouvement – s’il
est mené seul, sans aucune sensibilité à la complexité de
l’idée d’une disponibilité parfaite de l’information
– ne finisse par inspirer, non des réformes, mais le
dégoût. Le “mouvement de la transparence nue”, comme je l’appelle,
n’inspire pas le changement. Il va tout simplement faire disparaître toute confiance
dans notre système politique.”
Dans la philosophie des Lumières, “la liberté des uns
s’arrête là où commence celle des autres“. Ce qui, reformulé positivement, peut
également s’entendre comme “la liberté des uns commence là
où elle confirme celle des autres“. Se pourrait-il que, de même,
“la vie privée des uns commence là où elle confirme celle des
autres” ?
Ainsi,
si Jeff Jarvis a fait le choix de révéler son cancer de la prostate, estimant
qu’il avait plus à y gagner qu’à y perdre, il n’en a pas moins
mis des limites à l’exposition de sa vie privée, et il ne parle pas, par
exemple, de sa sexualité : sa femme pourrait ne pas apprécier.
Si la vie privée se définit par le contrôle que l’on a sur ses
données personnelles, et l’exposition (ou non) de son intimité, pour lui, il
s’agit aussi, d’abord et avant tout, de ne pas non plus révéler
d’informations attentatoires à la vie privée de quelqu’un
d’autre.
Cette limite vaut non seulement pour ceux qui décident de rendre publique une partie de
leur vie privée, mais également pour ceux qui en prennent connaissance. Ainsi, une
chose est de mettre en ligne, pour ses “amis“, des photos de soi dans une
posture qui pourrait potentiellement déplaire à sa maman, une autre est de se la
voir reprocher par son employeur… Néanmoins, il y a fort à parier que cette
situation tende à se banaliser.
La vie privée n’est pas morte
A la toute récente conférence SXSW, la sociologue et ethnographe du
numérique danah boyd rappelle
ainsi que “ce n’est pas parce que quelque chose est “public” que
l’on a pour autant envie que d’autres le rendent encore plus
“public” :
“Il existe une grosse différence entre quelque chose qui peut être
publiquement accessible et quelque chose qui fait l’objet d’une publicité.
Faire de la publicité à quelque chose qui, certes public, n’était
guère visible peut s’apparenter à une violation de la vie privée.
Il est facile de penser que “public” et “privé” sont deux choses
binaires et bien séparées. Certaines estiment que tout ce qui n’est pas
“public” est “privé”. Mais cette opposition ne suffit pas à
comprendre ce que nous entendons par “vie privée”.
Lorsque l’on s’exprime dans un hall, ou un bar, on s’exprime
en public, mais on attend des autres personnes présentes qu’elles ne
s’immiscent pas dans la conversation. Dès lors, on peut parler, en privé,
dans un espace public.
Les murs ont peut-être des oreilles, mais c’est tout de même très rare.
A contrario, dans les espaces et salons virtuels, les murs ont toujours des oreilles, mais
également des micros. Et ce que l’on y a partagé, raconté, est
indexé, archivé, répliqué, et peut même parfois être
retrouvé via des moteurs de recherche…”
danah boyd prend également grand soin de rappeler que tout le monde n’a pas
forcément, ni vocation, ni intérêt, ni facilité particulière,
à aborder sereinement le fait de devenir une personnalité publique : certains ne
savent pas forcément s’exprimer facilement en public, d’autres
préfèrent rester cachées ou anonymes (de peur de leur ex-mari, agresseur,
etc.).
D’autres, enfin, du fait même de leur statut de personnalité publique
“IRL” (in real life), peuvent paradoxalement être incités
à ne pas avoir de vie publique sur le Net, ou alors sous un autre nom. Quid, par exemple,
des enseignants ? Peuvent-ils risquer d’évoquer sur le Net leur “vie
privée“, croyances politiques ou religieuses, vacances ? Quid de leurs blogs,
MySpace, ou Facebook ? Jusqu’où peuvent-ils ne pas être
“que” les professeurs de vos enfants ?
“D’autres nouveaux outils vont venir compliquer les frontières de ce qui
est public et de ce qui est privé, de ce que nous avons à y perdre ou à y
gagner, rappelle danah boyd. La vie privée, pas plus que la vie publique,
n’est en passe de disparaître, mais la technologie va continuer à en brouiller
les cartes :
“Le désir de vie privée n’a rien à voir avec le fait que nous
aurions des choses à cacher, mais avec le fait que nous voulons garder le contrôle
de nos données. Souvent, la vie privée n’a rien à voir avec le fait de
se cacher, mais, au contraire, de créer des espaces où nous pouvons nous
libérer, où exercer nos libertés. Et chercher à avoir encore plus de
vie publique ne signifie aucunement renoncer à contrôler sa vie privée.
Quel que soit le nombre de fois où vous entendrez un dirigeant, mâle, blanc et
hétérosexuel d’une entreprise technologique pronostiquer la mort de la vie
privée, rappelez-vous que “Privacy Is Not Dead” (la vie privée
n’est pas morte). La vie privée, c’est le fait de pouvoir contrôler
comment l’information circule, et comprendre les paramètres sociaux de sorte
à pouvoir se comporter de manière appropriée.”
Une ère de la transparence, du pardon et de la résilience
Amy Bruckman, qui étudie l’influence
des réseaux sociaux sur l’éducation, estime que la façon
décomplexée qu’ont les jeunes de s’exposer en ligne, d’en rire ou
de s’en moquer, ne peut finalement qu’inciter les citoyens à plus de
tolérance, d’incompréhension et, in fine, de respect du “droit
à l’oubli“… sauf à
imaginer que la quasi-totalité des “natifs du numérique”
puisse être de facto écartée des postes de pouvoirs, en attendant que la
génération d’après ait appris à écarter tout risque
d’être ainsi ridiculisé. Une perspective peu probable tout de
même…
Cette alternative a le mérite de poser les termes du débat : il nous
revient, collectivement, de décider si nous voulons aller vers plus de tolérance,
vers une société de sousveillance décomplexée où tout le monde
a le droit d’observer tout le monde (dans le respect de ce que l’on a
décidé de rendre public, ou pas), ou bien si nous voulons d’un monde encore
plus sécuritaire, coincé, une société de surveillance et de suspicion
qui ne connaîtrait pas le pardon, et qui opposerait ceux qui auraient le droit nous
surveiller, et de nous sanctionner, et ceux qui n’auraient que le droit de se taire.
En tout état de cause, et dans la mesure où les données seront de plus en
plus nombreuses, et facilement accessibles, dans la mesure où nous serons, dans le
même temps, de plus en plus interconnectés, il sera probablement de plus en plus
facile de retrouver la trace de certaines de nos erreurs (de jeunesse, ou pas), même si
celles-ci sont ensevelies sous des volumes toujours plus grands de données.
Reste que, et c’est probablement plus important, l’internet est un espace public, un
vecteur de socialisation, et nous n’y faisons pas tant d’erreurs que cela,
d’autant que celles des autres nous servent aussi d’exemples à ne pas suivre.
Sans forcément connaître la nétiquette, qui définit les
règles du savoir-vivre sur l’internet, tout internaute apprend ainsi rapidement
qu’IL NE SERT À RIEN DE CRIER SUR LES GENS en leur écrivant en majuscule, et
qu’il est généralement contre-productif de s’énerver (sauf
à vouloir gagner un point Godwin),
que les insultes ou les menaces peuvent vite vous êtes reprochés, etc.
Si les moteurs de recherche n’oublient rien, les êtres humains, si, ne serait-ce que
parce qu’ils apprennent à faire avec. Citant David
Weinberger, Jeff Jarvis estime ainsi qu’”une ère de la
transparence doit aussi être une ère du pardon“. Encore faudrait-il
peut-être plutôt parler, en l’espèce, de résilience, à
savoir la capacité qu’ont les êtres humains de faire face à un choc,
d’y résister, et d’apprendre à vivre avec.
Doux rêve, utopique voire fleur bleue ? Pas forcément, dès lors que
l’on estime que ce ne sont pas les ordinateurs, non plus que des tiers ordonnateurs, qui
doivent contrôler les êtres humains, mais que c’est bien aux citoyens
d’être maîtres de leurs données, et destins.
Quand les utilisateurs réclament le contraire de ce que prévoit la loi pour les
protéger
Aux Etats-Unis, certains “libertariens“, hostiles par principe à
toute forme de régulation par l’Etat, qualifient ainsi de “paternalisme de la vie
privée” la propension qu’ont certains à considérer que
les utilisateurs seraient trop bêtes, ou moutons, pour parvenir à protéger
tout seuls leur vie privée sur l’internet, et qu’il faudrait le faire à
leur place. De fait, le débat tourne généralement autour de trois
propositions :
protéger les gens par la loi, et l’imposer aux prestataires, comme aux
utilisateurs, ce que fait déjà la CNIL, par exemple,
donner aux gens la possibilité de “paramétrer” les
“préférences” des logiciels et services web qu’ils
utilisent, ce que font les “services du web 2.0,
faire pression, en tant que consommateurs, pour que les éditeurs ne nous mettent pas
“à poil sur le Net” à l’insu de notre plein gré,
ce que font les utilisateurs avertis de ces questions.
De récents travaux de recherche révèlent une quatrième voie, en
s’intéressant à la façon qu’ont les internautes, non pas tant de
parler de ce qu’ils entendent par “vie privée” (ce qui renvoie,
forcément, au “paradoxe de la vie privée“), mais aux moult
manières qu’ils ont, concrètement, de la protéger.
En l’espèce, on découvre que le problème relève moins de la
notion de “vie privée” que de celle de dignité, et que la
solution a moins trait aux “cases à cocher“, non plus qu’aux
interdits érigés par la loi, qu’aux nouvelles formes de socialisation et de
rapports humains que génèrent l’internet.
Après avoir interrogé 2500 utilisateurs des réseaux sociaux de 18 à
24 ans sur leurs perceptions et pratiques de la vie privée en ligne, ils en sont
arrivés à la conclusion que la perception que l’on se fait d’ordinaire
de la vie privée est erronée, et que ni la législation, ni les mesures
d’autorégulation, non plus que les conditions générales
d’utilisation ou les chartes de protection de la vie privée des réseaux (ou silos)
sociaux, ne répondent à leurs attentes, en tant qu’utilisateurs, non plus
qu’à leurs pratiques, en tant qu’internautes.
Alors que l’objet même des réseaux sociaux est de faciliter les interactions
sociales, le “contrôle” des informations qui y sont stockées,
et donc de sa vie privée, n’y sont généralement perçue que sous
le seul angle des données sensibles qu’il conviendrait de sécuriser.
Or, les utilisateurs ne sont pas des administrations, non plus que des entreprises
privées. Et si l’on attend effectivement des responsables des fichiers clients,
sociaux ou policiers que les données qu’ils contrôlent ne soient pas
interconnectées, ou utilisées en-dehors du cadre de ce pour quoi elles ont
été collectées, a contrario, nos données n’acquièrent
jamais autant de valeur, dans les réseaux sociaux, que lorsqu’elles
génèrent du lien social, et des interactions…
Comme le résument les deux chercheurs, “les individus qui se socialisent en
ligne attendent de leurs réseaux qu’ils améliorent et non qu’ils
entravent leur vie sociale“. Dit autrement : leur présence, sur ces
réseaux, a d’autant plus de valeur que les données qu’ils y publient
sont lues, commentées et partagées par d’autres utilisateurs. Manière,
non seulement de renforcer les liens avec leur communauté, mais également
d’entrer en contact et de partager des informations avec de nouveaux
“amis” potentiels.
Or, l’approche juridique de la protection de la vie privée va
précisément à l’encontre de l’interconnexion et du croisement
des fichiers… On est au coeur du “paradoxe de la vie privée“.
La vie privée ne se résume pas à des cases à cocher
Les “paramètres” et “préférences“,
en terme de confidentialité, sont-ils à même de répondre positivement
à ce paradoxe ? On peut en douter.
Facebook proposait ainsi, jusqu’à ce que, en décembre 2009, ce réseau
social modifie son approche de la “privacy“, 7 façons de
contrôler “qui peut vous trouver dans une recherche, ce qu’ils peuvent voir
et comment ils peuvent vous contacter“, 10 façons de contrôler la
rediffusion de ce que vous publiez sur les murs de vos amis, 16 façons de contrôler
qui peut voir les informations de sa page de profil, et 22 façons de contrôler ce
que les autres utilisateurs peuvent voir via les applications ayant accès à votre
profil... soit quelque 55 cases à cocher ou menus déroulants censés nous
aider à protéger notre vie privée...
Depuis, Facebook propose 12 menus déroulants permettant de définir qui peut
accéder à son “profil” (”Tout le monde / Amis et
leurs amis : Amis uniquement / Personnaliser” -s’ensuit un long menu
déroulant permettant d’inclure ou d’exclure tels ou tels de ses
“amis“), et les différentes pages qui le composent :
. A propos de moi
. Informations personnelles
. Date de naissance
. Opinions politiques et religieuses
. Famille et relations (situation amoureuse, sexe qui vous intéresse et relations que vous
recherchez)
. Formation et emploi
. Photos et vidéos dans lesquelles vous avez été identifié(e)
. Albums photos
. Mes publications
. Autoriser mes amis à publier sur mon mur
. Publications de mes amis
. Commentaires sur les publications
Histoire de parfaire le tableau, rajoutons-y 9 façons de paramétrer la
confidentialité de ses coordonnées (”Pseudonyme de messagerie(...)
VSO-Software a mis à votre disposition la version 4.0.10.324 de son logiciel ConvertXtoDVD
qui, comme son nom l'indique, se chargera de convertir de nombreuses sources vidéos en
format de fichier DVD.
Le forum des utilisateurs d'OpenNMS en langue française vient d'ouvrir.
Celui-ci a pour but d'aider les utilisateurs à utiliser et à exploiter au mieux
l'outil de supervision Open Source OpenNMS ainsi que la distribution associée OSE (OpenNMS
Sans Effort).
Ce forum a été créé par la communauté francophone
opennms-fr.
adidas Originals vient de mettre à disposition sur sa chaine Youtube son nouveau spot. C'est une
suite logique de "House Party" mais s’intéresse cette année à « la rue,
berceau de l’originalité ». Elle rassemble, dans un même quartier, un
mélange éclectique de personnalités issues de la musique, de la mode et du sport,
chacune d’elles possédant son propre sens de l’originalité et sa vision
personnelle de la marque adidas originals.
/>
La bande-son est la chanson « Why can’t there be love » de Dee Edwards
remixée par Pilooski, a été réalisée par Nima Nourizadeh.
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