Shangols -
1 days and 17 hours ago
p style=text-align: justify;Lun des trois seuls films (avec emMatch Point/em et emStardust
Memories/em) qui trouvent grâce aux yeux de Woody lui-même. Il faut bien
reconnaître que le film possède un charme propre à lui et il est difficile de
ne point se perdre dans les mirettes de la Mia - toute émerveillée ou la larme
à loeil devant lécran ou toute ébahie quand son acteur
préféré vient la rejoindre dans la salle... Woody Allen y va finalement assez
mollo au niveau des ressorts comiques mais se focalise avec finesse sur les rapports entre
réalité et fiction. Si la fiction manque parfois de profondeur, est un peu plate,
elle est souvent moins trompeuse que la réalité où tous les quot;coupsquot;
sont permis. Un bel hymne au cinéma pour un film qui reste, nonobstant, toujours les pieds
sur terre. /p p style=text-align: center;a target=_blank
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src=http://storage.canalblog.com/69/85/110219/32733173_p.jpg alt=80srosecairo //a/p p
style=text-align: justify;Cecilia est mariée avec lhomme des pires cauchemars (brutal,
branleur, trompeur, hâbleur), et maladroite comme une quiche lorraine dans le petit resto
où elle bosse; elle ne trouve de véritable plaisir et une certaine
sérénité que dans la chambre noire. Les films, elle les a vus 12 fois, les
acteurs, elle pourrait en parler a target=_blank
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src=http://storage.canalblog.com/10/47/110219/32733179_p.jpg
alt=affiche_La_Rose_pourpre_du_Caire_The_Purple_Rose_of_Cairo_1984_5 style=margin: 0px 5px 5px 0px;
float: left; //apendant des heures, bref, elle serait une parfaite recrue pour Shangols, qui manque
parfois un peu desprit féminin (cest lhiver, besoin de chaleur humaine, hum...). Et pis un
jour, le miracle survient, un des personnages du film, Tom Baxter, la remarque du coin de loeil,
déserte la toile et en avant pour une folle virée... Cecilia est forcément
toute retournée sur le coup mais elle reprend vite ses esprits. Notre Tom, lui,
sétonne que les bagnoles ne démarrent point automatiquement dès quon met ses
fesses sur le siège, ni quaprès un baiser on est droit à un fondu pour pouvoir
faire lamour loin des regards... Cest tout plein de pudeur et dinnocence et le couple Cecilia/Tom
fait parfaitement la paire. En attendant le film dans la salle est en berne, les acteurs font leur
petitenbsp; bouderie à lécran - il y a même un petit air de rébellion
communiste qui ne fait pas de mal -nbsp; et il faut lintervention de Gil Sheperd (qui joue Tom)
pour tenter de persuader son alter ego de retourner là doù il vient. Son
numéro de charme fait un malheur auprès de Cecilia qui se trouve
écartelée entre les deux quot;jumeauxquot;, le réel et son double candide -
deux séquences dailleurs où les deux apparaissent sur la même image et qui sont
montées avec un timing incroyable. Elle fait malheureusement le choix de la
réalité, renvoyant le Tom à son écran, mais se fait, une fois encore,
prendre au piège de la réalité./p p style=text-align: center;a target=_blank
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src=http://storage.canalblog.com/03/77/110219/32733176_p.jpg alt=purple_rose_of_cairo_1985_img2
//a/p p style=text-align: justify;Laction est située pendant les années 30, sur fond
de crise donc, une époque aussi âpre que le mari de Cecilia, aussi violent que
profiteur... Malgré tout, le film baigne dans une sorte dinsouciance comme si létat
desprit de Cecilia, personnage bourré de gentillesse et de candeur, était capable de
rendre son entourage meilleur. Les quelques instants quelle passe avec Tom sont de minuscules
instants magiques où les deux se bercent de leur propre illusion... Le décor de ce
parc dattraction totalement désert en plein automne convient parfaitement pour les isoler du
reste du monde. Par la suite, Cecilia connaît également avec Gil quelques jolis
moments - sur un petit air de ukulélé -, mais elle se fait méchamment
roulée dans la farine. Cela ne lempêche point de garder toute sa foi envers le
cinéma, comme une petite lueur despoir quentretiendait le défilement de la peloche,
retournant presque illico dans la salle de cinoche pour assister à une petite danse entre
Ginger Rogers et Fred Astair (emTop Hat/em, si Imdb nexistait point...). Cest plein dune belle
nostalgie pour ces salles de cinéma à lancienne, comme si elles étaient
habitées par une vraie magie... Dommage que Truffaut soit mort à peine un an avant,
il aurait sûrement apprécié.nbsp; nbsp;nbsp; nbsp; /p

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