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Leur dernier clip vidéo «Stress» était une ode à la violence gratuite.
Pour vendre son nouveau DVD, le groupe Justice n'hésite pas à revenir sur le sujet, cause
d'une immense polémique. Pour le meilleur? Pour le pire d'une réflexion vide,
dénuée de sens. Tout sauf de l'art. Invités à
l'émission « Ce soir ou jamais » (mardi 2
décembre - France 3), les membres du groupe électro-pop Justice sont revenus sur
la polémique née autour de leur clip Stress. Un clip
vidéo diffusé sur internet il y a quelques mois et dont la violence gratuite avait
choqué .
Clichés
Rappelez-vous, tous les clichés de la banlieue y étaient égrainés : des
« jeunes », jamais de couleur blanche, se dirigeaient vers Paris pour casser,
agresser et se battre (voir deuxième vidéo). Une succession d'images qui incitait
à la haine et stigmatisait toute une population. Le tout filmé comme un documentaire
par le réalisateur Romain Gavras (fils de Costa), qui devait croire que sa vision
de la réalité était la réalité. Les habitants de banlieue qui
aspirent dans leur grande majorité à vivre dans le calme apprécieront.
On attendait de sa part, comme des deux membres du groupe de musique électronique
présents sur le plateau (Gaspard Augé et Xavier De Rosnay) quelques explications sur
cette production dérisoire, sans inspiration, ni innovation. Habituellement, une
Å“uvre d'art se passe d'explications. Mais qui peut oser soutenir que cette vidéo
en est une ? Eux.
Double peine
Gaspard Augé en est persuadé. « Est-ce qu'on est
obligé de s'expliquer sur absolument tout lorsqu'on fait de
l'art ? », balbutie-t-il. La posture est facile. Un artiste, il est
vrai, ne porte pas de messages. En revanche, le clip Stress porte le message de la haine
et de la bêtise, produit par des personnes qui n'ont aucune autre envie sincère que de
gagner de l'argent et se faire connaître.
Seule Catherine Deneuve, égarée là après sa propre interview, se met avec
politesse du côté de ces jeunes gens qu'elle ne connaît pas :
« C'est très dérangeant, mais ça me dérange comme j'ai
été dérangée par Orange Mécanique ». Un film d'auteur
sorti en salles, pour lequel les gens avaient payé leur place, en connaissance de cause. Pas
un produit lancé sur le web pour être visionné par n'importe qui, sans
avertissement.
Racollage actif
Romain Gavras lance : « J'invite tous les jeunes de moins de 14 ans
à aller le voir le clip en entier ». L'extrait voulait pourtant tout
dire... Avant de rajouter « ...et de plus de 14 ans ». Pourquoi
inviter des mineurs à regarder cette violence jouée « comme pour de
vrai » par d'autres mineurs ? D'ailleurs, le réalisateur leur a fait tourner
une scène dangereuse, avec un cocktail Molotov... Avec quelles garanties de
sécurité ? Où sont aujourd'hui ces jeunes ? Avaient-ils des
projets ? L'équipe de Justice leur avait-elle fait des promesses pour qu'ils
acceptent ainsi de singer leur propre caricature ?
Cette vidéo n'a même pas été proposée à la télévision.
Elle aurait été interdite aux moins de 16 ans.La diffuser sur le web permettait de
réaliser une magnifique opération marketing. Pour vendre des disques dans un premier
temps. Et des blousons, dans un second temps.
« Les blousons à la croix dans le dos n'ont jamais
existé »
Les protagonistes du clip portaient en effet tous des blousons marqués du logo du groupe,
une croix. Des blousons qui vont, bien sûr, se retrouver par la suite dans le commerce. Or,
les membres du groupe démentent en chÅ“ur : « On a dit
que tout cela n'était pas que pour vendre des blousons (...) C'est une espèce de
quiproquo. Ils n'ont jamais été à vendre. Les blousons avec les croix n'ont jamais
été à vendre. (...) Ces blousons n'ont jamais été en vente. Il n'y a pas
de grosse croix dans le dos. »
En fait, les membres du groupe ont menti en chœur. Marianne2 a joint par
téléphone le très chic magasin parisien Colette. Un responsable des ventes a
confirmé que des blousons Justice, avec une croix brodée dans le dos (rien
d'artisanal) ont bien été vendus. Et vendre des blousons, même en édition
limitée, c'est toujours plus facile lorsqu'on les a « vus sur
internet ». Surtout dans un clip aussi sulfureux.
Mais ce n'est pas la seule vertu de ce film : il a aussi fait vendre des disques. Sans lui,
Stress aurait fait un flop. Pas étonnant, ce titre était peu novateur. Le
premier succès du groupe (D.A.N.C.E) n'est d'ailleurs qu'une resucée du
thème des Baby's Gang, Happy Song
.
Ainsi, Xavier de Rosnay explique: « Les premiers effets (de la vidéo) qu'on a
constaté, c'était le moment où on entrait dans les festivals d'été, on a
remarqué que les gens, maintenant qu'ils avaient réussi à relier une image forte
à cette musique là, le morceau marchait dix mille fois mieux qu'avant c'était
parfait pour nous. (...) C'était une bonne opération. »
L’Encyclope Wickipedia se marre bien après avoir
récolté 890′000$ d’une fondation américaine pour apparemment
attirer de nouveaux auteurs.
La Stanton Foundation a ouvert son portefeuille pour voir apparaître des outils en
ligne devant faciliter l’édition sur l’encyclopédie en ligne.
La directrice de Wikimedia, Sue Gardner, dit que l’Encyclope attire des auteurs ayant une
compréhension technique de modérée à haut niveau mais exclut un
certain nombre de personnes “intelligentes” qui en savent beaucoup mais qui
n’ont pas forcément les compétences techniques pour pouvoir contribuer.
Elle dit qu’une des priorités est d’attirer ces gens et de les persuader
à participer à l’écriture de l’encyclopédie.
L’Encyclope va donc payer des gens qui mettront en lumière les obstacles
empêchant certains savants de participer à Wikipedia.
Mais à moins d’arriver à se débarrasser des experts en eau chaude et
des agents de magazines rivaux tentant d’éliminer la concurrence il n’y a
aucun intérêt.
Peu de gens sont prêts à consacrer quelques heures pour le partage
d’informations avec des individus qui décident sans aucune compétence de ce
qui est bon ou non à connaître et faire connaître.
L’auteur de cette note, Nick Farrell, a passé 4 heures à écrire une
biographie pour la voir disparaître du cyber-espace sous prétexte que les
éditeurs de Wikipedia ne croyaient pas qu’elle était véridique
même si elle résultait d’une interview avec la personne en question.
Il ne faut pas être devin pour imaginer que ceux qui en savent long sur un sujet
n’ont aucune envie d’avoir à faire avec des éditeurs ignorants
prêts à tailler dans leur travail juste pour prouver au monde qu’ils sont
désepérément à la recherche d’une vie sociale.
p class=MsoNormalAu nom de l’UE, a
href=http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/05/01003-20081205ARTFIG00048-le-dalai-lama-invite-l-europe-au-dialogue-et-a-la-fermete-.php
Nicolas Sarkozy reçoit le Dalaï Lama/a, profitant de l’occasion pour
s’affirmer comme un dirigeant suffisamment fort pour résister à la a
href=http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/12/04/pour-la-chine-la-france-est-le-maillon-faible-de-l-europe_1127070_3216.html
pression/a de la puissance chinoise. S’il est parfaitement respectable de faire savoir
à l’Etat chinois que l’UE se passe de son avis sur les personnalités
qu’elle reçoit, on peut être en revanche dubitatif devant ce choix de faire du
cas tibétain une cause symbolique. La Chine a, entre autres, deux problèmes
qu’il convient de bien distinguer./p p class=MsoNormalLe premier, c’est son
Etat : autoritaire, violent, dirigiste, hostile à tout progrès des
libertés individuelles, politiques et religieuses. La grande majorité des chinois a
toutes les raisons d’être mécontente de ce régime./p p class=MsoNormalQue
faire, vu d’une démocratie libérale, pour aider les ressortissants d’une
dictature ? Il y a plusieurs doctrines, des plus interventionnistes qui
considèrent que l’on peut imposer de force un changement de régime, car la
démocratie, la liberté, l’Etat de droit et les droits de l’homme, quand
on y goûte, on devient accroc, aux plus isolationnistes, qui estiment qu’il ne faut pas
chercher à imposer nos valeurs à d’autres civilisations. Entre les deux, on
admet généralement qu’il est important de tenir un discours intransigeant.
D’une part, pour faire ihonte/i aux dirigeants en question sur la scène internationale
(mouais...). D’autre part, pour être entendu par la population concernée. On
peut penser que, d’une manière ou d’une autre, les chinois entendent les
messages critiquant la brutalité de leur régime. Entendre ce genre de messages peut
les inciter à s’opposer ou les encourager s’ils le font déjà. Or,
l’angle privilégié par lequel on attaque le régime chinois n’est
pas celui de sa brutalité vis-à-vis de sa population, mais un sujet sur lequel on
prend la population chinoise à rebrousse-poil : le Tibet./p p class=MsoNormalCar
le Tibet est un autre problème chinois, qu’il convient de bien distinguer du premier.
Certes, lorsque l’armée chinoise intervient contre des moines tibétains, elle
fait la preuve de son peu de respect pour la personne humaine. Mais c’est le cas au Tibet
comme ailleurs. Fondamentalement, la question tibétaine n’est pas différente de
toutes les situations dans lesquelles une région périphérique d’un grand
pays réclame son indépendance ou son autonomie. Le Tibet en Chine, c’est
l’Ossétie du sud en Géorgie, le Kurdistan en Iraq et en Turquie ou
l’Eelam Tamoul au Sri Lanka. Or, dans ce genre de situations, il y a deux
constantes : 1- la situation est souvent trop complexe pour désigner le camps
des gentils et le camps des méchants, et 2- la population de l’Etat central est
généralement irritée dans son patriotisme quand elle voit qu’une partie
du corps national se désolidarise du tout./p p class=MsoNormalCes deux points sont
remarquablement vrais dans le cas du Tibet. Pour le 1-, les rapports entre le Tibet et
l’empire chinois ont toujours été a
href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Tibet#Rapports_entre_la_R.C3.A9publique_populaambigus/a, celui-ci
apportant son soutien administratif et militaire à une autorité religieuse dont elle
reconnaissait la légitimité. Dans ces conditions, les défenseurs de la cause
tibétaine peuvent expliquer que les troupes de Mao ont envahi un pays indépendant en
1950, tandis que d’autres, à l’instar de Jean-luc Mélenchon, rapprochent
cette invasion de la guerre en Vendée pendant la révolution Française, en
faisant une affaire sino-chinoise./p p class=MsoNormalAutre élément de
complication : selon la définition que l’on retient de ce qu’est le
Tibet, celui-ci peut représenter une partie substantielle de la superficie chinoise./p p
class=MsoNormalPar ailleurs, on peut être sceptique devant l’idée que
l’instauration d’une théocratie au Tibet serait un facteur de progrès des
droits de l’homme et de la démocratie./p p class=MsoNormalLe point 2-, pour sa part,
est très important dans le cas tibétain. C’est pour cette raison qu’il
est important de distinguer le problème posé par la brutalité du régime
chinois de la question tibétaine. Car, quoi qu’ils pensent de leur gouvernement, les
chinois n’ont pas du tout envie de se voir dépossédés d’une partie
de leur territoire. Il y a peut être des centaines de millions de chinois qui rêvent de
démocratie, et qui aiment entendre des messages de soutien contre la dictature qui les fait
souffrir, mais qui se sentent insultés quand ils entendent l’occident
s’époumoner aux cris de «Â free Tibet ». Lorsque,
quelques semaines avant les jeux olympiques, des extrémistes tibétains organisent des
pogroms en assassinant des commerçants dont le seul tort était d’être
chinois, l’armée chinoise, qui n’est pas tendre d’habitude, est intervenue
avec la barbarie qu’on imagine. L’occident s’insurge alors contre la
«Â répression », fournissant ainsi au régime
chinois de quoi soigner sa communication interne et sa cohésion nationale. Car une justice
respectueuse de l’Etat de droit aurait été moins expéditive, aurait
assuré le droit de la défense, aurait permis un procès équitable, mais
elle aurait néanmoins, et c’est heureux, réprimé de tels meurtres.
Voilà donc le message que les média officiels chinois ont fait passer à leur
opinion : «Â voyez ces extrémistes qui ont massacré des
chinois ? Eh bien sachez qu’ils sont défendus par l’occident qui
s’insurge de ce que nos militaires soient allés ramener
l’ordre ». Et lorsque le citoyen chinois cherche à s’informer
ailleurs que dans les média officiels, il voit qu’effectivement, l’occident
n’est intéressé que par la liberté du Tibet./p p class=MsoNormalSoyons
bien clair : mon argument n’est pas démographique. Il ne s’agit pas
de dire que les tibétains ont tort parce qu’ils sont moins nombreux que les chinois.
Je m’étonne juste de ce qu’on se mette à dos plus d’un milliard de
chinois en défendant une cause dont le bien fondé est peu évident, alors
qu’on pourrait s’attirer leur sympathie en défendant leur liberté, au
moins en paroles. L’explication est peut-être que la motivation des défenseurs
de la cause tibétaine est moins la promotion des droits de l’homme que la fascination
ésotérique qu’inspirent à des occidentaux désenchantés des
moines qui parviennent à trouver leur équilibre intérieur en
s’emmitouflant dans des draps jaunes et en faisant
«Â hooooom » toute la journée./p p class=MsoNormalPour
les défenseurs de la modernité, en revanche, il me semblerait opportun de remplacer
le «Â free Tibet » par un «Â Free a
href=http://fr.wikipedia.org/wiki/Hu_JiaHu Jia /a»./p
img src=http://www.blogotheque.net/IMG/arton4561.jpg alt= align=right width=614 height=184
class=spip_logos / div class='rss_texte'p class=spipstrong class=spipa
href=http://strictement-confidentiel.com/content/view/87/58/ class=spip_outYannick Bourg/a est,
entre autres choses, écrivain. Il publie sous le pseudonyme de Jean Songe des bouquins aux
titres pour le moins renversants (i class=spipTout ce que je sais vient du noir/i), il collabore
à la revue a href=http://strictement-confidentiel.com/ class=spip_outStrictement
confidentiel/a (i class=spipfull disclosure/i : une revue qui invite votre serviteur de temps
à autre), a publié une biographie des Cramps, fréquenté les NTM et
confesse un ego en parpaing de cathédrale. Il est tombé fou amoureux des a
href=http://www.blogotheque.net/?page=motid_mot=955 class=spip_outWalkmen/a et a gentiment
accepté que a href=http://strictement-confidentiel.com/content/view/722/45/ class=spip_outsa
chronique/a soit reproduite ici./strong/p p class=spipCe fut ma chanson de l'automne : “I
Lost you”. Celle qui me disait que j'éprouvais encore des émotions, des
désirs, que j'étais en vie, que je n'étais pas une coquille vide, et que les
body-snatchers ne m'avaient pas encore vidé de toute ma substance. Pourtant cette chanson me
laissait hagard devant le passage à niveau, à fixer le feu rouge de son signal
clignotant, les poings enfoncés dans les poches, à me demander de quoi demain sera
fait et avec qui. C'est une chanson pour ceux qui se sentent perdus, même chez eux, surtout
chez eux. Ils regardent par la fenêtre, immobiles, sans voix, mais à
l'intérieur, ils tremblent, ils hurlent, ils se mordent le cÅ“ur./p p
class=spipAprès ma chanson de l'automne, il y a eu mon album de l'automne : i class=spipYou
Me/i. Et ça tombe bien, “I Lost You” figure sur i class=spipYou Me/i, des divins
(je n'ai pas peur d'employer des grands mots...) Walkmen, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam
(ça va être une chronique biblique, je le sens) avant que je ne me fasse percuter les
oreilles, le cœur et tous les organes par cette chanson./p p class=spipCe qui frappe
d'emblée, alors que les deux premiers morceaux ne sont pas les meilleurs (ce sont
peut-être même les plus faibles), c'est la qualité de la production, un soin
très particulier accordé au son : c'est un disque humide. La section rythmique est
légère comme une onde, évoluant juste sous la surface, les cascades de guitare
sont à la fois cristallines et crispantes, mais toujours surprenantes (il faudra attendre la
dernière ballade, “If Only It Were True”, pour entendre ce qui ressemble
à un solo, et encore, juste un squelette), les cordes ruissellent comme une pluie sur une
vitre, redoublées par les claviers, avant que la voix d'Hamilton Leithauser n'accomplisse
des prodiges (je n'ai pas dit miracles, oh, bon Dieu)./p centerobject width=425 height=344param
name=movie value=http://www.youtube.com/v/EXQ-BNiR9vUhl=frfs=1/paramparam name=allowFullScreen
value=true/paramparam name=allowscriptaccess value=always/paramembed
src=http://www.youtube.com/v/EXQ-BNiR9vUhl=frfs=1 type=application/x-shockwave-flash
allowscriptaccess=always allowfullscreen=true width=425 height=344/embed/object/center p
class=spipLes choses sérieuses commencent avec “On The Water”, et toujours ce
son qui vous enveloppe, dans lequel on plonge et qui vous entraine de plus en plus profond, avant
le premier choc de “In The New Year” et ses accords qui font comme les bulles d'azote
dans les os des plongeurs de haut-fond. Puis il y a la valse de “Seven Years Of Holidays (for
Stretch)”, et ses violons (ai-je bien entendu des violons, je n'en suis pas sûr), dans
une ambiance de station balnéaire d'arrière-saison, et des images surgissent, les
parasols repliés, les rideaux tirés, les cafés déserts, le vent qui se
lève, l'air salin, et les vagues qui gonflent (l'eau, toujours), mais ce n'est (presque)
rien en comparaison des quatre chansons qui suivent et s'enchainent, soit quatre plongées
abyssales dans un disque qui en compte au moins sept (sur 14 titres, pour un total d'un peu plus de
50 minutes de musique, ce qui fait environ 25 minutes de beauté, et, en l'état des
choses, je ne crache pas sur 25 minutes d'arrachement à la gravité dans une
journée de 24 heures)./p style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style
div class='spip_doc_titre track' a href='http://download.blogotheque.net/Audio/RedMoon.mp3'
rel='enclosure'The Walkmen - Red Moon/a /strong/div p class=spipDans “Red Moon”, il y a
cette phrase qui me tue, i class=spiptomorrow morning I hope to be home, by your side/i (demain
matin, j'espère être à la maison, à tes côtés) et la
façon bouleversante qu'a de la chanter Leithauser (ça débute vers 56 secondes,
écoutez attentivement), les mêmes frissons et les mêmes larmes reviendront dans
“I Lost You” avec la phrase i class=spipthe windows are shakin' and so are my bones/i
(les fenêtres tremblent tout comme mes os). “Canadian Girl” est la chanson la
plus joyeuse (si ce qualificatif peut s'appliquer aux Walkmen...). “Four Provinces” et
“Long Time Ahead Of Us” suintent la poisse, (i class=spipbad luck/i), sonne le glas,
vapeurs élégiaques./p p class=spipRestent les mots, avec mon anglais
d'arrière-cuisine, que je saisis au vol, des mots comme stars, night, darkness, moon,
clouds, sky', et, bien sûr you et us. Je n'ai pas besoin d'en savoir plus. Je me fous de ne
pas comprendre les paroles, je préfère, je me laisse embarquer par la voix. De toute
façon, on est placé sous le signe (de croix) du i class=spipIt's all over/i (Tout est
fini)./p p class=spipCe que je tiens à préciser, c'est que je suis d'une humeur de
chien lubrique, enragé et neurasthénique, ce n'est pas incompatible. J'ai envie de
baiser toutes les jolies femmes que je croise, d'étrangler mes frères humains, de me
foutre contre un platane. (Je trouve que les critiques devraient préciser dans quel
état d'esprit ils se trouvent au moment de rédiger leur billet. Si on vient de subir
un toucher rectal, on n'est pas disposé pareil que si on sort d'un bon repas...) Et ce
disque me sauve. C'est un grand disque de blues homéopathique, qui échappe à
tous les canons du blues, mais qui soigne les troubles bipolaires./p p class=spipAmen./p p
class=spipstrong class=spip i class=spipYannick Bourg/i /strong/p p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Bandeau par a
href=http://www.flickr.com/photos/robindua/2968345035/in/set-72157608322305258/ class=spip_outRobin
Dua/a pour a href=http://www.flickr.com/photos/fotodigg/2970032428/ class=spip_outDigg.be/a/p/div
Vous avez peut être vu comme moi le reportage
d’Envoyé Spécial dédié à Facebook. Je ne pensais que
cette émission provoquerait un pic d’adrénaline. Tout d’abord
félicitations à France2 d’avoir attendu que Facebook atteigne 5 millions
d’utilisateurs (même un peu plus et non 4 comme précisé dans le
reportage) pour s’intéresser au phénomène. C’est peut être
un peu tard pour parler de “nouveauté”. Le reportage n’a pas
évoqué ce qui a mon sens est unique et sans précédent sur le net en
France.
Facebook n’a toujours pas de bureau en France (cela
devrait bientôt être le cas mais rien n’a été dit sur le
sujet alors que l’information est disponible publiquement) et avait déjà plus
d’un million d’utilisateurs avant même que le site ne soit traduit. Mais bien
entendu cela était bien moins important que de consacrer l’essentiel du reportage au
côté “obscur” du site. Car Facebook c’est avant tout un
piège à la vie privée et un nouveau monstre dont il faut se méfier.
Il a fallu attendre la fin du reportage pour que le journaliste précise qu’il existe
des contrôles très simple pour faciliter la distribution de l’information.
“T’es sur Facebook ?” : une question en forme de cri de
ralliement pour la planète entière… Avec 150 millions d’utilisateurs
dans le monde et plus de 4 millions en France, Facebook est devenu un phénomène de
société. Ce site de réseau social permet de créer autour de soi une
véritable communauté pour échanger avec ses amis, retrouver des copains
d’enfance, partager des photos, des potins et bien d’autres choses. En à peine
deux ans, le site a révolutionné la façon de communiquer, comme le
téléphone portable ou les mails en leur temps. Derrière ce succès, un
jeune homme, Mark Zuckerberg, devenu milliardaire à 24 ans et qui a eu cette idée
de génie dans sa chambre d’étudiant sur le campus de la prestigieuse
université de Harvard. Aujourd’hui, même Barack Obama l’a adopté
pour faire campagne et devenir le nouveau président des Etats-unis. Envoyé
Spécial s’est créé un profil sur Facebook pour tenter de comprendre ce
qui explique l’engouement autour du site mais aussi les risques pour la vie privée
de chacun.
Rien, je dis bien RIEN n’a été dédié aux opportunités
qu’offre Facebook, au nombre de personnes qui ont trouvé un boulot, un investisseur,
aux ONGs et aux fonds collectés….Je ne comprends pas cette obsession très
française à voir le mal dans ce qui est nouveau. Le conseil du journaliste en fin
de reportage est de ne pas s’inscrire à Facebook. Fabuleux! Les lois de
l’audimat et celles du web sont bien différentes…Ah oui est Facebook est la
nouvelle plateforme pour trouver de la drogue…
Je passe sur le nombre d’imprécisions: la première Mark Zuckerberg est
millardaire. Non il n’est pas millardaire. Du moins pas encore. Il l’est très
très virtuellement. Précision et non des moindre. Deuxième
imprécision: les réseaux sociaux ne sont pas un phénomènes nouveaux.
Ils existent depuis plusieurs années Friendster, LinkedIN existent depuis plusieurs
années. Y compris en France.
Voilà ce qu’il se passe quand la télé parle d’un sujet
qu’elle ne comprend pas. Je suis presque convaincu que tous ceux qui utilisent Facebook et
qui ont vu ce reportage ont les cheveux qui se dressent. Vouloir à tout pris faire du
sensationnel bas de gamme avec une société aussi observée et suivie que
Facebook n’était pas forcément une bonne idée. Ce côté
big brother/pornographique à outrance est assez lassant. J’avais envie de faire un
billet équilibré mais après tout le reportage ne l’étais pas
non plus. J’attends de lire vos réactions ci dessous
ps: au passage un groupe facebook a
été créé sur l’emission…Mais cela
l’émission n’a pas pu en parler. Lisez d’ailleurs les réactions.
Il n’y a pas équivoque..
ps2: déjà un groupe pour
“virer” les deux gamines de 14 ans sur Facebook.
Vous avez peut être vu comme moi le reportage
d’Envoyé Spécial dédié à Facebook. Je ne pensais que
cette émission provoquerait un pic d’adrénaline. Tout d’abord
félicitations à France2 d’avoir attendu que Facebook atteigne 5 millions
d’utilisateurs (même un peu plus et non 4 comme précisé dans le
reportage) pour s’intéresser au phénomène. C’est peut être
un peu tard pour parler de “nouveauté”. Le reportage n’a pas
évoqué ce qui a mon sens est unique et sans précédent sur le net en
France.
Facebook n’a toujours pas de bureau en France (cela
devrait bientôt être le cas mais rien n’a été dit sur le
sujet alors que l’information est disponible publiquement) et avait déjà plus
d’un million d’utilisateurs avant même que le site ne soit traduit. Mais bien
entendu cela était bien moins important que de consacrer l’essentiel du reportage au
côté “obscur” du site. Car Facebook c’est avant tout un
piège à la vie privée et un nouveau monstre dont il faut se méfier.
Il a fallu attendre la fin du reportage pour que le journaliste précise qu’il existe
des contrôles très simple pour faciliter la distribution de l’information.
“T’es sur Facebook ?” : une question en forme de cri de
ralliement pour la planète entière… Avec 150 millions d’utilisateurs
dans le monde et plus de 4 millions en France, Facebook est devenu un phénomène de
société. Ce site de réseau social permet de créer autour de soi une
véritable communauté pour échanger avec ses amis, retrouver des copains
d’enfance, partager des photos, des potins et bien d’autres choses. En à peine
deux ans, le site a révolutionné la façon de communiquer, comme le
téléphone portable ou les mails en leur temps. Derrière ce succès, un
jeune homme, Mark Zuckerberg, devenu milliardaire à 24 ans et qui a eu cette idée
de génie dans sa chambre d’étudiant sur le campus de la prestigieuse
université de Harvard. Aujourd’hui, même Barack Obama l’a adopté
pour faire campagne et devenir le nouveau président des Etats-unis. Envoyé
Spécial s’est créé un profil sur Facebook pour tenter de comprendre ce
qui explique l’engouement autour du site mais aussi les risques pour la vie privée
de chacun.
Rien, je dis bien RIEN n’a été dédié aux opportunités
qu’offre Facebook, au nombre de personnes qui ont trouvé un boulot, un investisseur,
aux ONGs et aux fonds collectés….Je ne comprends pas cette obsession très
française à voir le mal dans ce qui est nouveau. Le conseil du journaliste en fin
de reportage est de ne pas s’inscrire à Facebook. Fabuleux! Les lois de
l’audimat et celles du web sont bien différentes…Ah oui est Facebook est la
nouvelle plateforme pour trouver de la drogue…
Je passe sur le nombre d’imprécisions: la première Mark Zuckerberg est
millardaire. Non il n’est pas millardaire. Du moins pas encore. Il l’est très
très virtuellement. Précision et non des moindre. Deuxième
imprécision: les réseaux sociaux ne sont pas un phénomènes nouveaux.
Ils existent depuis plusieurs années Friendster, LinkedIN existent depuis plusieurs
années. Y compris en France.
Voilà ce qu’il se passe quand la télé parle d’un sujet
qu’elle ne comprend pas. Je suis presque convaincu que tous ceux qui utilisent Facebook et
qui ont vu ce reportage ont les cheveux qui se dressent. Vouloir à tout pris faire du
sensationnel bas de gamme avec une société aussi observée et suivie que
Facebook n’était pas forcément une bonne idée. Ce côté
big brother/pornographique à outrance est assez lassant. J’avais envie de faire un
billet équilibré mais après tout le reportage ne l’étais pas
non plus. J’attends de lire vos réactions ci dessous
ps: au passage un groupe facebook a
été créé sur l’emission…Mais cela
l’émission n’a pas pu en parler. Lisez d’ailleurs les réactions.
Il n’y a pas équivoque..
ps2: déjà un groupe pour
“virer” les deux gamines de 14 ans sur Facebook.
Nombre de vous ont succombé aux charmes des distributions Ubuntu, Mandriva, OpenSuse et
j'en passe.
Aujourd'hui j'aimerai vous parler d'une distribution qui me tient à coeur et sur laquelle
je tourne depuis maintenant un moment.
Je vais donc vous faire découvrir le monde magique d'Archlinux tout en effectuant une
comparaison vis à vis d'une Débian/Ubuntu. Je ne porte jugements sur ni l'un ni
l'autre, c'est uniquement pour vous montrer les différences qui peuvent exister, libre
à vous de vous faire votre avis.
Son principe
Archlinux est là pour vous fournir un système simple (léger) et
performant.
C'est une "rolling release" ce qui veut dire que les mises à jours se font au fil du temps
et non périodiquement ( comme Ubuntu qui propose une nouvelle "upgrade" tous les 6
mois).
Vous aurez donc un système récent tout en restant stable.
L'installation Une interface graphique vous est proposée et vous permet d'installer le
système de base. Au redémarrage vous tomberez donc nez à nez avec une
interface en ligne de commande. Il sera de votre devoir d'installer le serveur Xorg, Gnome, Kde,
etc selon vos goûts.
Archlinux vous fournit donc un système light mais sans frioritures, il n'y a pas
d'éléments inutiles installés.
La configuration après l'installation Il vous faudra, comme bon nombre de packages comme
sous Débian/Ubuntu , configurer certains éléments de votre système vous
n'y manquerez pas (Xorg.conf , etc ...).
Contrairement à Débian/Ubuntu , Archlinux ne lance pas automatiquement les
logiciels/modules installés (comme apache2 par exemple).
Il vous sera incombé de définir les modules et démons que vous voulez charger
au démarrage dans le fichier rc.conf.
Vous saurez donc exactement ce qui sera lancé car il vous faudra l'avoir
déclaré, ce qui est plutôt intéressant pour ceux désirant garder
un système propre et sous contrôle.
La configuration en générale : La configuration de vos applications ne sera pas
déroutante, tout sera plus ou moins identique.
Le gestionnaire de paquets : Archlinux possède un gestionnaire de paquets se nommant
"pacman", ici tout se passe en ligne de commande (du moins je ne suis pas encore tombé sur
un GUI, cela serait inutile par ailleurs).
Pacman prend des arguments sous une forme d'"arbre":
Imaginons que vous voulez mettre à jours vos dépots et votre système, vous
rentrerez cette commande :
pacman -Syu
La première lettre en majuscule constitue le type de tâche (S comme , Q comme query,
etc).
Viennent s'ajoindre d'autres lettres définissant l'action à effectuer (y =>
synchronize, u => upgrade).
Equivalent Débian/Ubuntu :
apt-get update && apt-get upgrade
Les commandes sont donc facilement mémorisables.
Un autre example, je recherche si le packet teeworlds est présent dans les dépots
:
pacman -Ss teeworlds
sous Débian/Ubuntu :
apt-cache search teeworlds
Yaourt Yaourt est un pacman 'amélioré' apportant la coloration de certains
éléments mais intégre aussi AUR.
AUR (ArchLinux User-community Repository) est un dépôt maintenu par la
communauté vous y trouverez donc de nombreux éléments supplémentaires
prêt à être installés.
La communauté
La communauté d'archlinux est vraiment réactive et propose des Wikis (en/fr)
très complet.
Il est vraiment rare le cas où vous ne trouverez pas réponse à votre
question.
Bilan Cette distribution est à mon avis déconseillée aux débutants, il
est préférable que ceux-ci s'orientent vers une Debian/Ubuntu/etc un peu plus
clés en main.
Par contre si vous avez envie de mettre un peu plus les moins dans la camboui, Archlinux vous
comblera. ;)
Par Hervé Nathan. La Commission européenne sera la première grande perdante de
la récession. Déjà discrète depuis la crise, éclipsée par
la Banque Centrale Européenne, elle voit aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de son discours de
Douai remettre en question la concurrence au sein de l'Union. La
récession, ou du moins sa perspective, a déjà fait une victime : la Commission
européenne. Depuis le début de la crise, on s’était habitué
à son effacement. Lors des « G4 », ou des « eurogroupes des
chefs d’Etats et des gouvernements » les dimanches à Paris, on
s’était habitué à la mise en scène très sarkozienne.
Le prochain mandat de Barroso
Le « président de l’Europe », c’est-à-dire le
nôtre, présentait les décisions au nom de ses collègues, puis le
président de la Commission européenne, José Manuel Barroso intervenait pour se
féliciter de la qualité des débats, de l’extrême
vélocité des dirigeants des Etats-membres, et enfin pour assurer que la Commission
ferait en sorte que les mesures seraient appliquées par Bruxelles.
La Commission qui se voulait, depuis le Traité de Rome en 1957, le
« cÅ“ur » ou le « moteur » de la
construction européenne s’est réduite à un simple
secrétariat. Il existe une explication (partielle), qui court dans les couloirs de
Bruxelles : Barroso ne songe qu’à son deuxième mandat, après les
élections européennes de 2009. Il ne voudrait en aucun cas fâcher les grands
chefs d’Etat qui ont le pouvoir de proposition à ce poste.
Trichet... apprécié
Devenue si discrète, la Commission a même été éclipsée
dans la crise par la Banque Centrale Européenne (BCE) de Jean-Claude Trichet. Il est vrai
que la Banque Centrale a, elle, quelques utilités, et pas des moindres : c’est
elle qui sauve d’abord les banques privées en facilitant leur refinancement par
centaines de milliards d’euros, elle baisse les taux, certes en traînant les pieds,
mais elle les baisse.
De plus Jean-Claude Trichet, qui est un ancien très haut fonctionnaire français, a le
sens du pouvoir. Depuis quelques temps, il soutient constamment la position française,
éventuellement contre Bruxelles. Ce qui explique que Nicolas Sarkozy a cessé de
critiquer Jean-Claude Trichet en public ! Et en privé, à l’Elysée,
on trouve beaucoup de qualités à l’ancien gouverneur de la Banque de
France...
Concurrence en pause
Mais l’annonce du plan de relance aujourd’hui 4 décembre est l’occasion
pour Nicolas Sarkozy de pousser le bouchon plus loin. A Douai, le président français
a réclamé fermement la mise entre parenthèse des règles de la
concurrence. Sarkozy n’a cité aucun nom, mais la commissaire européen
à la concurrence, Nelly Kroes, est devenue la bête noire de Paris depuis qu’elle
s’est mise en travers du plan français de soutien aux banques.
Pour résumer, Nelly Kroes trouve, avec raison, que Paris fait un cadeau aux banques
françaises. L’Etat leur permet d’accéder à un refinancement public
de 40 milliards d’euros pour un taux d'intérêt de 8% alors que les Britanniques
exigent 12% à la Royal Bank of Scotland (RBOS). Mais là où elle se trompe,
c’est qu’elle prétend que cela fausserait la concurrence : des banques
françaises ayant un accès à de l’argent moins cher pourraient
prêter aussi moins cher à leurs clients et chiper ainsi des parts de marché
à des concurrentes.
Tout rouge
Réponse d’un haut fonctionnaire français : « si
des banques britanniques venaient démarcher des entreprises françaises pour leur
prêter de l’argent, cela se saurait ! ». Nelly Kroes a juste
oublié qu’il n’y a plus de vrai marché du crédit en Europe !
(Lire aussi le blog de Jean
Quatremer , même si l’on n’est pas d’accord.)
Du coup le gouvernement français s’est fâché tout rouge, et entend que la
Commission appose son tampon sur le plan de soutien avant le conseil européen du 11
décembre. Et plus vite que ça !
Sarkozy a néanmoins senti le vent tourner, il cherche désormais à rogner les
pouvoirs de Bruxelles en matière de concurrence. La France n’est pas seule. Le
même jour, Angela Merkel, qui elle aussi attend que Nelly Kroes approuve son plan bancaire,
s’écriait : « pendant la crise, changeons la réglementation
sur les aides publiques ». C’est attaquer la commission au
cÅ“ur, puisqu’en la matière elle a un pouvoir indépendant des
gouvernements des Etats membres.
Ne pas délocaliser... et acheter des produits chinois ?
Pour Nicolas Sarkozy, annihiler Bruxelles est d’autant plus stratégique que les aides
françaises à l’automobile auront comme condition un engagement de non
délocalisation, y compris en Europe, ce qui serait contraire au droit européen.
Un match entre les « gnomes de Bruxelles » et les « arrogants de
Paris » est donc en cours. On a évidemment envie de soutenir le champion
national. Sauf lorsqu’on lit une dépêche de l’AFP. Celle-ci rapporte
qu’au sommet de ASEM (Asia-Europe Meeting), un porte parole du Quai d’Orsay a
déclaré : « tout doit être fait pour favoriser les
échanges économiques entre l’Europe et la Chine ». A quoi bon
lutter contre les délocalisations en Europe si c’est pour acheter des produits chinois
?
Le principe est magnifiquement simple : puisque nous ne désirons en aucune manière
interférer avec les petites affaires de la grande criminalité en cols blancs, nous
allons frapper à bras raccourcis sur les peccadilles des cols bleus, maos et claudine. Faute
d'avoir envie d'aller chercher le fric soi-disant évaporé pendant la crise
financière et qui ronronne dans les paradis fiscaux, nous allons traquer vos chères
têtes blondes ou crépues (surtout crépues, quand même !) jusqu'au fond
des chiottes de maternelles, ces repères de surdiplômés torcheurs de petits
culs potelés de graines de délinquants à la couche garnie de beuh ! Ces
actions ne changeront pas grand-chose à la déliquescence sociale galopante et
n'amélioreront en rien les conditions de vie de millions de Français, mais au moins,
elles auront le mérite de frapper les esprits et de bien montrer à tous qui
détient l'autorité et qui a forcément tort. (...)
Woaw, comment ça fait trop envie de transporter son iPhone à la ceinture, hein ! Non
? Bon, ça n'est pas la peine d'en dégoûter les autres, alors on se tait et on
lit la suite : Speck propose le QwickDraw, un « holster » en cuir qui permet de faire
tenir le smartphone bien comme il faut. De plus, avec sa conception il est possible de retirer
rapidement le mobile sans coup férir, ouais, comme...br/ br/ Merci de passer nous voir pour
lire cette actu en entier ;-) pa href="http://feeds.feedburner.com/~a/iTrafik?a=7obM4H"img
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J'aime beaucoup le cinéma, c'est presque sensuel. J'aime entrer dans l'univers d'un
créateur et en ressentir ce qu'il fait passer. Ce que montre cette biographie de Tati par
Jean-Philippe Guérand aux éditions Gallimard/Folio c'est que pour le créateur
de monsieur Hulot le cinéma était vital. Jacques Tatischeff est né dans une
famille riche et cossue de la banlieue aisée, au Pecq. C'est un fils de famille un rien
paresseux aux yeux de son père, farceur et rigolard, qui va finir par trouver sa vocation
dans le music-hall et la pantomine. Certes, le problème de cette biographie, comme d'autres
ouvrages de ce genre, c'est de sombrer dans l'hagiographie ce qui est parfois un peu
pénible. Ce n'est pas parce que Tati se voyait comme un artiste maudit que c'était un
artiste maudit. Malgré tout, on comprend très bien le processus de création
des films et entre les lignes la folie des grandeurs qui a saisi le cinéaste au moment de
"Playtime". Quand Tati tourne "Jour de fête", il préfigure en somme le
néoréalisme en France. "Les vacances de monsieur Hulot" c'est la continuation des
films comiques muets américains, les dialogues sont pour la plupart totalement absurdes
à dessein. "Mon oncle" est déjà plus intellectualisé. Quant à
"Playtime", Tati entreprend de vouloir dénoncer la société moderne
spectaculaire. Très bien, mais il s'y perd et surtout il n'est plus vraiment drôle.
C'est d'ailleurs sa volonté, il vaut un rire "intelligent". Jean-Philippe Guérand
assure qu'il veut prendre le spectateur pour un adulte, et l'entraîner à
réfléchir sur ce qui le fait rire.
Très bien, c'est tout à fait méritoire mais le film en devient très
ennuyeux. Personnellement, je vais commettre un crime de lèse-génie
estampillé, Tati étant maintenant une icône intouchable, je m'embête
comme un rat mort devant "Jour de fête", sauf pendant les scènes de la fête du
village et le monologue de la vieille paysanne, que je croyais actrice amateur alors que
c'était un acteur travesti. Je regarde "les vacances de Monsieur Hulot" avec plaisir d'un
bout à l'autre mais "Mon oncle" n'éveille au mieux qu'un ennui distingué,
c'est déjà ça, un peu comme les dessins de Sempé que Tati
appréciait d'ailleurs. J'aime bien le rire énorme, dévastateur, le rire
caustique qui pointe aussitôt les ridicules et les rend définitivement grotesques
comme dans "les producteurs" de Mel Brooks, mais les petits détails réputés
pittoresques de "Trafic" ou encore "Playtime" me font suer. Je n'ai pas envie que l'on pointe les
moments où je dois rire, ceux où je dois réfléchir, ce que cela doit
m'inspirer. je n'aime pas avoir besoin d'un plan, d'un itinéraire fléché pour
regarder un film.
Ce qui reste de Tati, ce qui lui a survécu, c'est la figure de monsieur Hulot,
l'archétype du français distrait et rêveur, mais complètement
rétif à l'instinct grégaire. Et finalement, le cinéaste avait le
défaut très répandu de l'auteur français, le complexe du "chef
d'oeuvre". Il manquait un peu d'humilité. Je préfère la démarche de
Serrault qui tournait souvent des sottises en toute conscience parce qu'il y avait toujours quelque
chose à sauver et que la vie était de jouer quand même, pour donner aux autres
sans se poser de questions et non en s'introspectant constamment et avec délices ainsi que
Tati le faisait, rendant fous la plupart de ses collaborateurs qui finirent tous par quitter le
navire. Enfin, j'aime énormément l'idée de François Truffault d'inclure
monsieur Hulot dans "Baisers volés", une idée absurde, mais drôle et
généreuse.