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1 days and 1 hours ago
pAujourd#39;hui à partir de 15h, a href=http://www.lors.fr/chat20081204/
target=_blankValérie Pécresse répondra donc en quot;directquot; et en
quot;tchatquot;/a aux questions des internautes sur l#39;épineux dossier du
quot;plan-carrièrequot; des enseignants-chercheurs.br /Comme on se dit tout, il ne vous a
pas échappé que j#39;avais a
href=http://www.affordance.info/mon_weblog/2008/11/enseignants-che.html target=_blanklargement
commenté ce quot;dossierquot;/a, ainsi que les différents rapports qui lui ont servi
de préambule (a href=http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/09/rapport-schwart.html
target=_blankrapport Schwartz notamment/a). Et comme vous me lisez depuis longtemps, vous savez
également que je suis parfois un peu rosse (mufle ?) avec notre Ministre, en refusant
publiquement ses pourtant a
href=http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/11/invit-chez-valr.html target=_blankcharmantes
invitations à dîner/a. Et comme vous commencez à bien me connaître, vous
savez enfin, que je suis joueur. br /Et comme je suis joueur, même s#39;il est évident
que cette séance de quot;tchatquot; est d#39;abord et avant tout une énième
stratégie d#39;évitement, dont l#39;objectif principal et presque avoué est de
permettre à notre chère ministre de rester à la fois quot;proche de la
basequot; et d#39;attester de son quot;alphabétisme numériquequot;, je vais quand
même dresser la liste des questions que j#39;aurais pu lui poser et auxquelles nous sommes
certainement quelques milliers d#39;enseignants-chercheurs à attendre des réponses,
lesquelles réponses méritent certainement un espace-temps de débat autre que
celui d#39;un quot;tchatquot; en quot;direct-livequot; (faux-direct en fait, puisque primo, nombre
de questions sont déposées à l#39;avance - depuis hier - et que, deuxio, il
est possible de filtrer en toute impunité les questions trop gênantes ou
embarassantes). Pour le dire autrement, j#39;avoue ne pas trop croire à ce genre
d#39;exercice propice aux embouteillages (numériques) et à la confusion (des
arguments). Je connais plein d#39;universités (et d#39;universitaires) qui ne demanderaient
rien de mieux que d#39;avoir un quot;vraiquot; débat avec leur ministre. Et ils le demandent
depuis longtemps, et sur tous les tons. Allez, fi de ces préambulatoires atermoiement,
tchattons. br /strongbr //strong/pul listrongQuestion 1 (préalable) :/strong
Accepteriez-vous de débattre de ce sujet (crucial), non pas en répondant à des
questions qui vous seront (pour la plupart) soumises à l#39;avance, mais sur un
quot;vraiquot; temps de débat, face à un quot;vraiquot; contradicteur (par exemple un
maître de conférence spécialiste de ces questions ou un représentant
d#39;une association comme sauvons la recherche). Si oui ... Où et quand ? Et si non,
Pourquoi ? J#39;ai bien dit quot;de débattrequot; et non pas quot;de faire un colloque
surquot; ... (L#39;ORS pourrait par exemple assurer une retransmission vidéo de ce
débat) Pour compléter ma question, je ne crois VRAIMENT pas que le système
quot;chatquot; soit approprié pour ces enjeux ; répondre par petites phrases à
d#39;autres petites phrases est - me semble-t-il - parfaitement contraire à la tradition
même du débat au sein de cette grande maison que vous devez pourtant un peu
connaître, c#39;est à dire l#39;université./li listrongQuestion 2
(concrète) : /strongdans les dernières études dont on dispose - M-F
Fave-Bonnet (2002) -, quot;emsi l’on se réfère aux rares statistiques sur les
taux d’encadrement, la France, (...) reste un des pays où le nombre
d’étudiants par enseignant est des plus élevé : selon l’OCDE (
2002), la France se place derrière l’Italie ( 22,6) avec un taux d’encadrement
de 18,3 en 2000, loin devant l’Espagne( 15,9), les États-Unis ( 13,5),
l’Allemagne ( 12,1), le Canada ( 9,8) et la Suède ( 9,3)./emquot;. Et ma question est
donc la suivante : pourquoi, alors même que de la maternelle à l#39;université
le taux d#39;encadrement est unanimement reconnu comme LE facteur clé de réussite,
pourquoi, alors que le taux d#39;encadrement dans les universités françaises est
plutôt en queue qu#39;en tête de peloton, pourquoi s#39;acharner à ne pas
vouloir mettre en place un plan pluri-annuel de création d#39;emplois ? En d#39;autres
termes plus quot;tchattantsquot;, pourquoi mettre toujours moins d#39;enseignants devant toujours
plus d#39;étudiants ? Et par pitié ne me répondez pas quot;plan licencequot; :
ce n#39;est ici pas le sujet mais je serai ravi de vous faire la démonstration de
l#39;inanité dudit plan tant qu#39;une logique de moyens ne sous-tendra pas sa logique
d#39;objectif./li listrongQuestion 3 (super concrète) :/strong Voici un extrait de la
directive qu#39;Axel Kahn (Président de l#39;univ. Paris Descartes) a envoyé il y a
quelques jours à ses quot;administrésquot; : quot;emLes modulations internes à
l#39;établissement assurent globalement le maintien du potentiel d#39;enseignement et de
recherche tel que défini dans le contrat quadriennal. En fonction de ces modulations, la
charge d’enseignement ou le temps de recherche peuvent dépasser la durée
annuelle de référence. strongIl s#39;ensuit des principes suscités
l#39;impossibilité de compter en tant qu#39;heures complémentaires des heures
d#39;enseignement assurées à la place de tout ou partie de l#39;activité de
recherche, dans les limites du temps officiel de travail./strong/emquot; Ma question donc : sachant
que les heures quot;complémentairesquot; (que beaucoup d#39;enseignants-chercheurs acceptent
non par appât du gain ou pour le plaisir de quot;travailler plusquot;, mais simplement parce
qu#39;il n#39;y a pas d#39;autre choix - pas de création de postes - si l#39;on veut que les
enseignements inscrits au programme puissent être délivrés), sachant,
disais-je, que les heures complémentaires ne sont donc pas des heures supplémentaires
(elles sont payées moins cher), le résultat CONCRET c#39;est que nous (les
enseignants-chercheurs) allons donc devoir effectivement span style=text-decoration:
line-through;travailler/span enseigner plus et que vous (le ministère) profitez de ce
subterfuge pour ne même plus nous payer ce supplément de travail en heures
complémentaires. Moralité : si j#39;étais Sarkozyste il
m#39;apparaîtrait flagrant que cette attitude est en parfaite contradiction avec le dogme
présidentiel qui indique vouloir quot;libérerquot; les heures
emsupplémentaires/em. N#39;étant pas Sarkozyste, je constate simplement que vous avez
trouvé un énième moyen de faire bosser davantage les gens en les payant moins.
Et j#39;oscille donc entre le dépit et la colère. (et merci de ne pas me
répondre#0160; quot;revalorisation salarialequot; de votre quot;plan-carrièrequot;,
hors les quelques dizaines de chaire quot;poudre aux yeuxquot; pour lesquelles une poignée
de chercheurs sera effectivement payée comme une majorité devrait l#39;être,
les seuls à bénéficier, dans votre projet de décret, de substantiels
avantages, sont ceux qui en ont le moins besoin, c#39;est à dire les quot;professeurs
d#39;universitéquot;.)/li listrongQuestion 4 (hyper-concrète) :/strong à la
prochaine rentrée, les enseignants-chercheurs recevront donc directement de leur
président d#39;université, leur quot;charge horaire d#39;enseignement et de
recherchequot; pour l#39;année. Dans le cas (cas d#39;école bien sûr) où
un président d#39;université en profiterait pour pénaliser un enseignant en
augmentant par exemple considérablement sa charge d#39;enseignement, ou dans le cas
(d#39;école toujours), ou il y aurait un conflit sur cette définition de service
entre l#39;enseignant-chercheur et le président, quelles sont les modalités de
recours prévues ? A ma connaissance il n#39;y en a aucune à ce jour. S#39;il ne
devait au final n#39;y en avoir effectivement aucune, ce serait naturellement la voie ouverte
à l#39;arbitraire et au caporalisme. Le fait même que le projet de décret ait
été publié sans en faire mention (sauf erreur de ma part) me semble attester
le peu de cas qui est fait de l#39;importance du quot;dialogue socialquot; dans
l#39;université .../li listrongQuestion 5 (logique) :/strong Pourquoi la proposition du
rapport Schwartz de créer une quot;Habilitation à diriger les enseignementsquot;
n#39;a-t-elle pas été retenue ? C#39;était de loin l#39;une des idées
les moins mauvaises de ce rapport. De plus, elle aurait été en cohérence
parfaite avec votre projet de décret et votre ambition affichée de créer une
quot;castequot; d#39;enseignants coupés de toute activité de recherche digne de ce
nom./li listrongQuestion 6 (de fond) : /strongquel que soit l#39;angle de lecture que l#39;on ait
sur votre projet de décret, il en ressort que la#0160; complémentarité
enseignement-recherche va se trouver réduite comme peau de chagrin. C#39;est dommage. A
l#39;université, enseigner sans chercher (ou en cherchant significativement moins), ou
chercher sans transmettre (c#39;est à dire sans enseigner ou en enseignant là encore
significativement moins) équivaut à une stérilisation programmée de ce
qu#39;aucun rapport n#39;est ni ne sera jamais capable de saisir, de mesurer à l#39;aune de
critères strictement comptables : je parle du si simple mais si essentiel plaisir de
transmettre le fruit de quot;saquot; recherche à quot;sesquot; étudiants. Ah oui,
j#39;allais oublier ma question. Comment justifiez-vous cette volonté affichée,
programmatique, de dissocier l#39;enseignement de la recherche ? Dans un cerveau, les deux
hémisphères n#39;ont de sens que s#39;ils fonctionnent quot;en lienquot;,#0160;
même si chacun à son propre et inaliénable rôle. Imaginer statuer sur
quot;un enseignement allégé en recherchequot; ou sur quot;une recherche
allégée en enseignementquot; c#39;est faire le pari du bon petit soldat, mais
certainement pas celui de l#39;excellence, pas davantage celui de la qualité.#0160;/li
listrongQuestion 7 (sarcastique) :/strong Concernant le rôle et les méthodes de ce
beau bébé sarkozyste qu#39;est l#39;a
href=http://www.affordance.info/mon_weblog/2008/11/o%C3%B9-lon-reparle-de-laeres-.html
target=_blankAERES/a (agence d#39;évaluation de la recherche), comment expliquez vous les
aberrations et les hétérogénéités méthodologiques qui ont
eu pour principal mérite de faire rapidement l#39;unanimité sur l#39;inanité
des quot;classements de revues scientifiquesquot; produits ?#0160;/li listrongQuestion 8
(hors-sujet mais pas tant que ça) :/strong Au sujet des 100 000 euros de budget annuel (nos
impôts donc) que le ministère de la recherche va engager dans son a
href=http://www.affordance.info/mon_weblog/2008/11/le-plaisir-soli.html
target=_blankopération de quot;veille de l#39;opinionquot;/a, ne pensez-vous pas,
sincèrement, que cette somme, si minime soit-elle au regard du budget de votre
ministère, pourrait être utilisée à bien meilleur escient ? (et à
propos, avez-vous bien reçu a
href=http://www.affordance.info/mon_weblog/2008/11/le-plaisir-soli.html target=_blankma lettre
d#39;auto-délation ?/a)/li listrongQuestion 9 (perfide) : /strongOn parle beaucoup de
remaniement ministériel, et on vous dit appelée vers de plus hautes fonctions, est-il
possible de connaître le nom de votre successeur au ministère ?/li /ul pbr /Merci
madame la Ministre. Soyez assurée de mes sentiments les plus respectueux quoique les plus
navrés devant la reculade historique et durable que vous nous promettez avec cette
réforme. Je ne pense pas jouer l#39;inflation du nombre en écrivant ici que nous
sommes plusieurs milliers à avoir envie de discuter avec vous de tout cela. Mais nous avons
envie de le faire quot;sur le fondquot; et dans un espace-temps de débat qui quot;laisse
penserquot;, plutôt que de quot;tchatterquot; avec vous en pure perte forme et dans un
espace-temps médiatique qui pourrait prêter à sourire s#39;il
n#39;annonçait pas déjà tant d#39;amertumes à venir./ppUn dernier
conseil si vous le permettez, c#39;est un conseil de lecture. Je vous recommande très
chaudement (ainsi qu#39;aux lecteurs de ce billet) de lire et de méditer le billet suivant :
quot;a href=http://tomroud.com/2008/12/03/la-science-doit-elle-etre-rentable/ target=_blankLa
science doit-elle être rentable/a ?quot;/pp(Temps de rédaction de ce billet : 2
heures)/p

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