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BRUXELLES Un jeune homme de 17 ans est décédé après avoir reçu
un madrier sur la tête à l'arrière de la salle de fête "1180" à
Uccle, rapporte Bel RTL. Le parquet et la police de la zone Bruxelles-Est (Watermael-Boitsfort,
Auderghem, Uccle) confirment ...
Un jeune homme de 17 ans est
décédé après avoir reçu un madrier sur la tête à
l'arrière de la salle de fête "1180" à Uccle, rapporte Bel RTL. Le parquet et
la police de la zone Bruxelles-Est (Watermael-Boitsfort, Auderghem, Uccle) confirment
l'information.
Un jeune homme de 17 ans est décédé après avoir reçu un
madrier sur la tête à l’arrière de la salle de fête
« 1180 » à Uccle, rapporte Bel RTL. Le parquet et la police de la zone
Bruxelles-Est (Watermael-Boitsfort, Auderghem, Uccle) confirment l’information.
Le 21 mars 2006, Jack Dorsey ,
un des 3 co-fondateurs de Twitter, tweetait le premier tweet : Que de chemin parcouru depuis le
21 mars 2006 pour atteindre en février le seuil symbolique des 50 millions de tweets
échangés chaque jour et à début mars le seuil des 10 milliards de
tweets depuis le lancement du service. Une illustration qui liste les chiffres-clés de
Twitter à mars 2010 : Si vous avez...
Install-Partie le samedi 3 avril de 14h à 18h organisée par le Centre social des
Abeilles (4 Rue du Sergent Le Flao - Terre Noire - 29000 Quimper) et "Linux Quimper".
Logiciels et entrée libres
Cet après-midi permettra aux personnes désirant découvrir le système
d'exploitation libre GNU/Linux de l'installer sur leur ordinateur avec l'aide des membres de
"Linux Quimper".
Ce sera aussi l'occasion de poursuivre la redistribution gratuite d'ordinateurs,
déclassés par des administrations, que les membres de "Linux Quimper" reconfigurent
avec des Logiciels Libres. Cette opération, commencée en septembre 2009, a permis
à une cinquantaine de personnes en situation financière précaire et à
des associations de l'économie sociale et solidaire de bénéficier
gratuitement d'un ordinateur qui, grâce au système GNU/Linux, permet de
réduire la fracture numérique et les déchets électroniques.
Pour bénéficier de cette redistribution, inscription préalable auprès
du Centre social des Abeilles (02 98 55 33 13).
Mon cÅ“ur mon cÅ“ur ne t’emballe pas,
Fais comme si tu ne savais pas
Que l’Anglais est revenu !
Mon cÅ“ur arrête de répéter
Qu’on va venger l’affront de l’an passé
De l’Anglais qui est revenu !
Mon cÅ“ur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu’il nous a déchiré,
L’Anglais qui est revenu !
Mes amis ne me laissez pas !
Dites-moi, dites-moi qu’il y a de la bière au froid
Maudit Anglais, puisque te v’là !
Le crunch ! France - Angleterre, avec un parfum de revanche du match de l’an
passé (34-10, avec un essai assassin de Mark Cueto au bout d’une minute et une
équipe de France stérile toute la première mi temps).
Ce sont nos pires amis, ou nos meilleurs ennemis, comme vous préférez, qui
débarquent ce soir : la terrible, orgueilleuse, et perfide Angleterre. Quelle joie de
la retrouver !
Voici donc le drapeau anglais, dit drapeau de Saint George. Il vous dira sans doute quelque
chose : il rappelle en effet celui de la
Géorgie, que nous affrontâmes lors de la dernière coupe du monde.
La croix rouge sur fond blanc est un emblême très répandu dans la
chrétienté, Saint Georges étant le Saint Patron, outre de l’Angleterre
et de la Géorgie, de l’Aragon, de la Catalogne, du Canada, de l’Ethiopie, de la
Grèce, de la Serbie et du Montenegro, du Portugal, de la Russie et même de la
Palestine, ainsi que des villes de Beyrouth, Barcelone ou Moscou. C’est ainsi que le symbole
du club de footabll de Barcelone, le fameux Barça, comporte la croix de Saint
George.
Ce symbole remonte aux Croisades, où il était le symbole des chevaliers et soldats
français, le pape ayant décidé que les anglais porteraient une croix blanche
sur fond rouge, les germains ayant une croix bleue et jaune, devenue le drapeau suédois. Les
Anglais ont néanmoins adopté le croix rouge sur fond blanc, et la croix de St George
est ainsi devenue le symbole des croisés dans leur ensemble, étant à son tour
adoptée par les Templiers. Lors de la Réforme, tous les drapeauxs représentant
des saints ont été abandonnés en Angleterre à l’exception de
celui de St George. Dans la Navy, le drapeau de Saint Georges indique un navire amiral.
Le drapeau du Royaume Uni s’appelle le drapeau de l’Union, ou Union Jack dans
la marine (“Jack” indiquant un pavillon de marine), car il est composé de la
réunion des drapeaux des trois couronnes réunies sur la tête des rois
d’Angleterre, chacun représenté par une croix liée à un
saint : la croix de Saint George pour l’Angleterre, la croix de Saint André pour
l’Ecosse, et la croix de Saint Patrick pour l’Irlande. Cette union s’est faite en
deux temps : en 1606, quand James VI d’Ecosse devient roi d’Angleterre sous le nom
de James Ier, les croix de Saint George et Saint André sont réunies pour
faire le premier drapeau d’Union. Puis en 1801, la croix de Saint Patrick est ajoutée
quand l’Acte d’Union (Acte désignant une loi) fusionne les royaumes
d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande pour former le Royaume Uni,
dénomination encore officielle de nos voisins d’Outre Manche. Le pays de Galles
n’est pas représenté dans ce drapeau car il ne s’agit pas d’un
royaume mais d’une principauté, dirigée par les héritiers du trône
d’Angleterre (actuellement le Prince Charles, Prince de Galles, le titre de princesse
étant vacant nonobstant le second mariage du prince).
L’équipe joue ainsi isolément car le Royaume Uni n’a pas de
fédération de rugby. A la place, chaque royaume a sa propre fédération,
reconnue par l’IRB. Il en va de même au football, d’où le match
d’ouverture Brésil Écosse lors de la coupe du monde 1998.
Le symbole du XV d’Angleterre est la rose rouge. Il s’agit
d’une allusion à la rose rouge des Lancastre, famille opposée à celle
d’York au cours de la guerre des Rose, qui aboutit à la chute de la maison des
Plantagenêts, dont Lancastre et York étaient deux branches, au profit de la maison des
Tudor. Je ne crois pas que la fédération anglaise prête allégance
à la maison des Lancastre cinq cent ans après la fin du conflit, mais le maillot de
l’équipe d’Angleterre étant blanc (couleur royale, comme le maillot du
Real Madrid, que je me devais de citer ayant mentionné le Barça afin
d’éviter une autre guerre civile), une rose blanche ou la rose des Tudor (rouge et
blanche pour marquer la réconcilation du royaume) serait peu visible sur le maillot.
L’Angleterre n’ayant pas d’hymne officiel propre, c’est bien le God
Save The Queen qu’entonne le XV d’Angleterre, qui est pourtant l’hymne du
Royaume Uni. Une scène fort cocasse a lieu quand l’Angleterre joue contre
l’Ecosse à Murrayfield, quand l’hymne (lui aussi non officiel) écossais,
Flower Of Scotland, est entonné, car on voit la Princesse Anne, fille de la reine
Elisabeth et Duchesse d’Edimbourg, chanter de bon coeur cet hymne nationaliste
célébrant la victoire des Ecossais contre les Anglais à Bannockburn en 1314
(la bataille qui clôt le film Braveheart). Au Royaume Uni, le pragmatisme est
la vraie religion d’Etat.
Mais en réalité, le XV à la rose a un hymne non officiel, qui galvanise autant
les Anglais qu’une Marseillaise fait oublier la fatigue aux Français.
Priez, mes amis, priez pour ne point entendre résonner cet hymne païen (même si
c’est un gospel) près de la basilique qui accueillit l’Oriflamme…
Le Swing Low, Sweet Chariot, la kryptonite universelle.
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
L’histoire de cette chanson se confond avec l’histoire de notre vieille
rivalité rugbystique qui nous oppose à nos cousins d’Outre Manche. En fait, une
vieille rivalité oppose l’Angleterre à un peu tout le monde, et c’est une
des équipes les plus cordialement détestées, chacune de ses (trop rares)
défaites étant savourée d’un hémisphère à
l’autre, mais la France jouit d’une position de détestation cordiale
privilégiée. Un adage écossais dit ainsi “I support two teams :
Scotland and whoever is playing England” : je soutiens deux équipes :
l’Écosse, et celle qui joue contre l’Angleterre, quelle qu’elle soit.
Tout d’abord, l’Angleterre n’a accueilli la France dans le concert des nations
rugbystiques qu’avec réticence en 1910. Le sport de l’aristocratie anglaise
était en France pratiquée par les paysans rugueux du sud, et l’Anglais
n’aimait guère se mélanger. Il faut dire qu’au début, la France a
tout fait pour lui donner raison. En 1913, la foule envahit le terrain pour assommer
l’arbitre de France-Ecosse. La France est exclue du tournoi, mais sauvée si
j’ose dire par la première guerre mondiale qui suspend le tournoi, qui reprend en 1918
toutes rancoeurs oubliées au nom de la fraternité d’armes. En 1927, c’est
la première victoire contre les Anglais (le pays de Galles résistera jusqu’en
1948). En 1931, la France est à nouveau exclue pour son comportement violent jusqu’en
1939. En fait, deuxième guerre mondiale oblige, la suspension durera jusqu’à la
reprise du tournoi en 1947. En 1952, l’Angleterre accuse la France de professionnalisme des
joueurs (ironie de l’histoire, l’Angleterre sera la première à passer au
professionnalisme dans les années 90 : en Angleterre, le pragmatisme est religion
d’Etat) et des joueurs français sont définitivement exclus de la
sélection pour apaiser les Anglais. Voilà donc le terreau de la rivalité. La
fleur éclora à la fin des années 80.
En 1988, le XV d’Angleterre était en train de traverser une des plus mauvaises passes
de son histoire, battu notamment par la France plusieurs années de suite, y compris sur son
sol sacré, à Twickenham. L’Angleterre jouait face à l’Irlande, et
avait perdu 15 de ses 23 derniers matchs du Tournoi des Cinq Nations, tournoi qu’elle
n’avait plus gagné depuis 1980. En deux ans et demi, les supporters de Twickenham
n’avaient vu qu’un seul misérable essai marqué par les Anglais. A la mi
temps, l’Irlande menait 3 à 0. Et puis comme cela arrive parfois au rugby,
l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme, et tout à coup, rien ne
semblait plus pouvoir arrêter les Anglais, qui gagnèrent 35 à 3, dont trois
essais marqués par Chris Oti, qui faisait ses débuts de jour là. Les
collégiens d’une école bénédictine de Woolhampton qui assistaient
au match entonnèrent alors un gospel en l’honneur d’Oti, Swing Low, Sweet
Chariot, que la foule reprit en choeur.
Ce fut le signal d’une résurrection, et d’un nouvel âge d’or pour le
XV à la rose, l’époque de Will Carling et Brian Moore, époque qui se
construisit sur le dos de l’équipe de France. Pendant sept ans, nous ne gagnerons
jamais, et toujours pour la même raison : être poussé à la faute par
les Anglais, de préférence à 20 mètres en face de nos poteaux, ce
qui donnait trois points aux Anglais, et faisait résonner le Swing Low. Le clou
était enfoncé par Will Carling qui félicitait les Français vaincus
d’un “Good game” dont l’évocation fait encore monter les
larmes aux yeux des joueurs de l’époque. Il faudra des années pour que le XV de
France vole aux Anglais leur sang froid, et il est encore fragile : la propension des
Français à garder le ballon au sol, à le talonner à la main, quand ce
n’est pas distribuer des baffes sous les yeux de l’arbitre est pudiquement
appelée “le jeu latin” des Français. C’est la défaite
assurée quand il pointe son vilain nez.
Cette rivalité prendra fin brutalement, du jour au lendemain, lors de notre
inoubliable victoire en petite finale de la coupe du Monde en 1995 (19 à 9), où
enfin, la série noire prendra fin, et au plus beau moment, la Coupe du Monde. Les joueurs
Français sont tous allés serrer la main de Will Carling abattu en lui disant un
“Good game !” chantant avec l’accent du sud ouest. La
partie s’est en réalité terminée le lendemain à
l’aube, les joueurs des deux équipes s’étant donné rendez vous
pour faire une fête de tous les diables jusqu’à l’aube, enterrant
définitivement la hache de guerre. Cela sera aidé par le virage vers le
professionalisme, des Anglais venant jouer en France et des Français allant jouer en
Angleterre (Sébastien Chabal a joué cinq ans dans le club de Sale, près de
Manchester), ce qui comblera un peu le fossé d’incompréhension, les Anglais
allant jusqu’à recruter un entraîneur français, Pierre Villepreux en
1995. Il fut naturellement tondu à son retour, rassurez-vous.
Cette époque a laissé une tradition, une rivalité qui fait que vaincre
l’autre équipe est un plaisir sans nul pareil, mais la terrible tension 1988-1993 a
disparu. On la rejoue pour s’amuser. Il n’empêche : piétiner les
Anglais est toujours une coupe d’ambroisie. Un petit point sur ce Tournoi qui,
déjà, touche à sa fin. PositionNationPartiesPoints
Tableau des
PointsJouéesGagnéesNullesPerduesMarquésEncaissésDifférenceEssais1 France440012359+641382Irlande43018672+14963 Méchants42117864+14554 Pays de
Galles410380107−27725Italie410359104−45426 Écosse40136080−2021
La France l’a quasiment gagné, l’Angleterre, avec ses deux
défaites, l’a déjà perdu. Seule l’Irlande pourrait nous le voler
sous le nez, en écrasant l’Écosse, à condition que l’Angleterre
nous écrase elle aussi, de façon à remonter les 50 points d’écart
sur le goal average. Peu probable. L’enjeu essentiel de ce match est la
récompense suprême, le Grand Chelem, 5 matchs, 5 victoires, 10 points tout rond au
tableau du score. Ce serait le premier de l’ère Lièvremont - N’tamack -
Retière, et le premier pour Sébastien
Chabal, qui n’avait pas été retenu dans l’équipe de France en
2002 et 2004, date de nos deux derniers Grand Slami. Et à un an de la Coupe du
Monde, ça ferait le plus grand bien à cette équipe si jeune et qui se
construit encore. Ceux d’entre vous qui le souhaitent pourront suivre mes commentaires
éclairés en direct sur Twitter, sur le compte spécial @EolasRugby.
Alors, plus que jamais… ALLEZ LES BLEUS ! ! !
Ce 20 mars, l’Organisation internationale de la Francophonie fête ses 40 ans. En guise
d’apéritif, la Mairie de Paris a fait vendredi la fête à la
planète francophone. Et à donné la parole à plusieurs artistes, dont la
Valaisanne Celina Ramsauer. Enthousiasmes et couleurs au rendez-vous.
Je suis rentré de Las Vegas hier soir tard après une correspondance via Londres et
c’est l’esprit encore un peu embrumé par le manque de sommeil et le
décalage horaire que je vais tenter de rédiger ce compte-rendu sur le Microsoft Mix
10 qui s’est tenu à Sin City de lundi à mercredi.
Le Mix de Microsoft se tient traditionnellement à Las Vegas chaque
année et c’était ma première participation. Cette conférence
réunit des développeurs venus du monde entier, soit près de 3500 personnes
hautement expertes en programmation dans un environnement Windows. J’étais pour ma
part invité par Microsoft France dans le pack « presse et
média », petit privilège qui nous donnait accès à toutes
les conférences et au silence feutré de la salle de presse, richement dotée
en connexions web, muffins et café américain.
Côté impressions, ma première fut celle du gigantisme des
lieux. Dans une ville ou le problème de l’espace ne se pose pas (encore)
puisque plantée en plein désert du Nevada, l’unité de mesure de base
semble être l’hectare (y compris pour les chambres suites d’hôtel), et le
complexe hôtelier et loisirs dans lequel se déroulait le Mix en compte exactement
vingt-quatre, d’hectares. L’autre impression est le paradoxe entre l’image
corporate et assez peu fantaisiste de Microsoft et le choix du lieu, même si Las
Vegas est devenue en quelques années une grande ville de congrès, ce qui en
banalise fortement le côté joyeusement déluré (voire
dépravé). La dernière sensation est celle procurée par
l’ambiance de ce Mix, particulièrement cool et bon enfant, où rien
n’est imposé, et où vous pouvez naviguer au gré de vos
affinités et de vos centres d’intérêt pour picorer ici et là de
l’information au fil des keynotes ou des sessions. Impression renforcée par la
musique d’introduction ou d’attente entre les keynotes, à forte dominante rock
(et du bon).
Les développeurs sont à la fête dans ce type de
conférence, et nombre de sessions – trop techniques pour moi et sans grand
intérêt pour la plupart d’entre vous – ont certainement fait le bonheur
des programmeurs.
Côté annonces, même si aucun scoop fracassant ni aucune présentation ne
fut de nature à provoquer un séisme dans le monde de l’informatique et du
web, plusieurs nouveautés ont été présentées. Vous avez
déjà certainement lu de nombreuses choses sur le sujet, aussi vous donnerais-je
simplement mon point de vue sur ce que j’ai retenu :
Silverlight 4
Ce fut le premier sujet de la première keynote, mais aussi la première
grosse surprise pour moi. A votre avis quel est le taux de pénétration
mondiale du player Silverlight dans les ordinateurs, autrement dit, quel est le pourcentage
d’ordinateurs équipés de Silverlight ? 5% ? 10% ? Vous n’y êtes
pas du tout : près de 60% ! Rappelons pour ceux qui sont moins au fait que Silverlight est
un environnement de développement et de lecture de fichiers multimédia dans le
navigateur web directement concurrent de Flash (qui lui équipe 98% des ordinateurs).
L’environnement Silverlight est composé d’un outil de développement,
Expression Blend, lui-même intégré à Expression Studio et du player, un plugin à installer dans son
navigateur web. Le taux d’équipement a connu une très forte croissance depuis
que certains grands médias ont délaissé Flash pour signer un accord avec
Microsoft en vue de la diffusion de leur contenu multimédia. Ce fut le cas notamment avec
des chaînes de TV américaine, canadienne et norvégienne lors des derniers JO
de Vancouver. Chez nous, c’est par exemple France TV qui propose notamment la vidéo
à la demande dans un player Silverlight, comme ses journaux télévisés.
La keynote fut donc l’occasion d’annoncer la disponibilité immédiate de
Silverlight 4 (applaudissements de l’assistance) en version
développeur, la version définitive arrivant d’ici fin avril.
Pour l’internaute, quel est l’avantage d’installer le player
Silverlight si l’on possède déjà Flash ? Ce n’est pas
véritablement une question d’avantage mais de choix : si vous voulez accéder
au contenu multimédia d’un site en Silverlight, vous devrez installer le plugin
sinon vous aurez droit à une jolie page vide. Pour les avantages il faut voir du
côté des éditeurs de site : la technologie Silverlight serait plus
évoluée et plus flexible que Flash (smooth streaming HD, deep zoom… ) et
consommerait moins de ressources. Côté versatilité des applications,
Silverlight représente un avantage incontestable car il sera nativement
intégré dans Windows Phone 7 Series : les applications du futur Windows Phone
seront en Silverlight, et les sites proposant du contenu Silverlight seront normalement
compatibles avec les Windows Phone de prochaine génération. Un exemple nous a
été fourni avec
Seesmic pour Twitter sur Windows Phone présenté par Loïc Le Meur.
Windows Phone 7 Series
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici de Windows Phone 7, lors de
sa
présentation officielle au MWC de Barcelone le mois dernier. Nous avons pu cette fois
prendre en main un
prototype de mobile Windows Phone 7 et, pour un proto et un OS en version beta qui a encore
un bon semestre de développement devant lui, la bonne impression de départ est
confirmée. A ce sujet je voudrais en profiter pour tordre le cou à une affirmation
un peu simpliste que je lis régulièrement : Windows Phone 7 Series
n’est PAS une copie de l’OS de l’iPhone, et c’est même
tout l’inverse. Microsoft, contrairement aux autres, a compris in extremis que s’il
tentait de faire un énième iPhone killer (ou iPhone like) il allait droit dans le
mur (un mur sans fenêtres cette fois, hahaha). Les équipes de Windows Phone,
largement renouvelées par rapport à celles qui avaient conçu les versions
précédentes, sont donc parties d’une feuille blanche et ont tenté de
repenser complètement ce que devait être l’interface utilisateur d’un
mobile. D’ailleurs le résultat n’a pas grand chose à voir avec
l’iPhone puisqu’ici nous avons affaire à une logique de hubs (les
grands thèmes, People, Music, etc…) et non plus à un choix par icônes.
Je reviendrai dans un article séparé et complet sur la session à laquelle
j’ai assistée sur la genèse du design de l’interface utilisateur de
Windows Phone 7 (nommée « Metro »), un moment passionnant au cours
duquel j’ai pu récupérer un document riche en informations dont je publierai
quelques extraits scannés. Maintenant on ne pas nier que l’iPhone ait imposé
un nouveau standard de fait dans le mobile. Un standard qui est devenu en un peu plus de deux ans
l’ABC de l’interface mobile, comme les quatre roues et le volant pour
l’automobile. Difficile dans ce cas de se démarquer complètement. Nous
verrons si Microsoft va réussir en faisant de cette alternative un nouveau paradigme.
L’accueil de l’assistance et des grands éditeurs semble en tout cas
très encourageant, et de nombreuses applications ont déjà été
développées, et présentées au Mix, comme notamment une version
très convaincante de FourSquare mais encore une application Shazam pour Windows Phone ou
des jeux et même une fonction de télécommande pilotant un robot-canon qui
catapulte des missiles en carton-pâte dans le public (applaudissements).
Les outils de développement pour Windows Phone 7 Series sont disponibles
immédiatement et sont gratuits ici : http://developer.windowsphone.com/
(applaudissements).
Internet Explorer 9
Je vais être direct : pour moi Internet Explorer est mort depuis
longtemps. Je n’utilise plus jamais ce navigateur sauf dans deux cas bien
précis : pour tester une page web et quand j’y suis contraint et que je n’ai
pas d’autre choix (PC d’entreprise sans navigateur alternatif principalement).
Aujourd’hui je partage mon surf entre Firefox la plupart du temps et Google Chrome, sans
oublier bien sûr Safari sur iPhone ou… Opera sur Windows Mobile [1].
Je ne suis évidemment pas un cas isolé puisque les parts de marché
d’Internet Explorer, largement préservées par une forte présence
d’origine dans Windows et en entreprises, se sont fortement dégradées au
cours des cinq dernières années, passant de plus de 90% à moins de 60%
(source).
Internet Explorer 9 va-t-il changer la donne et permettre à Microsoft de
reconquérir une partie du terrain perdu ? En tout cas là aussi on sent le
vent du renouveau, qui consiste surtout ici en une mise à niveau. En substance, la keynote
sur IE9 a principalement consisté à démontrer que cette nouvelle version
allait faire à peu près aussi bien qu’un Firefox, qu’un Chrome ou
qu’un Safari, démonstration comparative à l’appui (applaudissements).
Aussi bien, c’est tout ? Non : mieux. Microsoft, décidément en mode
reconquête semble vouloir faire un peu mieux et a introduit dans Internet
Explorer 9 un traitement GPU, soit une accélération matérielle via
un traitement par la carte graphique des données rendues par le navigateur, ce qui promet
normalement un affichage optimisé et plus fidèle mais surtout un temps de
chargement des pages très fortement réduit.
Le reste de la démo a donc consisté à mettre en exergue la bonne
intégration de SVG et de HTML5 et CSS3 dans Internet Explorer 9, à tel point que
cette présentation ressemblait davantage à un inventaire des progrès et
avantages de HTML5 plutôt qu’à une démo du futur navigateur de
Microsoft. Pour vous faire une idée vous pouvez télécharger une version de
preview ici : http://ie.microsoft.com/testdrive/. Attention, cette preview n’est pas
compatible avec Windows XP ni avec Vista première version. Il vous faudra au moins Vista
SP2 ou Windows 7 pour l’installer.
Tous ces arguments, qui montrent là aussi que Microsoft tente de se remettre en question,
seront-ils suffisants pour inciter les internautes qui ont déserté Internet
Explorer à le réutiliser ? L’avenir le dira. Pas gagné pour
autant…
En vrac
D’autres annonces et démonsttations ont été faites lors de ce
Mix 10, et je vous les livre en vrac car toutes ne justifient pas à mon sens un
développement détaillé :
le code source du player vidéo de Silverlight 4 va être prochainement
publié en open source
présentation de Pivot, un outil en Silverlight de gestion de de
manipulation d’images (notamment pour les archives de presse) aux effets étonnants.
Je vous conseille de regarder la démo ici : http://www.getpivot.com/
présentation de Bing Maps qui propose un mode Street View
à base de photos retraitées en 3D (possibilité de tourner autour d’un
bâtiment) avec une technologie empruntée à Photosynth.
démonstration d’un widget eBay « eBay Simple
Lister » en Silverlight qui permet aux vendeurs de scanner par exemple
directement le code-barre ISBN d’un bouquin pour le mettre en vente. Toutes les
données ISBN seront alors incluses automatiquement dans son annonce avec notamment la
couverture du livre.
présentation des dernières avancées sur JQuery par son
créateur, John Resig.
hormis les applications Silverlight, Windows Phone 7 supportera les jeux
multi-plateformes : vous pouvez commencer une session de jeu sur votre XBox360 chez vous
et la continuer sur votre Windows Phone si vous devez partir en déplacement. Voir la
démo dans cette vidéo.
Ce que je n’ai pas vu au Mix 10
Au rayon des petites déceptions, et contrairement à ce que certains, dont je
faisais partie, envisageaient, nous n’avons pas vu trace ni du Slate de HP et encore moins
du Courier, pour lequel le blackout d’information semble être total chez Microsoft.
Sauf si j’ai raté quelque-chose, rien non plus sur Office 10 et sa version Online,
mais nous en saurons certainement plus d’ici fin avril.
En conclusion
Le vent tourne et après des années de domination écrasante sur
l’informatique mondiale, Microsoft apparaît dans une nouvelle posture de challenger
dans des domaines ou le marché et les utilisateurs l’attendent au tournant,
notamment le mobile, la navigation web et le respect des standards. Concernant le mobile,
à une époque où l’on commence à assister à des querelles
de chiffonniers entre Adobe, Google et Apple, notamment dans le débat autour de Flash,
Microsoft se démarque et va proposer une solution avec un avantage concurrentiel
incontestable : l’intégration de Silverlight dans Windows Phone. Un avantage
énorme pour les développeurs mais aussi pour les consommateurs, qui risque de
rendre très vite obsolètes les questions existentielles sur Flash et les
applications mobiles riches.
Enfin je ne pourrai pas finir ce billet sans remercier l’équipe de Microsoft France
pour son accueil, sa sympathie et sa bonne humeur tout au long de cet évènement, et
notamment un super poke au camarade David Cohen, aux petits soins avec nous.
(applaudissements)
Pour en savoir plus (vidéos et autres compte-rendus) :
Lundi 22 mars 18 h 30 Réception organisée à l''occasion de la fête
nationale tunisienne (Pavillon Dauphine - Place du Maréchal de Lattre de Tassigny - Paris
16ème) Mardi 23 mars 9 h 00 Audition devant la Commission des Lois sur le projet de loi r
Le Tournoi fête ses 100 ans. A la veille de France-Angleterre, visite sur le terrain
d'entrainement du RCP15, seul club de rugby féminin de Paris. «On va gagner».
La console virtuelle est toujours en fête cette semaine avec la suite et la fin de la
cinquième édition du Hanabi Festival qui, rappelons-le, est l'arrivée sur
notre VC de titre jamais sortis en Europe. Le WiiWare n'a qu'un seul jeu, mais quel jeu ! Avec
Muscle March, les fous rires sont garantis. Mais comme depuis plusieurs semaines maintenant, le
DSiWare reste la plateforme de téléchargement la plus fournie avec pas moins de
quatre nouveautés dont Photo Dojo.
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