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C’est sans doute l’initiative citoyenne la plus originale de toute la campagne des
régionales. En Alsace, dans le petit village d’Ammerschwihr, non loin de Colmar, une
dizaine de jeunes, réunis dans le « collectif 6.8.7.7.0. » (le code
postal de la commune), ont réalisé un clip musical à l’encontre de
Patrick Binder,
tête de liste FN aux élections. Un succès rapide dès la mise en ligne
sur Internet, avec plus de 140 000 visionnages effectués en l’espace de trois
semaines.
`
A l’origine de ce projet artistique et politique, l’indignation de certains habitants
du village, agacés par l’utilisation d’une vue de la bourgade -un hameau
idyllique entouré de vignobles - sur une affiche de campagne du FN. Lorsqu’ils ont
découvert en janvier la photo de leur commune sur la camionnette de Patrick Binder, des
jeunes musiciens, par ailleurs étudiants en Master ou viticulteurs, ont
décidé de réagir en constituant le collectif. Les compositeurs du clip
proviennent de deux groupes de musique locaux, les « Hopla Guys » (folk
alsacien) et « Spirit Revolution » (reggae). A travers Facebook, ils ont
fait appel aux villageois en leur donnant rendez-vous, samedi 20 février, devant la mairie
pour le tournage du clip. Un « acte citoyen » selon Benjamin Ludwig,
éducateur sportif et initiateur du projet. Pour Guillaume, un jeune vigneron de 25 ans qui
apparaît dans le clip, «hors d’Alsace, les jeunes ont une image
très à droite de notre région. C’est bien de leur montrer qu’il
y a aussi une jeunesse de gauche. »
Avec humour, la plupart des habitants, toutes générations confondues, participent
de bon cÅ“ur au film tandis que les jeunes du collectif s’adressent directement
au conseiller régional sortant Patrick Binder : « Tu pars en campagne dans ta
camionnette / plaine ou montagne, tu joues ta starlette / Non mais, sérieux man, là
faut vraiment que tu t’arrêtes / Tu me fous la hargne quand tu prends mon bled comme
étiquette. »
Maire du village depuis 2001 et proche des Verts, Jean-Marie Fritsch, a apporté son
soutien au collectif, se disant « choqué » par
l’instrumentalisation électorale d’une image de la commune par le FN et se
réjouissant en conséquence que « des jeunes se sentent
interpellés, agissent, réagissent, dénoncent avec leurs mots, leurs espoirs
». Si Patrick Binder n’a pas souhaité commenter publiquement le clip, des
sites proches du FN et de l’extrême droite, tels Novopress et Fdesouche, ont
répliqué à sa place, fustigeant cette « racaille »
composée de « bobos gauchos ».
Dimanche dernier, au soir du premier tour des élections régionales, le Front
National de Patrick Binder a comptabilisé, à Ammerschwihr, 13,36 % des suffrages
(97 voix), contre 12,79 % en 2004 (112 voix). Au vu de la légère progression -toute
relative- du FN en six ans, le succès du clip a sans doute été à
double tranchant, incitant les électeurs sympathisants de l’extrême droite
à se manifester. Et alors que la gauche et la droite sont à égalité
en Alsace, le FN pourrait bien, dans le cadre d’une triangulaire et à
contre-cÅ“ur, permettre à l’alliance PS-Europe Ecologie d’obtenir
la majorité relative afin de faire basculer ce bastion historique de la droite dans le
camp adverse. L’enjeu est de taille : permettre à la majorité parlementaire
de conserver son fief traditionnel ou faire triompher la gauche qui réussirait là
son grand chelem en remportant une région longtemps résistante aux sirènes
du PS. Dénouement de ce véritable suspense politique dimanche soir.
Bonjour, j'aimerais avec dewplayer reprendre la lecture du morceau musical en cours (après
pause), mais en aucun cas relancer la lecture de ce morceau, s'il est achevé. La fonction
play malheureusement
A un peu plus d'un mois de la sortie de Super Street Fighter IV , Capcom propose sur sa boutique en
ligne une édition spéciale qui devrait faire craquer bon nombre de fans. Disponible
en pré-co...
Tiens, on ne le fait pas souvent, peut-être qu’on devrait le faire plus souvent,
qu’est-ce que vous en pensez ? Bref, parce qu’il y a des choses qu’on partage
avec vous mais qu’avec le flux de news ça passe vite à la trappe alors je profite
de ce petit dimanche pour faire quelques petits rappels.
Tout d’abord, je vous rappelle que vous bénéficiez des frais de ports offerts
pour tout achat d’étuis chez Noreve
en entrant le code “JournalDuGeek“.
Idem chez Wuala, la solution de stockage en ligne via P2P
qu’on vous a présenté il y a quelques jours ICI et
dont vous pourrez bénéficier d’1Go d’espage de stockage en ligne
supplémentaire en entrant le code “JournalDuGeek“. Ce code ne
fonctionne que jusqu’à la fin du mois de mars alors on se dépêche. Il y a
même un d’entre vous (mattt) qui a gagné 10Go de stockage en
ligne en plus et qu’il va le voir sur son compte dans pas longtemps. Oui, on est comme
ça, et pour ceux qui n’ont pas gagné, ne vous inquiétez pas, on se
démène avec l’équipe pour essayer de trouver toujours plus de choses à
partager avec vous.
Sinon, j’ai commencé à tester d’autres solutions de stockage en ligne et je
vous partagerai d’autres conclusions dans pas longtemps
On enchaîne avec notre partenaire du mois, PeopleForCinema, qui organise un petit jeu avec nous et qui
va vous permettre de gagner de nombreux lots, dont des pass UGC blue de 24 places de
cinéma, des DVDs, des invitations pour une avant-première
ciné ainsi que des parts sur le site PeopleForCinema pour le film de Bertrand Blier
“Le Bruit des Glaçons” ! Bah vi, c’est un peu le principe
du site, mutualiser les investissements dans la distribution d’un film afin partager les
bénéfices après, un peu comme dans la musique mais là, c’est dans le
monde merveilleux du cinéma. De notre côté, on n’a pas à grand chose
à y gagner mais pour vous, ça peut rapporter gros.
Allez, c’est par
ICI si vous voulez en savoir plus et participer.
Il y a ensuite les derniers tests du Journal du Gamer
comme God of War III, Heavy Rain, Mass Effect 2 ou encore BioShock 2,
c’est par ICI.
D’ailleurs, Ben me fait dire que le test de Final Fantasy XIII arrive.
Pour les autres membres de la team, alors que Daz fait dans le rétro-gaming, Greg est sur
Heavy Rain alors François et moi, on sévit sur God of War III.
En parlant de test, n’oubliez pas notre section, peut-être
qu’il y aura quelque chose qui vous intéressera. D’ailleurs, on vous
prépare un nouveau genre de test sur le JournalduGeek.com, stay tuned !
Après, il reste aussi l’actualité comme l’arrivée des Visiteurs
ICI, une voiture sous
Android ICI, le
trackpad multitouch pour tous ou presque
ICI, la Pastèque de la Mort ICI, le retour
d’Akira ICI, ou encore
la Nostromo ICI.
Et pour finir, on essaie toujours de prendre un rythme de croisière sur le Journal Graphic et on finira bien par y arriver, hein ? En
tout cas, on est déjà plus régulier
On perçoit, depuis peu, ici et là, un parfum de rébellion contre internet et
le web. Les articles et déclarations se succèdent pour en remettre en cause les
vertus. Ces attaques ont des sources multiples et renvoient à des préoccupations de
nature différente. Mais leur convergence est troublante et force à
s’interroger sur la pertinence de cette mise en garde contre la montée du
« péril web ».
En fait, toutes ces analyses s’appuient sur le fait que le web qui s’est
insinué dans nos vies depuis une quinzaine d’années est devenu totalement
incontournable La prise de conscience soudaine de cette oppressive omniprésence
inquiète ! Google, Facebook, Twitter, mais aussi l’iPhone incarnent ce web 2.0la
fois adulé et honni et concentrent les flèches des critiques, dont l’aptitude
à se muer rapidement en apprentis censeurs est étonnante.
Trop puissant, trop rapide, trop global, trop instantané, trop incisif, trop anonyme, trop
bavard, trop indiscret, le web exacerbe tout, et devient un « amplificateur de
vie » bien bruyant. Quelles sont les fronts critiques les plus
récents ?
Trop de transparence
Le web étant un outil de transparence, on s’interroge sur les risques que ferait
courir à la communauté « trop » de transparence, sachant
qu’en toute chose le poison, c’est la dose... Les hommes politiques se
déchaînent contre la capacité du « web », sorte de
monstre abstrait sans conscience, à rendre compte de leurs moindres faits et gestes, en
temps réel et à grande échelle... L’agacement de la classe
politique envers la liberté de ton du web s’amplifie et on a vu un ministre
français attaquer Facebook et DailyMotion. On s’inquiète de la puissance de
Facebook qui relate la vie intime de ses 350 millions d’abonnés, ou plus
exactement restitue ce qu’on lui a confié. On a peur de l’immense
mémoire de Google qui exhume, tel un glacier, des informations anciennes que
l’on voudrait définitivement recouvrir du linceul de l’oubli.
Il est certain que l’insulte, l’injure et les propos raciaux ne datent pas du web,
mais que le confort de l’anonymat autorise de s'affranchir de beaucoup de
tabous. Là encore cette expression n'est pas la conséquence du
web. Mais le web n’est pas une terre de non-droit car les mêmes règles
que celles en matière de presse s’y appliquent. Un vigilance critique doit s'y
exercer, l'anonymat doit y être limité, car il n'y a pas de liberté sans
responsabilité. Revenons à la Déclaration universelle des droits de
l’homme de 1789, décidemment source inépuisable de référence de
ce blog...
Article X
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
Article XI
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas
déterminés par la Loi.
Trop d’information
Le seconde ligne de critiques contre le web est l’excès d’information...
Trop d’information tue l’information, dit-on, et on peine à se retrouver dans
les milliards de pages que contient aujourd’hui le réseau mondial. Depuis
l’origine du web, la recherche d’information dans cette masse virtuelle de savoirs
comme de données dispersés a fait l’objet de critiques multiples. Non
seulement on peinerait à y trouver une information pertinente, mais de plus on ne
sait pas si elle est digne de confiance. Wikipédia fait ainsi partie des bêtes
noires d’une partie de l’intelligentsia qui n’arrive pas à comprendre
qu’un savoir à la fois rigoureux et mis à disposition gratuitement puisse
être élaboré collectivement sans ordre structuré par des titulaires
officiels du droit de savoir.
Bien sûr cette immense facilité à produire et échanger des
informations pose le problème de leur authenticité et de leur profondeur. mais la
question n'est pas nouvelle. Or "media des media", le web ne fait que véhiculer tout ce
que l'on peut trouver par ailleurs. La différence n'est pas de nature, mais de
rapidité d'accès et d'exhaustivité. Pour qui s'en donne la peine on peut de
même sans difficulté croiser des informations sur le web, accéder aux sources
les plus autorisées, traquer les bruits, les rumeurs, la désinformation avec un peu
de jugement, croiser et décortiquer les informations, les données et les
commentaires, sans sortir de chez soi... En utilisant plusieurs moteurs de recherche, on peut
aussi échapper aux biais de méthode... et d'intérêt. Le web permet
à chacun d'émettre et de recevoir données informations et connaissances. Ce
sont des matières premières qu'il exploiter avec discernement. Rien n'a
changé sur ce plan !
Trop d’énergie
Le web consomme trop d’énergie, et on entend à l’envi qu’un clic
de souris consomme l’équivalent d’une ampoule électrique pendant une
heure, sans bien comprendre l’alchimie de ce calcul qui frappe les esprits. Il est
évident qu’un ordinateur individuel consomme de l’énergie
électrique et que les millions de serveurs nécessaires à
l’infrastructure mondiale de l’internet contribuent pour une part à
l’augmentation de la consommation énergétique. Donc, compte tenu de la place
largement majoritaires des carburants fossiles dans la production d’énergie internet
contribue effectivement à la production de gaz à effet de serre. Google
nécessite un million de serveurs, et l’ensemble des centres de données
consomme 3% de la consommations d’électricité des Etats-Unis .
Aussi Google a depuis longtemps pris une position de pointe dans l’optimisation de la
gestion de ces centres serveurs qui consommeraient, selon eux, cinq fois moins que les data
centers conventionnels.
La multiplication des « objets électroniques » dans notre
environnement représente à la fois une dépense d’énergie,
et donc un risque, mais aussi une opportunité pour substituer aux déplacements
physiques, eux-mêmes consommateurs d’énergie et générateurs de
CO2, les échanges électroniques. La vidéo-communication, que ce soit Skype
ou des moyens plus sophistiqués comme la télé-présence,
épargnent des kilomètres de déplacement physique et leus
conséquences environnementales. L’électronique est également le seul
moyen de gérer efficacement les consommations en assurant la mesure et
l’optimisation du pilotage des appareils. Cette rationalisation s’insère dans
une démarche globale de « smart grid », ou grille intelligente
où la première sources d’économie d’électricité
sera la gestion électronique de l’électricité... Les premiers
consommateurs d'énergie, comme Google ou IBM, ont d'ailleurs engagé une
véritable démarche de réduction de leur consommation et de recherche de
solutions alternatives.
Trop de bande passante
Et puis la dernière estocade ne manque pas d’originalité ; elle provient
des opérateurs de télécommunications qui découvrent que le web
consomme trop... de bande passante. Le succès des smartphones, qu’ils subventionnent
généreusement, n’est pas compensé par une augmentation marginale
suffisante des recettes alors que la consommation de bande passante est importante et menace de
saturer les réseaux. Les trois millions de possesseurs d’iPhone en France
consommeraient 25% de bande passante de plus que les autres uitlisateurs de 3G, notamment
à cause des vidéos sur YouTube. L’objet est si facile d’emploi que,
curieusement, les utilisateurs en exploitent les possibilités.
Aussi, il paraît difficile d’en endiguer l’usage par le prix ou le blocage de
l’usage au-delà d’un certain seuil de consommation. Le problème de fond
n’est pas de brider l’appétit des internautes mobiles pour
l’échange d’information, mais de savoir qui doit payer les infrastructures
supplémentaires pour faire face à cette augmentation massive des volumes. Or les
opérateurs de télécommunications ont le sentiment de payer sans
contre-partie des bénéficiaires directs de ces infrastructures que sont les
opérateurs de contenu, voire les acteurs « hybrides » comme Apple
à la fois présents dans le contenant come dans le contenu.
Trop peu de démocratie
Trop de liberté et trop de complaisance pour les régimes totalitaires,
dit-on... Croire qu'internet peut être un vigoureux accélérateur de
démocratie, en partageant le savoir, en traquant l'obscurantisme et en rendant chacun
capable d'émettre des commentaires et de participer aux débats sans avoir
nécessairement une "habilitation" préalable constituent le vecteurs le plus
persistant de la "culture internet", le ciment de la communauté des internautes qui ont la
conviction d'oeuvre pour plus de démocratie. Or cette philosophie est de plus en
plus remise en question.
Ainsi, le magazine Books titre son éditorial « Pour en finir avec le
cyberoptimisme » et écrit, sous la plume d’Olivier Postel-Vinay,
« Croire que le web apporte obligatoirement un plus en termes de libertés
ou de qualité de la gestion publique est une illusion. Comme toutes les illusions
collectives, elle présente un danger ». Bien entendu, la lucidité est
indissociable pour séparer le bon grain de l’ivraie. Il en a toujours
été ainsi. Ces arguments ont été entendus à chaque tournant de
société, quand l’ordre ancien subit les coups de boutoir de la technologie
pour faire émerger de nouvelles formes d’organisation sociale.
Le livre n’a-t-il pas été accusé de tous les maux ? Léon X
promulga la bulle «Inter sollicitudines» en 1515 pour établir les
règles nécessaires à l’encadrement de l’imprimerie. Cette Bulle
incluait certes un éloge de «l’art d’imprimer, qui, grâce à
la faveur divine, a été inventé, ou plutôt amélioré et
perfectionné, surtout à notre époque» mais organisait et justifiait
l’extension de la censure, qui s’est développée en suite sous
l’Inquisition, «(...) afin que ce qui a été sainement
inventé pour la gloire de Dieu, le progrès de la foi et la propagation des vertus
ne soit pas utilisé à des fins contraires, et ne soit pas préjudiciable au
salut des fidèles de Christ ». La Bulle précise qu’il
« fallait (se) soucier de l’imprimerie des livres, pour qu’à
l’avenir les épines ne croissent pas avec le bon plant, ou que les poisons ne soient
pas mélangés aux médicaments ». Ces dispositions ont été
sans cesse réaffirmées par tous les régimes totalitaires.
Rappelons aussi que la principe de la liberté d’expression n’a vraiment
été exprimé que dans la déclaration universelle des droits de
l’homme de 1789 et que c’était à l’époque une
conquête fondatrice dont l’ampleur reste totalement contemporaine. Victor Hugo
écrivit : « L’invention de l’imprimerie est le plus
événement de l’histoire. C’est la
révolution-mère »[1].
D’ailleurs tout ce texte mériterait d’être cité, tant il est
proche de nous : « Sous le forme imprimerie, la pensée est plus
impérissable que jamais ; elle est volatile, insaisissable, indestructible. Elle se
mêle à l’air... Maintenant (la pensée) se fait troupe d’oiseaux,
s’éparpille aux quatre vents, et occupe à la fois tous les points de
l’air et de l’espace’’. On croit entendre Tim Berners-Lee !
Il en fut de même pour la radio et la télévision, jusqu’à
l’ORTF en France, et partout dans le monde en fonction des circonstances politiques. Jamais
aucun pouvoir ne renonce à l’exercice de la censure sur les medias pour servir ses
fins.
Si le web est encore plus universel que l’imprimerie, si le coût d’accès
est encore plus faible, il n’en est que plus dangereux car il autorise chacun, sans filtre,
à recourir aux sources et à en donner sa propre interprétation. On disait
bien au XVIe siècle que tout homme était pape avec une bible en mains.
La majeure différence est qu’est le web se développe avec une vitesse jamais
connue jusqu’alors, est par nature a-national, échappe aux logiques habituelles
d’influence et de pression sur la presse et de l’édition. Les problèmes
y naissent plus rapidement que les solutions
Enfin, le web serait liberticide car libertaire ou à l’inverse inféodé
aux plus totalitaires des régimes. Il est évident que le totalitarisme va employer
le web comme technologie efficace comme Hitler était maître dans l’utilisation
de la radio. Dès le Sommet mondial de la société de l’information
à Tunis en novembre 2005 l’Iran affichait sur son stand son intention
d’exploiter pleinement internet. Si Twitter a pu permettre de rendre compte des
événements de novembre 2009, la riposte du pouvoir dans le blocage des accès
à internet et des fréquences des téléphones portables a
été immédiate. Comment empêcher les Etats totalitaires de
détourner les medias sociaux à leur profit ? Il est quand même choquant
de considérer que le web fait le jeu du totalitarisme en permettant
précisément aux ennemis de la liberté d’en exploiter le support le
plus moderne. C’est un très vieux combat qui dépasse le champ
technologique...
Attention encore aux risques d’amalgame : le libéralisme n’est pas la
démocratie. Un web libertaire serait le plus sûr allié du totalitarisme, qui
puise justement dans cette absence de règles, la justification de toutes les
répressions.
Si on suit Paul Valéry, qui écrivait en 1945, « En somme, à
l’idole du progrès répondit l’idole de la malédiction du
progrès ; ce qui fit deux lieux communs », on pourrait se réfugier
dans la posture confortable du « balancement circonspect » qui permet
d’observer en chroniqueur neutre le déroulement chaotique de l’histoire. On
peut compter les points ce qui finalement préserve le statu qo. On peut à
l’inverse penser que, sans esprit de recul, l’éducation critique,
l’enseignement de l’histoire, la pratique de l’éthique et une confiance
raisonnée dans la science peuvent développer la pratique du discernement par le
plus grand nombre. Nul doute que pour ceux-là le web est un outil précieux.
Pour en savoir plus :
- Books, numéro de mars-avril 2010, publie un dossier « Internet contre la
démocratie »
- Le Monde diplomatique publie dans « Manière de voir », daté
février-mars 2010, un numéro complet sur « Internet, révolution
culturelle »
- « Critique de la modernité » d’Alain Touraine, 1992,
- "Le sens du progrès", Pierre-André Taguieff, 2004
Et bien sûr, autopromotion, « Le web, quinze ans
déjà... Et après ? » où le problème de la
démocratie et de la «République » sur le web est au
cÅ“ur de la réflexion...
[1] J’accède au texte source de
Notre-Dame de Paris grâce à Google livres en français. C’est
sûrement hérétique !
Mickaël s'est fixé un but aujourd'hui, provoquer les autres fermiers ! Et pour le
faire, Christophe, son binôme, a accepté de le suivre, et même de l...
Rafael Nadal pensait faire mieux à Indian Wells. Il considère sa défaite face
à Ivan Ljubicic en demi-finale comme un "accident majeur". Le N.3 mondial revient sur ses
erreurs pendant la rencontre et sur les réglages techniques à faire d'ici Miami,
notamment en revers.
On ne sait pas trop si les plus à blâmer sont ces anciens candidats de
télé réalité obligés d'en arriver là pour faire parler
d'eux ou si c'est Voici...
WASHINGTON Les démocrates ont
assez de voix pour faire adopter dimanche la réforme historique de l'assurance maladie,
malgré une opposition farouche, ont affirmé dimanche plusieurs responsables de la
majorité démocrate de la Chambre des représentants américaine. ...
Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a appelé samedi les
médecins généralistes à faire payer unilatéralement la
consultation 23 euros au lieu de 22 à partir du 12 avril, s'ils n'obtiennent pas
satisfaction sur ce point d'ici là.Réunie samedi en assemblée
générale, la CSMF a précisé...
Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a appelé samedi les
médecins généralistes à faire payer unilatéralement la
consultation 23 euros au lieu de 22 à partir du 12 avril, s'ils n'obtiennent pas
satisfaction sur ce point d'ici là.Réunie samedi en assemblée
générale, la CSMF a précisé...
Bonjour, J'arrive à faire jouer parfaitement 2 players "dewplayer" simultanément avec
IE (l'un pour l'ambiance musicale et l'autre pour le commentaire vocal). Ce n'est pas
Il a créé notamment les jeux "passage", qui peut être vu comme une histoire
interactive et poétique plus qu'un jeu, et "gravitation", une histoire étrange,
également avec un concept de jeu original.
Son dernier jeu, Primrose, est un jeu de réflexion plus classique, mais bien
réalisé, et toujours avec une petite touche spécifique http://primrose.sourceforge.net/ (le jeu est vendu sur
l'Apple Store, j'imagine que c'est plus pratique pour les utilisateurs d'iPhone de l'acheter que de
se le compiler... ;) en plus cela encourage l'auteur)
Les utilisateurs d'Archlinux peuvent se procurer ces petites pépites avec la commande
"yaourt -S jason-rohrer-games" ce qui les compilera pour leur système.
Mais je voulais vous parler de son prochain jeu, qui sera de type jeu d'aventure "point n click",
permettant une liberté de jeu jusque là inégalée. En effet, alors que
la plupart des jeux d'aventure sont limités si on fait une action non prévue dans
l'histoire, l'intelligence derrière Sleep Is Death permet de tout prévoir. Serait-on
en présence du moteur de jeu le plus intelligent du monde ?
En effet, il s'agit d'un jeu prévu pour 2 joueurs, le second joueur, tel un maître de
jeu dans un jeu de rôle, pourra anticiper et adapter le jeu en fonction des actions du
premier joueur.
Tellement simple, mais il fallait y penser, et surtout l'implémenter. Il y a
déjà des objets préparés, mais on pourra en créer et rajouter
d'autres (pourquoi ne pas faire comme l'auteur et créer des pixels arts avec mtpaint ?)
Le jeu va sortir courant avril, mais on peut déjà l'acheter en prévente (ce
que j'ai fait), ce qui permettra de télécharger les binaires pour win et mac os x,
ainsi que les sources compilables pour linux.
Je ne sais pas si l'auteur a prévu de sortir les sources de façon publique par la
suite (et si cela sera également sous licence libre, ce qui sera probablement le cas), ni
comment ce jeu sera accueilli, et si le concept de vente du jeu sera bien accepté, bref, si
l'auteur pourra espérer gagner décemment sa vie avec, en tout cas je lui souhaite
bien du succès et je suis impatient d'y jouer d'ici quelques semaines !
UFO Interactive Games Inc. a annoncé la sortie prochaine du jeu de puzzle Florist
Shop sur Nintendo DS.
Dans ce jeu, vous incarnerez Rose, une douce jeune fille qui vient juste de quitter son emploi de
bureau pour poursuivre un rêve, celui de mettre sur pied une boutique de fleurs.
Vos objectifs ? Parvenir au meilleur score, servir vos clients, faire évoluer votre
entreprise...
12 outils différents pour améliorer vos bouquets vous seront proposés ainsi
que 80 niveaux !
Mais UFO a décidé de nous gâter en nous annonçant également la
sortie de XG Blast sur DS en été 2010 !
Il s'agit d'un shooter arcade dans un style rétro lumineux et coloré dans lequel il
vous sera loisible d'utiliser les fonctionnalités de votre vaisseau en vous battant par
exemple contre d'innombrables escadrons de navires ennemis, alors que vous errez en territoire
hostile dans le cadre de votre mission...
Plusieurs types d'armes seront disponibles ainsi que différents modes de jeu.
Enfin, connaissez-vous le dicton qui dit "Jamais deux sans trois" ?
Il se prête particulièrement bien à cette grande occasion, car UFO nous
annonce la sortie d'un troisième jeu sur DS en été 2010 : Monster
Racers !!!
Dans ce jeu, vous partirez en quête à travers le monde, à la recherche de
monstres à former, nourrir et faire courir contre d'autres monstres.
Tout au long de cette aventure, vous devrez construire des amitiés durables avec des
nouveaux alliés et relever des défis lancés par des formateurs rivaux.
Vous aurez l'opportunité de capturer des monstres sauvages dans leur habitat natif et
grâce à la connexion Wifi, jusqu'à 4 participants pourront s'affronter en
tournoi ou capturer des monstres en mode safari.
Les démocrates ont assez de
voix pour faire adopter dimanche la réforme historique de l'assurance maladie, malgré
une opposition farouche, a indiqué un haut responsable de la majorité
démocrate de la Chambre des représentants américaine. Réforme de la
santé aux USA: jour décisif
Doublé par Arsenal samedi, Manchester United va tout faire pour
reprendre son bien, à l'occasion de la réception de Liverpool. Mais les Reds, qui
courent derrière la quatrième place et une hypothétique qualification en Ligue
des Champions, n'ont plus de joker.
Ne vous est-il jamais arrivé d’être si fatigué au bureau que vous avez
l’impression d’être incapable d’accomplir quoi que ce soit ? Vous
êtes-vous déjà demandé comment vous alliez faire pour survivre à
votre journée de travail ? Voici quelques astuces pour vous aider à tenir.
Les démocrates ont assez de voix pour faire adopter dimanche la réforme
historique de l'assurance maladie, malgré une opposition farouche, a affirmé dimanche
un haut responsable de la majorité démocrate de la Chambre des représentants
américaine.
Elles ont la lèvre supérieure rigide, la lèvre inférieure gelée,
les pommettes en marbre, le front en airain et autant d’expression que la porte de mon frigo.
C’est la nouvelle mode, à Hollywood : se faire injecter du Botox jusqu’aux
doigts de pieds.
                           Â
                        Â
 On dit qu’un livre peut changer une vie. Parfois, on va jusqu’à
le prétendre d’une page. Mais une phrase ? On hésite, à
tort. George Steiner confiait
récemment que “La vérité est toujours en exil” le
guidait depuis toujours et pour toujours. Voyez le leitmotiv de Bartleby le
scribe. Cela fait un bon siècle que les sectateurs français de cette nouvelle,
fidèles du cercle de ses lecteurs jamais disparus, disputent de la meilleure
manière de rendre dans notre langue la fameuse réplique par laquelle Bartleby
n’a de cesse de refuser son consentement à la marche du
monde : «Â I would prefer not
to ». Pourtant, a priori, cela paraît simple. Ce serait
méconnaître la pathétique complexité de l’anti-héros
comique et mélancolique, résistant passif tout traversé de passions tristes,
inventé par Herman Melville (1819-1891). D’autant que l’on aurait logiquement
attendu un «Â I’d rather not » si l’auteur n’avait
voulu, par la préférence négative, bien marquer la fin de non-recevoir un
brin hautaine à toute proposition d’activité. Philippe Jaworski,
éditeur et traducteur du quatrième et dernier volume de son Å“uvre
romanesque qui vient de paraître dans La Pléiade, y revient en détail, bien
conscient que négliger un tel débat, aussi fondamental qu’interminable, lui
eut valu des ennuis auprès de la secte (voir les commentaires à la suite de mon
billet sur la
traduction de Jérôme Vidal). «Â Je ne
préfèrerais pas »Â : ainsi traduit-il la devise,
refrain et ritournelle de celui qui refuse d’accomplir tout travail, se fait un rempart de
sa non-action catégorique et installe son oisiveté dans un coin de
l’étude de son employeur, l’avoué qui n’en peut
mais. Imagine-t-on un instant le nombre de lecteurs qui en ont fait leur emblème et une
philosophie pour la vie, à commencer par l’écrivain espagnol Enrique
Vila-Matas ? Non sans l’adapter au passage au risque de susciter
une nouvelle bataille d’Hern@ni dans la blogosphère, à la suite de Gilles
Deleuze et Maurice Blanchot qui s’en mêlèrent autrefois.
«Â Je préfèrerais ne pas » garde ses partisans
de même que «Â J’aimerais mieux
pas ».                Â
 Au fond, tout
dépend comme on l’entend. Dans leur majorité, les auditeurs de Daniel Pennac
l’entendent pour la première fois. Ceux qui, depuis près d’un an se
pressent à travers la France à sa lecture-spectacle de la nouvelle, y vont
davantage pour lui que pour Bartleby qu’ils ne connaissaient pas. Le romancier a
découvert le texte dans la traduction «Â avec
négation » de Pierre Leyris qui fait autorité
depuis les années 50 ; mais lorsqu’il en a lu la version révisée plus
tard «Â sans négation », il l’a
adoptée :Â «Â ”Je préfèrerais
pas”... La négation arrive après la préférence, moyennant
quoi Bartleby rend cinglé son entourage. Ce n’est pas que cela sonne mieux mais
c’est plus proche de l’original » remarque
–t-il en rappelant qu’au fur et à mesure, le verbe varie du
conditionnel à l’indicatif. «Â Au début, les spectateurs
rient ; puis ils s’aperçoivent que c’est une monade close sur
elle-même et ne rient plus ; alors l’anxiété les gagne
jusqu’à les faire compatir au désespoir de
l’avoué ». Vous l’entendrez tous les soirs de juillet
au festival “off” d’Avignon, à moins que vous préfèreriez
ne pas. Pourquoi un écrivain s’impose-t-il cet exercice ?
“Pour la volupté de la langue et pour le bonheur de
mettre en bouche cette traduction de Leyris” répond Daniel Pennac, avant
d’ajouter que, lorsqu’on passe ses journées seul à lire et
écrire, on ne déteste pas trouver un moyen de “sortir de ce
semi-autisme”.
    Le grain de la voix, un geste de la main,
une seule phrase et un monde réapparaît. A l’invitation des éditions
Robert Laffont, une lecture d’extraits de Mon témoignage devant le monde,
mémoires du résistant Jan Karski introuvables en français depuis des
années, fut donnée récemment à Paris sous les lambris de
l’ambassade de Pologne. Naturellement conviés, les écrivains Yannick Haenel et Claude Lanzmann, protagonistes du feuilleton Karski
de l’hiver, avaient accepté d’honorer la célébration ;
finalement, ni l’un ni l’autre n’en furent après que l’un eut
vérifié que l’autre en serait (finalement Lanzmann vint, mais tout
était déjà fini). Ce qui est pour eux regrettable car leur
héros se trouvait là, par la grâce d’Andrzej Seweryn. Entre deux
représentations, le plus polonais des Comédiens-Français avait juste
trouvé le temps d’honorer la mémoire de son glorieux compatriote. Querelles
et polémiques soudainement mises à distance par la seule gravité de son
timbre, il lut deux passages, l’un sur les conditions de vie dans le ghetto, l’autre
sur la fameuse rencontre avec le président Roosevelt. Il termina sur une phrase
qu’il solennisa en retirant ses lunettes afin de fixer son auditoire, ce qui eut
aussitôt pour effet de lui accorder une vibration particulière. Quelques mots
gravés au bas de la statue érigée près de la Maison-Blanche à
la mémoire du grand patriote polonais :Â «Â Et la
liberté gémit lorsque Kosciuszko tomba ». Grâce
à cette voix si vivante qui s’était faite un court instant messagère
d’une voix défunte, on comprit alors, mieux qu’en la lisant, comment une
phrase peut engager une vie.
(”Bartleby” détail d’un dessin de Jean-Claude Götting pour la
traduction de Jérôme Vidal ; “Daniel Pennac bartlebiant hier au
Centre culturel Marcel-Pagnol de Bures-sur-Yvette” photo Passou ; “Jan Karski sur un
banc de Georgetown University à Washington où il enseigna” photo D.R.)
Les démocrates ont assez de voix pour faire adopter dimanche la réforme historique de
l’assurance maladie, malgré une opposition farouche, a indiqué un haut
responsable de la...lire la suite
C'est quasi traditionnel, à chaque fois que le pouvoir politique se mêle d'une
enquête judiciaire, cela se termine par un fiasco - et le plus souvent par un retour de
bâton. Voici deux versions du déroulement de l'enquête sur la mort du
brigadier-chef Jean-Serge Nérin...
C'est quasi traditionnel, à chaque fois que le pouvoir politique se mêle d'une
enquête judiciaire, cela se termine par un fiasco - et le plus souvent par un retour de
bâton. Voici deux versions du déroulement de l'enquête sur la mort du
brigadier-chef Jean-Serge Nérin...
C'est quasi traditionnel, à chaque fois que le pouvoir politique se mêle d'une
enquête judiciaire, cela se termine par un fiasco - et le plus souvent par un retour de
bâton. Voici deux versions du déroulement de l'enquête sur la mort du
brigadier-chef Jean-Serge Nérin...
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