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Le
billet précédent est agrémenté d'une petite vidéo. Voici
son histoire, ou comment illustrer ses billets de vidéos en utilisant des
formats ouverts.
Obtenir le bon fichier vidéo Récupérer le fichier de la vidéo qui
nous intéresse
Au cas présent il s'agit de cette
vidéo hébergée sur YouTube et intitulée « Aldo Maccione" la
classe" ».
Pour récupérer cette vidéo sous GNU/Linux, il vous suffit d'aller chercher
le fichier correspondant dans le répertoire /tmp de votre système une fois la
vidéo intégralement chargée dans votre navigateur.
Pour la suite du billet, le fichier aura pour nom « source.flv ».
Réencoder la vidéo en Ogg Theora et la recadrer
Pour réencoder la vidéo dans un format ouvert, nous allons utiliser le logiciel
libre ffmpeg2theora, disponible sous la licence GNU
GPL pour systèmes GNU/Linux, MacOS et Windows.
Comme indiqué
précédemment, la résolution et le débit de la vidéo sont
à choisir en fonction du type de vidéo. Au cas présent j'ai choisi un
encodage à débit constant de 300 kbit/s qui est un débit
particulièrement faible compte tenu que la séquence est un film de 320x192 pixels
mais qui m'a paru – de façon complètement empirique
– suffisant en l'espèce si l'on considère que la scène
est assez peu animée et que les images composant la vidéo ont finalement assez peu
de différences (le
principe de base de la compression vidéo consiste à n'enregistrer
complètement que quelques images clés appelées « trames I » puis
à enregistrer les seules différences entre deux images clés pour composer
les images intermédiaires appelées « trames P »).
La séquence présentait des bandes noires horizontales de part et d'autre de l'image
qui nuisaient à la bonne intégration de la vidéo dans la page de mon billet.
J'ai donc demandé à ffmpeg2theora de supprimer les bords de la vidéo en
même temps qu'il la réencodait. L'opération n'est hélas pas
automatique, aussi j'ai dû tâtonner pour définir en pixels la taille des
bandes à supprimer (cette taille devant par ailleurs être, dans tous les cas, un
multiple de deux)
Au final la commande pour réencoder et recadrer la vidéo est la suivante :
ffmpeg2theora -V 300 --croptop 24 --cropbottom 24 source.flv -o fichiertemp.ogg
D'une séquence audio-vidéo de 320x240 pixels encodée dans un format
fermé (en H.264/AVC Video pour la vidéo et MPEG-4 AAC pour l'audio) nommée
« source.flv », on passe à une séquence audio-vidéo
recadrée en 320x192 pixels dans un format ouvert (Ogg Theora à débit
constant de 300 kbit/s pour la vidéo, et Ogg Vorbis pour l'audio) nommée «
fichiertemp.ogg ».
A noter qu'un encodage en deux passes (au lieu d'une comme dans l'exemple ci-dessus), toujours
à débit constant, vous permettrait d'optimiser la qualité de la
vidéo.
En savoir plus : consulter les commandes pour ffmpeg2theora ici et là.
Extraire la portion qui nous intéresse
La séquence téléchargée depuis YouTube et réencodée au
format Ogg est en fait une compilation de plusieurs séquences différentes. Nous
allons extraire le tronçon qui nous intéresse et qui correspond grosso modo aux
huit première secondes.
Nous utiliserons pour cela les Ogg Video
Tools (et spécialement l'outil oggCut), un logiciel disponible sous la licence GNU GPL
pour systèmes GNU/Linux, MacOS et Windows.
A noter que le tronçonnage va être effectué sans recompression, donc
très rapidement et sans perte de qualité. Les indications temporelles sont
exprimées en millisecondes. Elles sont toutefois indicatives dans la mesure où le
logiciel ne coupera qu'aux endroits des « trames I ».
La commande pour extraire la première séquence de la vidéo est :
oggCut -s 0 -e 8140 fichiertemp.ogg destination.ogg
D'une séquence audio-vidéo de presque trois minutes nommée «
fichiertemp.ogg » on ne conserve que le début en un séquence nommée
« destination.ogg ».
On obtient ainsi une vidéo de huit secondes dans un format ouvert, d'une
résolution de 300x192 pixels et qui pèse moins que beaucoup d'images sur le web :
à peine 348 kio !
L'intégration de la vidéo ainsi obtenue dans la page Web se fait au moyen des
balises multimédias de HTML5 (un format ouvert).
A noter que la spécification HTML5 permet d'utiliser, au sein de la balise video,
l'attribut poster pour spécifier une image à afficher en attendant que
l'utilisateur ne lance la vidéo (si vous n'avez pas défini cet attribut alors c'est
la première image de la vidéo qui sera affichée par défaut). Firefox
3.6 supporte cette fonctionnalité et il semblerait que ce soit le cas également
d'Opera 10.50. En revanche les autres navigateurs compatibles HTML5 remplaceraient
automatiquement cette image par la première image de la vidéo.
Sur le billet dont il s'agit, voici ce que vous voyez suivant que l'attribut n'est pas pris en
compte (première capture, effectuée sous Firefox 3.5) ou l'est (deuxième
capture, sous Firefox 3.6) :
Pour ma part je bénéficie de mon propre espace d'hébergement pour mon blogue
sur le Web (lire
ce précédent billet) de sorte qu'il me suffit d'y ajouter les séquences
audio/vidéo pour les utiliser sur mon blogue. Sinon il existe des services d'hébergement de
vidéos au format Ogg Theora.
Est-ce bien légal tout cela ?
Affirmatif. Quand bien même l'Å“uvre sur laquelle vous avez jeté votre
dévolu n'autoriserait pas expressément et préalablement sa libre utilisation
(au moyen d'une licence type Creative Commons), vous êtes
autorisé par la loi à en reproduire à de courts extraits (c'est le droit de courte citation, une
exception légale aux droits d'auteur).
Conclusion
Si vous avez mis en Å“uvre les différentes étapes décrites dans
ce billet, vous devriez avoir noté différentes choses :
L'encodage en Theora se fait à la vitesse de la lumière : c'est un des
encodeurs les plus rapides de sa catégorie (certainement le plus rapide)
La taille du fichier vidéo obtenu est particulièrement réduite : moins
de 350 Kio quand même pour une vidéo de huit secondes !
Malgré la vitesse élevée d'encodage et la très petite taille du
fichier obtenu, la qualité de la vidéo est tout à fait satisfaisante (alors
qu'il s'agit d'un réencodage !)
Qui a dit que Theora n'était pas un codec adapté au Web ?
Lancé officiellement au Mobile World Congress en 2009, le Samsung Player HD
débarque enfin sur le marché algérien. Il vient enrichir la gamme de mobiles
novateurs de Samsung, intégrant les toutes dernières fonctions multimédia,
professionnelles et les systèmes de transfert de données les plus performants
(DLNA, WiFi, 3G+) pour offrir à l'utilisateur une solution complète. (Par Maroua T)
Plus on utilise Twitter et plus le nombre de personnes qu'on suit augmente...on devient vite
boulimique jusqu'à rendre indigeste le nombres des personnes qu'on "follow" (qu'on
suit...).
Souvent on a même tendance à suivre systématiquement tous nos nouveaux
followers pour leur rendre la pareille. Mais il faut savoir que certain cherchent à
augmenter virtuellement leur nombre de followers en suivant puis "qwittant" (quittant)
très vite un grand nombre de comptes Twitters... il faut donc éviter de suivre
n'importe qui juste pour lui faire plaisir et bien choisir ses contacts en fonction de ses
centres d'intérêt ou des objectifs d'usage de son compte Twitter. Bref, la
gestion de followers sur Twitter n’est pas à prendre à la
légère…
Et puis...comme le printemps est bien souvent l'occasion de faire un grand
nettoyage, je me suis dit qu'il serait temps de passer un coup de balai sur
Twitter !
Je me suis donc mis en quête d'outils qui pourront vous permettre de faire le tri
parmi vos contacts sur Twitter et de ne garder que ceux qui vous intéressent
vraiment. Du coup, plutôt que de rédiger cet article tout seul, il m'a semblé
intéressant d'en faire un billet collaboratif et c'est donc à plusieurs blogueurs
que nous avons rédigé ce dernier (grâce à Google Wave).
BARI "Mon ambition est de terminer ma
carrière dans ce club, et d'y demeurer ensuite attaché avec une autre fonction" ,
avoue le Liégeois, qui a également évolué au Standard, à Monza
et à Trévise.Arrivé à l'AS Bari dont il est aujourd'hui le capitaine,
...
Yakuza fait partie de ces
séries bénéficiant d’une curieuse aura de sympathie, bien que, sous
nos contrées, peu de personnes, finalement, y ont vraiment joué. La faute a une
plate-forme exclusive, la PlayStation (2 puis 3) et, surtout, un univers et une
accessibilité un peu à part. Difficile, en effet, d’apprécier les
Yakuza sans s’y plonger corps et âme, et prendre le temps de lire les tonnes de
dialogues qui emmaillent chaque opus. À cet égard, le fait que Yakuza 2 n’ait pas
été traduit en français — tout comme ce troisième
épisode, qui ne propose que des sous-titres anglais — n’a
évidemment pas arrangé les choses… Quoi qu’il en soit, on
appréciera particulièrement, ici, la possibilité de regarder les
résumés vidéo des deux premiers volets, véritables petits films de
15-20 minutes commentés par la voix chaude de Takaya Kuroda (Kiryu dans
le jeu). Une manière pour certains de se rafraîchir la mémoire, et pour les
autres de découvrir des scénarios (tordus) suintant l’énergie et la
passion, entre trahisons, combats à mort et improbables coups de théâtre.
Notons qu’à l’écrivain Hase Seishu, scénariste
des deux premiers opus — et de l’épisode Kenzan —
succède Masayoshi Yokoyama, un illustre inconnu qui a su heureusement
respecter à la lettre l’esprit Ryû ga Gotoku, à
quelques mièvreries près. L’indéboulonnable Toshihiro
Nagoshi (qui a oeuvré notamment sur les Super Monkey
Ball… et Shenmue
!) reste le maître d’oeuvre, et partage avec Hideo Kojima, un vieux
compagnon de troquet (véridique), un amour certain pour les cinématiques à
rallonge, ici plus que jamais présentes.
Okinawa way
Difficile, pour un fan de la première heure, de ne pas être immédiatement
emballé par Yakuza
3. Enfin, la qualité de réalisation —certes imparfaite sur
certains points — permet de faire honneur au sens du détail qui
caractérise la série. Quant aux cinématiques, elles transcendent un
character design d’une qualité et d’une variété
étonnante, soutenu par des visages désormais presque photoréalistes. Le
bonheur. À l’image d’un Kazuma Kiryu désormais retiré du monde
et cherchant avant tout la paix, le début du jeu vous invite à découvrir
l’île d’Okinawa, son temps superbe, ses touristes en chemises à
fleurs… Une atmosphère idyllique entachée par une conspiration
politico-mafieuse dont on conçoit peu à peu l’ampleur, tandis que l’on
devine, évidemment, que la retraite de l’ex 4ème chef du clan
Tôjô, qui administre désormais un orphelinat, ne peut être que de courte
durée. Une parenthèse d’une dizaine d’heures avant
l’inévitable retour à Kamurocho qui, toutefois, permet de se faire la main,
et découvrir à peu près tous les aspects du titre entre mini-jeux (on va y
revenir), intérieurs de magasins modélisés avec un soin maniaque, ambiance
de foule plus vraie que nature (on regrette juste une atmosphère sonore un peu en
deçà) et, il faut bien le dire, missions diverses pas toujours follement
intéressantes. Entre livraisons de nouilles, recherche de gamine égarée,
cache-cache et transport de glaces à six boules, on n’a en effet pas toujours
franchement l’impression d’incarner le yakuza le plus classe du monde. Les petites
frappes que vous croisez sans cesse et qui ne manquent jamais de vous provoquer
— les inconscients — sont heureusement là pour
arranger ça…
Mawashi-geri dans ta face
Coeur du gameplay, les combats dans Yakuza 3 se révèlent, sans
surprise, d’une richesse ahurissante. Comme dans les précédents opus,
c’est en gagnant des points d’expérience que vous pourrez améliorer
certains de vos talents, et étendre votre palette de coups. Projections, esquives,
contres, rétablissement sur chute, garde… Les possibilités offertes
permettent de développer son propre art du combat, tandis que l’on
privilégiera plutôt telle ou telle capacité (résistance,
vitesse…), le tout en ayant la possibilité, évidemment, d’utiliser
diverses armes blanches ou de poing, ces dernières étant de surcroît
customisables. Surtout, le dynamisme des combats et la possibilité sans cesse
renouvelée de découvrir de nouveaux finishing moves —
différents en fonction de l’environnement immédiat, du type d’armes ou
d’objets utilisés, de la partie du corps que vous attrapez, etc.
— font qu’au final, chaque nouvelle échauffourée peut se
révéler différente de la précédente. Évidemment, pour
cela, il faut creuser au maximum le “fighting system”, comme dirait Van Damme, mais
tous ceux qui se donneront cette peine prendront un pied monstrueux, vraiment, à
démonter yak’ et wesh-wesh à tous les coins de rue. Cadeau Bonux :
désormais, avec son téléphone portable, Kazuma peut “saisir” une
scène qui l’interpelle dans la rue (première
“révélation” : une petite vieille qui percute une voiture en scooter et
fait un soleil…), et s’en inspirer pour mettre au point un coup spécial, le
tout étant ensuite relaté, de façon assez drôle, sur un blog
imaginaire ! Un principe complètement con… et absolument réjouissant.
Serial gamer
On trouve de tout dans Yakuza
3 : des bars et des restaurants à écumer, des salles clandestines proposant des
jeux de cartes ou de dès exotiques (chô-han, koi-koi, oicho-kabu…), des
tournois d’Ultimate Fighting underground, des courses-poursuites, des clés de
consignes disséminées ici et là qui permettent de récupérer
différents objets, du bowling, du golf, des jeux de fléchettes, des sessions de
pêche à la ligne… Pas mal de choses déjà visibles dans les
précédents épisodes, mais que l’on retrouve avec toujours autant de
plaisir et qui bénéficient évidemment ici d’un soin particulier. Il
faudra notamment gérer particulièrement bien les sticks analogiques pour certaines
épreuves, comme le billard ou les fléchettes, qui réclament de la
concentration et une vraie précision (ce qui en énervera plus d’un). On ne
soulignera évidemment jamais assez à quel point Yakuza 3, à
l’image là encore de ses illustres prédécesseurs, ne se prend pas au
sérieux et s’autorise une constante autodérision. Tout est dans le
détail : ennemi qui vous attaque avec un énorme thon congelé, finishing
moves à la violence totalement démesurée, séances de karaoké
durant lesquelles Kiryu aligne les paroles niaises et chante comme une casserole, salary man qui
vous défie à un concours de biture et roule sous la table… L’ambiance
légère du jeu, qui contraste sainement avec l’atmosphère plus
sérieuse des cinématiques, fait que l’on parcourt le jeu avec un plaisir
toujours renouvelé.
No woman, no cry
Sujet (évident) de discorde, “l’ablation” avérée des
versions américaine et européenne du jeu, qui se voient amputées de la
séquence des bars à hôtesses, notamment, a donné à certains
gamers l’envie de couper la dernière phalange du petit doigt des responsables de
cette décision a priori aberrante. Et fait naître des velléités de
boycott. Bien que je n’excuse en aucun cas ce genre de procédés, il convient
toutefois de ranger les canifs. Ne plus avoir l’occasion de draguer à loisir
quantité de jeunes femmes aux coiffures improbables, trop heureuses de faire suer votre
carte bleue, n’a finalement rien de dramatique. Surtout qu’il est toujours possible
d’en rencontrer quelques-unes au hasard, dans la rue (et de profiter d’elles pour
commander en une fois toute la carte d’un resto histoire d’accumuler les points
d’expérience !). De plus, dans un effort louable, la version “premium”
du jeu proposée en Europe contient différents bonus, entre B.O. d’une
trentaine de titres, tableau “interactif” détaillé des relations entre
personnages (dont on retrouve l’équivalent dans les menus du jeu) et DLC
gratuitement téléchargeables (malheureusement très axés baston, et
pas forcément inoubliables). Bref, un titre d’une richesse absolue, quoi qu’il
en soit, et à la durée de vie impressionnante, de toute façon incontournable
pour tous les amoureux de la série. Ceux-là pardonneront aisément les
quelques dérives d’un titre ancré dans des mécanismes certes un peu
old school, et apprécieront pleinement ce que Yakuza 3 sait proposer de
mieux : une fantastique aventure humaine.
On peut reprocher à Yakuza 3 certaines choses : une maniabilité parfois un peu raide, une
difficulté évidente à innover d’un épisode à
l’autre, une durée de vie artificiellement augmentée par des missions pas
toujours passionnantes, une atmosphère curieusement gnangnan sur toute la partie qui se
déroule à Okinawa… Et pourtant, la magie, cette fois encore, fonctionne.
Bénéficiant d’heures de cinématiques superbes, impressionnant de
possibilités, et proposant un système de combat riche et soigné, ce nouvel
opus ne peut être qu’accueilli à bras ouverts par les amoureux du Japon en
général, et les habitués de la série en particulier. Quant aux
quelques éléments malheureusement absents de cette version occidentale
— le résultat de coûts de localisation trop élevés,
dit-on officiellement chez Sega — il serait dommage qu’ils fassent
oublier à certains la qualité globale du jeu, qui n’a, dans le fond, rien
perdu de sa superbe.
Gameblog.fr est LE site internet de jeux vidéo français du moment, totalement
incontournable et surtout indispensable. Accompagné de commentaires pertinents, et surtout
poilants, vous y retrouverez toute l’actualité Jeux vidéo, les derniers tests
en avant première, des reportages exclusifs, des interviews, des émissions
vidéos, des chroniques, de superbes Podcast... Bref, le nirvana du Jeux Vidéo a la
française!
A l'approche de la coupe du monde, de nombreux éditeurs souhaitent sortir leur jeu mettant
à l'honneur le sport le plus populaire au monde : le football. Gameloft, l'éditeur le
plus prolifique sur DSiWare n'est pas en reste, et après une édition 2009 de Real
Football, l'éditeur récidive avec Real Football 2010.
Mais que vaut cette simulation de football sur notre célèbre console aux 2 écrans
? C'est ce que nous allons voir dans les lignes qui suivent.
Real Football 2010 vous propose donc de participer à de grandes compétitions de
football. Pour 800 Nintendo Points, Gameloft semble nous avoir gâté et le jeu semble
très complet.
Entrons directement dans le vif du sujet en évoquant les différents modes de jeu. Bien
entendu comme dans tout bon jeu de sport que se respecte vous pourrez jouer en multijoueurs en
wifi local. Et oui désolé mais pas de mode online pour ce coup ci.
Par contre Gameloft se rattrape pour ce qui est du mode 1 joueur. En effet vous pourrez
participer à un match amical ou à un tournoi. Dans ce dernier mode il vous sera
proposé de disputer une coupe (coupe internationale, européenne en club, coupe d'Europe
avec une équipe nationale, coupe d'Asie, coupe d'Amérique ou d'Afrique), ou à une
ligue et ainsi remporter un des plus grands championnat Européen ( Français, Anglais,
Allemand, Espagnol et Italien). Vous pouvez même participer à un championnat du monde
des clubs. Voilà donc un programme très chargé. Le choix des équipes est tout
aussi garni, car si on compte les 5 championnats nationaux composés de 20 clubs ajouté
au 60 pays des différents continents, vous n'aurez que l'embarras du choix. Cerise sur le
gâteau les noms des joueurs sont respectés. Vous pourrez donc avec bonheur jouer avec
Niang, Henry, Ronaldo, Rooney ..etc
Une fois votre mode de jeu et votre équipe choisie, direction le terrain...enfin presque car
tout un tas de paramétrages s'offre de nouveau à vous. Tout d'abord la tenue de votre
équipe (tenue à domicile ou à l'extérieur), le choix des joueurs en fonction
de leur santé du moment, et bien sûr la tactique de jeu. Vous voulez une équipe
plus offensive ou défensive, en 4-3-3 en 4-4-2, bref toutes les tactiques sont possibles et
vous pourrez en plus choisir l'emplacement exact de chacun des joueurs sur le terrain. L'aspect
gestion d'équipe est donc très poussé. Une fois la partie lancé il vous est
toujours possible de modifier les aspects tactiques et ce sans arrêter la partie. Tout ceci
se gère depuis l'écran tactile. Très facile de repositionner un joueur avec le
stylet.
Le gameplay est très riche et relativement agréable. Deux types de contrôle vos
sont proposés. Vous pourrez jouer de façon classique en utilisant la croix
multidirectionnelle et les boutons ou utiliser l'écran tactile. Le jeu au bouton et à
la croix répond bien mais le mal au doigts se fait rapidement sentir. Quand au mode de
contrôle via l'écran tactile et au stylet, celui-ci demande un peu de pratique pour le
maitriser totalement mais celui-ci a le mérite d'exister.
Visuellement le jeu est assez réussi et il ne faut pas oublier que l'on joue sur une machine
relativement faible techniquement et que Real Football 2010 est un titre DSiWare donc de taille
plus modeste.
Gameloft signe là avec Real Football 2010 un bon petit jeu de foot très complet,
agréable à jouer et très réussi visuellement. Si vous aimez les jeu de foot
et que vous ne voulez pas dépenser beaucoup d'argent sur un jeu cartouche, Real Football
2010 devrait vous satisfaire. Les 800 Nintendo Points nécessaire au téléchargement
du jeu seront rapidement amortis. Par contre si ce genre de jeu n'est pas votre tasse de
thé, le titre de Gameloft n'arrivera probablement pas à vous convaincre à vous
mettre au foot.
L’équipe de techtoctv a profité de mon passage
à Paris pour m’inviter à l’un de leurs débats :
Quel est le moteur du web ? La technologie, l’humain ou le business ? Une
question à la con du genre « Qui vient en premier de la poule et de
l’Å“uf ? » Depuis Darwin, on connait la réponse :
« Ils viennent en même temps et ne peuvent être
séparés. » La situation étant claire, on a pu parler pour le plaisir.
Voici la description du débat.
Alors que nous avons vécu 2 étapes majeures du web (web 1.0 et web 2.0) et que nous
tentons de définir la prochaine dans laquelle nous entrons progressivement en nous aidant de
concepts tels que le web temps réel, le web des données, le web sémantique ou
encore le web squared, il est temps de se demander ce qui fait courir le web : la
technologie, l’humain ou le business ? Sans chercher à opposer
catégoriquement ces trois mondes ce qui aboutirait à un débat stérile, il
peut être intéressant d’observer quel rôle jouent les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs business à chacune des grandes
étapes évolutives du web.
Pour m’échauffer, alors que j’étais dans le TGV pour Paris, j’avais
repris les questions posées en préparation du débat et avais fait comme si elles
m’étaient adressées par un interviewer.
– Qu’est-ce qui a donné lieu au passage du web 1.0 au web 2.0 et qui
donne lieu actuellement au passage du web 2.0 au web 3.0 ? Quelle est la part de la
technologie, celle de l’humain et celle du business ?
– Je ne suis même pas sûr de savoir ce qu’est le Web 1.0 et 2.0. Si,
des dénominations marketing, formulées par des entrepreneurs qui cherchent à lever
du fric. Je les méprise. Ils s’essoufflent alors ils introduisent le 3.0. Pendant ce
temps, Joël de Rosnay en est déjà au 5.0, au moins Joël ne cherche pas à
lever de l’argent.
Le temps réel, c’est la base même de l’informatique. Parler du temps
réel comme d’une innovation, c’est tordant. Sur le Web, il apparaît en 1999
avec les flux RSS, en même temps que l’idée de Web sémantique,
dénomination malheureuse qui fait que personne n’a rien compris à cette affaire,
tout simplement de l’open source appliqué aux données.
Depuis 1999, les développeurs et les utilisateurs ont peu à peu trouvé des usages
à ces innovations, surtout aux flux. C’est tout, pas de quoi en faire un fromage. Mais
pour en revenir au débat : on voit que, dans ce cas, la technologie est présente
bien avant les usages et bien avant le business.
Ce n’est pas nouveau. On invente la peinture à l’aquarelle et les peintres se
mettent à peindre en extérieur, des esquisses rapides.
Pour rester dans l’art, le processus inverse existe aussi. Les Å“uvres
interactives et les Å“uvres ouvertes ont existé avant les ordinateurs. Les
artistes ont exploré ces pistes avant même les réelles possibilités
techniques de les mettre en œuvre.
Où intervient le business ? Faut pas y aller trop tôt, ni trop tard. Faut faire
croire qu’on tient quelque chose de neuf alors que c’est déjà vieux. Il
faut bourrer le mou des banquiers pour qu’ils crachent un peu de l’argent
qu’ils nous ont volés ou qu’ils ont fabriqué comme les faux-monnayeurs
qu’ils sont.
Si les businessmen innovent, je veux bien les rencontrer. Déjà ils poursuivent un but
si peu innovant, faire fortune, que je vois mal pourquoi ils se compliqueraient la vie en
cherchant à innover.
Exemple Google. On innove en tant qu’étudiant. Puis on entre dans le business et on se
contente de vampiriser ceux qui innovent par ailleurs.
Est-ce que je fais du mauvais esprit ? Bon je vais essayer d’être constructif. Le
2.0 serait le Web participatif (ce Web où des couillons comme moi créent du contenu qui
sera monétisé par les businessmen... vous parlez d’une innovation :
l’esclavage).
Mais Amazon depuis 1996 demande à ses clients de commenter les livres et utilise leurs
interventions pour suggérer de nouvelles lectures. Le Web 2.0 est déjà là. Il
n’a fait que se développer.
Cette idée de participation 2.0 est d’ailleurs encodée dans le Web lui-même
auquel tout le monde peut participer, en créant ses pages et en créant des liens (les
BBS proposaient déjà ces fonctions). Le 2.0 aura était, à partir des
années 2000, une démocratisation de ce processus. La technique se développe en
même temps que les usages et que les perspectives de business. Ce n’est pas profond,
c’est trivial.
Et 3.0 alors ? Moi, j’appelle ça la dictature de quelques mégasites, la
centralisation du Web, son étouffement, la fin des rêves et des utopies... des
internautes victimes du mimétisme qui se ruent tous en même temps aux mêmes
endroits. Voilà ce que je vois dans le Web actuel. Rien de très excitant. Heureusement
qu’arrive l’encre électronique et que nous allons pouvoir nous lancer dans une
nouvelle aventure.
– Les concepts de web temps réel, de web des données, de web
sémantique et de web squared font ils référence à une approche humaine,
technologique ou business de l’évolution du web ? Comment pourrions-nous
définir ces concepts en une phrase pour qu’ils soient compris de tous ?
– Mince. J’ai déjà répondu. Temps réel :
c’est le moyen donné à tous, et même à des robots, d’alimenter
des flux et de les croiser. Twitter ne sert qu’à ça, Facebook aussi... et les
blogs aussi depuis longtemps.
Web sémantique : ouvrir les bases de données et nommer les champs
de manière à ce que nous puissions faire des jointures. J’en reste à la
définition de Tim Berners-Lee. Les autres, je ne les comprends pas. Je n’ai jamais
rien vu d’autre fonctionner.
Le Web2, c’est une arnaque marketing promue par des gourous qui veulent se
faire mousser. On est dans le business spéculatif avec rien de concret derrière. Mais
des mecs vont réussir à vendre leur expertise sur le sujet, je n’en doute pas. Il
y en a qui réussissent à vendre leur grosse quéquette sur Twitter.
– Comment pourrions-nous décrire l’évolution du web pour
qu’elle soit comprise de tous ?
– Encore une fois, j’ai déjà répondu. Le Web est né d’un
fantastique mouvement de décentralisation. Le 2.0 a marqué le début d’un
resserrement. Le 3.0 risque de signer son étouffement.
Ce que je constate : c’est que seuls les entrepreneurs gagnent du fric sur le Web. Que
rien n’a changé pour les créateurs, que leur situation a même empiré.
On nous sert un Web consumériste alors qu’il peut être un environnement de
révolution culturelle pour fuir le consumérisme. Mais je ne suis pas pessimiste. La
bataille n’est pas terminée.
Tant que nous avons le pouvoir de créer des liens entre chacun de nous, des liens vivants,
nous avons entre les mains les armes de la révolution sociale. C’est le sujet de
L’alternative nomade.
Pourquoi je déteste les entrepreneurs ? Parce qu’au nom de l’innovation ils
ne savent qu’imiter leurs prédécesseurs, que reproduire leurs pantomimes et nous
imposer les mêmes codes.
– Quelles sont les valeurs humaines montantes sur le web ?
Pourquoi ?
– La question me paraît mal posée. Il faudrait se demander quelles valeurs
nous voudrions voir monter. Le partage, la liberté, l’entraide, la coopération,
le pair à pair... mais que se produit-il ? Dans certains coins du Web nous assistons
à ce phénomène, mais pas dans sa partie business, cette partie qui attire les
foules, où ces valeurs sont détournées.
Prenez Google. Que réverse-t-il aux créateurs de contenus qui lui permettent de
créer son index ? Rien sinon quelques subsides à la communauté open source.
Google devrait reverser 100 % de ses bénéfices, sinon c’est une
société esclavagiste qui devrait être fermée.
Nous avons les outils pour démultiplier l’intelligence collective. Mais nous devons
travailler notre individuation alors que les businessmen cherchent à nous enfermer dans
l’individualisme, c’est-à-dire nous faire les victimes de notre désir
mimétique. L’espoir d’un côté, une minorité de profiteurs de
l’autre, toujours les mêmes dans leur ADN même s’ils ne portent plus le
costume et la cravate.
Si nous voulons une société de l’abondance, une société où tout le
monde pourra lire un livre même s’il n’a pas les moyens de l’acheter, nous
devons combattre ceux qui veulent installer des robinets sur les tuyaux ou dérouter les flux
que nous créons pour le bonheur des autres.
– Nos outils collaboratifs sont-ils le signe que nous avons adoptés un
véritable esprit collaboratif ?
– Ils nous permettent d’espérer, ils sont des armes pour créer des liens,
pour construire une autre société. Pour le moment, encore, souvent, des armes
détournées au profit de l’ancien modèle top-down. Mais j’espère
qu’à force de les utiliser, nos cerveaux se reformaterons et que nous verrons le monde
autrement... nous n’accorderons plus de valeur à l’avoir mais
privilégierions l’être, passerons de la société des biens à la
société des liens.
– Pourquoi sommes-nous prêts sur les réseaux sociaux à exposer aux
yeux des autres nos pensées et nos états d’âme ?
– Pierre Fraser parle d’egocasting. Tant d’interprétations sont possibles.
Croire un instant ressembler aux people. C’est peut-être grisant. J’ai une
interprétation positive. Pour créer des liens avec les autres, il faut se donner à
eux. Si on s’enferme, on ne participe pas au réseau... qui lui-même conduit
à notre plus grande individuation. C’est un paradoxe. Plus nous nous lions, plus nous
avons une chance d’exister vraiment par nous-mêmes. En ce sens, la transparence
n’est pas dangereuse.
D’un autre côté, trop de transparence, empêche la construction d’une
voix propre. Dès que tu as une idée un peu originale, elle peut être détruite
avant d’avoir mûrie, être solide et autonome dans l’univers des mèmes.
Il faut donc jouer de l’ouverture et du secret. Le secret nous connaissons,
l’ouverture nous la découvrons, il ne faut pas en abuser. Nous devons découvrir
l’équilibre qui nous aidera à nous individuer sans nous dissoudre dans le magma
social (ce qu’est l’homo-consumériste).
– Les entreprises et les marques parviennent-elles à asseoir leurs
présences sur les réseaux sociaux ou sont-elles hors jeu ? Les valeurs du business
peuvent-elles s’y épanouir ?
– Facebook, Twitter, Google... sont des marques prospères dans les réseaux
sociaux. Pour être présent sur un réseau, il faut le posséder. Ces marques
sont hégémoniques. Un peu comme les partis politiques qui créent leur réseau.
C’est la même démarche. Tenir sous sa coulpe tous les utilisateurs. Tout cela
n’est que du business. La seule manière de soustraire les réseaux sociaux au
business, c’est de les décentraliser sur le modèle P2P.
– Le community manager peut-il parvenir à réconcilier les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs du business ?
– C’est quoi un community manager ? Un nouveau nom donné à une
nouvelle famille d’esclaves. Laissez les gens se gérer eux-mêmes. Arrêtez de
pensez que vous pouvez leur bien.
"Une culture de l’innovation et de la créativité insuffisamment
développée
Cette insuffisance se traduit par la difficulté de transformer les idées en
produits ou services puis en succès commerciaux : la rencontre se fait difficilement entre
les idées d’innovation, émanant d’un chercheur public, d'un
salarié de grande entreprise ou d'un patron de PME, et les compétences, notamment
dans les domaines du design, de la connaissance du consommateur, du marketing ou du management de
projet, nécessaires pour transformer ces idées en nouveaux produits ou services.
Trop d'équipes entrepreneuriales restent mono- disciplinaires.
Contrairement à des pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays scandinaves, la France
accuse un retard dans la prise de conscience de l’importance de l’innovation au sens
large. Aucune entreprise française n’est présente dans le classement des 50
entreprises mondiales les plus innovantes proposé par BusinessWeek/BCG. 23 % des
entreprises françaises seulement réalisent des innovations non technologiques
contre 51 % dans l’OCDE2"
Extrait du rapport des Etats généraux de
l'industrie http://www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr/
Le numérique peut-il relancer l’économie française qui souffre d'une
si persistante incapacité structurelle à innover? La question, lancinante, a
donné lieu à de multiples rapports de grande qualité depuis quelques
années et à quelques plans gouvernementaux centrés sur le numérique.
Le rapport des Etats généraux de l'industrie, en mars 2010, décrit de
façon objective et précise la situation de l'économie française. Il
doit être lu par tous les décideurs, car la transformation de l'économie
relève d'une responsabilité collective et n'appartient pas aux seuls pouvoirs
publics. Car il s’avère délicat de ne penser que
numérique sans prendre en compte l’ensemble des facteurs qui
déterminent la compétitivité. Quand toute l’économie devient
numérique, il ne s’agit plus d’agir sur ce seul facteur pour relancer la
croissance et l’emploi.
La transformation numérique ne se limite plus au monde de l’entreprise, elle couvre
tous les usages de toute la population planétaire. Elle n’est pas vertueuse en soi
ni naturellement facteur de compétitivité. Elle fait naître de nouveaux
acteurs mais en détruit d’autres, et transforme aussi bien la vie quotidienne que le
monde des institutions, celui des affaires, de la vie publique, des structures comme
l’enseignement et la santé. Elle bouleverse les avantages concurrentiels classiques
en accélérant les transformations et en donnant à tous les mêmes armes
pour comprendre et agir sur le monde.
Nous sommes désormais entrés dans l’ère de la
globalisation numérique, qui tourne la page de l’ère
informatique de 1945 à 2000. La donne a changé, les problèmes et les
solutions aussi. Il ne s'agit plus de baisser le coût du budget informatique mais
d'accroître la puissance de la transformation numérique en développant
nouveaux services et nouveaux produits et en inventant des processus nouveaux de conception, de
production et de distribution.
De façon très concrète, la transformation numérique imprime ses
nouveaux modes de fonctionnement dans toutes les phases de la vie des entreprises. Il ne
s’agit plus de mécaniser des processus opérationnels classiques. On peut
considérer que ce cycle s'est achevé avec le traitement du bug de l'an 2000 et la
vague de déploiement des ERP. Actant la transformation du web, il s'agit maintenant
de transcender les organisations et les rôles des acteurs de l’entreprise pour
porter l’information pertinente, en temps réel, sous forme numérique,
là et quand se prennent les décisions, et donc à tous les niveaux de
l'entreprise.
Concevoir
La conception des produits répond à une évolution des logiques
économiques fortes. En période de rareté relative, c’est la
capacité technique qui va pousser les produits vers le marché. En période
d’abondance, toujours relative, ce sont la reconnaissance, la connivence, les valeurs qui
vont emporter la décision du client. Nous passons des modèles classiques du
techno-push et du marketing-pull au co-design. Dans le techno- push, l’entreprise produit
ce qu’elle sait fabriquer, issu de ses compétences techniques et de ses laboratoires
de recherche-développement et sans vraiment se soucier de la demande du client final. La
plupart des innovations sont nées par ce puissant mécanisme qui a su faire
pénétrer des produits de plus en plus performants dans les entreprises et
auprès des ménages. Les trente glorieuses ont été alimentées
en mode techno-push, la population absorbant avec délice les innovations qui lui changeait
la vie.
Lorsque la demande se ralentit, que les besoins primaires sont satisfaits c’est le
département marketing qui prend le relais en affinant la demande, en segmentant les
attentes des consommateurs, en diversifiant les emballages et la communication. Ce
« marketing pull » est à l’origine de la diversification
extrême des gammes de voitures ou de yaourts... L’offre devient tellement
fragmentée qu’elle en est souvent illisible et on pratique alors par essai/erreur en
saturant le marché et en abandonnant les références inactives. Cette
complexité n’est pas sans conséquence industrielle et logistiques.
Dans les deux modèles l’entreprise pilote le processus de conception à
son propre rythme et en fonction de ses propres impératifs de calendrier.
Le co-design, ou ingénierie concourante, est un processus directement issu de
la nouvelle capacité des clients et fournisseurs à communiquer de façon
numérique sur une base continue. Le co-design permet de collaborer en temps réel
sur les spécifications et le design de l’objet à concevoir -produit ou
service- en accélérant par le parallélisme les phases classiques du mode
projet, traditionnellement séquentiel. Les arbitrages se font à partir de
l’image du produit final qui s’affine tout au long du processus, la communication
entre les acteurs, souvent distants, se faisant par des outils de management collaboratif. La
maquette numérique est au cÅ“ur de ce mécanisme, chaque acteur se
voyant attribuer une responsabilité dans la conception de sous-ensembles qui
s’intègrent au fur et à mesure dans le produit final. La démonstration
de l’efficacité de ce processus a été prouvée par la brillante
conception du triréacteur d’affaires de Dassault Aviation, le Falcon 7X.
Immersion dans la maquette du cockpit du Falcon 7X image Dassault
Aviation
Non seulement les délais de conception ont été réduits à
quatre ans pour un appareil entièrement nouveau, mais le premier appareil produit a pu
être livré à un client avec des spécifications de qualité
nominales.
Produire
Produire dans l’ère numérique c’est bien évidemment
s’adapter en temps réel à la demande par une analyse continue de
l’évolution de la demande finale, des stocks et des encours de production. Cet
exercice est sous-tendu par la capacité de gérer les approvisionnements en flux
tendu grâce à une logistique précise. Passer de la conception
numérique à la maquette numérique puis au process numérique
devient naturel grâce aux outils de PLM (« product life management »)
qui permet de rassembler dans un référentiel unique l’ensemble des
informations nécessaires à la conception, à l’évolution et
à la production. Selon Dassault pour son 7X la conception entièrement
numérique a permis des gains considérables dans les phases
d'industrialisation et de production : élimination des retouches et problèmes de
fabrication, qualité maximale atteinte dès le premier appareil, temps d'assemblage
divisé par deux, outillage de production réduit de plus de 50%.
Dans l'automobile, l'utilisation de la maquette numérique tout au long de la vie du
produit permet par exemple de produire tous les documents marketing et de mettre en ligne sur les
sites des constructeurs l'image numérique des "vrais" véhicules choisis par le
client.
Cette logique s’applique également aux produits dont toute la chaîne de
conception est numérique, qu’ils adoptent une forme matérielle (le journal
papier) ou immatérielle (l’image du même journal sur internet). Cette
continuité protéiforme qui conduit d’ailleurs à remettre en cause
l’opposition duale matériel/immatériel s’applique à de nombreux
produits comme par exemple un prêt bancaire ou un voyage où la chaîne de
conception et de décision purement numérique s’incarne dans une
réalité physique. L'utilisation tout au long de la chaîne de valeur de
messages électroniques standards adaptés au monde de l'internet apporte une
efficacité considérable dans le traitement des informations de commande, de
gestion, d'approvisionnement. Le programme TIC & PME 2010, lancé en 2005, a ainsi
permis a plusieurs filières professionnelles de repenser leur mode de fonctionnement de
façon efficace et cohérente et en allégeant leurs coûts
d'intermédiation. Ces outils permettent un gain de temps et d’efficacité
considérables par rapport aux circuits fragmentés de décision. Leur mise en
Å“uvre est de plus en plus simple et accessible, même aux petites entreprises.
Distribuer
Le monde de la distribution est régulièrement transformé par les innovations
techniques. Rassembler en un lieu unique le maximum de références a
été le long cheminement du progrès de la distribution destinée au
consommateur final. L’hypermarché et le centre commercial marquent
l’apogée de cette révolution de la distribution. Mais ce modèle est
rendu vulnérable par le développement du commerce en ligne qui apporte un choix
infini, beaucoup plus large que n’importe quelle structure physique. Le commerce
électronique rend également l’acte d’achat mieux maîtrisé
par le consommateur qui dispose de toutes les informations qui lui paraissent nécessaires
pour effectuer un choix informé mais également du temps et du recul
nécessaire pour prendre la meilleure décision. Le phénomène dit de
« longue traîne » permet d’accéder à une offre
très large collant aux attentes les plus spécifiques avec un coût de
recherche minimale. Ceci offre aussi la possibilité à des producteurs pointus de
mettre en marché leurs produits à l’échelle planétaire en
limitant leurs frais commerciaux. eBay est devenu ainsi un canal commercial à part
entière. La progression continue du commerce en ligne touche désormais toutes
les catégories de la population. Selon le dernier rapport de la FEVAD (février
2010), le commerce en ligne a continué de progresser en 2009 pour atteindre
25 milliards d’euros dépensés sur le net soit une hausse de 26%. Plus
de 24 millions de Français achètent sur internetet 64 000 sites marchands sont disponibles, soit: + 35% en un
an. 28% des entreprises françaises achètent en
ligne pour leurs besoins propres.
Longtemps handicapées par une moindre propension que leurs compétiteurs à
maîtriser l’exportation lointaine, les PME françaises ont en mains avec le
commerce électronique sur le web un outil à la fois accessible et surpuissant qui
leur permet de rivaliser sans complexe. Il ne s'agit plus aujourd'hui dans la compétition
numérique mondiale de délocaliser le coût de main-d'oeuvre mais de
relocaliser le cerveau-d'oeuvre.
La numérisation ne consiste plus à plaquer des solutions nouvelles sur des
situations anciennes, mais à repenser l’ensemble du cycle de vie des produits
à partir des processus numériques. Cette réflexion doit conduire à
redonner à tous les acteurs, internes et externes, une responsabilité réelle
sur la production et la livraison des services et le contact client. Pour cela, le management
nouveau doit s’appuyer sur la compétence de chacun dans une logique de confiance
dans le cadre d’une cohérence globale contrôlée de façon
pertinente, c’est à dire non intrusive et non réductrice.
Il est temps de comprendre que l'économie numérique n'est pas une économie
classique, avec ses cycles, ses modèles de management et sa culture du temps, sur laquelle
on a greffé quelques ordinateurs et quelques processus informatisés. C'est une
économie qui fait de l'information et de la connaissance les matières
premières de l'innovation.
A lire une brève et brillante synthèse : "Wired for innovation : how information
technology is reshaping the economy", Erik Brynjolfsson, Adam Saunders, MIT Press,, 2010
Voici une nouvelle technique de numérisation de livres qui intéressera
peut être Google.
Ces chercheurs de Tokyo ont en effet inventé une méthode de scan 3D qui avec un
appareil photo à haute vitesse faisant plus de 500 clichés à la seconde et un
logiciel « maison » de traitement, est capable d’analyser la courbure
du papier et d’adapter la reconnaissance des caractères en fonction de celle-ci.
Du coup, il est possible de scanner entièrement un bouquin en le feuilletant tel Superman
voulant apprendre l’annuaire téléphonique par coeur. C’est magique !
Bravo Takashi Nakashima, Yoshihiro Watanabe, Takashi Komuro et Masatoshi Ishikawa  !
Catherine Ashton, la ministre des affaires étrangères de l’Union, soucieuse
de montrer qu’elle avait bien
reçu le message des ministres de la Défense après avoir séché
leur réunion informelle de Palma de Majorque, s’était ralliée à
l’idée de créer un véritable conseil des ministres de la
Défense. En effet, jusqu’à présent, ces derniers se
réunissaient uniquement de temps à autre dans le cadre d’un Conseil des
ministres des Affaires dit « jumbo » et n’avaient donc pas de
véritable autonomie.
Il est désormais acquis que lors du prochain conseil « jumbo », le
26 avril à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères voteront
(à la majorité qualifiée) la création d’une nouvelle formation
du Conseil des ministres, le Conseil des ministres de la Défense, ce qui marque un
progrès fondamental dans la mise en place d’une Europe de la défense. Pour
mesurer le chemin parcouru, il faut rappeler que le 17 novembre dernier, Javier Solana, le
prédécesseur de Lady Ashton, peu suspect d’euroscepticisme, avait jugé
la création d’un tel Conseil « trop difficile »...
Autre point important :
le nouvel « envoyé spécial » de l’Union en
Afghanistan, l’ancien ministre des affaires étrangères lituanien, Vygaudas
Usackas, va désormais cumuler sa fonction, celle d’ambassadeur de l’Union sur
place (pour l’instant occupée par un fonctionnaire de la Commission, H. Krestschmer)
et celle de représentant de la présidence tournante de l’Union... Cette triple
casquette va clarifier les responsabilités européennes sur un théâtre
d’opérations majeur.
Sur le site Tendance Santé, proposé par Orange Healthcare en partenariat avec
Santé Magazine, le Coach forme s’adresse directement à toutes les femmes qui
souhaitent se remettre au sport, prendre soin de leur santé ou améliorer leur
bien-être au quotidien. Le Coach forme propose un accompagnement sur quatre sports
– jogging, natation, vélo et roller- ainsi que des exercices de fitness.
Le programme est personnalisé en fonction des aptitudes et des préférences de
chacune.
Ce billet fait suite au précédent
qui avait eu pour objectif de définir le contexte d’un réseau d’une LAN
et de présenter le projet. Aujourd’hui, nous allons définir
l’architecture IP et L2 de notre LAN.
Avant de commencer, je souhaite faire un petit point d’avancement. La préparation de
l’Utt Arena a commencé quelque peu en retard au niveau du réseau pour
diverses raisons. Les choses avancent donc très vite et je vais essayer de vous faire
partager notre avancement sur ce blog du mieux possible. J’approfondirais plus ou moins les
sujets en fonction du temps que j’ai à ma disposition.
Je pense que l’architecture d’un réseau se doit d’être la plus
simple possible et la plus logique possible. Si un réseau est simplement
compréhensible par un humain, il sera plus facile à gérer et les sources
d’erreur seront réduites. La conception de l’architecture est une phase
exceptionnellement critique sur laquelle repose tout le reste.
L’objectif de notre réseau est le contrôle des flux et la l’optimisation
de la latence. Ces deux objectifs sont quelque peu contradictoires car le contrôle des flux
implique l’ajout d’intermédiaires de filtrage et de routage. Nous avons
essayé de concilier au mieux ces deux objectifs.
Nous avons créé un VLAN par switch de table ce qui correspond à 20 joueurs
pour les tournois CS et CSS. Ces deux tournois sont, de loin, les plus problématiques en
terme d’utilisation réseau. Ceci nous fait donc 8 VLAN pour CS et 4 VLAN pour CSS.
Pour les tournois TrackMania et Warcraft III, nous avons choisi de faire un VLAN par tournoi. Les
joueurs Warcraft III jouent entre eux sans passer par un serveur, il est donc plus simple de les
placer dans un VLAN dédié.
Tous les VLAN contenant les joueurs seront routés par un ASA. Nous avons ensuite
réparti les VLAN équitablement parmi les ASA.
Ensuite, nous devons interconnecter les ASA entre eux. Nous avons choisi le protocole de routage
OSPF car il s’agit d’un protocole simple et efficace. La logique traditionnelle
voudrait que nous insérions un routeur central afin de router les flux des 4 ASA. Etant
donné que notre objectif est la latence, nous avons choisi de ne pas mettre ce routeur.
Les ASA seront donc tous interconnectés par le même réseau IP. OSPF est
parfaitement capable de gérer cette configuration en passant par l’élection
d’un DR (Designated Router).
Nous avons ensuite ajouté deux routeurs standards afin de router les flux des serveurs et
des administrateurs. Ces routeurs participeront également à l’OSPF avec les
ASA.
Et pour finir la tache la plus importante, le nommage des équipements. Inutile mais
tellement indispensable et amusant. Nous avons choisi des noms de volcans pour les ASA et des
noms de montagne pour les routeurs. Les ASA s’appelleront ainsi Etna, Fuji, Kilauea et
Pinatubo et les routeurs Everest et K2.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir.
Au final, nous obtenons un schéma relativement effrayant. Ce dernier nous a permis de nous
rendre compte de la taille du réseau que nous avons projeté de mettre en place. La
difficulté est, honnêtement, un facteur très motivant. Cette réflexion
a été faite avec toute l’équipe réseau et avec le retour de
personnes extérieures ce qui a permis de dynamiser la réflexion.
Dans les prochains épisodes : la spécificité de la configuration des ASA et
un rebondissement inattendu ! Quel suspens !
Je suis rentré de Las Vegas hier soir tard après une correspondance via Londres et
c’est l’esprit encore un peu embrumé par le manque de sommeil et le
décalage horaire que je vais tenter de rédiger ce compte-rendu sur le Microsoft Mix
10 qui s’est tenu à Sin City de lundi à mercredi.
Le Mix de Microsoft se tient traditionnellement à Las Vegas chaque
année et c’était ma première participation. Cette conférence
réunit des développeurs venus du monde entier, soit près de 3500 personnes
hautement expertes en programmation dans un environnement Windows. J’étais pour ma
part invité par Microsoft France dans le pack « presse et
média », petit privilège qui nous donnait accès à toutes
les conférences et au silence feutré de la salle de presse, richement dotée
en connexions web, muffins et café américain.
Côté impressions, ma première fut celle du gigantisme des
lieux. Dans une ville ou le problème de l’espace ne se pose pas (encore)
puisque plantée en plein désert du Nevada, l’unité de mesure de base
semble être l’hectare (y compris pour les chambres suites d’hôtel), et le
complexe hôtelier et loisirs dans lequel se déroulait le Mix en compte exactement
vingt-quatre, d’hectares. L’autre impression est le paradoxe entre l’image
corporate et assez peu fantaisiste de Microsoft et le choix du lieu, même si Las
Vegas est devenue en quelques années une grande ville de congrès, ce qui en
banalise fortement le côté joyeusement déluré (voire
dépravé). La dernière sensation est celle procurée par
l’ambiance de ce Mix, particulièrement cool et bon enfant, où rien
n’est imposé, et où vous pouvez naviguer au gré de vos
affinités et de vos centres d’intérêt pour picorer ici et là de
l’information au fil des keynotes ou des sessions. Impression renforcée par la
musique d’introduction ou d’attente entre les keynotes, à forte dominante rock
(et du bon).
Les développeurs sont à la fête dans ce type de
conférence, et nombre de sessions – trop techniques pour moi et sans grand
intérêt pour la plupart d’entre vous – ont certainement fait le bonheur
des programmeurs.
Côté annonces, même si aucun scoop fracassant ni aucune présentation ne
fut de nature à provoquer un séisme dans le monde de l’informatique et du
web, plusieurs nouveautés ont été présentées. Vous avez
déjà certainement lu de nombreuses choses sur le sujet, aussi vous donnerais-je
simplement mon point de vue sur ce que j’ai retenu :
Silverlight 4
Ce fut le premier sujet de la première keynote, mais aussi la première
grosse surprise pour moi. A votre avis quel est le taux de pénétration
mondiale du player Silverlight dans les ordinateurs, autrement dit, quel est le pourcentage
d’ordinateurs équipés de Silverlight ? 5% ? 10% ? Vous n’y êtes
pas du tout : près de 60% ! Rappelons pour ceux qui sont moins au fait que Silverlight est
un environnement de développement et de lecture de fichiers multimédia dans le
navigateur web directement concurrent de Flash (qui lui équipe 98% des ordinateurs).
L’environnement Silverlight est composé d’un outil de développement,
Expression Blend, lui-même intégré à Expression Studio et du player, un plugin à installer dans son
navigateur web. Le taux d’équipement a connu une très forte croissance depuis
que certains grands médias ont délaissé Flash pour signer un accord avec
Microsoft en vue de la diffusion de leur contenu multimédia. Ce fut le cas notamment avec
des chaînes de TV américaine, canadienne et norvégienne lors des derniers JO
de Vancouver. Chez nous, c’est par exemple France TV qui propose notamment la vidéo
à la demande dans un player Silverlight, comme ses journaux télévisés.
La keynote fut donc l’occasion d’annoncer la disponibilité immédiate de
Silverlight 4 (applaudissements de l’assistance) en version
développeur, la version définitive arrivant d’ici fin avril.
Pour l’internaute, quel est l’avantage d’installer le player
Silverlight si l’on possède déjà Flash ? Ce n’est pas
véritablement une question d’avantage mais de choix : si vous voulez accéder
au contenu multimédia d’un site en Silverlight, vous devrez installer le plugin
sinon vous aurez droit à une jolie page vide. Pour les avantages il faut voir du
côté des éditeurs de site : la technologie Silverlight serait plus
évoluée et plus flexible que Flash (smooth streaming HD, deep zoom… ) et
consommerait moins de ressources. Côté versatilité des applications,
Silverlight représente un avantage incontestable car il sera nativement
intégré dans Windows Phone 7 Series : les applications du futur Windows Phone
seront en Silverlight, et les sites proposant du contenu Silverlight seront normalement
compatibles avec les Windows Phone de prochaine génération. Un exemple nous a
été fourni avec
Seesmic pour Twitter sur Windows Phone présenté par Loïc Le Meur.
Windows Phone 7 Series
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici de Windows Phone 7, lors de
sa
présentation officielle au MWC de Barcelone le mois dernier. Nous avons pu cette fois
prendre en main un
prototype de mobile Windows Phone 7 et, pour un proto et un OS en version beta qui a encore
un bon semestre de développement devant lui, la bonne impression de départ est
confirmée. A ce sujet je voudrais en profiter pour tordre le cou à une affirmation
un peu simpliste que je lis régulièrement : Windows Phone 7 Series
n’est PAS une copie de l’OS de l’iPhone, et c’est même
tout l’inverse. Microsoft, contrairement aux autres, a compris in extremis que s’il
tentait de faire un énième iPhone killer (ou iPhone like) il allait droit dans le
mur (un mur sans fenêtres cette fois, hahaha). Les équipes de Windows Phone,
largement renouvelées par rapport à celles qui avaient conçu les versions
précédentes, sont donc parties d’une feuille blanche et ont tenté de
repenser complètement ce que devait être l’interface utilisateur d’un
mobile. D’ailleurs le résultat n’a pas grand chose à voir avec
l’iPhone puisqu’ici nous avons affaire à une logique de hubs (les
grands thèmes, People, Music, etc…) et non plus à un choix par icônes.
Je reviendrai dans un article séparé et complet sur la session à laquelle
j’ai assistée sur la genèse du design de l’interface utilisateur de
Windows Phone 7 (nommée « Metro »), un moment passionnant au cours
duquel j’ai pu récupérer un document riche en informations dont je publierai
quelques extraits scannés. Maintenant on ne pas nier que l’iPhone ait imposé
un nouveau standard de fait dans le mobile. Un standard qui est devenu en un peu plus de deux ans
l’ABC de l’interface mobile, comme les quatre roues et le volant pour
l’automobile. Difficile dans ce cas de se démarquer complètement. Nous
verrons si Microsoft va réussir en faisant de cette alternative un nouveau paradigme.
L’accueil de l’assistance et des grands éditeurs semble en tout cas
très encourageant, et de nombreuses applications ont déjà été
développées, et présentées au Mix, comme notamment une version
très convaincante de FourSquare mais encore une application Shazam pour Windows Phone ou
des jeux et même une fonction de télécommande pilotant un robot-canon qui
catapulte des missiles en carton-pâte dans le public (applaudissements).
Les outils de développement pour Windows Phone 7 Series sont disponibles
immédiatement et sont gratuits ici : http://developer.windowsphone.com/
(applaudissements).
Internet Explorer 9
Je vais être direct : pour moi Internet Explorer est mort depuis
longtemps. Je n’utilise plus jamais ce navigateur sauf dans deux cas bien
précis : pour tester une page web et quand j’y suis contraint et que je n’ai
pas d’autre choix (PC d’entreprise sans navigateur alternatif principalement).
Aujourd’hui je partage mon surf entre Firefox la plupart du temps et Google Chrome, sans
oublier bien sûr Safari sur iPhone ou… Opera sur Windows Mobile [1].
Je ne suis évidemment pas un cas isolé puisque les parts de marché
d’Internet Explorer, largement préservées par une forte présence
d’origine dans Windows et en entreprises, se sont fortement dégradées au
cours des cinq dernières années, passant de plus de 90% à moins de 60%
(source).
Internet Explorer 9 va-t-il changer la donne et permettre à Microsoft de
reconquérir une partie du terrain perdu ? En tout cas là aussi on sent le
vent du renouveau, qui consiste surtout ici en une mise à niveau. En substance, la keynote
sur IE9 a principalement consisté à démontrer que cette nouvelle version
allait faire à peu près aussi bien qu’un Firefox, qu’un Chrome ou
qu’un Safari, démonstration comparative à l’appui (applaudissements).
Aussi bien, c’est tout ? Non : mieux. Microsoft, décidément en mode
reconquête semble vouloir faire un peu mieux et a introduit dans Internet
Explorer 9 un traitement GPU, soit une accélération matérielle via
un traitement par la carte graphique des données rendues par le navigateur, ce qui promet
normalement un affichage optimisé et plus fidèle mais surtout un temps de
chargement des pages très fortement réduit.
Le reste de la démo a donc consisté à mettre en exergue la bonne
intégration de SVG et de HTML5 et CSS3 dans Internet Explorer 9, à tel point que
cette présentation ressemblait davantage à un inventaire des progrès et
avantages de HTML5 plutôt qu’à une démo du futur navigateur de
Microsoft. Pour vous faire une idée vous pouvez télécharger une version de
preview ici : http://ie.microsoft.com/testdrive/. Attention, cette preview n’est pas
compatible avec Windows XP ni avec Vista première version. Il vous faudra au moins Vista
SP2 ou Windows 7 pour l’installer.
Tous ces arguments, qui montrent là aussi que Microsoft tente de se remettre en question,
seront-ils suffisants pour inciter les internautes qui ont déserté Internet
Explorer à le réutiliser ? L’avenir le dira. Pas gagné pour
autant…
En vrac
D’autres annonces et démonsttations ont été faites lors de ce
Mix 10, et je vous les livre en vrac car toutes ne justifient pas à mon sens un
développement détaillé :
le code source du player vidéo de Silverlight 4 va être prochainement
publié en open source
présentation de Pivot, un outil en Silverlight de gestion de de
manipulation d’images (notamment pour les archives de presse) aux effets étonnants.
Je vous conseille de regarder la démo ici : http://www.getpivot.com/
présentation de Bing Maps qui propose un mode Street View
à base de photos retraitées en 3D (possibilité de tourner autour d’un
bâtiment) avec une technologie empruntée à Photosynth.
démonstration d’un widget eBay « eBay Simple
Lister » en Silverlight qui permet aux vendeurs de scanner par exemple
directement le code-barre ISBN d’un bouquin pour le mettre en vente. Toutes les
données ISBN seront alors incluses automatiquement dans son annonce avec notamment la
couverture du livre.
présentation des dernières avancées sur JQuery par son
créateur, John Resig.
hormis les applications Silverlight, Windows Phone 7 supportera les jeux
multi-plateformes : vous pouvez commencer une session de jeu sur votre XBox360 chez vous
et la continuer sur votre Windows Phone si vous devez partir en déplacement. Voir la
démo dans cette vidéo.
Ce que je n’ai pas vu au Mix 10
Au rayon des petites déceptions, et contrairement à ce que certains, dont je
faisais partie, envisageaient, nous n’avons pas vu trace ni du Slate de HP et encore moins
du Courier, pour lequel le blackout d’information semble être total chez Microsoft.
Sauf si j’ai raté quelque-chose, rien non plus sur Office 10 et sa version Online,
mais nous en saurons certainement plus d’ici fin avril.
En conclusion
Le vent tourne et après des années de domination écrasante sur
l’informatique mondiale, Microsoft apparaît dans une nouvelle posture de challenger
dans des domaines ou le marché et les utilisateurs l’attendent au tournant,
notamment le mobile, la navigation web et le respect des standards. Concernant le mobile,
à une époque où l’on commence à assister à des querelles
de chiffonniers entre Adobe, Google et Apple, notamment dans le débat autour de Flash,
Microsoft se démarque et va proposer une solution avec un avantage concurrentiel
incontestable : l’intégration de Silverlight dans Windows Phone. Un avantage
énorme pour les développeurs mais aussi pour les consommateurs, qui risque de
rendre très vite obsolètes les questions existentielles sur Flash et les
applications mobiles riches.
Enfin je ne pourrai pas finir ce billet sans remercier l’équipe de Microsoft France
pour son accueil, sa sympathie et sa bonne humeur tout au long de cet évènement, et
notamment un super poke au camarade David Cohen, aux petits soins avec nous.
(applaudissements)
Pour en savoir plus (vidéos et autres compte-rendus) :
Vous savez peut-être que sous LaTeX il est
possible de dessiner. C’est l’extension pstricks qui est utilisé pour cela. Il
suffit d’ajouter dans votre document un
usepackage{pstricks}
Je ne vais pas faire un cours de pstricks ici, j’en serai d’ailleurs totalement
incapable, mais je peux vous recommander la lecture du wikibook qui
traite de ce sujet. Je pense que pstricks doit être surtout utilisé par des
scientifiques pour les schémas,
mais ça ne s’y limite pas ! Il est clair que les résultats sont
spectaculaires, mais
il faut bien avouer que coder de telles figures est souvent laborieux. En effet, outre le temps
à passer pour apprendre le langage, il faut être bien organisé dans sa
création.
Exemple simple tiré du wikipedia anglophone, image sous licence GNU Free Documentation
License
Mais tout n’est pas perdu. En effet, il existe un logiciel en java permettant de
réaliser de belles figures à grands coups de souris. Latexdraw (dont le site est disponible en
français) est multiplateforme et distribué sous licence GPL.
L’installation se fait sans difficulté. Une fois l’archive
décompressée, on lance un
java -jar installer.jar
et le tour est joué.
Au lancement, on n’est pas perdu. Quiconque ayant utilisé un outil
«Â à la paint » saura se servir de latexdraw Au
fur et à mesure de la création de votre oeuvre, vous avez la possibilité de
voir le code pstricks se mettre à jour. On devine aisément la fonction de chaque
ligne, et on sait que l’on pourra ajuster précisément certaines choses
à la main comme les valeurs de positions.
Figure réalisée en quelques dizaines de secondes sous latexdraw
Les formats de sortie sont nombreux : eps, pdf, pdf
«Â cropé », png, bmp, jpeg et bien évidement en
code pstricks. Le format svg permet d’enregistrer le projet et de l’éditer
à nouveau.
Je pense que c’est ce qui peut faire la force de ce logiciel. Les moins avertis peuvent
n’utiliser que l’interface graphique, et les plus connaisseurs ont la
possibilité de dégrossir le travail avec latexdraw et de l’affiner plus tard.
Ne maîtrisant pas de logiciels comme inkscape, c’est pour une une solution de
facilité.
A noter que pstricks ne peut pas être utilisé avec pdflatex. Puisque j’ai
déjà parlé ici de gnuplot, soulignons que lui aussi possède une
sortie pstricks
Dévoilé au Mobile World Congress 2010 à Barcelone, le HTC Legend est
commercialisé prochainement et est en avant première sur l’Atelier SFR.
Successeur du HTC Hero, le HTC Legend fait parler de lui. Mise sous projecteur !
Grâce à une coupe de la coque dans une seule pièce d’aluminium, le HTC
Legend présente une solidité optimale et une certaine élégance. Lors de
la prise en main de ce mobile, on pourra noter une amélioration de l’interface HTC
Sense. Cette interface permet notamment de personnaliser son terminal et d’unifier les
échanges entre les différents contacts. La personnalisation passe par
l’affichage des sept écrans disponibles sous forme de vignettes, la création de
raccourcis et l’intégration de widgets ...
Une autre spécificité HTC est intégrée, il s’agit de HTC
Friendstream. Sur la tendance des réseaux sociaux, HTC Friendstream permet
d’agréger très rapidement les flux venant des réseaux sociaux comme
Facebook Twitter et Flickr et d’organiser de façon intelligente les contacts dans des
groupes spécifiques.
Les plus technophiles noteront que le HTC Legend fonctionne sous le dernier OS d’Android :
Android 2.1 ou plus connu sous « Eclair ».
Au niveau de l’interface, on notera la présence d’un écran AMOLED 3.2
pouces qui par cette technologie permet une plus importante autonomie et un meilleur rendu des
couleurs. Le mobile affiche un processeur à 600 MhZ et une mémoire vive de 384Mo. Au
niveau innovation, on ira jusqu’à souligner que ce mobile est capable de
réduire le volume sonore d’un appel quand l’utilisateur le prend ou que la
sonnerie se coupe dès que le mobile est tourné face vers le bas ...
Quelles innovations aimeriez-vous retrouver ?
Que pensez-vous de ce mobile ? Quelle utilisation faites-vous de la fonction des réseaux
sociaux ?
Envie de tester l'appareil ? Rendez vous sans attendre sur l'Atelier SFR ...
Apparemment, Microsoft aurait dans l’idée de proposer une nouvelle
mise à jour dans le courant du printemps qui apporterait à sa Xbox
360 la possibilité de gérer les périphériques de stockage
USB. Ce qui signifie qu’il devrait par exemple être possible de stocker vos jeux
téléchargés sur Xbox Live ou XBLA, tout comme votre DLC, sur une clé
USB ou sur un disque dur externe. A en croire les documents récupérés
concernant cette nouvelle fonction, il faudrait toutefois disposer d’un
périphérique de stockage d’1Go minimum, qui devra en plus se voir copier une
partition système de 512Mo.
On attend d’en savoir plus, mais j’imagine que les possesseurs de disques durs 20Go
vont enfin pouvoir souffler…
Supprimer le Ministère de Monsieur Besson... L’appel de
vingt chercheurs en sciences humaines lancé en décembre dernier a donc
été entendu et a pris de l’ampleur. Plusieurs dizaines d’associations
ainsi que tous les partis de gauche étaient présent samedi 27 février place de
la Bourse à Paris pour dénoncer la tournure du débat lancé par Nicolas
Sarkozy et réclamer la suppression du Ministère de l’identité nationale
et de l’immigration.
Les manifestants ont pris le chemin du Ministère à 15 heures sous
un ciel gris, mais dans la bonne humeur. Ils étaient 7 000 selon les organisateurs, 1 600
selon la police. Tous ont dénoncé l’action du Ministère. Plusieurs
banderoles portaient des messages comme « Sortir du Colonialisme » ou encore «
Supprimons le Ministère de la Honte ».
Il l’avait annoncé pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy à donc tenu parole
lors de sa prise de fonction et à crée un Ministère avec un but clair
« lutter contre l’immigration irrégulière, organiser
l’immigration légale en favorisant le développement des pays d’origine
afin de réussir l’intégration et de conforter l’identité de
notre Nation » (source site du Ministère). Mise en place sous son impulsion et celle
du premier ministre François Fillon, le Ministère de l’identité
nationale et de l’immigration est aujourd’hui sur la sellette et crée une
honte chez beaucoup de français. Avec un budget de plus de 500 millions d’euros, ce
Ministère est qualifié de totalement « inutile » par l’ensemble
des participants.
Un débat jugé « raciste » et prenant des « relents vichystes
» par tous les manifestants. Avec en tête de cortège Anne Leclerc, tête
de liste NPA à Paris, Martine Billard, et Cécile Duflot, d’Europe
Écologie, les manifestants ont battus le pavé une bonne partie de
l’après midi. La date du 27 février à été choisi car
elle entre dans le cadre de la “5e semaine anticoloniale”.
De nombreux sans papiers étaient présents pour dénoncer la politique du
gouvernement en terme de régularisation de ces travailleurs et travailleuses. De
nombreuses associations de défenses des droits de l’homme ont rejoint le
cortège. Vers 18 heures, arrivés rue de Grenelle ou siège Eric Besson, les
manifestants se sont retrouvés nez à nez avec plus d’une vingtaine de CRS et
n’ont donc pas pu atteindre les portes du 101 rue Grenelle. La foule s’est
dissipée sans mal et dans une ambiance calme.
Le combat n’est pas finit pour faire disparaitre ce que certains appellent « le
Ministère de la Honte ».
Nadine Achoui-Lesage
Julien Boluen
Anthony Santoro
La délocalisation du siège parisien de l'Office national des forêts (ONF)
à Compiègne (Oise) a été officialisée le 18 mars par la
signature d'un protocole d'accord, prévoyant un déménagement fin 2012, a-t-on
appris auprès du ministère du Budget et de la Fonction publique.
Titan Poker vient de lancer ce jeudi 18 mars la nouvelle version de son logiciel de poker online,
rattrapant d'un seul coup une grande partie du retard sur les meilleures salles du marché.
Meilleur look, plus de fonctions : elle a tout d'une grande!
Apparemment, Microsoft aurait dans l’idée de proposer une nouvelle
mise à jour dans le courant du printemps qui apporterait à sa Xbox
360 la possibilité de gérer les périphériques de stockage
USB. Ce qui signifie qu’il devrait par exemple être possible de stocker vos jeux
téléchargés sur Xbox Live ou XBLA, tout comme votre DLC, sur une clé
USB ou sur un disque dur externe. A en croire les documents récupérés
concernant cette nouvelle fonction, il faudrait toutefois disposer d’un
périphérique de stockage d’1Go minimum, qui devra en plus se voir copier une
partition système de 512Mo.
On attend d’en savoir plus, mais j’imagine que les possesseurs de disques durs 20Go
vont enfin pouvoir souffler…
A l’occasion du lancement de la DSi XL, Nintendo veut pousser son avantage en matière
de réseaux sociaux, mais pas forcément en s’appuyant uniquement sur Twitter et
Facebook.
Lire l'article
Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps pour découvrir les petits secrets de
Windows Phone 7... Du moins en ce qui concerne l’émulateur de
l’OS intégré au SDK.
Les bidouilleurs ont ainsi déniché un explorateur de fichiers, un gestionnaire de
tâches, mais également des mentions d’une fonction copier/coller ! Comme quoi
cette fonctionnalité ne devrait pas tarder à débarquer.
Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps pour découvrir les petits secrets de
Windows Phone 7... Du moins en ce qui concerne l’émulateur de
l’OS intégré au SDK.
Les bidouilleurs ont ainsi déniché un explorateur de fichiers, un gestionnaire de
tâches, mais également des mentions d’une fonction copier/coller ! Comme quoi
cette fonctionnalité ne devrait pas tarder à débarquer.
Microsoft a semé le doute sur la présence de la fonction copier/coller dans Windows
Phone 7 Series. Elle devrait finalement arriver ultérieurement lors d’une mise
à jour. Lire
l'article
Adjoint aux sports de Paris depuis trois ans, Jean Vuillermoz fulmine contre le faible nombre
d'interdictions de stade prononcées pour prévenir les violences de PSG-OM.
Ce drame vous surprend-il  ? Jean Vuillermoz. Des morts comme celle-ci sont
terribles et surprennent toujours, car on ne s'attend jamais à ce que ça intervienne
dans ou autour d'un stade. Mais cela fait déjà un bon moment –
pour moi depuis mon entrée en fonction, il y a trois ans — que la
situation est connue. Cela me préoccupe (…) - PSG
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