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div style=text-align: centeriimg src=http://inisfree.hautetfort.com/media/01/00/1038951659.jpg
id=media-1410962 alt=Citizen kane.jpg style=border-width: 0; margin: 0.7em 0; name=media-1410962
//i/div div style=text-align: centeriJe suis le maitreuh du mondheu ! (crédit RKO)/ibr //div
p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;A l'attention de mes lecteurs les plus
influençables, ainsi qu'à ceux qui sont régulièrement hanté
(avec un H comme dans Halimi) par le doute, il est de mon devoir d'affirmer haut et fort, urbi et
orbi, ici et maintenant, avec vigueur et détermination, sereinement cependant, que, non,
bCitizen Kane/b, premier film d'Orson Welles réalisé en 1941, n'est pas le plus beau
film du monde./p p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;Vraiment./p p style=margin-bottom:
0cm; text-align: justify;D'ailleurs, ça n'existe pas un « plus beau film du
mondenbsp;». Chacun a ses films préférés, c'est normal. Et puis il y a
de grandes Å“uvres, même au cinéma. Et puis il y a des films qui ont
marqué l'histoire de ce jeune art, ces derniers n'étant pas forcément les
premiers, n'en déplaise à Michel Ciment. En ces sombres temps où l'indicateur
et le mérite sont rois, où l'on tient à tout hiérarchiser, classer et
valoriser, j'affirme avec Georges Brassens que « iChacun(e) a quelque chos' pour plaire /
Chacun(e) a son petit mérite/i ». Et moi, mon colon, celle que je
préfère, c'est bRio Bra/b... (excusez-moi, cela m'a échappé)./p p
style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;Mais cela revient, comme neige en décembre et
un quotidien national peut titrer «nbsp;ibCitizen Kane/b/i iest le plus beau film du monde/i
», suite à une commande de la mairie de Paris auprès de critiques et historiens
spécialisés, enfonçant une nouvelle fois le clou de ce film certes remarquable
mais quand même. Alors quoi, avec bCitizen Kane/b ?/p p style=margin-bottom: 0cm; text-align:
justify;Les cadres ? Évidemment, bThe long Voyage home/b (bLes hommes de la mer/b) est bien
moins connu, mais en 1940, Gregg Toland éclaire le film de John Ford aux a target=_blank
href=http://inisfree.hautetfort.com/archive/2008/09/01/scene-d-ouverture.htmlbpetits oignons/b/a,
perspectives, effets de projecteur, de brouillard, de profondeur de champ, de contre jour, en veux
tu en voilà. Rien de moins que chez Welles. Et que dire des allemands expressionnistes, de
Karl Freund, de Fritz Arno Wagner, de bThe crowd/b (bLa foule/b) de King Vidor, du travail de
Joseph Von Sternberg avec la sublime Marlène ?/p p style=margin-bottom: 0cm; text-align:
justify;La structure en flash-backs ? bCarnet de bal/b de Julien Duvivier, ça ne vous dit
rien ? Et bLe jour se lève/b de Marcel Carné, peut être ? C'est vrai que ce
sont des films français./p p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;Le montage ? Il
suffit de parler d'Eisenstein sur le sujet pour calmer le jeu. L'art de l'ellipse est celui de
Ernst Lubitsch et de Fritz Lang, ce dernier ayant utilisé les ressources d'une action
commentée par plusieurs points de vue extérieur dans bM/b./p p style=margin-bottom:
0cm; text-align: justify;le plan séquence ? Et le premier plan du bScarface/b de Howard
Hawks en 1932, ça ne vous rappelle rien ? Quand même un peu, comme le face à
face Cary Grant – James Stewart dans bPhiladelphia Story/b de Georges Cuckor en
1940 (belle époque)./p p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;Les plafonds, alors ?
Soyons sérieux. Ford les avaient déjà filmés dans bStagecoach/b deux
ans avant et Welles, qui admirait iPapy/i, avait vu une vingtaine de fois ce western pour
préparer sa grande oeuvre./p p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;La puissance
d'expression des images ? Je préfère bKing Kong/b./p p style=margin-bottom: 0cm;
text-align: justify;La hardiesse du propos ? Nous sommes quand même loin d'bUn chien
andalou/b de Don Luis Bunuel et Jean Vigo, à notre grande tristesse, était
déjà mort./p p style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;Je pourrais rajouter un
raton laveur, mais il n'y en a pas dans bCitizen Kane/b. Brisons là. Le film d'Orson Welles
est un condensé ce tout ce qui a été cité ici. C'est un film brillant,
séduisant, c'est aussi un beau drame existentiel. Du coup, les comiques peuvent aller se
rhabiller. Le cinéma de genre aussi par la même occasion. Certes c'est une date mais
rien ne le fait pour moi briller d'un éclat particulier. Dans la carrière même
de Welles, le préfère bThe magnificent Ambersons/b (bLa splendeur des Ambersons/b)
tourné l'année suivante et malgré les outrages subits de la part des studios.
Plus sensible, plus pétri de pâte humaine, plus fin, moins crispé aussi. Manque
un peu d'humour, Welles, ici. Et puis il manque décidément à bCitizen Kane/b
le minimum d'érotisme syndical. Welles ne sait pas encore filmer les femmes comme Janet
Leigh ou Suzanne Cloutier. C'est quand même ennuyeux pour un « plus beau film du
mondenbsp;». S'il ne fallait qu'une raison, voici donc pourquoi qu'il ne l'est pas, CQFD./p p
style=margin-bottom: 0cm; text-align: justify;En vérité, je vous le dit, si bCitizen
Kane/b se retrouve si souvent sur le podium, c'est qu'il est consensuel, bien fichu, et surtout que
n'importe quel critique l'a vu. Parce que qu'il faut l'avoir vu sinon, c'est la honte dans la cour
de récréation des critiques et historiens du cinéma. On pourrait ainsi
argumenter sur beaucoup des titres cités dans cette fameuse liste des cent meilleurs films,
même si certains sont parmi mes préférés, on pourrait discuter sur tous,
sauf sur bRio Bra/b... (aie, t'es con ça fait mal)./p p style=margin-bottom: 0cm;
text-align: justify;a target=_blank href=http://www.cahiersducinema.com/article1337.htmlbLa
liste/b/a/p

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