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Jesse James, son mari, l'a trompée avec une strip-teaseuse. Agée de 32 ans, Michelle
McGee, dite Michelle la Bombe (Bombshell), raconte qu'ils ont vécu cinq semaines de sexe.
Exactement pendant la période ou Sandra Bullock tournait The Blind sind, le film pour lequel
elle a reçu l'Oscar de la meilleure actrice. C'est une histoire à prendre avec
précaution. Elle est révélée par l'hebdomadaire américain In
Touch. Le tabloïd américain publie l'interview de (...) - Actu en bref
Jesse James, son mari, l'a trompée avec une strip-teaseuse. Agée de 32 ans, Michelle
McGee, dite Michelle la Bombe (Bombshell), raconte qu'ils ont vécu cinq semaines de sexe.
Exactement pendant la période ou Sandra Bullock tournait The Blind sind, le film pour lequel
elle a reçu l'Oscar de la meilleure actrice. C'est une histoire à prendre avec
précaution. Elle est révélée par l'hebdomadaire américain In
Touch. Le tabloïd américain publie l'interview de (...) - Actu en bref
Ce matin, j'avais prévu de commenter la qualification de Bordeaux en 1/4 de finale de la
Ligue des champions. Je voulais lancer le débat sur la présence de deux clubs
français à ce niveau de la compétition, histoire de savoir si cette
situation était le fruit d'une conjoncture favorable ou le résultat d'une tendance
structurelle.
Vendredi 7 Mai 18h
Conférence de Presse : Présentation à la presse de l'édition 2010 de
« L'Accordéon Plein Pot ! » suivie d'un apéritif, rencontre avec des
artistes.
Centre socioculturel St Quentin la Poterie
21 h
Soirée Cabaret : A l'occasion de la sortie nationale de la compilation « CHANSONS A
BRETELLES » avec François Gaillard, Gabrielle Compan, Lize Chéral, Coline
Malice, Corentin Coko et d'autres invités surprises.
Centre socioculturel - St Quentin la Poterie
Le cœur du Festival..., à la croisée de Drom Festival
Mardi 11 Mai
20h30
Film : « Qui chante là-bas ? » de Slobodan Sijan
(En partenariat avec Drom Festival).
Cinéma le Sémaphore - Nîmes
22h
After
avec Pépé Martinez, accordéoniste de Zaragraph avec dégustation de
figatine et vins dans le cadre de la « fête de la vigne et du pain »
organisée par le comité de promotion des produits agricoles d'Uzès.
Cinéma le Sémaphore - Nîmes
Le cœur du Festival...
Mercredi 12 Mai
10h - 12h
Matinée Jeune Public
Découverte de l'Ile de la Réunion : histoire, chansons, danses et instruments de
musique avec ZOREOL.
Centre socioculturel - St Quentin la Poterie
21h
Concert ZOREOL
Salle Eugène Lacroix - Aramon
Jeudi 13 Mai
10h - 17h
Stages Accordéons : Accordéon diatonique avec Claude Pisaneschi / Accordéon
Chromatique avec Bernard Ariu.
St Quentin la Poterie
14h - 17h
Atelier
Atelier de découverte du MALOYA avec ZOREOL.
St Quentin la Poterie
Vendredi 14 Mai
9h -12h Marché hebdomadaire.
Animation musicale. Halle J. Monier
St Quentin la Poterie
9h- 12h / 14h- 18h
STAGES accordéons diatonique et chromatique. St Quentin la Poterie
19h Apéritif concert
BIG BAND DE TRAD/ Musique et baleti occitans.
Halle J. Monier
St Quentin la Poterie
21h
Concert COKO / Chanson française espiègle ou féroce.
Place de la liberté
St Quentin la Poterie
22h30 Après concert
Scène ouverte menée par BIG BAND DE TRAD.
Halle J. Monier St Quentin la Poterie
Samedi 15 mai
11h00 Concert BIG BAND DE TRAD - Musique et baleti occitan
Place Albert 1er
Devant l'Office du tourisme d'Uzès
De 12h à 14h Repas - Concert ADOS SUR SCENE, 7 groupes de jeunes musiciens
amateurs/ pop rock
Halle J. Monier St Quentin la Poterie
14h Balade à bretelles Elèves de Michel Pallares, classe accordéon de
Pont St Esprit et Mondragon
Place du Brisquet
15h Balade à bretelles Au Dimècre que ven. Cour du Temple.
16h Balade à bretelles Les stagiaires du festival sous la direction de Bernard Ariu.
Cour du CFA.
17h Balade à bretelles Les stagiaires du festival sous la direction de Claude
Pisaneschi.
Fontaine du Griffe
18h Balade à bretelles Six de Coeur. Cour Prosper
19h Apéritif Concert/boeuf
Les musiciens de la Balade à Bretelles Halle J. Monier
St Quentin la Poterie
21h
Concert RENE LACAILLE ET SON QUINTET / world créole
Place de la Liberté St Quentin la Poterie
Dimanche 16 mai
A partir de 10h
Marché de l'accordéon et des instruments de musique
Vendeurs et fabricants d'instruments.
Halle J. Monier - St Quentin la Poterie
12h
Apéritif - Repas
Repas créole et bal Folk animé par BIG BAND DE TRAD.
Halle J. Monier - St Quentin la Poterie
16h
Grand Bal
LA GUINCHE / Swing musette.
Halle J. Monier St Quentin la Poterie
-//- agenda Festival - Saint-Quentin la Poterie, Gard (30) - le 11-05-2010 -//-
Disponible au Japon depuis octobre dernier, Shin Megami Tensei : Strange Journey arrivera aux USA
d'ici la semaine prochaine. Atlus en profite pour nous offrir une nouvelle vidéo histoire de
faire baver les fans, anglophones si possible et qui pourront toujours tenter de se procurer une
version vu qu'aucune date européenne n'a encore été annoncée.
Allez, parce que vous aimez les chiffres, Google s’est fendu
d’un communiqué de presse où on apprend que chaque minute, 24h de contenu
sont mises en ligne sur YouTube dans le monde. Et histoire de mieux se rendre
compte de ce que ce chiffre (24h) représente :
La Terre effectue une rotation sur elle-même
L’aiguille des secondes sur l’horloge de votre chevet fait tic-tac 86400 fois
Le missile le plus rapide du monde atteint Saturne
Le grimpeur le plus qualifié atteint le sommet du Mont Everest
2,5 jours passent sur Jupiter
Jack Bauer
Et pour le côté historique, voici quelques chiffres montrant les heures de contenus
mises en ligne chaque minute sur YouTube depuis juin 2007 :
Ce jeudi 18 mars à quinze heures, Madame Simone Veil sera reçue comme membre de
l’Académie française pour y occuper le treizième fauteuil de
cette compagnie.
Profitons au passage pour rappeler à la présidence de la République, que le
terme d’« intronisation » employé dans son communiqué de 9 heures 46 pour désigner la réception
« sous la Coupole » de Madame Simone Veil est impropre, sauf à y
lire une certaine forme d’ironie involontaire ou déplacée. Comme protecteur
de cette Compagnie, le Président de la République assistera donc à cette
cérémonie de « réception » que ses services eussent
été mieux inspirés de désigner par son nom. La maîtrise de la
langue française s’impose lorsqu’on protège l’Académie
dont le seul rôle
officiel est de veiller sur elle.
Pourquoi Sub lege libertas sombre-t-il dans l’académisme ?
Pour saluer ici Simone Veil, magistrat, qui rejoint cette assemblée si singulière.
Je n’ignore pas que la carrière dans la magistrature de la récipiendaire
n’est pas à l’origine de son élection à l’Académie.
Mais, je souligne qu’aucun magistrat de l’ordre judiciaire n’avait
siégé à l’Académie française depuis André Dupin, élu en 1832 alors qu’il était Procureur
Général près la Cour de cassation – André Dupin
avait adopté comme devise personnelle lors de sa nomination à ce poste
« sub lege libertas ». Lui non plus d’ailleurs ne devait son
élection à son office de magistrat, mais comme Madame Simone Veil, à son
parcours d’homme d’État.
Si le monde de la robe – et je ne parle pas ici du sexe de Madame Simone Veil,
sixième femme à siéger quai Conti – était plus
fréquemment représenté à l’Académie au XVIIe et XVIIIe
siècle – citons le Baron de Montesquieu qui émerge de
l’oubli avec Malesherbes, la tendance s’inversa par la suite. Au XXe siècle, si nous
exceptons François Albert-Buisson qui fut magistrat consulaire et Président du
Tribunal de commerce de Paris et Pierre Moinot qui fut procureur général près la Cour des comptes,
seuls quelques avocats siégèrent à l’Académie française.
Saluons notamment parmi eux, Maurice Garçon et Georges Izard, le premier car il fut l’incarnation de l’éloquence
judiciaire ; le second car il fut des quatre-vingt députés qui, le 10 juillet
1940, refusèrent de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.
Aujourd’hui, Jean-Denis Bredin représente le Barreau dans cette docte assemblée.
Saluer la réception à l’Académie française du magistrat Simone
Veil, c’est aussi une façon de rendre hommage à la femme et son parcours sans
répéter ici les éloges convenus, quasi nécrologiques, lus
çà et là. C’est aussi, à travers le kaléidoscope des
portraits des 719 immortels qui siégèrent quai Conti, avoir un autre regard sur
l’identité française qui fait qu’à cinq fauteuils du
siège occupé par le Maréchal Pétain, siégera désormais
Madame Simone Jacob épouse Veil déportée le 13 avril 1944 à
Auschwitz-Birkenau en application de l’acte dit loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs promulgué par
ledit Pétain.
Madame vous siégerez aussi sur le fauteuil jadis occupé par Jean Racine qui fit
chanté à Esther :
Eh ! que reproche aux Juifs sa haine envenimée?
Quelle guerre intestine avons-nous allumée ?
Les a-t-on vu marcher parmi vos ennemis?
Fut-il jamais au joug esclaves plus soumis?
Madame, la robe que vous avez portée, votre histoire et vos combats vous font encore la
digne héritière du Baron de Montesquieu au sein de cette Compagnie.
Lille, vainqueur de Liverpool à l'aller (1-0), devra tenir le choc jeudi à Anfield
(21h05) pour réussir l'exploit et obtenir le premier billet de son histoire pour les quarts
de finale de l'Europa League. Une mission qui semble à la portée de Marseille qui
reçoit les Portugais du Benfica Lisbonne une semaine après avoir ramené un
précieux match nul du Stade de la Luz (1-1). Suivez Marseille - Lisbonne en direct et en
intégralité sur RTL-L'Équipe et RTL.fr dès 19h, et Liverpool - Lille en
direct et en intégralité sur RTL et RTL.fr dès 21h.
Petite histoire résumée de Turtle Rock : En 2002, Michael Booth forme Turtle Rock
Studios dans la petite ville de Lake Forest en Californie, avec une bande d'amis. Ils sortent un
port Xbox de Counter-Strike , créent Counter-Strike : Condition Zero qui inclut les bots
officiels et enfin de nombreus...
Aujourd'hui, j'ai été nul. Sans rire. Pour me rattraper, je vais vous raconter cette
histoire affligeante... Aujourd'hui, il est 12h et je vais commander un chéquier à ma
banque. Ou plutôt dans une agence qui n'est pas la mienne, un endroit où je suis un
parfait inconnu, Place de la Nation, à Paris (un quartier pas vraiment chic mais pas
franchement populaire). Je pénètre dans le sas de la banque et je sonne pour qu'on
m'ouvre. Le guichetier me (...) - Tribune Libre / Racisme
Aujourd'hui, j'ai été nul. Sans rire. Pour me rattraper, je vais vous raconter cette
histoire affligeante... Aujourd'hui, il est 12h et je vais commander un chéquier à ma
banque. Ou plutôt dans une agence qui n'est pas la mienne, un endroit où je suis un
parfait inconnu, Place de la Nation, à Paris (un quartier pas vraiment chic mais pas
franchement populaire). Je pénètre dans le sas de la banque et je sonne pour qu'on
m'ouvre. Le guichetier me (...) - Tribune Libre / Racisme
Le phénomène Titanic pourrait-il renaître de se cendres en
2012 ? Possible, puisque James Cameron, très occupé en ce moment
à compter les liasses de billets amassées grâce à
Avatar, a annoncé au journal USA Today qu’il prévoyait de
sortir en 2012 une version 3D de son film Titanic. Histoire de fêter les
100 ans de son voyage inaugural écourté…
Et d’amasser encore un peu de bif’ dans le même temps. Tant qu’à
faire tiens…
Parfois, le jeu vidéo , souvent pointé du doigt dans les médias de masse pour
sa violence, peut aussi être à l'origine de belles histoires et vous mettre la larme
à l'oeil; les studios de San Diego de...
Côté UMP, la soirée électorale du premier tour sur les plateaux
télé, face à la sévère déculottée, a
été l'occasion d'un déni polyphonique. À commencer par
Frédéric Lefevbre : « Il y a un deuxième tour. Une nouvelle histoire
commence dès demain. Rien n'est joué. Ce sont les électeurs qui vont faire les
élections. On ne laissera pas leur voler une nouvelle fois le débat avant le
deuxième tour. » À suivre par Xavier Bertrand : « On nous avait dit que
les forces de l'UMP seraient largement distancées. Il n'en a rien (...) - Les échos
Pour la toute première fois de leur histoire, les représentants du New Jersey
balaient leur série de six matchs contre leurs rivaux de la Division atlantique.
C'était incroyable. Tous les articles en première page de l'édition du lundi
du New York Times racontaient une histoire sur l'Age de la Cupidité durant laquelle le
système connu sous le nom de capitalisme nous tuait lentement mais sûrement.
La cupidité des compagnies d'assurance : « Des millions dépensés pour
influencer le vote des Démocrates sur la réforme de santé ».
Les profiteurs de la guerre : « Des sous-traitants participent aux recherches et assassinats
de (...) - Tribune libre & Opinions / Etats-Unis
Derni re histoire dans la famille Marley, Kymani aurait écrit un livre autobiographique avec
l'aide de l'éditeur Farrah Gray. Mais selon Kymani, Farrah Gray aurait
"déformé" ...
Sam Fisher se montre un peu plus dans sa nouvelle aventure histoire de patienter tranquillement
avant l'arrivée d'une démo jouable pour demain sur le Xbox Live. Le titre complet
arrivera lui pour le mois prochain, le 15 avril exactement.
Alors que le jeu ne devrait pas tarder à sortir dans toutes les bonnes crèmeries,
Ubi Soft a voulu présenter à la presse parisienne, de France et de Navarre la
version définitive de son simulateur de cowboy-samourai-vengeur-tout-pas-content, histoire
de se faire un pré-avis assez poussé. C'est donc...
Ce n'est pas faute de l'avoir écrit ici même, la modestie devrait-elle en
souffrir.
À force de prétendre se tenir au centre, François Bayrou a vécu les
affres de l'omelette mangée par les deux bouts. Ou, comme le disait Bertolt Brecht dans une
formule d'une grande profondeur philosophique, « que reste-t-il des trous quand le fromage a
disparu ? ». Cela dit, pour ce qui restait d'électeurs du Modem au premier tour, une
question redoutable se pose : que faire ? Que voter en l'absence de centre quand on (…) -
2010-03-17 / Idées - Tribune libre - Histoire,
Le billet de Maurice
Ulrich
La rumeur va bon train depuis quelques heures : Microsoft aurait prévu de
sortir une Xbox 360 Slim. La preuve avec ce cliché, nous dévoilant
ce qui pourraient être les entrailles de la nouvelle version de la bécane. Notez que
le GPU et le CPU on finalement été regroupés… Enfin, il semblerait
que cette version Slim ait récemment été assemblée en Chine.
Avec la sortie prochaine de Natal, il semblerait finalement assez logique que
Microsoft suive la tendance lancée il y a peu par Sony
et sa PS3 Slim. Histoire de donner un petit coup de jeune à sa
bécane, dont le design commence à accuser, il faut bien l’avouer, un petit
coup de vieux.
« Jaffa, la mécanique de l'orange », un film d'Eyal Sivan
Jaffa, l'une des plus anciennes villes du monde, était aussi l'une des villes les plus
prospères et les plus peuplées de Palestine. Avec ses orangeraies
déployées à perte de vue, elle fournissait du travail, depuis la cueillette du
fruit jusqu'à sa préparation pour l'exportation, non seulement aux Palestiniens mais
à des ouvriers venus d'Egypte, de Syrie, du Liban.
En 1948, plus de 4 000 (...)
"Je venais d'avoir 19 ans en mai 1982. La vie était belle. J'étais amoureux. Ensuite
on m'a demandé de partir sur une base militaire et d'être le tireur du premier tank
à traverser la frontière libanaise. Cela devait être une mission d'une
journée toute simple mais ce fut une journée en enfer. Je n'avais jamais tué
quelqu'un avant cette terrible journée. Je suis devenu une vraie machine à tuer.
Quelque chose là-bas est mort en moi. Sortir ce tank de ma tête m'a pris plus de 20
ans. C'est mon histoire."
La relance spectaculaire de «Â France Soir » constitue un pari
audacieux dans un secteur de la presse, qui traverse la crise la plus grave de son
histoire.  A 50 centimes, le quotidien se lance en tout cas dans une
guerre des prix qui pourrait faire des dégâts, notamment sur «Â Le
Parisien/Aujourd'hui en France », qu'il concurrence
frontalement.Â
— Bonjour la Miss. Entre donc, et sers toi donc une coupe. C’est la
fête.
— Oui, j’ai cru comprendre que nous vivions un moment historique dans
l’histoire. Du droit, certes, mais ça reste de l’histoire.
— Les occasions de dire du bien de notre président de la
République sont trop rares pour bouder notre plaisir.
— À propos de bouder, pourquoi Jeannot ne dit-il rien, et me
regarde-t-il, bouche bée ?
— Disons que le champagne n’est pas la seule cause de son ivresse.
Laissons-le à son extase et buvons à ce grand jour.
— Mais au fait, concrètement, comment ça marche, cette Question
Prioritaire de Constitutionnalité ?
— Curieusement, assez simplement. La Question Prioritaire de
Constitutionnalité (QPC) peut être posée devant toute juridiction, aussi bien
judiciaire qu’administrative. Seule exception : la cour d’assises.
— Pourquoi ?
— On pourrait dire parce que le jury représente le peuple souverain
rendant la justice (d’où le fait que les audiences de cour d’assises se
tiennent en la forme solennelle : hermine de rigueur, même sur les épitoges
parisiennes). Mais ce serait une mauvaise réponse : le peuple souverain est le
premier soumis à la Constitution, car s’il est souverain, il n’est pas
monarque absolu.
— Quelle est la bonne réponse ?
— Elle est pragmatique. La cour d’assises a comme caractéristique
unique dans notre ordre juridictionnel d’être une juridiction temporaire. Elle ne
siège que par sessions, en principe, de quinze jours par trimestre, plus si besoin (et
à Paris, il y en a trois qui siègent simultanément de janvier à
décembre, sans compter la Spéciale jugeant les actes de terrorisme). De ce fait,
elle siège “sans désemparer”, c’est à dire sans
interruption autre que le repos des juges, jusqu’à rendre sa décision. Or la
Question Prioritaire de Constitutionnalité suppose un sursis à statuer,
incompatible avec la cour d’assises.
— Un accusé de crime ne peut donc soulever que la loi qu’on lui
applique serait inconstitutionnelle ?
— Si, Dieu merci. Mais selon des modalités différentes sur
lesquelles je reviendrai. Procédons par ordre.
— Je suis toute ouïe.
— La Question Prioritaire de Constitutionnalité peut être
posée à tout stade de la procédure, même pour la première fois
en appel, dérogeant à la règle judiciaire de prohibition des moyens
nouveaux, et même devant la cour de cassation.
— Voilà qui facilitera son entrée en vigueur.
— Absolument. Les instances déjà engagées peuvent
bénéficier de ce nouveau droit. Sur la forme, la Question Prioritaire de
Constitutionnalité doit impérativement être posée par écrit, et
par un écrit distinct des autres pièces de procédure comme les
requêtes et les mémoires devant la juridiction administrative, et les conclusions et
mémoires devant la juridiction judiciaire.
— Pouvez-vous me rappeler brièvement la différence ?
— Devant la juridiction administrative, on appelle requête
l’acte qui introduit l’instance, qui met en route le procès. Les
argumentations écrites produites par la suite pour y répliquer, puis par le
demandeur pour combattre cette contre argumentation, etc. s’appellent tous des
mémoires (en défense, en demande). Cela qu’on soit devant le
tribunal administratif, la cour administrative d’appel ou le Conseil d’État.
Devant la juridiction judiciaire, le procès civil est introduit par une
assignation, le procès pénal par une citation. Les arguments
présentés par les particuliers (demandeur, défendeur, partie civile,
prévenu ou accusé) sont des conclusions. Les arguments du parquet sont des
réquisitions (s’il ne fait que saisir un juge, c’est un
réquisitoire). Les arguments présentés devant la cour de cassation
et devant la chambre de l’instruction s’appellent des mémoires.
— La procédure judiciaire est plus compliquée.
— Toujours. La procédure administrative est un modèle de
simplicité formelle, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne présente aucune
difficulté de fond. Les publicistes sont capables de subtilités qui auraient
lassé les byzantins.
— Revenons-en à la Question Prioritaire de Constitutionnalité.
— J’allais vous le proposer. L’écrit doit être
distinct, et motivé, c’est-à-dire expliquer en quoi la loi applicable serait
contraire à la Constitution. Formellement, la Question Prioritaire de
Constitutionnalité prendra donc la forme de l’écrit habituel :
mémoire, conclusion... Ce sera nécessairement une exception au principe de
procédure civile d’unicité des écritures, qui veut que toutes les
argumentations figurent dans les conclusions et que toute demande qui n’est pas reprise
dans les dernières conclusions est réputée abandonnée.
— Et que doit faire le juge saisi d’une telle question ?
— Il en vérifie la recevabilité, qui repose sur trois conditions
(article
23-2 de l’ordonnance n°58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur
le Conseil constitutionnel : La disposition contestée est applicable au litige ou
à la procédure, ou constitue le fondement des poursuites ; elle n’a pas
déjà été déclarée conforme à la Constitution
dans les motifs et le dispositif d’une décision du Conseil constitutionnel, sauf
changement des circonstances ; enfin, la question n’est pas dépourvue de
caractère sérieux. Pour résumer, il s’assure de sa pertinence au
litige, de sa nouveauté, et de son sérieux, encore que j’aie du mal à
imaginer un cas qui remplirait les deux premières conditions mais pas la troisième.
— Faut-il argumenter cette recevabilité dans la Question Prioritaire de
Constitutionnalité ?
— Ce n’est pas obligatoire, juste vivement conseillé.
Mâcher le travail du juge ne nuit jamais. Notamment, lui fournir copie de la
décision du Conseil constitutionnel sur la loi contestée (s’il a
été saisi) me paraît un minimum, pour qu’il puisse s’assurer si
la disposition en question —C’est le cas de le dire—
a été examinée et ce qu’il en a été dit.
— Je suppose que si le juge estime qu’une de ces conditions n’est
pas remplie, il rejette la QPC. Et s’il estime qu’elles sont remplies ?
— Il n’est pas compétent pour y répondre. Le
législateur a fait l’option d’une compétence exclusive du Conseil
constitutionnel. Cette défiance vis à vis du justiciable est loin d’avoir
disparu du cÅ“ur du législateur. Aux États-Unis, la Constitution est
une norme comme les autres, et tout juge saisi peut juger de la conformité d’une loi
à la norme suprême. Les Cours suprêmes de chaque État et la Cour
Suprême des États-Unis n’agissent que comme cour de cassation, pour unifier
l’interprétation de la Constitution.
— Nous connaissons tous votre proaméricanisme béat, qui
n’est battu en béatitude aux yeux de vos détracteurs que par votre
européisme. Revenons-en à la France.
— Soit. Le juge estimant la QPC recevable la transmet dans les huit jours
à la cour de cassation s’il porte une robe ou une médaille en
sautoir[1] et au Conseil d’État s’il
ne porte aucun signe distinctif de sa fonction.
— Pourquoi ce passage obligé ?
— C’est un filtrage, comme l’ancienne chambre des requêtes
de la cour de cassation, dont on n’a jamais eu autant besoin que depuis qu’on
l’a supprimée en 1947.
— Article qui est redondant, puisque le législateur, après avoir
renvoyé au 1° de l’article 23-2, reprend le caractère
sérieux comme condition de la transmission au Conseil constitutionnel.
— Tu as remarqué ? C’est que le législateur se
méfie encore plus du juge que du peuple.
— Et pour la cour d’assises ?
— La QPC doit nécessairement accompagner un appel. La QPC accompagne la
déclaration d’appel ; il est aussitôt transmis à la cour de
cassation, sans examen de la recevabilité, pour la procédure de filtrage.
— Comment se passe cette procédure de filtrage ?
— Sans ministère d’Avocat aux Conseils. Les QPC sont transmises
avec les écritures des parties, et la Cour ou le Conseil ont trois mois pour se prononcer.
Soit ils confirment la nouveauté, la pertinence et le sérieux et saisissent le
Conseil constitutionnel, soit ils estiment qu’une de ces conditions manque et font retour
de la procédure devant le juge. Notons que ce refus peut contenir la réponse
à la question : par exemple “Attendu que dans sa décision du 31
février 2010, le Conseil a déjà estimé que l’article 63-4 du
Code de procédure pénale était contraire à la Constitution en ce
qu’il ne permet pas une assistance effective par un avocat tout au long de la garde
à vue ; Attendu qu’en conséquence, la question soulevée ne
présente pas de caractère de nouveauté, par ces motifs, dit n’y avoir
lieu à saisine de Conseil constitutionnel, ordonne le retour de la procédure au
tribunal de Framboisy”.
— Et si on est déjà devant la Cour de cassation ou le Conseil
d’État ?
— L’étape 1 saute, on passe directement à la 2 : le
réexamen approfondi de la recevabilité avant saisine éventuelle du Conseil
constitutionnel. La QPC prend la même forme que les écritures habituelles : un
mémoire, rédigé par un avocat aux Conseils sauf dans les procédures
où on peut avoir la folie de s’en passer (le pénal, essentiellement).
— Ça me paraît un peu bizarre, ce double contrôle
portant sur les mêmes critères.
— En vérité, ça l’est. Mais je pense qu’avec
l’usage, une répartition du travail se fera : le juge du fond se contentera
d’un contrôle de l’irrecevabilité manifeste, notamment en se
référant aux décisions déjà rendues par la cour de cassation
ou le Conseil d’État, tandis que ces deux cours suprêmes opéreront un
filtrage plus méticuleux et rigoureux pour éviter le risque de surmenage au neuf
sages et deux moins sages de la rue Montpensier.
— Et si la QPC est transmise au CC, que se passe-t-il ?
— La procédure est réglée par une
décision réglementaire du Conseil du 4 février 2010. Les
étudiants en droit découvriront à cette occasion que la prohibition des
arrêts de règlement connaît des exceptions. L’audience est
publique ; je suppose qu’elle aura lieu dans les locaux voisins du Conseil
d’État, seuls aptes à recevoir du public.
— Et ensuite ?
— De eux choses l’une. Soit la réponse à la QPC est
négative : la loi est conforme : le dossier retourne au juge initialement saisi
qui applique la loi avec l’esprit serein du juge qui respecte la Constitution. Soit la
réponse est positive ; dans ce cas, la disposition inconstitutionnelle est
abrogée au jour de la publication de la décision au Journal Officiel, sauf si le
Conseil décide d’aménager les effets de cette abrogation dans le temps
(nouvel
article 61-1 de la Constitution).
— Comment ? Mais une loi violant la norme suprême devrait
être nulle ! Et voilà un bien étrange accommodement que de
décider comment une loi va peu à peu cesser de violer la Constitution !
— Tu as remarqué ? Le pragmatisme l’emporte sur la rigueur
juridique. L’idée étant de limiter les remises en cause de situations
passées : la sûreté juridique est aussi un droit de l’homme.
— Il est vrai. Sans doute aussi le règne de la loi qui a marqué
un siècle de notre histoire institutionnelle laisse cette dernière trace : la
loi ne peut si mal faire qu’il faille la traiter comme un vulgaire décret. Le
Conseil d’État a lui aussi pris l’habitude de retarder dans le temps
l’effet de ses décisions, permettant ainsi au gouvernement de prendre les mesures
urgentes nécessaires.
— Et cette procédure est-elle promise à un grand
succès ?
— Sans nul doute, surtout les premières années, le temps de
soumettre au Conseil Constitutionnel toutes les questions que les parlementaires ne lui ont pas
soumises. Une fois cette phase de rattrapage terminée, le rythme sera moins
effréné. En attendant, la machine tourne à plein régime. À ce
jour, 16 mars 2010, la cour de cassation est saisie de 18
QPC en matière civile et de 4
questions en matière pénale (dont une sur la conformité du
système actuel de la garde à vue), tandis que le conseil d’Etat est saisi de
28QPC.
— Vivement que la première QPC soit transmise au Conseil
constitutionnel !
— Tous les juristes de France attendent ce moment comme une pucelle attend le
bal. Sois certaine que nous en reparlerons ici.
— Merci, cher maître, je vous laisse travailler.
— Je suis ton serviteur, Malika. N’oublie pas d’emporter Jeannot
en partant. Il va finir par baver sur mon tapis
Notes
[1] Les magistrats professionnels et les juges de
commerce portent la robe ; les juges de proximité
et
conseillers prud’hommes une simple médaille en sautoir, ce que je trouve
parfaitement anormal soit dit en passant).
Oubliez Foursquare, oubliez Twitter, le vrai réseau social temps réel avec
géolocalisation c’est le GPS (et ce ne sont pas les utilisateurs de Coyote
qui me contradiront). De surcroît, voilà un outil avec une réelle
utilité et un modèle économique.
Un vrai rêve de startuper, quoi.
Bon d’accord je force un peu le trait, mais la nouvelle version de l’application de
GPS CoPilot Live 8 pour iPhone (déjà chroniqué ici),
qui a mis du social dans son moteur, m’y incite fortement.
CoPilot Live 8, entre autres nouveautés plus classiques, offre une nouvelle fonction que
l’on n’a pas l’habitude de voir sur un GPS (ou pas à ma connaissance en
tout cas) : la possibilité de mettre à jour son statut Facebook à
partir de son GPS. Vous pouvez ainsi partager vos trajets avec vos amis grâce
à des mises à jour de votre statut Facebook directement depuis l’application.
Ainsi ces derniers pourront non seulement savoir où vous êtes mais également
savoir quelle chanson vous êtes en train d’écouter. Vous pouvez poster votre
statut manuellement ou automatiquement (gaffe quand même car la maréchaussée
va pouvoir aussi vous suivre à la trace et vous attendre au péage si vous avez fait
Paris-Lyon en deux heures trente et que Facebook le crie sur les toits. Gaffe aussi à ce
que vous écoutez comme musique, histoire de ne pas griller votre crédibilité
définitivement).
Parmi les autres nouveautés de la de CoPilot Live 8 on notera également
l’intégration de la recherche locale par Internet, avec laquelle le conducteur un
peu perdu trouvera plus facilement ce qu’il recherche dans son environnement proche, que ce
soit un produit, un service, une marque, magasin ou toute autre chose.
Alord, le GPS comme nouveau vecteur de socialisation dans la statusphère ? Pourquoi pas
après tout. N’a-t-on pas dit à une époque que Twitter était la
nouvelle CB ? Roger tu me copies 10 sur 10 ?
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