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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
3 hours and 47 minutes ago
Par Emmanuel Giannesini, maître de conférences à l’Institut
d’études politiques de Paris, membre du pôle écologique du Parti
Socialiste. La dette publique frappe le budget de l'Etat d'inertie et empêche aujourd'hui de
financer la conversion écologique de nos infrastructures. Mais des solutions existent.
 La réaction du
Président de la République et du gouvernement aux manifestations de la crise
financière internationale n'ont guère suscité de débat de fond à
gauche. Certes, les socialistes ont été unanimes pour dénoncer l'esbroufe du
discours de Toulon, c'est heureux, et ont utilement mis en garde contre la mobilisation de
l'épargne populaire via le livret A pour consolider des positions bancaires
intrinsèquement critiquables. Mais au-delà, l'analyse des causes et des solutions
sont-elles si différentes de part et d'autre ?
La dénonciation de la dérive éthique d'un capitalisme de plus en plus
dissocié de l'économie réelle a, c'est vrai, quelque chose d'insupportable de
la part d'une droite qui n'a jamais raté une occasion d'en accélérer le flux.
Et l'intervention massive de la puissance publique, soudain réhabilitée, comme
remède unique aux difficultés du marché ferait presque sourire quand on se
rappelle l'équation naïve des débuts du quinquennat selon laquelle moins d'Etat
entraîne mécaniquement plus de croissance. Il n'empêche : dans les deux cas, ces
analyses pourraient être celles d'un parti socialiste au pouvoir, l'hypocrisie en moins.
Les socialistes seront donc dans leur rôle en exigeant du chef de l'Etat demain et du futur
candidat Sarkozy dans quatre ans le bilan des promesses de Toulon. Gageons qu'il y aura beaucoup
à redire. Mais ils auraient tort de s'en tenir là et de se satisfaire d'une victoire
morale sans s'interroger plus avant sur les leçons à tirer de la crise. Celles-ci
sont d'une importance capitale pour qui veut croire à une refondation de la gauche, à
une reprise de la lutte contre les inégalités et à un renouveau du sens du mot
« progrès ». Rien de moins.
On ne proposera pas un programme aussi ambitieux ici, mais plus modestement, trois
éléments de réflexion hétérodoxes issus des analyses du
pôle écologique du Parti Socialiste, qui esquissent une analyse et une réponse
différentes face à la crise actuelle.
Le « paquet fiscal » : gigantesque bévue de l'histoire
politique
Le premier point concerne la dette publique. Personne ne se faisait beaucoup d'illusions quant
à la capacité du gouvernement à ramener le budget de l'Etat à
l'équilibre et à casser l'engrenage de la dette publique depuis l'adoption, à
l'été 2007, du désormais fameux « paquet fiscal ». Celui-ci, qui
devait provoquer un choc de croissance, restera probablement dans les annales comme l'une des plus
gigantesques bévues de l'histoire politique nationale, puisque les faibles marges de
manœuvres ramenées par les années 2005 et 2006 ont été
dilapidées en pure perte. Le résultat se lit aujourd'hui dans le fait que le
gouvernement n'a même pas fait semblant de financer réellement ses mesures
anti-crises. Il y a fort à parier que les trois milliards d'euros investis dans le sauvetage
de Dexia, de même que l'achat de 30 000 logements non encore construits, seront
décomptés comme des opérations en capital, c'est-à-dire sans impact
budgétaire affiché. Mais la dépense et l'appauvrissement du bilan de l'Etat
seront bien là. François Fillon l'a reconnu à demi-mots en confessant que
l'échéance de 2012 pour le retour à l'équilibre des comptes publics ne
serait pas tenue.
C'est cet engrenage, qui veut qu'au nom du pragmatisme les dépenses d'aujourd'hui
l'emportent systématiquement sur les besoins de demain, auquel le pôle
écologique du PS entend s'attaquer. Celui-ci, suivant le texte de sa motion fondatrice,
estime que le cycle de la dette est économiquement irresponsable, et que l'idée
traditionnelle à gauche qui prétend voir dans le niveau de la dette un indicateur du
soutien à l'activité doit être combattue. Les faits le montrent suffisamment :
loin de soutenir la croissance (à supposer que cela soit un objectif en soi), la dette
publique en perpétue l'atonie et obère les capacités de l'Etat à
redéfinir ses priorités. C'est la dette publique qui nous empêche aujourd'hui
de financer la conversion écologique de nos infrastructures, de soutenir comme il le
mériterait l'effort de recherche en faveur des énergies de demain, de rénover
nos écoles et nos hôpitaux ou même de revaloriser une fonction publique en voie
de déclassement. C'est la dette publique qui frappe le budget de l'Etat d'une inertie telle
que la notion même de priorité politique disparaît au profit d'une alternative
entre nouvelle dette (les mesures actuelles) ou simple communication (le Grenelle de
l'environnement).
« Financer à l'euro près toute mesure nouvelle »
Dans le cadre du projet social-écologique, la responsabilité politique exige donc de
financer à l'euro près toute mesure nouvelle, que ce soit par une réduction de
dépense ou l'accroissement d'une recette fiscale. C'est la condition éthique pour ne
par reporter sur les générations futures le poids de nos choix collectifs. En
l'espèce, à supposer que les mesures annoncées par le gouvernement fussent les
bonnes, il est inacceptable qu'elles ne soient accompagnées d'aucun plan de financement
précis. Ce ne sont pourtant pas les possibilités qui manquent. Le Président de
la République, par exemple, se serait honoré en reconnaissant l'erreur majeure
commise un an plus tôt en revenant sur le paquet fiscal (13 milliards d'euros), en
accélérant la mise en place de la taxe carbone promise dans son discours de
conclusion du Grenelle de l'environnement (4 à 5 milliards d'euros), en procédant
à la fiscalisation des stock options comme le demande la Cour des comptes (3 milliards
d'euros), ou, s'il préfère agir du côté des dépenses, en
accélérant la réforme de la PAC (7 milliards d'euros d'aides aux grandes
cultures que les cours mondiaux rendent inutiles) ou en réexaminant le vaste maquis des
compensations supportées par l'Etat au titre des exonérations de charges sociales (22
milliards d'euros).
Le deuxième élément de réflexion auquel invite la réponse
gouvernementale à la crise porte sur les rapports entre le capital financier et le capital
écologique. C'est-à-dire, au fond, entre le court-termisme des marchés,
poussé à son degré le plus extrême, et la réalité de notre
richesse.
Le constat a déjà été dressé, mais il faut encore s'y attarder
et le préciser. La crise actuelle n'a que peu de rapports avec l'économie
réelle. Que le ralentissement de la croissance américaine, et les difficultés
de quelques centaines de milliers de ménages à faire face aux échéances
de leurs prêts immobiliers, soient aujourd'hui au bord de provoquer un cataclysme
économique mondial en dit long sur les effets de la financiarisation du monde. Que l'argent
ait un prix, cela relève de l'évidence. Que des paris et des anticipations sur ce
prix génèrent de la valeur au bilan de ceux qui en font le commerce, et que cette
valeur se voit attribuer les mêmes caractéristiques qu'un patrimoine, voilà qui
est manifestement beaucoup plus problématique. Cette confusion entre prix et valeur, que
l'on pourra juger abstraite ou philosophique, est au cœur même des
dérèglements actuels. Elle explique ce qui, vu de Sirius, apparaîtrait comme un
paradoxe, à savoir que la destruction de richesses (écologiques dans le cas de
ressources non renouvelables, humaines dans le cas de délocalisations sauvages) peut se voir
accorder une valeur par le marché. Dans ce système, la norme comptable
mondialisée de la fair value, qui, comme son nom ne l'indique pas, rapporte à la
valeur instantanée du marché les éléments patrimoniaux du bilan des
entreprises, joue le rôle d'une gigantesque trame idéologique où chacun se
trouve enserré pour le meilleur et pour le pire.
Les écologistes ont toujours estimé que le moteur du capitalisme résidait dans
sa capacité à maximiser le capital privé par la surconsommation du capital
gratuit. On le voit, cette analyse reste d'actualité dans sa crudité, mais elle doit
déboucher, aujourd'hui, sur une réappropriation politique de la notion de valeur.
C'est la raison pour laquelle le pôle écologique défend l'idée d'une
révision complète du mode de comptabilisation et de tarification de l'ensemble de nos
activités. De la comptabilité patrimoniale des ressources naturelles entrant dans le
cycle de production à la généralisation de la fiscalité verte, c'est
tout notre système de prix et de valeur qu'il faut renouveler en redonnant un sens durable
à la notion de richesse.
Le troisième point que l'on souhaite aborder ici, c'est la dialectique de l'urgent et de
l'important. C'est une observation quotidienne que le premier l'emporte toujours sur le second. Les
raisons n'en sont pas condamnables, loin de là, tant la pression de
l'événement et en l'espèce les risques d'emballement semblent dicter leur loi.
Mais cette hiérarchie dans l'action dessine à la longue un monde insatisfait, un
monde où l'essentiel n'occupe finalement qu'une place mineure.
« Avarice des moyens alloués à la sauvegarde du patrimoine naturel
»
La crise actuelle en offre un aperçu saisissant – et désarmant. On ne peut
qu'être d'accord avec Nicolas Hulot sur ce constat amer : la facilité avec laquelle
sont dégagées les ressources destinées à sauver le capital financier
contraste violemment avec l'avarice des moyens alloués à la sauvegarde du patrimoine
naturel. On imagine l'avance qu'auraient pu prendre les Etats-Unis dans la préparation de
l'après-pétrole si l'équivalent du plan Paulson et de ses 700 milliards de
dollars lui avait été consacré. En France, le peu d'espoir qui subsistait
vis-à-vis des engagements écologiques du gouvernement s'est évanoui lorsque la
Caisse des dépôts a été appelée au capital de Dexia, amputant de
facto la participation qu'elle devait prendre au volet logement du Grenelle.
Et alors ? dira-t-on. Faut-il laisser s'effondrer le système financier international dans
l'espoir que sur ses cendres renaîtra, dans dix ans, dans vingt ans, un capitalisme plus
responsable et orienté vers le long terme ? Un discours aussi abrupt ne serait ni audible,
ni crédible, ni même nécessaire. Car ce n'est évidemment pas
l'intervention de l'Etat qui est dommageable en l'espèce, mais le fait qu'en ne posant
aucune condition à son soutien – sinon la réforme symbolique mais en
réalité mineure des golden parachutes – celui-ci s'est privé de
répondre à une question aussi simple que fondamentale : et si la crise était
une opportunité ?
Dénoncer, comme à Toulon, la myopie des marchés et le court-termisme
généralisé, s'offusquer de la prise de risque érigée en
paradigme de la création de valeur, c'est faire l'éloge muet de la croissance durable
et de la sociale-écologie. Mais en l'espèce, l'éloge muet l'est resté :
pas un mot pour conditionner les aides de l'Etat à une réallocation des
priorités d'investissement (par exemple pour Dexia), pas une impulsion pour favoriser
prioritairement les PME engagées sur la voie de la croissance verte, pas une volonté
pour s'assurer que le sauvetage du système en place, ce n'est pas perpétuer du
même coup un modèle de croissance insoutenable.
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bibliothécaire -
4 hours and 7 minutes ago
Extrait de: La Recherche floue / Gabriel GALLEZOT, Michel ROLAND et
Jacques ARASZKIEWIEZ, communication pour la conférence
DocSoc 2008.
L’extrait que je donne ici (après le saut) représente la partie de la
communication dont je me suis plus particulièrement occupé, il est un peu
augmenté par rapport à la communication définitive.
Propositions:
- le modèle de la “fracture numérique générationnelle”
ne rend qu’imparfaitement compte de la réalité des pratiques
informationnelles en milieu universitaire,
- il tend en particulier à minorer l’impact des déterminations
socio-culturelles,
- les enquêtes sur les pratiques informationnelles des étudiants tendent à
s’appuyer sur ce modèle et à évaluer ces pratiques en les confrontant
à une norme, celle des “bonnes pratiques” selon les médiateurs
(bibliothécaires, enseignants, formateurs),
- un modèle non normatif d’évaluation, fondé sur
l’efficacité plutôt que sur la légitimité des méthodes et
des outils, peut seul permettre de découvrir de nouvelles stratégies
informationnelles, visant à concilier les fins et les exigences académiques avec la
nouvelle donne techno-informationnelle,
- l’examen des pratiques informationnelles des chercheurs devrait permettre de
repérer un usage des nouvelles pratiques du web (web 2.0) où celui-ci est
perçu non comme venant impacter le monde universitaire de l’extérieur mais
comme une opportunité au service des fins propres de ce monde (Science 2.0).
L’extrait après le saut (une version complète, mais non définitive, de
la communication est consultable sur le wiki de l’Urfist
de Nice).
Googlisation ?
Un certain nombre d’enquêtes en milieu universitaire (en 2003 aux Etats-Unis
(MARCUM & GEORGE, 2003)
et au Québec (MITTERMEYER
& QUIRION, 2003), en 2005 sur deux universités parisiennes (MARESCA et al. 2005), en 2006 sur
une université lilloise (DESPRES-LONNET &
COURTECUISSE, 2006) , en 2008 en Belgique francophone (THIRION , 2008) et sur les universités de Bretagne
(HENRIET et al.,
2008)…) semble confirmer les résultats de notre observation participante :
utilisation réflexe des outils hégémoniques du web, méconnaissance de
tout ou partie des ressources documentaires et de leur logique d’interrogation,
appropriation accrue de l’informatique.
Cette constatation se laisse facilement thématiser selon un modèle qui correspond
à une appréhension commune et spontanée des effets de la «
révolution numérique », celui de la « fracture numérique
générationnelle » qui opposerait les digital natives , nés avec le
numérique ou peu avant, spontanément « alphabétisés »
dans l’univers numérique et dans l’internet, aux générations
plus anciennes et aux compétences et procédures de ces dernières notamment
en matière de recherche et de validation de l’information . Caractéristique
des digital natives serait une appropriation spontanée, prédiscursive
(préconsciente) des outils, ie des interfaces du web. Cette fracture est
appréciée de manière ambivalente : les digital natives s’ils
sont à l’aise avec le monde numérique, manqueraient des outils de
compréhension, d’analyse et de critique d’une information
appréhendée sans distance et passivement.
Ainsi la plupart des enquêtes citées ci-dessus confrontent les populations
étudiantes (en situation de digital natives) avec les « bonnes pratiques
» de la recherche documentaire, telles que fixées, pour l’essentiel, dans la
situation documentaire précédant l’irruption du web (usage de la
bibliothèque et de son OPAC, interrogation des bases de données), « bonnes
pratiques » envisagées si nécessaire dans l’environnement du web mais
indemnes des usages spécifiques engendrés par celui-ci. Et avec plus ou moins de
nuances, les constats confirment la fracture générationnelle : usage massif et
non-critique des outils du web les plus populaires (Google et Wikipedia), délaissement
voire ignorance des outils documentaires classiques.
Beyond Google ? Les bonnes pratiques du St Mary’s College
Une enquête présentée dans un article de First Monday (HEAD, 2007) et portant sur les
pratiques informationnelles des étudiants de St Mary’s College, en
Californie, semble contredire ces constats. Elle fait état de pratiques plus conformes
à ce que les médiateurs tendent à considérer comme les « bonnes
pratiques » : recherches en bibliothèque, outils spécialisés, recours
aux médiateurs…
On peut relativiser ces surprenants résultats car ils sont issus d’une
université catholique américaine dans le domaine des SHS et correspondent donc
à une stratégie pédagogique délibérée. Ils suffisent
cependant à indiquer que la situation n’est pas homogène et un retour,
par-delà les synthèses, sur les résultats des enquêtes nous montre que
l’apparente homogénéité des constats globaux cache des pratiques
diverses et fait apparaître une contradiction moindre entre les constatations
de St Mary’s College et ces résultats.
Quelques résultats remarquables de l’enquête rennaise
Prenons par exemple, parmi les enquêtes citées, la plus récente d’entre
elles, celle qui porte sur les universités de Bretagne (HENRIET et al., 2008). Si le
constat global correspond bien à l’impression générale, certains
résultats particuliers viennent cependant nuancer le tableau. S’ils ne contestent
pas la pertinence du constat global, ils en limitent la portée au point de mettre en
question la valeur explicative du modèle qui le sous-tend.
Nous relèverons quatre points de discussion :
·Â Â Â Si 96% des doctorants bretons utilisent
prioritairement pour leurs recherches les moteurs de recherche et si parmi ceux-ci, c’est
à 85% de Google qu’il s’agit, ils sont cependant 37% à utiliser Google
Scholar. Or pour porter l’étiquette « Google », Google Scholar est un
outil très différent du moteur généraliste. Il est
spécifiquement destiné au public universitaire et chercheur et offre accès
à une documentation généralement pertinente pour la recherche . Mais les 37%
d’utilisation d’un outil spécialisé viennent nuancer le constat massif
des 96% d’utilisation d’outils généralistes. D’autant plus que
Google Scholar, qui souffre de la méfiance des médiateurs à l’endroit
de la maison Google et de la concurrence qu’il vient faire aux outils mis en place par
ceux-ci (interfaces « documentation électronique » des SCD en particulier),
n’est pas particulièrement promu par ces médiateurs.
·Â Â Â « 94% des doctorants n’utilisent
jamais ou rarement les blogs ». C’est-à-dire que la dynamique « web 2.0
» semble ne pas toucher les doctorants, du moins dans le cadre de leurs activités
académiques. Or les caractéristiques essentielles de ce qu’on appelle «
web 2.0 » (user generated content, participation, horizontalité,
démédiation…) métonymisent une part essentielle des nouvelles
pratiques prêtées aux digital natives .
·Â Â Â L’enquête constate une importante
demande de formation à la recherche, l’analyse et l’exploitation de
l’information (plus de 60%), constatation qui vient en contradiction avec celles
d’enquêtes antérieures qui indiquaient un manque d’intérêt
pour la formation documentaire . Ainsi, pour les doctorants bretons au moins, Google n’est
pas une évidence auto-suffisante.
·Â Â Â Enfin l’enquête reflète une
forte demande (plus de 60% encore) de sélection de ressources et
d’intermédiarisation.
Ainsi il apparaît que si les déficits de compétences informationnelles des
doctorants bretons sont réels, ils semblent conscients de ce manque. La situation
n’est donc pas celle d’une confrontation binaire entre deux «
littératies », l’ancienne et la nouvelle. Tout en apparaissant en moindre
contradiction avec le cadre général que les résultats de
l’enquête californiens, l’enquête bretonne impose une conclusion somme
toute identique.
Une enquête « flash »
Nous avons réalisé en préparation de cet article une enquête «
flash » par questionnaire auprès des chercheurs du laboratoire I3M de
l’université de Nice Sophia-Antipolis . La faible population
sondée et les conditions de l’enquête interdisent toute
généralisation. Elle n’en fait pas moins apparaître, chez des
chercheurs trop âgés pour être classés comme digital natives, une
grande diversité de stratégies de recherche où l’on pourra cependant
reconnaître les caractéristiques des stratégies attribuées aux
étudiants digital natives (prépondérance de Google en particulier) mais plus
ou moins modulées, parfois par des éléments inattendus (importance du livre
acheté en librairie), et donc sans qu’il soit possible d’en rendre compte par
l’adéquation à un modèle unique.
Les limites du modèle « fracture générationnelle numérique
»
Ces observations nous amènent à remettre en cause la valeur explicative et
descriptive du modèle de la « fracture numérique
générationnelle ». Une étude réalisée par University
College London pour la British Library et le JISC, parue en janvier 2008 (UCL, 2008), si elle souligne bien les carences en
compétences informationnelles des jeunes générations, remet en cause la
notion de digital natives en montrant que les traits comportementaux censés
caractériser ces derniers tendent à se répandre aujourd’hui dans tous
les groupes d’âges.
Par ailleurs, si la fracture générationnelle n’est pas absolue, les pratiques
ne sont pas homogènes au sein de la Google generation des digital
natives. Un article récent de Danah Boyd (BOYD, 2007) montre ainsi que le
« choix » d’un réseau social est sociologiquement
déterminé. La synthèse de l’enquête sur la lecture et les
loisirs multimédias des adolescents réalisée en 2007 pour le CNL et la
direction du livre (ITHAQUE, 2007) montre
également une forte détermination sociologique des pratiques de l’internet au
sein de la « génération numérique ». Si les adolescents qui
lisent le moins de livres (25%) sont aussi ceux qui passent le plus de temps sur internet, leurs
parents n’utilisent jamais un ordinateur. A l’inverse les parents des adolescents qui
lisent le plus de livres (8%) utilisent souvent un ordinateur et régulent l’usage de
l’internet et des jeux vidéos de leurs enfants . Les caractéristiques
sociologiques discriminantes mises en lumière par ces travaux déterminent
vraisemblablement des différences analogues dans l’appropriation des outils du web
dans le cadre universitaire.
Recenser les stratégies
Au-delà d’un modèle, certes en grande partie pertinent mais qui tend à
réduire unilatéralement la réalité, notamment en occultant les
déterminations socio-culturelles, il est nécessaire de reconnaître,
d’ordonner et d’évaluer des stratégies diverses. Ce recensement ne peut
se contenter d’être descriptif : il y a en perspective de nos investigations des
visées pratiques, en particulier l’adaptation des stratégies de formation
à l’IST aux pratiques, attentes et besoins des acteurs universitaires.
L’évaluation est donc nécessaire.
La plupart des enquêtes citées ci-dessus confrontent les pratiques observées
à ce que les médiateurs (enseignants, formateurs, bibliothécaires)
considèrent comme les “bonnes pratiques”. En somme elles évaluent en
mesurant l’écart à une norme. Comme le public visé est principalement
celui des étudiants, cet écart peut facilement être interprété
en termes générationnels. C’est supposer que les pratiques informationnelles
des chercheurs actifs correspondent bien à cette norme et de façon plus
générale à un “état de l’art” relativement stable.
Tout nous indique au contraire (voir notre enquête “flash” ou
l’étude de UCL (UCL, 2008)) que ces pratiques sont
en pleine évolution.
Les deux paradoxes d’une approche privilégiant l’observation des apprenants
sont de présenter la “révolution numérique” comme un facteur
extérieur venant impacter le monde universitaire alors que celui-ci est un des principaux
acteurs, voire le principal acteur, à l’origine de cette révolution et de
suggérer que les pratiques de recherche évoluent de manière endogène
par l’intégration du “donné numérique” : par
le passage au numérique des revues scientifiques, par le développement de
l’accès ouvert (open access), par l’utilisation des outils du web 2.0
(blogues de chercheurs, wiki de laboratoires…), ce qu’on étiquette sous
“open science” ou “Science 2.0″. Les enquêtes montrent
au contraire une déconnexion entre ce domaine d’innovation et les pratiques des
apprenants. Or une approche normative distinguant a priori apprenants et
compétents permet mal de percevoir les éventuelles connexions qui
permettraient d’étayer l’acquisition des compétences informationnelles
sur les pratiques extra-universitaires des apprenants.
Plutôt que sur une norme implicite, nous proposons de baser l’évaluation sur
la finalité des pratiques informationnelles, en d’autres termes
d’évaluer les stratégies de recherche d’information en se posant la
question de leur efficacité au regard des finalités académiques
elles-mêmes. Une telle évaluation suppose l’analyse des résultats en
termes de bruit et de silence et ne saurait être réalisée sur des
échelles comparables à celles des enquêtes normatives. Elle est cependant
possible sur des échantillons représentatifs d’une typologie. Cette approche
de l’évaluation permettrait de viser dans la même observation apprenants
avancés et chercheurs, d’examiner autrement qu’en termes d’écart
les rapports entre les compétences académiques et les pratiques
extra-universitaires et peut-être ainsi de proposer des pistes pour les enseignants, pour
les formateurs à l’IST et pour les bibliothécaires.
Le critère d’efficacité cependant ne peut suffire à articuler une
typologie. Comme nous venons de le noter, une typologie, même imparfaite, est plutôt
une condition pratique d’une telle évaluation. Pour ordonner les observations sur
une typologie, il est nécessaire de proposer des pistes théoriques pour la
compréhension des mécanismes cognitifs mis en oeuvre dans les pratiques
informationnelles.
Posted in digital natives, enseignement supérieur, Google,
web_2.0 Tagged: pratiques informationnelles


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Clubic.com - Actualité -
4 hours and 59 minutes ago
Le fabricant d'équipements réseaux TRENDnet officialise aujourd'hui la
disponibilité de quatre produits, issus de la gamme N Essential, présentés en
mai dernier à l'occasion du MedPi. Cette gamme se [...]
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Myfreesport.fr – Toutes les infos myfreesport.fr -
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mardi des groupes relevés pour le Paris SG, opposé notamment à Manchester City
et Schalke 04, et Nancy (Feyenoord, CSKA Moscou, La Corogne) et plus clément pour
Saint-Etienne, avec certes Valence mais...br clear="left"/
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ecoloPop -
6 hours and 9 minutes ago
Que va-t-il se passer à partir de ce jour, mardi 7 octobre, en matière
d’application des principes élaborés il y a un an au cours du Grenelle de
l’environnement ? Le parlement doit effet débattre de nombreux amendements
déposés dans un contexte de crise. Ces amendements, malheureusement, ont pour
objectif d’atténuer les ambitions énoncées il y a an au cours des
débats du Grenelle, et
saluées par de nombreux acteurs non gouvernementaux. Fin septembre, soit près
d’un an après la tenue du Grenelle de l’environnement -qui avait eu lieu les
24 et 25 octobre 2007, le ministre de l’Environnement a réuni pour la
première fois les membres des six groupes de travail, issus des cinq collèges:
Etat, collectivités locales, fédérations patronales, syndicats et
associations écologistes. Mais en douce, des amendements remettent
profondément en cause les principes même du grenelle qui devait consacrer le
rôle des associations face aux lobbies. Il y a quelques jours, Patrick Ollier (UMP), qui
préside la commission des affaires économiques de l’Assemblée, a fait
voter un amendement d’apparence anodine : les logements construits à partir de 2012
seront autorisés à afficher une consommation d’énergie de 120
kilowattheures (kWh) par mètre carré et par an - à condition qu’ils
soient équipés d’un chauffage électrique. Or le Grenelle
prévoyait à l’horizon 2012 un seuil de 50 KWH : pourquoi les
équipements électriques, reconnus comme peu performants, devraient donner lieu
à des dérogations ? On sait que l’ADEME a mis en évidence
le problème de la production électrique hivernale, qui dépend surtout des
capacités excédentaires apportées par … les centrales
thermiques… La conclusion en la matière revient à Nathalie Kosciusko-Morizet
secrétaire d’Etat à l’écologie, : C’est “une
folie française” de vouloir transformer l’électricité en
chaleur “Et même une aberration d’un point de vue
thermo-dynamique”, ajoute la ministre et polytechnicienne. Nicolas Hulot, de son coté, appelle les parlementaires à
l’unité : on en est loin !!

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Dechetcom -
6 hours and 42 minutes ago
Comment rétablir la chaîne des responsabilités dans le drame du
déversement des déchets toxiques issus des cales du Probo Koala, alors que la filiale
locale de Trafigura, Puma Energy, et son administrateur, N'Zi Kablan, ne comparaissent pas
devant...
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Apple - Actualites -
1 days and 1 hours ago
iPhone n'est pas un jouet. C'est une nouvelle plateforme dont la puissance et
l'élégance méritent ce qui se fait de mieux. C'est pourquoi Druide a entrepris
de porter soigneusement sur iPhone les ouvrages de référence de sa suite linguistique
Antidote. Antidote Mobile, ce sont dix dictionnaires et dix guides de haute qualité pour
votre iPhone, issus directement du célèbre logiciel Antidote.
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Zazieweb.fr - Forum Lectures -
1 days and 10 hours ago
Trois journées consacrées à la découverte d'éditions
artisanales, de livres d'artistes, de reliures de création, mais aussi à des
rencontres avec des écrivains, des graveurs, des illustrateurs, des créateurs de
papiers,... Cette fois encore, ce seront les éditions et les textes diffusés hors des
grands circuits commerciaux, les oeuvres créées pour les échanges intimes et
amicaux qui seront mis en valeur.
Artistes et visiteurs, créateurs et bibliophiles, passionnés d'art et de
littérature se donnent rendez-vous, tous les deux ans, non seulement pour un marché,
mais aussi, plus largement, pour une fête de l'art et du livre.
Les exposants (liste non-exhaustive) :
Al Manar
L'Âne qui butine
Atelier de l'Agneau
L'Atelier du Poisson soluble
Benoît Jacques Books
Editions Brandes
Jacques Brémond Editions
Les Capucines
Les Carnets du Dessert de Lune
Editions des Cendres
Clotilde Olyff' Collection
Daily-Bul
Le Dé Bleu
Esperluète Editions
Isabelle Francis
Imprimerie d'Alsace-Lorraine
Lansman
Le Lérot
Marie-Paule Lesage
Manière noire
Miaw
Les Oiseaux de Passage
Onciale-Fulbert
Passage Piétons
Pavupapri
Picturimage
La Pierre d'Alun
Points de Suspension
La Pommeraie
Quiquandquoi
Razkas
Rita Gada
Bruno Robbe Editions
Rougerie
Skyfish Graphix
Tandem
Editions de la Taupe
Tetras-Lyre
Unimuse
Présentation de lʼédition 2007
Inauguré en 1997, le Marché du Livre de Mariemont a toujours rencontré un vif
succès, dû
essentiellement à son originalité et à sa qualité. Le livre, par ses
multiples facettes, suppose
partage et induit diffusion : cʼest dans cet esprit que le Marché fut
créé. Les livres présents
au Marché échappent aux circuits habituels de lʼédition. Ils se
regardent, se découvrent
autant quʼils sʼachètent.
Le Marché du Livre est essentiellement voué à la création
littéraire, à la micro-édition, aux
livres dʼartiste, aux livres artisanaux et aux livres-objets. La manifestation est
plurielle.
Elle propose aussi bien des productions dʼéditeurs, dʼartistes du livre, que des
rencontres littéraires,
des expositions, des ateliers, des lectures, des visites guidées…
Véritable fête de lʼart et du livre, le Marché du Livre réunit des
éditeurs, des écrivains, des
artistes, des passionnés dans un lieu exceptionnel, le Domaine de Mariemont. Il attire
aussi
un large public curieux de participer à une manifestation qui privilégie les
échanges entre lʼart
et la littérature, entre un savoir-faire artisanal et la création actuelle, entre
lʼancien et le
contemporain.
Une rencontre directe avec les éditeurs et un partage de leurs aventures éditoriales
et
de leurs découvertes. Une manifestation qui se démarque des classiques foires
littéraires
par son approche du livre dans tous ses aspects.
Le Marché du Livre de Mariemont, minutieusement préparé, est fonctionnel et en
adéquation
avec les espaces du Musée. Il attire un vaste public (5000 personnes pour le week-end),
de
la famille au collectionneur. Il est favorable aux échanges et à la communication.
Lecteurs,
écrivains, artistes sʼy retrouvent, cʼest pour eux un point de rencontre.
Pour cette sixième édition, un focus tout particulier est donné à la
lecture dans ses rapports
à la musique. Auteurs, plasticiens, musiciens et éditeurs sʼexpriment à
ce sujet.
Les éditeurs
Une soixantaine dʼexposants*, belges et français pour la plupart, mais aussi
venant dʼAllemagne, de Suisse et du Japon. Ces exposants sont invités sur base de
la qualité de leur travail. La liste des éditeurs se renouvelle lors de chaque
manifestation,
ce qui garantit au public découvertes et surprises.
*liste non exhaustive dans le dépliant joint au courrier
Cette année, une douzaine de relieurs et papetiers présentent leur travail
dans un espace commun au rez-de-chaussée du Musée : carnets et papiers de
créateurs sont proposés à la vente.
Le programme de la 6ème édition
(sous réserve de modifications éventuelles)
Outre la soixantaine dʼexposants présents, un programme riche de découvertes
qui fait de cette manifestation une invitation à goûter au livre sous toutes ses
formes: un rendez-vous exceptionnel en Communauté française...
Le salon littéraire
Débats, lectures de textes, rencontres. Samedi et dimanche, tout au long de la
journée,
une dizaine de rendez-vous avec notamment :
• des lectures de textes par leurs auteurs, accompagnement musical de Pirly
Zurstrassen au piano.
• le 600ème titre au catalogue fêté par les éditions Lansman
• des cartes blanches aux éditions Tétras-Lyre et aux éditions Les
Pierres
• «Sept chants dʼAvenisao», une lecture-spectacle de François
Emmanuel, accompagné
des musiciens de lʼensemble Nahandove.
> programme complet du salon littéraire dans le dépliant joint au courrier
Des lectures insolites - Kamishibaï
Sous la tente dressée dans le grand hall ou à vélo entre parc et musée,
le Kamishibaï
est un petit théâtre qui accueille de grands dessins. Dans cet espace insolite, un
narrateur
invite le public à découvrir des livres. Cette animation est proposée par
lʼasbl
Art Basics for Children.
Les enfants, des visiteurs attendus
• le Service pédagogique du Musée proposera des ateliers de création, sur
le thème
« Images à tout faire ».
• la section Jeunesse de la Bibliothèque centrale provinciale du Hainaut (La
Louvière)
présentera une lecture-animation, «Le concert des hérissons».
Les expositions
Elles jalonneront les salles du Musée :
• «Lire les images», une sélection de documents issus de la Réserve
précieuse du
Musée.
• Gravure et musique à lʼacadémie de Boitsfort (atelier de gravure de Kikie
Crèvecoeur).
• Boîtes et coffrets du relieur français Jacky Vignon
• Reliures de création présentées par la section belge de
lʼassociation des Amis de la
Reliure dʼArt (ARA Belgica)
Le Musée de Mariemont
Un cadre exceptionnel à découvrir, un parc aux couleurs de lʼautomne, des
collections
dʼart, des trésors bibliophiliques qui seront exceptionnellement accessibles au
public
dans le cadre de visites commentées de la Réserve Précieuse. De même,
les visiteurs
pourront profiter des Portes ouvertes à lʼAtelier du Livre (atelier de reliure et
atelier
de restauration des documents sur papier).
Renseignements pratiques
6ème Marché du Livre de Mariemont
Musée royal de Mariemont
100 chaussée de Mariemont
7140 Morlanwelz
www.musee-mariemont.be
5, 6 et 7 octobre 2007
vendredi 5 octobre de 16 à 21 h
samedi 6 octobre de 10 à 19 h
dimanche 7 octobre de 10 à 18 h
tout public • entrée libre
(environ 5000 visiteurs
venant de Belgique, de France, du Luxembourg,...)
Musée royal de Mariemont
7140 Morlanwelz
Belgique
Renseignements : 00 32 81 81 29 84 ou 00 32 64 21 21 93
Où ?
et Bourdon vous a déjà expliqué comment y aller …
http://www.zazieweb.fr/site/forum.php?numforum=2#Message40027
Amis belges à plus tard …
http://www.parcs-jardins.be/mariemont/parc.html
Voir également le message de Escarbille_bis :
http://www.zazieweb.fr/site/reagir.php?num=40067
Date Evénement : Du 05/10/2009 au 07/10/2009
Sites Internet :
http://www.musee-mariemont.be/
http://www.marchedulivre.org
http://users.swing.be/sw276953/marchedulivre.html

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Toute la diététique ! -
1 days and 10 hours ago
Les produits de Maillard formés durant la cuisson industrielle ou domestique des aliments
sont essentiellement identifiés comme des molécules aromatiques qui confèrent
aux aliments grillés et frits leur saveur caractéristique très
appréciée. Tous les jours, nous assistons sans nous en douter à de très
nombreuses réactions de Maillard. Depuis le grillé du rôti jusqu'au bon
goût du pain, celles-ci sont en effet présentes dans presque toutes les
préparations culinaires, en particulier dans les viandes cuites. (suite...)
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Toute la diététique ! -
1 days and 10 hours ago
Les produits de Maillard formés durant la cuisson industrielle ou domestique des aliments
sont essentiellement identifiés comme des molécules aromatiques qui confèrent
aux aliments grillés et frits leur saveur caractéristique très
appréciée. Tous les jours, nous assistons sans nous en douter à de très
nombreuses réactions de Maillard. Depuis le grillé du rôti jusqu'au bon
goût du pain, celles-ci sont en effet présentes dans presque toutes les
préparations culinaires, en particulier dans les viandes cuites. (suite...)

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Toute la diététique ! -
1 days and 10 hours ago
Les produits de Maillard formés durant la cuisson industrielle ou domestique des aliments
sont essentiellement identifiés comme des molécules aromatiques qui confèrent
aux aliments grillés et frits leur saveur caractéristique très
appréciée. Tous les jours, nous assistons sans nous en douter à de très
nombreuses réactions de Maillard. Depuis le grillé du rôti jusqu'au bon
goût du pain, celles-ci sont en effet présentes dans presque toutes les
préparations culinaires, en particulier dans les viandes cuites. (suite...)
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@ Brest -
1 days and 11 hours ago
Cet article relate des services liés aux TIC offerts aux citoyens par les mairie bretonnes.
Les résultats chiffrés présentés sont issus de l'exploitation de
l'enquête M@rsouin 2007 « Communes et TIC ». Les résultats concernant
les
équipements TIC , les usages en interne des TIC et les relations
numériques avec les différents partenaires ont déjà fait l'objet
d'articles publiés également sur ce site [ 1].
Un article de Jocelyne Trémenbert (septembre 2008) publié par
Marsouin
Rappelons qu'outre la gestion de leur domaine communal, les mairies servent
d'intermédiaires entre l'Etat et les citoyens, notamment pour certaines formalités
administratives. Elles représentent l'un des moteurs du développement de
l'administration électronique. Leurs champs d'intervention en matière de services
aux citoyens liés aux TIC sont nombreux. Dans notre enquête 2007, nous avons choisi
de relever quelques indicateurs relatifs :
- à l'équipement du territoire en infrastructures,
- à l'accompagnement à travers les accès publics,
- aux échanges de mails entre mairies et administrés,
- et enfin à la présence sur le Web.
Si le fait d'échanger par mail avec les usagers ou d'avoir un site Web informatif
n'entraînent pas forcément une refonte du système d'information des mairies,
l'adoption d'un site Web enrichi en services interactifs confronte ces dernières à
des mutations importantes. Aussi, nous verrons à travers divers chiffres que
l'évolution en deux ans en matière de services n'est pas aussi rapide qu'on
pourrait le penser et qu'elle reste très liée à la taille de la commune et
à sa localisation. Notre portrait du Web public communal breton, en plus de la simple
pénétration des sites Web, abordera les facteurs d'adoption, la gestion
quotidienne, les contenus et fonctionnalités. Les télé-services actuellement
déployés seront également abordés.
1. Favoriser l'accès
1.1. Un bon accès aux réseaux de
télécommunications haut débit
Une collectivité territoriale peut intervenir pour permettre un bon accès aux
réseaux de télécommunications haut débit. Elle peut être
amenée à prendre en charge ou à subventionner l'infrastructure des zones non
rentables aux yeux des opérateurs.
Dans notre enquête auprès des mairies de Bretagne, deux indicateurs concernent
l'accès à des réseaux haut débit : le propre accès de la
mairie au haut débit et la fréquence de plaintes émanant des
administrés au sujet de leur connexion.
Côté mairies, comme nous l'avons déjà évoqué dans un
précédent article [2]
« toutes les communes de notre échantillon sont connectées à Internet,
sauf une. L'évolution majeure s'est faite sur la connexion permanente : seules, en 2007,
1,5% des communes se contentent d'un accès à bas débit (contre 37% 2005)
». On va donc bien vers l'éradication des zones blanches en Bretagne.
Au-delà de cette problématique des zones blanches, on note toutefois une
persistance de zones résiduelles où la connexion assurée n'est pas celle
souhaitée. Ainsi, 1 commune sur 2 dans notre échantillon déclare recevoir
des plaintes d'administrés qui estiment ne pas accéder correctement à l'ADSL
/ le haut débit (question D4 du questionnaire). Si ces réponses ne sont pas
liées à la taille de la commune ou à la localisation (il n'y a pas de
différences significatives entre les départements), elles sont toutefois
liées à la zone comme le désigne le graphique qui suit.
1.2. Favoriser les accès publics
Comme le rappelle l'Association des Maires de France dans son article en ligne « Les enjeux
des TIC pour les collectivités locales », l'un des axes principaux des
collectivités territoriales est constitué de services en direction des
citoyens-usagers, en particulier avec la dimension sociale de la sensibilisation des populations
aux TIC. Il s'agit, le plus souvent de mettre à disposition des points publics
d'accès à Internet.
D'après la phase 1 d'état des lieux du projet Cybercommunes [3] , la cartographie de l'implantation
des points Cybercommunes en Bretagne témoignait en 2002 de « la réussite de
couverture du territoire en points d'accès public (moins de 20 espaces sont
annoncés à plus de 20km de leur plus proche voisin) ... sans garantir un
égal accès ». On ne comptait néanmoins que 300 cybercommunes sur
presque 1300 communes. La fin des emplois jeunes en 2003, qui ont largement participé au
développement et au fonctionnement du réseau « Cybercommune », a
conduit les municipalités à se repositionner. Aussi, dans notre enquête de
2007, 1 commune sur 2 déclare qu'il n'existe pas dans la commune de point(s)
d'accès public(s) au multimédia pour la population que ce soit des PAPI,
cybercommunes, EPN, EPM, locaux associatifs ou cyberbus. Les chiffres nous révèlent
que les variables taille de la commune, département et adhésion à des
projets TIC sont très liées à la présence d'un espace (voir
graphique).
Ces disparités obtenues entre départements sont très étonnantes.
Surtout que lors de l'évaluation de 2002, il y avait « peu de différences
entre les quatre départements bretons et la taille de la commune intervenait peu dans son
engagement dans le programme (notamment, les petites communes ont été aussi
réactives que les grandes) ».
Est-ce lié à la structure de l'échantillon des répondants ? Il est
pourtant représentatif en terme de nombre de communes par département (et
même croisé par la tranche de population). Ces résultats seront à
comparer au recensement actuel des espaces multimédias de Bretagne lancé par la
Région Bretagne pour les 10 ans du projet Cybercommunes [4].
Au dernier trimestre 2007, 164 espaces sur un nombre estimé d'environ 250 ont
répondu à un questionnaire supplémentaire adressé via le
répondant à notre enquête mairie ou directement aux espaces connus.
D'après Mickaël Le Mentec , qui en a fait l'exploitation, les résultats
[5]
font « état d'une participation très significative des espaces
labellisés par un ou plusieurs labels régionaux, à hauteur de 57 %. Ceci
montre bien la prédominance sur le territoire breton du dispositif et de
l'intérêt que porte la région Bretagne aux politiques publiques en
matière d'accès public à l'Internet. Les EPN ayant répondu à
l'enquête sont en majorité intégrés aux
bibliothèques/médiathèques ». Les espaces ouvrent majoritairement
entre 10 à 20 heures par semaine, peu en soirée mais beaucoup le samedi. Dans 47%
des cas, un seul animateur est présent. En termes de publics accueillis, ce sont les
adolescents qui arrivent en premier, avec en seconde position les demandeurs d'emploi et en
troisième les retraités. Ils entretiennent peu d'actions de coopération avec
d'autres structures, si ce n'est pour un quart d'entre eux avec des associations locales ou avec
les écoles / collèges / lycées.
2. Rendre des services via le Web
2.1. Echanger par courrier électronique avec les
administrés
97% des mairies ont déclaré posséder (au moins) une adresse de courrier
électronique pour les joindre. Mais qu'en est-il de l'usage de ce courriel ?.
Déjà, seulement 3 mairies équipées sur 4 répondent que
l'adresse électronique figure sur le bulletin communal existant (78% en 2007 contre 71% en
2005). Concernant l'adresse du site, on notait déjà également en 2005 que
78% des communes avec adresse et site la précisaient sur leur bulletin.
Cela ne veut pas dire rappelons-le que cette adresse mail soit « valide ». En 2006,
Renupi, observatoire des technologies de l'information sur la région Picardie, avait fait
une expérience en envoyant un e-mail test : le taux de réponse obtenu était
de 53% avec un temps de réponse allant de la journée (26%) à plus de 10
jours (17%). Surtout qu'en première étape du test, 21% des adresses étaient
revenues avec les mentions « Undelivered Mail Returned to Sender » ou «
Returned mail : User unknown », adresses recueillies pourtant à la fois lors de leur
enquête et sur les sites Web des communes.
Pour les adresses ne figurant pas sur le bulletin, est-ce tout simplement par oubli ou pour ne
pas engorger les boites de messageries ou devenir la proie de spams ?
Même si le courrier électronique reste un outil marginal de contact (par opposition
au contact physique et au téléphone), son acheminement n'est pas aisé
ensuite au sein de la mairie. Selon les configurations, le courriel est reçu au sein de la
mairie sur cette boîte par :
- « un agent d'accueil », voire « tout le secrétariat
»
- « le DGS » ou « secrétaire général
»
- « la direction de la communication »
- « le maire »
- « les élus, adjoints »
- « le chargé des TIC »
- « le responsable informatique »
- « l'ensemble des agents ».
Souvent, ces catégories n'étaient pas déclarées comme réponse
unique. Ainsi, une simple demande de renseignements pour refaire un papier administratif peut,
dans certaines mairies, parvenir à la fois à l'agent d'accueil, au maire et aux
élus. Pour d'autres communes, le courrier est centralisé puis dispatché aux
bons interlocuteurs. Toutefois un courrier arrivé électroniquement n'est pas
toujours dispatché par ce même moyen. Pendant les entretiens de pré-tests,
certains DGS ont déclaré que les secrétaires d'accueil leur renvoyaient par
mail tandis qu'elles en faisaient une copie papier au maire.
Nous n'avons pas questionné sur le mode de conservation des mails. Mais tous sont-ils
conservés ? Est-ce fait de manière numérique ou papier, stocké par
exemple dans un dossier général ou dans chaque dossier ?
1 commune sur 4 déclare recevoir des mails de ses administrés de façon
hebdomadaire. Compte tenu de la prédominance de la taille comme facteur explicatif de la
fréquence, les chiffres suivants sont plutôt à retenir : réception
mensuelle pour 74% des communes de plus de 3500 habitants, 37% des communes de 1000 à 2000
habitants et 17% des communes de moins de 1000 habitants.
Quels types de courriers électroniques reçoivent-elles ? Même si certains
documents ou formulaires ne se prêtent pas à la manière électronique,
de nombreuses demandes ou déclarations pourraient ainsi être
réalisées. Citons par exemple le cas rapporté de la personne qui le matin
part travailler et préfère envoyer un mail pour annoncer qu'un panneau de
signalisation est cassé plutôt que de tenter de joindre le standard. Cela peut aussi
concerner les dénonciations de nuisances et autres plaintes, des demandes moins souvent
assujetties à des formulaires (renseignement de la part d'une entreprise sur un
administré, secours exceptionnel, publication de bans pour un mariage, permis de transfert
de corps ...). Notons également que nous avons mesuré 2% de maries proposant une
inscription à la restauration scolaire par mail.
De plus en plus, les politiques des mairies veulent que la réponse à un mail se
fasse aussi par mail ... si cela est possible (« si le sujet s'y prête »,
« pour des réponses sans conséquences sinon on fait un courrier officiel
») ... et pour certaines mairies si « l'usager est identifié ». Elles
sont 9 sur 10 à déclarer une réponse par mail. Par contre, elles ne sont
plus que 7 sur 10 à déclarer l'envoi d'un courrier électronique accusant
réception, ne serait-ce qu'occasionnellement, et 16% seulement, systématiquement.
2.2. Etre présent sur le Web
Une faible évolution quant à la présence des communes
sur Internet à travers des sites Web et fortement liée à la taille.
En 2005, l'enquête fournissait un taux de 37% de communes équipées de leur
propre site, c'est-à-dire non partagé avec l'intercommunalité. En 2007 le
taux n'a guère évolué étant de 40%. Fin 2003, il était
déjà de 35%.
Si on compte les sites partagés pour lesquels la commune se charge de la mise à
jour du contenu des pages, on atteint une présence en ligne pour 44% des communes. Pour
les communes restantes, toujours d'après l'enquête, avoir un site Web « pour
une mairie de leur taille, et d'ici 2 ans » apparaît majoritairement comme un plus,
en tout cas non « indispensable » mais tout de même pas « inutile
».
Le tableau qui suit précise la pénétration des sites Web (ou part de
communes équipées) en fonction des différentes caractéristiques des
communes testées [6]
, seules les caractéristiques liées statistiquement [7]
y sont indiquées. Tranches d'âge, que ce soit du maire, en moyenne des élus
ou des agents, ne sont donc pas liées à la présence d'un site.
Tableau 1 - Part de communes dotées d'un site Web (propre ou partagé)
Moyenne 44% DEPARTEMENT Côtes d'Armor 30% Finistère 65% Ille et Vilaine 42%
Morbihan 46% TAILLE Moins de 1000 habitants 23% 1000 - 2000 habitants 46% 2000 -

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