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Le feuilleton touche à sa fin. Ségolène Royal? Martine Aubry? Qui va remplacer
François Hollande? L'arithmétique est favorable au maire de Lille. Mais
l'arithmétique au PS, ça ne veut rien dire...
Le scrutin est ouvert depuis un peu plus de deux heures. Ségolène ou Martine ?
Martine ou Ségolène ? L’interminable feuilleton de
l’élection du Premier secrétaire socialiste prend fin ce soir. Pour la
troisième fois en quelques jours, c'est aux militants de trancher. Mais en attendant, une
chose est sûre : c’est une femme qui va succéder à François Hollande . Même
si cette donnée en laissera de marbre plus d’un(e), il n’empêche :
cette situation ne s’est jamais présentée avant.
Reste l’arithmétique socialiste qui, elle, est beaucoup moins certaine. Le
résultat de Martine Aubry au premier tour est là pour en témoigner :
ces quasi 25% associés aux 25% de Bertrand Delanoë n’ont pas donné 50%
mais 34,70%. Est-ce que ce soir l’arithmétique socialiste va finir par se
révéler être, comme par enchantement, une science exacte ? Est-ce que
maintenant que Benoît Hamon a appelé
les « 30 000 militants socialistes qui [lui] ont fait confiance » à
« se reporter massivement en faveur de Martine », le maire de Lille
va atteindre les 57,49% (34,70% + 22,79%) ? Il y aura, c'est certain, des
déperditions en cours de route. Difficile pourtant de croire que les électeurs de
Benoît Hamon puissent se ranger en grand nombre derrière Ségolène
Royal. Patrick Menucci, le bras droit de Ségolène, le confiait dès hier
soir, peu de temps après que les résultats officiels ont été rendus
publics : « 8 points, c’est compliqué... *», expliquait le bras
droit de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, avant de se
ressaisir : « Mais on va gagner ! »
Et pour « gagner », Ségolène Royal, depuis Poitiers, a
joué aujourd'hui la carte de la main tendue aux partisans de la motion « Un
monde d’avance » : « Les militants ont déjà
marqué profondément leur volonté de changement et de ce point de vue,
beaucoup de celles et ceux qui ont voté pour Benoît aspirent aussi au changement des
pratiques, à la transformation de notre parti et à l'ancrage à gauche des
socialistes (...) Je voudrais vous dire que nous sommes la garantie de ce changement, de cet
ancrage à gauche, mais aussi de l'ouverture sur toutes les idées
neuves ». Dans quelques heures, on saura si cette stratégie
s’avère payante...
Rendez-vous sur Marianne2.fr pour vivre cette soirée en temps
réel.
* A l'époque, Patrick Menucci disposait des chiffres dits «
quasi-définitifs » qui plaçaient Martine Aubry à seulement 7,7
points de Ségolène Royal (respectivement 34,73% et 42,45%). Les derniers
résultats placent les deux femmes à 7,8 points l'une de l'autre (Royal : 42,51% ;
Aubry : 34,70%, Hamon : 22,79%).
Après les bourrelets et le garde du corps du président effacés par
Paris-Match, c'est Rachida Dati qui a fait l'objet d'une attention prévenante de la part du
Figaro. Le journal a fait disparaître de la main de la garde des Sceaux une bague d'une
valeur de 15.000 euros. En son temps, le
Président Mao exigeait d’apparaître flamboyant dans chacune des
représentations que l’on faisait de lui: rajeuni, amaigri, dents blanchies etc.
En démocratie, la pratique qui consiste à retoucher l’image des
représentants du pouvoir est devenue, elle aussi, obligatoire. A ceci près, que,
circonstance aggravante, nos médias dits « libres » ne répondent pas
directement à une injonction du pouvoir suprême. Ils anticipent, le plus souvent, ses
exigences présumées animés par la crainte de froisser l'ego de l'un ou de
l'autre.
Sarko débarrassé de ses bourrelets
Déjà l’Express avait dévoilé en août 2007 comment
Paris Match avait « gommé » les bourrelets du président à
peine élu, devançant ainsi les desiderata du souverain.
A l’époque, Le Parisien avait révélé que cette «
opération de retouche esthétique » avait été effectuée
« sous l’autorité du directeur de la rédaction de Paris-Match,
Olivier Royant ». La troisième
jambe de Sarkozy
Depuis, l’hebdomadaire d’Arnaud Lagardère s’est fait une
spécialité de la retouche de l’image présidentielle. En septembre 2008,
c’est le site purepeople.com qui dévoilait qu’un
garde du corps présidentiel avait été effacé d’une photo. Manque
de chance, l’infographiste avait oublié de gommer une jambe du bodyguard affublant
ainsi Sarkozy d’un troisième membre.
A l’époque, la société des journalistes de Paris Match
s’était offusquée de ces méthodes : «
l'altération des photos déforme la réalité et doit être, en ce
sens, strictement interdite. Seules les techniques traditionnelles de cadrage, de
réajustement des contrastes, des échelles de couleurs, sont
tolérées».
Le photographe « officiel » du couple présidentiel, auteur dudit cliché,
s’était défendu en expliquant que « depuis l'avènement du
numérique, les photos (...) sont évidemment retouchées, on rend nos photos
plus esthétiques». Du retour de
l'autocensure
La dernière opération en date est encore d’une autre nature. Plus politique.
Pointée du doigt par des magistrats et sommée dans une lettre de présenter des
«excuses publiques», la garde des Sceaux a répondu aux critiques dans
une interview au journal.
Le service photo du Figaro n’a pas retouché le physique de Rachida Dati
mais a fait disparaître d’une photo de la garde des Sceaux une bague d’une valeur
de 15.000 euros.
C’est L’Expressqui a révélé jeudi
l’information . «On assume », répond la rédactrice en
chef du service photo du Figaro.« On ne voulait pas que la bague soit
l’objet de la polémique ». Un succès retentissant. Le
Figaro admettant, par là même, qu’en cas de conflits sociaux, le journal
n’entend pas polluer la communication gouvernementale quitte à manipuler des images.
Une forme d’autocensure qui échappe de moins en moins à l'oeil attentif des
journalistes, blogueurs ou simples internautes. Va, lis et reviens
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width="1" height="1" //divpRight. Now a
href="http://www.guardian.co.uk/music/2008/nov/21/madonna-guy-ritchie-divorced"that's out the way/a
it's time for those concerned to dust down their party frocks and move on to find new love. I'm
thinking, of course, of Madge and Guy - to whom, by the way, a pint of real ale on LiS down his own
Mayfair pub in recognition of not pursuing a
href="http://www.guardian.co.uk/music/madonna"Madonna/a for money./ppSo, where should they look?
For him, it's easy. He's still only just 40 and well-connected in polite society and the film
industry. He has also done himself a wealth of good by not looking like a gold digger, so rich,
older women will be queueing up. After all, he's proved that he can put up with pretty much
anything after marriage to Madonna. /ppstrongLily Safra/strong, perhaps? Just because one or two of
her previous husbands have died and left her lots of money, Guy shouldn't be put off.
/ppstrongMargaret Thatcher/strong? His parents would be delighted, seeing as they're
dyed-in-the-wool Tory types. /ppOr maybe the newly single strongSlavica Ecclestone/strong, who is
divorcing hubby Bernie, and looks likely to win half his formula one wealth./ppThings might be a
little more tricky for Madonna, so LiS hereby appeals to you, dear readers, to help point Madge in
the right direction. To get the charity auction (as we like to think of this little exercise)
started, here are a few possibilities:/ppstrongMaradona/strong: just got a new job; lost weight;
from Argentina; she'll be able to remember his name - almost./ppstrongJohn Cleese/strong: mature;
less funny than he used to be; well-practised at divorce for when the time comes./ppstrongPrince
Andrew/strong: real-life royal; likes the jet-set lifestyle; comes with Fergie thrown in for free,
so she could have a new best friend, too./ppstrongMichael Jackson/strong: could discuss music; has
similar interests in regular changes of appearance, religion, etc; would not find her weird./ppWe
will not countenance anything connected to Britney Spears (that was just a kiss) or David Banda's
father, who is far too sensible to want anything to do with her. Over to you./pdiv style="float:
left; margin-right: 10px; margin-bottom: 10px;"ullia
href="http://www.guardian.co.uk/music/madonna"Madonna/a/lilia
href="http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/celebrity"Celebrity/a/li/ul/divdiv
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border="0" //a/diva href="http://www.guardian.co.uk"guardian.co.uk/a copy; Guardian News Media
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TĂśrtĂŠnelmi esemĂŠnynek
lehetĂźnk tanĂşi, a
keresĂľcĂŠg egyik fontosnak
szĂĄnt projektje ugyanis megszĂťnik - a Lively
nĂŠvre keresztelt virtuĂĄlis
vilĂĄg 5 hĂłnapot ĂŠlt
meg.
L'avionneur Serge Dassault a été chaleureusement remercié par le
président de l'association PNT 65, favorable à la retraite à 65 ans pour les
pilotes de ligne. Une proximité de point de vue qui en dit un peu plus sur le matraquage
à sens unique du Figaro sur le sujet. Ce matin, Jean
Serrat, président de l’Association PNT 65, une association de
pilotes de ligne favorable à la retraite à 65 ans, envoyait aux rédactions un
communiqué de presse débutant par ces mots :
«Merci à tous nos députés et Sénateurs,
Enfin l’âge couperet des pilotes disparaît.
Après l’Assemblée Nationale, la Haute Assemblée a voté hier soir
les amendements 517 et 518 soutenus par Monsieur le Ministre, Xavier Bertrand.
C’est la grande victoire de « l’intérêt collectif » sur
« l’égoïsme individuel »
La retraite à 65 ans: une grande avancée sociale
Comme aux victoires de la musique, Jean Serrat remercie ceux qui l’ont aidé à
conquérir ce « trophée social ». « Notre
Association veut ici remercier publiquement Jacques Myard et Georges Tron, nos deux
Députés qui se sont battus à nos côtés depuis des années.
Rien n’eut été possible sans leur engagement ».
Le communiqué évoque une « grande avancée sociale, qui va dans le
sens de la liberté d’exercer sa passion, de l’allègement des charges sur
nos entreprises et donc de la compétitivité de nos Compagnies aériennes
Françaises ».
Emporté par son élan, Jean Serrat précise qu’il tenait bien le stylo du
législateur puisqu'« il a participé de très près à la
rédaction des amendements présentés au Sénat ».
Merci Serge Dassault, Merci Le Figaro ?
Les remerciements reprennent : « Notre Association tient à remercier ceux qui se
sont engagés de manière très active pour faire de ce vote un moment historique
». Suit une liste de noms de sénateurs et députés
particulièrement concernés par ce combat. Parmi lesquels Serge Dassault, le patron du
Figaro et président d’honneur de Dassault Aviation.
L’investissement de l’intéressé en dit un peu plus sur le traitement de
la retraite à 65 ans des pilotes de ligne par le Figaro. Pendant plusieurs jours,
le journal s’est fait le porte-voix de la direction d’Air France. Le 13 novembre,
Le Figaro donnait ainsi la parole au PDG d’Air France-KLM, en répercutant ses propos tenus lors
d’une conférence téléphonique . Jean Cyril-Spinetta évoquait
«une grève et un débat inutiles».
D’autant plus inutiles que, pour faire face à la crise, le groupe compte «
alléger ses effectifs par le biais des départs en retraite »,
selon les déclarations à l'AFP du
même Spinetta quelques jours plus tard . A n’y rien comprendre.
Un impact dramatique pour le transport aérien français
Le Figaro ne faisait en revanche aucune mention des commentaires de syndicats de pilotes. Le
lendemain, le Figaro consacrait un article de plus
de 4.000 signes aux moyens pour les passagers d’échapper à la grève :
sites internet d’informations, cellule de crise, numéros de téléphone,
dispositifs de remboursement, d’hébergement, moyens de transport de substitution. Tout
y est passé.
Le même jour, un autre article
revenait sur les raisons de la grève : « Avec un vol sur deux en long comme en
moyen-courrier, les passagers d'Air France sont les pions de la nouvelle loterie
créée par les syndicats français de pilotes.(...) L'enjeu de ce conflit - la
retraite des pilotes - n'est en réalité pas très clair. Ce qui est clair, en
revanche, c'est son impact dramatique pour le transport aérien français qui doit
affronter la crise économique. Le manque à gagner pour Air France sera de l'ordre de
100 millions d'euros. Soit le tiers du prix d'un Boeing 777 ».
Une grève estimée à 100 millions d'euros, à 50
millions près... Des passagers réduits au statut de pions
d’une loterie, un enjeu pas très clair, un impact dramatique et un coût global
qui représente le tiers du prix d’un boeing 777. Selon Pierre-Henri Gourgeon, directeur
général délégué d'Air France-KLM, la grève aura
finalement coûté entre « 40 et 50 millions d’euros », soit
15% du même boeing 777. Le Figaro a cependant continué à planer
puisque le chiffre de 100 millions a quand même été repris par Marc
Landré, sur son blog d’actualité sociale,
dans un billet sobrement intitulé « Messieurs les nantis pilotes...
».
« Un comble donc que cette grève qui démarre vendredi et qui va clouer au
sol 50% des avions de la compagnie pendant 4 jours simplement parce que le gouvernement a
décidé de reculer de 5 ans (à 65 ans) la mise à la retraite d'office
des pilotes d'Air France » écrit le journaliste, clôturant ainsi un
somptueux exercice de matraquage qui aura, sans nul doute, beaucoup plu au grand patron du
Figaro.
65 ans et toutes ses dents ?
Les pilotes de ligne qui émargent à plus de 10.000 euros par mois en fin de
carrière ne feront pas pleurer grand monde sur leur sort. Reste que selon une étude
de la revue scientifique Lancet, en France l’espérance de vie en bonne
santé -sans incapacités- est de...68 ans. Il est temps
d’atterrir.
Lors de son dernier meeting parisien au gymnase Japy, Ségolène Royal a fait sien le
discours de deux penseurs très en vogue en ce moment : Obama et Zola ! Qui a dit plagiat ?
Julien Dray le répète à qui veut l'entendre : l’équipe de Barack Obama
aurait pris contact avec celle de Ségolène Royal lors de la dernière campagne
présidentielle française pour observer sa stratégie. Et puis finalement ça ne
se serait pas fait. Intox visant à surfer sur la victoire du candidat
démocrate ? Ce qui est sûr en tout cas c’est que la prétendante à la
succession de François Hollande a étudié de près les discours de Barack. Pour
en retenir quoi ? Le fameux slogan «Â Yes we can »
(«Â Oui, nous pouvons »). Et le très volontaire
«Â Yes we can », une fois mis à la sauce Ségolène,
ça donne le très incantatoire «Â Oui, nous voulons »
(«Â Yes, we want »*) !
Hier soir à Paris, pour son dernier meeting avant le vote des militants socialistes, la
candidate n’a eu de cesse d’utiliser sa botte secrète venue tout droit du fin
fond de l’Illinois : «Â Je vous le demande : oui ou
non, voulons-nous écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire,
le voulez-vous ? [...] Voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIe
siècle, le voulez-vous ? [...] Voulez-vous que notre partiÂ
s’ouvre à toutes les diversités et devienne meilleur que la société
qu’il prétend transformer ? »
Et la foule de répondre «Â oui » à chacune de ces
questions dans un grand élan qui n’aurait pas été pour déplaire à
Henri Emmanuelli qui avait vu dans la «Â Rencontre de la
fraternité » au Zénith de Paris «Â un rassemblement
de secte ».Â
Mais Obama n’est pas le seul à inspirer les discours de Ségolène.
Emile Zola était aussi invité au gymnase Japy avec son tout aussi
fameux «Â J’accuse ». C’est moins original
qu’Obama mais ça fait toujours son petit
effet : «Â J’accuse la droite au pouvoir de
compromettre gravement l'avenir de l'Education nationale, j'accuse la droite au pouvoir d'en
rabattre sur un investissement prioritaire, j'accuse la droite au pouvoir de paupériser
l'Education nationale (...), j'accuse la droite au pouvoir ne rien tenter contre
l'échec scolaire. »Â
«Agent Obama, en complément de vos activités annexes de bienfaiteur de
l’humanité, votre mission, si vous l’acceptez consiste à relancer les
abonnements au journal Libération ». Jouer du marketing Obama, c’est la
dernière trouvaille des créatifs de Libé pour faire repartir les abonnements
au journal. Est-ce du second degré
? Le doute s’installe à voir la dernière campagne d’abonnement
lancé par le quotidien Libération : «Nous y voilà. Avec
l’élection à la présidence de Barack Obama, demain c’est
aujourd’hui ! Une nouvelle ère commence pour les Etats-Unis et pour le monde. Pour
suivre cette évolution qui nous concerne tous abonnez-vous en téléphonant
au... ».
Obama, instrument de marketing
Une deuxième lecture plus attentive s’impose pour évacuer les derniers doutes.
L’inéluctable plongée dans l’irrationnel continue donc: Obama n’est
pas seulement investi de l’auguste mission de relancer l’économie, changer le
monde, sauver la planète, arrêter les guerres et redonner du baume au
cœur des ours polaires entre deux footings –plus tard les
historiens se pencheront sans doute sur cette addiction à une activité aussi
barbante de la part des politiques de ce début de siècle. Voilà donc le
nouveau président des Etats-Unis également transformé en instrument de
marketing.
Obama: Sauver le monde, l'humanité et...Libération
Pourtant rien ne dit que le directeur exécutif d’Obama Inc. en a les
compétences. Il n'a rien pu faire pour Laurence Ferrari.
Autant il fut candidat à ses risques et périls à la Maison Blanche, conscient
des problèmes qui l’attendait, il n’a en revanche rien demandé pour ce
qui concerne la lourde tâche de relancer les abonnements de Libération qui
s’approprie ainsi l’image de l’universel bienfaiteur.
Obama ne pourra pas tout mais il subsiste une certaine cohérence: changer le monde,
sauver l'humanité et relancer Libération. C'est toujours ici de presse dont il est
question. Va, lis et reviens
S'allier avec le Modem ou ne pas s'allier, telle a été la question qui a
focalisé toute l'attention des socialistes. Et si le vrai débat devait porter sur une
autre alliance, celle qu'instaure l'ouverture sarkozyste et qui ronge le PS de l'intérieur ?
À quelques heures du vote des militants socialistes, ça se bouscule encore aux portillons pour rappeler que Martine Aubry,
au cours de sa carrière, n’a pas toujours été contre un rapprochement
avec le MoDem. Mais combien sont-ils pour rappeler que certains candidats au poste de Premier
secrétaire comptent dans leurs rangs des gens qui ont passé une alliance
« contre nature » avec Nicolas Sarkozy ou ont été
tenté de le faire ?
Eté 2007, Jack Lang, aujourd’hui fidèle soutien de Martine Aubry, minaudait.
Il hésitait à répondre à l’appel que venait de lui lancer
Nicolas Sarkozy : intégrer une commission sur la réforme des institutions.
« Je suis honoré et touché, expliquait Jack Lang à
l’époque , mais je ne me suis pas engagé et je n'ai donné aucun
accord. (...) Cette proposition, je dois y réfléchir et en parler à un
certain nombre d'amis proches. » Finalement, lui qui a sans doute appris
très jeune que ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, a accepté
l’offre du chef de l’Etat. Un an après, il était l'unique socialiste à voter la
fameuse réforme .
A chacun le sien
Martine Aubry n’est pas la seule à faire la course pour la rue de Solférino,
un « boulet de l’ouverture » à sa cheville.
Ségolène Royal dispose aussi du sien : Manuel Valls. Le député-maire
d’Evry a toujours eu à cÅ“ur de concilier gauche et pensée
libérale (rien à voir avec un certain maire de Paris qui a eu le malheur de vouloir
réconcilier socialisme et libéralisme politique...). Et les prises de position de
Manuel Valls n’ont jamais été pour déplaire au chef de l’Etat.
Quelque temps après son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy lui
a d’ailleurs proposé de participer au gouvernement. Manuel Valls ne suivra pas le
sens du vent comme son camarade Jack et refusera, sans trop tergiverser, le maroquin. Mais
l’homme garde malgré tout un souvenir presque « ému »
de sa rencontre avec le président : « Pour la première
fois, confie-t-il , je me suis
dit que, contrairement aux apparences, Sarkozy n'était pas juste un homme qui parlait
beaucoup, mais quelqu'un qui suivait une vraie stratégie, pensée depuis longtemps.
» Manuel Valls, lui, ce qu'il cultive depuis longtemps, c'est sa «
liberté de ton ». Une « liberté de ton » qui le pousse
parfois à approuver l'action gouvernementale. Une « liberté de ton »
qui a même le don d'agacer dans les rangs de sa propre motion...
Et dire que pendant des semaines, ce qui a focalisé toute l’attention, c’est
la question d'une alliance avec le MoDem. Certes, elle méritait d'être
débattue. Mais pas au point de chasser toutes les autres et notamment la question du
rapprochement de certains caciques du PS avec Nicolas Sarkozy. Car avec l’ouverture, le
vers est déjà dans le fruit socialiste depuis un moment...
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