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Annonces lesjeudis.com -
1 days and 1 hours ago
Societe : TEAMLOG LYON - Lieu de travail : VILLEURBANNE - Type de contrat : CDI - Salaire : 19000 -
Detail : Votre mission consiste à assurer le support utilisateurs de niveaux 0 et 1
auprès des fournisseurs de nos clients : - Vous répondez aux différentes
demandes en vous appuyant sur une base de données informatique. - A chaque traitement
d'appel, vous saisissez un dossier d'incident. - Cette activité de support fonctionnel (pas
technique) se fait par le traitement de demandes émises par téléphone et par
mail. L'équipe support travaille du lundi au vendredi, en 3 équipes, sur une plage
horaire de 8h - 18h. Votre profil : Idéalement, vous avez une première
expérience réussie dans la saisie informatique et le support hotline. Pour ce poste
vous devez être ponctuel (respect des horaires) et rigoureux(respect des procédures et
suivi des dossiers). Niveau Bac +2 en informatique impératif. Disponibilité
immédiate. Contrat : CDD longue durée, à pourvoir rapidement. Postes
basés à Lyon. Des projets pour développer votre expertise, vos
compétences pour développer l'entreprise, ça fonctionne !

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Korben's Blog -
1 days and 3 hours ago
La NASA vient juste de tester avec succès le premier
réseau spatial longue distance. En gros, un genre de
réseau internet pour l’espace.
Ce sont des photos de Mars et de Phobos (l’équivalent “Lune” de Mars)
qui ont été transmises entre les appareils présents sur place (les
satellites qui tournent autour de mars, et le robot au sol) ainsi qu’à la
Terre…
Pour réaliser ce tour de force, ce n’est pas le classique TCP/IP qui a
été utilisé mais un protocole appelé DTN qui ne
signifie pas “Dans Ton Nez” mais plutôt “Disruption/Delay
Tolerant Networking“. Le principe, d’après ce que j’ai
compris, c’est que l’information est transmise petit à petit à un
premier node et doit patienter que le node suivant se libère avant d’y être
envoyée… (Si vous n’êtes pas d’accord avec cette
définition, je serai ravi que vous me l’expliquiez un peu mieux)
Evidement, pour se protéger des pirates (de l’espace), toutes les transmissions sont
cryptées ! La Nasa de son côté, espère que ce nouveau protocole sera
accepté par la communauté internationale et pourra faire son apparition
l’année prochaine dans la station spatiale internationale en tant
que node permanent.
[source
et
photo]

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Korben's Blog -
1 days and 3 hours ago
La NASA vient juste de tester avec succès le premier
réseau spatial longue distance. En gros, un genre de
réseau internet pour l’espace.
Ce sont des photos de Mars et de Phobos (l’équivalent “Lune” de Mars)
qui ont été transmises entre les appareils présents sur place (les
satellites qui tournent autour de mars, et le robot au sol) ainsi qu’à la
Terre…
Pour réaliser ce tour de force, ce n’est pas le classique TCP/IP qui a
été utilisé mais un protocole appelé DTN qui ne
signifie pas “Dans Ton Nez” mais plutôt “Disruption/Delay
Tolerant Networking“. Le principe, d’après ce que j’ai
compris, c’est que l’information est transmise petit à petit à un
premier node et doit patienter que le node suivant se libère avant d’y être
envoyée… (Si vous n’êtes pas d’accord avec cette
définition, je serai ravi que vous me l’expliquiez un peu mieux)
Evidement, pour se protéger des pirates (de l’espace), toutes les transmissions sont
cryptées ! La Nasa de son côté, espère que ce nouveau protocole sera
accepté par la communauté internationale et pourra faire son apparition
l’année prochaine dans la station spatiale internationale en tant
que node permanent.
[source
et
photo]


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Froggytest culture -
1 days and 5 hours ago
 Retrouvez
Karin et ses amis dans le second volume de Chibi Vampire, le shônen de Yuna
Kagesaki, maintenant disponible aux éditions Pika. L’histoire : Karin n'est pas
une lycéenne comme les autres. En effet elle appartient à une longue lignée de
vampires, un lourd secret qu’elle ne peut partager avec personne…
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Animeka - Dernier animes -
1 days and 5 hours ago
Kuya a été adopté par le famille Hiiragi. Il a 6 soeurs qui l'entourent de
toute leur affection, mais son père adoptif l'envoie en pension chez un ami pour qu'il
s'aguerrisse. De retour d'une longue absence, il retrouve ses soeurs et notamment Kaname, pour qui
il éprouve bien plus que de l'affection fraternelle. Mais lors de la première nuit,
cette dernière abuse sexuellement de lui... -Porcorosso34-
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DHNet.be - La Une -
1 days and 5 hours ago
WESTERLO Lorsqu'on pénètre dans cette petite bourgade de 4.400 habitants
nichée dans la Campine anversoise, personne ne peut s'imaginer, a priori, y trouver un club
de D1 qui fait régulièrement la nique ...
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DHNet.be - La Une -
1 days and 6 hours ago
BRUXELLES Longue litanie de Joëlle Milquet (CDH), ministre de l'Emploi, lors de la
présentation de son plan emploi. Au menu, 150 mesures pour "renforcer les politiques
existantes et répondre aux défis de ...
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Presse-citron - Le blog -
1 days and 12 hours ago
J’ai lu beaucoup de choses au cours de ces 3 jours et, vous vous en doutez, j’ai eu
le temps de réfléchir un peu à tout ce bordel.
Je vais essayer d’expliquer du mieux possible mon point de vue, notamment à la
lumière des différents éléments que j’ai pu noter. Comme ce
billet est long et qu’il me tient à cÅ“ur qu’il soit lu et
compris, je vous propose un mini-sommaire :
1 - Un break de trois jours, la belle
affaire 2 - L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis le feu aux
poudres 3 - Sur une prétendue
“obligation” du “blogueur professionnel” vis-à-vis de ses
lecteurs 4 - La gestion des commentaires
5 - Ouah l’aut’, il ferme son blog exprès pour se faire
de la pub et augmenter son trafic, l’enfoiré
6 - Alors comme ça j’aurais changé ?
7 - Accepter ou pas la contradiction, that is the question
!
Un break de trois jours, la belle affaire
Tout d’abord, sur ce break, qui n’aura duré que 3 jours (très longs
pour le blog, très courts pour ma vie en dehors du blog) : j’avais bien
indiqué qu’il ne s’agissait que d’un break de quelques jours.
Presse-citron a déjà connu des périodes sans publication, et cela se
reproduira probablement de nouveau. La seule différence provenant du fait que je me suis
fendu d’un billet de ras-le-bol pour vous en informer, question de bienséance
vis-à-vis de mes lecteurs. Si j’en crois quelques esprits chagrins, je
n’aurais pas dû. Soit. La prochaine fois que je prendrai des vacances je ne dirai
rien à personne, promis
J’ai dit que j’avais besoin de prendre du recul, et je ne m’étendrai pas
sur les raisons, mais elles sont multiples et diverses, et l’ambiance dans les
commentaires n’est que la partie émergée du problème.
J’ai fait une pause tout simplement parce-que l’accumulation de plusieurs
mauvaises vibrations, depuis plusieurs semaines (ça ne date pas
d’hier) ici mais aussi dans d’autres secteurs de ma vie professionnelle et
personnelle nécessitait que je prenne… des vacances, tout simplement. Voyez cela
comme vous voulez mais pour moi c’était une nécessité et une
décision de sagesse et de protection : plutôt que bloguer sans envie et
risquer d’écrire des choses pas très intéressantes, puis de partir en
vrille dans les discussions j’ai préféré laisser refroidir la marmite.
Et si j’avais pu j’aurais pris une pause bien plus longue, jusqu’à ce
que les braises soient totalement éteintes, et froides.
Évidemment, vu le rythme de publication de Presse-citron, 3 jours sans rien prennent tout
de suite des proportions importantes, mais je ne vais pas faire le coup de celui s’excuse
car on on me qualifierait immédiatement de prétentieux. Ou “d’imbuvable
mégalomane nauséabond”, comme j’ai pu le lire par ailleurs (eh ouais, y
en a qui aiment tirer sur les ambulances, apparemment ça les défoule).
L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis
le feu aux poudres
En tout cas, une chose est sûre, et j’ai été assez surpris de
voir comment les choses pouvaient ainsi dériver et être interprétées
de façon erronée : ce break n’est pas intervenu suite aux
réactions au
post sponsorisé sur le Polaroid PoGo, mais alors pas du tout. Pure
coïncidence. J’ai vu des dizaines de commentaires sur le sujet et ils sont juste
infondés. Que ce soit clair : j’ai fait en tout et pour tout deux (2) posts
sponsorisés sur près de 1000 billets en 2008, et j’ai déjà dit
que le débat d’arrière-garde sur le sujet était clos depuis longtemps
pour moi. En substance, si je fais un post sponsorisé, c’est que son contenu
présente de toute façon un intérêt pour le lecteur,
qu’il se trouve dans la droite ligne du blog, et que accessoirement, il est très
bien payé. C’est pour cela que j’en fais très peu, mais que quand je
les fais, soyez sûrs d’une chose : j’assume sans aucun état
d’âme, et je me tape totalement des commentaires négatifs et des cris
de pucelles qu’ils peuvent susciter. Article commandé, article
publié, travail fait, je ne vais quand même pas m’investir
émotionnellement dans une pige rémunérée par une marque. La seule
limite étant l’insulte ou le dénigrement gratuit du commanditaire.
Qu’on me fasse une remarque argumentée sur le contenu ou le titre de mon billet, je
l’accepte parfaitement, qu’on dise que mon article pue et que le produit est une
grosse merde, par pure provocation, je ne l’accepte pas. Point barre. Que ceux à qui
cela ne plait pas passent leur chemin et me traitent de censeur si ça les amuse,
franchement je m’en fous.
Cela dit je veux bien admettre que mon test du Polaroid PoGo n’était pas assez
complet (mais pas moins que la dizaine de tests parus sur les autres blogs à qui personne
n’a rien trouvé à redire…) : j’ai quelque peu sous-estimé
le niveau d’exigence de certains, et ok, c’était une erreur, je le reconnais.
Dans mon esprit, la qualité des tirages avec un tel gadget n’était pas
vraiment le cÅ“ur du sujet, mais soit. Je constate juste à regrets qu’on
me fait des procès qu’on ne fait pas à d’autres…
Donc, je le répète, aucun rapport entre les discussions suite
à ce billet et la fermeture de Presse-citron. Ça c’est fait.
D’ailleurs, pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce sujet (qui semble provoquer
chez certains une véritable névrose obsessionnelle), je réponds une
dernière fois aux imbéciles qui essaient de faire croire qu’il n’y a
“que des posts sponsorisés” sur Presse-citron, ou que j’en ai fait une
“demi-douzaine” depuis juin dernier : il y a eu exactement deux billets de ce
type en 2008 sur Presse-citron : celui-ci,
et
celui-là. C’est facile de les reconnaître, ils sont clairement
identifiés comme tels. Fin de la parenthèse sur les posts sponsorisés, je
n’y reviendrai plus.
Sur une prétendue “obligation” du “blogueur
professionnel” vis-à-vis de ses lecteurs
Celle-là aussi elle est bien bonne. J’ai lu dans les commentaires des remarques
très moralisatrices, disant en substance qu’en temps que “blogueur
professionnel” j’aurais une obligation vis-à-vis de mes lecteurs, et que mon
comportement en prenant une pause de quelques jours serait celui d’un amateur ou d’un
rigolo, ou je ne sais quelle autre amabilité. Quelle obligation ? Ou est le contrat ? Les
lecteurs paient quelque-chose ? Je parle précédemment de bienséance,
je pense avoir largement prouvé le respect dans lequel je tenais les
Presse-citronnautes, mais qu’on ne vienne pas me parler d’une quelconque
obligation. Personne n’est redevable à personne, chacun est libre, vous de venir, de
repartir, et moi d’écrire ou d’aller à la piscine. Quand je veux.
D’autre part, je le répète, je n’ai pour ma part jamais utilisé
le vocable de “blogueur professionnel”, je ne fais que le reprendre, avec plein de
guillemets, car il ne me convient pas. Pas que ça me gêne, mais au contraire, je
trouve cela pas assez explicite et trop réducteur. Je n’ai pas encore trouvé
de terme approprié mais il serait plus pertinent de me qualifier de “consultant
internet et éditeur de contenus exerçant la majeure partie de son activité
dans l’édition d’un blog d’informations sur les tendances du web, ainsi
que d’autres sites satellites”. Mais c’est trop long bien sûr.
On pose souvent la question de la différence entre un blogueur et un journaliste, entre un
blog et un média traditionnel ? Ben voilà la réponse toute cuite : je suis
un amateur, un indépendant, un franc-tireur, sans carte de presse, dirigeant de
micro-entreprise. Bref, un blogueur qui essaie de joindre les deux bouts avec sa plume et ses
quelques connaissances sur certains sujets. Rien de plus, rien de moins. Et Presse-citron
n’est pas Le Monde. Il paraît que c’est justement ce qui fait le charme des
blogs :Â vous n’allez quand même pas me le reprocher maintenant,
après m’avoir reproché l’inverse (la professionalisation) ? Je
n’ai pas choisi cette voie pour me retrouver avec je ne sais quelle obligation, vous
comprenez ? Free as a bird, le citron.
La gestion des commentaires
Je ne sais pas si vous aviez remarqué (quelqu’un le fait dans les commentaires
justement) mais la discussion est partie sur l’omnipotence des trolls dans les
blogs et forums. Sauf que si vous relisez bien mon billet, je n’utilise
pas ce terme. Je ne parle pas de trolls, volontairement, pour plusieurs raisons :
- je ne considère pas les commentaires et les discussions (entre autres) qui ont
provoqué mon ras-le-bol comme des trolls. C’est bien plus pernicieux que cela. Un
troll c’est souvent plus bête que méchant, ça va ça vient, en
général tu respires un grand coup, tu évites de réagir à chaud
et 5 minutes après ça te fait plutôt sourire. Les commentaires qui
m’ont vraiment blessés ne sont pas des trolls : ils proviennent de personnes qui
cherchent délibérément à nuire et à faire mal, qui ont
repéré votre corde sensible (ne me racontez pas d’histoires, nous en avons
tous une). Bref, des vicelard(e)s, des vrais. Des gens qui cherchent à vous abattre par
tous les moyens, sans que j’en connaisse un début de commencement de raison. Juste
parce-que ma gueule ne leur revient pas, probablement. Et ça c’est difficilement
supportable. Je précise que certains commentaires n’ont pas été
publiés car ils ont été (heureusement) captés par mon anti-spam, mais
moi je les ai lus et pris en pleine gueule. J’ai hésité à les publier
pour vous montrer leur niveau d’ignominie (je n’exagère pas, certains font
allusion à ma famille, je les ai archivés en conservant bien les IP, au cas
où), mais à quoi bon, on va encore dire que je fais dans la victimisation.
- le terme de troll ne veut plus rien dire, il est galvaudé et ne reflète pas la
réalité de la violence de certains propos. En fait, un troll c’est
plutôt gentil. Ou, au pire, niais.
- enfin les trolls c’est comme les cons : nous sommes tous le troll de quelqu’un
Moi-même j’ai déjà balancé
parfois des trucs pas très fins sur Presse-citron, que certains ont pu considérer
comme des trolls, et j’en ai assumé la vigueur des réactions car je les
avais un peu cherchées. Qui n’a jamais fait ça, plus ou moins
volontairement ou maladroitement ?
La gestion des commentaires désobligeants ou injurieux (ou simplement provocateurs), bien
plus délicate, reste un art difficile. D’abord, nous n’avons pas tous la
même résistance (ou sensibilité) à l’épreuve des balles,
c’est une question de curseur, d’éducation, de qui vous êtes vraiment et
de quel bois vous êtes fait. Ensuite, il y a le problème de
l’écrit qui est une source permanente de malentendus. Il y a autant de
façons d’interpréter un commentaire un peu abrupt qu’il y a de
personnes pour le lire. J’ai souvent remarqué que répondre gentiment
ou courtoisement à un commentaire agressif et désagréable avait pour effet
de désarmer son auteur, et que la discussion prenait alors un ton plus
civilisé, voire que le “troll retourné” devenait l’un de vos plus
fidèles lecteurs… et défenseurs.
Facile à dire, pas facile à faire : j’admire le sang-froid de certains, ou
leur détachement, personnellement, même si je m’y contrains, j’avoue
éprouver quelques difficultés à ne pas répondre du tac au tac
à ce que je considère comme un commentaire agressif. Sorte de réflexe de
légitime défense. Parfois j’ai tort, je le sais, mais c’est comme dans
la vraie vie : si je prends un gnon, je le rends, et éventuellement je
réfléchis après. Je vais essayer d’améliorer ce point, docteur.
En fait, pour avoir discuté récemment avec des e-commerçants, on pourrait
faire une parallèle qui vaut ce qu’il vaut : les trolls sont aux blogs ce
que les clients mécontents sont à la hotline par email. Or un client
mécontent, dès sa première réclamation, écrit un mail
contenant souvent des propos très vifs, agressifs, voire injurieux. Pourquoi ? Parce-que,
comme dirait l’autre, dans le cyber-espace personne ne vous entend crier.
Autrement dit, mon achat ne fonctionne pas, je vais sur le site du marchand, ça me gonfle
déjà parce-qu’il me faut 15 mn pour trouver le formulaire de contact, je le
complète tant bien que mal avec la quasi-certitude qu’il ne sera pas lu, ou
traité par un robot, ça m’énerve et je gueule par
écrit, juste pour avoir une chance infime d’être peut-être
entendu. Le troll (ou commentateur acrimonieux) c’est pareil : il commence par gueuler, en
pensant que l’auteur du blog est une sorte de gourou lointain qui ne le lira jamais. Eh les
mecs, pas besoin de gueuler ! Sur Presse-citron, je suis là, je suis juste un gars comme
vous, qui lit les commentaires (ou qui essaie en tout cas) et qui s’implique, et qui
répond, et qui discute, et qui… Bref, je vous écoute.
Plusieurs suggestions et tentatives de solutions sont proposées pour la gestion des
commentaires, de la modération à priori à la fermeture pure et simple. Je ne
souscris à aucune d’entre elles car, comme je l’ai toujours dit et continue
à le penser malgré ces péripéties, les commentaires sont
l’essence même d’un blog. Regardez le ratio ici : près de 4000
articles et plus de 61000 commentaires en 3 ans et demie. Les commentaires représentent la
matière principale du contenu de Presse-citron et sur ces dizaines de milliers il ne
m’est arrivé que tout à fait exceptionnellement d’en supprimer ou
d’en modérer. Je n’aime pas le faire d’ailleurs, mais j’ai aussi
réglé mon captcha pour qu’il bloque quelques abrutis clairement
identifiés qui pratiquent une sorte d’acharnement trollesque assez pitoyable dans le
seul but d’essayer de faire connaître leur propre blog, ou de vous faire chier[1].
Je ne souhaite pas pour le moment apporter de modification au traitement des commentaires : 99%
d’entre eux sont intéressants, enrichissants et j’ai déjà
démontré à plusieurs reprises que je savais modifier ou mettre à jour
un article suite à une rectification ou une contradiction publiée dans un
commentaire.
Et puis, si le blog est mon job, je n’oublie pas que la gestion des discussions fait partie
de celui-ci, et je n’ai pas envie de me défausser de cette fonction :
répondre aux commentaires et gérer ceux-ci doit me prendre 2 à 3 heurs par
jour, et c’est normal. Donc pas de changement en vue pour l’instant. Je referai un
point plus tard, afin de déterminer si l’activation de la fonction Wordpress
requiérant d’avoir déjà au moins un commentaire validé pour
pouvoir ensuite en poster d’autres s’impose. cela peut être une solution
intermédiaire pertinente. A voir.
Ouah l’aut’, il ferme son blog exprès pour se faire de la
pub et augmenter son trafic, l’enfoiré
Vous avez lu jusqu’ici ? Merci, c’est sympa. Vous avez donc vu les paragraphes
précédents, longs et à peu près argumentés. Celui-ci sera
très court car il n’a pas besoin d’arguments : penser un instant que
j’aie pu faire ça pour le buzz, c’est juste stupide. D’une
stupidité incommensurable, qui donc ne mérite même pas de réponse.
Fermez le ban.
Alors comme ça j’aurais changé ?
J’ai vu aussi ici et là que j’aurais changé, que Presse-citron aurait
changé, que j’aurais pris le melon, que le ton serait différent, que
ça ne serait plus comme avant, etc…
Je pense que c’est faux. J’ai évolué, le blog aussi, mais je reste le
même. M’affubler des caractéristiques de grosse tête ou de
m’attribuer je ne sais quelle mégalomanie est à peu près aussi
pertinent et exact que si on prétendait que je suis rentré dans les ordres, et ceux
qui me connaissent un peu le savent bien. Mégalo, moi ? D’ailleurs, au nom de quoi
devrais-je être mégalo ? Avoir un pauvre blog juste un peu plus lu que les autres et
en tirer quelques subsides ? La belle affaire, il y en a qui se prennent pour des stars juste
avec ça ? Pas moi. Mon blog est une partie importante de mon job, j’y consacre
environ 10 heures par jour (parfois beaucoup plus, parfois un peu moins) et j’essaie de
faire mon taff du mieux que je peux. Dans ce travail, il y a forcément une part
d’exposition publique, et je vous garantis que ce n’est pas celle que je
préfère. Vous n’imaginez pas le nombre de sollicitations que je reçois
et que je décline, où d’autres se précipiteraient pour montrer leur
trombine et se goinfrer des petits fours à l’oeil. Au risque de paraître
immodeste, j’ai été interviewé et cité un nombre incalculable
de fois dans les médias ces derniers mois (presse, TV, radio, etc…) : vous
m’avez vu souvent la ramener en copiant et publiant les articles, extraits audio ou
vidéo en question dans Presse-citron ?
En revanche, forcément, comme n’importe-quel business qui grandit un peu, il y a des
effets collatéraux : la croissance induit immanquablement une distance. Je subis le
syndrôme du gars qui a ouvert un bistro pour les potes qui, le succès venant,
s’est peu à peu transformé en brasserie géante : je ne peux pas
être en même temps aux fourneaux, à toutes les tables et au comptoir. Je ne
peux plus répondre à tous les commentaires, m’impliquer dans toutes les
discussions, répondre à tous mes mails, suivre tous les buzz, prodiguer les
conseils pour lesquels on me sollicite plusieurs fois par jour comme je le faisais avant.
C’est tout simplement impossible. Mais je peux comprendre que cela puisse être mal
interprété par certains. A eux de me comprendre à leur tour et
d’essayer de se mettre un peu à ma place.
Accepter ou pas la contradiction, that is the question !
L’argument selon lequel je n’accepterais pas la contradiction et que je ne donnerais
de crédit qu’à ceux qui sont d’accord avec moi revient souvent.
S’il revient souvent, on pourrait penser qu’il y a peut-être un fond de
vérité. Je veux bien l’admettre, mais pour tout vous dire je trouve cet
argument un peu facile. C’est un peu le truc que sortent justement ceux qui n’ont pas
beaucoup d’arguments. Ou alors qu’on me fournisse des preuves tangibles, je ne
demande qu’à voir et si nécessaire à m’améliorer sur ce
point.
Soyons sérieux : il y a à ce jour 61494 commentaires
publiés dans Presse-citron. Vous pensez vraiment que ce sont 61494 commentaires qui me
caressent dans le sens du poil ? Et puis quand on parle d’un service web ou du dernier HTC,
quel est le point sur lequel on peut “être en désaccord” ? On
parle de matos, de services, de faits là, pas de ma life. Je crois avoir prouvé
à maintes reprises que j’acceptais parfaitement toutes discussions (sinon je ne
tiendrais pas un blog) et toutes les opinions, à une seule condition : qu’elles
soient exprimées courtoisement, sans agressivité et avec des arguments. Le gars
qui, comme la semaine dernière au sujet de Bertrand Cantat, vient me brancher en me disant
en substance “qui t’es toi pour parler de Cantat, reste sur des sujets que tu
connais” ne frappe effectivement pas à la bonne porte et a de fortes chances de
se faire envoyer dans le mur avec un grand coup de pied dans le cul. Si c’est cela ne
pas accepter la discussion ou la contradiction, alors ok, je n’accepte pas. Moi
j’appelle ça ne pas accepter les imbéciles.
Voilà pour un premier jet. J’aurais voulu aborder de nombreux autres sujets, en
réponse notamment aux énormités que j’ai pu lire dans les
commentaires, ici et dans d’autres blogs ayant évoqué la fermeture de
Presse-citron, mais il est tard et ce billet est déjà assez long comme ça.
j’y reviendrai peut-être ultérieurement. Ou pas.
Presse-citron va reprendre tranquillement un rythme normal, si possible dans l’esprit qui a
toujours animé celui-ci, parce-qu’il y a encore plein de choses passionnantes
à découvrir et à raconter, sur le web et ailleurs, et que c’est cela
le plus important. Avec ou sans trolls.
Putain j’ai soif.
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 21/11/2008. | Lien direct vers cet article | Si vous lisez cet
article dans son intégralité sur un autre site que Presse-Citron c'est qu'il a été reproduit
illégalement et sans autorisation. Merci de le signaler à son auteur original
en cliquant ici | © Presse-citron.net -
2008


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Cellule de veille Web 2.0 Francophone -
1 days and 12 hours ago
J’ai lu beaucoup de choses au cours de ces 3 jours et, vous vous en doutez, j’ai eu
le temps de réfléchir un peu à tout ce bordel.
Je vais essayer d’expliquer du mieux possible mon point de vue, notamment à la
lumière des différents éléments que j’ai pu noter. Comme ce
billet est long et qu’il me tient à cÅ“ur qu’il soit lu et
compris, je vous propose un mini-sommaire :
1 - Un break de trois jours, la belle
affaire 2 - L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis le feu
aux poudres 3 - Sur une
prétendue “obligation” du “blogueur professionnel”
vis-à-vis de ses lecteurs 4 - La gestion des
commentaires
5 - Ouah l’aut’, il ferme son blog exprès pour
se faire de la pub et augmenter son trafic, l’enfoiré
6 - Alors comme ça j’aurais changé
?
7 - Accepter ou pas la contradiction, that is the question
!
Un break de trois jours, la belle affaire
Tout d’abord, sur ce break, qui n’aura duré que 3 jours (très longs
pour le blog, très courts pour ma vie en dehors du blog) : j’avais bien
indiqué qu’il ne s’agissait que d’un break de quelques jours.
Presse-citron a déjà connu des périodes sans publication, et cela se
reproduira probablement de nouveau. La seule différence provenant du fait que je me suis
fendu d’un billet de ras-le-bol pour vous en informer, question de bienséance
vis-à-vis de mes lecteurs. Si j’en crois quelques esprits chagrins, je
n’aurais pas dû. Soit. La prochaine fois que je prendrai des vacances je ne dirai
rien à personne, promis
J’ai dit que j’avais besoin de prendre du recul, et je ne m’étendrai pas
sur les raisons, mais elles sont multiples et diverses, et l’ambiance dans les
commentaires n’est que la partie émergée du problème.
J’ai fait une pause tout simplement parce-que l’accumulation de plusieurs
mauvaises vibrations, depuis plusieurs semaines (ça ne date pas
d’hier) ici mais aussi dans d’autres secteurs de ma vie professionnelle et
personnelle nécessitait que je prenne… des vacances, tout simplement. Voyez cela
comme vous voulez mais pour moi c’était une nécessité et une
décision de sagesse et de protection : plutôt que bloguer sans envie et
risquer d’écrire des choses pas très intéressantes, puis de partir en
vrille dans les discussions j’ai préféré laisser refroidir la marmite.
Et si j’avais pu j’aurais pris une pause bien plus longue, jusqu’à ce
que les braises soient totalement éteintes, et froides. Là elles fument encore un
peu.
Évidemment, vu le rythme de publication de Presse-citron, 3 jours sans rien prennent tout
de suite des proportions importantes, mais je ne vais pas faire le coup de celui s’excuse
car on on me qualifierait immédiatement de prétentieux. Ou “d’imbuvable
mégalomane nauséabond”, comme j’ai pu le lire par ailleurs (eh ouais, y
en a qui aiment tirer sur les ambulances, apparemment ça les défoule).
L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis
le feu aux poudres
En tout cas, une chose est sûre, et j’ai été assez surpris de
voir comment les choses pouvaient ainsi dériver et être interprétées
de façon erronée : ce break n’est pas intervenu suite aux
réactions au
post sponsorisé sur le Polaroid PoGo, mais alors pas du tout. Pure
coïncidence. J’ai vu des dizaines de commentaires sur le sujet et ils sont juste
infondés. Que ce soit clair : j’ai fait en tout et pour tout deux (2) posts
sponsorisés sur près de 1000 billets en 2008, et j’ai déjà dit
que le débat d’arrière-garde sur le sujet était clos depuis longtemps
pour moi. En substance, si je fais un post sponsorisé, c’est que son contenu
présente de toute façon un intérêt pour le lecteur,
qu’il se trouve dans la droite ligne du blog, et que accessoirement, il est très
bien payé. C’est pour cela que j’en fais très peu, mais que quand je
les fais, soyez sûrs d’une chose : j’assume sans aucun état
d’âme, et je me tape totalement des commentaires négatifs et des cris
de pucelles qu’ils peuvent susciter. Article commandé, article
publié, travail fait, je ne vais quand même pas m’investir
émotionnellement dans une pige rémunérée par une marque. La seule
limite étant l’insulte ou le dénigrement gratuit du commanditaire.
Qu’on me fasse une remarque argumentée sur le contenu ou le titre de mon billet, je
l’accepte parfaitement, qu’on dise que mon article pue et que le produit est une
grosse merde, par pure provocation, je ne l’accepte pas. Point barre. Que ceux à qui
cela ne plait pas passent leur chemin et me traitent de censeur si ça les amuse,
franchement je m’en fous.
Cela dit je veux bien admettre que mon test du Polaroid PoGo n’était pas assez
complet (mais pas moins que la dizaine de tests parus sur les autres blogs à qui personne
n’a rien trouvé à redire…) : j’ai quelque peu sous-estimé
le niveau d’exigence de certains, et ok, c’était une erreur, je le reconnais.
Dans mon esprit, la qualité des tirages avec un tel gadget n’était pas
vraiment le cÅ“ur du sujet, mais soit. Je constate juste à regrets qu’on
me fait des procès qu’on ne fait pas à d’autres…
Donc, je le répète, aucun rapport entre les discussions suite
à ce billet et la fermeture de Presse-citron. Ça c’est fait.
D’ailleurs, pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce sujet (qui semble provoquer
chez certains une véritable névrose obsessionnelle), je réponds une
dernière fois aux imbéciles qui essaient de faire croire qu’il n’y a
“que des posts sponsorisés” sur Presse-citron, ou que j’en ai fait une
“demi-douzaine” depuis juin dernier : il y a eu exactement deux billets de ce
type en 2008 sur Presse-citron : celui-ci,
et
celui-là. C’est facile de les reconnaître, ils sont clairement
identifiés comme tels. Fin de la parenthèse sur les posts sponsorisés, je
n’y reviendrai plus.
Sur une prétendue “obligation” du “blogueur
professionnel” vis-à-vis de ses lecteurs
Celle-là aussi elle est bien bonne. J’ai lu dans les commentaires des remarques
très moralisatrices, disant en substance qu’en temps que “blogueur
professionnel” j’aurais une obligation vis-à-vis de mes lecteurs, et que mon
comportement en prenant une pause de quelques jours serait celui d’un amateur ou d’un
rigolo, ou je ne sais quelle autre amabilité.
Quelle obligation ? Ou est le contrat ? Les lecteurs paient quelque-chose ? Je parle
précédemment de bienséance, je pense avoir largement prouvé
le respect dans lequel je tenais les Presse-citronnautes, mais qu’on ne vienne pas
me parler d’une quelconque obligation. Personne n’est redevable à personne,
chacun est libre, vous de venir, de repartir, et moi d’écrire ou d’aller
à la piscine. Quand je veux. D’autre part, je le répète, je n’ai
pour ma part jamais utilisé le vocable de “blogueur professionnel”, je ne fais
que le reprendre, avec plein de guillemets, car il ne me convient pas. Pas que ça me
gêne, mais au contraire, je trouve cela pas assez explicite et trop réducteur. Je
n’ai pas encore trouvé de terme approprié mais il serait plus pertinent de me
qualifier de “consultant internet et éditeur de contenus exerçant la
majeure partie de son activité dans l’édition d’un blog
d’informations sur les tendances du web, ainsi que d’autres sites
satellites”. Mais c’est trop long bien sûr.
On pose souvent la question de la différence entre un blogueur et un journaliste, entre un
blog et un média traditionnel ? Ben voilà la réponse toute cuite : je suis
un amateur, un indépendant, un franc-tireur, sans carte de presse, dirigeant de
micro-entreprise. Bref, un blogueur qui essaie de joindre les deux bouts avec sa plume et ses
quelques connaissances sur certains sujets. Rien de plus, rien de moins. Et Presse-citron
n’est pas Le Monde. Il paraît que c’est justement ce qui fait le charme des
blogs :Â vous n’allez quand même pas me le reprocher maintenant,
après m’avoir reproché l’inverse (la professionalisation) ? Je
n’ai pas choisi cette voie pour me retrouver avec je ne sais quelle obligation, vous
comprenez ? Free as a bird, le citron.
La gestion des commentaires
Je ne sais pas si vous aviez remarqué (quelqu’un le fait dans les commentaires
justement) mais la discussion est partie sur l’omnipotence des trolls dans les
blogs et forums. Sauf que si vous relisez bien mon billet, je n’utilise
pas ce terme. Je ne parle pas de trolls, volontairement, pour plusieurs raisons :
- je ne considère pas les commentaires et les discussions (entre autres) qui ont
provoqué mon ras-le-bol comme des trolls. C’est bien plus pernicieux que cela. Un
troll c’est souvent plus bête que méchant, ça va ça vient, en
général tu respires un grand coup, tu évites de réagir à chaud
et 5 minutes après ça te fait plutôt sourire. Les commentaires qui
m’ont vraiment blessés ne sont pas des trolls : ils proviennent de personnes qui
cherchent délibérément à nuire et à faire mal, qui ont
repéré votre corde sensible (ne me racontez pas d’histoires, nous en avons
tous une). Bref, des vicelard(e)s, des vrais. Des gens qui cherchent à vous abattre par
tous les moyens, sans que j’en connaisse un début de commencement de raison. Juste
parce-que ma gueule ne leur revient pas, probablement. Et ça c’est difficilement
supportable. Je précise que certains commentaires n’ont pas été
publiés car ils ont été (heureusement) captés par mon anti-spam, mais
moi je les ai lus et pris en pleine gueule. J’ai hésité à les publier
pour vous montrer leur niveau d’ignominie (je n’exagère pas, certains font
allusion à ma famille, je les ai archivés en conservant bien les IP, au cas
où), mais à quoi bon, on va encore dire que je fais dans la victimisation.
- le terme de troll ne veut plus rien dire, il est galvaudé et ne reflète pas la
réalité de la violence de certains propos. En fait, un troll c’est
plutôt gentil. Ou, au pire, niais.
- enfin les trolls c’est comme les cons : nous sommes tous le troll de quelqu’un
Moi-même j’ai déjà balancé
parfois des trucs pas très fins sur Presse-citron, que certains ont pu considérer
comme des trolls, et j’en ai assumé la vigueur des réactions car je les
avais un peu cherchées. Qui n’a jamais fait ça, plus ou moins
volontairement ou maladroitement ?
La gestion des commentaires désobligeants ou injurieux (ou simplement provocateurs), bien
plus délicate, reste un art difficile. D’abord, nous n’avons pas tous la
même résistance (ou sensibilité) à l’épreuve des balles,
c’est une question de curseur, d’éducation, de qui vous êtes vraiment et
de quel bois vous êtes fait. Ensuite, il y a le problème de
l’écrit qui est une source permanente de malentendus. Il y a autant de
façons d’interpréter un commentaire un peu abrupt qu’il y a de
personnes pour le lire. J’ai souvent remarqué que répondre gentiment
ou courtoisement à un commentaire agressif et désagréable avait pour effet
de désarmer son auteur, et que la discussion prenait alors un ton plus
civilisé, voire que le “troll retourné” devenait l’un de vos plus
fidèles lecteurs… et défenseurs.
Facile à dire, pas facile à faire : j’admire le sang-froid de certains, ou
leur détachement, personnellement, même si je m’y contrains, j’avoue
éprouver quelques difficultés à ne pas répondre du tac au tac
à ce que je considère comme un commentaire agressif. Sorte de réflexe de
légitime défense. Parfois j’ai tort, je le sais, mais c’est comme dans
la vraie vie : si je prends un gnon, je le rends, et éventuellement je
réfléchis après. Je vais essayer d’améliorer ce point, docteur.
En fait, pour avoir discuté récemment avec des e-commerçants, on pourrait
faire une parallèle qui vaut ce qu’il vaut : les trolls sont aux blogs ce
que les clients mécontents sont à la hotline par email. Or un client
mécontent, dès sa première réclamation, écrit un mail
contenant souvent des propos très vifs, agressifs, voire injurieux. Pourquoi ? Parce-que,
comme dirait l’autre, dans le cyber-espace personne ne vous entend crier.
Autrement dit, mon achat ne fonctionne pas, je vais sur le site du marchand, ça me gonfle
déjà parce-qu’il me faut 15 mn pour trouver le formulaire de contact, je le
complète tant bien que mal avec la quasi-certitude qu’il ne sera pas lu, ou
traité par un robot, ça m’énerve et je gueule par
écrit, juste pour avoir une chance infime d’être peut-être
entendu. Le troll (ou commentateur acrimonieux) c’est pareil : il commence par gueuler, en
pensant que l’auteur du blog est une sorte de gourou lointain qui ne le lira jamais. Eh les
mecs, pas besoin de gueuler ! Sur Presse-citron, je suis là, je suis juste un gars comme
vous, qui lit les commentaires (ou qui essaie en tout cas) et qui s’implique, et qui
répond, et qui discute, et qui… Bref, je vous écoute.
Plusieurs suggestions et tentatives de solutions sont proposées pour la gestion des
commentaires, de la modération à priori à la fermeture pure et simple. Je ne
souscris à aucune d’entre elles car, comme je l’ai toujours dit et continue
à le penser malgré ces péripéties, les commentaires sont
l’essence même d’un blog. Regardez le ratio ici : près de 4000
articles et plus de 61000 commentaires en 3 ans et demie. Les commentaires représentent la
matière principale du contenu de Presse-citron et sur ces dizaines de milliers il ne
m’est arrivé que tout à fait exceptionnellement d’en supprimer ou
d’en modérer. Je n’aime pas le faire d’ailleurs, mais j’ai aussi
réglé mon captcha pour qu’il bloque quelques abrutis clairement
identifiés qui pratiquent une sorte d’acharnement trollesque assez pitoyable dans le
seul but d’essayer de faire connaître leur propre blog, ou de vous faire chier[1].
Je ne souhaite pas pour le moment apporter de modification au traitement des commentaires : 99%
d’entre eux sont intéressants, enrichissants et j’ai déjà
démontré à plusieurs reprises que je savais modifier ou mettre à jour
un article suite à une rectification ou une contradiction publiée dans un
commentaire.
Et puis, si le blog est mon job, je n’oublie pas que la gestion des discussions fait partie
de celui-ci, et je n’ai pas envie de me défausser de cette fonction :
répondre aux commentaires et gérer ceux-ci doit me prendre 2 à 3 heurs par
jour, et c’est normal. Donc pas de changement en vue pour l’instant. Je referai un
point plus tard, afin de déterminer si l’activation de la fonction Wordpress
requiérant d’avoir déjà au moins un commentaire validé pour
pouvoir ensuite en poster d’autres s’impose. cela peut être une solution
intermédiaire pertinente. A voir.
Ouah l’aut’, il ferme son blog exprès pour se faire de la
pub et augmenter son trafic, l’enfoiré
Vous avez lu jusqu’ici ? Merci, c’est sympa. Vous avez donc vu les paragraphes
précédents, longs et à peu près argumentés. Celui-ci sera
très court car il n’a pas besoin d’arguments : penser un instant que
j’aie pu faire ça pour le buzz, c’est juste stupide. D’une
stupidité incommensurable, qui donc ne mérite même pas de réponse.
Fermez le ban.
Alors comme ça j’aurais changé ?
J’ai vu aussi ici et là que j’aurais changé, que Presse-citron aurait
changé, que j’aurais pris le melon, que le ton serait différent, que
ça ne serait plus comme avant, etc…
Je pense que c’est faux. J’ai évolué, le blog aussi, mais je reste le
même. M’affubler des caractéristiques de grosse tête ou de
m’attribuer je ne sais quelle mégalomanie est à peu près aussi
pertinent et exact que si on prétendait que je suis rentré dans les ordres, et ceux
qui me connaissent un peu le savent bien. Mégalo, moi ? D’ailleurs, au nom de quoi
devrais-je être mégalo ? Avoir un pauvre blog juste un peu plus lu que les autres et
en tirer quelques subsides ? La belle affaire, il y en a qui se prennent pour des stars juste
avec ça ? Pas moi. Mon blog est une partie importante de mon job, j’y consacre
environ 10 heures par jour (parfois beaucoup plus, parfois un peu moins) et j’essaie de
faire mon taff du mieux que je peux. Dans ce travail, il y a forcément une part
d’exposition publique, et je vous garantis que ce n’est pas celle que je
préfère. Vous n’imaginez pas le nombre de sollicitations que je reçois
et que je décline, où d’autres se précipiteraient pour montrer leur
trombine et se goinfrer des petits fours à l’oeil. Au risque de paraître
immodeste, j’ai été interviewé et cité un nombre incalculable
de fois dans les médias ces derniers mois (presse, TV, radio, etc…) : vous
m’avez vu souvent la ramener en copiant et publiant les articles, extraits audio ou
vidéo en question dans Presse-citron ?
En revanche, forcément, comme n’importe-quel business qui grandit un peu, il y a des
effets collatéraux : la croissance induit immanquablement une distance. Je subis le
syndrôme du gars qui a ouvert un bistro pour les potes qui, le succès venant,
s’est peu à peu transformé en brasserie géante : je ne peux pas
être en même temps aux fourneaux, à toutes les tables et au comptoir. Je ne
peux plus répondre à tous les commentaires, m’impliquer dans toutes les
discussions, répondre à tous mes mails, suivre tous les buzz, prodiguer les
conseils pour lesquels on me sollicite plusieurs fois par jour comme je le faisais avant.
C’est tout simplement impossible. Mais je peux comprendre que cela puisse être mal
interprété par certains. A eux de me comprendre à leur tour et
d’essayer de se mettre un peu à ma place.
Accepter ou pas la contradiction, that is the question !
L’argument selon lequel je n’accepterais pas la contradiction et que je ne donnerais
de crédit qu’à ceux qui sont d’accord avec moi revient souvent.
S’il revient souvent, on pourrait penser qu’il y a peut-être un fond de
vérité. Je veux bien l’admettre, mais pour tout vous dire je trouve cet
argument un peu facile. C’est un peu le truc que sortent justement ceux qui n’ont pas
beaucoup d’arguments. Ou alors qu’on me fournisse des preuves tangibles, je ne
demande qu’à voir et si nécessaire à m’améliorer sur ce
point.
Soyons sérieux : il y a à ce jour 61494 commentaires
publiés dans Presse-citron. Vous pensez vraiment que ce sont 61494 commentaires qui me
caressent dans le sens du poil ? Et puis quand on parle d’un service web ou du dernier HTC,
quel est le point sur lequel on peut “être en désaccord” ? On
parle de matos, de services, de faits là, pas de ma life. Je crois avoir prouvé
à maintes reprises que j’acceptais parfaitement toutes discussions (sinon je ne
tiendrais pas un blog) et toutes les opinions, à une seule condition : qu’elles
soient exprimées courtoisement, sans agressivité et avec des arguments. Le gars
qui, comme la semaine dernière au sujet de Bertrand Cantat, vient me brancher en me disant
en substance “qui t’es toi pour parler de Cantat, reste sur des sujets que tu
connais” ne frappe effectivement pas à la bonne porte et a de fortes chances de
se faire envoyer dans le mur avec un grand coup de pied dans le cul. Si c’est cela ne
pas accepter la discussion ou la contradiction, alors ok, je n’accepte pas. Moi
j’appelle ça ne pas accepter les imbéciles.
Voilà pour un premier jet. J’aurais voulu aborder de nombreux autres sujets, en
réponse notamment aux énormités que j’ai pu lire dans les
commentaires, ici et dans d’autres blogs ayant évoqué la fermeture de
Presse-citron, mais il est tard et ce billet est déjà assez long comme ça.
j’y reviendrai peut-être ultérieurement. Ou pas.
Presse-citron va reprendre tranquillement un rythme normal, si possible dans l’esprit qui a
toujours animé celui-ci, parce-qu’il y a encore plein de choses passionnantes
à découvrir et à raconter, sur le web et ailleurs, et que c’est cela
le plus important. Avec ou sans trolls.
Putain j’ai soif.
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 21/11/2008. | Lien direct vers cet article | Si vous lisez cet
article dans son intégralité sur un autre site que Presse-Citron c'est qu'il a été reproduit
illégalement et sans autorisation. Merci de le signaler à son auteur original
en cliquant ici | © Presse-citron.net -
2008


|
Cellule de veille Web 2.0 Francophone -
1 days and 12 hours ago
J’ai lu beaucoup de choses au cours de ces 3 jours et, vous vous en doutez, j’ai eu
le temps de réfléchir un peu à tout ce bordel.
Je vais essayer d’expliquer du mieux possible mon point de vue, notamment à la
lumière des différents éléments que j’ai pu noter. Comme ce
billet est long et qu’il me tient à cÅ“ur qu’il soit lu et
compris, je vous propose un mini-sommaire :
1 - Un break de trois jours, la belle
affaire 2 - L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis le feu
aux poudres 3 - Sur une
prétendue “obligation” du “blogueur professionnel”
vis-à-vis de ses lecteurs 4 - La gestion des
commentaires
5 - Ouah l’aut’, il ferme son blog exprès pour
se faire de la pub et augmenter son trafic, l’enfoiré
6 - Alors comme ça j’aurais changé
?
7 - Accepter ou pas la contradiction, that is the question
!
Un break de trois jours, la belle affaire
Tout d’abord, sur ce break, qui n’aura duré que 3 jours (très longs
pour le blog, très courts pour ma vie en dehors du blog) : j’avais bien
indiqué qu’il ne s’agissait que d’un break de quelques jours.
Presse-citron a déjà connu des périodes sans publication, et cela se
reproduira probablement de nouveau. La seule différence provenant du fait que je me suis
fendu d’un billet de ras-le-bol pour vous en informer, question de bienséance
vis-à-vis de mes lecteurs. Si j’en crois quelques esprits chagrins, je
n’aurais pas dû. Soit. La prochaine fois que je prendrai des vacances je ne dirai
rien à personne, promis
J’ai dit que j’avais besoin de prendre du recul, et je ne m’étendrai pas
sur les raisons, mais elles sont multiples et diverses, et l’ambiance dans les
commentaires n’est que la partie émergée du problème.
J’ai fait une pause tout simplement parce-que l’accumulation de plusieurs
mauvaises vibrations, depuis plusieurs semaines (ça ne date pas
d’hier) ici mais aussi dans d’autres secteurs de ma vie professionnelle et
personnelle nécessitait que je prenne… des vacances, tout simplement. Voyez cela
comme vous voulez mais pour moi c’était une nécessité et une
décision de sagesse et de protection : plutôt que bloguer sans envie et
risquer d’écrire des choses pas très intéressantes, puis de partir en
vrille dans les discussions j’ai préféré laisser refroidir la marmite.
Et si j’avais pu j’aurais pris une pause bien plus longue, jusqu’à ce
que les braises soient totalement éteintes, et froides. Là elles fument encore un
peu.
Évidemment, vu le rythme de publication de Presse-citron, 3 jours sans rien prennent tout
de suite des proportions importantes, mais je ne vais pas faire le coup de celui s’excuse
car on on me qualifierait immédiatement de prétentieux. Ou “d’imbuvable
mégalomane nauséabond”, comme j’ai pu le lire par ailleurs (eh ouais, y
en a qui aiment tirer sur les ambulances, apparemment ça les défoule).
L’idée reçue du billet sponsorisé qui aurait mis
le feu aux poudres
En tout cas, une chose est sûre, et j’ai été assez surpris de
voir comment les choses pouvaient ainsi dériver et être interprétées
de façon erronée : ce break n’est pas intervenu suite aux
réactions au
post sponsorisé sur le Polaroid PoGo, mais alors pas du tout. Pure
coïncidence. J’ai vu des dizaines de commentaires sur le sujet et ils sont juste
infondés. Que ce soit clair : j’ai fait en tout et pour tout deux (2) posts
sponsorisés sur près de 1000 billets en 2008, et j’ai déjà dit
que le débat d’arrière-garde sur le sujet était clos depuis longtemps
pour moi. En substance, si je fais un post sponsorisé, c’est que son contenu
présente de toute façon un intérêt pour le lecteur,
qu’il se trouve dans la droite ligne du blog, et que accessoirement, il est très
bien payé. C’est pour cela que j’en fais très peu, mais que quand je
les fais, soyez sûrs d’une chose : j’assume sans aucun état
d’âme, et je me tape totalement des commentaires négatifs et des cris
de pucelles qu’ils peuvent susciter. Article commandé, article
publié, travail fait, je ne vais quand même pas m’investir
émotionnellement dans une pige rémunérée par une marque. La seule
limite étant l’insulte ou le dénigrement gratuit du commanditaire.
Qu’on me fasse une remarque argumentée sur le contenu ou le titre de mon billet, je
l’accepte parfaitement, qu’on dise que mon article pue et que le produit est une
grosse merde, par pure provocation, je ne l’accepte pas. Point barre. Que ceux à qui
cela ne plait pas passent leur chemin et me traitent de censeur si ça les amuse,
franchement je m’en fous.
Cela dit je veux bien admettre que mon test du Polaroid PoGo n’était pas assez
complet (mais pas moins que la dizaine de tests parus sur les autres blogs à qui personne
n’a rien trouvé à redire…) : j’ai quelque peu sous-estimé
le niveau d’exigence de certains, et ok, c’était une erreur, je le reconnais.
Dans mon esprit, la qualité des tirages avec un tel gadget n’était pas
vraiment le cÅ“ur du sujet, mais soit. Je constate juste à regrets qu’on
me fait des procès qu’on ne fait pas à d’autres…
Donc, je le répète, aucun rapport entre les discussions suite
à ce billet et la fermeture de Presse-citron. Ça c’est fait.
D’ailleurs, pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce sujet (qui semble provoquer
chez certains une véritable névrose obsessionnelle), je réponds une
dernière fois aux imbéciles qui essaient de faire croire qu’il n’y a
“que des posts sponsorisés” sur Presse-citron, ou que j’en ai fait une
“demi-douzaine” depuis juin dernier : il y a eu exactement deux billets de ce
type en 2008 sur Presse-citron : celui-ci,
et
celui-là. C’est facile de les reconnaître, ils sont clairement
identifiés comme tels. Fin de la parenthèse sur les posts sponsorisés, je
n’y reviendrai plus.
Sur une prétendue “obligation” du “blogueur
professionnel” vis-à-vis de ses lecteurs
Celle-là aussi elle est bien bonne. J’ai lu dans les commentaires des remarques
très moralisatrices, disant en substance qu’en temps que “blogueur
professionnel” j’aurais une obligation vis-à-vis de mes lecteurs, et que mon
comportement en prenant une pause de quelques jours serait celui d’un amateur ou d’un
rigolo, ou je ne sais quelle autre amabilité.
Quelle obligation ? Ou est le contrat ? Les lecteurs paient quelque-chose ? Je parle
précédemment de bienséance, je pense avoir largement prouvé
le respect dans lequel je tenais les Presse-citronnautes, mais qu’on ne vienne pas
me parler d’une quelconque obligation. Personne n’est redevable à personne,
chacun est libre, vous de venir, de repartir, et moi d’écrire ou d’aller
à la piscine. Quand je veux. D’autre part, je le répète, je n’ai
pour ma part jamais utilisé le vocable de “blogueur professionnel”, je ne fais
que le reprendre, avec plein de guillemets, car il ne me convient pas. Pas que ça me
gêne, mais au contraire, je trouve cela pas assez explicite et trop réducteur. Je
n’ai pas encore trouvé de terme approprié mais il serait plus pertinent de me
qualifier de “consultant internet et éditeur de contenus exerçant la
majeure partie de son activité dans l’édition d’un blog
d’informations sur les tendances du web, ainsi que d’autres sites
satellites”. Mais c’est trop long bien sûr.
On pose souvent la question de la différence entre un blogueur et un journaliste, entre un
blog et un média traditionnel ? Ben voilà la réponse toute cuite : je suis
un amateur, un indépendant, un franc-tireur, sans carte de presse, dirigeant de
micro-entreprise. Bref, un blogueur qui essaie de joindre les deux bouts avec sa plume et ses
quelques connaissances sur certains sujets. Rien de plus, rien de moins. Et Presse-citron
n’est pas Le Monde. Il paraît que c’est justement ce qui fait le charme des
blogs :Â vous n’allez quand même pas me le reprocher maintenant,
après m’avoir reproché l’inverse (la professionalisation) ? Je
n’ai pas choisi cette voie pour me retrouver avec je ne sais quelle obligation, vous
comprenez ? Free as a bird, le citron.
La gestion des commentaires
Je ne sais pas si vous aviez remarqué (quelqu’un le fait dans les commentaires
justement) mais la discussion est partie sur l’omnipotence des trolls dans les
blogs et forums. Sauf que si vous relisez bien mon billet, je n’utilise
pas ce terme. Je ne parle pas de trolls, volontairement, pour plusieurs raisons :
- je ne considère pas les commentaires et les discussions (entre autres) qui ont
provoqué mon ras-le-bol comme des trolls. C’est bien plus pernicieux que cela. Un
troll c’est souvent plus bête que méchant, ça va ça vient, en
général tu respires un grand coup, tu évites de réagir à chaud
et 5 minutes après ça te fait plutôt sourire. Les commentaires qui
m’ont vraiment blessés ne sont pas des trolls : ils proviennent de personnes qui
cherchent délibérément à nuire et à faire mal, qui ont
repéré votre corde sensible (ne me racontez pas d’histoires, nous en avons
tous une). Bref, des vicelard(e)s, des vrais. Des gens qui cherchent à vous abattre par
tous les moyens, sans que j’en connaisse un début de commencement de raison. Juste
parce-que ma gueule ne leur revient pas, probablement. Et ça c’est difficilement
supportable. Je précise que certains commentaires n’ont pas été
publiés car ils ont été (heureusement) captés par mon anti-spam, mais
moi je les ai lus et pris en pleine gueule. J’ai hésité à les publier
pour vous montrer leur niveau d’ignominie (je n’exagère pas, certains font
allusion à ma famille, je les ai archivés en conservant bien les IP, au cas
où), mais à quoi bon, on va encore dire que je fais dans la victimisation.
- le terme de troll ne veut plus rien dire, il est galvaudé et ne reflète pas la
réalité de la violence de certains propos. En fait, un troll c’est
plutôt gentil. Ou, au pire, niais.
- enfin les trolls c’est comme les cons : nous sommes tous le troll de quelqu’un
Moi-même j’ai déjà balancé
parfois des trucs pas très fins sur Presse-citron, que certains ont pu considérer
comme des trolls, et j’en ai assumé la vigueur des réactions car je les
avais un peu cherchées. Qui n’a jamais fait ça, plus ou moins
volontairement ou maladroitement ?
La gestion des commentaires désobligeants ou injurieux (ou simplement provocateurs), bien
plus délicate, reste un art difficile. D’abord, nous n’avons pas tous la
même résistance (ou sensibilité) à l’épreuve des balles,
c’est une question de curseur, d’éducation, de qui vous êtes vraiment et
de quel bois vous êtes fait. Ensuite, il y a le problème de
l’écrit qui est une source permanente de malentendus. Il y a autant de
façons d’interpréter un commentaire un peu abrupt qu’il y a de
personnes pour le lire. J’ai souvent remarqué que répondre gentiment
ou courtoisement à un commentaire agressif et désagréable avait pour effet
de désarmer son auteur, et que la discussion prenait alors un ton plus
civilisé, voire que le “troll retourné” devenait l’un de vos plus
fidèles lecteurs… et défenseurs.
Facile à dire, pas facile à faire : j’admire le sang-froid de certains, ou
leur détachement, personnellement, même si je m’y contrains, j’avoue
éprouver quelques difficultés à ne pas répondre du tac au tac
à ce que je considère comme un commentaire agressif. Sorte de réflexe de
légitime défense. Parfois j’ai tort, je le sais, mais c’est comme dans
la vraie vie : si je prends un gnon, je le rends, et éventuellement je
réfléchis après. Je vais essayer d’améliorer ce point, docteur.
En fait, pour avoir discuté récemment avec des e-commerçants, on pourrait
faire une parallèle qui vaut ce qu’il vaut : les trolls sont aux blogs ce
que les clients mécontents sont à la hotline par email. Or un client
mécontent, dès sa première réclamation, écrit un mail
contenant souvent des propos très vifs, agressifs, voire injurieux. Pourquoi ? Parce-que,
comme dirait l’autre, dans le cyber-espace personne ne vous entend crier.
Autrement dit, mon achat ne fonctionne pas, je vais sur le site du marchand, ça me gonfle
déjà parce-qu’il me faut 15 mn pour trouver le formulaire de contact, je le
complète tant bien que mal avec la quasi-certitude qu’il ne sera pas lu, ou
traité par un robot, ça m’énerve et je gueule par
écrit, juste pour avoir une chance infime d’être peut-être
entendu. Le troll (ou commentateur acrimonieux) c’est pareil : il commence par gueuler, en
pensant que l’auteur du blog est une sorte de gourou lointain qui ne le lira jamais. Eh les
mecs, pas besoin de gueuler ! Sur Presse-citron, je suis là, je suis juste un gars comme
vous, qui lit les commentaires (ou qui essaie en tout cas) et qui s’implique, et qui
répond, et qui discute, et qui… Bref, je vous écoute.
Plusieurs suggestions et tentatives de solutions sont proposées pour la gestion des
commentaires, de la modération à priori à la fermeture pure et simple. Je ne
souscris à aucune d’entre elles car, comme je l’ai toujours dit et continue
à le penser malgré ces péripéties, les commentaires sont
l’essence même d’un blog. Regardez le ratio ici : près de 4000
articles et plus de 61000 commentaires en 3 ans et demie. Les commentaires représentent la
matière principale du contenu de Presse-citron et sur ces dizaines de milliers il ne
m’est arrivé que tout à fait exceptionnellement d’en supprimer ou
d’en modérer. Je n’aime pas le faire d’ailleurs, mais j’ai aussi
réglé mon captcha pour qu’il bloque quelques abrutis clairement
identifiés qui pratiquent une sorte d’acharnement trollesque assez pitoyable dans le
seul but d’essayer de faire connaître leur propre blog, ou de vous faire chier.
Je ne souhaite pas pour le moment apporter de modification au traitement des commentaires : 99%
d’entre eux sont intéressants, enrichissants et j’ai déjà
démontré à plusieurs reprises que je savais modifier ou mettre à jour
un article suite à une rectification ou une contradiction publiée dans un
commentaire.
Et puis, si le blog est mon job, je n’oublie pas que la gestion des discussions fait partie
de celui-ci, et je n’ai pas envie de me défausser de cette fonction :
répon | |