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sciences -
9 hours and 7 minutes ago
Quatre personnes cagoulées ont fait irruption dans l'université Paris
XIII-Villetaneuse et ont dérobé des téléphones portables et de l'argent
sous la menace de couteaux.
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AgoraVox le média citoyen -
10 hours and 20 minutes ago
Avec la menace de dégradation de la note des pays riches, la crise se rapproche des
coupables. Le rythme de ces rappels à l'ordre accélère, c'est mauvais signe.
Les fonds qui gèrent l'épargne mondiale vont rapidement exiger des taux de plus en
plus élevés de leur part (en tout cas, en tant qu'épargnant, c'est ce que
j'attendrais compte tenu des risques de n'être jamais remboursé), ce qui promet
d'accroître le coût des intérêts de leur dette, (...) - Economie 
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AgoraVox le média citoyen -
10 hours and 20 minutes ago
Avec la menace de dégradation de la note des pays riches, la crise se rapproche des
coupables. Le rythme de ces rappels à l'ordre accélère, c'est mauvais signe.
Les fonds qui gèrent l'épargne mondiale vont rapidement exiger des taux de plus en
plus élevés de leur part (en tout cas, en tant qu'épargnant, c'est ce que
j'attendrais compte tenu des risques de n'être jamais remboursé), ce qui promet
d'accroître le coût des intérêts de leur dette, (...) - Economie
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AgoraVox le média citoyen -
10 hours and 39 minutes ago
La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) vient de juger
(six mois plus tard !) l'usage du Flash-Ball « ni indispensable ni proportionné
à la menace » lors du 8 juillet 2009 à Montreuil, Seine-Saint-Denis. Loin
d'être une bavure isolée, le Flash-Ball a, depuis son apparition en 2003,
déjà fait perdre un Å“il à 6 autres personnes (dont 3 mineurs). Il
aurait peut-être fallu se poser la question plus tôt ou au moins réagir dans un
délai plus court que 7 ans. (...) - Société / Sécurité, Santé, Scandale,
Justice, Droits de l'homme, Police, polémique, Santé menacée 
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AgoraVox le média citoyen -
10 hours and 39 minutes ago
La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) vient de juger
(six mois plus tard !) l'usage du Flash-Ball « ni indispensable ni proportionné
à la menace » lors du 8 juillet 2009 à Montreuil, Seine-Saint-Denis. Loin
d'être une bavure isolée, le Flash-Ball a, depuis son apparition en 2003,
déjà fait perdre un Å“il à 6 autres personnes (dont 3 mineurs). Il
aurait peut-être fallu se poser la question plus tôt ou au moins réagir dans un
délai plus court que 7 ans. (...) - Société / Sécurité, Santé, Scandale,
Justice, Droits de l'homme, Police, polémique, Santé menacée
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web 2.0 -
11 hours and 54 minutes ago
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Un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée)
menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine
visite du vice-président américain Joe Biden.
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Le fil de presse du Devoir -
13 hours and 39 minutes ago
Québec — Bernard Gauthier — alias
«Rambo» — accuse la CSN d'être à la source des
accusations d'intimidation dont il fait l'objet et soutient avoir fait lui-même l'objet de
menaces de mort. L'homme fort de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord, qui est au centre d'un
reportage accablant de Radio-Canada, s'est longuement confié au Devoir, hier.
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ZATAZ News -
18 hours and 50 minutes ago
Ces dernières semaines, l´infection des médias amovibles est la principale
menace constatée en France. Les joueurs en ligne sont toujours menacés par
PSW.OnlineGames.
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ZATAZ News -
18 hours and 50 minutes ago
Ces dernières semaines, l´infection des médias amovibles est la principale
menace constatée en France. Les joueurs en ligne sont toujours menacés par
PSW.OnlineGames.
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LE FIGARO - France -
21 hours and 56 minutes ago
FOOTBALL - Menés au score pendant près d'une heure, les Auxerrois repartent de
Bordeaux avec une victoire précieuse (1-2). Les Girondins, toujours leaders, restent sous la
menace de leurs poursuivants.
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RFI.fr - Actualité - Monde -
1 days and 1 hours ago
Proche-Orient Alors que des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens
devraient s'engager prochainement, une nouvelle crise liée à la colonisation
israélienne vient de se déclencher et met en danger toute reprise du dialogue.
 Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Reuters/Jason Reed
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DLFP - Journaux -
1 days and 1 hours ago
Jonathan Schwartz est l'ancien
patron de la firme Sun et c'est un bonhomme intéressant. Il a annoncé son
départ de Sun par un Haiku posté sur Twitter et rien que pour ça il
mérite qu'on lui lui tire notre chapeau :
Financial crisis/
Stalled too many customers/
CEO no more.
Il tient un blog intitulé "What I Couldn't Say" (Ce que je ne pouvais pas dire) et ça
balance sec !
Le
dernier post est au sujet des attaques judiciaires pour violations de brevets et Jonathan
révèle que Steve Jobs et Bill Gates ont tout deux tentés de le menacer en
utilisant cette tactique.
En 2003 Steve Jobs lui a téléphoné pour l'informer que le projet Looking Glass (logiciel libre de
bureau 3D) enfreignait des brevets Apple :
" Steve a appelé à mon bureau pour me faire savoir que les effets graphiques
violaient la propriété intellectuelle d'Apple. Si nous commercialisions le projet il
nous attaquerait en justice".
Réplique immédiate de Jonathan :
" Ma réponse a été simple: "Steve, je viens juste de voir ta
dernière présentation et le logiciel Keynote ressemble
bigrement au logiciel Concurrence sur lequel nous avons la propriété intellectuelle.
Et puis la dernière fois que j'ai regardé MacOS était construit sur Unix. Je
pense que Sun a quelques brevets sur l'OS aussi". Steve est resté silencieux et c'est la
dernière fois que j'ai entendu parler de ce sujet."
L'épisode suivant se déroule lors d'une conférence ou Bill Gates et Steve
Ballmer rencontrent leurs homologues de chez Sun. Bill attaque sur le sujet d'OpenOffice et
Jonathan raconte:
" Bill a évité les parlottes inutiles et en est venue au coeur du sujet
très rapidement: "Microsoft possède le marché des suites bureautiques et nos
brevets couvrent toutes les fonctions d'OpenOffice". Bill tentait une variante un peu plus
sophistiquée de ce que Steve avait fait puisqu'il a proposé une solution: "Nous
serions heureux de vous vendre l'utilisation de nos brevets. Vous n'auriez plus de problèmes
si vous nous payiez des royalties pour chaque téléchargement".".
Là encore Jonathan (après avoir expliqué qu'il s'agit de la version
numérique d'un racket à la protection) avait des armes dans sa besace pour faire
reculer l'assaillant :
" Nous nous étions préparé pour cette rencontre. Microsoft a l'habitude
d'imiter les produits ayant du succès et d'utiliser son poids pour éliminer la
compétition. Quand ils ont créé .NET il est évident qu'ils ont
puisé leur inspiration dans Java et cela a été ma réponse: "Nous avons
regardé .NET et vous êtes en train de piétiner un gros paquets de brevets Java.
Donc est-ce que vous accepteriez de nous payer pour chaque copie de Windows ?". Bill a
expliqué le business du logiciel consistait à générer des flux de
revenus variables à partir de coûts d'ingénierie fixes et que le paiement de
royalties ne s'intégrait pas à leur modèle...pour tout dire ce fut une
discussion assez brève".
Jonathan continue son post en expliquant que les attaques en violation de brevets sont des actions
souvent contre-productives. Cela vaut le coup d'aller le lire en entier ( Developers I know
aren't getting less interested in Google's Android platform, they're getting more
interested).
On en retire le sentiment que les brevets sur le logiciel ne sont bons que comme armes de
dissuasion et ne favorisent en rien l'innovation alors que cela devrait être leur but.
Il est aussi assez stupéfiant de voir des PDG décrocher en personne leurs
téléphones ou se rencontrer lors de réunions et se menacer de procès
les uns les autres. On s'attendrait plutôt à ce qu'ils demandent à leurs
départements juridiques de monter des dossiers en béton plutôt que de lancer
l'attaque de façon aussi cavalière !
On voit bien que la menace d'attaque en justice joue, pour les grandes firmes, le même
rôle que jouait la menace de tabassage en échange des bonbons sur les cours de
récré de notre enfance. Le méchant menace et la victime désignée
peut soit s'écraser et payer ou au contraire se rebeller et intimider le méchant en
étant encore plus méchant.
Ou peut-être qu'une analogie avec la Mafia serait plus appropriée ?

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ZDNet News -
1 days and 2 hours ago
Remercié par Sun après le rachat par Oracle, Jonathan Schwartz se lâche et se
remémore les menaces pour violation de brevets d'Apple sur Mac OS, puis de Microsoft qui
demandait de l'argent pour chaque téléchargement d'OpenOffice.
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ZDNet.fr - Business et Solutions IT -
1 days and 2 hours ago
Remercié par Sun après le rachat par Oracle, Jonathan Schwartz se lâche et se
remémore les menaces pour violation de brevets d'Apple sur Mac OS, puis de Microsoft qui
demandait de l'argent pour chaque téléchargement d'OpenOffice.
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Gamekult.com -
1 days and 4 hours ago
Après le guide complet d'Heavy Rain, Gamekult vous propose un guide des quêtes
secondaires de Dragon Age : Origins afin de préparer votre personnage à
l'arrivée d'Awakening la semaine prochaine. Un enclin menace Ferelden, et seul un Garde des
Ombres expérimenté et bien équipé pourra stopper la h...
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EurActiv.com / Science et Recherche / FR -
1 days and 5 hours ago
Aujourd'hui (10 mars), le Parlement européen s'est opposé à
l'exécutif de l’UE, en votant contre l'accord entre l'UE, les Etats-Unis et d'autres
puissances majeures pour combattre la piraterie en ligne eten menaçant de porter l'affaire
devant la Cour européenne de Justice.
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infokiosques.net -
1 days and 7 hours ago
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Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler
à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du
volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de
ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de
Progrès, l'auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe
siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des
insurrections qui n'ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la
révolution (on y cite par exemple, l'avènement du socialisme). Il explore
également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations
généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les
passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d'émancipation totale.
C'est de l'inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu'est
l'insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre
Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c'est aussi de la
peur qu'elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale
n'est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à
en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.
Ravage Éditions, février 2010.
Bien que mise à l'épreuve par les catastrophes multiples qui pèsent sur
l'humanité, la conviction enracinée que toute l'Histoire s'est
développée en poursuivant une route progressive plus ou moins constante, sinon
entièrement régulière, continue d'être défendue et soutenue.
Cette idée d'évolution progressive n'est pas si étrange, car vraie. Vraie
car, de la désertion des cavernes, nous avons maintenant atteint le point de voyager dans
l'espace. Aujourd'hui est meilleur qu'hier - et plus mauvais que demain. Mais quel fut le point
de départ de cette irrésistible course ? Un des pères de l'anthropologie
culturelle, L.H. Morgan, dans son étude des lignes du progrès humain, de
l'état sauvage à la civilisation, divise l'histoire de l'humanité en trois
étapes : l'état primitif, la période barbare, et celle de la civilisation.
Morgan déclare que cette dernière étape a commencée par l'invention
d'un alphabet phonétique et avec la diffusion de l'écriture. « Au
commencement était le Verbe » dit la Bible [1].
C'est le discours, qui a facilité le cours de l'humanité, lui permettant de
conjecturer, discuter, répliquer, argumenter, s'accorder, conclure. Sans le discours, la
tour de Babel de la communauté humaine n'aurait pas pu être construite. Dans la
force persuasive du mot, la Raison se manifeste elle-même et devient ainsi la technique
pour la création et le gouvernement du monde, s'assurant que les humains ne tournent pas
en rond, se propulsant dans la voie considérée comme meilleure. Et la Raison, comme
un sage romain l'a dit, est la seule chose par laquelle « nous nous distinguons des brutes
».
Dante a utilisé la même expression pour distinguer les animaux qui n'étaient
pas rationnels de l'être humain, qui l'était : « il est évident que
vivre en animal équivaut à ressentir - des animaux, je dis, des brutes - vivre
comme un homme c'est utiliser la raison. » En effet, les humains eux-mêmes peuvent
aussi vivre comme des « brutes » quand ils renoncent aux prérogatives que le
poète Toscan considère comme typiques de l'être humain, et sources de sa
grandeur. Effectivement, toute la philosophie enseigne que l'être humain diffère des
animaux parce qu'il est doué de raison. Si il se limitait à la satisfaction de ses
besoins physiologiques, rien ne le séparerait du reste de la faune, et la vie sur cette
planète se limiterait de façon stable dans des conditions préhistoriques.
Mais ce n'est pas le cas. Et les modification qu'entraine ce processus d'évolution, est vu
comme un progrès. L'être humain marche dorénavant droit et défie les
cieux tandis que les animaux continuent pour la plupart à ramper au sol. C'est pourquoi
l'on pense que les animaux sont guidés par l'Instinct - qui les mène à se
préserver et à chercher ce qui est le plus bénéfique -
considéré comme le bas du ventre ; tandis que les humains sont guidés par la
Raison - qui les mène à poursuivre le juste et l'utile - représenté
par la tête.
Et la Raison, comme les grecs anciens le disaient, est commune à tous et universelle.
Donc, la Raison est Une. Mais qui détermine cela ? Et, par dessus tout, qu'arrive-t-il si
quelqu'un s'oppose à cela, refusant de suivre parce qu'il a d'autres raisons auxquelles il
n'a pas l'intention de renoncer ? Si la raison est manifestée par le discours,
qu'arrive-t-il lorsque nous n'avons pas les mots pour exprimer ce qui nous anime ? Le monde dans
lequel nous vivons est un univers renfermé sur lui-même, à tel point qu'il ne
peut pas tolérer ce qui lui échappe, il est seulement capable d'accepter ce qui
peut être inclut dans ses schémas cognitifs et normatifs, et donc il finit par
confiner ce qu'il ne peut pas expliquer dans les limites de la folie, de la barbarie et de
l'utopisme irrationnel.
Même la critique sociale - comprise non seulement dans sa simple expression
théorique, mais aussi dans sa réalisation pratique - a connue cette
brutalité, une étape dans laquelle la lutte contre l'ordre social provoqué
par l'inassouvissement de sa propre condition misérable n'avait pas encore
développé de formes articulées par l'activité projectuelle, mais
s'était plutôt cantonnée à assumer des formes de révoltes
sporadiques -et en manque de motivations théoriques- et n'avait visé qu'à
des satisfactions immédiates. Autrement dit, quand le navire a débordé, une
violence aveugle s'est déchainée, qui, bien qu'elle était capable
d'identifier l'ennemi, n'était pas encore capable d'exprimer ses raisons. Et à
cause de cela, aussitôt que la colère s'est apaisée, la situation est
retournée à normale. Avec l'être humain comme avec la critique sociale, il
est possible d'indiquer un point de départ de l'instant où l'instinct a
laissé sa place à la raison.
Dans la première moitié du XIXe siècle, on a pu voir la dernière
grande révolte « insensée » (le luddisme) et l'apparition du projet
politique qui, sans oublier ses illustres prédécesseurs, exigerait l'intervention
de Marx et Engels pour être pleinement développé. L'année 1848
était non seulement l'année des grands soulèvements sociaux partout en
Europe, mais aussi l'année où le Manifeste du Parti
Communiste a vu la lumière de jour. Le désir de changer le monde est sorti de
la caverne, a dissous une grande partie de ses caractéristiques mystiques et
idéalistes pour acquérir sa propre rationalité et devenir science sociale.
Ce n'était pas par hasard qu'Engels, dans sa préface à l'édition
anglaise du Manifeste, publiée en 1888, décrivait les mouvements sociaux radicaux
d'avant 1848 comme des « formes purement instinctives de communisme brut et mal
taillé ».
Convaincu de l'imbécillité des explosions irréfléchies de haine,
cette lutte pour la liberté élabore ses programmes, ses stratégies, et
commence à préconiser la subversion de la société entière et
sa reconstruction sur d'autres bases. Le communisme scientifique et toutes ses variantes
naquirent, de même pour le mouvement anarchiste. Pendant 150 ans, les communistes
autoritaires et les anarchistes ont tout deux vu la prise de conscience
comme la condition fondamentale de tout changement social. Tandis que les partisans de
l'autorité ont aspiré à imposer cette conscience d'en haut par leurs
organisations politiques sur un prolétariat préparé pour cela, les
anarchistes ont essayé de l'élever spontanément par la propagande ou par
l'exemple. Des millions d'écrits ont été distribués dans ce but, sous
forme de journaux, magazines, livres, brochures, affiches, tracts ; des conférences,
manifestations et autres initiatives ont été organisés et des comités
et associations ont été constitués ; sans mentionner toutes les luttes
sociales et les attaques individuelles ou collectives effectuées contre les institutions.
Le cÅ“ur de chaque révolutionnaire était rempli de beaucoup d'espoir.
Il y avait la certitude que toute cette activité mènerait tôt ou tard au
réveil des consciences parmi les exploités, qui rendrait la révolution,
finalement possible. La raison de la Liberté - toujours pensée comme indivisible,
commune à tous et universelle - prendrait alors la place des raisons du Pouvoir, qui avait
usurpé sa légitimité.
Aujourd'hui nous savons que ce processus déterministe n'était qu'une illusion.
L'histoire ne va pas inévitablement quelque part. Et quand bien
même, le pouvoir n'a jamais cessé d'exister. Si autrefois les exploités se
remuaient à la simple mention du mot « grève » ; se réunissaient
dans chaque ville, pays, usine ou quartier parce que la vie elle-même était la vie
collective de la classe ; si la vie des opprimés incluait la discussion quotidienne des
conditions d'existence et de la lutte ; si malgré
l'hétérogénéité de cette conscience, ils ont discuté de
la nécessité de détruire le capitalisme, de construire une nouvelle
société sans exploités ni exploiteurs, partout ; il est indéniable
qu'au cours des quelques dernières décennies, tout cela a disparu, avec le tant
redouté « prolétariat » - considéré en tant que classe :
la vision du monde opposé à celle du Capital.
Ce n'est pas un hasard. Le Capital s'est appliqué à atteindre le point où il
peut construire une société idéale dans laquelle l'ennemi n'existe plus,
où ne reste plus seulement que des bons citoyens productifs, des humanoïdes capables
de reproduire la société sans poser de questions. Face au danger
représenté par la raison révolutionnaire, un groupe
dense de philosophes et de flatteurs, d'artistes, auteurs, linguistes, sociologues,
psychanalystes, historiens - se sont consacrés à drainer cette raison
révolutionnaire de toute signification. La « fin de l'Histoire » signifie
qu'il n'y a plus d'avenir dont on peut revendiquer l'influence : l'instant, cette pulsation
abstraite, artificielle, déconnecté de la durée, est élevé au
rang d'application suprême. Dans ces temps sans profondeur, la chose est surmontée
par l'apparence, le contenu s'efface devant la forme vide, le choix cède à
l'automatisme, l'individu abdique son autonomie. Ainsi, il se retrouve plongé de nouveau
dans le vide oppressant des affiches publicitaires qui rendent l'Absence quelque peu
séduisante. La raison d'État a perduré, seulement pour gérer et
endurer, c'est une chose que les ecclésiastiques du post-modernisme n'ont jamais
pensé à remettre en question.
De cette façon, le pouvoir a essayé d'effacer préventivement les raisons des
révolutionnaires. Et non seulement les grandes raisons - Communisme ou Anarchie - Mais les
plus petites et les plus simples aussi, celles qui marquent la vie quotidienne de chaque
exploité, lui permettant d'être conscient de ce qu'il veut et pourquoi il le veut,
distinguer les riches des pauvres, la police des prisonniers, la violence de l'état de
celle du rebelle, la charité de la solidarité. Mais concernant cette intention de
mettre fin à toute rébellion à jamais, quelque chose n'a pas
fonctionné.
Les révoltes continuent d'éclater. Ce qui les caractérise est le fait qu'il
n'y a aucune progression quantitative visible avant l'explosion ; les dimensions grandissent au
plus haut niveau sans être précédées par de grandes luttes partielles.
Leur étincelle n'est pas la promesse d'une liberté future, mais la conscience d'une
misère présente, qui, lorsqu'elle n'est pas économique, est certainement
émotionnelle. Maintenant, la révolte n'a plus de raisons d'avancer, elle est sans
objectifs précis et explicites, elle propose rarement quoi que ce soit de pro-positif. Le
point de départ est une négation générale des aspects de la vie dans
laquelle économie, politique, société et quotidien sont
mélangés. Maintenant la révolte est caractérisée par l'action
violente et résolue des insurgés qui occupent les rues et se heurtent violemment
avec tous les organes de l'État, mais aussi, entre eux. Nous sommes au seuil de la guerre
civile, nous sommes déjà dans la guerre civile.
Le fait même que la révolte peut assumer la forme d'une explosion imprévue
révèle un élément fort important : l'effet de surprise. Le vieil
arsenal social-démocrate réformiste est désarmé face aux actions des
insurgés. Le syndicalisme se trouve lui aussi complètement incapable de
répondre et d'incorporer la violence en son sein. Les assistants sociaux et tous les
agents de médiation sociale de l'État se trouvent généralement
complètement débordés. L'absence de demandes précises rend le travail
de récupération encore plus difficile et il n'y a plus rien à faire pour ces
gens que de les dénigrer en parlant de « l'autisme des rebelles ». Mais il n'y
a pas que les conseillers du roi qui s'inquiètent. Les révolutionnaires aussi,
habitués pendant des années à la répétition constante du
concept que la révolution « n'a rien en commun avec l'explosion d'un baril de poudre
», cette découverte les prends donc au dépourvu. Comment raisonnez-vous avec
celui qui n'a aucune raison ? Comment discutez-vous avec celui qui n'a aucun mot ? La
révolte peut être féroce, mais elle n'est actuellement pas capable de faire
les distinctions qui exigent une analyse. N'importe lequel d'entre nous pourrait se retrouver
dans la position du conducteur de camion passé à tabac et attaqué à
coup de pierres au cours de la révolte de 1992 à Los Angeles.
« Le coq contraint dans l'étroitesse de la stalle, entouré
par des chevaux, sans autre literie à portée de main, a été contraint
de rechercher une place sur le plancher rendu peu fiable par le cheval piétinant tout
autour. Étant en sérieux danger pour sa fragile vie, le coq avança
prudemment l'invitation suivante : "je vous prie, messieurs, laissez nous nous stabiliser sur nos
pieds ; je crains qu'autrement, nous pourrions nous piétiner les uns les autres.
»
A la lanterne de notre conscience plus ou moins critique, nous errons dans la tentative vaine
d'illuminer la nuit noire qui nous entoure aujourd'hui. Tous les textes que nous avons lus se
montrent inadéquats, incapables de nous faire parvenir un fil pour nous mener hors de ce
labyrinthe. Quand les événements quotidiens se présentent à nous,
nous ne sommes plus capables de les déchiffrer. Des révoltes continuent à
éclater dans le monde entier, mais pas une trace d'elles n'apparaît dans nos
manuels. Ainsi, quand nous dénigrons la mauvaise insurrection en Albanie (1997) et
applaudissons à la bonne révolte à Seattle (1999), conformément
à notre raison bourrée de notions livresques, nous n'agissons pas tellement
différemment du coq de la fable : nous conseillons à chacun de se tenir stables.
Enfin, une révolte comme il se doit ! Que tous les insurgés du monde la prennent
comme modèle !
Ainsi, nous voyons de nouveau comment l'exigence avancée par les révolutionnaires
au cours de l'histoire a presque toujours exclusivement été logique, pour ne pas
dire normative. Et la norme fait de son mieux pour contraindre la réalité à
s'y conformer. Mais le réel s'en échappe, parce qu'aucune idéologie n'est en
position de l'épuiser. Malgré les meilleures intentions, rien ne garantit que la
révolte de Seattle devienne un modèle. A vrai dire, il semble que le vent souffle
dans l'autre sens.
Pendant des années, nous avons soutenu la vertu de la raison comme seule guide de nos
actions, et maintenant nous nous retrouvons avec rien ou presque en main. Dans la recherche d'un
chemin pour s'évader de l'absurdité qui menace notre existence, il est difficile de
résister à la tentation de changer radicalement de direction et de porter notre
attention sur ce que l'on considère habituellement comme l'antipode de la raison, à
savoir, la passion. Après tout, il y en a déjà qui ont
redécouvert que les passions sont l'une des armes les plus dangereuses dans l'attaque
contre ce monde d'autorité et d'argent. Nous pouvons épousseter les vieux textes de
Bakounine et Coeurderoy, anarchistes du XIXe siècle qui ont exaltés le «
déchaînement des passions malicieuses » et la « révolution comme
travail de Cosaques ».
Écoutons les paroles destructrices de Coeurderoy : «
Révolutionnaires anarchistes, disons-le hautement : nous n'avons d'espoir que dans le
déluge humain ; nous n'avons d'avenir que dans le chaos ; nous n'avons de ressource que
dans une guerre générale qui, mêlant toutes les races et brisant tous les
rapports établis, retirera des mains des classes dominantes les instruments d'oppression
avec lesquels elles violent les libertés acquises au prix du sang. Instaurons la
révolution dans les faits, transfusons-la dans les institutions ; qu'elle soit
inoculée par le glaive dans l'organisme des sociétés, afin qu'on ne puisse
plus la leur ravir ! Que la mer humaine monte et déborde ! quand tous les
déshérités seront pris de famine, la propriété ne sera plus
chose sainte ; dans le fracas des armes, le fer résonnera plus fort que l'argent ; quand
chacun combattra pour sa propre cause, personne n'aura besoin d'être
représenté ; au milieu de la confusion des langues, les avocats, les journalistes,
les dictateurs de l'opinion perdront leurs discours. entre ses doigts d'acier, la
révolution brise tous les nÅ“uds gordiens ; elle est sans entente avec le
Privilège, sans pitié pour l'hypocrisie, sans peur dans les batailles, sans frein
dans les passions, ardente avec ses amants, implacable avec ses ennemis. Par Dieu ! laissons-la
donc faire et chantons ses louanges comme le matelot chante les grands caprices de la mer, sa
maîtresse ! » [2]
Revendiquer le chaos après avoir futilement essayé de mettre les choses en ordre
pendant des années. Exalter la barbarie après l'avoir identifiée pendant si
longtemps comme le capitalisme. Cela pourrait même sembler contradictoire, mais de cette
manière, ne nous sentons nous pas beaucoup plus proche du but ?
Pourtant, si nous y réfléchissons bien, il est étrange que pour avancer la
thèse qui veut que la barbarie soit non seulement ce qui inspire le plus la crainte en
nous, mais aussi une possibilité sur laquelle parier, il faut faire appel à de tels
signes avant-coureurs. Comme si nous nous sentions en tort et ainsi dans le besoin de trouver de
nouvelles justifications derrière lesquelles cacher nos doutes et notre
insécurité. Mais alors, que servons nous en nous consacrant à la fabrication
des analyses des changements profonds subis par la structure sociale, en illustrant la
restructuration technologique du capital, en exposant l'atomisation du système de
production, en agissant pour la fin des grandes idéologies, en stoppant le déclin
du sens, en se lamentant sur la dégradation de la langue, etc, etc ? Raison après
raison, analyse après analyse, citation après citation, peut-être que tout ce
que nous avons réussi à faire est l'érection d'un autre mur insurmontable,
qui nous protégerait, si ce n'est pas de la réalité externe, de
nous-mêmes.
Si la raison est une boussole, les passions sont les vents.
En réalité, nous sommes les victimes d'une grande tromperie, conçue par
nous-mêmes. Lorsque nous nous approprions les textes d'un Bakounine ou d'un Coeurderoy pour
soulager la sensation brûlante laissée par les déceptions causées par
la mort de tout les grands projets sociaux, nous ne prenons pas assez en considération que
ces anarchistes ne sont pas nos contemporains, n'ont pas été témoins de la
chute du mur de Berlin, n'ont pas vécu à l'ère d'Internet. Nous proposons
leurs idées à nouveau, mais évitons les réflexions qui les ont
précédées (dans un contexte historique complètement différent
du notre) pour placer leurs espoirs en une transformation radicale non pas dans l'adhésion
à un programme idéal, mais dans la sauvage irruption des forces humaines les plus
sombres. Ainsi, nous pouvons laisser aux cochons tant de questions, comme le pourquoi -comme
disait Coeurderoy- « la révolution sociale ne peut plus être menée par
une initiative partielle, par la facilité, par le Bien. Il est nécessaire que
l'Humanité se libère par une révolte générale, par un
contrecoup, par le Mal. »
Mieux vaux alors déguiser les vieilles certitudes dans de nouveaux habits que de s'en
débarrasser. Mieux vaut nous regarder dans le miroir qui reflète l'image d'un
individu civilisé et pensant, bien qu'à l'intérieur un barbare libre et
sauvage guette l'occasion propice pour se montrer. Si on ne peut plus avoir foi en la vertu du
progrès, mieux vaux jurer sur la nature spontanée, véritable et
substantielle de l'individu sur qui la civilisation a surimposé ses vulgaires conventions
sociales au cours des siècles. Mais n'est-ce pas aussi une projection idéologique,
une version mise à jour du soleil de l'avenir qui se montera tôt ou tard
derrière les sommets comme par magie ? Et le problème consiste dans le fait de ne
pas savoir s'il y a une nature humaine non contaminée par la télévision que
l'on pourrait redécouvrir, ou si l'homme inconscient pourrait être extirpé de
l'empoisonnement du Capital.
En fait, malgré les apparences, les textes de Bakounine et Coeurderoy sont le fruit d'un
raisonnement parfaitement logique. Le but que l'on veut réaliser détermine les
moyens qui seront utilisés. Si notre but était de redistribuer les cartes du jeu,
on pourrait facilement proposer un argument raisonnable sur les moyens à utiliser. Il
serait entendu que chacun à son tour devrait tenir la banque. Mais si notre objectif est
de détruire le jeu en soi, avec toutes ses règles, ses cartes et les joueurs qui y
prennent part, alors les choses changent. Autrement dit, si nos désirs se limitaient au
remplacement d'une classe dirigeante, la restauration de secteurs actuellement hors d'usage, la
réduction des prix, la baisse des taux d'intérêt, la meilleure ventilation
des cellules de prison et autres choses du même genre, ils resteraient dans la
sphère du possibilisme rationnel.
Si au lieu de cela nous voulons mettre fin au monde tel que nous le connaissons et entrer par
conséquent dans un monde qui est tout à fait fantastique à imaginer, alors
nous faisons face à un projet considéré comme impossible, extraordinaire,
qui exige des moyens surhumains pour être réalisé.
Une révolte pesée dans la balance de la commodité, avec un Å“il
attentif aux avantages et aux inconvénients à chaque étape de sa
progression, est vouée à la défaite dés le départ, parce
qu'elle ne peut seulement s'avancer que jusqu'à un certain point et s'arrêter
ensuite. Du point de vue de la logique, il est toujours préférable de trouver un
compromis que de se battre. Il n'est pas raisonnable pour une personne exploitée de se
rebeller contre la société, parce que la société la maîtrisera.
La barricade peut toujours avoir son charme, mais il est inutile de cacher que beaucoup y
rencontreront leur mort. Et personne ne sait à l'avance dans quelle poitrine la balle
s'arrêtera.
Voila pourquoi les seuls alliés qui restent sont les passions, ces viles passions pour
lesquelles tout est possible, même l'impossible.
Bakounine et Coeurderoy l'ont compris. On ne peut pas faire la révolution avec le bon
sens. Seule la passion est capable de magnifier l'esprit humain, le portant vers des fins
impensables, l'armant d'une force invincible. Seuls les individus qui ont « perdus la
tête », sur qui la raison n'exerce plus aucun contrôle, sont capables
d'accomplir les actes nécessaires(...)

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Le Web de l'Humanité -
1 days and 7 hours ago
Le samedi 13 mars, Salah Hamouri aura passé 5 ans en prison.
Le jeune franco-palestinien a été condamné par un tribunal militaire
israélien pour, selon ses accusateurs, avoir envisagé un attentat contre la personne
d'un extrémiste de droite.
Aucune preuve. « Un plaidé coupable », sous la menace de 14 ans de prison au
lieu des 7 auxquels il sera condamné.
Le président de la République doit exiger sa libération immédiate,
comme il le fait pour la plupart des autres prisonniers français à
l'étranger.
Dans le (…) - Fil rouge
citoyen
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Futura-Sciences > Actualités -
1 days and 9 hours ago
Neige et verglas sont de dangereux invités sur les routes. Pour lutter contre eux, des
tonnes de sels sont déversées sur les voies de circulation. Si ce sel fait son
office, il est aussi un polluant pour l'environnement et menace les ressources en eau. Des
chercheurs canadiens ont ainsi démontré qu'une baie de la région des Grands
Lacs était très gravement polluée.
En cas de chute de neige, les routes peuvent devenir des pièges mortels. Pour assurer la
sécurité de ces ouvrages, et plus parti...
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Coulisses de Bruxelles, UE -
1 days and 21 hours ago
 La France
pourrait perdre son « triple A », la note maximale dont peut
bénéficier un pays, ce qui lui permet d’obtenir des conditions de financement
de sa dette particulièrement favorables. C’est l’agence de notation Fitch
(filiale anglo-saxonne d’un groupe français) qui a brandi aujourd’hui cette
menace inattendue.
Pour Fitch, « les pays dotés de notes de crédit élevées
doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et
plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques
à moyen terme et dans leurs engagements d'inflation basse et stable ». Paris
n’est pas seule visée : le Royaume-Uni et l’Espagne sont, eux aussi,
placés sous surveillance : « le Royaume-Uni, l'Espagne et la France en
particulier (trois pays qui bénéficient chez Fitch d’un AAA assorti
d’une perspective stable, NDA) doivent énoncer des programmes plus crédibles
cette année, étant donné le rythme de la détérioration des
finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la
dette publique", a estimé Brian Coulton, l’un des responsables de l’agence.

Cette mise en garde obéit a priori à une certaine logique, vu la
dégradation rapide de la dette publique française. Cela étant, elle est
quelque en contradiction avec une étude d’une autre agence de notation,
Moody’s, parue il y a un an, et qui plaçait la France parmi les débiteurs les
plus solides de la planète (lire mon article). Si la France perd son statut de triple A, on peut
sérieusement se demander qui bénéficiera encore de cette note, mis à
part le Luxembourg...
Si la menace se concrétise, cela pourrait annoncer un krach mondial sur la dette
souveraine, celle-ci ayant démesurément gonflé depuis 2008 à cause de
la crise financière. Les marchés risquent en effet de se détourner des
emprunts d’État, ce qui serait catastrophique pour la stabilité
financière des pays et donc pour la croissance.
Reste qu’on ne peut qu’être fasciné par le tranquille aplomb avec lequel
Fitch tance les États, elle qui avec ses consÅ“urs a joué un rôle
important dans le déclenchement de la crise et donc dans l’accroissement du
déséquilibre des comptes publics, puisqu’elles ont été incapables
d’analyser correctement les risques que représentaient les subprimes... Mais, dans ce
petit monde de la finance, le ridicule n’a jamais tué personne.

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Discordance - Musique & Culture -
1 days and 22 hours ago
En allant voir White Lightnin', ne vous attendez pas à ressentir de la
gaieté, de l'optimisme, de la légèreté.
Non, rien à voir avec les comédies anglaises où
Hugh Grant est pété de thunes et où il drague
de jolies mères de famille au volant de sa Jaguar. Non rien à voir avec tout
ça : dans White Lightnin', le jeune Jesco White, âgé de
6 ans est déjà accroc a l'essence de briquet , ses chemises à carreaux sont
naturellement tachées de sang de poulet et elles ne proviennent certainement pas de chez
Uniqlo.
Son père, le célèbre D. Ray White est danseur de clog, une sorte de danse
claquette pratiquée dans des salons insalubres mais dans la bonne humeur . Le jeune Jesco
évolue dans un environnement loin d'être drôle, son addiction à
l'essence l'entraîne à commettre des “bêtises” qui vont le
conduire de maison de correction en asile psychiatrique, le genre d'endroit où l'on en
sort sois pire sois calme et docile a vie...
Jesco a grandi et est désormais un homme.
Tiraillé par ses instincts violents, il est conscient d'être une menace pour lui et
pour son entourage, il va tenter de se refaire et en l'occurrence honorer ce que son père
lui a appris, le clog.
La bande-son impeccable nous embarque immédiatement dans l'aventure. Bazardez votre iPOD,
jetez à la corbeille vos mp3 de MGMT ou de Muse et courez acheter des vinyles de Johnny
Winter, Willie Nelson et Sixteen
Horsepower.
Le casting de gueules cabossées est impressionnant : Edward Hogg
semble possédé et rappelle un Jared Leto d'antan qui
n'aurait pas viré de bord... On notera la présence de Carrie
Fisher plus connue sous le pseudonyme de Princesse Leia , qui est plus que convaincante
en redneck ravagée par le whisky, les accouchements multiples et le
poulet frit. Elle est dans ce film bien plus charismatique que la princesse frigide de
George Lucas.
White Lightnin' peut être choquant pour toute
personne trop sensible pour s'immerger dans la vie pas forcement drôle d'un inconnu promis
à une mort logique. Ce film parait donc violent, mais il est loin d'être gore et
prouve encore que le suggéré dans l'imagination collective est bien
supérieur à de la charcuterie gratuite.
Il règne pendant tout le film un emprunt céleste qui aggrave la situation
déjà bien lourde, une chouette photographie proche du noir et blanc , ravira tout
amateur de pellicule tri-x.
White Lightnin' est une plongée en apnée dans une marre
bourbeuse où cadavres de coyotes et carcasses pick up macèrent. L'immersion dans
cet univers glauque , froid est saisissant est si éloignée de notre quotidien de
privilégiés occidentaux.
Malgré l'ambiance dépressive constamment présente et la descente aux enfers
de notre héros ; en sortant de la salle, en passant devant Starbucks, Foot Locker, le
street art de Châtelet, on se sent terriblement cons et paumés.
Jamais on avait eu autant envie de porter une salopette sans sous vêtements, de jouer du
banjo, d'élever des ragondins ou de tirer à la carabine sur des canettes de soda.
White Lightnin' de Dominic Murphy
Dans les salles depuis le 17 février 2010
Avec Edward Hogg, Kirk Bovill,
Carrie Fisher...
1h24min
Drame britannique, 2008
AlloCiné | Imdb Bande-Annonce

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20Minutes - Actu High-Tech -
2 days and 5 hours ago
Cliquer ici pour voir la vidéo. Cette vidéo arrange assez librement les chiffres et
les faits relatifs à Google pour nous interpeller sur la menace potentielle
constituée par le tentaculaire développement de l’entreprise. Et lorsque vous
regard...
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