Coulisses de Bruxelles, UE -
16 hours and 35 minutes ago
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0px; float: left; //a Pour le gouvernement français, la crise bancaire et économique
a de facto mis entre parenthèses la politique européenne de concurrence : il ne
saurait donc tolérer que la Commission vienne mettre son nez dans son plan de soutien aux
banques. C’est ainsi qu’il faut comprendre, semble-t-il, la colère du
ministère des Finances français qui, vendredi, a accusé la Commission de
vouloir em« bloquer »/em son plan en exigeant que les banques françaises
recapitalisées « n’augmentent pas » leur offre de crédit,
l’inverse de l’effet recherché. Pour Bercy, « Bruxelles » voudrait
tuer l’économie française qu’elle ne s’y prendrait pas autrement :
em« c’est un réflexe pavlovien en matière de concurrence,
incohérent avec la situation actuelle »,/em a lancé un haut fonctionnaire de
Bercy. em« On ne va pas fournir des aides pour empêcher les entreprises de faire leur
métier »./em/p p À la Commission, on est tombé de haut en
découvrant cet acte d’accusation : « il n’y a ni blocage, ni souhait de
voir la quantité de prêts diminuer, bien au contraire », s’indigne le
porte-parole de Neelie Kroes, Jonathan Todd : « c’est totalement faux ». Il
s’agit, explique-t-il, d’éviter une distorsion de concurrence, seuls six
établissements français bénéficiant de l’aide de
l’État (Crédit agricole pour 3 milliards d’euros, BNP-Paribas pour 2,55
milliards, Société Générale pour 1,7 milliard, Crédit Mutuel
pour 1,2 milliard, Caisse d’Épargne pour 1,1 milliard et Banques populaires pour 950
millions, soit un total de 10,5 milliards d’euros)./ppOr, les conditions de cette aide
inquiète la Commission. En effet, le gouvernement français n’a pas
exigéa onclick=window.open(this.href, '_blank',
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alt=266989 style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a des actions en contrepartie de son
aide, ce qui lui aurait permis de siéger dans les conseils d’administration, et il
n’a imposé ni une forte rémunération (12 % en Grande-Bretagne), ni la
suspension de tout versement de dividendes aux actionnaires afin d’inciter les banques
à racheter rapidement les parts détenues par l’État. Un système
très contraignant qui a été adopté partout en Europe, sauf dans
l’Hexagone : conseillé par Michel Pébereau, le président du conseil
d’administration de BNP-Paribas, le gouvernement de François Fillon a choisi le
système des « titres subordonnés » (il s’agit d’un apport en
capital sous la forme d’obligations sans échéance de remboursement et sans
droit de vote) qui la prive de tout siège au CA, a négocié une moindre
rémunération (400 points de base au-dessus des taux de marché) et n’a
pas demandé la suspension du versement des dividendes./p pDans ces conditions, ces aides
d’État accordé sans guère de contreparties et sans limite dans le temps
donnent les moyens aux banques françaises de pratiquer des taux plus intéressants que
ceux de la concurrence étrangère, ce que veut éviter la Commission : elle
souhaite donc que les banques certes s’engagent à accorder davantage de
crédits, mais aussi à ne pas pratiquer de dumping à la faveur de ces aides
d’État. Bruxelles souhaite aussi que la rémunération de
l’État atteigne au moins 10 %, comme ailleurs, et que le versement des dividendes aux
actionnaires soit suspendu. Il faut que cet em« argent soit utilisé pour faire des
prêts à l’économie réelle »/em et non pas em« pour
améliorer la position compétitive des banques »/em. Bref, tout n’est pas
permis./ppa onclick=window.open(this.href, '_blank',
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alt=Dsc05745 style=margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; //a Bercy défend bec et ongle le
système choisi puisqu’il considère qu’il ne s’agit pas d’un
plan de sauvetage bancaire, mais d’un plan d’aide à l’économie. De
même, exiger la suspension du versement des dividendes n’a aucun sens selon le
ministère des Finances : em« quand une banque dépose le bilan, c’est
logique. Mais quand il n’y a pas de plan de sauvetage, cela ne fait pas de sens et devient
contre-productif. Si les banques ne versent pas de dividendes, il ne faudra pas s’attendre
à ce que les actionnaires remettent de l’argent dans les banques, ni à une
sortie rapide des États. Qui plus est, le marché va très mal
l’interpréter. Cela traduirait un besoin urgent en capital des établissements
français »/em. Argument curieux, puisque le système des « titres
subordonnés » incite justement les banques à ne pas précipiter la sortie
des États.../p pem« On ne comprend pas le jeu que jouent les Français dans
cette affaire »/em, confie une source bruxelloise. em« Vendredi, à 8 h 30 Neelie
Kroes et Christine Lagarde négocient par téléphone dans la plus parfaite
entente et quelques heures plus tard, Bercy envoie un missile. Paris était bien contente de
trouver la Commission lorsque l’Irlande avait garanti l’ensemble des
dépôts de ses seules banques au risque de fausser la concurrence au sein de
l’Union. Les règles, c’est fait pour tout le monde »/em. Pour preuve de sa
sévérité, la Commission rappelle qu’elle a déjà
validé une quinzaine de plans de sauvetage bancaire présentés par les
États membres. Actuellement, outre le plan français, les plans autrichien, espagnol
et hongrois sont à l’étude ainsi que plusieurs aides nationales
destinées à tel ou tel établissement./pblockquoteblockquotepstrongDans cette
querelle entre le gouvernement de François Fillon et la Commission, on voit bien ce qui est
en jeu : la France ne supporte pas d’être pris la main dans le pot de confiture. En
accusant Bruxelles de vouloir tarir le crédit en France, elle espère détourner
l’attention du cadeau fait aux banques.nbsp; /strong/p/blockquote/blockquote

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