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1 days and 12 hours ago
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style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /p class=spip Alors c'est qui, ce bel enfant du pays
et dans quelle cuvette le caser ? Osons la terminologie grind métal potache. Qui se
définirait comme le croisement hasardeux d'un grindcore des familles avec le pire de la
gauloiserie dans ce qu'elle a de plus débile et bas du front. Gronibard (notez rapidement
toute la fine poésie contenue dans ces quelques lettres), Gronibard dis-je nous afflige et
nous inflige ses élucubrations pétomaniaques depuis quelques lustres. Dix
années passées à écumer les routes de nos belles provinces quand ils
sont en manque de thunes, plantant la tente dans quelque misérable bourg et, la plupart du
temps uniquement affublés de leurs instruments, entonnant devant un parterre de
bÅ“ufs avinés leurs vulgaires chansons. Gronibard est fier d'être
Français. Et peu importe si les Français ne sont eux pas toujours très fiers
de voir leurs gueules de sales gosses chevelus souiller la belle chanson hexagonale de leurs
délires scatophiles./p p class=spipCela fait déjà sept ans que Gronibard
n'avait rien pondu de consistant, mis à part le maxi a
href=http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=737 class=spip_outi class=spipSatanic Tuning
Club/i/a, hilarant sur le moment. Sept ans, ça fait long, surtout pour avoir au bout du
compte un disque qui atteint à peine quarante minutes dans sa grosse longueur et un mois de
vie dans le lecteur. Puisqu'il s'agit pourtant de parler de l'un de nos plus grands héraults
francouillophones, il est heureux que cette année voie l'arrivée d'un nouvel album
ici présenté. Je tiens à préciser que tout cela est écrit avec
la bénédiction de Jérôme Delvaux qui trouvait depuis peu qu'on perdait
l'esprit pipi-caca que i class=spipPopo-Crottes/i conservait depuis ses origines. Et puis y en a
marre de parler de types dépressifs qui chantent comme des clébards castrés
sous un lampadaire, vive la grosse déconne./p p class=spipi class=spipWe are French fukk
you/i, quel plus beau cri patriotique pouvait-on espérer, quel plus bel hymne
fédérateur attendait-on de nos merdeux chérubins ? Tout est dans ces quelques
mots, tout le génie d'écriture des membres vigoureux de Gronibard, vous le trouvez
dans cette phrase à la beauté diaphane. Et la musique n'est pas en reste, jugez-en
plutôt. Gronibard se gausse de la gente féminine, ce qui est mal. En guise de
charmante excuse, nous voilà face à un brûlot de sensibilité, i
class=spipTu ressembles à l'amour/i, de la belle ouvrage, un texte beau comme le pire de la
Star Ac', une ritournelle pianistique doublée d'un époustouflant solo de guitare en
épitaphe, ça c'est de la mise en bouche, mes gens ! Du grind bruitiste des
débuts, il n'en reste finalement plus grand-chose (tchao les blasts à grosses
louches), le punk, le crust, le death ou le black à quelques grosses nuances près,
Gronibard a varié sa palette d'influences, les titres restent courts, n'atteignent jamais
les trois minutes, hormis une très sage reprise de strong class=spipNecrophagia/strong, et
le progressivement crétin i class=spipHokoutro/i./p p class=spipCe concentré
d'âneries est vraiment à prendre au niveau du string, tant la couche de connerie est
épaisse. Que ce soit le débouche-vessiesque i class=spipMongolito/i, le fort peu
aimable hommage à strong class=spipCathedral/strong qu'est i class=spipCours forrest of
equilibrium/i, ou la si douce i class=spipChanson des bisous/i, on navigue continuellement dans un
océan de mauvais goût, servi pourtant par une sacrée bonne équipe de
gratouilleux. Ce n'est pas le tout de déblatérer des conneries et de les vendre, il
faut aussi savoir les mettre en musique, et les Gronib' y parviennent, loin d'être les
manchots que l'on soupçonne d'entrée, les compos bien que courtes sont de
véritables mandales, pour certaines foutrement efficaces. Dans la catégorie ils sont
pas si blaireaux qu'ils en ont l'air, un i class=spipNuggets no glory/i aurait mérité
cinq minutes de développement tant son riff est jouissif, même mention à leur
salut amical i class=spipCrève Ultra Vomit, crève !/i. Bien que ne jouant uniquement
qu'avec la main gauche, la droite servant pour d'autres plaisirs, les Gronib' prouvent que niveau
zizique, ils n'ont rien à prouver, pochetrons mais pas tâcherons./p p class=spipSur
dix-sept titres, il y a forcément un peu de matière qui glisse dans
l'irrécupérable, les deux interludes i class=spipSpectroum/i 1 et 2 ne servent
à rien, et le final est décevant face à la pure idiotie
précédente. Sans oublier qu'entre deux dérives métalliques profondes
comme une pataugeoire, se sont lovées de charmantes voix féminines qui interludent de
temps à autre avec de fort bonnes interrogations existentielles telles que i class=spiples
escalopes ça éclabousse/i, ou i class=spipOn peut pas jouer la comédie quand
on suce, c'est pas possible/i. Il y a de quoi méditer, preuve que nos amis porcins sont
aussi des philosophes engagés./p p class=spipC'est pas très sérieux tout
ça ? C'est pire encore. Gronibard n'a pas d'autre vocation que de prouver qu'ils ne sont
qu'une bande de gros crétins vulgaires et malpropres. Défendre leur nature profonde
avec autant de conviction force le respect, et fait honneur au beau pays qui les a vu
naître./p hr class=spip /

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