To display the most relevant entries to you in priority,
vote for the stories you are interested in
()
and reject those that you are not interested in
()
div class='rss_texte'p class=spipi class=spipRepris de l'article publié par a
href=http://www.homo-numericus.net/ class=spip_outHomonuméricus/a site sous Contrat creative
Commons/i/p p class=spipIl n'a pas échappé aux meilleurs observateurs que Barack
Obama a su utiliser mieux qu'aucun de ses concurrents la puissance d'Internet pour se rallier les
suffrages des américains./p p class=spipLa puissance de feu financière dont il a
bénéficié, d'abord lors de primaires contre Hillary Clinton, puis lors des
élections présidentielle contre John McCain fut l'une des clés de son
succès. Or, cette capacité à lever des fonds doit beaucoup à
l'habileté dont il a su faire preuve dans l'utilisation du réseau en
général et des réseaux sociaux en particulier./p p class=spipDès le
mois de juin The Atlantic montrait combien le candidat était soutenu par les entrepreneurs
les plus innovants de la Silicon Valley, à l'exemple de Chris Hugues, fondateur de Facebook
et qui a pris en main la stratégie de communication en ligne de son champion :/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le soutien de la Silicon
Valley : Green, Joshua. “a href=http://www.theatlantic.com/doc/200806/obama-finance/2
class=spip_outThe Amazing Money Machine./a” The Atlantic, Juin 1, 2008./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le rôle de Chris Hugues : Stelter, Brian.
“a href=http://www.nytimes.com/2008/07/07/technology/07hughes.html class=spip_outThe
Facebooker Who Friended Obama/a.” The New York Times, Juillet 7, 2008, sec. Technology./p p
class=spipDepuis, plusieurs articles ont mis en évidence les qualités objectives des
dispositifs de communication mis en place par l'équipe de Barack Obama. Récemment, le
blog Web Profit analysait la très grande efficacité du site Barackobama.com,
entièrement conçu de manière à déclencher une action de soutien,
quelle qu'en soit la forme, de la part des visiteurs./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Barackobama.com : Cleanthous, Alex. “a
href=http://www.webprofits.com.au/blog/2008/07/23/6-lessons-we-can-learn-from-barack-obamas-online-marketing-strategy/
class=spip_out6 Lessons We Can Learn From Barack Obama's Online Marketing Strategy./a” Web
Profits, Juillet 23, 2008./p p class=spipPlus récemment, Sarah Lai Stirland analysait sur
Wired les armes secrètes du candidat démocrate : Internet, les bases de
données et la psychologie. L'article montre bien que la grande force de cette campagne a
résidé dans sa capacité à organiser le travail militant autant
qu'à le susciter./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'organisation du travail militant : Stirland,
Sarah. “a href=http://blog.wired.com/27bstroke6/2008/10/obamas-secret-w.html
class=spip_outObama's Secret Weapons : Internet, Databases and Psychology./a” Blog. Threat
Level from Wired, Octobre 29, 2008./p p class=spipDes bases de données militantes, des sites
web et de la publicité en ligne, des campagnes de mailing et téléphoniques,
des spots télévisés et des groupes sur les réseaux sociaux, des
formulaires de dons en ligne ; rien de radicalement révolutionnaire en apparence dans
l'utilisation de chacun de ces outils pour développer une campagne politique en ligne. Ce
qui l'est plus, affirme Benoît Thieulin, directeur de la Netscouade, une agence
spécialisée dans la communication en ligne, c'est d'avoir su mobilier et articuler
tous ces éléments pour les orienter dans une même direction. Il
développe cette analyse dans Place de la Toile, émission de radio consacrée
aux questions numériques :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Ecouter l'analyse de Benoît Thieulin : Baumgartner,
Thomas, et Caroline Broué. “a
href=http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=67910
class=spip_outLes Parrains Place la Toile #6/a.” Ram. Place de la Toile. Paris :
Radio-France, Novembre 7, 2008./p p class=spipBenoît Thieulin n'est pas un observateur neutre
sur cette question : il est le maître d'oeuvre de la campagne en ligne de
Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles. Venu du
Service d'Information du Gouvernement où il s'était déjà essayé
à la mise en pratique de stratégies de communication innovantes en politique, il a
tenté, lors de la dernière campagne présidentielle, de faire fonctionner un
volet participatif à partir du site Désirs d'Avenir, destiné à
mobiliser au-delà de l'habituel électorat socialiste. Rencontrant un succès
certain, Désirs d'Avenir a manifestement réussi à ouvrir un nouveau canal de
communication politique, non plus du politique vers ses administrés, mais en sens inverse,
avec la possibilité pour chacun de venir affirmer une position, argumenter dans une
arène publique articulée aux propositions portées par la candidate
socialiste./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire l'analyse de Désirs d'avenir : Beauvallet,
Godefroy. “Partie de campagne : Militer en ligne au sein de « désirs d'avenir
».” Hermès(Paris. 1988), no. 47 (2007) : 155-166./p p class=spipObama-Royal : le
rapprochement pourrait sembler incongru, et il l'est à bien des égards. Pourtant, les
similitudes ne sont pas si rares entre les deux lorsqu'on s'intéresse à leurs
méthodes en matière de communication politique : celles-ci reposent sur la
conjonction forte entre l'adhésion émotive que permettent les mass media, et la
participation progressivement élaborée par l'intermédaire des espaces de
discussion en ligne. D'un côté, une mobilisation des foules sentimentales par le moyen
d'une rhétorique qui ose le lyrisme et mise sur les sentiments de pitié et de
compassion pour unir (alors que leurs adversaires politiques s'appuient davantage sur la peur et
l'agressivité pour opposer). De l'autre, des dispositifs favorisant la participation de
tous, un effort évident pour permettre à chacun d'avoir le sentiment de pouvoir
à nouveau influer sur le cours des choses. L'un et l'autre de ces deux volets ne peuvent
évidemment se développer qu'à partir d'un effondrement idéologique :
ils définissent des formes sans contenus, des modes de contrat social qui se positionnent
au-delà de tout programme politique vertébré par une quelconque
idéologie : d'un côté une recherche presque technique du compromis ; la
fabrication méthodique du consensus ; de l'autre une relation fusionnelle, à la
limite du mystique, comme l'ont bien relevé les détracteurs de l'américain et
de la française. Pas étonnant que l'un et l'autre fassent l'objet d'attaques aussi
virulentes de la part de leurs adversaires au sein de leur propre parti ; parce que ces derniers
sont les tenants et les héritiers d'un mode d'action politique traditionnel, basé sur
la représentation, qu'ils mettent en pièce./p p class=spipLa comparaison
s'arrête à peu près là ; car si Obama a fait preuve d'un
professionnalisme sans égal et d'une grande maturité dans le déploiement de
cette nouvelle forme de communication politique, Royal n'en est qu'aux balbutiements. Mais ses
derniers discours, ses tentatives étranges du côté de la scène de
spectacle sont bien les signes qu'une voie est en train de se chercher de ce côté, et
qu'elle peut réussir ; le succès de son équivalent américain lui ouvre
en tout cas une voie d'avenir./p p class=spipOn verra bien si Barack Obama, devenu
président, aura la volonté ou la possibilité de maintenir cette
capacité d'innovation en matière de communication. Malgré les
difficultés et les contraintes qui pèsent sur sa propre personne (il serait interdit
de Blackberry pour des raisons de sécurité des communication), Obama semble bien
décidé à continuer dans la même voie. La mise en ligne de son site,
Change.gov spécialement dédié à la période de transition en est
un premier signe. Sa décision de diffuser ses adresses à la nation via Youtube en est
un autre, quoique contesté. Alors que des groupes de pression ont déjà pris
date pour une amélioration de la transparence gouvernementale, spécialement sur
Internet, on ne peut que constater l'espoir démocratique que représente cette
présidence qui s'annonce atypique./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'interdicton du Blackberry : Zeleny, Jeff.
“a href=http://www.nytimes.com/2008/11/16/us/politics/16blackberry.html class=spip_outSay
Goodbye to BlackBerry ? If Obama Has to, Yes He Can ./a” New York Times, Novembre 15, 2008.
http://www.nytimes.com/2008/11/16/u..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Youtube : Sanner, Ann. “a
href=http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jb_yTrh782LktIL9XXD0DlfLaLSQD94EVA3G0
class=spip_outThe Associated Press : Obama to use Web videos for presidential address./a”
Associated Press, Novembre 15, 2008. http://www.google.com/hostednews/ap..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur les demandes de transparence : Suber, Peter.
“a href=http://www.earlham.edu/~peters/fos/2008/11/more-recommendations-on-openness-for.html
class=spip_outMore recommendations on openness for the new U.S. administration./a” Text. Open
Access News, Novembre 14, 2008. http://www.earlham.edu/ peters/fos/..../p/div
div class='rss_texte'p class=spipi class=spipRepris de l'article publié par a
href=http://www.homo-numericus.net/ class=spip_outHomonuméricus/a site sous Contrat creative
Commons/i/p p class=spipIl n'a pas échappé aux meilleurs observateurs que Barack
Obama a su utiliser mieux qu'aucun de ses concurrents la puissance d'Internet pour se rallier les
suffrages des américains./p p class=spipLa puissance de feu financière dont il a
bénéficié, d'abord lors de primaires contre Hillary Clinton, puis lors des
élections présidentielle contre John McCain fut l'une des clés de son
succès. Or, cette capacité à lever des fonds doit beaucoup à
l'habileté dont il a su faire preuve dans l'utilisation du réseau en
général et des réseaux sociaux en particulier./p p class=spipDès le
mois de juin The Atlantic montrait combien le candidat était soutenu par les entrepreneurs
les plus innovants de la Silicon Valley, à l'exemple de Chris Hugues, fondateur de Facebook
et qui a pris en main la stratégie de communication en ligne de son champion :/p p
class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le soutien de la
Silicon Valley : Green, Joshua. “a href=http://www.theatlantic.com/doc/200806/obama-finance/2
class=spip_outThe Amazing Money Machine./a” The Atlantic, Juin 1, 2008./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le rôle de
Chris Hugues : Stelter, Brian. “a
href=http://www.nytimes.com/2008/07/07/technology/07hughes.html class=spip_outThe Facebooker Who
Friended Obama/a.” The New York Times, Juillet 7, 2008, sec. Technology./p p
class=spipDepuis, plusieurs articles ont mis en évidence les qualités objectives des
dispositifs de communication mis en place par l'équipe de Barack Obama. Récemment, le
blog Web Profit analysait la très grande efficacité du site Barackobama.com,
entièrement conçu de manière à déclencher une action de soutien,
quelle qu'en soit la forme, de la part des visiteurs./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Barackobama.com :
Cleanthous, Alex. “a
href=http://www.webprofits.com.au/blog/2008/07/23/6-lessons-we-can-learn-from-barack-obamas-online-marketing-strategy/
class=spip_out6 Lessons We Can Learn From Barack Obama's Online Marketing Strategy./a” Web
Profits, Juillet 23, 2008./p p class=spipPlus récemment, Sarah Lai Stirland analysait sur
Wired les armes secrètes du candidat démocrate : Internet, les bases de
données et la psychologie. L'article montre bien que la grande force de cette campagne a
résidé dans sa capacité à organiser le travail militant autant
qu'à le susciter./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'organisation du
travail militant : Stirland, Sarah. “a
href=http://blog.wired.com/27bstroke6/2008/10/obamas-secret-w.html class=spip_outObama's Secret
Weapons : Internet, Databases and Psychology./a” Blog. Threat Level from Wired, Octobre 29,
2008./p p class=spipDes bases de données militantes, des sites web et de la publicité
en ligne, des campagnes de mailing et téléphoniques, des spots
télévisés et des groupes sur les réseaux sociaux, des formulaires de
dons en ligne ; rien de radicalement révolutionnaire en apparence dans l'utilisation de
chacun de ces outils pour développer une campagne politique en ligne. Ce qui l'est plus,
affirme Benoît Thieulin, directeur de la Netscouade, une agence spécialisée
dans la communication en ligne, c'est d'avoir su mobilier et articuler tous ces
éléments pour les orienter dans une même direction. Il développe cette
analyse dans Place de la Toile, émission de radio consacrée aux questions
numériques :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Ecouter l'analyse de
Benoît Thieulin : Baumgartner, Thomas, et Caroline Broué. “a
href=http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=67910
class=spip_outLes Parrains Place la Toile #6/a.” Ram. Place de la Toile. Paris :
Radio-France, Novembre 7, 2008./p p class=spipBenoît Thieulin n'est pas un observateur neutre
sur cette question : il est le maître d'oeuvre de la campagne en ligne de
Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles. Venu du
Service d'Information du Gouvernement où il s'était déjà essayé
à la mise en pratique de stratégies de communication innovantes en politique, il a
tenté, lors de la dernière campagne présidentielle, de faire fonctionner un
volet participatif à partir du site Désirs d'Avenir, destiné à
mobiliser au-delà de l'habituel électorat socialiste. Rencontrant un succès
certain, Désirs d'Avenir a manifestement réussi à ouvrir un nouveau canal de
communication politique, non plus du politique vers ses administrés, mais en sens inverse,
avec la possibilité pour chacun de venir affirmer une position, argumenter dans une
arène publique articulée aux propositions portées par la candidate
socialiste./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire l'analyse de
Désirs d'avenir : Beauvallet, Godefroy. “Partie de campagne : Militer en ligne au sein
de « désirs d'avenir ».” Hermès(Paris. 1988), no. 47 (2007) :
155-166./p p class=spipObama-Royal : le rapprochement pourrait sembler incongru, et il l'est
à bien des égards. Pourtant, les similitudes ne sont pas si rares entre les deux
lorsqu'on s'intéresse à leurs méthodes en matière de communication
politique : celles-ci reposent sur la conjonction forte entre l'adhésion émotive que
permettent les mass media, et la participation progressivement élaborée par
l'intermédaire des espaces de discussion en ligne. D'un côté, une mobilisation
des foules sentimentales par le moyen d'une rhétorique qui ose le lyrisme et mise sur les
sentiments de pitié et de compassion pour unir (alors que leurs adversaires politiques
s'appuient davantage sur la peur et l'agressivité pour opposer). De l'autre, des dispositifs
favorisant la participation de tous, un effort évident pour permettre à chacun
d'avoir le sentiment de pouvoir à nouveau influer sur le cours des choses. L'un et l'autre
de ces deux volets ne peuvent évidemment se développer qu'à partir d'un
effondrement idéologique : ils définissent des formes sans contenus, des modes de
contrat social qui se positionnent au-delà de tout programme politique
vertébré par une quelconque idéologie : d'un côté une recherche
presque technique du compromis ; la fabrication méthodique du consensus ; de l'autre une
relation fusionnelle, à la limite du mystique, comme l'ont bien relevé les
détracteurs de l'américain et de la française. Pas étonnant que l'un et
l'autre fassent l'objet d'attaques aussi virulentes de la part de leurs adversaires au sein de leur
propre parti ; parce que ces derniers sont les tenants et les héritiers d'un mode d'action
politique traditionnel, basé sur la représentation, qu'ils mettent en pièce./p
p class=spipLa comparaison s'arrête à peu près là ; car si Obama a fait
preuve d'un professionnalisme sans égal et d'une grande maturité dans le
déploiement de cette nouvelle forme de communication politique, Royal n'en est qu'aux
balbutiements. Mais ses derniers discours, ses tentatives étranges du côté de
la scène de spectacle sont bien les signes qu'une voie est en train de se chercher de ce
côté, et qu'elle peut réussir ; le succès de son équivalent
américain lui ouvre en tout cas une voie d'avenir./p p class=spipOn verra bien si Barack
Obama, devenu président, aura la volonté ou la possibilité de maintenir cette
capacité d'innovation en matière de communication. Malgré les
difficultés et les contraintes qui pèsent sur sa propre personne (il serait interdit
de Blackberry pour des raisons de sécurité des communication), Obama semble bien
décidé à continuer dans la même voie. La mise en ligne de son site,
Change.gov spécialement dédié à la période de transition en est
un premier signe. Sa décision de diffuser ses adresses à la nation via Youtube en est
un autre, quoique contesté. Alors que des groupes de pression ont déjà pris
date pour une amélioration de la transparence gouvernementale, spécialement sur
Internet, on ne peut que constater l'espoir démocratique que représente cette
présidence qui s'annonce atypique./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'interdicton du
Blackberry : Zeleny, Jeff. “a
href=http://www.nytimes.com/2008/11/16/us/politics/16blackberry.html class=spip_outSay Goodbye to
BlackBerry ? If Obama Has to, Yes He Can ./a” New York Times, Novembre 15, 2008.
http://www.nytimes.com/2008/11/16/u..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Youtube : Sanner,
Ann. “a
href=http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jb_yTrh782LktIL9XXD0DlfLaLSQD94EVA3G0
class=spip_outThe Associated Press : Obama to use Web videos for presidential address./a”
Associated Press, Novembre 15, 2008. http://www.google.com/hostednews/ap..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/ecrire/dist/javascript/skel/img/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur les demandes de
transparence : Suber, Peter. “a
href=http://www.earlham.edu/~peters/fos/2008/11/more-recommendations-on-openness-for.html
class=spip_outMore recommendations on openness for the new U.S. administration./a” Text. Open
Access News, Novembre 14, 2008. http://www.earlham.edu/ peters/fos/..../p/div
div class='rss_texte'p class=spipi class=spipRepris de l'article publié par a
href=http://www.homo-numericus.net/ class=spip_outHomonuméricus/a site sous Contrat creative
Commons/i/p p class=spipIl n'a pas échappé aux meilleurs observateurs que Barack
Obama a su utiliser mieux qu'aucun de ses concurrents la puissance d'Internet pour se rallier les
suffrages des américains./p p class=spipLa puissance de feu financière dont il a
bénéficié, d'abord lors de primaires contre Hillary Clinton, puis lors des
élections présidentielle contre John McCain fut l'une des clés de son
succès. Or, cette capacité à lever des fonds doit beaucoup à
l'habileté dont il a su faire preuve dans l'utilisation du réseau en
général et des réseaux sociaux en particulier./p p class=spipDès le
mois de juin The Atlantic montrait combien le candidat était soutenu par les entrepreneurs
les plus innovants de la Silicon Valley, à l'exemple de Chris Hugues, fondateur de Facebook
et qui a pris en main la stratégie de communication en ligne de son champion :/p p
class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le soutien de la
Silicon Valley : Green, Joshua. “a href=http://www.theatlantic.com/doc/200806/obama-finance/2
class=spip_outThe Amazing Money Machine./a” The Atlantic, Juin 1, 2008./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur le rôle de
Chris Hugues : Stelter, Brian. “a
href=http://www.nytimes.com/2008/07/07/technology/07hughes.html class=spip_outThe Facebooker Who
Friended Obama/a.” The New York Times, Juillet 7, 2008, sec. Technology./p p
class=spipDepuis, plusieurs articles ont mis en évidence les qualités objectives des
dispositifs de communication mis en place par l'équipe de Barack Obama. Récemment, le
blog Web Profit analysait la très grande efficacité du site Barackobama.com,
entièrement conçu de manière à déclencher une action de soutien,
quelle qu'en soit la forme, de la part des visiteurs./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Barackobama.com :
Cleanthous, Alex. “a
href=http://www.webprofits.com.au/blog/2008/07/23/6-lessons-we-can-learn-from-barack-obamas-online-marketing-strategy/
class=spip_out6 Lessons We Can Learn From Barack Obama's Online Marketing Strategy./a” Web
Profits, Juillet 23, 2008./p p class=spipPlus récemment, Sarah Lai Stirland analysait sur
Wired les armes secrètes du candidat démocrate : Internet, les bases de
données et la psychologie. L'article montre bien que la grande force de cette campagne a
résidé dans sa capacité à organiser le travail militant autant
qu'à le susciter./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'organisation du
travail militant : Stirland, Sarah. “a
href=http://blog.wired.com/27bstroke6/2008/10/obamas-secret-w.html class=spip_outObama's Secret
Weapons : Internet, Databases and Psychology./a” Blog. Threat Level from Wired, Octobre 29,
2008./p p class=spipDes bases de données militantes, des sites web et de la publicité
en ligne, des campagnes de mailing et téléphoniques, des spots
télévisés et des groupes sur les réseaux sociaux, des formulaires de
dons en ligne ; rien de radicalement révolutionnaire en apparence dans l'utilisation de
chacun de ces outils pour développer une campagne politique en ligne. Ce qui l'est plus,
affirme Benoît Thieulin, directeur de la Netscouade, une agence spécialisée
dans la communication en ligne, c'est d'avoir su mobilier et articuler tous ces
éléments pour les orienter dans une même direction. Il développe cette
analyse dans Place de la Toile, émission de radio consacrée aux questions
numériques :/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Ecouter l'analyse de
Benoît Thieulin : Baumgartner, Thomas, et Caroline Broué. “a
href=http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/fiche.php?diffusion_id=67910
class=spip_outLes Parrains Place la Toile #6/a.” Ram. Place de la Toile. Paris :
Radio-France, Novembre 7, 2008./p p class=spipBenoît Thieulin n'est pas un observateur neutre
sur cette question : il est le maître d'oeuvre de la campagne en ligne de
Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles. Venu du
Service d'Information du Gouvernement où il s'était déjà essayé
à la mise en pratique de stratégies de communication innovantes en politique, il a
tenté, lors de la dernière campagne présidentielle, de faire fonctionner un
volet participatif à partir du site Désirs d'Avenir, destiné à
mobiliser au-delà de l'habituel électorat socialiste. Rencontrant un succès
certain, Désirs d'Avenir a manifestement réussi à ouvrir un nouveau canal de
communication politique, non plus du politique vers ses administrés, mais en sens inverse,
avec la possibilité pour chacun de venir affirmer une position, argumenter dans une
arène publique articulée aux propositions portées par la candidate
socialiste./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire l'analyse de
Désirs d'avenir : Beauvallet, Godefroy. “Partie de campagne : Militer en ligne au sein
de « désirs d'avenir ».” Hermès(Paris. 1988), no. 47 (2007) :
155-166./p p class=spipObama-Royal : le rapprochement pourrait sembler incongru, et il l'est
à bien des égards. Pourtant, les similitudes ne sont pas si rares entre les deux
lorsqu'on s'intéresse à leurs méthodes en matière de communication
politique : celles-ci reposent sur la conjonction forte entre l'adhésion émotive que
permettent les mass media, et la participation progressivement élaborée par
l'intermédaire des espaces de discussion en ligne. D'un côté, une mobilisation
des foules sentimentales par le moyen d'une rhétorique qui ose le lyrisme et mise sur les
sentiments de pitié et de compassion pour unir (alors que leurs adversaires politiques
s'appuient davantage sur la peur et l'agressivité pour opposer). De l'autre, des dispositifs
favorisant la participation de tous, un effort évident pour permettre à chacun
d'avoir le sentiment de pouvoir à nouveau influer sur le cours des choses. L'un et l'autre
de ces deux volets ne peuvent évidemment se développer qu'à partir d'un
effondrement idéologique : ils définissent des formes sans contenus, des modes de
contrat social qui se positionnent au-delà de tout programme politique
vertébré par une quelconque idéologie : d'un côté une recherche
presque technique du compromis ; la fabrication méthodique du consensus ; de l'autre une
relation fusionnelle, à la limite du mystique, comme l'ont bien relevé les
détracteurs de l'américain et de la française. Pas étonnant que l'un et
l'autre fassent l'objet d'attaques aussi virulentes de la part de leurs adversaires au sein de leur
propre parti ; parce que ces derniers sont les tenants et les héritiers d'un mode d'action
politique traditionnel, basé sur la représentation, qu'ils mettent en pièce./p
p class=spipLa comparaison s'arrête à peu près là ; car si Obama a fait
preuve d'un professionnalisme sans égal et d'une grande maturité dans le
déploiement de cette nouvelle forme de communication politique, Royal n'en est qu'aux
balbutiements. Mais ses derniers discours, ses tentatives étranges du côté de
la scène de spectacle sont bien les signes qu'une voie est en train de se chercher de ce
côté, et qu'elle peut réussir ; le succès de son équivalent
américain lui ouvre en tout cas une voie d'avenir./p p class=spipOn verra bien si Barack
Obama, devenu président, aura la volonté ou la possibilité de maintenir cette
capacité d'innovation en matière de communication. Malgré les
difficultés et les contraintes qui pèsent sur sa propre personne (il serait interdit
de Blackberry pour des raisons de sécurité des communication), Obama semble bien
décidé à continuer dans la même voie. La mise en ligne de son site,
Change.gov spécialement dédié à la période de transition en est
un premier signe. Sa décision de diffuser ses adresses à la nation via Youtube en est
un autre, quoique contesté. Alors que des groupes de pression ont déjà pris
date pour une amélioration de la transparence gouvernementale, spécialement sur
Internet, on ne peut que constater l'espoir démocratique que représente cette
présidence qui s'annonce atypique./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur l'interdicton du
Blackberry : Zeleny, Jeff. “a
href=http://www.nytimes.com/2008/11/16/us/politics/16blackberry.html class=spip_outSay Goodbye to
BlackBerry ? If Obama Has to, Yes He Can ./a” New York Times, Novembre 15, 2008.
http://www.nytimes.com/2008/11/16/u..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur Youtube : Sanner,
Ann. “a
href=http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jb_yTrh782LktIL9XXD0DlfLaLSQD94EVA3G0
class=spip_outThe Associated Press : Obama to use Web videos for presidential address./a”
Associated Press, Novembre 15, 2008. http://www.google.com/hostednews/ap..../p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/index.php/local/L8xH11/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif
width='8' height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Lire sur les demandes de
transparence : Suber, Peter. “a
href=http://www.earlham.edu/~peters/fos/2008/11/more-recommendations-on-openness-for.html
class=spip_outMore recommendations on openness for the new U.S. administration./a” Text. Open
Access News, Novembre 14, 2008. http://www.earlham.edu/ peters/fos/..../p/div
Ken Russel réalise en 1980 un film de science-fiction qui est composé d’un
savant mélange de réflexions scientifiques, de mystique et
d’expérimentations de drogues.
La partition propose deux leçons différentes
simultanément : l’orgue ou le piano. Il existe également une
version ultérieure pour piano solo (qui a été gravée par Leslie
Howard dans son intégrale paisible), mais nous l’écartons
délibérément, car elle met nécessairement de côté toute
la dramaturgie qui nous paraît faire le prix de l’Å“uvre.
L’alternative est intégrée à la partition définitive, si bien
qu’on pourrait jouer selon les stations, si l’envie en prenait, à
l’orgue ou au piano au cours du même concert.
--
D’emblée, CSS annonce sa prise de position, on pourra donc affûter tout
à loisir des arguments contraire au cours de son parcours en notre compagnie : les
lutins ont de sérieuses réserves sur l’usage de l’orgue pour cette
œuvre.
La première raison, et peut-être la raison principale (rendant par là
même la suite de notre entreprise caduque), est que nous disposons au disque d’une
version absolument magnétique, d’une profondeur à la fois mystique et
dramaturgique sans égale, celle accompagnée et dirigée du piano par Reinbert
de Leeuw. Celle que nous vous recommanderons en toute priorité à l’issue du
parcours discographique.
Mais ce n’est pas la seule raison, car il existe des versions intéressantes à
l’orgue ; nous pouvons argumenter un peu, partition (et extraits sonores) en main.
1. Première raison : l’orgue, et c’est même la
principale faiblesse de l’instrument (avec son encombrement), ne connaît pas
les nuances dynamiques, à l’exception des changements de registration,
qu’on ne peut évidemment pas utiliser à tout moment dans le morceau,
d’autant que l’opération demande une main libre (ou un assistant) et change
également le timbre de l’instrument. Les nuances et, peut-être pis, les accents notés sur la
partition de piano ne peuvent donc pas être exécutés. Les bons
organistes y suppléent par des détachés adroits, mais il n’en demeure
pas moins une certaine homogénéité de ce côté, qui nuit
à l’aspect direct de l’expression et aux à-coups émotionnels du
drame.
2. L’orgue ne dispose pas de pédale forte. Ici aussi, les bons
organistes (et même les bons pianistes...) savent s’en passer, c’est même
tout le sens de leur formation technique spécifique. Néanmoins, certains
effets de fondu, comme sur les moitiés de mesure de la marche claudicante du
Christ chargé de la croix – pour la rendre moins
régulière –, certaines variations de texture sont
impossibles. Le rubato (écart de tempo) les pallie, et se montre
déjà nécessaire au piano, mais c’est encore une possibilité
expressive de moins.
3. L’orgue a un ambitus plus réduit que le piano. Ici, impossible
de creuser les basses dans les moments recueillis ou révoltés –
ce que Liszt trouve en revanche nécessaire dans sa version pour piano. Il est vrai
qu’ici, le son majestueux et imposant de l’orgue tient tout à fait la
comparaison côté basses impressionnantes, fût-ce à l’octave
supérieure.
4. Liszt ne sollicite pas le pédalier, peu nécessaire dans cette
Å“uvre assez peu polyphonique. Ce qui fait perdre, du coup, l’un des moyens
supplémentaires de l’orgue par rapport au piano (bien qu’il soit possible
d’en équiper les pianos, on n’en dispose que pour les Å“uvres
déjà rares de Schumann qui le requièrent explicitement, et qui sont de plus
très souvent jouées au piano standard sans ajout de pédalier).
5. L’orgue n’a pas la capacité de percussion du piano. Pour
les moments de forte intensité tragique, comme les cris de la foule (Crucifige
!), on perd nettement en tranchant et en violence.
6. L’orgue n’a pas la virtuosité du piano. Liszt supprime certains
traits, assez originaux, de sa version pour orgue (qui est en réalité une version
réduite, où manquent des notes et des nuances...), comme le tremblement du
port de la croix à la Deuxième Station, qui est simplifié en une
préfiguration de la marche de la seconde partie de la station. Les valeurs rapides
étant peu audibles à l’orgue (qui dispose d’une certaine inertie),
le remarquable tremolo [1] crescendo-decrescendo sur l’accord à quinte
augmentée qui précède l’hommage à la croix
disparaît purement et simplement, changé en un bête accord.
Voir extrait sonore ci-après.
Il existe néanmoins quelques avantages à l’orgue.
1. Pour les interprètes, il est sans doute plus facile d’intégrer ce
programme austère à une cérémonie, ou de le proposer à une
paroisse en concert profane que de trouver une salle de concert pour une œuvre aussi
dépouillée, dont l’atmosphère se prêterait de plus assez mal aux
ors d’un théâtre ou au prosaïsme d’une salle des fêtes.
2. Les orgues sont généralement placés dans des églises, et les
lignes vocales simples se trouvent assez magnifiées par cette résonance qui semble
avoir été étudiée par Liszt. En tout cas, moins de froideur que dans
un studio ou dans une salle à l’acoustique saine et sèche.
3. Les changements de jeux permettent de donner à chaque section une couleur
particulière, de renouveler l’attention – ou en tout cas de
pallier la faiblesse dramatique que produit la monotonie d’une dynamique toujours
égale.
--
Vous entendez ces possibilités de variation d’intensité, cette attaque des
derniers accords, ce tremolo final et irrégulier dont la texture se délite petit
à petit. (Reinbert de Leeuw au piano.)
Ici, malgré une très belle lecture de l’organiste, on entend une marche
régulière au demi-ton, pas très originale (et surtout dévoilant le
procédé de la superbe fin de cette même station, après
l’intervention de plain-chant, et donc redondant musicalement). Evidemment, pas de variations
d’intensité, pas d’incisivité dans les attaques du chant (qui ressort
beaucoup du fait de la différence de puissance entre les jeux).
On perd aussi les accords menaçants à la fin de l’extrait, et bien sûr le
superbe tremolo, qui devient un (certes très bel) accord.
Moment très beau tout de même, mais combien moins fort !
--
C’est pourquoi CSS recommande le piano... Mais il existe quelques excellentes versions
à l’orgue, même si l’Å“uvre y perd à notre avis, on
l’a vu, de son originalité et, partant, de sa force.
(Par exemple, pour les plus pressés de découvrir une lecture de valeur avec orgue,
la version Veismanis / Genvrin citée ci-dessus.)
Notes
[1] Jeu «
tremblé », répétition rapide d’une (au violon) ou deux (au
piano) notes. Voir extraits.
A website that sorts everyday the most relevant information to you.
Vote for the news and Matoumba will learn your tastes and the information that you like the most.
It is all FREE!
Find here the history of the stories you found interesting.
Show this to people who share the same interests as you,
and if they use Matoumba, their own votes will fine recommandations to you.