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Ayant achevé mon billet d'hier par une mention à la toute dernière
leçon de philosophie de Jean-Pierre Vernant (1914-2007), héros entre autres choses de
la Résistance armée, du coup, la suite de mon propos va presque de soi. Elle m'est
inspirée par la très grande leçon d'histoire contemporaine que donne
actuellement, avec le spectacle “Kamp”, la compagnie
hollandaise Hotel Moderne au Théâtre 71 de MalakoffÂ...
Philosophie ist kein Stück langweilig, zumindest muss sie das nicht sein. Vor
allem nicht, wenn der nicht genug verehrungswürdige Slavoj Zizek sich mit Themen befasst:
Warum Liebe böse ist und was deutsche und französische Toiletten mit Levi-Strauss zu
tun haben nach dem Klick.
Für die deutsche, handgestickte Übersetzung bitte dieses kleine Symbol mit den zwei
Linien, das sich da unten rechts hinter dem Pfeil versteckt hat, anklicken.
Mit den Ideologien sind übrigens folgendes gemeint: Es gibt eine europäische
Trinität, die auf die drei großen nationalen Identitäten zurückgeht. Die drei
Schlüsselnationen Frankreich, Deutschland und England stehen jeweils für ein
gesellschaftliches Prinzip, und das kann man an ihrer Toilettenbauart sehen: Die
französische Ideologie ist eine revolutionäre, ich möchte fast sagen aufbrausende:
Haut die Scheiße weg. Die deutsche Ideologie ist nachdenklich, metaphysisch: Wir betrachten
und gehen, selbst wenn wir aus uns herausgehen, in uns, wie es nur im Land der Dichter und Denker
möglich ist. Und die englische oder anglo-amerikanische Haltung: das ist die
wirtschaftliche, die pragmatische Ideologie, die Scheiße verschwindet nach und nach.
Jetzt hätte ich das ganze gerne noch mit russischen und chinesischen Toiletten. Wenn da
jemand Erfahrungen damit gemacht hat, wäre es eine Sünde, sie uns vorzuenthalten. Wer
es triotzdem tut, den soll der Blitz beim usw.
pstrongEpisode 1 : Symposium ou les Idées reçues/strong /p p style=text-align:
justify;Prenant lidée du symposium (quot;boire avecquot;: vous en apprenez des trucs, hein
?), des spécialistes sont réunis autour dune table, ou face à la caméra
pour les moins chanceux, pour débattre de notre héritage (culturel, philosophique,
enfin tout quoi...) de la Grèce Antique. Il est question dans cet épisode de
reconnaître à nos ancêtres davoir déjà exploré les concepts
du conscient et du subconscient, ou encore dégotisme et de dédoublement de la
personnalité; le fameux quot;connais-toi toi-mêmequot; comme précepte de base.
Si lordre et la mesure pouvaient être atteints, cétait toujours quot;contre la
réalitéquot; - jamais gagné davance, vous voyez. On évoque ainsi le
fait que si aucune limite nétait alors fixée, sil ny avait point de table de lois au
sens strict, cétait à chacun de savoir jusquoù aller... Bien, bien... Celui
qui était dans la démesure (lhubris) était puni en étant jeté
dans labyme (en fait quot;qui fait le malin tombe dans le ravinquot;, cest même po de moi...
mon Dieu, on invente rien quoi!). Bon je tenterai dêtre un peu moins didactique au prochain
épisode, faut que je me chauffe./phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 2 : Olympisme ou la
Grèce imaginaire/strong/p p style=text-align: justify;On se sent un peu petit devant ces
intellectuels ou ces artistes qui débattent de lhéritage de la civilisation grecque
avec un tel brio. Bon, tentons de ne point dire de grosses bêtises, ça nous changera
(je me fais tout humble devant Marker). Lépisode commence avec des images des J.O. de Berlin
en 1936, pas la meilleure idée que lon se fait de lesprit olympique... Comme le dit lun des
intervenants, chaque siècle (voire chaque pays, voire chacun de nous...) a sa propre
réinterprétation de la civilisation grecque. Lhéritage des Grecs est
forcément difficile à définir à limage de la belle intervention de
Théo Angelopoulos qui sest rendu compte, lors de son premier film quil avait,
inconsciemment, été inspiré par lhistoire dAgamemnon. Si le christianisme
lui-même sest parfois appuyé sur les écrits grecs, il est surtout ici question
des liens tenus entre lAllemagne et la Grèce ancienne. Que ce soit en ce qui concerne ses
philosophes (de Hegel à Heidegger) voire ses poètes (Holderlin, Rilke), il y a une
évidente affinité entre les deux cultures; là où lépisode
achoppe, cest sur la récupération par les Nazis dun certain quot;idéalquot; de
la Grèce - aussi bien pour donner le sens de lunité à lAllemagne que dans
lutilisation de représentations artistiques (des images de lemOlympia/em de Riefenstahl
vienne corroborer cet aspect). On évoque également les rituels dionysiaques remis au
goût du jour ou la figure dApollon, sorte de véritable Dieu des Nazis. La
dernière séquence est véritablement godardienne en mettant en parallèle
le défilé des athlètes (Allemands et Japonais entre autres) dans le stade de
Berlin et celui des militaires, dun coureur porteur de flamme et de personnes prenant la
fuite...nbsp; La Grèce ancienne a ainsi été utilisée dune certaine
façon pour servir une imagerie et un esprit totalitariste (et encore aujourdhui dit le
commentaire... alors, disons en 2008... ah oui...). Plutôt paradoxal quand la Grèce
rime généralement avec lidée de quot;démocratiequot;: ça tombe
bien, cest le sujet du prochain épisode. /phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 3 :
Démocratie ou la Cité des Songes/strong/p p style=text-align: justify;Quelle
différence existe-t-il entre la démocratie ancienne et la démocratie moderne ?
Le philosophe franco-grec Cornelius Castoriadis prend la parole et faut reconnaître que cest
toujours passionnant et clair. Démocratie signifie le quot;pouvoir du peuplequot; et notre
Cornelius dinsister sur le fait primordial de ne pas confondre la cité - disons
Athènes - et le peuple - les Athéniens : ce sont ces derniers qui détiennent
véritablement le pouvoir politique; lors dimmenses assemblées de citoyens (15.000,
20.000 personnes sur 30.000), sans représentants élus, chacun peut proposer une loi
qui est alors adoptée ou non, avec toujours le recours de discuter à nouveau dune
décision prise devant une assemblée de citoyens choisis au hasard. Lindividu à
la base des lois, cest une première chose. Là où le Cornelius fait une
réelle différence entre hier et aujourdhui, cest surtout sur la passion des citoyens
dalors pour la vie politique, qui na rien à voir avec celle de nos temps modernes, où
alternent des périodes gérées par quot;politiciens professionnelsquot; et
celles où explosent les révolutions. Il cite Benjamin Constant qui en 1820 avait su
résumer daprès lui tout ce que demande dorénavant un simple citoyen : quot;la
garantie de ses jouissancesquot;. Eh oui, les temps changent et les passions partent en
fumée, même en politique...nbsp; /phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 4 : Nostalgie
ou le Retour impossible/strong/p p style=text-align: justify;Ouverture de cet épisode sur
lemOdyssée/em, un film de De Liguoro de 1911 qui marque forcément des points. En quoi
la Grèce moderne est-elle lhéritière de la Grèce ancienne? Si les avis
divergent, il est surtout question des notions didentité (pour Angelopoulos, on donne des
prénoms de la Grèce ancienne aux enfants daujourdhui comme pour se rassurer et la
langue grecque fut, daprès lui, après loccupation des Turcs, un véritable
moteur pour réunir le peuple) et surtout de nostalgie. Nostalgie de la Grèce ancienne
mais aussi sentiment de nostalgie pour ces Grecs immigrés interrogés. Vassilis
Vassilikos reconnaît ainsi que lquot;on aime la Grèce quand on est loin, et la
déteste quand on est dedansquot; savouant heureux de vivre à létranger car
quot;on ne [lui] détruit pas la Grèce qu[il] veut faire dans sa têtequot;...
Sil fallait tenter de définir les Grecs, le mot nostalgique (répétez
après moi - et noubliez pas le guide -: du mot quot;nostosquot;, le désir de rentrer
chez soi et dquot;algosquot;: douleur) semble pour certains le mieux convenir : même si cette
terre a été victime dinvasion et de crises politiques terribles, même sil on
est en exil, il demeure important de rester attaché à cette terre dorigine, chacun
à sa façon, quitte parfois à lidéaliser... Dailleurs dans
lemOdyssée/em dHomère, comme le dit un intervenant au tout début, Ithaque
représenterait justement cette quot;patriequot; lointaine que personne ne doit oublier...
Bon, promis, joublie po la France les gars (si je peux me permettre un commentaire perso), jai un
peu de mal à lidéaliser parfois, certes, mais il me suffit de penser à un pot
de rillettes pour continuer dy croire./phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 5 : Amnésie ou
le Sens de lHistoire/strong/p p style=text-align: justify;Comme lannonce de façon lucide lun
des intervenants : emquot;lhomme politique éloigne le citoyen de la mémoire, la
mémoire servant de point de départ à la contestation; notre homme politique
quot;joue sur le quotidienquot;, livrant un discours (comme les oeufs) quot;du jourquot;... et
oublié trois jours plus tardquot;/em. On a alors droit à un petit rappel historique
des faits avec larrivée, en Grèce indépendante, en 1820 du roi bavarois Otto
et un habile parallèle est fait entre lhistoire en 1840 et en 1940 avec les mêmes pays
se disputant la Grèce; on revient plus précisément sur les Américains,
qui ont pris la succession des Anglais et qui de 47 à 49 intervinrent directement et
militairement dans le pays - comme un coup de force en forme de coup dessai de leur politique
future. On finit par évoquer enfin la prise de pouvoir par les Colonels./phr width=100%
size=2 /pstrongEpisode 6 : Mathématique ou lEmpire des Signes/strong/p p style=text-align:
justify;Richard Bennet sextasie devant le génie de Pythagore et fait une fine
différence, concernant les nombres, entre ceux des commerçants (pour les
échanges), les nombres scientifiques (physique, chimie) et les nombres divins. Il rappelle
limportance de la géométrie à cette époque (on retrouve chez Platon,
deux siècles plus tard, cet intérêt, lui dont lentrée sornaient des mots
suivants: quot;Nul nentre ici sil nest géomètrequot; - bon ben jaurais pas pu aller
bouffer chez Platon, cest déjà un regret de moins) et Michel Serres den rajouter une
couche : les philosophes passaient leur temps à se chamailler en débattant
didées mais finirent par créer avec lunivers de la géométrie, une sorte
dutopie, un quot;espace universel de paixquot; - demandez à Gols, il opinera. Serres a lair
vachement content que le vocabulaire scientifique des Grecs ait étendu un véritable
Empire dans le temps (de Thalles à aujourdhui, le mot quot;parallèlequot; signifie la
même chose - cest pas vraiment le cas pour le mot quot;démocratiequot;, vu le nombre
desclaves à Athènes (quot;La Chine est une démocratiequot;, si, on peut le
dire... au sens grec...)) mais aussi dans lespace, les mêmes mots revenant presque à
lidentique dans les différentes langues européennes. Les Grecs étaient les
rois de la logique mais - et cest là, fusil, quil faut saccrocher - lorsquon évoque
la notion dalgorithme, à la base, de nos jours, de lintelligence artificielle (puisquil est
question des notions dincertitude et de flou - si on vous le dit!), il faut remonter jusquà
lépoque des Egyptiens et des Babyloniens (ouh là, ça fait loin dis donc) et
Serres de regretter que lon soit aujourdhui de piètres héritiers des
pré-Socratiques chez lesquels la philosophie et la science ne faisaient quun. Quil se
rassure, il y en a beaucoup qui ne sont ni lun ni lautre... et ne me regardez pas, cest
pénible./phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 7 : Logomachie ou les Mots de la
Tribu/strong/p p style=text-align: justify;Discussion autour du mot quot;logoquot; - quot;language
et penséequot;, quot;parolequot;... On évoque, pour certains, la
quot;schizophrénie nationalequot; de la Grèce, pour dautres quot;sa richessequot;,
avec la cohabitation des deux langues (la populaire et la savante) voire de trois avec
lquot;archaïsantequot;. Il est question de lhistoire des racines grecques (pourquoi
utilise-t-on le mot quot;technologiequot; et non pas le mot quot;logotechniequot;?
(littérature), vous répondez quand on vous parle!...), du Cratyle de Platon qui
parlait des affinités entre les mots et les choses (po sympa pour Saussure, plus cool pour
les poètes, comme le dit lexcelllllllent George Steiner) où encore dAristote pour qui
quot;lanimal humainquot;, doué de parole, se livre, dans le cadre de la dialectique,
à une véritable quot;bataille avec les motsquot; - je suis pour, je suis pacifiste.
Steiner, again, fait enfin un parallèle entre la bouche dOrphée, daprès les
mots dOvide, et celle présente sur scène dans une pièce de Beckett, po
piqué des hannetons, et on se sent de plus en plus petit devant le niveau des
discussions.../phr width=100% size=2 /pstrongEpisode 8: Musique ou lEspace de dedans/strong/p p
style=text-align: justify;Où commence la musique?, cest la question au départ de
cette épisode où lon suit le bruit de la marche au pas de deux gardes grecs, le chant
dune prière ou le son dun piano, ou encore, pour faire plaisir à Chabrol, le cri de
la chouette... Un cri analysé, disséqué, mis en image même, par un
ordinateur et alors quon se demande où cela peut bien nous mener, une femme rappelle le
Mythe de Gorgone (quot;créature effrayantequot; dont loeil ressemble... à la
chouette) et la création par Athéna de la musique à partir de limitation dun
cri naturel... Voyez quoi... Cet épisode est presque un one man show de Ianis Xenakis qui
nous explique que lesnbsp; phonons sont plus gros que les photons (faut le croire sur parole) et
que le son estnbsp; donc finalement quot;plus proche de lhomme, plus perceptible, plus
accessiblequot; que les images. Bien. Il est question également des relations entre le
rythme et le corps et de la musique byzanthine (quot;lhomme peut devenir un Dieu dont le nom est
musiquequot; nous dit le commentaire, jopine). Xenakis cite enfin Paul Valéry qui disait, le
bougre, quà 18 ans, lhomme avait plusieurs facettes mais que lusure de la vie, les
différents échecs lobligent à faire des choix (faut que je remette absolument
la main sur ma facette...). Pour le Ianis, la musique représente définitivement sa
seule façon dexister. Angélique Ionatos souligne pour sa part la dualité
dangereuse de la musique qui, à ses yeux, est seule capable de lui donner le goût de
la vie, déloigner la peur de la mort mais qui peut aussi souligner le triomphalisme, le
narcissisme dun tyran. Bon, un épisode à ma portée.nbsp; /p p
style=text-align: center;font size=1Chris Marker, lintégrale : stronga
href=http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/08/6357067.htmlfont
color=#000000cliquez/font/a/strong/font/p
Michèle Le Doeuff, L'Etude et le rouet. Des femmes, de la philosophie, etc. Seuil EAN:
9782020986205 Parution: 23/10/2008 Nb de pages: 384 pages Prix: 25 euros Présentation de
l'éditeur: Comment peut-on être femme et philosophe ? Question absurde. Question
clé qui invalide les distinctions ordinaires entre biographie, histoire, politique et
philosophie. " Je suis née un peu partout, sous le ciel désormais en morceaux des
Grecs, dans des sabots de paysanne bretonne. mais aussi dans les révoltes qui furent
miennes, les gifles qui s'ensuivirent ou qui les précédèrent, dans la
détresse lucide de Simone de Beauvoir, dans le poêle de Descartes, et ce n'est pas
fini. " La question des femmes a ici un statut universel. Point de départ d'une
véritable orientation de la pensée, c'est aussi si l'on en juge par la manière
drolatique de Michèle Le Doeuff et sa matière: entièrement liée
à la cité et aux moeurs l'occasion de retrouvailles avec un très ancien mode
d'intervention philosophique, à la fois public et polémique. « Ce livre,
adressé à tous, est particulièrement dédié aux jeunes femmes qui
s'apprêtent à entrer dans un monde où, de semaine en semaine, il leur sera
reproché de ne pas être du côté de la toute-puissance, donc de croire et
de faire croire que l'esprit est ailleurs. L'auteurMichèle Le Doeuff est née en 1948.
Agrégée de philosophie. Ancienne professeur ordinaire à l'université de
Genève. Directrice de recherches au CNRS.A publié L'Imaginaire philosophique (Payot,
1980) ; La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon, traduction suivie de Voyage dans la pensée
baroque (Payot, 1983, réédition GF-Flammarion, 1995) ; Vénus et Adonis de
Shakespeare, traduction suivie de Genèse d'une catastrophe (Alidades/Distiques, 1986) ; Du
progrès et de la promotion des savoirs de Bacon (« Tel », Gallimard, 1991) ; Le
Sexe du savoir (Aubier, 1998, réédition « Champs », 2000). [...]
Evelyn Fox Keller a bien préparé le terrain (elle nrsquo;est pas la seule)
entraînant dans son sillage bon nombre de réflexions critiques provenant de la
génétique, de la philosophie de la biologie, jusqursquo;au billet signé Carl
Zimmer (voir ci-dessus) La recension de T. Lepeltier suggère un sous-titre à (...)
Evelyn Fox Keller a bien préparé le terrain (elle nrsquo;est pas la seule)
entraînant dans son sillage bon nombre de réflexions critiques provenant de la
génétique, de la philosophie de la biologie, jusqursquo;au billet signé Carl
Zimmer (voir ci-dessus) La recension de T. Lepeltier suggère un sous-titre à (...)div
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src="http://feeds.feedburner.com/~f/agoravox/gEOF?i=eJwkO" border="0"/img/a /div
C#8217;est à Paris que gOS a dévoilé une nouvelle très
intéressante carte de sa stratégienbsp;: voici Cloud, un système
d#8217;exploitation minimaliste, proche de la philosophie des clients légers et
destiné aux terminaux connectés à Internet.
C#8217;est à Paris que gOS a dévoilé une nouvelle très
intéressante carte de sa stratégienbsp;: voici Cloud, un système
d#8217;exploitation minimaliste, proche de la philosophie des clients légers et
destiné aux terminaux connectés à Internet.
J’ai l’honneur de vous annoncer que le site
Capof’s Space est maintenant hébergé gracieusement dans les serveurs de
TuxFamily.
Pour ceux qui connaissent ce que c’est TuxFamily, je leurs dis que c’est une
association fournissant des services d’hébergement pour tous projets de logiciels ou
contenus en rapport avec la philosophie du libre. Tous les projets sous licence libre peuvent
être acceptés. Vous pouvez utiliser par exemple GPL, BSD, CC-BY-SA, Art Libre, ...
Présent depuis 1999 (zut, déjà ?), TuxFamily s’efforce de fournir un
service correct et complet à tous les projets ayant besoin de se faire connaitre du public
et d’être présent sur internet. L’hébergement est totalement
gratuit : nous n’insérons aucune pub dans les sites hébergés et ne
nous obligeons même pas à parler de tuxfamily sur votre site ! Vous pouvez de plus
utiliser votre propre domaine (si vous en avez un) et rendre ainsi l’hébergement
chez TuxFamily complètement transparent.
De ma part j’ai accepté toutes les conditions de cette association pour être
accepter, et c’est pour cela tout le site est maintenant sous GPL 2.0
Quelques conditions de Tuxfamily :
Le service est RESERVÉ aux projets ayant un rapport avec le logiciel libre. Toute
autre demande sera REFUSEE.
Les demandes ne respectant pas la première règle seront détruit, et tous
les comptes appartenant à ce projet le seront également.
Les contenus illégaux seront supprimés et les autorités
compétente seront contactées.
Les comptes avec des informations erronées seront DETRUITS.
De ma part je dis merci TuxFamily, et aussi merci pour tout le staff
Le rapport Varinard visant à refonder
l’ordonnance du 2 février 1945 est donc public après avoir été
remis officiellement à la Mme Garde des Sceaux. Foin des fuites ingénieusement
distillées depuis quelques jours pour créer l’ambiance et tenir en haleine.
Chacun le lira et pourra tenter de se faire sa religion. N’en ayant pas été
destinataire avant la date je vais prendre le temps de le découvrir pour me contenter
aujourd’hui de quelques observations générales.
Â
En effet à la lecture des 70 préconisations avancée semble-t-il le plus
souvent à une majorité pondérée et de leur argumentaire on peut
d’ores et déjà se faire une opinion et essayer de décrypter ce rapport
imposant que la ministre qui vient de le recevoir ce midi n’a pas hésité
à qualifier elle-même de document de bon sens.
Â
Je ne reviendrai pas sur ce qui justifiait la commande ministérielle. Dans trois posts
récents (281, 282, 284) et dans bien d’autres précédents je
démontrais que de mon point de vue rien ne justifiait une reforme fondamentale :
Â
1° Parce que la délinquance n’a pas mué en qualité ni cru
en quantité - elle est même en baisse de puis 2001 si l’on en croit les
statistiques du ministère de l’intérieur publiées dans le Monde du 27
novembre 2008 - au point qu’il faille bouleverser notre architecture juridique et
judiciaire.
Â
2° Parce que rien ne démontre que la justice depuis 20 ans ait failli devant la
tâche. Elle a su innover dès 1992 avant mêmes les politiques. La loi est venue
ensuite cautionner ses différentes démarches pour répondre plus vite et plus
sûrement quand elle était accusée de se désintéressée de
la sécurité de nos concitoyens. Mieux elle a su être plus ferme et ne pas
hésiter à recourir aux moyens répressifs et coercitifs qui lui offrait la
loi : en 2006 sur 75 000 condamnations à l’encontre d’enfants
délinquants, plus de 6 000 peines de prison ferme, 15 000 peines de prison avec sursis
simples ou sursis mises à l’épreuve, 4 000 amendes, 5 000 TIG.
L’exception prévue à l’article 2 de l’ordonnance de 1945 a bon
dos
Â
3° Parce que la loi a été régulièrement adaptée et
remise au goût du jour en n’hésitant pas à introduire des innovations
qui portent atteinte aux grands principes de 1945 : le flagrant délit pour les mineurs est
possible, le parquet devient juge sous contrôle du juge; on a créé des
centres éducatifs fermés qui le sont sans l’être, etc. Si la
première édition du droit pénal des mineurs moderne est de 1945, ce
n’est pas un texte suranné, loin de là, pas plus que le code civil ne peut
être taxe de ringard pour avoir été publié en 1804 tellement il a
été revu depuis deux siècles. L’ordonnance a encore été
enrichie 5 fois en 5 ans entre 2002 et 2007.
Â
4° Parce qu’enfin c’est ne voir que d’un Å“il que de
s’attacher à la prévention de la récidive quand il faut aussi dans le
même temps s’attaquer la prévention de la primo délinquance. Et
là tout reste à faire. Il est même risible de voir le
délégué de l’UMP prôner le dépistage des enfants de 3 ans
violents quand son gouvernement tord le cou aux RASED qui doivent justement venir en aide aux
jeunes enfants présentant des handicaps.
J’ai dis combien les réponses apportées en plein ou en creux à ces
questions démontraient que la motivation était idéologique et très
politique. On a une certaine idée de la délinquance et du contrôle social des
populations les plus fragiles ; on veut faire passer la justice pour responsable du
problème de l’insécurité pour détourner des vraies
responsabilités. Pour cela on n’hésite pas à adopter ce que j’ai
qualifié de démarche scientiste sur les données; et on jette
l’opprobre sur les professionnels. Je ne reviendrai pas sur ces points car il faut
s’arrêter sur les propositions Varinard et la philosophie qui l’anime.
Â
On a déjà beaucoup disserté sur la mesure phare qui veut que l’on
pourrait condamner à la prison des enfants criminels dès 12 ans. On peut
difficilement parler d’avancée. J’observe que déjà Christine
Boutin membre du gouvernement que je tenais pour avoir une fibre sociale se démarque de
cette idée. Elle n’a pas été assistante sociale pour rien et ne
s’est pas penchée sur les prisons en vain. François Bayrou aussi est
monté rapidement au front. Les premiers propos de représentants du PS qui en a fini
de compter et recompter ne sont pas fracassantes et ne semblent pas laisser à penser
qu’il saura avoir un discours autre que populiste sur les reposes à la
délinquance. Attendons quand même tellement ce point symbolique est essentiel.
Â
A chaud 5 remarques me viennent immédiatement à l’esprit :
Â
1 Tout d’abord je suis surpris de la référence permanence dans ce rapport au
placement avec une présentation idéaliste de cette prise en charge. Comme
s’il suffisait de mettre un jeune dans établissement dit éducatif pour que le
problème soit réglé, mais là n’est pas encore le plus grave :
on présente le”placement” comme une sanction ce qui de l’avis de
spécialistes est le meilleur moyen de faire échouer. Non seulement un foyer
n’est pas une machine à rééduquer, mais les jeunes ne s’y
trompent pas : ils feront tout pour faire échouer un foyer présenté comme
une punition. Ils préféreront la prison. Je l’ai vécu 1000 fois :
chaque fois que je “vends” à un jeune d’aller en internat scolaire et
qu’un éducateur parle dans mon cabinet de “placement” le jeune se
rétracte comme d’ailleurs ses parents.
Â
2° remarque de principe : substituer le mot “mineur” au mot
“enfant” - juge de mineurs, tribunal pour mineurs et tout le long du texte - revient
à nier que des mineurs sont d’abord des enfants. Cette idée qu’avait
rejetée le gouvernement Villepin est hautement symbolique de la régression que
notre pays vit. Qu’on le veuille ou qu’on le refuse, en droit français et en
droit international - nous avons ratifié la convention internationale des droit de
l’enfant - , une personne de moins de 18 ans est un enfant. En vérité, on
veut lutter contre la compassion qu’inspire les enfants : ce ne sont pas des enfants.
Sont-ce même encore pour certains des êtres humains ? Ce sont des mineurs, des
personnes de moindre intérêt.
Â
3° remarque : il est intéressant que ce texte qui se veut
révolutionnaire se raccroche explicitement en les listant à tous les principes de
l’ordonnance du 2 février 1945 (priorité éducative, focalisation sur
la personne, défense obligatoire, mobilisation des parents, etc.). On chercherait en vain
la rupture idéologique brutale. Ce qui fait déjà dire à certains que
somme toute on a échappé au pire. Pourtant tout le travail n’a pas
été fait pour rien. Quand on regarde de près toute les mesures entrent dans
le schéma de la répression et de l’autorité, seules choses
qu’entendraient les enfants - je maintiens qu’il s’agit d’enfants- : les
mesures éducatives sont remplacées par des sanctions éducatives et on a donc
le choix entre les sanctions douces (éducatives) et les sanctions fortes (prison, amende,
TIG).
Â
4° : on a tellement peu confiance dans les magistrats et les travailleurs sociaux qui,
dans la représentation populaire, négligent les enfants délinquants que dans
la nouvelle procédure on pose sans arrêt des obligations et des contraintes de
délais. Résultat demain les juges ne pourront plus tricoter l’habit sur
mesure qu’impose une situation qui s’est dégradée depuis des
années. Comme si l’on obligeait les médecins à guérir dans des
délais pré-décidés et en plus en leur limitant les moyens
thérapeutiques. On va dans le mur.
Â
5 et dernière remarque : On aura relevé qu’ a priori, avant 12 ans on ne
pourra plus engager de poursuites pénales contre un enfant quand aujourd’hui la
barre est à 7-8 ans,, quoique des exceptions soient semble-il prévues. Il reviendra
donc aux maires de traiter ces cas avec les Conseil locaux de prévention de la
délinquance et de la sécurité. Eventuellement avec l’appui de
l’Aide sociale à l’enfance et les structures contenantes dont elle devra se
doter. Les présidents des conseils généraux vont apprécier.
Imagine-t-on ce que cela aurait pu donner à Marignane ou dans telle autre ville frontiste
si le maire avait pu mener une politique de répression contre les jeunes de ses quartiers
difficiles ? On s’oriente bien vers une réponse à l’américaine.
Â
Je reviendrai rapidement sur les mesures techniques, mais le débat politique va être
rude. Â
Le théâtre de René Kalisky Tragique et ludique dans la représentation de
l'histoire Collection: Comparatisme et Société / Comparatism and Society Vol.
8Année de publication: 2008Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford,
Wien, 2008. 360 p., 11 tabl. ISBN 978-90-5201-447-0 br. Prix de venteSFR 56.00€
35.90£ 26.90US-$ 55.9 Texte de présentation L'auteur de cet ouvrage explore
l'écriture si particulière de René Kalisky, un des dramaturges belges les plus
importants de la seconde moitié du XXe siècle. Dans son théâtre, Kalisky
prend l'histoire à bras le corps et n'hésite pas à mettre en scène des
figures comme Hitler, Trotsky, Mussolini, Pasolini, Coppi, Saül ou le Roi David, tout en
renouvelant les formes avec sa technique du « surtexte ».Par une analyse
méthodique et fouillée de l'ensemble des pièces, l'auteur montre comment
René Kalisky a su tirer parti de la tradition ainsi que des innovations scéniques de
son temps pour ériger un art qui lui était propre et en mesure de rendre compte du
caractère tragique de l'histoire.Les enjeux posés par cette dramaturgie
s'éclairent grâce à la mise en valeur d'un élément essentiel : la
dimension ludique. Jeu de l'acteur avec son rôle, du personnage avec son sort ou de l'homme
avec l'histoire, l'étude nous rappelle en cela un principe essentiel : au
théâtre, la recherche de la vérité est indissociable de celle du
plaisir. ContenuContenu : Kalisky : quel héritage ? - Une oeuvre en perfectionnement -
Étude dramaturgique de Dave au bord de mer - La rencontre avec Antoine Vitez - Les germes du
surtexte - Le jeu avec les fantômes - Deux personnages au coeur de l'événement
- Le surtexte dans ses dernières conséquences - Dans le monde de la prière -
Le surtexte simplifié - Entre Shakespeare et les jeux de Pourim.Auteur(s) - Responsable(s)
de publicationL'auteur : Serge Goriely est docteur en philosophie et lettres de l'Université
catholique de Louvain (UCL) où il enseigne. Spécialiste du théâtre
moderne et contemporain ainsi que de l'esthétique cinématographique, il est
également auteur dramatique (Realdemokratie, Cave canem, Les Sorciers) et
cinéaste(L'Ultimatum). [...]
JÂ’en finis, rassurez-vous, avec une très étrange leçon de
philosophie administrée à la fin du projet dÂ’Elie Hay par une
très étrange femme qui se présentait comme philosophe tout en faisant semblant
de sÂ’en excuser, alors quÂ’elle était manifestement
très satisfaite de se faire passer comme telle à nos yeux de spectateurs. Il fut un
temps, lorsque les mots avaient un sens et que les gens faisaient un peu de politique, où on
aurait qualifié ça dÂ’exercice de domination...
Décrivant les menaces du relativisme, Etienne Klein, spécialiste des sciences de la
matière et docteur en philosophie des sciences, use de tous ses talents de vulgarisateur
pour défendre la connaissance pour elle-même et la science, ce #34;trésor
d#39;incomplétude#34;.img width='1' height='1'
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Les Nuées Aristophane Traduction de Bernard Pautrat Chambéry : L'act mem, coll. "la
bibliothèque volante", 2008. prix 16EUR EAN 9782355130212 Présentation de
l'éditeur : Un bouseux affligé d'un grand fils qui lui bouffe ses sous aux courses
s'en va trouver Socrate pour apprendre de lui, et vite, le fameux baratin qui gagne les
procès. Surtout ceux qui sont perdus d'avance, et surtout ceux que font des
créanciers. C'est que le pauvre, il est couvert de dettes. Mais apprendre la dialectique,
quand on est inculte... à cet âge... ça ne pouvait que mal finir. En attendant,
avec ce Socrate véreux et ses adeptes blêmes, Aristophane nous aura bien fait rire. Et
réfléchir, aussi. Car entre deux risées, on aura surpris la querelle des
Anciens contre les Modernes, l'éternel refrain de la décadence. Bernard Pautrat
enseigne la philosophie à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il a
traduit l'Éthique de Spinoza, mais aussi bien d'autres textes de Lucrèce, Perse,
Anselme, Beccaria, Hölderlin, Kafka, Roswitha, Rilke, Auden, Shakespeare, etc. [...]
Si la cigale et la fourmi ont bercé notre enfance de leur morale capitaliste (travailler
plus pour manger plus, tout ça ...), on ne sait en revanche pas trop quelle sera la
philosophie enseignée par le scorpion et la tarentule dans le prochain conte
vidéoludique de THQ. Mais quelle cruelle décision que de sortir les deux arachnides
de Deadly Creatures sous les vents froids de l'hiver. Car c'est en effet au mois de février
2009 que sera disponible au Etats-Unis ce titre déjà célèbre pour ses
deux héros haïs des ménagères et adorés des groupes de Hard Rock.
Un petit OVNI qu'on aimerait maintenant bien voir annoncé de façon précise en
Europe. I'm a poor lonesome arachnide