To display the most relevant entries to you in priority,
vote for the stories you are interested in
()
and reject those that you are not interested in
()
Janusz Kaczmarek, były szef MSWiA chce postawić Jarosława
KaczyÅ„skiego przed sÄ…dem za pomówienia. Do Sejmu
wpłynął już wniosek o odebranie prezesowi PiS
immunitetu - dowiedziało się Radio ZET.
p style=text-align: justify;a target=_blank
href=http://storage.canalblog.com/34/07/110219/33238836.jpgimg height=225 border=0 width=300
src=http://storage.canalblog.com/34/07/110219/33238836_p.jpg alt=burdenofdreams3 style=margin: 0px
5px 5px 0px; float: left; //aBon, je sais, quot;pointuquot;, quot;nécessairequot;, ok, mais
à ce point... est-ce bien utile? Attention, ce court-métrage est plus futé
quil ny paraît. Au départ un pari de Herzog (apparemment coutumier du fait, vu
quaprès la brûlure dun acteur sur le tournage des emNains aussi ont commencé
petits/em, il avait promis de se battre avec cactus si le nain sen sortait sain et sauf - bilan,
une épine à vie dans le genou du Werner qui prend la chose placidement) quil avait
fait au documentariste Errol Morris sil parvenait à achever son premier film (ok Bas*ien, je
mange une tong). Herzog est homme de parole et après avoir accommodé soigneusement la
paire de pompe (ail, oignon, graisse de canard, sauce pimentée,... ingrédients
complets sous le tag quot;recettesquot;) sattaque à son pari devant le public venu
assisté à emGates of Heaven/em (excellent docu par ailleurs, qui, à partir du
thème des cimetières pour animaux domestiques, montre tout le pathétique de
nos chers contemporains dans notre bonne société capitaliste où les
émotions seffritent...). Derrière laspect clownesque, Herzog insiste sur la
nécessité de passer quot;à lactequot; lorsque lon veut réaliser un
film; ce pari, certes stupide, est dune part une preuve dencouragement du cinéaste qui a
toujours respecté son pote Errol. Mais le plus important pour lui, cest que dans un monde,
ravagé par les talks-show et les images de pub, on finit par perdre complètement
contact avec la réalité. Si un film ou un docu ne va jamais révolutionner le
monder, il peut, daprès Herzog, changer sur le long terme la quot;perspectivequot;, la
façon de penser du téléspectateur. Ce pari, finalement, est presque une
profession de foi envers la valeur du cinéma - celui fait à partir de convictions
profondes... Et pis, comme le rappelle le Werner, il a déjà survécu au KFC,
une pompe (sans la semelle, précise-t-il, pince sans rire, on mange pas les os dans le
poulet...) ne peut pas être pire. Cuir?nbsp; nbsp;/p
BRUXELLES Le Belge est un épicurien : il ne fait aucun compromis sur la saveur des aliments
et tant pis si c'est au détriment d'une alimentation plus saine (77 %). C'est ce que
révèle la 1re partie d'une ...
- Ten pan wmawia wszystkim, że był bohaterem, a nie był i
powinien zostać zdemaskowany - stwierdził Jarosław
Kaczyński. - Mogę tu przynieść pewną
książkę i troszkę ją poczytamy
publicznie. Będzie pan bardzo czerwony. Bo sypać w pierwszym
przesÅ‚uchaniu w tak haniebny sposób to naprawdÄ™ fatalna sprawa -
grzmiał prezes PiS w stronę Stefana Niesiołowskiego.
pJarosław Kaczyński jeszcze przed świętami
Bożego Narodzenia ma poddać się specjalnemu szkoleniu
medialnemu - dowiedział się "Dziennik". Prezes PiS ma się
nauczyć między innymi lepszej komunikacji z dziennikarzami./pimg
src="http://feeds.feedburner.com/~r/bankier-wiadomosci-dnia/~4/474354181" height="1" width="1"/
Prawo i Sprawiedliwość jest partią niezwykle
konsekwentną i konsekwentnie zwalcza Bronisława Komorowskiego -
powiedział marszałek Sejmu podczas debaty nad wnioskiem PiS o jego
odwołanie.
Vers 2030, la Terre pense vivre sous une parfaite démocratie globale. Le nouveau
président américain est d'origine chinoise et l'équipage de la première
expédition vers Mars est composée d'astronautes représentant les cinq
continents et tous leurs métissages. Mais une surprise de taille les attend : la
planète rouge est devenue brune. Les Nazis y ont bâti Germania, la cité
futuriste née du cerveau dérangé d'Albert Speer !
Tout ceci n'étant finalement qu'un nouveau prétexte pour Grégory Jarry de
manifester son talent pour une re-lecture satirique de l'Histoire (avec un grand H comme la bombe)
aidé par son comparse Otto T aux dessins humoristiques et néanmoins contrapunctiques.
Derrière la farce spatiale se devinent de gros clins d'oeil à des faits de la
dernière décennie et aux faciles manipulations induites par une consommation trop
passive des boîtes à images. Jarry n'a pas placé pour rien Leni Riefensthal
dans l'équipage du vaisseau nazi. La seule chose dont aurait pu se vanter la cinéaste
officielle du IIIe Reich, c'est bien d'avoir été précurseur des mises en
scène à grand spectacle les plus édifiantes. On peut aussi déceler un
joli croc-en-jambe à ceux et celles qui actuellement, sous le couvert de soi-disant
"modernisme" et autres "rénovations" ne sont que des rétrogrades à pulsions
totalitaires.
J'espérais un peu plus — ou trop ? — de la conclusion de "La Conquête de
Mars" bien qu'accrochant toujours au mauvais esprit salvateur de son duo d'auteurs. Il faut
reconnaître que l'entité martienne inventée pour l'occasion ainsi que son
utilisation changent des habituels petits hommes verts et autres créatures gluantes. Je
n'ose même pas parler de l'horrifiante perspective (pour beaucoup) suggérant un monde
apaisé car ayant aboli l'esprit de compétition...
La lecture de "Germania" pourra induire les effets pervers suivants : un petit sourire la prochaine
fois que vous entendrez un tube de Bob Marley et verrez les pubs charcutières d'un sponsor
du Tour de France. Et tant pis si ce n'est pas charitable ou chrétien (ou ce que vous
voudrez) mais la dernière planche peut procurer la même délectation que lors de
la fameuse scène d'"Indiana Jones" où un ignoble nazi fond comme de la cire
chauffée à blanc. Sites Internet : http://www.flblb.com/La-Conquete-de-Mars-tome-2.html http://miss-cho.over-blog.com
Marszałek Sejmu Bronisław Komorowski nazwał
podłością insynuacje Jarosława
Kaczyńskiego dotyczące jego rzekomych powiązań z
WSI i RosjÄ…. Jego zdaniem, sÄ… one nieprawdziwe.
pEt la folie des blogs, où en est-elle#160;? C’est un peu une mise en abyme que je
vous propose, à propos de la blogosphère. Si le nombre de ceux qui postent
quotidiennement (ou plus occasionnellement) leurs états d’âme et de
pensée dans l’espoir peut-être dérisoire d’entamer une belle
conservation numérique, bien des contributeurs préfèrent le rythme et la
visibilité rassurante des médias imprimés. Du papier, encore du papier, tant
pis pour les écolos et pour les adeptes de l’immédiateté que les
réseaux nous ontnbsp;ouverte./p pa
href=http://www.rue89.com/en-pleine-culture/2008/12/03/va-t-on-vers-la-disparition-de-la-blogosphereen
lire plus/a/p
Prawo i Sprawiedliwość mimo zapowiedzi nie
opuściło jednak komisji "Przyjazne Państwo" -
powiedział szef tej komisji Janusz Palikot (PO). Jak
wyjaśnił, na liście obecności
środowego posiedzenia komisji znalazł się podpis
posła PiS Krzysztofa Jurgiela.
Sorti au Japon l'été dernier, Dragon Quest V sur DS, plus communément
appelé sous nos latitudes The Hand of the Heavenly Bride (enfin, non on l'appelle rarement
comme cela en vérité), a vu sa sortie confirmée pour le printemps prochain en
Europe. Si vous ne me croyez pas, tant pis pour vous. RPG à l'ancienne, que les amateurs
éclairés ne manqueront pour rien au monde, cet opus vous fera voyager
à…
Koalicja PO-PSL jest najlepiej ocenianÄ… przez Polaków koalicjÄ…, ale
będziemy szukali porozumienia i z SLD i PiS i z innymi klubami -
powiedział Donald Tusk.
pSkala obniżenia założeń makroekonomicznych
dotyczÄ…cych wzrostu ekonomicznego w 2009 r. jest zbyt optymistyczna -
powiedziała w imieniu Klubu PiS Aleksandra Natalli- Świat./pimg
src="http://feeds.feedburner.com/~r/bankier-wiadomosci-dnia/~4/473480177" height="1" width="1"/
Demokracja to "wielka manipulacja ludzkim umysłem", Polacy powinni
"dążyć do całkowitej likwidacji partii
politycznych", a "prawica powinna zniszczyć od środka parlament i
demokracjÄ™" - to wypowiedzi posÅ‚a PiS Artura Górskiego z lat 90. do
których dotarÅ‚ serwis tvp.info.
C’est une question que je me pose réellement et j’aimerai avoir un maximum de
réponse à cette note (faites passer autour de vous).
Quand j’étais jeune je me souviens qu’en cours de math c’était un
exercice type : “et à la fin la machine combien elle produit de pièce dans la
journée”. Bon c’était pour nous apprendre la multiplication et la
division. Quelques années plus tard on nous apprenait que c’était valable
dans un système sans interdépendance ni variabilité.
Mais l’exercice était toujours le même et concernait une machine ou une
personne effectuant une tâche répétitive, parfaitement connue,
“scriptée”, invariable. Et il s’agissait souvent d’une tâche
finale ou intermédiaire dans un processus de fabrication qui permettait à la fois
d’identifier un produit et lui donner une valeur.
Aujourd’hui la productivité du collaborateur est un enjeu majeur et d’ailleurs
tout le monde à ce mot à la bouche. Mais force est de reconnaitre qu’au
delà des mots la définition du Saint Graal est on ne peut plus floue. Tout le monde
veut être plus productif, veut que les autres le soient. Mais sans trop savoir au final ce
que ça signifie ni être clair sur la réponse à “on le mesure
comment ?”.
Alors j’aimerai savoir comment vous déterminez votre propre productivité et
celle de vos équipes. Temps de présence actif ? Nombre de tâches
effectuées (mais qui de la nature variable ou non des dites tâches) ? Valeur
créée ? Objectifs atteints ? Trouvez vous votre mode de mesure satisfaisant ou
est-ce un pis-aller ?
Tous vos retours sont les bienvenus…. Faites passer le message car plus j’aurai de
retours plus on aura une base de réflexion intéressante.
!-- [DocumentBodyStart:7382f3bf-dbfd-4650-86ee-4924a834b2c4] --div
class='jive-rendered-content'pNo, it isn't possible. However you can a new type of facets and add
any panels to that facets (see Struts facet for example)./pp style="min-height: 8pt; height: 8pt;
padding: 0px;"nbsp;/pblockquote class="jive-quote" level="1"pIs it now possible to add new tab
panel in the some facet?/pp style="min-height: 8pt; height: 8pt; padding: 0px;"nbsp;/ppFor example,
I want to extend the web facet, so I would like to add new tab with my custom stuff. That was not
possible in idea7. Is it possible now?/p/blockquotep style="min-height: 8pt; height: 8pt; padding:
0px;"nbsp;/pp style="min-height: 8pt; height: 8pt; padding: 0px;"nbsp;/pp-- /ppNikolay
Chashnikov/ppSoftware Developer/ppJetBrains, Inc/ppa class="jive-link-external-small"
href="http://www.jetbrains.com"http://www.jetbrains.com/a/pp"Develop with pleasure!"/pp
style="min-height: 8pt; height: 8pt; padding: 0px;"nbsp;/p/div!--
[DocumentBodyEnd:7382f3bf-dbfd-4650-86ee-4924a834b2c4] --
Version courte dans l’article 10% DES IMPÔTS FRANÇAIS
S’ÉVADENT DANS LES PARADIS FISCAUX Alors que le G20 réunissait les grands pays
à Washington, pour trouver une solution à la crise économique mondiale, une
poignée de militants tentaient de manifester dans la principauté de Monaco, paradis
fiscal aux portes de la France.
Policiers et hélicoptères étaient presque plus nombreux que les manifestants. Ils
répondaient pourtant aux déclarations de Nicolas Sarkozy contre le capitalisme
financier et les méchants paradis fiscaux. Philippe Maréchal, correspondant de
LaTéléLibre dans le Gard avait cassé sa tirelire de Rmiste pour couvrir
l’événement. Les paradis fiscaux dans le monde permettent l’évasion
fiscale de 10% des impots français, soit 50 milliards d’euros! La principauté de
Monaco est classée dans les trois paradis fiscaux européens “non
coopératifs”, avec le Liechtenstein et l’Andorre.
Voici, avec la finesse, la poésie et la radicalité qui caractérise
notre lutin des Cévennes, un reportage très personnel sur cette journée du samedi
15 novembre 2008
John Paul Lepers
L’autoroute déroulait ses trois bandes de part et d’autres d’un muret en
béton. La radio montée toujours d’un cran soulignait comme une voix off les
images de paysages d’une Provence bétonnée, en arrière plan des cimes
enneigées. Tout çà défilait en cinémascope à travers le
pare brise comme dans un road movies. J’allais à Monaco, ayant quitté les
montagnes trois heures plus tôt alors qu’il faisait encore Nuit. J’étais
monté dans ma caisse en ayant à peine pris le temps de gratter le givre sur les vitres
et j’étais parti le bonnet sur la tête comme on part à la pêche
et engoncé dans une veste au dessus d’une polaire. Dans le journal du
matin, la juge Eva Joly décrivait à Stéphane Paoli dans toute la largeur et dans
ses moindres travers le fonctionnement des paradis fiscaux. Je me disais que je n’aimais
déjà pas çà, la notion de paradis, ou plutôt l’espoirÂ
chamallo d’un futur un peu merdique, comme s’imaginer renaissant dans un
endroit sirupeux au milieu des tronches de premier de la classe, mais là, sa description
balançait comme un sac à vomi entre deux vieilles brinquebalées dans un car en
excursion. Elle décrivait comment ces principautés, duchés et autres cailloux aux
noms exotiques s’y prenaient pour sucer et rendre exsangues les économies des pays
africains. Quand même, Je me demandais bien ce que j’allais y foutre à Monaco,
comme si cet élan qui m’avait pris pour y aller, me donnait à présent
l’allure d’un personnage de dessin animé qui continue à courir alors
qu’il a déjà dépassé la falaise.
Correspondant d’une télé sur le web , j’allais jouer au reporter citoyen
pour filmer une manifestation, on dit couvrir chez les pros, d’une poignée de
militants aux portes de la principauté. J’y allais. J’avais dit, je
m’étais dit ; donc j’y allais. Quant on peut, on veut, et quand on veut
c’est qu’on a faim. Et tant qu’à vivre n’importe comment autant
filmer n’importe quoi, et là c’était du lourd. Sur le parking d’une
station d’autoroute je boulotais mon sandwich préparé la veille en zieutant un
gros 4×4 immatriculé au Luxembourg, signe probable que j’abordais les contres
allés du paradis déjà fréquentées dans les parages par ses anges
joufflus et en ray bans. Il y avait aussi des belles petites voitures avec des beaux petits vieux
dedans. Plein de petits vieux bien soignés, bien coiffés et bien habillés avec le
GSM à la ceinture. Déjà aussi de belles voitures avec des dames bien bronzées
qui plairaient à Berlusconi. C’est vrai qu’il faisait extraordinairement doux
pour un mois de déprime et je tombais bonnet et veste. J’avais quitté le mois de
novembre et je n’étais plus qu’à quelques dizaines de minutes de Monte
Carle. Je repartais et je poussais jusqu’au centre de la cité monégasque sans
faire exprès tant la frontière entre la dernière ville limitrophe et la ville du
prince parait inexistante. Tant pis, si la manif était prévue au Cap d’Ail, trop
tard j’y étais et je décidais quand même de me laisser glisser comme les
flux financiers sous les tunnels et de prendre le premier parking qui me trouverait. Ce fut le
dernier qui me trouva, le parking de la digue, après c’est la mer. Quand j’ai
ouvert la portière, je me suis dit qu’on aurait pu manger parterre tellement
çà faisait propre et tellement çà faisait bizarre que çà fasse
aussi propre dans un parking aussi souterrain que bien peint. Mais quand même
c’est une idée con de penser à manger parterre dans un parking, faut être un
blaireau comme moi dans un endroit étonnant comme çà pour penser un truc pareil,
que je me suis dit. Et puis, parking çà fait pas très classe pour ici,
j’aurais plutôt appelé çà un rangement à voitures, comme on dit un
rangement pour couverts en argent. Et je me suis dit que çà allait douiller. Plus loin,
une grosse bagnole dormait sous une housse impeccable et au fond deux voutures un peu luxes
n’arrivaient pas à remplir la cave toute neuve. J’en ressortais avec mon barda,
mon pied de caméra, on Å“il numérique et mon sac à sandwich pain
complet et bouteille d’eau qui fuit et puis mes polaires. Le Soleil plein la gueule, la
mer...les yachts. Putain de Yachts, grands comme des immeubles, lustrés comme des commodes
empire, au milieu d’un port encombré de prétentions et d’un club de voile
remplies de filles qui gloussaient en allant rejoindre l’aventure au-delà des
jetées. Tout autour se dressait une imposante et foisonnante muraille de buildings
coiffés çà et là de palmiers et dépassés de temps à autres de
grues dont je me demandais à quelles constructions elles pouvaient servir vu le manque de
place évident. Je me suis dit qu’il y a des immeubles qui doivent tomber dans
l’eau pour faire de la place aux autres. Une densité incroyable. Allées et venues
sur les quais, de joggers, de nourrices, de chauffeurs, d’une armée de
domestiques montant et descendant les échelles de coupées des somptueux navires,
immatriculées qui, aux Iles Caïmans ou Georges Town, ou bien battant
pavillons britanniques, du Portugal ou de la planète Mars. Du plus gros fer à repasser
au bateau à la Corto Maltèse en passant par un élégant vieux gréement
style « Voiles de St Tropes », tous attendaient leurs riches armateurs, qui d’un
clin d’Å“il, d’un caprice ou d’un coup de fil se prépareraient
bientôt à appareiller ou bien semblant. Des équipages briquaient
coques et ponts, d’autres devisaient au soleil, désÅ“uvrés comme une
glandouille en zone de moyenne altitude. Moi j’en étais une
qui en descendait ce matin et je déambulais, me grattant furieusement la tête et le
reste accessoirement, signe que je feignais de craindre la panne sèche quant à
l’inspiration journalistique. Je pensais à John Paul et à sa classe british avec
deux poils de french touch en reportage et je me trouvais aussi élégant que la voiture
de Colombo. Il était un peu plus de midi et les hirsutes, les manifestants
n’allaient pas pointer leurs pancartes, et leurs savates avant 15 heures trente
au-delà des limites de Monaco. Il fallait donc que je profite d’être dans la
place pour filmer quelques plans, toujours çà de pris. Ce n’était
finalement pas une mauvaise chose que de me trouver sur le rocher monégasque
tant je me disais que la gendarmesque affectée cette après midi au Cap d’ail pour
la manifestation contre les paradis fiscaux auraient pu m’en interdire l’accès.
Moi, j’allais faire le chemin à l’envers et aller à la rencontre des
contestataires qui, je l’avais appris sur le net comme tout le monde, s’étaient
donnés rendez vous de l’autre coté de la frontière. Surement que je
n’étais pas seul à connaître ce détail, je n’allais pas tarder
à m’en rendre compte.
Je quittais le port après une courte ballade sur le bateau bus, électrique de surcroit
et comme moi affecté comme l’était en son temps Escartefigue à
Marseille, entre deux les quais d’un bassin rempli de yachts. J’ai pratiquement
oublié de filmer parce que J’y ai surtout remarqué un couple à l’
accent russe, bronzés comme un lavabo en hiver et qui avait l’air au paradis,
béats, bisous, re béats, Monaco tout autour et on s’en fout. Elle était
plutôt jolie et était habillée très sexe et il était fou amoureux et
plutôt chauve, « vous ne voulez pas descendre pour Monte Carlo ? leur a dit
la dame qui était poète et qui faisait matelot tandis que son mari faisait capitaine en
prose et propulseur d’étrave. Ils ont rigolé et se sont à nouveau
embrassés. Comme moi, ils avaient l’ air un peu cons et ils tenaient à en
profiter. Après ce moment de bonheur, Je suis allé direct au pied de l’escalier
à l’assaut de la résidence du prince Albert. On pouvait entendre la
noria des hélicoptères taxis qui font la navette entre l’aéroport de Nice et
Monaco station, participant de leur mieux au réchauffement durable. Par le chemin des
pêcheurs j’ai longé la mer puis par un escalator j’ai grimpé la
citadelle. Je suis arrivé rincé comme une motion socialiste au pied du musée
océanographique où des canadiens se faisaient pendre en photo devant un yellow
submarine puis plus loin devant une machine à chenilles ayant servi à des lointaines
expéditions polaires et moi je me cherchais un endroit un peu rigolo pour faire un plateau.
C’est important le plateau, c’est la consigne. Je suis passé devant le palais
cher au Commandant Cousteau qui avait vu juste, en déclarant « and it is a great
dommage for the future générations » et puis je suis tombé en arrêt sur
une statue de la pieuvre, un indice de taille pour mon sujet , et puis j’ai admiré la
cathédrale, l’équivalent d’une église chez nous, et puis le Conseil
national, l’équivalent de l’assemblée nationale chez nous et puis je me
suis dit devant la taille des ces bâtiments, ici, l’essentiel est surement ailleurs.
J’ai emprunté de jolies et proprettes petites ruelles commerçantes, ornées
de jolis petits drapeaux monégasques qui ressemblent au drapeau polonais à
l’envers ou aux barrières des passages à niveau quand elles sont relevées.
Je dois dire que je me sentais comme à l’intérieur d’un film de Schreck
où je m’attendais à voir débouler la princesse Fiona poursuivie par le
ballon de la série anglaise des années soixante « le prisonnier ». Tout
m’a amené sur la place, jusqu’à des talons aiguilles sous des jambes fines
et galbées que je poursuivais du regard et que même c’est à ce moment que le
monteur de la télélibre m’a appelé sur mon portable, quand j’ai
relevé la tête, c’était elle, la grande place devant le palais du Prince.
Y’avaient trois policiers habillés comme des grooms qui sifflaient dès
qu’un passant marchait en dehors de là où il est autorisé de marcher
c’est-à-dire on ne sait pas trop. C’est un peu comme au foot quand
tu ne sais pas jouer et que tu es hors jeux. Tu te fais siffler. Tu protestes juste pour la forme
et Tu te tires ailleurs où…je me suis fait sifflé aussi en
trébuchant sur mon pied de caméra…Le policier monégasque siffle beaucoup en
faisant signe que non, c’est surement pour çà qu’il a des grosses joues
toutes roses comme Oui-oui. Comme çà, il a pas l’air méchant mais il prend
son travail au sérieux et on ne sait jamais, y ‘en a peut être
d’autres planqués pas loin derrière. Devant le palais y’a des chaines qui
délimitent une surface de réparation gardée par un goal coiffé d’un
Å“uf de Pâques recouvert d’une feutrine bleue et qui évolue comme sa
pensée dans une étroite guérite et qui n’a pas l’air de
rire. Je feinte, et j’évite de le filmer. En cette saison, peu de
touristes, en dehors des play-mobiles affectés à la sécurité, un
camion de pompiers, rouges comme chez nous, quelques chinois et quelques vieux qui
arpentent la grande place sous le soleil de Bodega. Plus loin, surplombant de 35 mètres le
port de Font Vielle, une batterie d’anciens canons veillent au grain accompagnés
d’une pyramide de boulets soudés ordonnancés dans un élan poétique et
en équilibre consternant. Là, sous l’Å“il interloqués
de trois touristes américains qui faisaient le poids des boulets, je le fais, mon
plateau,…philippe marechal correspondant à…pour …en raison de… Et
là je me dis que si je me dépêche pas, je vais louper la manifestation qui
normalement devrait démarrer dans une demi heure au Cap d’Ail, la commune mitoyenne de
Monaco, site qu’ont choisi les énergumènes pour bloquer symboliquement la route
des flux financiers qui alimentent ces trous noirs de la finance que sont les paradis fiscaux. Je
déboule les escaliers de la cité pour tenter de les trouver au sortir de la ville
princière…plus loin en fait comme on le verra. Il fait de plus en plus chaud sous mes
polaires et je serais bien allé prendre une bière...