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L'Equipe.fr Actu Sport -
18 hours and 42 minutes ago
Après son triomphe à Vancouver, Marit Bjoergen n'a pas eu trop de mal à se
remettre en piste. La Norvégienne a...
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1 days and 13 hours ago

Hispania Racing Team n'avait qu'une seule voiture prête pour la première
journée d'essais à Bahreïn. Bruno Senna a logiquement signé des chronos
très en retrait. La HRT-Cosworth a enfin pris la piste ! La monoplace de Bruno Senna a
été prête à vingt minutes de la fin de la première séance
à Sakhir. Il a signé ses premiers temps dans l'après-midi, à
près de 12 secondes des plus rapides. Avec un tel chrono en GP2 Asia, qui accompagne la F1
ce week-end, Senna n'aurait signé la pole que pour un dixième... La (...)
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1 days and 14 hours ago

Hispania Racing Team n'avait qu'une seule voiture prête pour la première
journée d'essais à Bahreïn. Bruno Senna a logiquement signé des chronos
très en retrait.
La HRT-Cosworth a enfin pris la piste ! La monoplace de Bruno Senna a été prête
à vingt minutes de la fin de la première séance à Sakhir. Il a
signé ses premiers temps dans l'après-midi, à près de 12 secondes des
plus rapides.
Avec un tel chrono en GP2 Asia, qui accompagne la F1 ce week-end, Senna n'aurait signé la
pole que pour un dixième... La (...) - HRT / Bruno Senna, Fiche Bruno Senna, Fiche HRT, Karun Chandhok, Fiche Karun
Chandhok
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1 days and 14 hours ago

Renault a signé des performances encourageantes au cours de la première
journée du Grand Prix de Bahreïn, avec Robert Kubica performant dans la matinée
et Vitaly Petrov dans l'après-midi. Robert Kubica a créé une petite surprise
dans la première séance, en s'invitant à la troisième place. Il a
été moins rapide dans l'après-midi, en se concentrant sur le rythme de course.
« Nous avons roulé dans des conditions différentes par rapport aux essais
d’intersaison, avec des températures d’air et de piste élevées
» (...)
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1 days and 15 hours ago

Les pilotes McLaren sont satisfaits après la première journée d'essais
à Bahreïn mais ils notent des choses à améliorer : Lewis Hamilton se
plaint d'une monoplace difficile à manier au freinage, alors que Jenson Button veut
améliorer l'équilibre de la MP4-25. McLaren a été la seule
équipe à se battre pour la première place dans chacune des deux séance.
Lewis Hamilton termine finalement la journée avec le deuxième meilleur temps. "En
piste, il faisait très chaud donc la dégradation des deux types de pneus est (...)
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1 days and 15 hours ago

Renault a signé des performances encourageantes au cours de la première
journée du Grand Prix de Bahreïn, avec Robert Kubica performant dans la matinée
et Vitaly Petrov dans l'après-midi.
Robert Kubica a créé une petite surprise dans la première séance, en
s'invitant à la troisième place. Il a été moins rapide dans
l'après-midi, en se concentrant sur le rythme de course.
« Nous avons roulé dans des conditions différentes par rapport aux essais
d'intersaison, avec des températures d'air et de piste élevées » (...) -
Renault / Robert Kubica, Fiche Renault, Fiche Robert Kubica,
Vitaly Petrov, Fiche Vitaly
Petrov
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1 days and 16 hours ago

Les pilotes McLaren sont satisfaits après la première journée d'essais
à Bahreïn mais ils notent des choses à améliorer : Lewis Hamilton se
plaint d'une monoplace difficile à manier au freinage, alors que Jenson Button veut
améliorer l'équilibre de la MP4-25.
McLaren a été la seule équipe à se battre pour la première place
dans chacune des deux séance. Lewis Hamilton termine finalement la journée avec le
deuxième meilleur temps.
"En piste, il faisait très chaud donc la dégradation des deux types de pneus est
(...) - McLaren /
Jenson Button, Lewis Hamilton, Fiche McLaren, Fiche Lewis Hamilton,
Fiche Jenson
Button
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La république des livres -
1 days and 18 hours ago
                                                   Â
Les grands esprits ne sont pas mieux
traités que le petit personneL Ainsi, l’éminent George Steiner,
longtemps professeur à Cambridge, Princeton et Genève, conférencier
sollicité par les plus prestigieux cénacles, essayiste célébré
dans de nombreuses langues, a-t-il été remercié du New Yorker par la nouvelle
rédactrice en chef Tina Brown en 45 secondes après trente-trois ans de longs et
royaux services, des centaines d’articles et autant de critiques qui font l’orgueil
de cet hebdomadaire. Mais qui se souviendra de Mrs Brown alors que le professeur Steiner nous
captivera longtemps après que les journaux auront disparu ? Car
si cet infatigable agitateur de concepts, producteur d’idées et comparatiste
d’incomparables, vous lâche par la voie des medias, il vous rattrape aussitôt
par celle du livre ou de la leçon. Il n’est que de lire l’épatante
anthologie de ses Lectures. Chroniques du New Yorker ( traduit de l’anglais par
Pierre-Emmanuel Dauzat, Arcades/Gallimard, à paraître le 25 mars). On y trouve
l’essai le plus pénétrant consacré à Anthony Blunt, espion et
poussinologue, et des analyses d’une implacable lucidité sur Nabokov, Brecht,
Céline, Koestler ou Simone Weil. En cherchant bien parmi ses exercices d’admiration,
on découvre quelques rosseries, et c’est Cioran qui fait les frais de son humour
assassin : le professeur sait trop comment le plus joyeusement
désespéré des moralistes fabriquait ses formules, il connaît trop le
mécanisme de l’intérieur, pour s’y laisser prendre et ne pas
dénoncer les faux-semblants des paradoxes.
  Â
     Si ce n’est par le livre,
c’est donc par le verbe. Archétype de l’intellectuel européen à
jamais gouverné par les humanités gréco-latines, George Steiner est des
rares à séduire durablement son public. A le captiver, l’exaspérer, le
surprendre encore. A 80 ans, il ne dételle pas. Rien ne l’enchante comme la
perspective de digresser en public, son spo rt favori. C’est une
bien étrange volupté que de créer des liens hypertexte à l’oral
sans que nul n’ait le mauvais goût de vous rappeler au hors-sujet tel un skieur
sermonné pour s’être aventuré hors-piste. Les élèves et
les professeurs de l’Ecole Normale supérieure à Paris, ainsi que
des «Â prépas » du lycée Henri-IV attirés
par la rumeur, ont pu y goûter à trois reprises la semaine dernière.
Invité par sa directrice, la philosophe Monique Canto-Sperber, à y donner un séminaire, le professeur
Steiner l’intitula «Â Une poétique de la
pensée » (les absents se rattraperont ici en
ligne). C’est la plus récente illustration de sa manière si personnelle
de penser en public, à voix haute, étant entendu que ses explosions de
pensée reposent sur une longue, intime et ancienne rumination.Â
  Le premier jour, il se chauffa avec le miracle grec car il est
toujours recommandé de débuter par le début, surtout lorsqu’on a
l’intention d’emprunter les chemins de traverse, fût-ce en partant des
présocratiques et de Lucrèce; le deuxième, il se lança sans filet sur
dialogue et dialectique de Platon à Valéry ; et le troisième, il
atterrit en douceur et profondeur en faisant rencontrer penseurs et poètes autour
d’un feu d’artifice de non-dits sur le silence qui marqua la rencontre entre Martin
Heidegger et Paul Celan dans la hutte de Todtnauberg, (”Quand une pensée et une
poésie également suprêmes marchent côte à côte, il est
fort possible que c’est dans un silence infiniment signifiant”), ce qui ne
manqua pas de provoquer la contradiction des célaniens, d’autant qu’il ajouta
que sans Heidegger nous n’aurions pas le langage de Celan (ne pas oublier que
l’Ecole abrite une très active unité de recherche sur
Paul Celan animée par Bertrand Badiou). Complète le premier jour avec une heure
d’avance, la salle des Actes où se tenait la leçon fut de plus en plus
bondée au fur et à mesure de la semaine. Il est vrai qu’à 80 ans, il a
encore la pêche et s’épanouit volontiers dans la
polémique. Il
peut tenir des heures en se posant des questions dont il dit qu’il mourra en en ignorant la
réponse («Â Quelle est la
métaphysique d’un sourd-muet ? ») même
s’il est persuadé que les grandes réponses précèdent les
questions, lesquelles les banalisent. Steiner est un arbre à citations, non pour
l’esbroufe mais pour le stimulus («Â Musique :
art des fiançailles perpétuelles » dixit Merleau-Ponty). Il
en fait un usage immodéré (”On ne pense en philosophie que sous des
métaphores” dixit Louis Althusser)Â ; s’il devait payer des
droits d’auteur sur les citations, il serait ruiné. Sans compter les
frais de justice pour les citations tronquées (”Quelle volupté que
d’inventer des citations de Hegel… J’en mets partout !”). Le plus
extraordinaire est qu’il les sort de son chapeau sans fond, les déploie en magicien
et les assène à un auditoire sans voix, parfois ébloui, parfois perplexe,
mais c’est fait avec une telle assurance dans le bonheur de l’intelligence d’un
texte qu’on n’ose pas demander : “Euh, quand Alain dit que toute pensée
commence par un poème, est-ce que… Et puis quand Leibniz assure que Dieu chante de
l’algèbre lorsqu’il soliloque, c’est joli
mais…”. Alors on suit. D’autant que c’est souvent
convaincant. Surtout lorsque Steiner se livre :” Cette pensée du Baal Shem Tov a
décidé de ma vie :”La vérité est toujours en exil”. Cela
signifie : méfiez-vous d’une vérité qui se revendique d’une
patrie, elle est fausse”. Il a beau dénoncer les formules des autres,
lui-même ne les déteste pas. Il a le goût de la pirouette en public,
mâtinée d’humour et de provocation. Elle se termine généralement
par une anecdote, mais qui ouvre sur une méditation, d’autant plus frappante
qu’il l’énonce au présent avec la dramaturgie idoine:
“Comment transcender la logique en gardant la logique ? Un jour, la maîtresse
emmène les enfants dessiner dans le motif , à la campagne. Après le
pique-nique, elle les asseoit face à un aqueduc. “Dessinez !” Ils dessinent
tous un aqueduc, sauf un qui dessine un aqueduc auquel il a mis des chaussures, à chaque
pilier, afin que le monument se mette en mouvement. L’enfant s’appelle Paul Klee, 6
ans.” Ah, George Steiner et l’art de la chute ! Mais comment, parti avec
René Char sur l’idée que la marche est le mouvement même de la
pensée, est-il arrivé à convaincre de la présence de Cézanne
dans l’ontologie philosophique moderne, on ne le saura pas et quelle
importance ? A la fin, il conseilla d’écrire mal, seule solution pour un
philosophe sérieux s’il ne veut pas courir le risque d’être lu pour son
style. Â
   Lors du dîner en petit comité qui
clôtura sa semaine parisienne, il raconta sa visite au château de Chantilly,
cornaqué par son jeune protégé normalien, Donatien
Grau ; et lorsqu’il évoqua les caresses qu’on l’autorisa
à prodiguer au «Â César de Montaigne », son
propre exemplaire des Commentaires sur la guerre des Gaules annoté de sa main, le
regard de George Steiner déposa les armes ainsi qu’il sied lorsqu’on retient
une larme. Où il apparaît que parfois, les grands esprits ne sont pas tout à
fait traités comme le petit personnel, mais nul se s’en plaindra ; car,
soyez-en assurés, le professeur émérite aura à cÅ“ur de
faire profiter tous ses prochains auditeurs de cet émoi bibliophilique qui avait
été un instant le privilège d’un seul.
( “Un Européen à Paris”, Photos Passou)

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