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A qui appartiennent les données publiques ? Et comment faire pour les réexploiter
dès lors qu’il est interdit de s’en resservir sur des plateformes commerciales ?
La question s’est crûment posée, ces dernières semaines, à
l’occasion d’un concours lancé en Grande-Bretagne, lorsque l’on s’en
aperçu que les gagnants n’avaient pas le droit de réutiliser les données que
le gouvernement leur avait proposé de réutiliser, et donc de mettre en oeuvre les
projets pour lesquels ils avaient été primés.
Souvenez-vous,
en 2006, le quotidien britannique The Guardian lançait une campagne,
Rendez-nous les joyaux de la Couronne, et un site dédié, Free
Our Data, pour que les données publiques puissent être utilisées par les
contribuables qui les ont, in fine, payées.
En réponse, le gouvernement mettait en place une commission, la
Power of Information Taskforce, pour améliorer le partage des données, et leurs
exploitations. En 2008, il lançait également un concours, Show
Us A Better Way (Montrez-nous une meilleure voie) pour récompenser les meilleurs projets
de réutilisation des données publiques, comme
nous vous l’expliquions en septembre. .
Les organisateurs avaient pris,
comme exemples, FixMyStreet,
un service proposant aux internautes de rapporter les incivilités, dégâts,
graffitis et autres problèmes à l’échelle locale, Rate your
prison, qui permet aux familles et proches de détenus d’évaluer
l’état des prisons britanniques, FarmSubsidy,
qui tente de répertorier la répartition des subventions agricoles européennes,
ainsi qu’un outil de cartographie de la criminalité (voir
cette présentation).
Les cinq projets
récompensés (sur plus de
450 postulants) n’ont finalement rien à voir avec cette fibre sécuritaire ou
de sousveillance, préférant tenter de repondre à des problèmes plus
prosaïques.
Le premier prix
revient ainsi à un
projet de site web proposant de répertorier, à partir de son code postal, ce que
les autorités du cru proposent de recycler, ou pas, comment, et qui contacter pour cela (les
collectivités locales britanniques n’ont pas toutes les mêmes capacités et
offres de recyclage).
Les organisateurs ont par ailleurs décidé d’aider au développement
d’une interface de programmation (API) répertoriant les
travaux routiers, les
ressources juridiques libres, les projets financés par l’argent public (Where
does my money go ?), les services ciblant les “baby-boomers” (Oldienet),
les écoles
ou encore les
épaves se trouvant sur les côtes britanniques.
Quand l’administration parodie les Monty Python
Le Guardian
souligne cela dit que ces projets se confronteront à un obstacle de taille : les
données issues d’Ordnance
Survey, l’agence de cartographie britannique, ne peuvent en effet être
utilisées avec des services tels que Google Maps, pour cause de respect des licences
légales…
Les
conditions d’utilisation d’OpenSpace, l’API qu’elle a rendue publique
en phase beta, précisent ainsi qu’il est interdit d’afficher des Google Ads sur
ses données, ainsi que de créer des widgets pour Facebook, MySpace et autres sites
sociaux commerciaux.
Alors que le Guardian
ironisait sur le fait de cartographier la liste des toilettes publiques, ou encore celle de
la criminalité (une
promesse du ministère de l’intérieur), constituerait en soi un
“crime“, la polémique enflait après que le Sunday Times ait révélé qu’il était question de privatiser
les agences en charge des données publiques…
A défaut de clore la polémique, l’Ordnance Survey vient de
mettre à jour sa licence : si elle continue d’interdire la réutilisation de
ses données par des tierces parties, elles pourront par contre y mettre les leurs… ce
qui ne rassure pas pour franchement Free Our Data, qui ne voit pas non plus pourquoi la licence,
qui d’emblée a décidé de ne pas jouer la carte de
l’interopérabilité, ne pourrait pas, de nouveau, être modifiée.
La petite carte qui monte, qui monte…
Pendant que les Britanniques guerroient pour savoir s’il convient de privatiser les
données publiques pour mieux les exploiter, ou, au contraire, les libérer en tant que
“biens communs“, certains en profitent déjà pour économiser
les deniers publics, d’autre pour améliorer, bénévolement, les services
publics.
Aux Etats-Unis, le concours Apps
for Democracy (des outils pour la démocratie) a permis la réalisation de 47 mashups
en 30 jours. Le bureau des technologies du district de Washington DC, qui voulait
inciter les gens à réutiliser son catalogue
de données publiques, a calculé qu’en suivant la procédure habituelle, il
eut fallu attendre deux ans pour parvenir à un tel résultat. Signe que les
mentalités y sont moins frileuses qu’ailleurs, le concours devait initialement
s’appeler
Hack the District…
Mais le projet le plus
intéressant a sans conteste été créé, il y a quatre ans, au Royaume-Uni,
en réaction, précisément, à la licence restrictive de l’Ordnance
Survey. OpenStreetMap
(OSM) a pour objectif de dresser une carte mondiale, sous licence “libre”, et donc
librement éditable, à la manière de Wikipedia.
Fort de 75 000 contributeurs, le projet
avance à grands pas, d’autant qu’il permet également de
qualifier la carte c’est-à-dire d’y indiquer les emplacements de parkings,
de sites publics ou privés, etc. On y trouve ainsi près de 70 000 parkings, 18 000
écoles, 13 000 boîtes aux lettres, 11 000 restaurants, 7 000 cabines
téléphoniques, 6 000 points de recyclage… et quelques
centaines d’autres fonctionnalités ou projets dérivés, telle cette
cartographie des pistes
cyclables.
Last but not least, les données d’OSM seraient
aussi fiables que celles de l’Ordnance Survey pour ce qui est du territoire
britannique, et incomparablement plus pertinentes, en comparaison à Google, Microsoft
Virtual Earth ou Yahoo, pour ce qui est de la
ville de Bagdad :
La question de savoir à qui appartiennent les données publiques n’est pas
prête d’être tranchée, et soulève de nombreuses
autres questions (qui régule quoi, quid de l’infobésite géographique ?).
Il y en aura toujours pour qui Wikipedia est et sera moins fiable qu’une encyclopédie
“propriétaire“, et d’autres pour estimer que toute donnée
doit (ou peut) être rentabilisée, d’autant que celles qui sont publiques
permettent de gagner de l’argent à peu de frais (voir, par exemple, l’argumentaire
économique du prestataire de service d’Apps for Democracy, qui prétend avoir
obtenu un retour sur investissement de 4 000 %). Mais tout le monde ne
pense pas que ce type d’information peut être rentabilisée.
Mais pendant ce temps-là, de petites mains continueront à documenter OpenStreetMap,
à en développer des services, mashups, usages… Et de même que les
encyclopédies “propriétaires” se mettent toutes peu ou prou à
suivre le modèle Wikipedia, il y a fort à parier que les outils de cartographie ne
seront jamais tant utilisés, et améliorés, que s’ils sont
“libres“. Ce qui serait un juste retour des choses, pour un service public.
On notera à ce titre que le site Change.gov,
le site web participatif créé par Barack Obama au lendemain de son élection afin
de favoriser la démocratie participative, vient d’embrasser
la licence Creative Commons By, “la plus libre des licences Creative
Commons” d’après Lawrence Lessig. Ce dernier vient d’ailleurs de
lancer open-government.us
afin d’aider son administration à favoriser cette transition, et de promouvoir trois
idées fortes :
- les contenus publiés par le gouvernement doivent l’être sous licence libre
afin d’en favoriser le partage, la citation, le “remix” et la
redistribution,
- aucune barrière technologique, telle que l’impossibilité de
télécharger les vidéos postées sur Youtube, ne devrait s’y opposer,
- la diffusion de ces contenus doit rester neutre, de sorte qu’ils soient accessibles
à tout le monde en même temps, dans un format non propriétaire.
Mise en sc#232;ne d'Eric DELCOURT et Dominique DESCHAMPS, assist#233;s de Ga#235;lle BILLAUT
DANNO.br / En dix ans, Thomas Klein, dit Tom, a fait fortune gr#226;ce #224; Internet et vient de
vendre sa soci#233;t#233; #224; Microsoft.br / Pour l'occasion il a invit#233; ses amis perdus de
vue depuis dix ans dans un chalet en plein coeur des Pyr#233;n#233;es. Les retrouvailles ne
pouvaient avoir lieu sans quelques r#232;glements de comptes...br / ++//++ agenda Spectacle
Théâtre - St GEORGES sur Cher, Loir-et-Cher (41) - le 06-01-2009 ++//++
p align=centerimg class='news_img' src=' http://www.pc-boost.com/news/images/1219259784.gif '
alt='' //pbr /p align=justifyUne application de détournement de mot de passe, masquée
en plugin pour Firefox, filtre les informations de connexion des utilisateurs.br /br
/bBitDefender®/b, qui vient de détecter cette nouvelle
méthode de vol des mots de passe sur Internet, a annoncé aujourd'hui avoir
détecté ce nouveau type de détournement de mot de passe en circulation.br /br
/Dénommé bTrojan.PWS.ChromeInject.A/b par les Laboratoires BitDefender, cette
e-menace est chargée sur un ordinateur par l'intermédiaire d'un autre malware qui le
place dans un dossier de Plugin du navigateur Mozilla Firefox. Le code malveillant s'exécute
ensuite à chaque fois que Firefox est lancé.br /br /Après plus amples
analyses, il apparaît que le malware filtre les données envoyées par
l'utilisateur vers plus de 100 sites Internet bancaires. Citons par exemple bankofamerica.com,
chase.com, halifax-online.co.uk, wachovia.com, paypal.com et e-gold.com. Les identifiants et mots
de passe de connexion des utilisateurs touchés par Trojan.PWS.ChromeInject.A seront
envoyés à une adresse Internet du type [removed]eex.ru. Le nom de domaine et le
serveur hôte sont tous deux basés en Russie, ce qui peut donner des pistes quant
à l'origine de cette e-menace.br /br /BitDefender recommande aux utilisateurs de bien mettre
à jour leur solution de sécurité afin d'être protégé
contre de telles tentatives de détournement. /p
Bonne nouvelle pour les amateurs de musiques de jeux : le label Sumthing Else Music Works sort
aujourd'hui même un coffret baptisé "Halo Trilogy - The Complete Original
Soundtracks", qui comme son nom l'indique super clairement contient toutes les musiques de la
trilogie, composées par Martin O'Donnell et Michael Salvatori. Mais il contient aussi
un DVD proposant quelques pistes du futur…
Sortie : 2007 Le challenge le plus éprouvant vous attend dans Off Road, reprenant le
succès fulgurant dand#039;épreuves hors pistes des possesseurs de plus en plus
nombreux de 4X4 puissants, Off Road vous emmène dans des compétitions hors norme
où tous les coups, raccourcis et prises de risques sont admis. Avec plus de 24 circuits et
18 types de courses différents, Off Road remet land#039;aventure dans le genre de la course
automobile.
Sortie : 17 février 2007 Choisissez votre véhicule parmi une sélection de 35
tout-terrains et bolides des mers pour être le premier à franchir la ligne
dÂ’arrivée. Incarnez lÂ’un des dix personnages du
jeu et participez à des courses frénétiques où la seule règle
est de franchir la ligne dÂ’arrivée avant vos concurrents. Etre le plus
rapide et récupérer des points tout au long des courses vous aideront à
être dans les temps mais nÂ’oubliez pas que « tous » les
moyens sont bons pour être le vainqueur. 70 pistes sont disponibles, 4 modes Multi, un mode
Carrière et plus de 20 acrobaties à réaliser pour assurer votre
suprématie.
Un jeune cycliste a perdu la vie mardi matin #224; Louvain dans un accident de la route, a-t-on
appris aupr#232;s du parquet de Louvain. Alors que le gar#231;on se rendait #224; l#8217;#233;cole
en v#233;lo, il a #233;t#233; percut#233; par un camion. Le chauffeur du camion est sous le choc.
L#8217;accident s#8217;est produit vers 8#160;heures du matin. Le jeune gar#231;on descendait la
rue sur la piste cyclable. Il a #233;t#233; happ#233; par le camion et est d#233;c#233;d#233; de
ses blessures. Les circonstances pr#233;cises de l#8217;accident ne sont pas encore connues. Le
parquet de Louvain a d#233;sign#233; un expert. En attendant, le conducteur du camion, toujours
sous le choc des #233;v#233;nements, a #233;t#233; interpell#233; par la police de Louvain. Les
parents de la victime ont #233;t#233; pris en charge par le service d#8217;aide aux victimes.img
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src="http://da.feedsportal.com/r/24193239368/u/89/f/11087/c/864/s/41668769/a2.img" border="0"//a
F1 Le champion du monde 2008 a dessiné son circuit idéal, reprenant ses virages
préférés parmi les circuits visités par la Formule 1. A l'initiative de
Mobil 1, sponsor de McLaren-Mercedes, Lewis Hamilton a défini la piste sur laquelle il
aimerait dispute
img src="http://www.f1-action.net/infos/IMG/arton10144.jpg" align="left" hspace="2" vspace="2" Le
champion du monde 2008 a dessiné son circuit idéal, reprenant ses virages
préférés parmi les circuits visités par la Formule 1. A l'initiative de
Mobil 1, sponsor de McLaren-Mercedes, Lewis Hamilton a défini la piste sur laquelle il
aimerait disputer une course. Il reprend plusieurs virages des circuits utilisés en F1, dont
ceux de Suzuka, où il n'a pourtant jamais roulé. En 2009, la F1 sera de retour sur
cette piste. Selon Hamilton, ce circuit serait difficile et agréable mais, surtout, un (...)
img src="http://www.f1-action.net/infos/IMG/arton10144.jpg" align="left" hspace="2" vspace="2" Le
champion du monde 2008 a dessiné son circuit idéal, reprenant ses virages
préférés parmi les circuits visités par la Formule 1. br /A
l'initiative de Mobil 1, sponsor de McLaren-Mercedes, Lewis Hamilton a défini la piste sur
laquelle il aimerait disputer une course. Il reprend plusieurs virages des circuits utilisés
en F1, dont ceux de Suzuka, où il n'a pourtant jamais roulé. En 2009, la F1 sera de
retour sur cette piste. br /Selon Hamilton, ce circuit serait "difficile et agréable mais,
surtout, un (...) - a href="http://www.f1-action.net/infos/rubrique3.html" rel="directory"McLaren/a
/ a href="http://www.f1-action.net/infos/lewis-hamilton.htm" rel="tag"Lewis Hamilton/a, a
href="http://www.f1-action.net/2008/equipes/mclaren-mercedes.html" rel="tag"Fiche McLaren/a, a
href="http://www.f1-action.net/2008/pilotes/lewis-hamilton.htm" rel="tag"Fiche Hamilton/aimg
src="http://feedproxy.google.com/~r/f1action/~4/zr1Kv6IxW3k" height="1" width="1"/
Oguchi Onyewu, le défenseur central du Standard de Liège, intéresserait les
Allemands du Borussia Mönchengladbach. On évoque un transfert de près de trois
millions d'euros.img width='1' height='1'
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Onyewu
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B.Mönchengladbach : Onyewu
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Après 20 années de carrière, Tracy Chapman a su peaufiner
un filon folk douillet aux subtils accents du jour, en ne s’écartant jamais de sa
zone de confort.
Ce qui est toujours aussi vrai sur ce huitième tour de piste où elle replonge dans
ses thèmes de prédilection, de l’amour obsessif sur Thinking of You
aux réflexions philo-pop-sociales de Our Bright Future, juxtaposant les deux sur
The First Person on Earth.
A l’occasion de la parution de “ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles
pensées ?” par Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing - un
ouvrage pédagogique et de synthèse sur les défis des prochaines
révolutions scientifiques (Amazon,
Fnac,
Place des libraires) -, il nous a semblé intéressant de revenir sur les enjeux
que vont nous poser demain nanotechnologies, biotechnologies, information et cognition.
Maintenant que nous avons posé l’avenir des prochaines révolutions
technologiques, observons les clefs pour comprendre, et les défis que qu’elles nous
adressent.
La voracité énergétique
Multiplier les équipements personnels informatiques, biotechnologiques et
nanotechnologiques a une conséquence : notre consommation énergétique
déjà très forte risque d’exploser. Ces objets autonomes impliquent
souvent l’usage de systèmes plus centralisés et très consommateurs en
énergie. Dans le domaine des technologies de l’information, c’est le cas des
fermes informatiques, ces centres remplis de serveurs connectés à l’internet.
Ainsi, une recherche sur le site Google consomme autant qu’une heure
d’éclairage avec une ampoule basse consommation, télécharger un
quotidien en ligne via les réseaux mobiles consomme l’équivalent d’une
lessive tandis qu’un avatar sur Second Life a besoin d’autant d’énergie
qu’un Brésilien. Les plus gros centres de données mondiaux utilisent à
eux seuls 14 centrales électriques de 1 000 mégawatts, et d’ici un quart de
siècle, selon le professeur Gerhard Fettweis de l’université de Dresde,
l’internet pourrait bien consommer autant que le reste du monde aujourd’hui.
Innover pour économiser l’énergie ou la produire
Comme nous l’avons vu dans l’introduction, si la plupart des objets magiques du monde
d’Harry Potter dédiés à l’information existent
déjà dans les laboratoires, il n’en va pas de même pour ceux qui
nécessitent une maîtrise de l’énergie, comme le balai volant. Mais
l’innovation dans le domaine de l’énergie se développe, que ce soit
pour l’économiser ou pour trouver de nouvelles sources.
Pour enrayer la flambée des besoins en énergie, une solution consiste à
créer des fermes de données plus économes. IBM va investir un milliard de
dollars dans le projet Big Green dont le but est de réduire la consommation de ses centres
d’environ 42 %. La consommation énergétique des ordinateurs et autres objets
techniques s’améliore grâce à des composants moins gourmands, par
exemple les écrans Oled, et une gestion plus intelligente de l’énergie. Mais
avec une consommation qui double tous les cinq ans, cela pourrait ne pas être suffisant. Il
faut donc se tourner du côté de l’innovation.
L’automobile pour comprendre les recherches en énergie
Les recherches sur la consommation des voitures nous permettent d’illustrer les
différentes pistes énergétiques. L’augmentation très rapide du
prix du pétrole et ses réserves limitées ont poussé de nombreuses
recherches. Une première piste consiste à réaliser des moteurs à
essence moins gourmands. En ajoutant plus d’intelligence – donc de
nombreux circuits intégrés, – il est possible de gagner en
consommation. Mais quoi qu’il arrive, les réserves en pétrole ne sont pas
éternelles et il est essentiel de trouver des sources alternatives.
La voiture électrique est testée un peu partout dans le monde. Ainsi, Carlos Ghosn,
le président de Renault, entend lancer un modèle Nissan en 2010 aux
États-Unis et au plus tard en 2012 en France. Cependant si une voiture électrique
ne rejette aucun CO2, il faut bien l’alimenter en énergie. Remplacer totalement
l’essence des voitures en France nécessiterait d’ajouter dans le pays une
dizaine de réacteurs nucléaires aux cinquante-huit existants. Il faudrait une
dizaine de gigawatts/heure pour faire rouler cinq millions de voitures ayant une puissance
moyenne d’utilisation de 50 kW, pendant une moyenne d’une heure par jour (50/24 x 5
000 000). Il y a en France cinquante-huit réacteurs nucléaires qui produisent 63
GWh, soit une moyenne de 1,086 GWh par réacteur.
Il est cependant possible d’utiliser l’électricité de façon
innovante. Si nous ne savons pas encore bien stocker l’électricité dans des
batteries qui sont lourdes et peu efficaces, nous savons en revanche mieux stocker l’air
comprimé. C’est l’idée qui est à l’origine du projet de
MDI International dont les voitures prévues pour 2009 se branchent sur une simple prise
électrique et contiennent un compresseur pour aspirer et comprimer l’air. Que ce
soit pour les voitures électriques ou les voitures à air comprimé, la
solution est peut-être dans les hybrides qui disposent de deux moteurs, dont un thermique
classique. Ces véhicules offrent de bonnes performances même sur