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Yakuza fait partie de ces
séries bénéficiant d’une curieuse aura de sympathie, bien que, sous
nos contrées, peu de personnes, finalement, y ont vraiment joué. La faute a une
plate-forme exclusive, la PlayStation (2 puis 3) et, surtout, un univers et une
accessibilité un peu à part. Difficile, en effet, d’apprécier les
Yakuza sans s’y plonger corps et âme, et prendre le temps de lire les tonnes de
dialogues qui emmaillent chaque opus. À cet égard, le fait que Yakuza 2 n’ait pas
été traduit en français — tout comme ce troisième
épisode, qui ne propose que des sous-titres anglais — n’a
évidemment pas arrangé les choses… Quoi qu’il en soit, on
appréciera particulièrement, ici, la possibilité de regarder les
résumés vidéo des deux premiers volets, véritables petits films de
15-20 minutes commentés par la voix chaude de Takaya Kuroda (Kiryu dans
le jeu). Une manière pour certains de se rafraîchir la mémoire, et pour les
autres de découvrir des scénarios (tordus) suintant l’énergie et la
passion, entre trahisons, combats à mort et improbables coups de théâtre.
Notons qu’à l’écrivain Hase Seishu, scénariste
des deux premiers opus — et de l’épisode Kenzan —
succède Masayoshi Yokoyama, un illustre inconnu qui a su heureusement
respecter à la lettre l’esprit Ryû ga Gotoku, à
quelques mièvreries près. L’indéboulonnable Toshihiro
Nagoshi (qui a oeuvré notamment sur les Super Monkey
Ball… et Shenmue
!) reste le maître d’oeuvre, et partage avec Hideo Kojima, un vieux
compagnon de troquet (véridique), un amour certain pour les cinématiques à
rallonge, ici plus que jamais présentes.
Okinawa way
Difficile, pour un fan de la première heure, de ne pas être immédiatement
emballé par Yakuza
3. Enfin, la qualité de réalisation —certes imparfaite sur
certains points — permet de faire honneur au sens du détail qui
caractérise la série. Quant aux cinématiques, elles transcendent un
character design d’une qualité et d’une variété
étonnante, soutenu par des visages désormais presque photoréalistes. Le
bonheur. À l’image d’un Kazuma Kiryu désormais retiré du monde
et cherchant avant tout la paix, le début du jeu vous invite à découvrir
l’île d’Okinawa, son temps superbe, ses touristes en chemises à
fleurs… Une atmosphère idyllique entachée par une conspiration
politico-mafieuse dont on conçoit peu à peu l’ampleur, tandis que l’on
devine, évidemment, que la retraite de l’ex 4ème chef du clan
Tôjô, qui administre désormais un orphelinat, ne peut être que de courte
durée. Une parenthèse d’une dizaine d’heures avant
l’inévitable retour à Kamurocho qui, toutefois, permet de se faire la main,
et découvrir à peu près tous les aspects du titre entre mini-jeux (on va y
revenir), intérieurs de magasins modélisés avec un soin maniaque, ambiance
de foule plus vraie que nature (on regrette juste une atmosphère sonore un peu en
deçà) et, il faut bien le dire, missions diverses pas toujours follement
intéressantes. Entre livraisons de nouilles, recherche de gamine égarée,
cache-cache et transport de glaces à six boules, on n’a en effet pas toujours
franchement l’impression d’incarner le yakuza le plus classe du monde. Les petites
frappes que vous croisez sans cesse et qui ne manquent jamais de vous provoquer
— les inconscients — sont heureusement là pour
arranger ça…
Mawashi-geri dans ta face
Coeur du gameplay, les combats dans Yakuza 3 se révèlent, sans
surprise, d’une richesse ahurissante. Comme dans les précédents opus,
c’est en gagnant des points d’expérience que vous pourrez améliorer
certains de vos talents, et étendre votre palette de coups. Projections, esquives,
contres, rétablissement sur chute, garde… Les possibilités offertes
permettent de développer son propre art du combat, tandis que l’on
privilégiera plutôt telle ou telle capacité (résistance,
vitesse…), le tout en ayant la possibilité, évidemment, d’utiliser
diverses armes blanches ou de poing, ces dernières étant de surcroît
customisables. Surtout, le dynamisme des combats et la possibilité sans cesse
renouvelée de découvrir de nouveaux finishing moves —
différents en fonction de l’environnement immédiat, du type d’armes ou
d’objets utilisés, de la partie du corps que vous attrapez, etc.
— font qu’au final, chaque nouvelle échauffourée peut se
révéler différente de la précédente. Évidemment, pour
cela, il faut creuser au maximum le “fighting system”, comme dirait Van Damme, mais
tous ceux qui se donneront cette peine prendront un pied monstrueux, vraiment, à
démonter yak’ et wesh-wesh à tous les coins de rue. Cadeau Bonux :
désormais, avec son téléphone portable, Kazuma peut “saisir” une
scène qui l’interpelle dans la rue (première
“révélation” : une petite vieille qui percute une voiture en scooter et
fait un soleil…), et s’en inspirer pour mettre au point un coup spécial, le
tout étant ensuite relaté, de façon assez drôle, sur un blog
imaginaire ! Un principe complètement con… et absolument réjouissant.
Serial gamer
On trouve de tout dans Yakuza
3 : des bars et des restaurants à écumer, des salles clandestines proposant des
jeux de cartes ou de dès exotiques (chô-han, koi-koi, oicho-kabu…), des
tournois d’Ultimate Fighting underground, des courses-poursuites, des clés de
consignes disséminées ici et là qui permettent de récupérer
différents objets, du bowling, du golf, des jeux de fléchettes, des sessions de
pêche à la ligne… Pas mal de choses déjà visibles dans les
précédents épisodes, mais que l’on retrouve avec toujours autant de
plaisir et qui bénéficient évidemment ici d’un soin particulier. Il
faudra notamment gérer particulièrement bien les sticks analogiques pour certaines
épreuves, comme le billard ou les fléchettes, qui réclament de la
concentration et une vraie précision (ce qui en énervera plus d’un). On ne
soulignera évidemment jamais assez à quel point Yakuza 3, à
l’image là encore de ses illustres prédécesseurs, ne se prend pas au
sérieux et s’autorise une constante autodérision. Tout est dans le
détail : ennemi qui vous attaque avec un énorme thon congelé, finishing
moves à la violence totalement démesurée, séances de karaoké
durant lesquelles Kiryu aligne les paroles niaises et chante comme une casserole, salary man qui
vous défie à un concours de biture et roule sous la table… L’ambiance
légère du jeu, qui contraste sainement avec l’atmosphère plus
sérieuse des cinématiques, fait que l’on parcourt le jeu avec un plaisir
toujours renouvelé.
No woman, no cry
Sujet (évident) de discorde, “l’ablation” avérée des
versions américaine et européenne du jeu, qui se voient amputées de la
séquence des bars à hôtesses, notamment, a donné à certains
gamers l’envie de couper la dernière phalange du petit doigt des responsables de
cette décision a priori aberrante. Et fait naître des velléités de
boycott. Bien que je n’excuse en aucun cas ce genre de procédés, il convient
toutefois de ranger les canifs. Ne plus avoir l’occasion de draguer à loisir
quantité de jeunes femmes aux coiffures improbables, trop heureuses de faire suer votre
carte bleue, n’a finalement rien de dramatique. Surtout qu’il est toujours possible
d’en rencontrer quelques-unes au hasard, dans la rue (et de profiter d’elles pour
commander en une fois toute la carte d’un resto histoire d’accumuler les points
d’expérience !). De plus, dans un effort louable, la version “premium”
du jeu proposée en Europe contient différents bonus, entre B.O. d’une
trentaine de titres, tableau “interactif” détaillé des relations entre
personnages (dont on retrouve l’équivalent dans les menus du jeu) et DLC
gratuitement téléchargeables (malheureusement très axés baston, et
pas forcément inoubliables). Bref, un titre d’une richesse absolue, quoi qu’il
en soit, et à la durée de vie impressionnante, de toute façon incontournable
pour tous les amoureux de la série. Ceux-là pardonneront aisément les
quelques dérives d’un titre ancré dans des mécanismes certes un peu
old school, et apprécieront pleinement ce que Yakuza 3 sait proposer de
mieux : une fantastique aventure humaine.
On peut reprocher à Yakuza 3 certaines choses : une maniabilité parfois un peu raide, une
difficulté évidente à innover d’un épisode à
l’autre, une durée de vie artificiellement augmentée par des missions pas
toujours passionnantes, une atmosphère curieusement gnangnan sur toute la partie qui se
déroule à Okinawa… Et pourtant, la magie, cette fois encore, fonctionne.
Bénéficiant d’heures de cinématiques superbes, impressionnant de
possibilités, et proposant un système de combat riche et soigné, ce nouvel
opus ne peut être qu’accueilli à bras ouverts par les amoureux du Japon en
général, et les habitués de la série en particulier. Quant aux
quelques éléments malheureusement absents de cette version occidentale
— le résultat de coûts de localisation trop élevés,
dit-on officiellement chez Sega — il serait dommage qu’ils fassent
oublier à certains la qualité globale du jeu, qui n’a, dans le fond, rien
perdu de sa superbe.
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poilants, vous y retrouverez toute l’actualité Jeux vidéo, les derniers tests
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française!
L’équipe de techtoctv a profité de mon passage
à Paris pour m’inviter à l’un de leurs débats :
Quel est le moteur du web ? La technologie, l’humain ou le business ? Une
question à la con du genre « Qui vient en premier de la poule et de
l’Å“uf ? » Depuis Darwin, on connait la réponse :
« Ils viennent en même temps et ne peuvent être
séparés. » La situation étant claire, on a pu parler pour le plaisir.
Voici la description du débat.
Alors que nous avons vécu 2 étapes majeures du web (web 1.0 et web 2.0) et que nous
tentons de définir la prochaine dans laquelle nous entrons progressivement en nous aidant de
concepts tels que le web temps réel, le web des données, le web sémantique ou
encore le web squared, il est temps de se demander ce qui fait courir le web : la
technologie, l’humain ou le business ? Sans chercher à opposer
catégoriquement ces trois mondes ce qui aboutirait à un débat stérile, il
peut être intéressant d’observer quel rôle jouent les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs business à chacune des grandes
étapes évolutives du web.
Pour m’échauffer, alors que j’étais dans le TGV pour Paris, j’avais
repris les questions posées en préparation du débat et avais fait comme si elles
m’étaient adressées par un interviewer.
– Qu’est-ce qui a donné lieu au passage du web 1.0 au web 2.0 et qui
donne lieu actuellement au passage du web 2.0 au web 3.0 ? Quelle est la part de la
technologie, celle de l’humain et celle du business ?
– Je ne suis même pas sûr de savoir ce qu’est le Web 1.0 et 2.0. Si,
des dénominations marketing, formulées par des entrepreneurs qui cherchent à lever
du fric. Je les méprise. Ils s’essoufflent alors ils introduisent le 3.0. Pendant ce
temps, Joël de Rosnay en est déjà au 5.0, au moins Joël ne cherche pas à
lever de l’argent.
Le temps réel, c’est la base même de l’informatique. Parler du temps
réel comme d’une innovation, c’est tordant. Sur le Web, il apparaît en 1999
avec les flux RSS, en même temps que l’idée de Web sémantique,
dénomination malheureuse qui fait que personne n’a rien compris à cette affaire,
tout simplement de l’open source appliqué aux données.
Depuis 1999, les développeurs et les utilisateurs ont peu à peu trouvé des usages
à ces innovations, surtout aux flux. C’est tout, pas de quoi en faire un fromage. Mais
pour en revenir au débat : on voit que, dans ce cas, la technologie est présente
bien avant les usages et bien avant le business.
Ce n’est pas nouveau. On invente la peinture à l’aquarelle et les peintres se
mettent à peindre en extérieur, des esquisses rapides.
Pour rester dans l’art, le processus inverse existe aussi. Les Å“uvres
interactives et les Å“uvres ouvertes ont existé avant les ordinateurs. Les
artistes ont exploré ces pistes avant même les réelles possibilités
techniques de les mettre en œuvre.
Où intervient le business ? Faut pas y aller trop tôt, ni trop tard. Faut faire
croire qu’on tient quelque chose de neuf alors que c’est déjà vieux. Il
faut bourrer le mou des banquiers pour qu’ils crachent un peu de l’argent
qu’ils nous ont volés ou qu’ils ont fabriqué comme les faux-monnayeurs
qu’ils sont.
Si les businessmen innovent, je veux bien les rencontrer. Déjà ils poursuivent un but
si peu innovant, faire fortune, que je vois mal pourquoi ils se compliqueraient la vie en
cherchant à innover.
Exemple Google. On innove en tant qu’étudiant. Puis on entre dans le business et on se
contente de vampiriser ceux qui innovent par ailleurs.
Est-ce que je fais du mauvais esprit ? Bon je vais essayer d’être constructif. Le
2.0 serait le Web participatif (ce Web où des couillons comme moi créent du contenu qui
sera monétisé par les businessmen... vous parlez d’une innovation :
l’esclavage).
Mais Amazon depuis 1996 demande à ses clients de commenter les livres et utilise leurs
interventions pour suggérer de nouvelles lectures. Le Web 2.0 est déjà là. Il
n’a fait que se développer.
Cette idée de participation 2.0 est d’ailleurs encodée dans le Web lui-même
auquel tout le monde peut participer, en créant ses pages et en créant des liens (les
BBS proposaient déjà ces fonctions). Le 2.0 aura était, à partir des
années 2000, une démocratisation de ce processus. La technique se développe en
même temps que les usages et que les perspectives de business. Ce n’est pas profond,
c’est trivial.
Et 3.0 alors ? Moi, j’appelle ça la dictature de quelques mégasites, la
centralisation du Web, son étouffement, la fin des rêves et des utopies... des
internautes victimes du mimétisme qui se ruent tous en même temps aux mêmes
endroits. Voilà ce que je vois dans le Web actuel. Rien de très excitant. Heureusement
qu’arrive l’encre électronique et que nous allons pouvoir nous lancer dans une
nouvelle aventure.
– Les concepts de web temps réel, de web des données, de web
sémantique et de web squared font ils référence à une approche humaine,
technologique ou business de l’évolution du web ? Comment pourrions-nous
définir ces concepts en une phrase pour qu’ils soient compris de tous ?
– Mince. J’ai déjà répondu. Temps réel :
c’est le moyen donné à tous, et même à des robots, d’alimenter
des flux et de les croiser. Twitter ne sert qu’à ça, Facebook aussi... et les
blogs aussi depuis longtemps.
Web sémantique : ouvrir les bases de données et nommer les champs
de manière à ce que nous puissions faire des jointures. J’en reste à la
définition de Tim Berners-Lee. Les autres, je ne les comprends pas. Je n’ai jamais
rien vu d’autre fonctionner.
Le Web2, c’est une arnaque marketing promue par des gourous qui veulent se
faire mousser. On est dans le business spéculatif avec rien de concret derrière. Mais
des mecs vont réussir à vendre leur expertise sur le sujet, je n’en doute pas. Il
y en a qui réussissent à vendre leur grosse quéquette sur Twitter.
– Comment pourrions-nous décrire l’évolution du web pour
qu’elle soit comprise de tous ?
– Encore une fois, j’ai déjà répondu. Le Web est né d’un
fantastique mouvement de décentralisation. Le 2.0 a marqué le début d’un
resserrement. Le 3.0 risque de signer son étouffement.
Ce que je constate : c’est que seuls les entrepreneurs gagnent du fric sur le Web. Que
rien n’a changé pour les créateurs, que leur situation a même empiré.
On nous sert un Web consumériste alors qu’il peut être un environnement de
révolution culturelle pour fuir le consumérisme. Mais je ne suis pas pessimiste. La
bataille n’est pas terminée.
Tant que nous avons le pouvoir de créer des liens entre chacun de nous, des liens vivants,
nous avons entre les mains les armes de la révolution sociale. C’est le sujet de
L’alternative nomade.
Pourquoi je déteste les entrepreneurs ? Parce qu’au nom de l’innovation ils
ne savent qu’imiter leurs prédécesseurs, que reproduire leurs pantomimes et nous
imposer les mêmes codes.
– Quelles sont les valeurs humaines montantes sur le web ?
Pourquoi ?
– La question me paraît mal posée. Il faudrait se demander quelles valeurs
nous voudrions voir monter. Le partage, la liberté, l’entraide, la coopération,
le pair à pair... mais que se produit-il ? Dans certains coins du Web nous assistons
à ce phénomène, mais pas dans sa partie business, cette partie qui attire les
foules, où ces valeurs sont détournées.
Prenez Google. Que réverse-t-il aux créateurs de contenus qui lui permettent de
créer son index ? Rien sinon quelques subsides à la communauté open source.
Google devrait reverser 100 % de ses bénéfices, sinon c’est une
société esclavagiste qui devrait être fermée.
Nous avons les outils pour démultiplier l’intelligence collective. Mais nous devons
travailler notre individuation alors que les businessmen cherchent à nous enfermer dans
l’individualisme, c’est-à-dire nous faire les victimes de notre désir
mimétique. L’espoir d’un côté, une minorité de profiteurs de
l’autre, toujours les mêmes dans leur ADN même s’ils ne portent plus le
costume et la cravate.
Si nous voulons une société de l’abondance, une société où tout le
monde pourra lire un livre même s’il n’a pas les moyens de l’acheter, nous
devons combattre ceux qui veulent installer des robinets sur les tuyaux ou dérouter les flux
que nous créons pour le bonheur des autres.
– Nos outils collaboratifs sont-ils le signe que nous avons adoptés un
véritable esprit collaboratif ?
– Ils nous permettent d’espérer, ils sont des armes pour créer des liens,
pour construire une autre société. Pour le moment, encore, souvent, des armes
détournées au profit de l’ancien modèle top-down. Mais j’espère
qu’à force de les utiliser, nos cerveaux se reformaterons et que nous verrons le monde
autrement... nous n’accorderons plus de valeur à l’avoir mais
privilégierions l’être, passerons de la société des biens à la
société des liens.
– Pourquoi sommes-nous prêts sur les réseaux sociaux à exposer aux
yeux des autres nos pensées et nos états d’âme ?
– Pierre Fraser parle d’egocasting. Tant d’interprétations sont possibles.
Croire un instant ressembler aux people. C’est peut-être grisant. J’ai une
interprétation positive. Pour créer des liens avec les autres, il faut se donner à
eux. Si on s’enferme, on ne participe pas au réseau... qui lui-même conduit
à notre plus grande individuation. C’est un paradoxe. Plus nous nous lions, plus nous
avons une chance d’exister vraiment par nous-mêmes. En ce sens, la transparence
n’est pas dangereuse.
D’un autre côté, trop de transparence, empêche la construction d’une
voix propre. Dès que tu as une idée un peu originale, elle peut être détruite
avant d’avoir mûrie, être solide et autonome dans l’univers des mèmes.
Il faut donc jouer de l’ouverture et du secret. Le secret nous connaissons,
l’ouverture nous la découvrons, il ne faut pas en abuser. Nous devons découvrir
l’équilibre qui nous aidera à nous individuer sans nous dissoudre dans le magma
social (ce qu’est l’homo-consumériste).
– Les entreprises et les marques parviennent-elles à asseoir leurs
présences sur les réseaux sociaux ou sont-elles hors jeu ? Les valeurs du business
peuvent-elles s’y épanouir ?
– Facebook, Twitter, Google... sont des marques prospères dans les réseaux
sociaux. Pour être présent sur un réseau, il faut le posséder. Ces marques
sont hégémoniques. Un peu comme les partis politiques qui créent leur réseau.
C’est la même démarche. Tenir sous sa coulpe tous les utilisateurs. Tout cela
n’est que du business. La seule manière de soustraire les réseaux sociaux au
business, c’est de les décentraliser sur le modèle P2P.
– Le community manager peut-il parvenir à réconcilier les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs du business ?
– C’est quoi un community manager ? Un nouveau nom donné à une
nouvelle famille d’esclaves. Laissez les gens se gérer eux-mêmes. Arrêtez de
pensez que vous pouvez leur bien.
Mon cÅ“ur mon cÅ“ur ne t’emballe pas,
Fais comme si tu ne savais pas
Que l’Anglais est revenu !
Mon cÅ“ur arrête de répéter
Qu’on va venger l’affront de l’an passé
De l’Anglais qui est revenu !
Mon cÅ“ur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu’il nous a déchiré,
L’Anglais qui est revenu !
Mes amis ne me laissez pas !
Dites-moi, dites-moi qu’il y a de la bière au froid
Maudit Anglais, puisque te v’là !
Le crunch ! France - Angleterre, avec un parfum de revanche du match de l’an
passé (34-10, avec un essai assassin de Mark Cueto au bout d’une minute et une
équipe de France stérile toute la première mi temps).
Ce sont nos pires amis, ou nos meilleurs ennemis, comme vous préférez, qui
débarquent ce soir : la terrible, orgueilleuse, et perfide Angleterre. Quelle joie de
la retrouver !
Voici donc le drapeau anglais, dit drapeau de Saint George. Il vous dira sans doute quelque
chose : il rappelle en effet celui de la
Géorgie, que nous affrontâmes lors de la dernière coupe du monde.
La croix rouge sur fond blanc est un emblême très répandu dans la
chrétienté, Saint Georges étant le Saint Patron, outre de l’Angleterre
et de la Géorgie, de l’Aragon, de la Catalogne, du Canada, de l’Ethiopie, de la
Grèce, de la Serbie et du Montenegro, du Portugal, de la Russie et même de la
Palestine, ainsi que des villes de Beyrouth, Barcelone ou Moscou. C’est ainsi que le symbole
du club de footabll de Barcelone, le fameux Barça, comporte la croix de Saint
George.
Ce symbole remonte aux Croisades, où il était le symbole des chevaliers et soldats
français, le pape ayant décidé que les anglais porteraient une croix blanche
sur fond rouge, les germains ayant une croix bleue et jaune, devenue le drapeau suédois. Les
Anglais ont néanmoins adopté le croix rouge sur fond blanc, et la croix de St George
est ainsi devenue le symbole des croisés dans leur ensemble, étant à son tour
adoptée par les Templiers. Lors de la Réforme, tous les drapeauxs représentant
des saints ont été abandonnés en Angleterre à l’exception de
celui de St George. Dans la Navy, le drapeau de Saint Georges indique un navire amiral.
Le drapeau du Royaume Uni s’appelle le drapeau de l’Union, ou Union Jack dans
la marine (“Jack” indiquant un pavillon de marine), car il est composé de la
réunion des drapeaux des trois couronnes réunies sur la tête des rois
d’Angleterre, chacun représenté par une croix liée à un
saint : la croix de Saint George pour l’Angleterre, la croix de Saint André pour
l’Ecosse, et la croix de Saint Patrick pour l’Irlande. Cette union s’est faite en
deux temps : en 1606, quand James VI d’Ecosse devient roi d’Angleterre sous le nom
de James Ier, les croix de Saint George et Saint André sont réunies pour
faire le premier drapeau d’Union. Puis en 1801, la croix de Saint Patrick est ajoutée
quand l’Acte d’Union (Acte désignant une loi) fusionne les royaumes
d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande pour former le Royaume Uni,
dénomination encore officielle de nos voisins d’Outre Manche. Le pays de Galles
n’est pas représenté dans ce drapeau car il ne s’agit pas d’un
royaume mais d’une principauté, dirigée par les héritiers du trône
d’Angleterre (actuellement le Prince Charles, Prince de Galles, le titre de princesse
étant vacant nonobstant le second mariage du prince).
L’équipe joue ainsi isolément car le Royaume Uni n’a pas de
fédération de rugby. A la place, chaque royaume a sa propre fédération,
reconnue par l’IRB. Il en va de même au football, d’où le match
d’ouverture Brésil Écosse lors de la coupe du monde 1998.
Le symbole du XV d’Angleterre est la rose rouge. Il s’agit
d’une allusion à la rose rouge des Lancastre, famille opposée à celle
d’York au cours de la guerre des Rose, qui aboutit à la chute de la maison des
Plantagenêts, dont Lancastre et York étaient deux branches, au profit de la maison des
Tudor. Je ne crois pas que la fédération anglaise prête allégance
à la maison des Lancastre cinq cent ans après la fin du conflit, mais le maillot de
l’équipe d’Angleterre étant blanc (couleur royale, comme le maillot du
Real Madrid, que je me devais de citer ayant mentionné le Barça afin
d’éviter une autre guerre civile), une rose blanche ou la rose des Tudor (rouge et
blanche pour marquer la réconcilation du royaume) serait peu visible sur le maillot.
L’Angleterre n’ayant pas d’hymne officiel propre, c’est bien le God
Save The Queen qu’entonne le XV d’Angleterre, qui est pourtant l’hymne du
Royaume Uni. Une scène fort cocasse a lieu quand l’Angleterre joue contre
l’Ecosse à Murrayfield, quand l’hymne (lui aussi non officiel) écossais,
Flower Of Scotland, est entonné, car on voit la Princesse Anne, fille de la reine
Elisabeth et Duchesse d’Edimbourg, chanter de bon coeur cet hymne nationaliste
célébrant la victoire des Ecossais contre les Anglais à Bannockburn en 1314
(la bataille qui clôt le film Braveheart). Au Royaume Uni, le pragmatisme est
la vraie religion d’Etat.
Mais en réalité, le XV à la rose a un hymne non officiel, qui galvanise autant
les Anglais qu’une Marseillaise fait oublier la fatigue aux Français.
Priez, mes amis, priez pour ne point entendre résonner cet hymne païen (même si
c’est un gospel) près de la basilique qui accueillit l’Oriflamme…
Le Swing Low, Sweet Chariot, la kryptonite universelle.
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
L’histoire de cette chanson se confond avec l’histoire de notre vieille
rivalité rugbystique qui nous oppose à nos cousins d’Outre Manche. En fait, une
vieille rivalité oppose l’Angleterre à un peu tout le monde, et c’est une
des équipes les plus cordialement détestées, chacune de ses (trop rares)
défaites étant savourée d’un hémisphère à
l’autre, mais la France jouit d’une position de détestation cordiale
privilégiée. Un adage écossais dit ainsi “I support two teams :
Scotland and whoever is playing England” : je soutiens deux équipes :
l’Écosse, et celle qui joue contre l’Angleterre, quelle qu’elle soit.
Tout d’abord, l’Angleterre n’a accueilli la France dans le concert des nations
rugbystiques qu’avec réticence en 1910. Le sport de l’aristocratie anglaise
était en France pratiquée par les paysans rugueux du sud, et l’Anglais
n’aimait guère se mélanger. Il faut dire qu’au début, la France a
tout fait pour lui donner raison. En 1913, la foule envahit le terrain pour assommer
l’arbitre de France-Ecosse. La France est exclue du tournoi, mais sauvée si
j’ose dire par la première guerre mondiale qui suspend le tournoi, qui reprend en 1918
toutes rancoeurs oubliées au nom de la fraternité d’armes. En 1927, c’est
la première victoire contre les Anglais (le pays de Galles résistera jusqu’en
1948). En 1931, la France est à nouveau exclue pour son comportement violent jusqu’en
1939. En fait, deuxième guerre mondiale oblige, la suspension durera jusqu’à la
reprise du tournoi en 1947. En 1952, l’Angleterre accuse la France de professionnalisme des
joueurs (ironie de l’histoire, l’Angleterre sera la première à passer au
professionnalisme dans les années 90 : en Angleterre, le pragmatisme est religion
d’Etat) et des joueurs français sont définitivement exclus de la
sélection pour apaiser les Anglais. Voilà donc le terreau de la rivalité. La
fleur éclora à la fin des années 80.
En 1988, le XV d’Angleterre était en train de traverser une des plus mauvaises passes
de son histoire, battu notamment par la France plusieurs années de suite, y compris sur son
sol sacré, à Twickenham. L’Angleterre jouait face à l’Irlande, et
avait perdu 15 de ses 23 derniers matchs du Tournoi des Cinq Nations, tournoi qu’elle
n’avait plus gagné depuis 1980. En deux ans et demi, les supporters de Twickenham
n’avaient vu qu’un seul misérable essai marqué par les Anglais. A la mi
temps, l’Irlande menait 3 à 0. Et puis comme cela arrive parfois au rugby,
l’espoir changea de camp, le combat changea d’âme, et tout à coup, rien ne
semblait plus pouvoir arrêter les Anglais, qui gagnèrent 35 à 3, dont trois
essais marqués par Chris Oti, qui faisait ses débuts de jour là. Les
collégiens d’une école bénédictine de Woolhampton qui assistaient
au match entonnèrent alors un gospel en l’honneur d’Oti, Swing Low, Sweet
Chariot, que la foule reprit en choeur.
Ce fut le signal d’une résurrection, et d’un nouvel âge d’or pour le
XV à la rose, l’époque de Will Carling et Brian Moore, époque qui se
construisit sur le dos de l’équipe de France. Pendant sept ans, nous ne gagnerons
jamais, et toujours pour la même raison : être poussé à la faute par
les Anglais, de préférence à 20 mètres en face de nos poteaux, ce
qui donnait trois points aux Anglais, et faisait résonner le Swing Low. Le clou
était enfoncé par Will Carling qui félicitait les Français vaincus
d’un “Good game” dont l’évocation fait encore monter les
larmes aux yeux des joueurs de l’époque. Il faudra des années pour que le XV de
France vole aux Anglais leur sang froid, et il est encore fragile : la propension des
Français à garder le ballon au sol, à le talonner à la main, quand ce
n’est pas distribuer des baffes sous les yeux de l’arbitre est pudiquement
appelée “le jeu latin” des Français. C’est la défaite
assurée quand il pointe son vilain nez.
Cette rivalité prendra fin brutalement, du jour au lendemain, lors de notre
inoubliable victoire en petite finale de la coupe du Monde en 1995 (19 à 9), où
enfin, la série noire prendra fin, et au plus beau moment, la Coupe du Monde. Les joueurs
Français sont tous allés serrer la main de Will Carling abattu en lui disant un
“Good game !” chantant avec l’accent du sud ouest. La
partie s’est en réalité terminée le lendemain à
l’aube, les joueurs des deux équipes s’étant donné rendez vous
pour faire une fête de tous les diables jusqu’à l’aube, enterrant
définitivement la hache de guerre. Cela sera aidé par le virage vers le
professionalisme, des Anglais venant jouer en France et des Français allant jouer en
Angleterre (Sébastien Chabal a joué cinq ans dans le club de Sale, près de
Manchester), ce qui comblera un peu le fossé d’incompréhension, les Anglais
allant jusqu’à recruter un entraîneur français, Pierre Villepreux en
1995. Il fut naturellement tondu à son retour, rassurez-vous.
Cette époque a laissé une tradition, une rivalité qui fait que vaincre
l’autre équipe est un plaisir sans nul pareil, mais la terrible tension 1988-1993 a
disparu. On la rejoue pour s’amuser. Il n’empêche : piétiner les
Anglais est toujours une coupe d’ambroisie. Un petit point sur ce Tournoi qui,
déjà, touche à sa fin. PositionNationPartiesPoints
Tableau des
PointsJouéesGagnéesNullesPerduesMarquésEncaissésDifférenceEssais1 France440012359+641382Irlande43018672+14963 Méchants42117864+14554 Pays de
Galles410380107−27725Italie410359104−45426 Écosse40136080−2021
La France l’a quasiment gagné, l’Angleterre, avec ses deux
défaites, l’a déjà perdu. Seule l’Irlande pourrait nous le voler
sous le nez, en écrasant l’Écosse, à condition que l’Angleterre
nous écrase elle aussi, de façon à remonter les 50 points d’écart
sur le goal average. Peu probable. L’enjeu essentiel de ce match est la
récompense suprême, le Grand Chelem, 5 matchs, 5 victoires, 10 points tout rond au
tableau du score. Ce serait le premier de l’ère Lièvremont - N’tamack -
Retière, et le premier pour Sébastien
Chabal, qui n’avait pas été retenu dans l’équipe de France en
2002 et 2004, date de nos deux derniers Grand Slami. Et à un an de la Coupe du
Monde, ça ferait le plus grand bien à cette équipe si jeune et qui se
construit encore. Ceux d’entre vous qui le souhaitent pourront suivre mes commentaires
éclairés en direct sur Twitter, sur le compte spécial @EolasRugby.
Alors, plus que jamais… ALLEZ LES BLEUS ! ! !
Jouant seulement lundi soir en clôture de cette 29e journée de Ligue 2, Caen a suivi
avec plaisir les résultats de ses poursuivants, à commencer par Brest. Le dauphin a
en effet été battu par Strasbourg (1-0), et se trouve ce soir à trois points
du Stade Malherbe qui compte un match en moins. Metz a également été surpris,
à Guingamp (2-1), qui passe devant Châteauroux, sèchement battu par Tours
(0-3).
Alors qu'Auxerre peut prendre la tête de la Ligue 1 lors de la réception du Mans
(19h), Irenusz Jelen s'est confié à Eurosport. L'attaquant polonais ne cache pas
qu'il a déjà des offres pour quitter l'AJA cet été et évoque
notamment un intérêt de Bordeaux qui ne le laisse pas insensible...
Le Hanabi Festival célèbre au Japon l'arrivée du printemps. Sur la Console
Virtuelle de la Wii, il est l'occasion de découvrir des jeux qui n'ont pas eu l'honneur de
connaître la France. Ainsi cette semaine, nous, Européens, avons la chance de voir
débarquer un mythe de la PC-Engine. Le génial Castlevania : Rondo of Blood intialement
disponible sur Super CD-ROM² reste toujours aussi impressionnant. Ses
musiques n'ont pas perdu de leur superbe et le level design donne toujours autant de plaisir.
Le titre de Konami ne vient pas seul et est accompagné d'un autre jeu de plates-formes, mais
cette fois-ci sur NES. Milon's Secret Castle est l'ancètre de Do-Re-Mi Fantasy également sur Console
Virtuelle. Vous incarnez Milon qui combat des hordes de monstres avec des bulles magiques.
Etonnant.
Parce que les années 80 ne connaissaient pas encore la crise et que tout était
permis, y compris de prendre des chiffons comme vêtements et de se mettre des animaux morts
sur la tête pour se faire des coupes de cheveux tendances, c'est avec plaisir que nous
allons prochainement accueillir Lips : I ...
"Le Double Dragon des temps modernes est là alors ne boudez pas votre plaisir et tentez
l’expérience old school pour vous remémorer les instants de folie de votre
jeunesse ! A jouer de préférence à deux, parcourez des niveaux
différents et variés aux graphismes 3D sur un scrolling horizontal 2...
La Flèche d'Or et Indie Rock Mag ont le plaisir de vous faire gagner des places pour la
soirée Air d'Islande organisée le 28 mars prochain dans la salle parisienne avec
Hildur Guðnadóttir et Valgeir Sigurðsson. Pour participer au
concours, il suffit de répondre correctement à cette question : "Quel est le nom de
l'album de Hildur Guðnadóttir sorti l'année dernière ?" Votre
réponse est à adresser par mail à concours_airdislande@indierockmag.com
accompagnée de vos nom et prénom avant le 25 mars à minuit. Un (...)
Sixième pour son retour en Formule 1, Michael Schumacher s'est fait plaisir à
Bahreïn et attend désormais avec impatience de reprendre le volant lors du Grand Prix
d'Australie le week-end prochain à Melbourne.
Les hommes préfèrent les grosses ! En tout cas, dans cette œuvre
animée minimaliste réalisée à partir des esquisses du maitre Harukawa
Namio, il semblerait que certain membres de la gent masculine prennent un plaisir certain à
se laisser ligoter puis "étouffés" par les charmes voluptueux d'une femmes aux formes
généreuses. -Porcorosso34-
Voilà une nouvelle qui devrait faire plaisir aux amateurs de handball : Neutron
Games est actuellement en train de développer un jeu en l’honneur de ce
sport. Nommé Handball Challenge, le soft, prévu à la fois
sur Playstation 3, Xbox 360 et PC se dévoile pour l’instant via un
court trailer. En attendant d’en savoir plus…
A quoi tient une bonne entente sexuelle ? Comment concilier tendresse et plaisir ? Nos
désirs ont-ils changé ? Réponses inattendues d’un spécialiste
de nos comportements, Boris Cyrulnik.
Voilà le marathon s'est arrêté, 3 jours de débats, d'interviews, de
discussions, de perroquet rouge et des cochons qui crient dans un haut-parleur (vous en verrez
quelques images...), d'un super tirage au sort avec Framasoft et Ubuntu-fr...Au total nous avons
enregistré près de 41 vidéos que nous aurons le plaisir de vous faire
découvrir au fur et à mesure avec des focus particuliers sur certains thèmes
comme le fameux Cloud computing, l'interopérabilité....
Bon voilà maintenant je vais vous faire languir un peu mais dès la semaine
prochaine s'est promis (Post prod oblige) vous aurez plein de vidéos surtout pour ceux,
ils sont nombreux, qui n'ont pas pu venir et les autres qui étaient sur place et qui
avaient pas que cela à faire (non mais...). Pour les autres, et plus encore, on se revoit
aux RMLL 2010 qui auront lieu à Bordeaux du 6 au 11 juillet 2010.
Lorsqu’on vous parle d’entreprise 2.0 vous
pensez blogs, wikis, réseaux sociaux etc…. Et si je vous parle de “prediction
market” vous allez surement me regarder avec des yeux ébahis. Et pourtant dès
que vous lisez un livre sur le sujet provenant de l’autre coté de
l’Atlantique, dès que vous discutez avec des spécialistes locaux ils ne
manquent pas d’inclure ce type d’outil dans le spectre des outils 2.0.
Pour savoir de quoi il s’agit je vous renvoie à la définition wikipedia
pour commencer.
Il ne s’agit ni plus ni moins que de donner des jetons “virtuels” aux
participants et leur demander de les “placer” sur des paris du genre “quel type
de produit aura le plus de succès chez nos clients l’an prochain”,
“quelle sera la part du budget IT des clients affecté aux réseaux sociaux
etc…”. Cela peut se passer avec les salariés voire avec le grand public. Et
visiblement c’est utilisé avec succès dans un certain nombre
d’entreprises là bas.
L’expérience prouve que les résultats obtenus sont au moins aussi pertinents
qu’avec des études plus longues et couteuses.
La question qu’on peut dès lors se poser est : pourquoi est-ce totalement
méconnu chez nous ?
L’idée qui me vient spontanément à l’esprit est, une fois
encore, que culturellement parlant cela ne passe pas.
D’abord la notion même de pari, un peu ludique, et connotée “jeu
d’argent”, risque fort de mal passer dans des environnements où plaisir, fun
et travail ne vont pas ensemble et où à partir du moment où quelque chose a
l’air ludique ça ne peut être professionnelle sérieux.
En plus vous imaginer un collaborateur parier contre le succès d’un produit ? La
capacité à délivrer un projet en temps et heures ? Coté pile ce sont
effectivement les hommes de terrain qui sont souvent les mieux placés pour deviner
à l’avance ce qui peut marcher ou pas. Coté face : cela revient à dire
qu’on ne croit pas à ce que des gens hauts placé ont décidé et
franchement cela n’est pas sérieux.
Vous me direz que pourtant le “crowdsourcing” intéresse nos entreprises. Oui.
Mais discuter c’est bien, parier comme dans un casino ça l’est moins.
Et puis une discussion cela donne des ressentis. Le prediction market donne des chiffres et les
chiffres c’est sérieux, on ne va pas laisser le quidam les impacter.
Vous voyez d’autres raisons ? Peut être même connaissez vous des entreprises
Gauloises qui ont recours à ce type de pratiques et qui seraient passées sous mon
radar. Peut être connaissez vous des pays hors US où cela fonctionne ?
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Comité des Fêtes de Château la Vallière et la Mairie s'associent pour
organiser cette année le tout premier festival de musique: Ca va Jazzer.
Comme son nom l'indique, tout le monde va en parler et en entendre parler! Mais comme il l'indique
aussi, ce festival aura une connotation jazzy, avec la venue de groupes de tous horizons, mais pour
qui le swing est une philosophie. Une programmation détonante, des groupes pour les jeunes
et les moins jeunes, du jazz en passant par le ska ou le blues, la soul, le swing manouche, il y en
aura pour tous les goûts et toutes les oreilles!
     Â
   La deuxième édition de "Ca Va Jazzer" aura
lieu les samedi et dimanche 26 et 27 Juin, à l'occasion de la fête de la Saint Jean
(festivité annuelle de la commune).
Les orchestres seront installés, dès 19h le samedi et 12h le Dimanche, dans le parc
de la mairie. Vous trouverez restauration sur place, manèges, brocanteurs (le dimanche), et
toutes sortes d'animations.Â
 Et le meilleur Pour la fin, l'accès aux concerts est totalement GRATUIT.
-//- agenda Festival - chateau la valliere, Indre-et-Loire (37) - le 26-06-2010 -//-
Ça fait toute de même un moment que je ne traine plus dans le
haut du classement Wikio et je ne m’en pleins pas mais soyons clair, ça fait
toujours plaisir lorsque l’on est bien classé quelque part.
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