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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
15 hours and 58 minutes ago
Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques. Le
président de la République vient d'annoncer son plan de relance. Celui-ci s'apparente
davantage à la correction d'un précédent budget trop rigoureux qu'à un
New Deal à la française.  Nicolas Sarkozy a solennellement
présenté ce 4 décembre son plan de relance de l’économie
française à Douai, ville symbole des difficultés actuelles de la branche automobile. Un plan que le président a
voulu « ambitieux, audacieux et imaginatif ».
Correction
Malgré les superlatifs qui ont entouré sa sortie, ce plan reste en
réalité d’une ampleur limitée, notamment quand on le compare aux mesures
déjà mises en Å“uvre aux Etats-Unis ou préparées pour 2009
par Barack Obama. Il vient toutefois corriger, et c’était plus que nécessaire,
la politique budgétaire restrictive que traduisaient les budgets 2009 de l’Etat et de
la Sécurité sociale tels qu’ils ont été présenté et
discuté au Parlement.
Depuis deux mois, nous vivions en effet une situation surréaliste. Lors de son discours de
Toulon, le 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait, à juste titre, souligné
l’ampleur de la crise financière et de ses conséquences prévisibles sur
l’économie réelle : « dir e la
vérité aux Français, c’est leur dire que la crise actuelle aura des
conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le
pouvoir d’achat », rappelait-il.
Rigueur surréaliste
Pourtant le lendemain même de ce discours, le gouvernement présentait un budget de
rigueur pour 2009, avec des dépenses publiques en baisse, une fois l’inflation
déduite, et même des budgets de l’emploi et du logement en baisse tout court, en
valeur nominale. Et dans le même temps ce budget prévoyait la hausse de
différents prélèvements. Même chose quelques jours plus tard pour le
budget de la Sécurité sociale.
Durant l’été, le premier ministre François Fillon avait rejeté en
effet de façon catégorique la perspective d’un plan de relance bien que
l’économie française soit déjà entrée en récession
au second trimestre 2008. La priorité restait de limiter les déficits publics afin de
corriger les dérapages causés par le paquet fiscal de 2007. Et le paquebot
budgétaire conçu à ce moment là continuait sur sa lancée. Au fil
des semaines, cette politique de rigueur devenait d’autant plus surréaliste que
parallèlement des sommes énormes étaient affichées pour venir en aide
au secteur bancaire.
Pas si « massif »
Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy corrige donc enfin de façon significative la
mauvaise trajectoire budgétaire sur laquelle la France était engagée. Le
volume revendiqué officiellement pour ce plan, 26 milliards d’euros sur deux ans,
n’a cependant rien d’extraordinaire : il représente une dépense
supplémentaire de 0,7% du PIB sur chacune de ces deux années.
De plus, comme toujours, quand on en connaîtra le détail de façon
précise on se rendra probablement compte que ce volume affiché inclut nombre de
mesures d’ores et déjà engagées ou prévues. A titre de
comparaison, les pouvoirs publics des Etats-Unis ont investi cette année 2,5% du PIB pour
soutenir l’activité et Barack Obama prépare pour 2009, des mesures encore plus
ambitieuses...
Et parmi les mesures annoncées, très peu sont liées au final à la
transformation écologique des modes de consommation et de production. Comme cela avait
déjà été le cas à la fin de l’été lors des
débats sur les « bonus-malus écologiques » et les
« écotaxes », ceux qui, au sein de la majorité, souhaitaient
mettre la « croissance verte » au cÅ“ur de la politique de
relance n’ont manifestement pas été entendus.
3% du plan pour les minima
sociaux
Parallèlement les mesures à portée sociale, de nature à soulager
immédiatement les Français qui sont le plus en difficulté, restent elles aussi
très limitées : au lieu par exemple d’augmenter le niveau des minima
sociaux, qui ont perdu ces dernières années beaucoup de pouvoir d’achat, le
gouvernement se contentera de verser une prime unique de 200 euros aux titulaires de minima
sociaux (soit 760 millions d’euros, 3% du total du plan de relance...).
De même les mesures annoncées en matière d’aide à la
création d’emplois, ne vont guère dans le sens d’améliorer la
qualité des dits emplois puisqu’elles consistent à renforcer, une fois de plus,
les exonérations de charges à proximité du SMIC, responsables de la
« trappe à bas salaire » qui bloque de plus en plus de salariés
au bas de l’échelle des rémunérations.
Pas un « New Deal »
Bref, si ce plan infléchit utilement la politique budgétaire restrictive
engagée jusque là, on reste très loin d’un « New Deal »
à la française. L’annonce en solo de ce plan marque également
l’échec d’une politique européenne concertée de soutien à
l’économie réelle. Contrairement à ce qui s’était
passé pour les banques, le volontarisme du chef de l’Etat n’a pas réussi
cette fois à entraîner l’ensemble de l’Union.
Il faut dire qu’après le cavalier seul du « paquet fiscal »
en 2007, le soupçon de laxisme populiste en matière budgétaire était
très fort chez nos voisins à l’égard de Nicolas Sarkozy. Le refus du
gouvernement d’Angela Merkel d’agir pour relancer de façon significative la
demande intérieure Outre- Rhin, risque toutefois de limiter encore plus les effets du
plan français.
Pour accéder au site
d'Alternatives économiques, cliquez ici.

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Les Echos - actualité sur les sociétés du cac 40 -
21 hours and 4 minutes ago
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Christian Streiff indique que les annonces faites aujourd'hui par le président de la
République traduisent la prise de conscience des pouvoirs publics sur l'ampleur et la
gravité de la crise du secteur.img width='1' height='1'
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adaptées" pour relancer la
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Le Monde.fr : France et Société -
1 days ago
La CGT, qui voit dans sa victoire un quot;message clair aux pouvoirs publics et au patronatquot;,
parle de quot;désinvolturequot;.img width='1' height='1'
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Le Monde.fr : A la une -
1 days ago
La CGT, qui voit dans sa victoire un quot;message clair aux pouvoirs publics et au patronatquot;,
parle de quot;désinvolturequot;.img width='1' height='1'
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Le Monde.fr : A la une -
1 days ago
La CGT, qui voit dans sa victoire un quot;message clair aux pouvoirs publics et au patronatquot;,
parle de quot;désinvolturequot;.img width='1' height='1'
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Observatoire des inégalités -
1 days and 2 hours ago
div class='rss_texte'p class=spipstrong class=spipComment a évolué la protection
sociale en France depuis les années 1990 ?/strong/p p class=spipLes tendances sont multiples
et contradictoires. Je constate un triple mouvement./p p class=spipLe premier est une accentuation
du poids des contraintes financières sur les risques traditionnels (maladie, retraite,
etc.), qui a conduit à des mesures habituelles de rééquilibrage telles que la
hausse des cotisations ou la diminution des prestations, ainsi qu'à un appel affiché
à la responsabilité des assurés./p p class=spipLe deuxième temps est la
prise de conscience de la nécessité de nouveaux modes de couverture pour respecter
les droits fondamentaux avec la création de la couverture maladie universelle (CMU) ou du
droit au logement opposable (DALO), voire d'un éventuel droit opposable à la garde
d'enfant. Cependant les réponses apportées ne sont pas complètement
convaincantes. Ainsi, la CMU complémentaire couvre les personnes les plus précaires
mais en exclut d'autres en difficulté qui dépassent le plafond
d'éligibilité [a href=http://www.inegalites.fr/#nb1 name=nh1 id=nh1 class=spip_note
title='[1] 620 euros par mois pour un célibataire' 1/a]. Par ailleurs, le DALO n'est qu'un
droit à déclencher une procédure contre les pouvoirs publics. De plus, ces
interventions sont inadaptées à des marchés contraints par l'offre comme
l'illustrent le manque de spécialistes qui ne pratiquent pas de dépassements
d'honoraires ou le déficit de logements./p p class=spipEnfin, le dernier mouvement est la
prise en compte élargie et renouvelée pour la protection sociale de la
solvabilisation de l'achat de prestations en nature. Avec l'aide à l'autonomie des personnes
âgées ou handicapées ou les aides à la garde d'enfant, l'accent est mis
sur la liberté d'acquérir et d'adapter un panier de prestations correspondant
à des besoins individuels reconnus./p p class=spipFinalement, on est loin du simple «
retranchement » de l'Etat providence évoqué par Paul Pierson [a
href=http://www.inegalites.fr/#nb2 name=nh2 id=nh2 class=spip_note title='[2] Paul Pierson
Dismantling the welfare state ? Reagan, Thatcher and the (...)' 2/a]. Le retrait sur certains
risques est compensé par la prise en charge de nouveaux droits, mais de façon souvent
incomplète et insatisfaisante./p p class=spipL'importance est souvent dans les
détails des dispositifs. Par exemple, l'idée de bouclier sanitaire, qui consiste
à plafonner les dépenses maladies des assurés en proportion de leur revenu
porte un nom attrayant mais il peut changer totalement de nature selon ce qu'il couvre ou non./p p
class=spipstrong class=spipEn matière de santé, y a-t-il un désengagement de
la Sécurité sociale ? /strong/p p class=spipParadoxalement, les assurances sociales
couvrent la même proportion des dépenses de santé depuis 1980 malgré une
légère diminution depuis 2004 (77 % en 2007). Mais cette moyenne s'est maintenue du
fait de la prise en charge à 100 % des malades chroniques et graves dont la
prévalence augmente et pour lesquels le coût des traitements est souvent très
cher. Ce qui a compensé les déremboursements que supportent les autres patients. En
outre, les frais hospitaliers restent bien pris en charge./p p class=spipstrong class=spipQuels
sont les impacts de ces évolutions sur les inégalités de niveau de vie
?/strong/p p class=spipSi l'on prend l'exemple des retraites, la réforme Balladur de 1993 a
eu, comme l'a montré la Cnav [a href=http://www.inegalites.fr/#nb3 name=nh3 id=nh3
class=spip_note title='[3] Caisse nationale d#39;assurance vieillesse' 3/a], pour effet de baisser
le niveau des retraites qui sont calculées sur les 25 meilleures années au lieu de 10
ans auparavant. Mais cela n'implique pas forcément une baisse du niveau de vie des
ménages. La durée de vie en couple s'allonge avec la convergence des
espérances de vie entre les sexes et les femmes ont souvent eu une carrière
professionnelle qui leur donnera droit à des retraites personnelles plus importantes./p p
class=spipEn matière de santé, le transfert de la couverture vers les
complémentaires (mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) et l'instauration
des franchises médicales posent des problèmes d'équité et
d'efficacité. Manie-t-on le bon instrument pour responsabiliser l'assuré ? Les
franchises sur les médicaments n'ont pas en ce domaine les mêmes
propriétés que l'incitation à l'utilisation des génériques ou le
forfait de 18 euros sur les actes lourds. L'usager n'a pas le même degré de
liberté de choix. Un facteur très discriminant dans la protection apportée par
les complémentaires est, en outre, la prise en charge des dépassements
d'honoraires./p p class=spipstrong class=spipL'égalité d'accès aux soins
est-elle une réalité en France ?/strong/p p class=spipEn cas de problème
grave, l'hôpital assure une bonne prise en charge et dans des conditions
financièrement égalitaires. Des nuances sont à apporter avec le forfait
journalier et certains tickets modérateurs pour les hospitalisations longues ou
récurrentes mais ceux-ci sont souvent pris en charge par les mutuelles./p p class=spipL'un
des problèmes concerne la répartition géographique de l'offre de soins.
Certaines régions sont largement sous-dotées mais même lorsque l'offre est
présente elle n'est pas toujours accessible financièrement pour les ménages
modestes. Ils y a des départements où les spécialistes pratiquent en grande
majorité des dépassements d'honoraires./p p class=spipNous sommes dans un
système à triple étage. Les cas les plus lourds sont pris en charge à
100 % par la Sécurité sociale (actes lourds, affectations de longue durée).
Les consommations de services plus « légers » ont tendance à être
laissés, et parfois par segments entiers (optique, dentaire), aux mutuelles et autres
complémentaires santé, dans des conditions inégalitaires, et parfois
dérégulées pour les dispositifs médicaux comme le notait le Haut
Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie. Enfin, la CMU maintient un filet de
sécurité pour les plus pauvres./p p class=spipOr, si la CMU complémentaire
s'avère être plutôt efficace pour limiter les renoncements aux soins, elle se
heurte à un problème de ciblage. Son seuil d'éligibilité exclut une
partie des personnes en difficulté et l'aide à l'acquisition d'une mutuelle pour les
ménages modestes n'atteint pas son public potentiel car elle n'en compense pas suffisamment
le coût./p p class=spipDe plus, les bénéficiaires de la CMU sont parfois en
butte à des refus de soins. Plusieurs enquêtes l'indiquent. D'autres études
mettent aussi en lumière un phénomène de concentration de ces patients chez
des médecins pratiquant dans des zones où vivent de nombreux
bénéficiaires de la CMU. Les titulaires de la CMU les consultent même s'ils
n'habitent pas forcément ces zones, parce qu'ils savent qu'ils seront reçus plus
volontiers./p p class=spipEn outre, il y a de fortes disparités de prises en charge entre
les complémentaires et, généralement, les plus onéreuses offrent de
meilleures prestations. D'après la Drees [a href=http://www.inegalites.fr/#nb4 name=nh4
id=nh4 class=spip_note title='[4] Direction des études du ministère de la
santé' 4/a], tous les contrats souscrits couvrent généralement le forfait
hospitalier, le ticket modérateur sur les médicaments, mais la différence se
situe surtout dans la prise en charge des frais optiques et dentaires et des dépassements
d'honoraires./p p class=spipstrong class=spipOn entend beaucoup parler de «
responsabilisation » des assurés avec l'instauration des franchises médicales
par exemple mais sont-ils les seuls en cause ?/strong/p p class=spipIl existe une asymétrie
d'information entre les assurés et les offreurs de soin dans un marché où
l'offre peut parfois induire la demande. Les tentatives de responsabilisation financière
sont problématiques lorsque les patients ne peuvent réellement choisir./p p
class=spipCe raisonnement vaut aussi pour l'âge de la retraite ou les préretraites :
c'est l'employeur le plus souvent qui décide. L'incitation des entreprises à
préserver l'emploi des travailleurs âgés est insuffisante. La dernière
contrainte qui existait, la contribution Delalande sur les licenciements des seniors, a pourtant
été supprimée le 1er janvier 2008./p p class=spipDe même, pour les
chômeurs et les allocataires de minima sociaux, leur responsabilisation par la
dégressivité des allocations est souvent inefficace car ils se heurtent à bien
d'autres problèmes : un déficit de qualification, un manque d'offre de postes
adaptés, des difficultés de logement, de transport et de garde d'enfant, ainsi qu'une
absence d'engagement des pouvoirs publics à leur proposer des solutions adaptées./p p
class=spipAu final, les incitations financières ont des limites très importantes et
pèsent souvent sur les plus fragiles./p p class=spipstrong class=spipLa protection sociale
et notamment les aides aux familles sont-elles encore redistributives ?/strong/p p class=spipUne
étude du ministère de la santé montrait effectivement que familles
reçoivent une d'aide par enfant plus élevée lorsqu'elles sont modestes ou
aisées en raison, d'une part, des prestations sous condition de ressource et, d'autre part,
du mécanisme de quotient familial respectivement. La figure qui représente le montant
accordé par enfant suit une forme en U./p p class=spipCeci rejoint un débat de fond
sur le coût de l'enfant. D'un coté, certains jugent normal que la compensation se
fasse en fonction des capacités contributives. Par convention statistique, le coût de
l'enfant est plus élevé à mesure que les revenus de la famille sont
importants. De l'autre, je crois que le système pèche car il n'y a pas d'allocation
au 1er enfant et il est moins redistributif qu'un système de subvention forfaitaire par
enfant./p p class=spipEn fait, on retrouve ce même type de courbe en U partout où il y
a des exonérations fiscales, comme dans le cas de la dépendance des personnes
âgées. En effet, au-delà d'un revenu de 2,5 fois le Smic les avantages fiscaux
prennent le relais de l'aide personnalisée à l'autonomie qui est dégressive
selon le revenu./p p class=spipMais plus globalement, notre système de
prélèvements et de prestations sociales est incontestablement redistributif.
L'impôt sur le revenu reste le mécanisme le plus redistributif, parce que progressif
malgré ses limites. D'après l'Insee, il contribue pour un tiers à la
réduction des inégalités de revenus obtenue par l'ensemble des transferts
sociaux et fiscaux./p p class=spipPropos recueillis par Noam Leandri./p p class=spipMireille Elbaum
est professeure au CNAM, ancienne directrice des études économiques et statistiques
au ministère de la santé. Elle a récemment publié i class=spipEconomie
politique de la protection sociale/i (PUF), 2008./p/div hr /

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@ Brest -
1 days and 20 hours ago
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div class='rss_chapo'p class=spipRésumé : L'objet de ce travail est de mener un
état de l'art dans le domaine des recherches sur les usages et non-usages des technologies
de l'information et de la communication (TIC), dans le but de proposer de nouveaux axes de
recherches en méthodologie et en contenus pour améliorer la compréhension des
situations de non-usages./p p class=spipDans un premier temps, nous proposons une revue de
littérature anglo-saxone et francophone ; ensuite nous présentons une enquête
participative, menée à Brest, sur la thématique des non-usages./p p
class=spipNous terminons sur des propositions de recherche./p/div div class='rss_texte'p
class=spipMarsouin i class=spipUn article publié par Marsouin, laboratoire des usages en
Bretagne et repris du site a href=http://www.marsouin.org/ class=spip_url
spip_outhttp://www.marsouin.org//a/i/p p class=spipa
href=http://www.marsouin.org/article.php3?id_article=248 class=spip_outAccéder à
l'article sur le site de Marsouin /a/p h3 class=spipDOCUMENT DE TRAVAIL./h3 p class=spipstrong
class=spipLes recherches sur les usages des TIC à l'épreuve de la
problématique des non-usages d'Internet et de l'informatique./p p
class=spipRéflexions méthodologiques sur les indicateurs de l'exclusion dite
numérique. /strong/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Annabelle Boutet (sociologue) IT-Telecom Bretagne / LUSSI
: Logiques des usages, sciences sociales et sciences de l'information/p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / Jocelyne Tremenbert (statisticienne) Observatoire OPSIS :
Observation et Prospective sur la Société de l'Information et ses Services/p p
class=spipimg src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8'
height='11' alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / M@rsouin : Môle Armoricain de
Recherche sur la Société de l'Information et les Usages d'Internet
(http://www.marsouin.org/ ) Annabelle.boutet@telecom-bretagne.eu/p p class=spipstrong
class=spipIntroduction./strong/p p class=spipOn ne peut plus considérer aujourd'hui la dite
fracture numérique par une double approche en termes d'accès à l'ordinateur et
à Internet — qui nierait la question des usages et des
compétences — et en termes de posséder ou de ne pas
posséder la technologie adéquate. A ce titre, les récents, mais encore rares
travaux, menés sur la question du non-usage mettent en lumière la diversité
des situations. Ainsi, la lecture des travaux menés par les Anglo-saxons montre que la
description des situations de non-usages ne peut être basée sur une dichotomie entre
usagers/nonusagers. En effet, la part des truly desconnected [Lenhart, 2003:3]
— que nous traduirons par nonusagers absolus —
représente aux Etats-Unis un quart des individus qui déclarent ne pas utiliser
Internet [Lenhart, 2003:3]./p p class=spipL'objectif de notre travail est donc de participer au
dévelopement de la compréhension de cette part de la population (un peu plus de 40 %
en France) qui déclare ne pas utiliser Internet ou est classée par les enquêtes
comme non-internaute. Cette compréhension passe à la fois par un travail de
définition des notions-clés, un repérage des cadres théoriques
pertinents et les outils méthodologiques mobilisables. Mais avant, cela suppose de se poser
un certain nombre de questions : br /img
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / La première est celle de savoir pourquoi est-il
nécessaire d'investiguer plus avant sur la question des non-usages ? Tout d'abord parce que
les nonusagers représentent encore aujourd'hui 40 % de la population ; ce qui entraine
plusieurs conséquences d'un point de vue social. D'une part, le non-usage des TIC est
considéré à la fois comme un facteur et comme un résultat d'exclusion
et de marginalité. Aujourd'hui, si l'on écoute les idées courantes, ne pas
être connecté, c'est 'perdre des occasions' d'être actif dans la
société — cela ne veut pas dire que ce soit vrai mais par contre
cela créé du sens notamment pour ceux qui se pensent exclus —.
Face à cela, les membres de la société (les pouvoirs publics, les
associations, les citoyens et les acteurs économiques) s'interrogent, font des
déclarations d'intention, mènent des actions sous des vocables tels que
l'e-inclusion, la lutte contre la fracture numérique, etc./p p class=spipD'autre part, d'un
point de vue philosophique et politique, cela signifie que 40 % de la population peut être
écarté des débats sociétaux que génère la mise en oeuvre
dudit modèle de la société de la connaissance. Débattre c'est avant
tout pouvoir prendre part aux décisions./p p class=spipEnfin, parce que d'un point de vue
scientifique, au fil des travaux, la question du non-usage pose problème et ne peut
être résolue par un simple renversement des problématiques liées
à l'usage. Cela rejoint notamment le constat fait par Lenhart selon lequel les non-usagers
et les usagers ont des idées différentes de ce à quoi le monde d'Internet
ressemble [Lenhart, 2003 :13]. Or, si nous admettons la diversité des situations de
nonusages, nous admettons que les problématiques liées à la diffusion des TIC
peuvent être abordées de ces points de vue là./p p class=spipDès lors,
le travail même de catégorisation pose problème puisque nous nous trouvons face
à trois démarches : Soit les travaux ignorent les nonusagers ou les réduisent
à une non catégorie, ce qui conduit, d'une certaine manière, à
reconnaître la domination d'une 'super catégorie' des usagers sur la construction et
la mise en oeuvre d'un modèle social et sur sa compréhension ; soit le non-usage
devient une catégorie fourre-tout qui conduit à rassembler dans un tout
considéré comme homogène, des situations et des expériences très
hétérogènes ; soit on construit des typologies qui tentent de rendre
objectives des intentions déclarées par les acteurs eux-mêmes à propos
de leurs expériences et de leurs situations personnelles, par le truchement de la vision des
chercheurs. Dès lors, comme le souligne Conein, il convient de s'interroger non pas
seulement sur l'usage et le non-usage mais sur les circonstances sociales et humaines qui
participent à l'émergence de ces catégories [Conein, 2005]./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / La question qui vient immédiatement après
est bien celle de la manière de définir le non-usage. On se rend compte alors, qu'il
n'y a pas une forme de non-usage mais une pluralité. Autrement dit, comment
déterminer où commence et où finit le non-usage par rapport à l'usage ?
Le 'comment' signifie de poser les définitions pertinentes pour rendre compte des
situations. Le 'comment' signifie également de trouver les méthodes pour alimenter
ces définitions. Nous verrons que la démarche la plus courante est celle de la
typologie. Mais se pose à nouveau la question de la manière dont sont construites les
catégories de non-usagers cherchant la représentativité dans la
diversité des situations concrêtes ? C'est-à-dire, quels indicateurs sont
pertinents pour discriminer les situations ? Comment rendre ces indicateurs opérationnels
?/p p class=spipDans cet article, nous proposons de mener une analyse critique des travaux qui ont
été conduits sur les usages et sur les non-usages avec pour objectif d'en extraire
les points forts et les points faibles. Nous poursuivrons avec la présentation d'un travail
exploratoire que nous avons mené dans un quartier brestois sur ces problématiques.
Enfin, nous terminerons par des propositions sur la manière d'aborder cette
problématique tant dans les contenus que dans la méthodologie./p p class=spipimg
src=http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1cfde.gif width='8' height='11' alt=-
style='height:11px;width:8px;' class='' / a
href=http://www.marsouin.org/IMG/pdf/Boutet_Tremenbert_non-usagers.pdf class=spip_outLire l'article
sur le site de Marsouin /a/p/div

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