Shangols -
1 days and 7 hours ago
p style=text-align: justify;strongema href=http://storage.canalblog.com/05/00/110219/33221876.jpg
target=_blankimg height=165 alt=083 src=http://storage.canalblog.com/05/00/110219/33221876_p.jpg
width=300 border=0 style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aThe Fly/em/strong mavait plu ado
parce que cétait gore. Ca mavait fait rire de voir Goldblum perdre ses ongles, ses dents,
ses yeux et sa machoire dans une symphonie de bruits visqueux et de matière blanchâtre
peu ragoûtante, et je nen demandais pas plus. Mais avec le temps, il métait
resté des souvenirs plus profonds de ce film, comme sil avait tenté de me dire
quelque chose que javais vaguement senti sans le verbaliser. Vérification aujourdhui : eh
bien oui, emThe Fly/em, cest un peu plus que ce que cest... mais guère plus non plus./p p
style=text-align: justify;Déjà, notons que 20 ana
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style=FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px; //as après, les scènes purement
spectaculaires ont un peu perdu de leur frontalité. La faute à des effets
spéciaux vieillis, sûrement, mais aussi la faute à un scénario qui
réserve peu de surprises, et qui du coup amène mal ces séquences sanglantes.
On sent Cronenberg mal à laise dans lhorreur pure, et cest vrai que la dernière
demi-heure, seulement commerciale, est bien peu passionnante : cest de la surenchère
bête et méchante, un scénario qui part dans le vide intersidéral, des
acteurs cantonnés à pousser des cris dorfraie devant les métamorphoses de
Goldblum, on sennuie sévère. Cronenberg tourne à vide, dirait-on,
épuisant jusquà plus soif ses motifs quot;foetus-glauques-bruits-humidesquot;, mais
cette fois sans cette troublante fascination quil a su souvent trouver (emExistenz/em ou emDead
Ringers/em). /p p style=text-align: justify;Malheureusement pour lui, sa première demi-heure
nest guère mieux. Cest linverse pourtant : il ne se passe pas grand-choa
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style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //ase dautre que de vagues conversations autour dun
ordinateur vieille école, ça tourne autour du pot en préparant un terrain
sur-balisé, et les enjeux sont assomants : on se doute bien que Golblum va finir par tenter
lexpérience de la téléportation, à quoi servent donc ces
tergiversations, ces doutes et ces questionnements ? Voilà qui dément louverture du
film, extraordinairement rapide. Sitôt après le générique, Cronenberg
nous plonge de plain-pied dans sa trame, sans chercher à emmener doucement son spectateur
par la main : il ne sera question que dune histoire, qui ira du début à la fin sans
se perdre ailleurs (la toute fin est également abrupte). Pourquoi, sur un mouvement de
démarrage aussi enlevé, Cronenberg poursuit-il avec cet interminable prologue
inutile, cest un mystère./p p style=text-align: justify;Le film est tout pourri, donc,
allez-vous dire ? Eh bien, non, criai-je véhémentement et non sans vergogne. Car tout
le centre du film est enfin très réussi. Là, on sent subitement les
implications que le gars a voulu donnr à cette palôte histoire de SF fauchée.
En plein coeur des années SIDA, emThe Fly/em est un troublant essai sur la mutation des
corps sous leffet de la puissance sexuelle. Le mal qui habite Goldblum est un mal qui lui a
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style=FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px; //avient de la fascination des corps : son attirance
pour la métamorphoses des corps, ses questions quasi-métaphysiques sur la
poésie de la chair, et surtout la formidable énergie sexuelle qui lenvahit
après son expérience, tout ça fait sens de façon étonnamment
profonde. Finalement, emThe Fly/em est bien à 100% cronenbergien : il y est question avant
tout de bidoche, de peau, de manipulations génétiques, le tout déployant une
poétique morbide du meilleur effet. Le film renvoie lHomme à sa part
danimalité, mais sans en glorifiant justement cette métamorphose : si Goldblum
redevient insecte, comme aux premiers temps du monde, il le fait dans une sorte de glorification de
lesprit et du corps. Redevenir animal, pour Cronenberg, cest repasser par une pureté
sexuelle et physique totale ; ensuite cest la déchéance physique, mais dopée
par un esprit quasi-spirituel (quot;je veux être le premier insecte politiquequot;). On ne
sait pas trop si on doit avoir pitié de Goldblulm devant ses dents qui tombent, ou ladmirer
en tant quêtre purifié et revenu aux sources de lHomme. Rien que pour cette
partie-là, un tiers du film seulement malheureusement, emThe Fly/em mérite quon y
revienne./p

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