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Dans le monde Mac, il n'est pas possible d'installer n'importe quelle carte vidéo, il faut
en passer par les cartes agrées par la pomme et si l'on veut...
Joey Starr au tribunal pour violences conjugales ? Quelle nouvelle. L’excellent chanteur du
groupe NTM est en effet passé hier devant le tribunal correctionnel de Paris. Didier
Morville, alias Joey...
La chaine de télé américaine aurait "censuré" les propos d'un athlète
australien médaillé à Pékin.
Même si elle se défend d'homophobie, NBC
n'a pas diffusé aux USA les traditionnelles images de joie du vainqueur ainsi que ses
réactions après avoir obtenu la médaille d'or prétextant un manque de temps et
le fait quelle ne peut pas tout diffuser. "Je veux absolument remercier tous ceux qui m'ont
aidé; mon partenaire Lachlan et ma maman de m'avoir soutenu et de me voir gagner l'or, parce
que c'était très important d'avoir ces deux personnes près de moi ici", voici
ce que les téléspectateurs américains n'ont donc pas entendu.
Voilà comment Matthew Mitcham, champion
donc de haut vol individuel messieurs, fait, quand même, parler de lui...
Capable à la fois de recharger votre iPhone et d’en afficher le contenu en
résolution 640×480 pixels sur n’importe quelle surface, ce Honlai
Qingbar MP101 devrait très bientôt bénéficier d’un prix
officiel. On attend ça avec impatience…
Les chaînes françaises ne se battent pas vraiment pour diffuser les sitcoms
américaines, quel que soit leur succès outre-Atlantique, et quelle que soit leur
qualité. C'est ainsi qu'aucune grande chaîne [...]
Quand on veut mesurer les inégalités, on se pose au moins trois questions : «
de quoi ? », « entre qui ? », « comment ? ». La première
question fait référence à l'échelle de mesure avec laquelle on va
évaluer les situations individuelles inégales. La seconde question concerne la
définition de la population concernée, mais aussi des unités d'observation
(pays, régions, quartiers, ménages, individus). La troisième concerne les
outils statistiques de mesure des inégalités : indices, courbes...
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les deux dernières questions, mais je me
concentrerai ici sur la première, qui interpelle d'une façon
particulièrement intéressante si l'on veut que la mesure obtenue nous dise quelque
chose de profond sur la société et ses évolutions. Dans les débats
sur la justice sociale, beaucoup d'auteurs s'accordent, à la suite de Rawls, pour donner
aux plus défavorisés une priorité substantielle voire absolue, de sorte que
la question principale qui reste posée est celle de la mesure des situations individuelles
: « égalité d'accord, mais égalité de quoi ? » Il serait
normal que l'on établisse un lien entre ces débats sur la justice sociale et notre
mesure des inégalités. Il faudrait idéalement mesurer les
inégalités dans la grandeur qu'une société juste viserait à
rendre égale entre ses membres. Les inégalités qui comptent sont celles qui
correspondent aux plus grandes injustices.
Où sont donc les plus grandes injustices de notre temps ? On mesure traditionnellement les
inégalités par rapport au revenu annuel. Le revenu est plus facile à mesurer
que d'autres aspects de la vie, et les inégalités de revenu donnent encore une
photographie pertinente des grandes inégalités sociales, mais on voit bien que cela
est insuffisant.
Les théories récentes de la justice sociale, comme celle d'Amartya Sen, mettent
l'accent sur l'autonomie des personnes, leur capacité à maîtriser leur
destin. Il ne s'agit donc pas seulement de rendre les gens heureux (on peut être heureux
dans l'hébétude ou la dépendance) ou riches (on peut être passif dans
l'opulence), mais de leur donner les moyens de choisir ce qu'ils souhaitent vivre. Cette approche
semble correspondre assez bien à notre vision contemporaine de ce qui est important dans
l'épanouissement personnel, la réalisation de soi-même. Dans cette
perspective, la situation des plus défavorisés est déplorable non seulement
parce qu'ils sont pauvres, mais aussi parce qu'ils sont soumis à l'autorité
d'autrui (au travail, ou dans les démarches administratives), confinés dans des
zones désagréables, enfermés dans leur identité d'origine et exclus
du jeu social, trop incertains du lendemain pour élaborer des projets... A l'inverse, les
privilégiés combinent des revenus confortables avec une grande indépendance
et souvent l'exercice de l'autorité, une totale liberté de mouvement, une grande
aisance dans les relations sociales, et une sécurité leur permettant de planifier
leur vie ou de prendre des risques calculés.
Inégalités nouvelles et anciennes
Le souci de mieux prendre en compte les « nouvelles » inégalités
conduit aujourd'hui à pointer les ségrégations spatiales, les
différences communautaires, ou encore les écarts de statuts entre salariés
protégés et salariés précaires. Mais, a-t-on jamais
complètement saisi dans nos mesures d'inégalités les injustices les plus
profondes de notre société, dont les structures de base n'ont pas radicalement
changé depuis un siècle ? Les différences d'autonomie ont toujours
été, en un certain sens, plus importantes que les écarts de revenus, en
raison du fonctionnement hiérarchique des unités de production, des rapports
inégaux dans les familles, des inégalités d'accès aux marchés
du logement, du crédit, etc.
L'attention exclusive portée aux inégalités de revenus ne reflète pas
une bonne compréhension de la réalité sociale de notre époque. Il est
vrai que les péripéties des joutes idéologiques du XXème
siècle ont non seulement estompé les perspectives de transformation sociale, mais
ont réussi à effacer de notre conscience collective la nature « capitaliste
» de notre économie de marché, c'est-à-dire le fait que les
inégalités de richesse se traduisent par des inégalités de statut et
d'autorité dans les entreprises. La mondialisation des circuits financiers a pourtant,
dans les dernières décennies, redonné à l'actionnaire le rôle
prépondérant qu'il n'avait jamais vraiment perdu et rappelé aux
salariés de tous rangs qui est le maître qu'ils doivent servir. En outre, les
inégalités entre salariés sont considérables, y compris du point de
vue de l'autonomie. L'explosion des revenus des hauts dirigeants d'entreprises a
démontré notamment la complexité des relations d'influence au sommet des
entreprises et le pouvoir exorbitant de certains « salariés ». Les
inégalités de « capital humain » ont acquis une importante croissante
par rapport aux inégalités de richesse financière, et se traduisent non
seulement par des écarts de revenus mais aussi par des différences sociales plus
profondes. En résumé, le revenu serait un indicateur acceptable des situations
individuelles dans une économie de marché sans différences de statut, sans
relations asymétriques de pouvoir. Nous ne vivons pas dans une telle
société.
A ces inégalités « structurelles », découlant des institutions
de base de la société, s'ajoutent des inégalités entre personnes
relevant parfois d'accidents plus contingents. Ainsi les différences de santé, qui
sont corrélées avec les inégalités sociales mais comportent
également des variations purement personnelles, affectent sensiblement les situations
individuelles. De même, la taille des ménages ou des villes dans lesquelles vivent
les individus leur donne accès de façon inégale à certains biens
publics locaux. Les personnes travaillant à temps partiel ou inactives, lorsqu'elles le
font par choix, bénéficient d'un loisir qui n'est pas enregistré dans la
mesure de leur revenu. L'autonomie dans la vie consiste aussi, en effet, à
bénéficier d'une bonne santé, d'un potentiel de revenu permettant de prendre
du loisir, et d'autres éléments de confort liés à son entourage.
Dimensions et synthèse
Comment la compréhension des injustices sociales comme des inégalités
d'autonomie peut-elle se concrétiser dans un approfondissement des mesures
d'inégalités ? On se heurte ici à la difficulté de mesurer par une
échelle unidimensionnelle des situations individuelles qui varient dans plusieurs
dimensions. Comment comparer la situation du salarié soumis à l'arbitraire de sa
hiérarchie et à la menace imprévisible d'une restructuration avec celle d'un
indépendant dont le revenu fluctue davantage et dont l'autonomie se paie en heures
supplémentaires de gestion ? Comment comparer la situation d'un salarié peu
qualifié mais bien intégré socialement avec celle d'un enfant
d'immigré bien diplômé mais se heurtant à des discriminations sur le
marché du travail et dans toutes ses démarches ? Les dimensions multiples des
inégalités peuvent être traitées de diverses façons.
Une première façon consiste simplement à rester dans le multidimensionnel,
en présentant les inégalités dans les différentes dimensions et en
analysant les corrélations entre ces dimensions. Elle présente l'avantage de
restituer l'essentiel de l'information pertinente, et devrait donc être
systématiquement utilisée, à titre introductif, pour ne pas imposer trop de
choix méthodologiques à l'usager. En contrepartie elle a l'inconvénient de
laisser à l'usager le soin d'en tirer une vision synthétique, ce qui est ardu. Il
est donc souhaitable de l'accompagner de propositions de mesures synthétiques.
Une seconde façon d'aborder la multidimensionnalité consiste à
élaborer un indice synthétique de « capacités » (Sen) ou
d'autonomie, dans lequel, pour chaque individu, diverses mesures de situation individuelle
correspondant à chaque dimension sont agrégées par le biais de
pondérations plus ou moins arbitraires. L'objectif est ensuite d'évaluer les
inégalités relatives à la répartition de cet indice
synthétique au sein de la population observée. L'Indice de Développement
Humain calculé au niveau des pays par le Programme des Nations Unies pour le
Développement est un exemple de cette méthodologie. Il ajoute au chiffre du revenu
(PIB par habitant) des mesures de l'éducation (scolarisation, illettrisme) et de la
santé (espérance de vie à la naissance). L'inconvénient de cette
méthode tient dans la difficulté de déterminer les bonnes
pondérations pour les différentes dimensions. Ceci est pourtant essentiel pour
donner à chaque dimension l'importance qui lui revient.
Une troisième façon, inspirée par la théorie économique,
consiste à faire la synthèse en ramenant toutes les dimensions à une
échelle monétaire. Il y a, à vrai dire, deux façons de «
monétariser » les dimensions non monétaires, qui sont souvent confondues.
L'une consiste à mettre un prix sur chaque dimension, et elle diffère peu de la
précédente quand il est difficile de déterminer un prix ayant un sens
intuitif. Elle présente en outre l'inconvénient de supposer que tout a un prix
unique, alors qu'en l'absence de marché pour les dimensions considérées
cette hypothèse n'est guère sensée. L'autre consiste à s'appuyer sur
les préférences de chaque individu et à lui demander d'évaluer ce que
représente pour lui sa situation particulière (en écart à la moyenne)
dans telle dimension, en termes de gain ou de perte équivalente de revenu.
Cette dernière méthodologie, qui s'appuie sur des développements
récents de la théorie du « choix social équitable », a
l'avantage de fournir une échelle de comparaison naturelle pour ramener toutes les
dimensions à une mesure monétaire. Elle présente cependant
l'inconvénient d'être difficile à appliquer, car elle suppose de
repérer de façon très fine les préférences de chacun. Elle
soulève en outre la question de l'opportunité de s'appuyer aveuglément sur
les préférences de la population lorsque celles-ci sont influencées par
certains aspects des injustices que l'on cherche à mesurer. Par exemple, certains
salariés peuvent s'habituer à leur dépendance, certaines femmes peuvent
s'accommoder de leur situation dominée, de sorte que cette méthodologie conduirait
à minorer le poids des inégalités de pouvoir et de statut.
L'horizon de la justice
Quelle que soit la méthodologie retenue, l'enjeu de l'approfondissement de la mesure des
inégalités est loin d'être négligeable. La façon dont on mesure
les inégalités trahit nécessairement une certaine vision des injustices.
Comme on l'a suggéré plus haut, les inégalités de revenus seraient la
bonne mesure dans une société salariale à statut uniforme et où
l'insertion sociale ne serait pas un problème. Tous y travailleraient à temps
plein, et les différences de revenu reflèteraient des différences injustes
d'aptitude productive. Il n'y aurait pas d'autre dimension pertinente
d'hétérogénéité entre les personnes. Par contraste, dans notre
société stratifiée où les inégalités de pouvoir et de
statut s'ajoutent aux écarts de richesses, sans même parler des contingences
individuelles mais néanmoins importantes comme la santé, il est important de porter
toute l'attention nécessaire à ces dimensions supplémentaires de
l'injustice.
Il n'agit pas seulement de bien comprendre notre société mais aussi de peser sur
son évolution. Le combat contre l'injustice a besoin d'une représentation correcte
des faits auxquels il s'attaque, et il est urgent de rendre objective l'observation que les
salariés moins qualifiés, les minorités ethniques, les femmes ne souffrent
pas seulement de revenus inférieurs mais également d'un moindre accès
à toutes les formes de l'autonomie et à des relations sociales symétriques
et valorisantes. Si notre société doit s'affranchir peu à peu de ses
origines capitalistes, colonialistes et patriarcales en étendant l'exigence
démocratique d'égalité de statut et de partage du pouvoir à toutes
les sphères de la vie économique et sociale, une mesure suffisamment
complète des inégalités peut l'y aider.
Dracula Year Zero est un projet dont on parle depuis déjà fort
longtemps, mais on sait que le film devrait sortir un jour.
Cette semaine le blog de MTV donnait des nouvelles de Alex Proyas qui, après Dark
City et la saga The Crow attaque à Vlad l'Empaleur : qu'allons nous trouver
dans cet énième film sur les vampires ?
La recette habituelle, à savoir transformation en chauve-souris, aversion pour l'ail, pas
de reflet dans un miroir et canines démesurées, va-t-elle être reprise dans
ce film, qui se présente comme une préquelle de celui de Coppola ?
Oui et non, selon le réalisateur : « Oh, il faut qu'il y ai des crocs! »
s'écrie-t-il ! Concernant l'ail, il trouve la chose plus ... étrange, quant
à la transformation en chauve-souris, il n'a pas évoqué le sujet.
Mais alors, quelle partie du mythe vampirique va prédominer ? « Des pieux et des
crocs » dit Alex en souriant. Et il conclue l'interview en prophétisant : « Et
il y aura beaucoup, beaucoup de sang ! » Gageons qu'il ai raison...
La Troisième République scolarisait séparément les enfants du peuple
(voués à l'enseignement primaire) et ceux de l'élite (accueillis dans les
lycées). L'« école unique » mise en place entre 1959 (avec le
décret Berthoin qui porte la scolarité obligatoire à 16 ans et permettra la
généralisation de l'entrée au collège) et 1975 (réforme Haby
instaurant le collège unique) se proclame ouverte à tous, et récuse
ostensiblement toute détermination des parcours scolaires par l'argent ou la position
sociale. Ce discours sera rapidement et massivement entendu : entre 1963 et 1972, avant
même donc l'émergence du chômage de masse, la proportion de parents ouvriers
souhaitant que leurs enfants obtiennent au moins un bac passe de 15% à 62%.
D'un autre côté, les mécanismes de régulation des flux scolaires
propres à l'école unique, conjuguant l'évaluation continue des
élèves, leur classement et leur orientation dans un dispositif de sections et de
filières hiérarchisées, vont se révéler redoutablement
efficaces. Les nouveaux publics du secondaire seront en effet assez systématiquement
orientés vers les nouvelles filières (moins valorisées) de l'enseignement
professionnel et technologique. Au point qu'après quatre décennies, et alors
même que l'école unique a permis une explosion des scolarités unique dans
l'histoire, l'inégalité sociale des chances scolaires n'a pas bougé d'un
pouce. Ainsi dans les années 1960 les chances d'obtention d'un bac général
étaient de 56 % pour un enfant de cadre et 11% pour un enfant d'ouvrier (45 points de
différence) ; ces chances sont aujourd'hui respectivement de 72 et 22% (50 points de
différence).
On a là les ingrédients qui font de la question scolaire depuis quatre
décennies une question « chaude », et qui le reste, le poids du diplôme
sur le marché du travail et la hantise du chômage ne faisant rien pour
atténuer son acuité. Malgré l'échec des politiques successives de
lutte contre l'échec scolaire, et la réticence persistante d'une majorité
d'enseignants face au principe du collège unique, la revendication populaire d'une
meilleure efficacité de la transmission scolaire reste très forte et empêche
tout abandon du dossier de la démocratisation de l'école.
Une perspective réaliste ?
N'est-il pas cependant quelque peu illusoire, comme on l'entend parfois soutenir à gauche
[1], de
prétendre changer l'école sans changer la société ? Outre le
caractère réversible de cette proposition (comment changer la société
sans changer l'école ?), il y a toutefois bien des raisons de ne pas réduire les
inégalités scolaires à une traduction mécanique des
inégalités sociales et culturelles. L'enquête PISA de l'OCDE menée
dans 43 pays différents met en évidence une efficacité variable de
l'école : les parcours scolaires peuvent accentuer les inégalités sociales
ou, à l'inverse, les traduire de façon plutôt atténuée
(comparée aux pays scandinaves, la France dispose à cet égard d'une marge de
progression très confortable).
L'examen des processus en jeu conforte, quant à lui, le principe d'une relative
indépendance entre action scolaire et structures sociales. Les recherches sociologiques et
sociolinguistiques accumulées depuis les années 1960 ont confirmé la
variation selon l'origine sociale des ressources langagières et culturelles des
différents publics scolaires. Mais si ces travaux prouvent l'avantage relatif dont
disposent les enfants de parents longuement scolarisés, ils ne disent rien quant aux
capacités des autres. Que ces derniers soient moins avantagés n'implique en rien
qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires à une entrée satisfaisante dans
la culture écrite, même si elle est moins facile ou moins brillante. Et de fait,
l'examen des performances intellectuelles dans les cultures orales, ou de celles des enfants
d'avant l'entrée au CP, montre que l'entrée dans le langage assure par
elle-même, quelle que soit les modalités culturelles de son usage, la formation des
capacités à l'abstraction et au raisonnement logique qui suffisent à une
scolarisation normalement réussie.
La fameuse théorie du « handicap socioculturel » ne saurait rendre compte,
autrement dit, de l'échec massif aujourd'hui des jeunes d'origine populaire. L'action
scolaire peut bénéficier même à ceux qui ne disposent au départ
que du parler populaire des cités. Et l'on ne saurait davantage imputer leurs
difficultés d'apprentissage à une absence de « motivation » : toutes
les enquêtes montrent que le désamour du travail intellectuel et des savoirs de
l'école n'est pas la source, mais la conséquence de difficultés scolaires
précoces vécues comme insurmontables.
Démocratiser l'école paraît donc un objectif tout à fait
réaliste. Et même urgent, à mesurer les dégâts sociaux
provoqués par l'échec de masse. Mais comment s'y prendre ? La question appelle
quelques observations préalables.
Un objectif très ambitieux
Face à la posture normative qui domine aujourd'hui les débats (telle
pédagogie est la plus conforme aux besoins des enfants, au fonctionnement de l'esprit
humain, etc.), il importe sans doute d'adopter une approche critique, qui s'efforce par l'examen
attentif des pratiques d'identifier les obstacles à la démocratisation ; et qui
n'hésite à prendre acte des limites des façons actuelles de procéder,
fussent-elles parfaitement séduisantes sur le papier, et à en tirer les
conséquences.
Depuis la mise en place de l'école unique et la modernisation pédagogique qui l'a
accompagnée, une théorie de réformes partielles, une accumulation de mesures
de remédiation et de discrimination positive ont cherché à réduire
l'échec scolaire. Elles n'ont pas eu d'effets sensibles sur le rendement
pédagogique du système. Une telle expérience, réitérée
pendant près de quatre décennies, invite à beaucoup d'audace et de
radicalité intellectuelles : la démocratisation scolaire est au prix,
d'évidence, d'un retour sur les principes même qui organisent aujourd'hui les
fonctionnements de l'école.
La revendication syndicale d'une amélioration massive du financement public de
l'école, posée comme condition de sa démocratisation, apparaît
totalement légitime : pour remplir leur mission de façon efficace, les enseignants
(et les élèves) ont besoin de bonnes conditions de travail. Mais la question
subsiste de ce que l'on fait des moyens dont on dispose. Ainsi du taux d'encadrement : le
meilleur imaginable, celui qu'assurent les cours particuliers, est loin de toujours donner des
résultats spectaculaires. Les 3000 postes arrachés par la lutte de masse au
ministre Allègre en 1998 en Seine-Saint-Denis n'ont pas réduit l'échec
scolaire dans le département. Et le dédoublement des effectifs en classe de CP,
expérimenté sur une centaine de sites par le ministre Lang, n'a produit aucun
résultat significatif. En matière de démocratisation, on ne peut contourner
la question de la transformation des pratiques.
Vouloir une école démocratique apparaît ainsi comme un objectif à la
fois réaliste et très difficile à réaliser. Socialement, le maintien
des choses en l'état peut faire l'objet d'un consensus tacite entre les classes dominantes
et les classes moyennes, qui tirent plus ou moins leur épingle du jeu. Même si elles
représentent près des deux tiers de la population active, les classes populaires
qui auraient, elles, intérêt à changer les règles du jeu, se sentent
beaucoup moins autorisées à intervenir. Il est frappant, à cet égard,
de constater que les syndicats de salariés (et les partis de gauche) ont largement
délégué aux organisations enseignantes le soin de définir ce qu'il
convient de revendiquer en ce domaine. Politiquement, les choses ne sont pas plus simples.
L'école unique a été vécue comme une façon même
imparfaite de réaliser le plan Langevin-Wallon de 1946 ; la rénovation
pédagogique des années 1960/70 a été appréciée et
soutenue dans son principe par les syndicats enseignants et les organisations progressistes.
Suggérer aujourd'hui aux partisans de la démocratisation scolaire que celle-ci
passe par un réexamen critique de ce dans quoi ils ont investi si fortement ne manque
jamais de provoquer chez eux de vives crispations.
De l'école unique à l'école commune
L'école unique implique la prise en charge de la sélection sociale par
l'institution scolaire. Ce n'est pas une école égalitaire mais une école de
l'égalité des chances. Et pour donner à chacun sa chance, elle organise la
mise en compétition permanente des élèves, au moyen de procédures
d'évaluation à l'Å“uvre désormais dès la petite section
de maternelle. L'école unique, c'est la sélection : ce principe qui dès
l'origine a structuré sa conception (ce n'est pas parce qu'on ouvre le collège,
notait Berthoin dans les attendus du décret de 1959, qu'on va accepter au lycée des
milliers de jeunes qui n'ont rien à y faire), a deux conséquences
anti-démocratiques.
Quand une institution qui doit répartir des flux dans un dispositif de filières
inégalement valorisées accueille des individus disposant de ressources
inégales et les met en concurrence, il est inévitable que les moins dotés
soient assignés au pôle des perdants, et vice-versa. La concurrence transmue la
différence des ressources en échec des uns et réussite des autres, elle
transforme en échec de masse des différences langagières et culturelles qui
n'ont par elles-mêmes rien de rédhibitoire.
Dans un contexte concurrentiel il est tout aussi inévitable, d'autre part, que les
ressources de l'institution soient elles-mêmes distribuées inégalement, et
affectées au prorata de la puissance sociale des bénéficiaires. C'est ce
qu'atteste une grande variété d'enquêtes : la règle la plus
générale de l'institution scolaire est de donner moins à ceux qui ont moins.
Cette règle s'applique à la distribution des savoirs essentiels (les
difficultés d'apprentissage dans les matières fondamentales de la culture
écrite orientent vers des sections et des filières où leur apprentissage est
allégé, alors qu'un souci démocratique conduirait à un renforcement
de l'enseignement). Elle s'applique à la répartition des moyens financiers (dont
les établissements les plus populaires sont les moins dotés) ; à celle des
moyens humains (les classes les plus difficiles sont assurées par les enseignants les
moins expérimentés) ; à la gestion des parcours des élèves
(à valeur scolaire égale, l'affectation au redoublement, à l'enseignement
spécialisé, aux classes de faible niveau, aux filières
dévalorisés s'effectuent toujours au détriment des élèves
d'origine populaire) ; à la distribution des ressources pédagogiques (face aux
élèves d'origine populaire et aux classes difficiles, les enseignants ont
majoritairement tendance à limiter leurs ambitions intellectuelles).
On doit admettre, dès lors, que la suppression radicale de la concurrence entre les
élèves est la première condition, sine qua non, de toute entreprise de
démocratisation scolaire. Sa réalisation implique la mise en place d'un
véritable tronc commun jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire (et porter
celle-ci à 18 ans prendrait acte de la situation actuelle). Elle implique aussi la
suppression de toutes les remédiations pénalisantes (redoublement, enseignement
spécialisé, classes de niveau, filières) au profit de soutiens ponctuels
dans telle ou telle matière. Les enseignants débarrassés des tâches de
sélection seraient ainsi rendus à leur véritable mission de transmission des
connaissances, et les jeunes pourraient apprendre autrement que sous pression permanente. Ce
passage à une véritable école commune impliquerait d'évidence une
rupture avec les modèles culturels que nous avons profondément
intégrés depuis deux ou trois générations. Mais, après tout,
les systèmes scolaires relativement performants de Norvège ou de Finlande ont bien
réussi à mettre en place un tronc commun de ce type, sans redoublements ni
filières.
Du côté des contenus et des pratiques d'enseignement
L'instauration d'une école commune en France passe d'évidence par un remaniement
d'ensemble des contenus et des pratiques d'enseignement. Dans une telle perspective, un recours
historiquement inédit à l'action démocratique s'imposerait à deux
égards.
Puisqu'elle concerne tout un chacun, la définition des contenus de l'enseignement commun,
de la culture commune autrement dit qu'il convient de transmettre aux jeunes
générations, mériterait le plus large débat public.
L'école commune n'est pas concevable, par ailleurs, sans une forte amélioration de
l'efficacité démocratique des pratiques enseignantes. C'est là une seconde
grande condition de la démocratisation scolaire, qui ne saurait être
réalisée sans que les enseignants se réapproprient, dans leur masse, la
maîtrise des gestes du métier. Les dispositifs de scolarisation qui pilotent
à distance leur activité dans les classes, définissant les pédagogies
légitimes, ont toujours été conçus, depuis la loi Guizot de 1833, par
des experts extérieurs qui s'embarrassent peu de retours d'expérience. Or
l'amélioration du rendement de l'action pédagogique ne peut passer à
l'inverse que par une autogestion instruite et collectivement maîtrisée de
l'activité enseignante. Seuls en effet des enseignants bien formés et capables de
dialoguer sur un pied d'égalité avec les chercheurs, mus par l'intérêt
du métier et donc par le désir de la réussite des élèves, sont
en position d'expérimenter, d'identifier et d'intégrer en savoir faire
professionnels les façons d'apprendre les plus performantes.
Le prix de la démocratisation de l'école, qui implique au bout du compte une
refonte d'ensemble des structures scolaires comme des façons d'enseigner, peut
paraître particulièrement élevé. Les échecs des
dernières décennies donnent peu de crédibilité, en ce domaine aussi,
aux voies courtes [2].
J’ai découvert hier le nouveau classement
feedburner que nous a concocté Vincent Abry suite à celui qu’il avait
publié il y a quelques temps.
Il n’est plus basé sur le nombre d’abonnés puisque ce chiffre
était devenu contestable du fait que l’on pouvait artificiellement augmenter son
nombre de reader. Ce classement est basé sur le nombre de hits des flux rss, c’est
à dire le nombre de fois ou le flux est appelé. Et c’est une bonne chose car
le résultat est à mon sens bien plus proche de la réalité. Vincent
explique d’ailleurs l’avantage de ce nouveau type de classement :
Le gros avantage de cette statistique c’est qu’on ne compte plus le nombre
d’abonnés total du flux (y compris ceux qui ont déserté) mais bien les
abonnés qui sont actifs sur le site à l’heure actuelle. C’est en
quelque sorte un classement de popularité des flux RSS dans les agrégateurs.
Par contre quelle ne fut pas ma surprise de voir que je suis 20ème de ce classement
Cliquez pour agrandir
Autre petite news rapide qui est surement aussi une conséquence de la première,
aujourd’hui j’ai dépassé pour la première fois le millier
d’abonnés à mon flux RSS.
Vous pouvez voir ca en haut à droit de la sidebar.
C’est une première qui me fait bien plaisir, en espérant que cela va
continuer dans ce sens
C’est Arnaud, fidèle lecteur de Korben.info qui m’a
envoyé cet article de PC Inpact. Le site rapporte les propos de Xavier
Niel, président d’Iliad (donc du fournisseur d’accès
internet Free), qui explique grosso modo qu’il s’est laissé
avoir par Denis Olivennes en signant les accords du même nom.
Personnellement, moi j’ai signé une feuille blanche, dans laquelle tout le monde
croit qu’il a signé des choses différentes (…)Nous
étions tous vus dans notre coin, on nous faisait une lecture [du texte] sans copie
(…)On l’a finalement découvert dans le communiqué de presse
du soir même. Donc tout le monde a signé un document différent. C’est
le mérite ou la force de Monsieur Olivennes qui est plutôt brillant puisqu’il
a réussi d’obtenir pour la première fois la signature de tout le monde sur
une feuille blanche, je vous le concède, mais à obtenir la signature de tout le
monde. Ce qui est déjà très méritoire.
Enfin, sachez surtout que Free ne testera ni ne mettra en place de filtrage et de
flicage de ses internautes… Et ça c’est une bonne nouvelle ! Le
gouvernement avait déclaré la guerre à Free en les faisant chanter avec la 4ème licence 3G et maintenant que
c’est foutu, Iliad n’a plus rien a prouver.
Il ne faut pas de manière systématique qu’on essaye
d’écouter tout ce qui se passe sur le réseau, sur ce que font nos
abonnés. J’ai lu récemment qu’Orange regardait, ou avait la
possibilité de regarder, ce qui se passait dans les emails envoyés par ses
abonnés. Ça me choque.
Ne soyez pas choqué par le truc avec Orange car potentiellement, à partir du moment
où vos données sont sur un serveur à l’extérieur de chez vous
n’importe quelle société ou personne peut aller les consulter
(illégalement) si elle en a les accès…
Sur le filtrage, bien sûr nous n’avons fait aucun test, nous souhaitons faire
aucun test et nous n’avons jamais pris l’engagement, en tout cas dans nos
discussions, ayant signé une feuille blanche, de faire des tests de filtrage. Nous
n’avons pas l’ambition ni la volonté de filtrer le contenu de nos
abonnés, de faire des tests ou de mettre en Å“uvre un filtrage qui ne nous
serait pas imposé par un juge ou par la loi. Malheureusement.
Pour lire l’article intégral, je vous conseiller d’aller faire un tour sur
PC Inpact !
Merci à eux !
Lors de mon voyage vers le Canada le 4 août dernier j'ai pris un vol Air france entre
Marseille Marignane et Charles de Gaulle puis j'ai embarqué sur un vol Air transat en
direction de Toronto. Quand j'ai enregistré mes bagages à Marseille le personnel AIR
FRANCE m'a précisé que je n'aurai pas besoin de récupérer mes valises
à Paris et que leur transfert se ferait automatiquement. Lors de mon enregistrement avec Air
transat j'ai précisé au personnel que mes valises étaeint arrivées avec
le vol d'Air france et le nécessiare a été fait au niveau informatique.
Arrivé à Toronto pas de valises, je signale le fait à l'agence Air transat qui
me délivre un document attestant du problème et m'explique que je disposerai d'une
indemnité de 25$ canadiens par personne et par jour pour racheter des effets de toilette et
habits et ce jusqu'à ce que mes valises me soient restituées avec un plafond de 5
jours d'indemnisation.J'ai récupéré mes valises 5 jours plus tard , elles
m'avaient été envoyées par Air transat à mon hôtel.
J'ai pris contact avec le service clientèle d'Air transat qui se retranche derrière
le fait qu'il ne serait pas signataire de l'entente interligne multilatérale IATA et que la
compagnie n'était pas responsable des bagages et transit , ce à quoi je leur ai
demandé pour quelle raison avaient ils alors acheminé mes valises à monl ieu
de vacances au lieu de les laisser à Paris Charles d e Gaulle. Quel est votre avis à
ce sujet
Pour ceux qui connaissent ou utilisent Who's.amoung.us , vous ne devriez pas
être dépaysé en jetant un coup d'oeil à Who's Read ,
c'est le même type de service.
Pour les autres, Who's Read vous permet, après avoir
placé un code sur votre site, de faire apparaître un compteur de visiteurs en temps
réel sur votre site à l'instant T.
En cliquant sur le compteur, vous vous rendrez sur le site et pourrez visionner d'ou viennent vos
visiteurs ( classé par pays ) et sur quelle page ils sont .... toujours à l'instant
T.
L'image au dessus, provient d'un test sur AccessOweb à 3h du matin.( oui je sais, c'est tard
:) )
Il est toujours navrant de se rappeler que la presse défendait toujours Air france du temps
ou cette compagnie était nationalisée (donc déficitaire). Les vilaines autres
compagnie françaises qui payaient des impôts étaient montrées du doigt
par ces mêmes journalistes qui, bénéficiaient des largesses de la compagnie
Nationale. Aujourdh'ui, Air France est devenue une vilaine compagnie capitaliste qui gagne de
l'argent et paye donc des impôts; ceci est donc insupportable!
D'autre part, qui peut croire, à part Que Choisir, qu'un billet Londres los Angeles ne
revienne qu'à 97 euros en dehors d'un tarif promotionnel ? Qui se pose la question de savoir
pourquoi les compagnies charter françaises ont toutes crevé; pourquoi les low cost
françaises n'existent-elles pas? Qui s'est amusé à comparer les charges d'une
compagnie française à celle des compagnies britanniques?
Le prix d'un billet Sncf sur Paris Marseille est égal au montant des taxes sur un billet
d'avion pour la même destination ; il faut bien trouver de l'argent quelque part pour
subventionner les "avantages sociaux " des cheminots.
Il est amusant de constater que de braves électeurs "antilibéraux" se ruent sur
internet pour acquérir des billets low cost sans se soucier de l'origine de ces bas tarifs.
On se réfugie toujours derrière le "droit au voyage".
Dernière devinette : quelle est la différence entre un Mac Do américain et son
homologue français ? Réponse : quarante pour cent de personnel en plus chez
l'américain pour une même activité. Cherchez l'erreur.