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Droits des enfants -
4 hours and 12 minutes ago
L’une des innovations majeures de la
réforme proposée par la commission Varinard consiste à fixer à 12 ans
l’âge auquel un enfant pourrait être responsable, qui devient aussi
l’âge auquel il pourra être incarcéré.
Il est de fait que si aujourd’hui une incarcération ne peut pas intervenir, soit sur
une décision de mise en détention provisoire, soit sur une décision de
condamnation pour un mis en cause ayant moins de 13 ans au moment des faits, il est possible de
poursuivre pénalement un enfant ayant 7/8 ans, âge du discernement. Il convient de
distinguer les deux problèmes de l’imputabilité et de la
responsabilité sans rebuter le lecteur pour comprendre ce qui est en train de se jouer
à travers la réforme avancée.
On peut me semble t-il expliquer simplement les choses sans être rébarbatif et
quitte - les purs juristes me pardonneront - à prendre quelques gants avec la technique
pure.
1° S’agissant des poursuites c’est-à-dire
de l‘âge à partir duquel un enfant peut avoir à rendre des
comptes à la justice quand il viole une règle sanctionnée par une
mesure pénale,.
Volontairement je ne parle pas de peines et on comprendra plus loin pourquoi.
Traditionnellement notre droit français ne fixe pas de seuil d’âge comme le
font d’autres législations et comme y invite la Convention internationale sur les
droits de l’enfant. Il y avait bien eu un projet de loi avancé sous le
ministère Nallet (présidence François Mitterrand) qui envisageait
déjà de fixer ce seuil à 12 ans. Ce projet a fait long feu.
A défaut de disposition spécifique pour les enfants, en application des grands
principes du droit pénal français une personne ne peut avoir des comptes à
rendre à la société via la justice que si trois conditions sont
réunies :
 -cette personne a-t-elle commis un fait qui peut être une
abstention come une action ?
- ce fait est-il punissable en vertu d’une loi antérieure car on ne fait pas
rétroagir la loi pénale ?
- cette personne a-t-elle le discernement c’est-à dire non seulement la conscience
non altérée par une maladie mentale mais encore une claire vision du permis et de
l’interdit, du bien et du mal ?
On estime généralement que la jeune personne acquiert le discernement autour de 7-8
ans moment où elle s’ouvre sur le monde et ses règles pour quitter la seule
considération de son propre nombril.
Notre droit renvoie donc ici comme en matière civile - à quel âge les parents
estiment-ils que l’enfant a suffisamment de discernement pour rentrer chez lui seul et avec
la clé de la maison ? - à une appréciation subjective, au cas par cas. Le
policier, le procureur, le juge, l’avocat, les parents, l’éducateur, chacun
sera amené à répondre à cette question pour décider si une
poursuite pénale est légalement possible à l’encontre du jeune
infracteur. Ces poursuites sont-elles opportunes est une autre question. Ils répondront en
un dixième de seconde. Eventuellement on fera appel à un expert. Il se peut
également que l’enfant ayant acquis le discernement soit considéré
comme ayant eu ses facultés mentales altérées au moment de l’acte. Ce
fut le cas notamment ces dernières années pour les parricides de Versailles et de
Belfort.
Certains enfants acquièrent le discernement avant 7 ans; d’autres bien plus tard.
Notre droit ne fixe pas de seuil; il demande à la justice de se prononcer
spécialement pour chaque jeune.
La Commission Varinard propose de fixer une présomption générale de
discernement à 12 ans. Aucune poursuite pénale ne pourrait donc être
envisagée contre un enfant avant 12 ans même si je crois discerner, c’est le
cas de le dire, que des exceptions pourraient être envisagées. On maintient bien
sûr l’hypothèse de l’acte de folie.
Faut-il être contre cette disposition ?
Je suis partagé.
Cette proposition répond aux termes de la Convention internationale sur les droits de
l’enfant. Je ne peux le nier. L’association des magstrats dela jeunesse proposait 13
ans.
Je suggérerai conformément au principe de parallélisme des formes et des
règles, de se demander tout de suite à quel âge on va considérer que
se perd le discernement car il arrive malheureusement un temps de la vie où l’on
discerne moins bien le permis et l’interdit.
Plus sérieusement, notre droit actuel permet de faire du sur-mesure et
d’intégrer ce bon sens auquel appelle notre Garde des Sceaux.
Personnellement je n’aurais pas proposé cette disposition sachant que notre droit
permet le sur-mesure indispensable aux enfants. S’agissant le plus souvent d’enfant
auteurs d’actes sexuels sur des proches, des réponses éducatives civiles sont
possibles.
Ma reserve tient en fait à ce que si cette disposition est adoptée une
vraie question politique est posée jusqu’ici esquivée : que faire des enfants
qui ne pourront pas de par la loi être poursuivis en justice ? Si je suis le rapport
Varinard il appartiendra aux Comité locaux de prévention de la délinquance
et de sécurité, donc aux maires de s’en préoccuper et cette
perspective n’est pas si évidente que cela. On prévoit notamment des lieux de
contention pour ces enfants qui seront mis en place, si je comprends bien, par l’aide
sociale à l’enfance dès lors que le président du conseil
général apporte depuis le 5 mars 2007 son concours à la prévention de
la délinquance confiée au maire. On aimerait bien entendre sur ce point la voix des
associations de maires et de l’association des conseils généraux. Il faudra
aborder avec lucidité et réalisme ce volet de la reforme.
Revenons donc au droit et au deuxième sujet traité avec ce seuil de 12 ans
2°S’agissant maintenant des réponses judicaires possibles si
un jeune est tenu pour ayant le discernement
La réforme nous propose de pouvoir mettre en Å“uvre que des sanctions
éducatives ou des peines.
On requalifie de sanctions éducatives les mesures éducatives (liberté
surveillée ou l’accueil dans un internat) pour bien laisser à penser -
c’est revendiqué - qu’un enfant, qualifié désormais de mineur,
ne fait pas l’objet de compassion mais d’une punition. Jugulaire, jugulaire.
Autorité et répression oblige nous dit-on.
Passons pour l’instant pour aller à l’essentiel. Notre droit propose
aujourd’hui une gradation légale des réponses pénales de façon
à éviter certaines dérives. Il cadre avec l’objectif initial
assigné à la Commission Varinard par Rachida Dati : rechercher une gradation des
réponses pour les enfants. Nous l’avons, pourquoi la rechercher.
Qu’on en juge :
- Aucune poursuite avant le discernement, on l’a dit mais des mesures éducatives
civiles sir le comportement ou les conditions de vie de l’enfant inquiètent.
- A partir de 7-8 ans on peut y compris en matière criminelle, répondre par des
mesures éducatives civiles ou pénales prises par le juge des enfants ou par des
sanctions éducatives prononcées par le Tribunal pour enfants.
- A partir de 13 ans, outre les mesures éducatives civiles et pénales, on peut
punir, mais la peine encourue est moitié moindre que celle encourue par un majeur pour des
faits analogues
- A partir de 16 ans, outre les mesures éducatives civiles et pénales le juge peut
d’initiative retirer le bénéfice de l’excuse atténuante de
responsabilité s’il estime que le jeune avait la maturité d’un adulte.
Mieux : désormais (2007) la loi retire automatiquement l’excuse de minorité
aux multirécidivistes de 16-18 ans... sauf au juge à la rétablir s’il
l’ose. En d’autres termes un mineur de 16 ans au moment des faits peut en
matière criminelle être condamné la réclusion criminelle à
perpétuité.
Ainsi une échelle des réactions judiciaires est prévue qui tient compte de
l’état de maturité du petit d’homme qui part des vagissements pour
arriver au droit de vote.
La commission Varinard propose une autre architecture en suggérant à partir de 12
ans :
1° de permettre non seulement à la juridiction de prendre des sanctions
éducatives comme le placement en institution mais aussi d’autoriser une condamnation
à une peine notamment de prison en matière criminels quand aujourd’hui on ne
le peut qu’à 13 ans.
2° de pouvoir placer l’enfant criminel en détention provisoire sachant
que cette possibilité avait été supprimée en 1989 (loi de 1987
applicable en 1989 ministère Chalandon sous Jacques Chirac comme premier ministre)
3° en revanche en matière délictuelle - faits punis au plus de 10 ans
d’incarcération-, c’est-à-dire pour le commun de la délinquance
des jeunes, on reculerait à 14 ans l’âge de la détention provisoire.
Pour le coup on est surpris quand on nous dit que le cÅ“ur de la délinquance
préoccupante est constitué par les 12-14 ans. Cela appellera à
l’encontre des enfants de 13 ans à recourir plus que jamais à des jugements
sur présentation immédiate, nom donné à la procédure de
flagrant délit applicables aux enfants.
Que penser spécialement de l’idée d’abaisser à 12 ans
l’âge d’incarcération des enfants criminels ?
Je ne vois pas ce qui justifie en France Il n’y a aujourd’hui aucune acuité
sur cette question. On a déjà les moyens de les poursuivre (voir supra) et on
dispose des réponses adaptées.
Il est donc clair que cette mesure est une disposition d’appel qui conduira sous
peu, l’opinion étant habituée à la prison pour ces enfants,
à rendre possible l’incarcération dès 12 ans en matière
délictuelle. Ainsi on nous avait promis en 2005 que la procédure de
composition pénale - le parquet propose une mesure sous le contrôle du juge - ne
serait pas applicable aux enfants, elle l’a été dès 2007.
Sans aller jusqu’à l’incarcération d’enfants, on pouvait
élargir les possibilités de contrôle judiciaire à l’encontre des
12 ans qui troublent l’ordre public avec possibilité de sanctionner des accrocs par
un placement autoritaire ou un éloignement.
Tout cela peut paraître compliqué mais somme toute compréhensible par des
esprits un peu cartésiens : il ne faut pas confondre l’âge où
l’on peut rendre des comptes devant la justice et le registre des réactions
judicaires possibles. Â
Si l’on n’y voit pas clair entre les deux problèmes à traiter qui
trouvent aujourd’hui une réponse unique, on aura des difficultés à se
positionner. L’enjeu mérite que l’on se prenne la tête 5 minutes.
Dans les jours à venir il faudra aborder d’autres pans de la révolution qui
nous est proposée comme la création du tribunal correctionnel pour mineurs.
PS : Avez vous pensé à commander le jeu “Place de la
loi” pour en disposer dès la fin des agapes de Noël?

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Le Monde.fr : France et Société -
8 hours and 49 minutes ago
Hervé Machi, directeur adjoint du cabinet de la garde des sceaux, quitte ses fonctions. Plus
de vingt conseillers ont quitté le cabinet en dix-neuf mois.img width='1' height='1'
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Le Monde.fr : A la une -
9 hours and 9 minutes ago
Hervé Machi, directeur-adjoint du cabinet de la garde des sceaux, quitte ses fonctions. Plus
de vingt conseillers ont quitté le cabinet en dix-neuf mois.img width='1' height='1'
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Le Monde.fr : A la une -
9 hours and 9 minutes ago
Hervé Machi, directeur adjoint du cabinet de la garde des sceaux, quitte ses fonctions. Plus
de vingt conseillers ont quitté le cabinet en dix-neuf mois.img width='1' height='1'
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Le Web de l'Humanité -
10 hours and 31 minutes ago
La sélection des quelques dizaines de détenus que le président Nicolas Sarkozy
souhaite gracier en raison de leur comportement se fait de façon très officieuse, ont
regretté jeudi des syndicats de surveillants et de directeurs de prison interrogés
par l'AFP. br /Nicolas Sarkozy a demandé le 28 novembre à la ministre de la Justice
Rachida Dati de lui soumettre les dossiers de détenus au comportement
particulièrement digne d'intérêt en vue de mesures de grâce individuelle.
br /Cette procédure se fait de (hellip;) - a href="http://www.humanite.fr/-Telexe-"
rel="directory"Telex Humanite.fr/a
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LE FIGARO - Une -
12 hours and 56 minutes ago
Dans un entretien accordé à la chaîne LCI , la ministre de la Santé
Roselyne Bachelot contredit la ministre de la Justice Rachida Dati en se disant "extrêmement
réservée" sur l'abaissement de la majorité pénale à 12
ans....

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Scoopeo En attente -
17 hours and 26 minutes ago
Rachida, qu’es-tu devenue ? Quand quitteras tu tes bagues et tes bijoux ? Tu serais tellement
bonne actrice si seulement tu étais plus sage. Tu me provoques le love dilemne.
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BELLACIAO - FR -
17 hours and 44 minutes ago
dl class='spip_document_32138 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:160px;'
dta href=http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/enfant-prison.jpg title='JPEG - 45.2 ko'
type=image/jpegimg
src='http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L160xH124/enfant-prison-c89c5.jpg' width='160'
height='124' alt='JPEG - 45.2 ko' //a/dt /dl p class=spipRachida Dati s'est déclarée,
mercredi 3 décembre, lors de la remise d'un rapport sur la réforme de la justice des
mineurs, favorable à l'idée de fixer à 12 ans l'âge auquel pourront
être appliquées des sanctions pénales, dont éventuellement une mise en
détention dans le cas d'un crime. La ministre de la justice approuve ainsi la proposition de
la commission présidée par André Varinard, très critiquée la
semaine dernière par les syndicats de magistrats.br br Ce serait une innovation importante
dans notre droit, elle mérite d'être examinée avec beaucoup d'attention,
a-t-elle dit dans un discours prononcé à son ministère lors de la
réception du rapport, ajoutant que sanctionner ne veut pas dire emprisonner. Mais les juges
pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui vont
jusqu'à l'incarcération. Dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier une sanction
pénale à partir de 12 ans me semble simplement correspondre au bon sens, a-t-elle
ajouté./p

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Coulisses de Bruxelles, UE -
1 days and 3 hours ago
pa onclick=window.open(this.href, '_blank',
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title=20081128_jai_01 alt=20081128_jai_01 style=margin: 0px 5px 5px 0px; float: left; //a
L’Europe se transforme-t-elle en forteresse, se fermant chaque jour davantage aux
réfugiés ? Les chiffres sont préoccupants : le nombre de demandeurs
d’asile est passé en Europe de 424.000 en 2001 à 197.000 en 2006. En 2007, il
s’établit à 222.000 à la suite d’un afflux d’Irakiens. Les
demandes acceptées, elles, ne dépassent pas 40 %... Jacques Barrot, le commissaire
chargé de la justice et des affaires intérieures, estime que em« l’Europe
doit rester une terre d’asile »/em. Pour ce faire, a
href=http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/1875amp;format=HTMLamp;aged=0amp;language=FRamp;guiLanguage=enil
présente, aujourd’hui, un premier paquet de propositions visant à
améliorer le traitement des demandes d’asile/a. Il sera suivi, en 2009, de deux autres
trains législatifs. Voici l'entretien quea
href=http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/ Catherine Coroller,/a la journaliste de
Libération chargée de l'immigration et de l'asile, et moi-même avons eu avec
Jacques Barrot (à gauche, avec Rachida Dati, photo Thierry Monasse)./ppstrongAlors que
l’Union européenne est un espace sans frontière de libre circulation, il y a
toujours 27 systèmes nationaux d’asile./strong /p pIl est indispensable de
créer un système européen d’asile puisque nous avons supprimé les
frontières intérieures. La politique d’asile va être un test de
solidarité pour les Européens : il est inadmissible que la Slovaquie ou la
Grèce soient plus restrictives en matière d’asile que l’Autriche ou la
Suède, car cela détourne les flux vers les pays les plus généreux.
Chacun doit accepter d’accueillir sa part de demandeurs d’asile et d’instruire
correctement et individuellement les demandes. Je ne peux imaginer qu’un système le
plus ouvert possible, car on ne peut pas accepter que l’Union ne soit pas à
l’avant-garde de toutes les grandes régions pour accueillir les personnes
persécutées. /p pstrongCertes, mais le règlement européen de Dublin II
sur le pays responsable du traitement d’une demande d’asile fait supporter tout le
fardeau aux États de « premier accueil » : en clair, les pays frontaliers du sud
de l’Union qui sont aussi les plus pauvres.../strong/p pCe règlement a
été adopté pour éviter des demandes d’asile multiple à
l’intérieur de l’Union. Or,a onclick=window.open(this.href, '_blank',
'width=330,height=450,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0');
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src=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/images/2008/12/03/refugies.jpg title=Refugies
alt=Refugies style=margin: 0px 0px 5px 5px; float: right; //a aujourd’hui nous sommes
confrontés à sa trop grande rigidité puisque Dublin ne permet pas une
répartition de la charge des demandeurs d’asile : c’est injuste vis-à-vis
des pays de premier accueil et des demandeurs d’asile qui vont voir leur cas examiné
dans un pays qui se montre restrictif, parce que submergé. Il faut donc admettre qu’un
demandeur d’asile ne soit pas systématiquement renvoyé dans le premier pays
d’accueil au nom de Dublin. Je propose donc de modifier le règlement de Dublin II afin
la demande puisse être examinée dans le pays dans lequel le demandeur se trouve
à condition qu’il puisse faire état de liens familiaux, de connaissances ou
d’une forte présence de sa communauté. Nous allons aussi instaurer un
mécanisme de suspension de Dublin décidée à la majorité
qualifiée des États sur proposition de la Commission qui sera déclenché
si un pays connaît un fort afflux de demandes. Ainsi, on ne pourra plus lui renvoyer les
demandeurs qui sont entrés dans l’Union par son territoire, à condition
qu’il s’engage à examiner tout le stock des demandes. /p
pstrongL’hétérogénéité des statuts accordés aux
demandeurs d’asile est aussi très grande entre les Vingt-sept./strong/p pNous voulons
aboutir à une harmonisation, en particulier en ce qui concerne la question de
l’accès au marché du travail. En France, par exemple, ils n’y ont pas
accès. Nous allons donc proposer que tous les demandeurs d’asile puissent en principe
travailler, les États pouvant cependant interdire l’accès au marché du
travail durant six mois. Ce dispositif fonctionnera comme une incitation à raccourcir les
procédures qui sont parfois très longues. La Commission souhaite aussi que les
États ne se contentent plus seulement d’assurer le gite et le couvert des demandeurs
d’asile, mais leur verse un pécule pour qu’ils puissent être
indépendants tant qu’ils n’ont pas accès au marché du travail.
Enfin, nous voulons renforcer les garanties procédurales en cas de détention,
détentions qui sont interdites pour les mineurs : elle doit être exclu sauf
impératif d’ordre public majeur et il faudra instaurer des procédures
d’appel. /p pstronga onclick=window.open(this.href, '_blank',
'width=400,height=266,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0');
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href=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/12/03/famille_refugies_inondations_400__2.gifimg
width=280 height=186 border=0
src=http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/images/2008/12/03/famille_refugies_inondations_400__2.gif
title=Famille_refugies_inondations_400__2 alt=Famille_refugies_inondations_400__2 style=margin: 0px
5px 5px 0px; float: left; //a Comment rapprocher les jurisprudences nationales en matière de
reconnaissance du statut de réfugié ?/strong/p pLa première étape sera
la création, au début de l’année prochaine, d’un « bureau
européen d’appui » en matière d’asile. Il fournira aux États
une assistance opérationnelle, comme l’information sur les pays d’origine, afin
de rapprocher les appréciations faites par les différents ministères des
Affaires étrangères. Je veux que les ONG soient associées à cette
évaluation. Il organisera aussi des formations communes afin de rapprocher les pratiques et
les comportements et, en cas de besoin, il renforcera les administrations qui font face à un
afflux. /p pEnsuite, au printemps 2009, nous allons revoir les textes sur les procédures et
les conditions pour se voir reconnaître le statut de réfugié. Nous allons
augmenter le nombre de garanties procédurales obligatoires et éliminer la
prolifération de pratiques disparates. La Commission va aussi s’attaquer aux
protections subsidiaires temporaires, qui sont généralement accordées en cas
de persécutions de masse. Le problème est qu’elles n’ont pas la
qualité du statut de réfugié tel que défini par la convention de
Genève, statut que certains pays veulent réserver à ceux qui sont victimes de
persécutions personnelles. À défaut de les supprimer, il faut au moins les
harmoniser en prévoyant notamment un niveau minimum de droits. /p pstrongIra-t-on
jusqu’à des critères européens de reconnaissance du statut de
réfugié voire à la création d’une Cour européenne
d’asile chargée d’harmoniser les différentes jurisprudences ?/strong/p
pLes critères communs émergeront progressivement grâce à
l’harmonisation des procédures. Mais on n’en est pas encore à envisager
la création d’une Cour européenne : la demande d’asile reste encore
fondamentalement un acte de souveraineté. Mais c’est une voie d’avenir. Mon but
est que L’Europe reste une terre d’asile./p

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BELLACIAO - FR -
1 days and 6 hours ago
Fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des
collectivités territoriales 33 rue des Vignoles 75020 Paris Tel : 06 28 33 42 43 Courriel :
fede.sante-social@cnt-f.org Site : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/ br
/Communiqué Rapport Varinard : Pour en finir avec l'éducation ! br /Ce
mercredi 3 décembre, la commission Varinard a rendu à Rachida Dati son rapport,
lequel préconise 70 mesures pour réformer la justice des mineurs. Ce rapport
commandé par la garde des sceaux au printemps (...)
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Rezo.net -
1 days and 7 hours ago
div style='float: right; padding-left: 5px; padding-bottom: 5px;'img
src='http://rezo.net/IMG/cache-70x70/arton138446-70x70.png' width='70' height='70' alt=''
style='border-width: 0px;' class='spip_logos' //div Dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier
une sanction pénale à partir de 12 ans me semble correspondre au bon sens, a
déclaré Rachida Dati, ajoutant que sanctionner ne veut pas dire emprisonner. Mais les
juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui
vont jusqu'à l'incarcération, a ajouté la garde des Sceaux, après avoir
reçu en mains propres le rapport de la commission présidée par l'universitaire
André Varinard. Un mineur a besoin d'autorité qui doit être exercée avec
autant de fermeté que d'humanité. C'est la ligne directrice de la réforme que
nous souhaitons, a expliqué Rachida Dati en annonçant avant la fin du premier
trimestre 2009 une refondation de la justice pénale des mineurs.
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RTL Info -
1 days and 8 hours ago
 Une réforme qui durcira le sort
judiciaire des mineurs et comprend la possibilité d'incarcérer dès l'âge
de 12 ans a été lancée mercredi par la ministre de la Justice, Rachida Dati.
Alors, à quel âge peut-on incarcérer un mineur ? A quel âge faut-il
dépister les troubles du comportement ? Frédéric Lefebvre, porte-parole de
l'UMP, et l'avocat Maître Jean-Marc Fédida débattent sur RTL.
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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
1 days and 9 hours ago
En recommandant le dépistage des « troubles comportementaux » dès 3 ans,
le porte parole de l’UMP ne fait que ressortir une vieille lune de l’aile dure du
parti, dont le rapport Bénisti d’octobre 2004, grande Å“uvre de flicage
orwelienne de la petite enfance, fut l’une des pierres angulaires.
La proposition de Frédéric Lefebvre de dépister les « troubles
comportementaux » des enfants dès 3 ans ? « Une vieille lune de la
droite », soupire-t-on dans les syndicats de magistrats. De fait, l'UMP a connu quelques
précédents de déclarations fracassantes et autres recommandations
déterministes visant à voir dès le plus jeune âge les germes de la
délinquance. Sans même parler de l’entretien du candidat Sarkozy avec Michel
Onfray où le premier situait l’origine de la pédophilie dans les gênes,
les juristes se souviennent avec émotion du rapport Bénisti
(député UMP du Val-de-Marne), présenté au ministre de
l’Intérieur Dominique de Villepin en octobre 2004.
Des pédopsychiatres partout
Dénoncé à l’époque par la Ligue des droits de l’homme, le
PS et de nombreuses associations, le texte du député du Val-de-Marne
présentait aimablement l’échec des politiques de lutte contre la
délinquance et recommandait d’agir « au plus tôt » :
« Les actions à promulguer entre 3 et 6 ans ou entre 6 et 12 ans sont nettement
moins lourdes à mettre en Å“uvre que celles qui devront être mises en
place à l’adolescence », soulignait le rapport. Un joli graphique (voir
ci-dessous) situait entre deux ans et trois ans et demi l'âge des premiers problèmes
d’insertion dans la société (difficultés à s’exprimer en
français) menant directement, selon le même document, au braquage à main
armée et au trafic de drogues dures.
 Entre trois et
six ans, le texte recommandait « des suivis sanitaires et médicaux
réguliers [...] dans les structures de garde de la petite enfance pour détecter et
prendre en charge dès le plus jeune âge, ceux qui montrent des troubles
comportementaux. » Autrement dit, presque mot pour mot, la proposition faite par
Frédéric Lefebvre lundi 1er décembre. Une fois les troubles
détectés, les collectivités locales étaient invitées à
mettre en place un « comité de coordination, d’aide et de suivi de
l’enfant », des pédopsychiatres étant chargés
d'intégrer et former les structures d’encadrement de la petite enfance.
Secret professionnel et « difficultés de valeur » à
réviser
Parallèlement à cette généralisation de la pédopsychiatrie, le
rapport recommandait en sixième proposition une étrange redéfinition de
« la notion de secret professionnel », sans doute en lien avec les
innombrables injonctions à la mise en place d’une communication plus étroite
entre personnels médicaux et référents de l’enfant...
 Toujours dans ce
rapport Bénisti, en page 17, un charmant paragraphe explique qu’afin de contrer les
« difficultés de valeur » qui empêchent les législateurs
de sécuriser à tout va, il serait bon de « mettre en place des outils
statistiques fiables et indiscutables qui permettent de montrer de façon objectif (sic !) et
irréfutable les difficultés et les actions à mettre en Å“uvre sans
que les valeurs propres à chacun ne viennent interférer. »
Un casting de choc préfigurant l’UMP sarkozyste
A l’époque de sa publication, le rapport avait fait un certain bruit du fait des
parallèles nauséabonds entre bilinguisme et délinquance : dans sa version
initiale, le rapport soulignait que le fait que la mère ne parle pas la langue
française constituait le point de départ d’une exclusion sociale menant
à la délinquance, désignant même la langue du pays de provenance comme
« patois du pays ».
Cependant, Frédéric Lefebvre n'aura aucun mal à faire valoir ses propositions
au sein de l'UMP : les membres de la commission en charge du rapport Bénisti ont, depuis,
pris du galon. Parmi eux : Christine Boutin, Chantal Brunel (actuellement
porte parole du groupe), Christian Estrosi (troisième vice-président) et quelques
grandes figures parlementaires comme Eric Raoult et Lionnel Luca , Guy Geoffroy
(promoteur des centres éducatifs fermés), et Christian Vanneste
(récemment blanchi d’une accusation de propos homophobes). Idem pour les personnes
auditionnées : Jacques Crémadeills et David Teillet (à l’époque
chargé de mission et conseiller technique au cabinet de Xavier Darcos) et une certaine
Rachida Dati, alors conseillère technique au cabinet de Nicolas Sarkozy.

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L'actu en patates -
1 days and 9 hours ago
Rachida Dati s’est déclarée favorable aux mesures proposées par la
commission chargée de réviser l’ordonnance de 45, relative à la
justice des mineurs, et notamment à l’idée de ramener à 12 ans
l’âge auquel pourront être appliquées des sanctions pénales, dont
éventuellement une mise en détention dans le cas d’un crime.
À lire sur Lemonde.fr :Â
La prison à 12 ans, une mesure de “bon sens”, pour Rachida Dati
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LEXPRESS.fr - Une -
1 days and 11 hours ago
L'universitaire André Varinard a remis au garde des Sceaux Rachida Dati son rapport sur la
refonte de la justice des mineurs. Jugée "réactionnaire" par ses détracteurs,
la réforme de l'ordonnance de 1945 a été défendue par la ministre.img
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sens" selon
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LEXPRESS.fr -
1 days and 11 hours ago
L'universitaire André Varinard a remis au garde des Sceaux Rachida Dati son rapport sur la
refonte de la justice des mineurs. Jugée "réactionnaire" par ses détracteurs,
la réforme de l'ordonnance de 1945 a été défendue par la ministre.img
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LE FIGARO - Une -
1 days and 12 hours ago
La Garde des Sceaux appuie les conclusions du rapport Varinard qui fixe à 12 ans l'âge
à partir duquel on peut être poursuivi, voir emprisonné dans le cas ld'affaires
criminelles. » FIGARO MAGAZINE - Ce qui va changer pour la justice des mineursdiv
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LE FIGARO - Une -
1 days and 12 hours ago
La Garde des Sceaux appuie les conclusions du rapport Varinard qui fixe à 12 ans l'âge
à partir duquel on peut être poursuivi, voir emprisonné dans le cas ld'affaires
criminelles. » FIGARO MAGAZINE - Ce qui va changer pour la justice des mineurs
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Le Monde.fr : A la une -
1 days and 12 hours ago
quot;Un mineur a besoin d'autoritéquot;, a plaidé la ministre.img width='1'
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