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Pop-Rock.com, le site de la pop et du rock des années 80 à nos jours -
6 hours and 20 minutes ago
img src=http://www.pop-rock.com/IMG/arton2195.jpg alt= align='right' width=189 height=189
style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /p class=spip Deep Purple est membre honoraire de
cette fameuse triplette anglaise qui a, en l'espace de dix ans, tout inventé en
matière de hard-rock. En 1969-70, strong class=spipLed Zeppelin/strong a
sévèrement burné le blues de strong class=spipLeadbelly/strong et consorts
pour en extraire les météorites ultimes que l'on connait, et strong class=spipBlack
Sabbath/strong pose les bases du heavy metal (voire du doom, ou encore du stoner ( !), grand
débat d'initiés en perspective) grâce aux neufs doigts experts de Tony Iommy.
La relative mauvaise troisième place sur le podium de Deep Purple peut s'expliquer par une
gestation un peu plus longue que les deux autres compétiteurs, la bande à Ritchie
s'est cherché avant d'atteindre la célébrité désirée, une
gestation difficile, s'achevant avec les années 60. Le groupe anglais joue alors un rock
très imprégné de musique classique, inspiré des strong
class=spipBeatles/strong ou de strong class=spipCream/strong, quelques ingrédients de blues,
des tentatives psychédéliques peu concluantes pour être dans le coup, on reste
dans des compositions moyennes pour un groupe doué mais sans relief particulier. Les
premiers essais discographiques sont d'ailleurs peu passionnants, à peine pourra-t-on noter
i class=spipHush/i, qui n'est pourtant qu'une reprise de Joe South et un remix qui sent la poudre
plein les narines de i class=spipHelp/i des petits gars de Liverpool... Dans les compositions
personnelles, je ne retiens pour ma part que i class=spipWring that neck/i sur le i class=spipBook
of Talyesin/i de 1968. Un titre virtuose qui démontre les compétences
stratosphériques des musiciens. Le chant de Rod Evans est par contre d'une navrante
platitude, le plus gros écueil de ce i class=spipMark I/i./p p class=spipRitchie Blackmore,
guitariste devenu au fil des années le joyeux ménestrel égocentrique que l'on
connait aujourd'hui, (voir sa belle ouvrage actuelle a
href=http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=1463 class=spip_outici/a ou a
href=http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2150 class=spip_outlà/a) décide
de remiser les champignons au placard et de passer aux choses sérieuses. Il se
débarrasse du chanteur Rod Evans et du bassiste Nick Simper, qu'il juge trop mous, et
embauche la grande gueule, au sens noble du terme je le précise, Ian Gillian et son
compère bassiste Roger Glover. De ce bienheureux changement de line up, va naître le
Deep Purple i class=spipMark II/i. Blackmore veut enfin faire son trou dans le monde naissant du
hard et cet album sera la bombe dont il avait besoin. i class=spipIn Rock/i, c'est avant même
la première écoute, cet artwork, cette parodie du Mont Rushmore, avec les effigies de
pierre de nos cinq hardeux tout jeunots. L'idée, si elle peut paraître un peu
désuète aujourd'hui, était un coup de génie en cette année 1970.
Ce monument de pierre n'est rien de moins que l'un des albums fondateurs de ce que sera le hard
durant les vingt prochaines années, un son violent, sauvage, à la production
puissante, affolant le bon bourgeois d'alors. Cet album est au-delà d'un disque de
hard-rock, il EST le hard-rock, il en est le son, la voix, la folie, servi par des musiciens
insolents de génie, et un chanteur extraordinaire./p p class=spipTout était
réuni pour que Deep Purple mette les deux pieds sur le podium. i class=spipIn Rock/i est
l'album ultime du hard, et i class=spipSpeed king/i en est un parfait concentré de presque
six minutes. Ce brûlot qui naît d'un magma confus de guitares saturées, ce solo
d'orgue classique qui meurt dans un souffle, Ian Paice qui se déchaîne sur ses
fûts, le chant hallucinant de puissance de Gillian. Ça
brûle, ça bout, c'est dévastateur. Qu'a t'on fait de notre petit groupe de rock
à papa des i class=spipsixties/i, les gentils garçons fumeurs de cochonneries sont
devenus de vrais durs, incroyable métamorphose./p p class=spipSi l'orgue de Jon Lord,
(récemment retraité du Pourpre Profond, remplacé par Don Airey) fait beaucoup
dans le son du groupe, c'est surtout par son utilisation très particulière.
Indifféremment manÅ“uvré comme un élément rythmique ou
comme soliste, il amène à des duels d'anthologie avec la guitare virtuose du
troubadour. i class=spipIn Rock/i ne se résume bien entendu pas à i class=spipSpeed
king/i, les sept pièces qui le composent sont toutes fabuleuses. Il serait par exemple bien
maladroit de ne pas parler de i class=spipChild in time/i, ce maître-étalon de la
power-ballade, morceau progressif spectaculaire de dix minutes, avec un Ian Gillian qui prouvera
ici qu'il n'a rien à envier à Robert Plant. A chaque nouveau roulement de batterie,
Gillian chante encore un peu plus haut, un peu plus fort, l'orgue en fond sonore, le rythme qui
s'accélère, vient ce solo de Ritchie somptueux. Puis l'ensemble se conclut par une
cacophonie apocalyptique où Paice massacre sa batterie comme un damné./p p
class=spipi class=spipFlight of the rat/i, la plus rock'n'roll du lot, avec ses partitions d'orgue
superbes. Le creux bourré de soli en plein milieu (typique du rock anglais de ces
années-là, cf. i class=spipWhole lotta love/i de Led Zeppelin) et le long martelage
de fûts en conclusion pourra néanmoins faire fuir les moins ouverts à ce genre
de prouesses. C'est ce que l'on reprochera d'ailleurs par la suite au groupe, de lourdes
démonstrations techniques masturbatoires qui ne peuvent intéresser que les
professionnels de la profession musicale ; le simple auditeur se sentant soit ignoré soit
pris pour un con. De titres en titres, ce qui reste de cet opus, c'est la compétence
sidérante des musiciens et surtout la performance de Ian Gillian. Il dégage une telle
rage, la voix est si puissante, et l'association avec Blackmore si évidente, jamais cet
album n'aurait eu le même impact sans lui, et surtout pas avec son pâle
prédécesseur, Rod Evans. La variété d'influences que l'on retrouve ici,
du classique au blues, du rock au psychédélique, aurait pu faire craindre un
patchwork bouffi, mais il n'en est rien. De par la maîtrise du groupe, toutes ces influences
sont totalement digérées, assemblées, et donnent de fait de pures
merveilles./p p class=spipVoilà donc ce qu'est i class=spipIn Rock/i, une Å“uvre
intemporelle, une consécration, une encyclopédie à lui tout seul, un bouillon
d'émotions qui vous donne irrémédiablement des frissons pas loin de quarante
ans après sa naissance. Si a href=http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=721
class=spip_outMachine head/a est sans conteste le sommet commercial de Deep Purple, i class=spipIn
Rock/i sera à la fois le baptême et le sommet artistique du groupe. Il ne faudrait
jamais hésiter à réouvrir la vieille malle du grenier, et nous remettre
à l'oreille de tels souvenirs, la nostalgie a parfois du bon./p

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The Allmusic Blog -
8 hours and 19 minutes ago
Remember when Kanye West
threatened to make an album where he would bear his heartbroken soul, align with T-Pain, sing on
every song with the then inescapable Auto-Tune effect and, less problematically, lean on the
common element — the Roland TR-808 drum machine — of classics like “Make It
Last Forever,” “Posse on Broadway,” “808,” and “Bossy”?
It would have been a wreck, a case of an artist working through paralyzing heartache while loose
in a toy store. Except West wasn’t joking. Not only did he go through with it, but
Roc-A-Fella released the result in time for the 2008 Christmas shopping season. It was indeed a
wreck, if a kind of fascinating one, which helped make the material — voiced by someone who
could not really sing, whose substantial shortcomings were not made less obvious by a polarizing
studio device — seem a little less difficult on the ears.
In various spots across 808s &
Heartbreak, the constant flutter of West’s processed voice, along with a seldom
interrupted sluggish march of aching sounds, is enlivened by the disarming manner in which
despair and dejection are conveyed. When, in “Welcome to Heartbreak,” he
dispassionately recounts sitting alone on a flight, ahead of a laughing family, he makes first
class sound like Siberia; he’d swap lives with the father in an instant. The majority of
the lyrics, however, are directed at an ex who evidently did some damage; in
“RoboCop” alone, she gets compared to the antagonist in Misery and is called
a “spoiled little L.A. girl.” Earlier in the album, the number she did on him is
called “the coldest story ever told,” yet he admits he still fantasizes about her.
All the blocky drums, dragging strings, droning synths, and joyless pianos lead to a bleak set of
productions — even the synthetic calliope in “Heartless” is unnerved, and the
relative pep of “Paranoid” provides no respite, its bitter lyrics subverting a
boisterous beat. Several tracks have almost as much in common with irrefutably bleak post-punk
albums, such as New Order’s Movement and the Cure’s Pornography, as contemporary rap and R&B. (”Coldest Winter,”
where West longs for his departed mother, samples the most desolate song from the first
Tears for Fears album.) For anyone sifting through a broken relationship and self-letdown,
this could all be therapeutic. Otherwise, no matter its commendable fearlessness, the album is a
listless, bleary trudge along West’s permafrost.

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Open"Source::critere -
8 hours and 44 minutes ago
(Russie) La question relative à l'exigence de Tbilissi de priver Sotchi de son droit
d'accueillir les JO d'hiver en 2014 a été levée, a annoncé aux
journalistes le vice-premier ministre russe Dmitri Kozak, chargé de superviser la
préparation de l'événemen
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yelvington.com - Steve Yelvington's weblog -
9 hours and 39 minutes ago
pI tripped over a reference to artificial intelligence the other day. I guess I tripped because
it's not a term I hear very much any more. Maybe it's because I hang around with a lot of geeky
people, but it seems quaint and maybe a little pretentious./p pInstead, I hear about a lot of very
specific techniques: Bayesian networks, collaborative filtering and the slope-one algorithm. I
guess those fall under the artificial intelligence umbrella, but often it's really a matter of
harvesting human intelligence and then acting on the results./p pGoogle has just turned on a change
that reportedly has been a
href=http://www.techcrunch.com/2008/11/20/google-makes-major-interface-change-to-search-searchwiki/
in a fairly wide test,/a giving logged-in Google users a chance to vote up/down specific items
returned by search queries. /p pThis is a huge change for Google, which made its mark by
observation-based harvesting of human intelligence. Both Google Search and Google News observe the
results of human decisions and use those observations to recommend items. /p pGoogle Search places
a high value on inbound links, which are considered to reflect whether a page is authoritative. If
a lot of people link to a page, it must be good. This is why blog spammers prowl the net, posting
comments that sneakily embed a link to their websites./p pGoogle News looks at the relative
prominence that has been given to a story by editors at thousands of news-related websites, then
uses that information to help design its top-level presentation. Rather than reflecting the news
judgment of an editor at Google (there isn't one), Google reflects a sort of broad consensus among
human editors./p pThe new Google feature -- which it calls SearchWiki -- switches gears and asks
people to take an overt action to provide it with information about human judgment./p pLet me bring
this home to the world of news sites. This is a good thing because the scale and impact of Google
will significantly broaden the pool of people who are in the habit of explicitly evaluating items
on the net. This is a habit we can use to our advantage./p pMany news sites are adding rate this
item features, then using that to display lists of actively top rated stories, often paired with
observationally ranked most emailed and most viewed. That's one way to use the information, but
it's a fairly naive way./p pI'm far more interested in how we might use this information to
generate personalized recommendations using collaborative-filtering principles and that mysterious
slope-one algorithm that I mentioned. /p pAs so often is the case, there's a
href=http://drupal.org/project/crealready a Drupal module for that/a, one that originated as a 2006
Google Summer of Code project. As we collect rankings, ratings and other overt evaluations on our
websites, I'm looking forward to pointing the recommendation module at that data and seeing what
comes out of it./p

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Annonces lesjeudis.com -
9 hours and 56 minutes ago
Societe : GFT TECHNOLOGIES - Lieu de travail : PARIS - Type de contrat : Freelance - Salaire :
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ABC Bourse -
10 hours and 7 minutes ago
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border='0'/div class='mf-viral'table border='0'trtd valign='middle'a
href="http://res.feedsportal.com/viral/sendemail2_fr.html?title=Lucia sa : Informations relatives
au nombre total de droi...link=http://www.abcbourse.com/Marches/news_content.aspx?id=134338s=LUCp"
target="_blank"img src="http://rss.feedsportal.com/images/partagez.gif" border="0" //a/tdtd
valign='middle'a href="http://res.feedsportal.com/viral/bookmark_fr.cfm?title=Lucia sa :
Informations relatives au nombre total de
droi...link=http://www.abcbourse.com/Marches/news_content.aspx?id=134338s=LUCp" target="_blank"img
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Assemblée nationale -
10 hours and 42 minutes ago
Rapport de Mme Christiane Taubira sur la proposition de loi de Mme Christiane Taubira et plusieurs
de ses collègues relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des
victimes des essais ou accidents nucléaires (1258), n° 1264
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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
13 hours and 20 minutes ago
Par Malakine. Le PS a l'obsession des alliances. Notamment avec le MoDem. Or, ces deux partis ne
sont pas complémentaires mais concurrents. Dans ces conditions, la seule alliance qui
vaille, c'est celle avec... Mélenchon ! Ça tombe bien, il vient de claquer la
porte du parti.  Avant que le débat ne se recentre sur
son véritable objet, c'est-à-dire la définition du leadership, la question de
la stratégie d'alliance du PS tenait lieu de ligne de fracture pour distinguer les motions
et accuser Ségolène de dérive droitière. Au-delà de l'aspect
tactique, et donc relativement artificiel, ce débat pose la question de la
nécessité ou de l'intérêt des alliances politiques dans notre
système politique et institutionnel actuel. Car, dans un schéma bipolaire
dominé par l'élection présidentielle, le parti socialiste devrait être
amené à rechercher l'hégémonie plus qu'à entretenir
d'éventuels concurrents avec une logique d'alliance qui pourrait conduire à de
nouveaux 21 avril 2002.
L'obsession de l'alliance pour un PS en voie de reconstruction apparaît donc comme un
inquiétant aveu de faiblesse qui témoigne d'une insuffisance de sa base sociologique.
Cependant, l'analyse montre que ce n'est ni avec le parti de François Bayrou que le PS a
intérêt à s'allier, ni même avec Besancenot, mais avec un parti qui
manque sur l'échiquier, un parti que Jean-Luc Mélenchon est peut-être en train
de créer.
L'alliance est un archaïsme mental à l'ère de la
présidentialisation
Dans nos institutions hyperprésidentialisées, l'attribution du pouvoir national
s'effectue au terme de la rencontre entre un homme et un peuple. Les combinaisons partisanes ne
sont d'aucun effet. Celui qui arrive à rassembler sur son nom plus de la moitié du
corps électoral au deuxième tour de l'élection présidentielle, gagne
mécaniquement l'élection législative qui suit, par le simple effet de la
démobilisation du camp adverse.
Les grands partis, UMP et PS, n'ont aucunement besoin d'alliances pour les gagner. Il leur suffit
de pouvoir présenter 577 candidats relativement implantés localement. Encore que
l'expérience montre que dans des législatives post-présidentielles, n'importe
quel inconnu dont l'affiche porte le logo du nouveau président peut être élu
sans faire campagne.
Le pouvoir se gagne en dehors des partis par la crédibilité du candidat et sa
capacité à rassembler. Le système d'alliance partisane a même
montré en 2002 qu'il pouvait nuire à la victoire. Le schéma de la coalition
parlementaire dite à l'époque « majorité plurielle » a
provoqué un tel émiettement des voix (la somme des voix des partis alliés
(16.27%) était même supérieure au score du candidat socialiste) qu'il n'y eut
pas de second tour.
La comparaison des scores de 2002 et de 2007 indique que la théorie du réservoir de
voix ne fonctionne pas. La gauche non socialiste (26,71% en 2002) ne faisait plus que 10,57% en
2007. Les voix que recueillent les partis alliés sont en réalité plus des voix
qui échappent au parti majoritaire que des voix qu'ils drainent pour les reporter ensuite
sur le candidat de rassemblement. En 2007, Sarkozy est d'ailleurs passé de 31% à 53 %
sans accord électoral formel avec aucun des candidats du premier tour.
La logique des institutions devrait donc conduire le PS à refuser le principe même de
l'alliance pour tenter de s'imposer comme l'alternative face au président sortant.
Débattre comme il le fait d'une alliance avec Bayrou ou avec Besancenot ne peut
qu'objectivement légitimer ces deux votes d'opposition concurrents.
A la recherche de l'électorat perdu
Si le PS consacre autant d'énergie à débattre de sa stratégie
d'alliance, c'est peut-être à cause de son vieux fond de culture parlementaire et en
souvenir de l'époque du programme commun ou de la majorité plurielle, mais c'est
peut-être aussi parce qu'il est conscient des faiblesses de son socle sociologique. Une
alliance peut en effet aussi avoir pour but d'élargir l'électorat à d'autres
couches sociales ou à d'autres systèmes anthropologiques.
L'électorat socialiste est essentiellement un électorat de classes
intermédiaires ou moyennes, plutôt éduqué, plutôt jeune,
plutôt urbain, plutôt sur-représenté dans le secteur public. Dans ces
conditions, le PS pourrait avoir intérêt à faire alliance avec un parti bien
implanté dans les couches populaires, voire — s'il souhaite mordre sur
l'électorat de droite — chez les salariés du privé, les
ruraux et les retraités.
Or l'électorat de Bayrou présente des caractéristiques assez proches de celui
de Royal lors du premier tour de la présidentielle avec une relative sous-implantation
notamment dans les milieux populaires, les vieux et les faiblement diplômés. Du point
de vue de la sociologie électorale, le PS et le MoDem apparaissent en fait plus concurrents
que complémentaires. On peut même se demander s'ils ne font pas qu'un seul et
même électorat depuis que l'Eglise n'a plus aucune influence sur la vie politique.
Si le PS cherchait une véritable force d'appoint pour le renforcer dans ses points faibles,
c'est probablement du côté de l'électorat résiduel (car populaire) du FN
ou du côté de Besancenot qu'il faudrait chercher. Le problème, c'est que ces
forces politiques sont structurellement contestataires et donc peu enclines à une alliance
électorale en bonne et due forme.
On comprend mieux ce phénomène en faisant intervenir l'analyse anthropologique, telle
que définie par Emmanuel Todd dans ses essais sur les systèmes familiaux.
Dans L'invention de l'Europe, Todd met en évidence que chacun des systèmes
anthropologiques forme un couple idéologique. Les valeurs du système s'exprimant dans
une idéologie de droite et de gauche.
Ainsi le système de famille souche (autorité-inégalité) présent
dans les régions périphériques de la France a donné lieu à la
social-démocratie et à la démocratie-chrétienne. Leur cousinage
explique que leurs représentants soient capables de gouverner ensemble, comme en Allemagne.
D'où l'attirance mutuelle du MoDem et du PS, qui sont tous deux les héritiers de ce
système de pensée.
L'appartenance de ces deux partis au système souche se déduit notamment de leur
acceptation de la hiérarchie sociale (réformisme, redistribution), de
l'autorité qui vient de l'extérieur (l'Europe, idéologie
néolibérale, impérialisme américain) et leur obsession du collectif
(démocratie sociale, parlementarisme, gouvernance distribuée). Cela s'est traduit
très nettement dans les cartes électorales de 2007. Bayrou et Royal ont fait leurs
meilleurs scores dans les régions « souches » alors que la carte du sarkozysme
collait parfaitement à celle du gaullisme et du bonapartisme, des régions de familles
nucléaire-égalitaires.
L'enjeu pour le PS est donc de pouvoir pénétrer le système de famille
nucléaire égalitaire (liberté-égalité) Et cela est moins simple
qu'il n'y paraît.
Le parti manquant
Pour Emmanuel Todd le double idéologique du système libéral égalitaire
a pris la forme d'un côté du libéral-militarisme et de l'autre de
l'anarcho-socialisme.
Si l'on met de côté la tendance à l'ethnicisation que Todd craint de constater
dans le sarkozysme, ce phénomène politique correspond bien à la
définition qu'il en donnait en 1995 : réponse au besoin d'ordre des classes moyennes,
refus des doctrines rigides, discours prônant la hiérarchie et la discipline comme
réponse au tempérament social caractérisé par le refus de
l'autorité et l'incapacité à s'organiser, l'appel au sauveur qui est plus un
super-individu que l'incarnation humaine d'un principe, souci de réunifier la nation en y
réintégrant la classe ouvrière...
Dans son versant de gauche, le système libéral égalitaire donne lieu à
l'anarcho-socialisme, qui se définit avant tout par le rejet de toute forme
d'autorité, du patron, de l'Etat, du bourgeois, comme celle du parti. Le courant
anarcho-socialiste se caractérise donc par une profonde inaptitude à l'organisation,
un émiettement des structures politiques, un flou doctrinal, un contestation pure et la foi
dans le mouvement social ...
Cette description fait immédiatement penser aux collectifs des « Non de gauche »
de 2005, à Besancenot et à Mélenchon et à leurs nouveaux partis qui se
définissent exclusivement par le refus (de la droite pour l'un, du capitalisme pour
l'autre). Outre ces deux franc-tireurs, on peut également classer dans ce
système ce qui reste du Parti communiste, le Lépénisme résiduel
(caractérisé par le rejet des élites et du système) ainsi que sur un
registre plus modéré le courant républicain traditionaliste de Dupont-Aignan
à Chevènement.
Autrefois, le PS pouvait occuper la sphère anthropologique libérale-égalitaire
via son alliance stable avec le Parti Communiste, qui même s'il portait des valeurs
autoritaires occupait solidement l'espace de la France égalitaire. Avec la disparition de la
grande industrie et du sentiment d'appartenance à la classe ouvrière, le PC s'est
effondré sous l'effet de la renaissance du tempérament libéral de gauche (ou
« anarcho-socialiste ») pour laisser place au Front National.
Depuis le PS est dépourvu de tout allié dans la sphère
libérale-égalitaire. Compte tenu des caractéristiques inhérentes
à ce tempérament, plus porté sur la contestation que sur la construction, la
constitution d'une alliance électorale apparaît compliquée. Il faudrait
qu'émerge à gauche, un populisme contestataire doté d'un semblant de corps de
doctrine, capable de fédérer les révoltes anarchisantes de la France rebelle,
dans un grand parti ayant vocation à gouverner avec le PS.
En première analyse, le départ de Mélenchon du PS apparaît suicidaire
pour l'intéressé et dangereux pour le PS. Suicidaire, car c'est la création du
MDC de Chevènement en 1992 avec la rupture doctrinale en moins. Dangereux, car il risque
d'attirer à lui les réfractaires à sa ségolénisation, voire de
l'exposer à une dangereuse primaire en 2012. En réalité, ces deux partis sont
complémentaires et faits pour s'entendre. Le futur premier secrétaire du PS aurait
d'ailleurs tout intérêt à financer secrètement la folle aventure du
sénateur de l'Essonne.
Mélenchon avec sa gouaille et ses coups de gueule, son talent et sa culture, pourrait bien
fédérer politiquement et électoralement la famille
libérale-égalitaire aujourd'hui aussi éclatée qu'orpheline d'une figure
d'incarnation. Il pourrait aussi reconquérir les 10 ou 15% de l'électorat populaire
post-lepéniste en déshérence, qui est la grande inconnue du système
politique et la clé des futurs scrutins. Que cet électorat échoue chez Sarkozy
ou chez Besancenot et le PS est condamné à l'opposition. Qu'il se recycle dans
un nouveau parti de gauche et un nouveau mai 1981 redevient possible.
Le futur allié du PS, ce n'est ni Bayrou, ni Besancenot. C'est Mélenchon !

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Guardian Unlimited -
14 hours ago
divimg alt=""
src="http://hits.guardian.co.uk/b/ss/guardiangu-feeds/1/H.15.1/95329?ns=guardianpageName=World+news%3A+Majority+of+China+earthquake+victims+still+unidentifiedch=World+newsc3=guardian.co.ukc4=China+earthquake+2008%2CChina+%28News%29%2CNatural+disasters+and+extreme+weather+%28News%29%2CWorld+newsc5=Not+commercially+useful%2CCharitiesc6=Tania+Braniganc7=2008_11_21c8=1121958c9=articlec10=GUc11=World+newsc12=China+earthquakec13=c14=h2=GU%2FWorld+news%2FChina+earthquake"
width="1" height="1" //divpSix months after the a
href="http://www.guardian.co.uk/world/chinaearthquake"Sichuan earthquake/a, only around a quarter
of the 70,000 victims have been identified, a Chinese official said today./ppThe details emerged as
leaders of the south-western province warned that survivors faced a grim winter, with some living
in tents with little insulation and struggling to find sufficient food and warm clothing. The
7.9-magnitude shock left almost 4 million people homeless./ppTemperatures can fall to well below
freezing in the mountains and Wei Hong, the executive vice-governor of Sichuan, said experts
predicted they would be up to one degree Celsius colder than usual this year./pp"Some senior
citizens and children are in need of basic equipment to keep them warm," he said. "People in some
quake-stricken areas even face the tough problem of provisions for this winter and the coming
spring."/ppWei said that a staggering amount of work was still needed, and that the region would
need 3 trillion yuan by 2010./ppBy the middle of this month, almost 200,000 homes had been rebuilt
and 685,000 homes were under reconstruction. But another 1.94m households still needed to be
rebuilt or repaired and sites were still being selected for 25 townships which needed to be
relocated./ppAsked how many students had died in schools that collapsed in the quake, Wei said
19,065./ppHowever, Li Jiang, from the Sichuan provincial propaganda office, later said that figure
referred to the total number of bodies identified, blaming mistranslation by an official
interpreter./ppThe deaths of thousands of children in collapsed schools became a highly sensitive
issue for the authorities after outrage spread through China about shoddy building standards.
/ppReports have been banished from the media and parents who sought investigations or tried to sue
local authorities have been harassed./ppSoldiers took photographs and hair and blood samples before
burying victims in mass graves in the hope that DNA testing might identify bodies in the future.
/ppBut given the devastation wrought by the earthquake, some bodies may never be recovered. In some
cases, there may be few relatives left to identify victims./ppOn top of the 70,000 confirmed dead,
18,000 people are still listed as missing./pp"Most of our cadres and people have overcome the
shadow of the earthquake," Wei said. "They are working hard to rebuild their homes and most have
found balance in their lives."/ppAsked about the suicide of two officials in the quakezone in as
many months, he said: "We recognise that the earthquake has still left some deeply damaged in their
hearts. We are very sympathetic about the suicides, but the reason for the suicides is not just the
trauma but other causes too."/pdiv style="float: left; margin-right: 10px; margin-bottom:
10px;"ullia href="http://www.guardian.co.uk/world/chinaearthquake"China earthquake/a/lilia
href="http://www.guardian.co.uk/world/china"China/a/lilia
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weather/a/li/ul/divdiv class="guRssAdvert"a
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kottke.org -
14 hours and 43 minutes ago
Scientists are saying that we can make ourselves a
whoolly mammoth for as little as $10 million. All it takes is a mammoth genome, a lot of
painstaking work, and much computing power.
If the genome of an extinct species can be reconstructed, biologists can work out the exact DNA
differences with the genome of its nearest living relative. There are talks on how to modify the
DNA in an elephant's egg so that after each round of changes it would progressively resemble the
DNA in a mammoth egg. The final-stage egg could then be brought to term in an elephant mother,
and mammoths might once again roam the Siberian steppes.
The article also notes that if this works for the mammoth, it might also be possible to do the
same for a Neanderthal. What an age we live in.
( link)
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Gizmodo -
15 hours and 23 minutes ago
pimg src="http://cache.gawker.com/assets/images/gizmodo/2008/11/atomic_floyd_headphones.jpg"
width="494" height="427" style="display:block;" /Atomic Floyd is new to the personal audio
headphones game, and their first bit of kit is actually pretty decent looking. The AirJax
headphones are in-ear, but have earloops made of something they're calling Titanium2 (even better
than version1?). They're also made of "acoustic steel" which is apparently specially heat-treated
for maxiumum audio quality, and you can rotate the in-ear part relative to the metal frame for a
custom fit. The AirJax gets a UK launch first in December for $180, putting them at the luxury end
of things. [a
href="http://www.luxurylaunches.com/gadgets/atomic_floyd_inear_headphones.php"LuxuryLaunches/a]/p
br style="clear: both;"/ a
href="http://www.pheedo.com/click.phdo?s=44dd1a9e8dac695d24c8c8401080f743p=1"img alt=""
style="border: 0;" border="0"
src="http://www.pheedo.com/img.phdo?s=44dd1a9e8dac695d24c8c8401080f743p=1"//a img
src="http://www.pheedo.com/feeds/tracker.php?i=44dd1a9e8dac695d24c8c8401080f743" style="display:
none;" border="0" height="1" width="1" alt=""/div class="feedflare" a
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href="http://feeds.gawker.com/~f/gizmodo/full?a=SY9svn3q"img
src="http://feedproxy.google.com/~f/gizmodo/full?d=41" border="0"/img/a a
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src="http://feedproxy.google.com/~f/gizmodo/full?i=TzJ5nwbf" border="0"/img/a a
href="http://feeds.gawker.com/~f/gizmodo/full?a=iDG3w0Zn"img
src="http://feedproxy.google.com/~f/gizmodo/full?i=iDG3w0Zn" border="0"/img/a /divimg
src="http://feedproxy.google.com/~r/gizmodo/full/~4/vVrBZK1909U" height="1" width="1"/

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Open"Source::critere -
16 hours and 14 minutes ago
La conférence des ministres africains de l'Environnement sur les changements climatiques
pour l'après-2012 s'est ouverte mercredi à Alger en présence des hauts
responsables des organisations internationales et des adhérents aux conventions relatives
aux
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Assemblée nationale -
18 hours and 29 minutes ago
Proposition de loi, adoptée avec modifications, par l'Assemblée nationale, relative
à la législation funéraire, texte adopté n° 209
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Omnsh.org : l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines :. -
20 hours and 22 minutes ago
Download the attachment
div class='rss_chapo'Co-écrit avec Ian Bogost, professeur en Digital Media, Georgia Tech,
Fondateur du studio Persuasive Games/div div class='rss_texte'p class=spipLes jeux vidéo
sont des objets polymorphes, entre média audiovisuel, jeu industriel et programme
informatique. Les jeux vidéo se distinguent cependant de ces différentes dimensions
en mêlant simultanément dans les logiques de l'interaction avec la machine, la posture
de spectateur à celle de joueur acteur. Chaque écran où l'interaction est
techniquement possible apparaît potentiellement comme un espace ludique :
télévision, ordinateur, téléphone portable, GPS, etc. Les jeux
vidéo sont ainsi des jeux codés informatiquement qui instaurent une relation
d'interactivité avec un écran dans un espace de négociation. Ses origines
techniques sont multiples : jeu de bagatelle (Kent, 2001) et ses versions mécaniques comme
le flipper et le patchinko, programme militaire informatique (Kline, Dyer-Witheford, de Peuter,
2003), jeu des Hanafudas, jeu de tir électro-magnétique des fêtes foraines.
Cette liste non exhaustive des parents du jeu vidéo illustre à la fois le
métissage technique et permet de saisir la contemporanéité des discours autour
du jeu vidéo. Les influences multiples dans les genres de jeu vidéo sont en partie
des transpositions des représentations socialement construites autour des techniques
évoquées précédemment./p p class=spipLa profusion de discours sur les
jeux vidéo révèle des importations de conceptions relatives à d'autres
domaines d'activité. Ce passage est possible par la conjonction de faits sociaux
identifiables et de grilles de lectures soutenues par des experts en concurrence. Exemple
archétypal, l'addiction est à la croisée des discours sur le jeu pathologique
(jeu d'argent), des entreprises de définitions de la dépendance à l'internet,
et s'en réfère à l'imaginaire de la toxicomanie. Les débats sociaux et
politiques autour de la violence, l'addiction, de la liberté économique s'appuient
sur les discours accompagnant les médias et jeux antérieurs. Cette vivacité
des discours tient à la double dimension ludique et médiatique du jeu vidéo,
dans un éternel retour discursif porté par les entrepreneurs de morales, les
industriels et les experts, souvent reconvertis et transfuges de domaines de compétence
connexes./p h3 class=spipPourtours du jeu vidéo/h3 p class=spipDéfinissons l'objet
avant les discours. Marcel Mauss considérait, dans ses réflexions exploratoires, les
jeux comme une antichambre des organisations sociales futures : « les jeux sont souvent
à l'origine des métiers et de nombreuses activités élevées,
rituelles ou naturelles, essayées d'abord dans l'activité de surplus que constituent
les jeux. » (Mauss, 1926) Cette fonction sociale du jeu est reprise par les philosophes du
jeu : « l'émulation ludique est plus ancienne que la culture même comme
impulsion de la vie sociale, et agit comme un ferment sur le développement des formes de la
culture archaïque. » (Huizinga, 1951) Pour Huizinga, le jeu apparaît comme cet
espace clôt, coupé de la réalité, où l'activité n'a de
sens que dans l'espace du jeu, sans conséquence sur le réel. Cet idéal de
liberté dans le jeu, au-delà de tout contrôle autre que conventionnel entre
joueurs, tend à négliger les problématiques de production des jeux.
L'idéal d'égalité des participants, qui n'est qu'une condition initiale de
participation et ne vaut que dans un consentement mutuel des joueurs, ne doit pas faire oublier la
structure agonistique, fortement compétitive et hiérarchique du jeu. La
liberté réside dans la marge de la règle conventionnellement instituée
avec les autres joueurs (Duflo, 1997). Les vainqueurs forment une oligarchie au sein du jeu, or en
tant que lieu de passage, espace de socialisation, des transferts dans la réalité
sont souhaités : le pouvoir politique s'affirme mais avance sous couvert de liberté.
Au final, le masque et le vertige permettent un renversement temporaire de l'ordre social dans un
processus de régulation et de reproduction de cet ordre. En tant qu'idéal
d'expression et de société (Huizinga, 1951), le jeu cristallise en son sein les
aspirations sociales et politiques. Comme espace utopique, il produit des « discours limite
» (Marouby, 1990) et les positionnements des non-joueurs, en tant qu'extérieurs du
jeu, produisent en contrepartie des incitations de retour à la normalité./p p
class=spipA la différence des jeux traditionnels produits par le groupe à destination
du groupe, en tant que lieu de passage et de socialisation, les jeux vidéo sont un produit
industriel créé par un groupe de producteur et à destination d'un public
potentiellement mondial (par de là les spécificités des zones
économiques de l'industrie : Japon et Asie, Etats-Unis, Europe). En tant qu'industrie
culturelle (Adorno, Horkheimer, 1983), le jeu vidéo fonctionne sur des logiques
d'uniformisation des produits (mise en place de licences, déclinaison du même titre
sur différentes plateformes), de massification du public (les chiffes de l'industrie tendant
à légitimer la maturité grandissante du public et l'équilibre des
genres). En tant qu'industrie du divertissement, les producteurs tentent de produire une
expérience unique au joueur, que ce soit de par la nature même d'un jeu vidéo
qui offre un domaine des possibles – du jeu dans le jeu –,
et les processus de personnification de la mise en scène de soi, notamment avec la
création d'avatars (des personnages, aux voitures que l'on peut peindre et modifier)./p p
class=spipActuellement, une lutte est en cours en France pour faire entrer le jeu vidéo dans
l'une des deux cases mentionnées. En tant qu'industrie culturelle, le jeu vidéo
pourra recevoir des aides de l'Etat (avance sur recette) mais en contre partie sera
réglementé sur le modèle du cinéma ou de l'audiovisuel. En tant
qu'industrie du divertissement, le jeu vidéo sera exempt de contrôle mais
dépourvu d'aides à la création. Ainsi, les enjeux du jeu vidéo sont
multiples : contrôler la production du jeu vidéo, réglementer la distribution,
normaliser la pratique afin qu'elle soit acceptée. Ces problématiques s'inscrivent
dans différents niveaux : l'économique, le politique et le social./p h3
class=spipRésurgences des discours/h3 p class=spipL'émergence de nouveaux
médias et biens culturels se voit de manière quasi-systématique
accompagnée d'un ensemble de discours tendant à qualifier l'importance du
phénomène. Du roman pour jeunes filles provoquant l'hystérie (Queffelec, 1986)
à la bande dessinée illégitime (Boltanski, 1975) et subversive (Maigret,
1994), en passant par le cinéma et la télévision, la notion d'effets semble
prédominer dans les premières analyses. L'article d'Alexis Blanchet approfondira ce
parallélisme des discours de la violence entre ceux accompagnant la naissance du
cinéma et ceux du jeu vidéo. Paradoxalement ces entreprises de discréditation
des pratiques présentent la particularité de contribuer en même temps à
la légitimation de l'importance de l'objet de par la production croissante de critiques,
d'un point de vue quantitatif./p p class=spipLes jeux vidéo, souvent marginalisés et
accusés de nombreux maux, n'échappent pas à ce processus. Des associations de
défense et de protection de l'enfance ou de victimes de tueries se constituent ou se
recyclent en s'emparant du jeu vidéo, dès lors présenté comme
responsable de certaines atrocités, à l'image du massacre de Littleton. Les jeux
vidéo rendraient violents et seraient la cause d'une addiction forte des plus jeunes
joueurs. Cette double accusation renvoie à des thématiques politiques sensibles : la
question du monopole de la violence légitime, ici remis en cause par cette pratique
illégitime, ou la définition du normal et du pathologique, d'où la tentative
de marginalisation des jeux vidéo en érigeant des figures
stéréotypées anormales (image du joueur violent ou du joueur drogué).
Ces thèses défendues par ces « entrepreneurs de morale » (Becker, 1985)
trouvent un certain écho dans les médias généralistes, jusqu'à
alerter les pouvoirs publics. L'article d'Olivier Mauco abordera ainsi la question de la
construction médiatique des problématiques de la violence et de l'addiction, en
cadrant l'analyse autour des contraintes de choix des experts par les journalistes./p p
class=spipLa notion même d'addiction relève d'une extériorisation du
pathologique. La pratique du jeu vidéo n'est pas en soi addictive, mais les usages excessifs
requalifiés comme tels sont avant tout socialement construits et s'inscrivent dans les
problématiques de la psychiatrie moderne. L'usage du jeu vidéo est ainsi ambivalent :
l'article de Thomas Gaon et Michael Stora nous propose de déconstruire dans un premier temps
la notion d'addiction, pour dans un second temps présenter un usage du jeu vidéo
comme outil thérapeutique, un moyen de médiation capable d'incarner le non-dit. Ce
renversement même illustre la dimension polymorphe des jeux et la pluralité des
pratiques possibles./p h3 class=spipPour une analyse critique des contenus des jeux vidéo/h3
p class=spipLa pluralité des discours autour du jeu vidéo souffre d'un certain
silence : le contenu même des jeux s'il est incriminé n'est pas pour autant
étudié par les différents entrepreneurs. Une analyse approfondie pourrait
permettre d'éviter les transpositions des croyances et nuancer les prises de postions.
Prenons le cas très particulier de NRA Gun Club, un jeu de tir à la première
personne commandé par la National Rifle Association (NRA)./p p class=spipLe jeu contient
plus de cent armes à feu, toutes modélisées avec réalisme tant dans
l'apparence que dans la mécanique. Les joueurs choisissent parmi une douzaine de
défis de tir, de la cible d'intérieur à un champ de ball-trap en
extérieur, en passant par un stand de tir de fête foraine. Comme on pouvait s'y
attendre, le jeu adopte les conventions du genre jeu de tir à la première personne
(FPS). Le joueur est debout derrière l'arme à feu ou vise dans la lunette pour
toucher le centre d'une cible./p p class=spipLa plupart des gens et des joueurs, même avides
de jeux de FPS, reculerait brutalement à l'idée d'un jeu autorisé et produit
par la NRA. Pour certains, la nature du partenariat est une raison suffisante pour éviter
NRA Gun Club. Pour d'autres, la NRA évoque les souvenirs ludiques amers de Deer Hunter et
ses dérivés. Le cynique attentif pourrait noter que l'éditeur du jeu, Crave
Entertainment, a aussi publié The Bible Game, un jeu de plateau biblique pour enfants sur
Game Boy et PlayStation 2./p p class=spipPourtant, il convient de dépasser les discours
critiques des plus sceptiques, les préconceptions, pour s'intéresser au contenu
même du jeu, de le juger par rapport à la culture vidéoludique contemporaine.
D'une certaine manière, ce jeu illustre la stratégie de plus en plus
perfectionnée de l'organisation en termes de communication publique, qui n'en est pas
à sa première utilisation d'un jeu vidéo pour promouvoir ses valeurs . Avec
NRA Gun Club, l'organisation opère un virage rhétorique important, loin de cette
réputation d'association de péquenauds. En fait, au regard du culte des armes
à feu dans les jeux vidéo des quinze dernières années, NRA Gun Club
apparaît comme l'un des jeux sérieux des plus efficaces, tant il coupe court au
fantasme et à l'imaginaire des armes à feu, en proposant une simulation de la
réalité du tir à armes à feu, allant contre le plaisir même
procuré par ces types de jeu./p p class=spipLe maniement des armes à feu est dans un
ce jeu un travail ennuyeux, lent, laborieux. La tenue d'une arme à feu réelle n'est
pas du tout amusante et, par expérience, est même inquiétante. La
réalité de la puissance d'une arme à feu est une sensation accablante et un
rappel du sérieux de telles armes. Et pourtant, la représentation d'armes à
feu dans la plupart des jeux vidéo est exactement à l'opposé : c'est une
célébration, un imaginaire de puissance et d'inconséquence
générale (non pas en terme de tir et de meurtre, mais dans le simple fait de manier
l'arme). Le jeu en devient très fastidieux. En faisant des armes à feu ennuyeuses,
lentes et laborieuse, NRA Gun Club pourrait être l'incarnation même du discours tant
parodié sur la responsabilité des armes à feu. On pourrait même en tirer
que la puissance de la rhétorique (Bogost, 2006 et 2008) de NRA Gun club est sublimée
par l'opposition qu'elle marque avec celle des jeux de tirs traditionnels./p p class=spipBien
sûr, NRA Gun Club ne dit rien du support fervent de l'organisation de chasse, ni de sa
défense souvent absurde du deuxième amendement. Si vraiment des médias
violents influencent le comportement du joueur, la NRA et Crave Entertainment peuvent se targuer
que NRA Gun Club est un jeu non violent tant il opère en contrepoint avec l'imaginaire des
jeux de tirs commerciaux. Le seul plaisir se trouve en grande partie dans la maîtrise des
mécanismes. Quand le pouvoir destructif de l'arme produit l'excitation, c'est une excitation
particulière dans un cérémoniel contextualisé, empli d'une
inquiétude d'autant plus accentuée par la rareté des tirs. Et peut-être
c'est exactement le type d'imaginaire sur les armes à feu dont nous avons vraiment besoin./p
p class=spipAu travers de cet exemple il apparaît nécessaire d'entreprendre une
analyse critique du contenu. Il ne s'agit en rien de légitimer les jeux vidéo, de les
consacrer par des études analytique, mais au contraire d'ouvrir les perspectives, de
combattre les représentations ordinaires. Sébastien Genvo propose ainsi
l'instauration d'une analyse critique du jeu vidéo, la constitution d'une réelle
science du jeu, au même titre que les analyses littéraires, cinématographiques
et pour autres arts. L'émergence d'une telle critique pourrait offrir un espace d'existence
pour les créations marginales, les Å“uvres d'auteurs ne pouvant rencontrer de
succès économique, au même titre que le cinéma indépendant ou la
littérature sortie des logiques marketing de best-sellers. L'analyse de contenu permet ainsi
de mieux saisir les logiques inhérentes à ces jeux, de marquer les différences
avec les médias traditionnels, Ainsi Delphine Grellier dans son approche anthropologique de
la mort dans les jeux vidéo actualise la question de la gestion de la finitude, notamment au
travers des différentes stratégies des concepteurs du jeu, La mort est un
élément du jeu, et si elle s'en réfère à un imaginaire
socialement partagé, elle occupe une place très particulière dans les jeux
vidéo./p p class=spipEnfin l'analyse de contenu des jeux, la connaissance des pratiques, des
logiques permettrait aux pouvoirs publics de saisir la pluralité des enjeux. Par delà
les discours sur la violence et l'addiction, de véritables défis économiques
se jouent actuellement. Ainsi l'enjeu politique de réglementation des jeux vidéo
prend une tournure d'autant plus décisive, notamment avec le cas des mondes virtuels, comme
les jeux de rôle massivement multi-joueurs (MMORPG) et les mondes synthétiques tels
Second Life. L'avenir de ces espaces est potentiellement menacé. La recherche d'Edward
Castronova, Travis Ross, Phoebe Elephant et Robert Cornell pose la question de l'opportunité
d'une réglementation excessive des mondes virtuels ludiques par les pouvoirs publics.
L'ouverture de l'espace ludique, l'effacement progressif de la membrane protectrice apparaît
symptomatique de cette érosion permanente du jeu dans les sociétés
contemporaines. Ainsi les enjeux économiques de l'interopérabilité, à
savoir la possibilité de naviguer entre ces espaces sans coût de transfert, sans perte
de ses investissements personnels, pose, d'une part, la question du contrôle
centralisé par l'Etat fédéral américain, et d'autre part,
l'opportunité économique d'une telle reconfiguration. L'article de Viktor
Mayer-Schönberger entend ainsi explorer ces notions au travers du moment constitutionnel, ce
tournant fond | |