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div style="FLOAT: right"img title="La Carte Elecom SDHC Est étanche" alt="La Carte Elecom
SDHC Est étanche" hspace="5"
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//div pNe craignez plus pour votre carte SD si vous l'avez laissé dans les poches de votre
pantalon et que vous venez juste de vous rendre compte qu'il est dans la machne à laver.
Elecom vient juste de lancer sa carte SD classe 6 avec un taux de transfert au minimun de 6Mo/s.
Ils seront disponibles en 4go ou 8Go, mais les prix de ventes ne sont pas encore connus. Combien
pensez vous qu'ils vont coûter ? On aimerait bien que Elecom et Olympus travaillent la main
dans la main et qu'ils sortent un appareil photo étanche Mju qui utilise la carte d'Elecom
au lieu du système propriétaire xD Bay. Ils feront un beau couple./p pPermalink: a
href="http://www.ubergizmo.com/fr/archives/2008/12/la_carte_elecom_sdhc_est_etanche.php"La Carte
Elecom SDHC Est Etanche/a d'a href="http://www.ubergizmo.com/fr"Ubergizmo FR/a. Aussi a
href="http://www.ubergizmo.com"en Anglais/a/p pmap name="google_ad_map_081202195323" area
shape="rect" href="http://imageads.googleadservices.com/pagead/imgclick/081202195323?pos=0"
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En visitant quelques blogs, je viens de me rendre compte de la fascination que suscitent les grands
ouvrages architecturaux. Leur extravagance est telle qu'elle nous pousse à ne plus savoir
différencier un projet futuriste d'un ouvrage déjà existant. Je vous propose
donc une liste d'ouvrages et vous laisse deviner s'ils sont déjà
opérationnels, en projet ou carrément fantaisistes.
Version courte dans l’article 10% DES IMPÔTS FRANÇAIS
S’ÉVADENT DANS LES PARADIS FISCAUX Alors que le G20 réunissait les grands pays
à Washington, pour trouver une solution à la crise économique mondiale, une
poignée de militants tentaient de manifester dans la principauté de Monaco, paradis
fiscal aux portes de la France.
Policiers et hélicoptères étaient presque plus nombreux que les manifestants. Ils
répondaient pourtant aux déclarations de Nicolas Sarkozy contre le capitalisme
financier et les méchants paradis fiscaux. Philippe Maréchal, correspondant de
LaTéléLibre dans le Gard avait cassé sa tirelire de Rmiste pour couvrir
l’événement. Les paradis fiscaux dans le monde permettent l’évasion
fiscale de 10% des impots français, soit 50 milliards d’euros! La principauté de
Monaco est classée dans les trois paradis fiscaux européens “non
coopératifs”, avec le Liechtenstein et l’Andorre.
Voici, avec la finesse, la poésie et la radicalité qui caractérise
notre lutin des Cévennes, un reportage très personnel sur cette journée du samedi
15 novembre 2008
John Paul Lepers
L’autoroute déroulait ses trois bandes de part et d’autres d’un muret en
béton. La radio montée toujours d’un cran soulignait comme une voix off les
images de paysages d’une Provence bétonnée, en arrière plan des cimes
enneigées. Tout çà défilait en cinémascope à travers le
pare brise comme dans un road movies. J’allais à Monaco, ayant quitté les
montagnes trois heures plus tôt alors qu’il faisait encore Nuit. J’étais
monté dans ma caisse en ayant à peine pris le temps de gratter le givre sur les vitres
et j’étais parti le bonnet sur la tête comme on part à la pêche
et engoncé dans une veste au dessus d’une polaire. Dans le journal du
matin, la juge Eva Joly décrivait à Stéphane Paoli dans toute la largeur et dans
ses moindres travers le fonctionnement des paradis fiscaux. Je me disais que je n’aimais
déjà pas çà, la notion de paradis, ou plutôt l’espoirÂ
chamallo d’un futur un peu merdique, comme s’imaginer renaissant dans un
endroit sirupeux au milieu des tronches de premier de la classe, mais là, sa description
balançait comme un sac à vomi entre deux vieilles brinquebalées dans un car en
excursion. Elle décrivait comment ces principautés, duchés et autres cailloux aux
noms exotiques s’y prenaient pour sucer et rendre exsangues les économies des pays
africains. Quand même, Je me demandais bien ce que j’allais y foutre à Monaco,
comme si cet élan qui m’avait pris pour y aller, me donnait à présent
l’allure d’un personnage de dessin animé qui continue à courir alors
qu’il a déjà dépassé la falaise.
Correspondant d’une télé sur le web , j’allais jouer au reporter citoyen
pour filmer une manifestation, on dit couvrir chez les pros, d’une poignée de
militants aux portes de la principauté. J’y allais. J’avais dit, je
m’étais dit ; donc j’y allais. Quant on peut, on veut, et quand on veut
c’est qu’on a faim. Et tant qu’à vivre n’importe comment autant
filmer n’importe quoi, et là c’était du lourd. Sur le parking d’une
station d’autoroute je boulotais mon sandwich préparé la veille en zieutant un
gros 4×4 immatriculé au Luxembourg, signe probable que j’abordais les contres
allés du paradis déjà fréquentées dans les parages par ses anges
joufflus et en ray bans. Il y avait aussi des belles petites voitures avec des beaux petits vieux
dedans. Plein de petits vieux bien soignés, bien coiffés et bien habillés avec le
GSM à la ceinture. Déjà aussi de belles voitures avec des dames bien bronzées
qui plairaient à Berlusconi. C’est vrai qu’il faisait extraordinairement doux
pour un mois de déprime et je tombais bonnet et veste. J’avais quitté le mois de
novembre et je n’étais plus qu’à quelques dizaines de minutes de Monte
Carle. Je repartais et je poussais jusqu’au centre de la cité monégasque sans
faire exprès tant la frontière entre la dernière ville limitrophe et la ville du
prince parait inexistante. Tant pis, si la manif était prévue au Cap d’Ail, trop
tard j’y étais et je décidais quand même de me laisser glisser comme les
flux financiers sous les tunnels et de prendre le premier parking qui me trouverait. Ce fut le
dernier qui me trouva, le parking de la digue, après c’est la mer. Quand j’ai
ouvert la portière, je me suis dit qu’on aurait pu manger parterre tellement
çà faisait propre et tellement çà faisait bizarre que çà fasse
aussi propre dans un parking aussi souterrain que bien peint. Mais quand même
c’est une idée con de penser à manger parterre dans un parking, faut être un
blaireau comme moi dans un endroit étonnant comme çà pour penser un truc pareil,
que je me suis dit. Et puis, parking çà fait pas très classe pour ici,
j’aurais plutôt appelé çà un rangement à voitures, comme on dit un
rangement pour couverts en argent. Et je me suis dit que çà allait douiller. Plus loin,
une grosse bagnole dormait sous une housse impeccable et au fond deux voutures un peu luxes
n’arrivaient pas à remplir la cave toute neuve. J’en ressortais avec mon barda,
mon pied de caméra, on Å“il numérique et mon sac à sandwich pain
complet et bouteille d’eau qui fuit et puis mes polaires. Le Soleil plein la gueule, la
mer...les yachts. Putain de Yachts, grands comme des immeubles, lustrés comme des commodes
empire, au milieu d’un port encombré de prétentions et d’un club de voile
remplies de filles qui gloussaient en allant rejoindre l’aventure au-delà des
jetées. Tout autour se dressait une imposante et foisonnante muraille de buildings
coiffés çà et là de palmiers et dépassés de temps à autres de
grues dont je me demandais à quelles constructions elles pouvaient servir vu le manque de
place évident. Je me suis dit qu’il y a des immeubles qui doivent tomber dans
l’eau pour faire de la place aux autres. Une densité incroyable. Allées et venues
sur les quais, de joggers, de nourrices, de chauffeurs, d’une armée de
domestiques montant et descendant les échelles de coupées des somptueux navires,
immatriculées qui, aux Iles Caïmans ou Georges Town, ou bien battant
pavillons britanniques, du Portugal ou de la planète Mars. Du plus gros fer à repasser
au bateau à la Corto Maltèse en passant par un élégant vieux gréement
style « Voiles de St Tropes », tous attendaient leurs riches armateurs, qui d’un
clin d’Å“il, d’un caprice ou d’un coup de fil se prépareraient
bientôt à appareiller ou bien semblant. Des équipages briquaient
coques et ponts, d’autres devisaient au soleil, désÅ“uvrés comme une
glandouille en zone de moyenne altitude. Moi j’en étais une
qui en descendait ce matin et je déambulais, me grattant furieusement la tête et le
reste accessoirement, signe que je feignais de craindre la panne sèche quant à
l’inspiration journalistique. Je pensais à John Paul et à sa classe british avec
deux poils de french touch en reportage et je me trouvais aussi élégant que la voiture
de Colombo. Il était un peu plus de midi et les hirsutes, les manifestants
n’allaient pas pointer leurs pancartes, et leurs savates avant 15 heures trente
au-delà des limites de Monaco. Il fallait donc que je profite d’être dans la
place pour filmer quelques plans, toujours çà de pris. Ce n’était
finalement pas une mauvaise chose que de me trouver sur le rocher monégasque
tant je me disais que la gendarmesque affectée cette après midi au Cap d’ail pour
la manifestation contre les paradis fiscaux auraient pu m’en interdire l’accès.
Moi, j’allais faire le chemin à l’envers et aller à la rencontre des
contestataires qui, je l’avais appris sur le net comme tout le monde, s’étaient
donnés rendez vous de l’autre coté de la frontière. Surement que je
n’étais pas seul à connaître ce détail, je n’allais pas tarder
à m’en rendre compte.
Je quittais le port après une courte ballade sur le bateau bus, électrique de surcroit
et comme moi affecté comme l’était en son temps Escartefigue à
Marseille, entre deux les quais d’un bassin rempli de yachts. J’ai pratiquement
oublié de filmer parce que J’y ai surtout remarqué un couple à l’
accent russe, bronzés comme un lavabo en hiver et qui avait l’air au paradis,
béats, bisous, re béats, Monaco tout autour et on s’en fout. Elle était
plutôt jolie et était habillée très sexe et il était fou amoureux et
plutôt chauve, « vous ne voulez pas descendre pour Monte Carlo ? leur a dit
la dame qui était poète et qui faisait matelot tandis que son mari faisait capitaine en
prose et propulseur d’étrave. Ils ont rigolé et se sont à nouveau
embrassés. Comme moi, ils avaient l’ air un peu cons et ils tenaient à en
profiter. Après ce moment de bonheur, Je suis allé direct au pied de l’escalier
à l’assaut de la résidence du prince Albert. On pouvait entendre la
noria des hélicoptères taxis qui font la navette entre l’aéroport de Nice et
Monaco station, participant de leur mieux au réchauffement durable. Par le chemin des
pêcheurs j’ai longé la mer puis par un escalator j’ai grimpé la
citadelle. Je suis arrivé rincé comme une motion socialiste au pied du musée
océanographique où des canadiens se faisaient pendre en photo devant un yellow
submarine puis plus loin devant une machine à chenilles ayant servi à des lointaines
expéditions polaires et moi je me cherchais un endroit un peu rigolo pour faire un plateau.
C’est important le plateau, c’est la consigne. Je suis passé devant le palais
cher au Commandant Cousteau qui avait vu juste, en déclarant « and it is a great
dommage for the future générations » et puis je suis tombé en arrêt sur
une statue de la pieuvre, un indice de taille pour mon sujet , et puis j’ai admiré la
cathédrale, l’équivalent d’une église chez nous, et puis le Conseil
national, l’équivalent de l’assemblée nationale chez nous et puis je me
suis dit devant la taille des ces bâtiments, ici, l’essentiel est surement ailleurs.
J’ai emprunté de jolies et proprettes petites ruelles commerçantes, ornées
de jolis petits drapeaux monégasques qui ressemblent au drapeau polonais à
l’envers ou aux barrières des passages à niveau quand elles sont relevées.
Je dois dire que je me sentais comme à l’intérieur d’un film de Schreck
où je m’attendais à voir débouler la princesse Fiona poursuivie par le
ballon de la série anglaise des années soixante « le prisonnier ». Tout
m’a amené sur la place, jusqu’à des talons aiguilles sous des jambes fines
et galbées que je poursuivais du regard et que même c’est à ce moment que le
monteur de la télélibre m’a appelé sur mon portable, quand j’ai
relevé la tête, c’était elle, la grande place devant le palais du Prince.
Y’avaient trois policiers habillés comme des grooms qui sifflaient dès
qu’un passant marchait en dehors de là où il est autorisé de marcher
c’est-à-dire on ne sait pas trop. C’est un peu comme au foot quand
tu ne sais pas jouer et que tu es hors jeux. Tu te fais siffler. Tu protestes juste pour la forme
et Tu te tires ailleurs où…je me suis fait sifflé aussi en
trébuchant sur mon pied de caméra…Le policier monégasque siffle beaucoup en
faisant signe que non, c’est surement pour çà qu’il a des grosses joues
toutes roses comme Oui-oui. Comme çà, il a pas l’air méchant mais il prend
son travail au sérieux et on ne sait jamais, y ‘en a peut être
d’autres planqués pas loin derrière. Devant le palais y’a des chaines qui
délimitent une surface de réparation gardée par un goal coiffé d’un
Å“uf de Pâques recouvert d’une feutrine bleue et qui évolue comme sa
pensée dans une étroite guérite et qui n’a pas l’air de
rire. Je feinte, et j’évite de le filmer. En cette saison, peu de
touristes, en dehors des play-mobiles affectés à la sécurité, un
camion de pompiers, rouges comme chez nous, quelques chinois et quelques vieux qui
arpentent la grande place sous le soleil de Bodega. Plus loin, surplombant de 35 mètres le
port de Font Vielle, une batterie d’anciens canons veillent au grain accompagnés
d’une pyramide de boulets soudés ordonnancés dans un élan poétique et
en équilibre consternant. Là, sous l’Å“il interloqués
de trois touristes américains qui faisaient le poids des boulets, je le fais, mon
plateau,…philippe marechal correspondant à…pour …en raison de… Et
là je me dis que si je me dépêche pas, je vais louper la manifestation qui
normalement devrait démarrer dans une demi heure au Cap d’Ail, la commune mitoyenne de
Monaco, site qu’ont choisi les énergumènes pour bloquer symboliquement la route
des flux financiers qui alimentent ces trous noirs de la finance que sont les paradis fiscaux. Je
déboule les escaliers de la cité pour tenter de les trouver au sortir de la ville
princière…plus loin en fait comme on le verra. Il fait de plus en plus chaud sous mes
polaires et je serais bien allé prendre une bière...
…Eh ben non, c’est pas le moment d’une bière. Au dessus de Font vieille,
les remparts, un terre plein, on domine la ville vers l’ouest, j’avais vu sur le
deuxième port où les yachts sont plus modestes, le stade de foot et puis au-delà,
Le Cap d’Ail, la commune française mitoyenne avec le « rocher ». Et
c’est là que je devais aller et retrouver à l’heure la manif sous peine de
transformer mon petit reportage en ballade de Robert dans une cité pour poupées Barbie.
Courses dans les escaliers, retour dans la ville, les belles bagnoles, les décapotables,
tiens, un escalator dans une grotte, arrivée dans un centre commercial pour troglodytes, au
bout, la sortie près du port, re escalator, direction à peu près comme
çà vers le stade….çà serait con d’avoir fait toute cette route et
de louper le sujet de mon déplacement… putain y fait chaud ici…Je demande mon
chemin, personnes n’est d’ici. Je suis nulle part et je cours vers ce qui me semble
être la bonne direction. Escalier à nouveau, j’arrive en haut essoufflé. Je
suis au Cap d’Ail à n’en point douter. La rue, la circulation, ah çà
doit être par là, des flics… Ils m’observent. C’est curieux ce
sentiment d’insécurité quand un gardien de la paix vous observe. Je traverse et
passe devant eux. J’en vois d’autres plus loin. C’est comme un parcours
fléché, en bleu. Mais pas de manifestants à l’horizon. Je poursuis, une
station de bus sur cette route en corniche. La ville est à flanc de la côte, la mer en
bas, la montagne au dessus, faut monter. Encore des gendarmes, par petits groupes,
positionnés tout le long de cette route qui va du Cap D’Ail vers Monaco, çà
fait bien deux kilomètres comme çà. Ya un hélicoptère au dessus qui
semble surveiller. Ah, enfin, ce qui de loin me semble être un manifestant, il a toute une
panoplie de drapeaux. Il attend le bus. Il est pâle. Près de lui, des CRS, des
gendarmes, en panoplie de play mobile, genouillères, brodequins, matraques, regards
martiaux, inamicaux, tendus, soupçonneux, y’en a un qui venu vers moi à
présent, il tripotte mon pied de caméra dissimulé dans un sac en toile, il me
soupçonne de transporter quelque chose de suspect, pour lui c’est sur, y’a un
point qui n’est pas clair, dans ma démarche. Je m’adresse au gars qui attendait
le bus. Il me dit que la manif est regroupée plus haut à deux
kilomètres , car en dépit d’une autorisation de manifester, en fait c’est
impossible ici…je sors ma caméra, pour les premières images, c’est un gars
du syndicat Sud, pas le temps de poser ma première question, les gendarmes arrivent sur
nous… cinq, six, plus…la tête rentrée dans les épaules, pas
gentils…
- votre pièce d’identité…
- vous êtes journaliste ?
- non…
- Vous avez une carte de presse ?
- Je suis reporter citoyen pour La Télélibre..
- Vous n’avez pas le droit de faire des interviews dans la rue comme çà, sans
autorisation, c’est interdit, y a des lois…
Il prend note des infos qu’il lit sur ma carte d’identité…
- Où habitez vous Monsieur Maréchal ?
- Comme c’est indiqué sur ma carte d’identité que vous lisez
Monsieur…
- Attention…
- Valleraugue…Je ne crois pas ce que vous dites, Monsieur, j’ai le droit de
filmer…
Les autres en bleus se rapprochent de moi, un poil oppressant, le gars qui attendait son bus est
tout blanc et je me dis que je suis venu l’emmerder pour rien d’ailleurs ils
contrôlent également son identité…merde, je repense, tout ce chemin peut
être pour rien, faut calmer le jeu, je me connais, faut toujours que j’ouvre ma
gueule…faut calmer le jeu j’ai des images à faire moi…et puis ma petite
caméra…c’est con elle est allumée …mais elle n’enregistre
pas…au moins j’aurais pu avoir un son…
- je vous conseille de ne pas insister, je vous le répète il y a des lois pour ce genre
de choses, rangez votre matériel, vous n’avez pas le droit de filmer…
Un autre gendarme, me dit aussi de ne pas insister, genre j’énerve le chef…Je
commence à ranger mon matos, tandis qu’il me rend ma carte, mais c’est plus fort
que moi, j’aime pas qu’on me demande qui je suis et qu’on ne se présente
pas en retour.
Ca me rappelle l’armée, la marine, les gendarmes maritimes qui prenaient un malin
plaisir à fouiller mon sac, histoire de me faire louper mon train…
- et vous qui êtes vous monsieur le gendarme ?
Il est pas content…
-Vous êtes du Cap d’Ail ?
- monsieur on a été polis avec vous….
- Ah ben moi aussi…y’a pas d’raison… Ah ben dites dont…C’est
mon coté élevé au Bourvil. Sauf que le De Funès du moment est moins
drôle. Je sens que j’énerve, bon, faut pas, y’a mieux à faire…le
bus arrive, je saute dedans, après avoir fait signe au gars du syndicat, on y va…je
suis dedans…entrée en matière, je vais rejoindre la manifestation qui s’est
donnée pour but de fermer symboliquement les portes du paradis fiscal….Tiens, ils
m’ont laissé partir comme çà…
Les gens dans le bus me regardent. Depuis Monaco, J’ai encore Jet set chanté par
Nougaro dans la tête, « Jet set, the people ». Je me dis que c’est nul,
c’est pas grave pour moi, mais c’est juste désagréable et c’est nul.
Tous ces flics. Président Sarkozy fait semblant d’être outré par
les paradis fiscaux et en même temps ses gendarmes sont là à leurs frontières
pour les protéger. Je repense au juge van Ruymbeke qui accusait nos dirigeants
d’hypocrisie et ce matin, Eva Joly …quand même ces flics sont là pour
intimider, empêcher, sont là pour protéger, les riches. Je descends deux stations
plus loin. Les protestataires sont là, à l’orée…d’un bar. Y a un
groupe que je me dis, les autres sont plus loin encore ou bien en retard…ben non y sont
tous là, une petite centaine, à peine…y’a autant de gendarmes,
regroupement, on y va disent ils, les pancartes, les drapeaux, ohé, ohé, les gendarmes
barrent la route et s’opposent à toute progression, y’avait pourtant
autorisation de manifester du préfet disent les frondeurs effrontés. Normalement
aujourd’hui c’était prévu comme çà devant pas mal de paradis
pendant la réunion du G 20. En terrasse, les clients assistent à tout çà
d’un air goguenard, ils n’approuvent pas, faut pas faire de bruit, foutez le camp. Un
autre a le menton sur son demi et regarde le petit défilé, les yeux vides. Y a un
coté pathétique, le nombre des manifestants, l’indifférence
générale, la démesure des forces de police, les enjeux énormes autour des
paradis fiscaux, l’hélicoptère qui tournoie au dessus, la colère digne des
organisateurs…l’énergie de ce petit groupe qui tourne de temps en temps à
la manif de droite, les slogans, un bus qui attend en sens inverse et qui ne peut pas passer, la
joie d’un manifestant qui gueule content, on a réussit, on a fermé la route
mène au paradis…J’interview les organisateurs, quelques participants, y a des
caméras de France 3 et d’autres, des magnétos, des témoignages un gars de
Rue 89 avec sa petite numérique, un clin d’Å“il, sympa, il me file sa
carte, il est journaliste et toi qu’il me dit et ben moi…non plus. Je ne sais pas ce
que je fais là, c’est comme çà depuis que je suis né, je sais pas ce
qu’on fait là, des conneries surement, au milieu de tas de trucs pas justes. Et puis
je reste au milieu, avec eux dans ce petit purgatoire, y’a une femme qui fait un reportage
avec un crayon et un bloc, pour un journal qui s’appelle le Ravi, des crobars, quelques
notes, je trouve çà, classe…les forces de l’ordre tiennent ferme, tentative
de débordement dans une rue adjacente, même scénario, la rue est barrée par
des uniformes. Vient l’idée de se servir du bus comme cheval de Troie. Le chauffeur du
bus refuse, il fera demi tour…Je regarde le pochetron à la terrasse avec son demi,
j’ai soif. Des images par ci, des images par là. Le temps passe. La manifestation
n’ira pas plus loin en dépit de quelques fleurs que des filles tentent d’offrir
aux gendarmes. Y’a un petit groupe de clowns manifestants pour détendre
l’atmosphère en cas de…Et puis c’est fini, ils décrochent et
repartent vers le bar. Le but initial n’est pas atteint. Ils espéraient parcourir sur
deux ou trois kilomètres la rue qui mène jusqu’à l’entrée de
Monaco, c’est pas pour aujourd’hui. Beaucoup repartent, quelques uns restent le temps
d’une bière, je me joins à eux. Ah une bière…On sent un mélange
de plaisir d’être ensemble, de l’avoir fait et une insatisfaction, une
frustration…forcément dit ma voisine de table, des gauchistes dans le coin,
c’est pas gagné, mais normalement on est plus nombreux. C’est le
weekend end, y fait beau, y a des meetings ailleurs. Je prends congé, et je me dirige vers
l’arrêt de bus maintenant que c’est fini les bus vont se repointer, ma caisse
est au milieu du port de Monaco…Je regarde les flics qui sont toujours là. Cà
fait un moment que je joue à Champollion et que je décrypte la pierre de rosette en
forme d’horaire de bus en mal comprenant que je suis…Une jeune femme, belle, classe,
s’approche et dans un superbe accent british, me demande, çà va ? lé bous
y va venir, t’inquiètes pas…elle est néo zed…Tu as vous,
c’est magnifique ici, fait doux, le couicher de soleil, la mer, c’est trop bein ici,
tous les soirs je prends le bous ici…Bon, le voyage retour vers Monaco va être
sympa…
On monte dans le bus, elle me raconte des tas de trucs, qu’elle est venue accompagner son
amoureux et elle me parle en me fixant à 10 centimètres du visage et poursuit comme si
on était copains depuis longtemps, qu’elle aime la mer, que c’est merveilleux
ici, que les gens sont adorables, que c’est une surprise la coupe Louis Vuitton aura lieu
en Nouvelle Zélande, qu’elle aime le rugby et que la France a gagné cette
après midi contre l’équipe du pacific, elle me parle désormais en anglais et
me demande ce(...)
La vie n’est pas toujours simple. Il suffit d’être plongé dans son
quotidien pour se rendre compte qu’un objet indispensable est hors service et que le
réparateur ne peut se déplacer avant une semaine. Pour oublier les grincements de
dents, voici un bon petit jeu Hudson disponible depuis hier sur le catalogue Wiiware
américain.
S. Marret C. Le Fustec (dir.), La Fabrique du genre. (Dé)constructions du féminin et
du masculin dans les arts et la littérature anglophones, Rennes, Presses Universitaires de
Rennes, coll. "Interférences", 2008, 406 p. ISBN : 978-2-7535-0766-1 Prix : 21
€ Présentation de l'éditeur : Ce nouvel ouvrage sur le genre a pour
perspective de rendre compte de l'inspiration que la critique européenne puise dans la
pensée anglo-saxonne, mais aussi de mettre en lumière la manière
spéciï¬que dont elle se l'approprie, voire dont elle s'en distingue. Des interviews
de Eve Sedgwick, Luce Irigaray, Gérard Wajcman, Philippe Lejeune et Eric Laurent viennent
faire écho aux contributions du volume. Lire l'introduction (fichier PDF) Voir la table des
matières (fichier PDF)br [...]
div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;" img
src="http://www.accessoweb.com/photo/662071-804034.jpg" alt="[info] Télétravail - les
clefs de la réussite ( eBook gratuit )" title="[info] Télétravail - les clefs
de la réussite ( eBook gratuit )" / /div div nbsp;Cyril Slucki, du groupe CyberWorkers, nous
offre un eBook gratuit, en PDF, sur le span style="font-weight: bold; text-decoration:
underline;"télétravail/span. br / br /a class="link"
href="http://www.cyberworkers.com/book/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return
false;"Télétravail, les clefs de la réussite/a , un ouvrage de 80 pages,
devrait donner des tuyaux très intéressants à toutes celles et tous ceux qui
souhaitent travailler depuis leur domicile. br / br /J'ai parcouru les premières pages et
tout ce que je peux vous dire, c'est que déjà, le sommaire, vous donne envie de lire
la suite :) br / br /Je vous laisse vous en rendre compte par vous même. br /br
_moz_editor_bogus_node="TRUE" / /div br style="clear:both;"/ div style="position: relative;"Article
original écrit par Philippe LAGANE et publié sur a
href="http://www.accessoweb.com"AccessOWeb/a br /br / /divdiv class="feedflare" a
href="http://feedproxy.google.com/~f/accessoweb/XGSC?a=KAlJsF6g"img
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Ranking pour tester l'influence d'un site" title="URLFan - Un autre système de Ranking pour
tester l'influence d'un site" / /div div br /a class="link" href="http://www.urlfan.com"
onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;"://URLFan/a vous permet de tester "
l'influence " ( j'aime toujours pas ce mot ) d'un site en vérifiant sa présence dans
les flux RSS des blogs. br / br /a class="link" href="http://www.urlfan.com"
onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;"://URLFan/a classe actuellement 3 783 534
sites en analysant près de 124 949 304 blogs . br / br /Alors bien évidemment, ce
classement ressemble fort à celui de Technorati sauf qu'il effectue les mesures sur
l'ensemble des sites et non uniquement sur les blogs. br / br /Le classement est constamment mis
à jour en comptabilisant les dernières mentions. Vous pouvez notamment vous en rendre
compte en regardant le Top 100 du classement. br / br /Enfin bon, un classement de plus :)br
_moz_editor_bogus_node="TRUE" / br / /div br style="clear:both;"/ div style="position:
relative;"Article original écrit par Philippe LAGANE et publié sur a
href="http://www.accessoweb.com"AccessOWeb/a br /br / /divdiv class="feedflare" a
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La
Fondation Mac Arthur vient de livrer les résultats d’une imposante étude
qualitative sur la pratique des nouveaux médias par les jeunes. Ce
projet de recherche sur la jeunesse numérique a rassemblé sur 3 ans plus de 28
chercheurs et s’est intéressé aux pratiques de plus de 800 jeunes.
Selon
les conclusions de l’étude
Vivre et apprendre avec les nouveaux médias, le temps que les adolescents et les
jeunes adultes passent en ligne, sur MySpace ou sur leur messagerie instantanée,
n’est pas une perte de temps, mais leur permet de grandir, de mûrir. “En
passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoir-faire sociaux et techniques
qui leur sont nécessaires pour participer à la société
contemporaine”,
explique au New York Times la sociologue Mizuko Ito qui a dirigé
l’étude (blog).
“Ils apprennent à s’entendre avec les autres, à gérer leur
identité publique, à créer des pages web.” Pour Mizuko Ito, les
dangers de l’internet sont surestimés. “Il y a beaucoup de désarroi
sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou
avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en
vacances ou au sport.”
Typologie des pratiques des jeunes
Interviewée longuement (seconde
et
troisième partie) avec d’autres auteurs de l’étude sur le blog
d’Henry Jenkins (directeur du programme d’études comparée des
médias au MIT), Mimi Ito explique que l’apport principal de l’étude a
été de comprendre comment différents types de pratiques étaient
reliés les uns aux autres. “Ce qui distingue les pratiques médiatiques
des jeunes repose sur la différence entre ce que nous avons appelé les pratiques
conduites par l’amitié et les pratiques organisées autour de centres
d’intérêt. La participation axée sur l’amitié correspond
à ce que la plupart des jeunes font en ligne : passer du temps avec leurs amis,
s’amuser, flirter et se comparer par l’intermédiaire des sites sociaux comme
MySpace ou Facebook. La participation axée sur les centres d’intérêt,
elle, renvoie à des pratiques plus créatives ou plus technophiles, où les
jeunes se connectent en ligne avec d’autres autour de passions ou
d’intérêts partagés tels que les jeux ou la production
créative.”
En plus de ces participations axées sur l’amitié ou les centres
d’intérêt, “nous avons également identifié trois types
de participation et d’apprentissage”, explique
Haether Horst, anthropologue à l’université de Californie :
“Hanging out” (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils
comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses
amis ;
“Messing out” (surfer, se frotter à l’extérieur),
chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au
hasard ;
“Geeking out” (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine
d’intérêt ou de connaissance spécialisé.
“Ce qui est important à propos de cette typologie est qu’il ne
s’agit pas de classer les jeunes comme ayant une identité unique ou un ensemble
d’activités bien déterminé. Mais d’identifier clairement
différentes façons dont ils peuvent participer à la culture
médiatique. (…) La diversité des pratiques reflète les
différentes motivations, les niveaux d’engagement et d’intensité dans
l’emploi de ces nouveaux médias”, explique Mimi Ito. Les jeunes utilisent
la messagerie instantanée et le téléphone mobile pour se coordonner avec
leurs amis, mais aussi des capacités techniques pointues pour télécharger
des films ou encore, trouver des tutoriels pour apprendre à bidouiller leur ordinateur.
L’étude insiste longuement sur le fait que les jeunes utilisent l’internet
pour se socialiser entre eux. Comme le dit la chercheuse danah boyd, “il est essentiel
pour les adultes de se rendre compte que ces sites fonctionnent essentiellement pour renforcer
des connexions préexistantes, en utilisant les technologies comme moyen de
médiation. La mobilité des jeunes est fortement restreinte, et les technologies
sont un moyen pour eux de sortir du cadre de l’école. Les sites sociaux sont devenus
des moyens d’agrandir leur espace. Le fait qu’ils puissent être utilisés
par les jeunes pour se connecter avec des gens qu’ils ne connaissent pas ne signifie pas
qu’ils le fassent. En mettant l’accent sur les risques, les adultes ont perdu le
contact avec les avantages que ces sites offrent à la jeunesse.”
Tout à fait, renchérit
Christo Sims, étudiant à l’école d’information de Berkeley,
la plupart des pratiques observées montrent que les jeunes utilisent les sites sociaux
pour compléter leurs relations sociales hors ligne plutôt que pour se faire de
nouveaux amis à l’autre bout du monde. “Cela dit, il y a bien sûr eu
des cas où les jeunes ont développé des relations en ligne qui
s’étendaient au-delà de l’école, de leur quartier ou de leurs
groupes d’activités. Les jeunes les plus marginalisés (comme les homosexuels,
les minorités ethniques ou les immigrants) dans leurs univers locaux et sociaux vont plus
souvent en ligne à la recherche d’amitié ou
d’intimité.” Les pratiques axées sur les centres
d’intérêt produisent plus souvent des interactions avec des gens
au-delà de leur région ou des groupes sociaux auxquels les jeunes appartiennent.
“Quand dans ces cas-là des amitiés se développent, elles
ressemblent à des relations entre correspondants, partageant des impressions sur ce
à quoi la vie ressemble dans leurs villes respectives, discutant des défis ou des
problèmes à être adolescents.” Des interactions qui ressemblent
plutôt à une auto-exploration ou à un jeu sur l’identité.
Les sites de réseau social, les jeux en ligne, les sites de partage vidéo, les
gadgets comme les iPod et les téléphones mobiles, sont désormais les
accessoires de la culture des jeunes. Ils ont tellement imprégné la vie des jeunes
qu’il est difficile de croire qu’ils n’existent que depuis une décennie.
Aujourd’hui, comme c’était d’ailleurs le cas hier pour leurs
prédécesseurs, les jeunes arrivent à l’âge de la lutte pour
l’autonomie et l’identité, mais ils le font au milieu de nouveaux modes de
communication, de nouvelles formes d’amitié, de jeu et d’auto-expression.
(…) L’étude a été motivée par deux principales questions
de recherche : comment les nouveaux médias s’intègrent-ils dans les pratiques
et les agendas des jeunes ? Et comment ces pratiques modifient-elles la dynamique des
négociations, des alphabétisations, de l’apprentissage et de la connaissance
des jeunes ?
L’extension des liens d’amitié et des
intérêts
Les espaces en ligne permettent aux jeunes de se connecter avec leurs pairs par de nouveaux
moyens. La plupart des jeunes utilisent les réseaux en ligne pour étendre leurs
relations amicales entre leurs contextes familiers, l’école, les organisations
religieuses, les activités sportives et autres activités locales. Ils peuvent
être always on, en contact constant avec leurs amis par SMS, messagerie
instantanée, téléphone mobile ou connexion internet. Cette présence
continue exige une maintenance et des négociations à travers des communications
privées comme la messagerie instantanée ou les téléphones mobiles et
à travers des communications publiques comme les sites sociaux tels que MySpace ou
Facebook. Avec ces pratiques conduites par l’amitié, les jeunes sont en contact
constant avec des gens qu’ils connaissent déjà dans leur vie réelle.
La majorité des jeunes utilisent les nouveaux médias pour passer du temps avec
leurs amis et étendre leurs liens d’amitié de cette façon.
Un plus petit nombre de jeunes utilisent également leur connexion pour trouver de
l’information ou explorer leurs centres d’intérêt qui vont
au-delà de ce à quoi ils ont accès à l’école ou de ce
qu’ils trouvent dans leur communauté locale. Les groupes en ligne permettent aux
jeunes de se connecter à des pairs qui partagent des centres d’intérêt,
qu’il s’agisse de jeux en ligne, de création littéraire,
d’édition vidéo ou d’autres activités artistiques. Dans ces
réseaux motivés par l’intérêt, les jeunes trouvent de nouveaux
pairs en dehors de leurs communautés locales. Ils peuvent également trouver des
occasions de faire connaitre et diffuser leurs travaux en ligne pour acquérir de nouvelles
formes de visibilité et de réputation.
Auto-apprentissage et apprentissage par les pairs
Que se soit dans les activités motivées par l’amitié ou les centres
d’intérêt, les jeunes créent et naviguent entre de nouvelles formes
d’expression et de nouvelles règles de comportement social. Durant ces processus,
ils acquièrent diverses formes de techniques et de compétences en explorant de
nouveaux centres d’intérêt, en bricolant et en jouant avec de nouvelles formes
de médias. Souvent, ils commencent avec une requête sur Google ou se cachent dans
des salles de tchat pour en savoir plus sur le sujet qui les intéresse. Par essai-erreur,
ils ajoutent de nouvelles compétences à leur répertoire, comme de savoir
créer une vidéo ou personnaliser un jeu ou leur page MySpace. Les adolescents
partagent ensuite leurs créations et reçoivent des commentaires des autres. Par son
immédiateté et son ampleur, le monde numérique réduit les obstacles
à l’apprentissage autonome.
Contrairement à l’image classique, “bricoler” est un fait hautement
social et engagé, bien que généralement peu partagé par des
amitiés locales. Les jeunes utilisent des connaissances spécialisées
à la fois d’adultes et d’adolescents aux quatre coins du monde, avec
l’objectif d’améliorer leur savoir-faire et d’acquérir de la
réputation auprès de pairs experts. Ce qui rend ces groupes uniques, c’est
que si les adultes y participent, leur âge ne les rend pas automatiquement experts. Le
bricolage, à de nombreux égards, efface les repères traditionnels de statut
et d’autorité.
Les nouveaux médias permettent une liberté et une autonomie que les jeunes ne
retrouvent pas dans leurs salles de classe. Les jeunes se respectent quand ils interagissent en
ligne, et sont plus prompts à apprendre de leurs pairs que des adultes. Leurs efforts sont
surtout appliqués à eux-mêmes, et les résultats apparaissent surtout
via l’exploration, ce qui contraste avec l’apprentissage scolaire qui est
orienté vers des buts et des objectifs bien définis.
Implications pour les éducateurs, les parents et les décideurs
Les nouveaux médias ont modifié la façon dont les jeunes se socialisent et
apprennent. Ce qui soulève une série de questions que les éducateurs, les
parents et les décideurs devraient prendre en considération.
Les nouveaux médias sociaux et de divertissement sont utilisés comme des
lieux d’apprentissage. Contrairement à la perception qu’en ont les
adultes, tout en s’amusant sur l’internet, les jeunes apprennent les bases de
compétences sociales et technologiques dont ils ont besoin pour participer pleinement
à la société contemporaine. Eriger des barrières à la
participation, c’est priver les jeunes de l’accès à ces formes
d’apprentissages. La participation à l’âge du numérique signifie
plus que d’être capable d’accéder à l’information et
à la culture “sérieuse”. Les jeunes tireraient profit
d’éducateurs plus ouverts à des formes d’expérimentation et
d’exploration sociale qui ne sont généralement pas caractéristiques
des établissements d’enseignement.
Reconnaître des distinctions importantes dans la culture et
l’alphabétisation de la jeunesse. Les participations en ligne axées
sur l’amitié et les centres d’intérêt ont de nombreuses
connotations sociales. Par exemple, alors que les activités conduites par
l’amitié sont centrées sur une culture de pairs, la participation adulte est
mieux accueillie dans des formes d’apprentissage plus bricolées. En outre, le
contenu, les façons de relayer et les compétences qui valorisent les jeunes sont
très variables selon les types de groupes sociaux qui leur sont associés. La
diversité de ces formes d’alphabétisation numérique signifie
qu’il est difficile de développer une série de points de repère
normalisés pour mesurer les niveaux de compétences et les techniques
d’alphabétisation aux nouveaux médias.
Capitaliser sur l’apprentissage par les pairs. En utilisant les nouveaux
médias, les jeunes apprennent souvent de leurs pairs, plutôt que par des professeurs
ou des adultes. Les notions d’autorité et d’expertise sont ouvertes. Cet
apprentissage, fondamentalement différent de l’enseignement traditionnel, est
souvent vu négativement par les adultes comme une “pression sociale”.
Pourtant, les adultes peuvent encore avoir énormément d’influence dans la
mise en place d’objectifs d’apprentissage, particulièrement du
côté de l’exploration de centres d’intérêt, où les
adultes ont conservé un rôle de modèle et de pair plus
expérimentés.
Un nouveau rôle pour l’éducation ? Les formes de
participation de la jeunesse dans ce monde en réseau suggèrent de nouvelles
façons de penser le rôle de l’éducation. Qu’est-ce que cela
signifie vraiment d’exploiter le potentiel des possibilités d’apprentissage
offertes par les ressources en ligne et les réseaux ? Plutôt que de supposer que
l’éducation sert principalement à préparer les jeunes à leurs
carrières futures, pourrait-on la penser comme un processus destiné à guider
la participation des jeunes à la vie publique de façon plus générale
? (…)
Les jeunes sont-ils vraiment des “digital natives” ?
Peut-on parler de “digital natives” pour décrire ces jeunes nés avec
les technologies numériques ?,
interroge encore Henry Jenkins. Le terme permet de souligner la relation forte que les jeunes
ont avec les technologies, explique Rebecca Herr Stephenson de l’Institut de
recherche sur les humanités de l’université de Californie,
“mais la plupart des étudiants que j’ai observés et
interrogés pour ma part n’ont pas nécessairement un ordinateur, un
accès internet ou un équipement vidéo à disposition en
permanence.” En revanche, ils utilisent souvent leur créativité et les
technologies pour trouver de l’information, s’exprimer ou communiquer avec leurs
amis, comme ceux qui transforment un appareil photo numérique en lecteur mp3.
L’avantage du terme de “digital natives”, explique danah boyd, même
s’il est ambigu, c’est qu’il valorise l’engagement des adolescents avec
les médias numériques et montre qu’ils ne sont ni muets, ni incapables.
Pourtant, par le “renforcement des distinctions entre les générations,
nous renforçons la ségrégation endémique fondée sur
l’âge qui sévit dans notre société. Beaucoup des
difficultés sociales et civiques que nous connaissons découlent de la
manière que nous avons séparé les gens (notamment) en fonction de
l’âge.”
Souvent, les parents veulent structurer le temps passé en ligne de leurs enfants. Mais
comme le montrent certains résultats de l’étude, les expériences les
plus productives naissent souvent quand les jeunes utilisent l’ordinateur d’une
manière non structurée, quand ils passent du bon temps ou naviguent au hasard.
“Il est important de noter que l’engagement productif ne correspond pas seulement
aux apprentissages traditionnels ou à l’alphabétisation
technique”, rappelle danah boyd. “En tant que société, nous
n’avons jamais consacré beaucoup de temps à examiner la façon dont les
jeunes apprennent à être compétents socialement, comment ils apprennent
à faire sens des normes culturelles et à développer les contrats sociaux, ou
la façon dont ils apprennent à lire les réactions des autres et à
agir en conséquence. Nous attendons des jeunes qu’ils soient polis et
tolérants, qu’ils respectent les sentiments des autres, et qu’ils se
comportent de façon appropriée dans des situations différentes. C’est
tout ce que nous leur apprenons. Et on ne le leur apprend pas seulement en leur disant comment se
comporter. Ils ont besoin d’expérimenter socialement, d’interagir avec des
pairs, à faire des erreurs et à ajuster leur comportement.(…) Même les
pratiques avilissantes ou dégradantes qui ont lieux en ligne sont extrêmement
productives.”
Pour autant,
les auteurs de l’étude ne portent pas un regard fasciné sur l’apport
des technologies à cette génération. Pas plus qu’à
l’inverse ils n’assassinent ces natifs du numérique, contrairement aux propos
sans nuances de Mark Bauerlein, auteur de
The Dumbest Generation (La génération la plus bête). “Pour
de nombreux jeunes, y compris certains de ceux que nous avons interrogés et
observés dans le Digital Youth Project, l’internet est une grande vague de jeux en
flash enveloppé de bannières publicitaires, de sites web pleins
d’informations inexactes et de sociétés qui cherchent à se faire de
l’argent sur le dos des jeunes”, explique Rebecca Herr. “Cependant,
contrairement à Bauerlein, je ne pense pas que ce soit la faute des enfants. Je pense que
c’est de notre faute, parce que les adultes (parents, éducateurs, décideurs,
médias…) ne font pas d’efforts pour comprendre l’internet du point de
vue des jeunes”, et leur apprendre à mieux évaluer ce qu’ils
rencontrent en ligne. “La critique de Bauerlein n’est pas nouvelle et on
l’entend fréquemment dans les propos des parents et des enseignants quand ils
évoquent les façons d’écrire en SMS ou quand ils regrettent les
activités que les jeunes abandonnent au profit des jeux vidéos ou du surf sur le
web.”“Il est tentant de blâmer les médias ou les nouvelles
technologies pour expliquer les problèmes culturels ou sociaux que l’on
rencontre”, explique encore Mimi Ito. “Mais la recherche a montré que
les choses sont beaucoup plus complexes que cela, et utiliser les médias comme un
bouc-émissaire occulte quelques importantes conséquences sous-jacentes. Une
nouvelle technologie se développe hors de nos normes et de nos pratiques. Le fait que de
nombreux jeunes ne fassent pas partie du type de culture que décrit Bauerlein n’est
pas un problème causé seulement pas la technologie, mais est beaucoup plus
profondément ancré que cela dans les différences sociales et culturelles
existantes. Si les jeunes font des choses en ligne qui semblent improductives ou
problématiques, nous ne pensons pas que la réponse soit de bannir leur
média. Au contraire. Nous pensons qu’il est important d’examiner et
d’essayer de transformer les problèmes sociaux sous-jacents que ce soit la
commercialisation d’espace en ligne, l’absence de liens entre enfants et professeurs,
ou le fait que la connaissance théorique ne semble pas pertinente à de nombreux
enfants.”
La participation des plus jeunes n’est pas homogène : recouvre-t-elle les fractures
sociales, culturelles et économiques de la société ? Quel rôle jouent
les différences de classes sociales dans l’usage qu’ont les jeunes de ces
plateformes ?
Alors que de plus en plus les jeunes de toutes les classes sociales aux États-Unis ont la
chance d’avoir accès à ces nouveaux médias, force est de constater que
la nature et la qualité de cet accès est encore très variable, explique
Lisa
Tripp, enseignante en communication au Collège d’information de
l’université d’Etat de Floride. De nombreux jeunes provenant des classes
pauvres ou ouvrières ne doivent compter que sur l’école pour avoir
accès à l’internet et aux outils de production numériques. Reste
qu’à l’école l’utilisation de ces médias n’est pas
la même : elle est souvent conduite par l’enseignant et elle exclue souvent
l’accès aux sites sociaux, à la messagerie instantanée, et aux outils
qu’utilisent les jeunes générations. “Pour eux, ce peut être
un défi de trouver le temps, le lieu et les ressources pour faire une expérience
plus ouverte de ces médias, et pour s’engager dans les pratiques que la jeunesse
trouve la plus riche de sens”. De plus, chez les plus pauvres, les pratiques sociales
liées à l’ordinateur sont moins bien acceptées par les familles, qui
souhaitent que leurs enfants utilisent l’ordinateur de la manière la plus efficace
possible.
Pourquoi les activités des plus jeunes glissent-elles en ligne ?
L’étude insiste longuement sur le fait que les jeunes utilisent les nouveaux
médias pour faire des choses qu’ils faisaient auparavant hors ligne.
“Pourquoi les activités des plus jeunes glissent-elles en ligne(...)
Blaise Cendrars. Un imaginaire du crime sous la direction de David Martens Paris : L'Harmattan,
coll. "Structures et pouvoirs des imaginaires", 2008. 142 p. EAN 9782296056626 Prix : 15,50
€ Présentation de l'éditeur : Des poèmes des débuts
aux ultimes publications des années cinquante en passant par les romans, les reportages et
les livres autobiographiques, l'oeuvre de Blaise Cendrars s'est constamment placée sous le
signe d'un imaginaire du crime à multiples facettes. Si ce dernier a largement
contribué à façonner l'autoportrait bien connu de l'auteur en tête
brûlée, son rôle au sein de l'oeuvre ne s'est nullement limité à
alimenter la légende. Le crime a également permis à l'écrivain de
rendre compte de sa conception particulière de la création littéraire, de ses
enjeux – l'appropriation de l'autre – et de ses pouvoirs
– de refaçonnement identitaire –, voire des impasses
auxquelles elle a pu se trouver confrontée. À ce titre, l'imaginaire du crime
constitue l'un des foyers de cohérence majeur de la production de l'auteur de Panorama de la
pègre. Il s'agissait dès lors de rendre compte de cette donne décisive en lui
consacrant une approche spécifique, qui permette non seulement de couvrir l'oeuvre de
façon globale, mais aussi d'en aborder certains à-côtés encore peu
étudiés. TABLE DES MATIÈRES : David Martens Introduction Jean-Carlo
Flückiger La Tête à couper Madeleine Frédéric Cendrars : de la
légalisation à l'autojustification du meurtre Michèle Touret Et si nous
parlions des victimes ? David Martens Portrait du traducteur en hors la loi : Blaise Cendrars et Al
Jennings Luisa Montrosset p align="left" [...]
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