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Par Renaud Dély. Martine Aubry, c'est un peu la restauration. Celle des années
Jospin. Par les meilleures qu'ait connes le PS, en somme. Ils y sont arrivés. Ce fut long, lent et difficile, mais le TSS
(« Tout sauf Ségolène ») a fini par fonctionner. De justesse. Il aura
fallu que Martine Aubry s’acoquine avec Laurent Fabius, s’entende avec Lionel Jospin,
s’accorde avec Benoît Hamon, et même se réconcilie avec Bertrand
Delanoë, mais au bout du compte, l’essentiel est réussi : Royal,
l’hérétique ne mettra pas les mains sur le temple de Solférino. Depuis
le lendemain de l’élection présidentielle, c’était le dessein
prioritaire que s’étaient assigné les éléphants.
Dépossédés de l’investiture élyséenne par
l’usurpatrice, celle qui n’était pas prévue dans le casting, ils se sont
ligués pour l’empêcher de pousser son avantage. Et prendre leur revanche. Raison
pour laquelle François Hollande s’est, par exemple, appliqué à prolonger
au maximum le calendrier préparatoire au Congrès, afin de mieux affaiblir
l’étoile de son ex-compagne.
Mission accomplie, donc. Reste maintenant à savoir quelle sera la marge de manoeuvre de la
nouvelle Première secrétaire pour tenter de réanimer un parti exsangue et
profondément divisé.
Six ans de purgatoire chez les Ch’tis
La maire de Lille a, certes, réussi un formidable come-back sur la scène nationale.
Après avoir passé six ans de purgatoire sous le beffroi nordiste, confinée en
son Hôtel de ville depuis sa défaite aux législatives de 2002, la dame des 35
heures est parvenue à rebondir sur la scène nationale et il convient de saluer sa
performance. Son principal souci sera désormais de tenter de recoller les morceaux
d’une famille déchirée dont l’un des ancêtres, Lionel Jospin, est
allé jusqu’à comparer, jeudi soir, le discours rénovateur de
Ségolène Royal à celui des « néos-socialistes », ces
dissidents entraînés par Marcel Déat sur le chemin de la collaboration avec
l’occupant nazi ! Subtil, l’austère ! La tâche de Martine Aubry
s’avère donc particulièrement délicate. D’abord parce que le parti
se retrouve divisé en deux camps numériquement à peu près égaux.
Ensuite parce qu’elle risque de se heurter au refus de Royal de se plier à
l’autorité de celle qui demeure sa meilleure ennemie au sein du PS. Enfin, parce
qu’au vu de l’attelage hétéroclite qui la soutient, Martine Aubry va
devoir composer avec de nombreuses sensibilités rivales et gérer la rue de
Solférino de façon fort collective, ce qui n’est pas forcément son
tempérament.
Les deux principaux mécaniciens à l’origine de cet échafaudage,
couronné de succès mais fragile, surnommé rassemblement des « carpes et
des lapins », sont le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, chef
des carpes strauss-kahniennes qui guettent le retour de leur champion de Washington pour 2012, et
son collègue de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, porte-parole des lapins fabiusiens qui
continuent de croire en l’inaltérable bonne fortune de l’ancien Premier ministre
pour atteindre l’inaccessible étoile élyséenne : c’est dire
l’équilibre instable sur lequel est, pour l’heure, assis le pouvoir naissant de
Martine Aubry...
Côté rénovation idéologique et changement des modes de fonctionnement
interne du parti, cette situation devrait contraindre la maire de Lille à avancer
lentement. Au risque de verser dans cet immobilisme, quintessence de la gestion de François
Hollande onze ans durant, mais qui ne correspond guère à la nature de
l’ex-ministre du Travail.
Tout juste l’affirmation du sacro-saint « ancrage à gauche » et la
perpétuation de la tradition militante sont-ils garantis, au risque de faire le bonheur de
François Bayrou qui devrait retrouver un peu plus d’espace au centre. La
reconstruction du PS et, surtout, le retour de l’harmonie dans ses rangs, demeurent une
oeuvre de longue haleine.
D’autant que la victoire de Martine Aubry a une première conséquence, source
d’un peu plus de désordre encore : après Dominique, Laurent, François,
Ségolène, et sans doute quelques autres, les socialistes ne vont pas tarder à
voir émerger, avec Martine, une présidentiable de plus !
Par Renaud Dély. Eh oui, l'élection de Martine Aubry à la tête du PS ne
fait que rajouter un nom à la (longue) liste des présidentiables socialistes.
Après Dominique, Laurent, François, Ségolène, Bertrand, et j'en
passe...
Ils y sont arrivés. Ce fut long, lent et difficile, mais le TSS (« Tout sauf
Ségolène ») a fini par fonctionner. De justesse. Il aura fallu que Martine
Aubry s’acoquine avec Laurent Fabius, s’entende avec Lionel Jospin, s’accorde
avec Benoît Hamon, et même se réconcilie avec Bertrand Delanoë, mais au
bout du compte, l’essentiel est réussi : Royal, l’hérétique ne
mettra pas les mains sur le temple de Solférino. Depuis le lendemain de
l’élection présidentielle, c’était le dessein prioritaire que
s’étaient assigné les éléphants. Dépossédés
de l’investiture élyséenne par l’usurpatrice, celle qui
n’était pas prévue dans le casting, ils se sont ligués pour
l’empêcher de pousser son avantage. Et prendre leur revanche. Raison pour laquelle
François Hollande s’est, par exemple, appliqué à prolonger au maximum le
calendrier préparatoire au Congrès, afin de mieux affaiblir l’étoile de
son ex-compagne.
Mission accomplie, donc. Reste maintenant à savoir quelle sera la marge de manoeuvre de la
nouvelle Première secrétaire pour tenter de réanimer un parti exsangue et
profondément divisé.
Six ans de purgatoire chez les Ch’tis
La maire de Lille a, certes, réussi un formidable come-back sur la scène nationale.
Après avoir passé six ans de purgatoire sous le beffroi nordiste, confinée en
son Hôtel de ville depuis sa défaite aux législatives de 2002, la dame des 35
heures est parvenue à rebondir sur la scène nationale et il convient de saluer sa
performance. Son principal souci sera désormais de tenter de recoller les morceaux
d’une famille déchirée dont l’un des ancêtres, Lionel Jospin, est
allé jusqu’à comparer, jeudi soir, le discours rénovateur de
Ségolène Royal à celui des « néos-socialistes », ces
dissidents entraînés par Marcel Déat sur le chemin de la collaboration avec
l’occupant nazi ! Subtil, l’austère ! La tâche de Martine Aubry
s’avère donc particulièrement délicate. D’abord parce que le parti
se retrouve divisé en deux camps numériquement à peu près égaux.
Ensuite parce qu’elle risque de se heurter au refus de Royal de se plier à
l’autorité de celle qui demeure sa meilleure ennemie au sein du PS. Enfin, parce
qu’au vu de l’attelage hétéroclite qui la soutient, Martine Aubry va
devoir composer avec de nombreuses sensibilités rivales et gérer la rue de
Solférino de façon fort collective, ce qui n’est pas forcément son
tempérament.
Les deux principaux mécaniciens à l’origine de cet échafaudage,
couronné de succès mais fragile, surnommé rassemblement des « carpes et
des lapins », sont le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, chef
des carpes strauss-kahniennes qui guettent le retour de leur champion de Washington pour 2012, et
son collègue de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, porte-parole des lapins fabiusiens qui
continuent de croire en l’inaltérable bonne fortune de l’ancien Premier ministre
pour atteindre l’inaccessible étoile élyséenne : c’est dire
l’équilibre instable sur lequel est, pour l’heure, assis le pouvoir naissant de
Martine Aubry...
Côté rénovation idéologique et changement des modes de fonctionnement
interne du parti, cette situation devrait contraindre la maire de Lille à avancer
lentement. Au risque de verser dans cet immobilisme, quintessence de la gestion de François
Hollande onze ans durant, mais qui ne correspond guère à la nature de
l’ex-ministre du Travail.
Tout juste l’affirmation du sacro-saint « ancrage à gauche » et la
perpétuation de la tradition militante sont-ils garantis, au risque de faire le bonheur de
François Bayrou qui devrait retrouver un peu plus d’espace au centre. La
reconstruction du PS et, surtout, le retour de l’harmonie dans ses rangs, demeurent une
oeuvre de longue haleine.
D’autant que la victoire de Martine Aubry a une première conséquence, source
d’un peu plus de désordre encore : après Dominique, Laurent, François,
Ségolène, et sans doute quelques autres, les socialistes ne vont pas tarder à
voir émerger, avec Martine, une présidentiable de plus !
pimg src="http://t37.net/files/categorie-revue-de-presse.png" alt="revue de presse"
class="alignleft" /emLes revues de presse mettent chaque vendredi en lumière les 3 meilleurs
articles sur lesquels a porté ma veille quotidienne. Ils peuvent être récents,
ou particulièrement vieux, et rentrent dans cette catégorie pour leur qualité
ou leur intérêt. N’hésitez-pas à proposer les vôtres./em/p
pAprès 15 jours d#8217;absence pour cause de travail intensif, week-end trop chargé
et de calendrier à faire pâlir un ministre sarkozien emmade in France qui se
lève tôt/em, la revue de presse est enfin de retour. Au programme cette semaine nous
verrons quelques conseils pour écrire sur le web sans perdre ses lecteurs ; nous
continuerons avec quelques qconseils à un ami qui voudrait se mettre à
eml#8217;entreprise 2.0/em/q, avant de voir comment concevoir des sites permettant aux dyslexiques
d#8217;avoir more fnu./p h4a
href="http://www.lockergnome.com/web/2008/11/19/copywriting-tip-make-your-point-without-confusing-people/"Exposez
votre point de vue sans égarer vos lecteurs/a, Dina Giolitto/h4 pSe faire comprendre de ses
interlocuteurs, tous ses interlocuteurs, nonobstant leur niveau de connaissance n#8217;est pas
toujours facile en soi. Cela devient même une véritable gageure quand on
s#8217;attaque à la vulgarisation de données très pointus ou à des
domaines relativement spécifiques. Dina Giolitto à qui l#8217;on doit
déjà d#8217;autres articles cités dans cette a
href="http://t37.net/category/revue-de-presse/"revue de presse/a s#8217;attaque au problème,
et a réuni quelques bonnes pratiques à mettre en oeuvre dans le but de mieux faire
passer le message en facilitant la compréhension du lectorat :/p ol liSoyez clair./li
liÉvitez le vocabulaire technique./li liAllez droit au but./li liNe vous égarez pas
et restez pertinent./li liCiblez vos destinataires./li liFaites que l#8217;on retienne ce que vous
venez de dire./li /ol pCe que j#8217;aime bien avec Dina, c#8217;est qu#8217;elle va à
l#8217;essentiel, et met généralement ses conseils en application dans ses billets.
Elle n#8217;hésite pas à aborder l#8217;écriture sur le web sur un mode micro
et macro à la fois, et c#8217;est ce qu#8217;elle fait encore une fois dans cet article./p
h4a
href="http://www.duperrin.com/2008/11/01/11-conseils-a-un-ami-qui-voudrait-se-mettre-a-lentreprise-20/"11
conseils à un ami qui voudrait se mettre à l#8217;entreprise 2.0/a, Bertrand
Duperrin/h4 pBien que j#8217;entende déjà déjà des gens
s#8217;écrier qbingo !/q dans la salle au simple terme d#8217;ementreprise 2.0/em, j#8217;ai
tout de même à coeur d#8217;expliquer ce que c#8217;est. Bertrand me corrigera si
besoin. L#8217;entreprise 2.0 est la mutation des méthodes de management, d#8217;une gestion
verticale dans laquelle tout vient d#8217;en haut – emtop down management/em
– vers un mode de gestion dans lequel l#8217;initiative vient
strongégalement/strong de la base – on parle alors de embottom up/em
– articulée autour de la mise en place d#8217;outils collaboratifs. Il
s#8217;agit donc moins de l#8217;introduction du web social dans l#8217;entreprise que d#8217;un
changement de nos manières de travailler./p pBertrand réunit dans ce billet 11
conseils #8220;à un ami#8221; qui voudrait lancer le processus de transition vers le
management 2.0, afin d#8217;éviter les écueils des chimères d#8217;un buzzword
déjà galvaudé./p ol liPense entreprise au lieu de penser 2.0 et surtout ne te
trompe pas de projet.br / Autrement dit, qget real or go home/q/li liDéresponsabilise tes
équipes./li liNe rend pas tes collaborateurs schizophrènes./li liApprenez le
solfège avant de faire un bÅ“uf./li liCherche la valeur dans le travail et pas
ailleurs.br /Travailler plus pour plus de ROI ?/li liAffiche les gains, même les plus petits
en permanence./li liSoit clair et terre à terre.br /Au risque de me répéter,
qget real or go home/q./li liNe te prend pas pour le chef./li liCherche à travailler
horizontalement plutôt que verticalement./li liLaisse quand même une petite chance au
hasard./li liIRL avant tout !br /qGet real or go home/q, t#8217;as pas encore compris ?/li /ol h4a
href="http://accessites.org/site/2006/10/designing-for-dyslexics-part-1-of-3/"Design de sites web
pour les dyslexiques/a, Mel Pedley/h4 pSi les mal et non voyants font souvent bonne presse dans les
articles sur l#8217;accessibilité – et pour cause, le matériel
qu#8217;ils utilisent et les solutions pour leur rendre les sites accessibles sont les plus
emvoyants/em – on oublie un peu trop souvent les handicaps cognitifs au sein
desquels la dyslexie tient une place non négligeable./p pDans une série de trois
articles un peu anciens et pourtant toujours d#8217;actualité, Mel Pedley nous
dévoile tout ce dont nous avons besoin de savoir afin de concevoir et développer des
sites accessibles aux dyslexiques. a
href="http://accessites.org/site/2006/10/designing-for-dyslexics-part-1-of-3/"Le premier volet/a
traite de la dyslexie en elle même : qui, quoi et combien. a
href="http://accessites.org/site/2006/11/designing-for-dyslexics-part-2-of-3/"Le second/a aborde
les problématiques de background et de contraste entre fond et police, lesquels ne
s#8217;appliquent visiblement pas uniquement aux déficients visuels. Enfin, a
href="http://accessites.org/site/2006/11/designing-for-dyslexics-part-3-of-3/"le troisième/a
adresse plus précisément les problématiques de la mise en forme de
l#8217;écriture sur le web : polices, hauteur de ligne, utilisation des fonts#8230; sont
passés au crible de l#8217;expérience de l#8217;auteur./p pAvec environ 10% de la
population atteinte par la dyslexie de manière plus ou moins grave, la dyslexie
représente une part importante des visiteurs d#8217;un site web. Si pour une fois, les
amélioration apportées en termes d#8217;accessibilité n#8217;apportent pas
grand chose au niveau du référencement naturel, et pour cause, elles peuvent en
revanche apporter un sérieux plus au niveau du taux de transformation, et ce seul
élément ne doit pas être négligé./p pEt voilà, c#8217;est
tout pour ce soir, pour une fois que je rends cette revue de presse dans les temps, je vais
m#8217;autoriser une bonne nuit de sommeil./phr /psmallArticle original écrit par
Frédéric de Villamil et publié sur a href='http://t37.net'Ergonomie, Rails et
Architecture de l'information web (2.0)/a | a
href='http://t37.net/revue-de-presse-du-vendredi-21-novembre-2008'lien direct vers cet article/a |
Si vous lisez cet article ailleurs que sur a href='http://t37.net'Ergonomie, Rails et Architecture
de l'information web (2.0)/a, c'est qu'il a été reproduit illégalement et sans
autorisation./small/p pa href="http://feeds.feedburner.com/~a/FredericDeVillamilcom?a=64cNTN"img
src="http://feeds.feedburner.com/~a/FredericDeVillamilcom?i=64cNTN" border="0"/img/a/pdiv
class="feedflare" a href="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?a=CJwuN"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?i=CJwuN" border="0"/img/a a
href="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?a=ekgWN"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?i=ekgWN" border="0"/img/a a
href="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?a=Yz8DN"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?i=Yz8DN" border="0"/img/a a
href="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?a=90q7N"img
src="http://feeds.feedburner.com/~f/FredericDeVillamilcom?i=90q7N" border="0"/img/a /div
La partition propose deux leçons différentes
simultanément : l’orgue ou le piano. Il existe également une
version ultérieure pour piano solo (qui a été gravée par Leslie
Howard dans son intégrale paisible), mais nous l’écartons
délibérément, car elle met nécessairement de côté toute
la dramaturgie qui nous paraît faire le prix de l’Å“uvre.
L’alternative est intégrée à la partition définitive, si bien
qu’on pourrait jouer selon les stations, si l’envie en prenait, à
l’orgue ou au piano au cours du même concert.
--
D’emblée, CSS annonce sa prise de position, on pourra donc affûter tout
à loisir des arguments contraire au cours de son parcours en notre compagnie : les
lutins ont de sérieuses réserves sur l’usage de l’orgue pour cette
œuvre.
La première raison, et peut-être la raison principale (rendant par là
même la suite de notre entreprise caduque), est que nous disposons au disque d’une
version absolument magnétique, d’une profondeur à la fois mystique et
dramaturgique sans égale, celle accompagnée et dirigée du piano par Reinbert
de Leeuw. Celle que nous vous recommanderons en toute priorité à l’issue du
parcours discographique.
Mais ce n’est pas la seule raison, car il existe des versions intéressantes à
l’orgue ; nous pouvons argumenter un peu, partition (et extraits sonores) en main.
1. Première raison : l’orgue, et c’est même la
principale faiblesse de l’instrument (avec son encombrement), ne connaît pas
les nuances dynamiques, à l’exception des changements de registration,
qu’on ne peut évidemment pas utiliser à tout moment dans le morceau,
d’autant que l’opération demande une main libre (ou un assistant) et change
également le timbre de l’instrument. Les nuances et, peut-être pis, les accents notés sur la
partition de piano ne peuvent donc pas être exécutés. Les bons
organistes y suppléent par des détachés adroits, mais il n’en demeure
pas moins une certaine homogénéité de ce côté, qui nuit
à l’aspect direct de l’expression et aux à-coups émotionnels du
drame.
2. L’orgue ne dispose pas de pédale forte. Ici aussi, les bons
organistes (et même les bons pianistes...) savent s’en passer, c’est même
tout le sens de leur formation technique spécifique. Néanmoins, certains
effets de fondu, comme sur les moitiés de mesure de la marche claudicante du
Christ chargé de la croix – pour la rendre moins
régulière –, certaines variations de texture sont
impossibles. Le rubato (écart de tempo) les pallie, et se montre
déjà nécessaire au piano, mais c’est encore une possibilité
expressive de moins.
3. L’orgue a un ambitus plus réduit que le piano. Ici, impossible
de creuser les basses dans les moments recueillis ou révoltés –
ce que Liszt trouve en revanche nécessaire dans sa version pour piano. Il est vrai
qu’ici, le son majestueux et imposant de l’orgue tient tout à fait la
comparaison côté basses impressionnantes, fût-ce à l’octave
supérieure.
4. Liszt ne sollicite pas le pédalier, peu nécessaire dans cette
Å“uvre assez peu polyphonique. Ce qui fait perdre, du coup, l’un des moyens
supplémentaires de l’orgue par rapport au piano (bien qu’il soit possible
d’en équiper les pianos, on n’en dispose que pour les Å“uvres
déjà rares de Schumann qui le requièrent explicitement, et qui sont de plus
très souvent jouées au piano standard sans ajout de pédalier).
5. L’orgue n’a pas la capacité de percussion du piano. Pour
les moments de forte intensité tragique, comme les cris de la foule (Crucifige
!), on perd nettement en tranchant et en violence.
6. L’orgue n’a pas la virtuosité du piano. Liszt supprime certains
traits, assez originaux, de sa version pour orgue (qui est en réalité une version
réduite, où manquent des notes et des nuances...), comme le tremblement du
port de la croix à la Deuxième Station, qui est simplifié en une
préfiguration de la marche de la seconde partie de la station. Les valeurs rapides
étant peu audibles à l’orgue (qui dispose d’une certaine inertie),
le remarquable tremolo [1] crescendo-decrescendo sur l’accord à quinte
augmentée qui précède l’hommage à la croix
disparaît purement et simplement, changé en un bête accord.
Voir extrait sonore ci-après.
Il existe néanmoins quelques avantages à l’orgue.
1. Pour les interprètes, il est sans doute plus facile d’intégrer ce
programme austère à une cérémonie, ou de le proposer à une
paroisse en concert profane que de trouver une salle de concert pour une œuvre aussi
dépouillée, dont l’atmosphère se prêterait de plus assez mal aux
ors d’un théâtre ou au prosaïsme d’une salle des fêtes.
2. Les orgues sont généralement placés dans des églises, et les
lignes vocales simples se trouvent assez magnifiées par cette résonance qui semble
avoir été étudiée par Liszt. En tout cas, moins de froideur que dans
un studio ou dans une salle à l’acoustique saine et sèche.
3. Les changements de jeux permettent de donner à chaque section une couleur
particulière, de renouveler l’attention – ou en tout cas de
pallier la faiblesse dramatique que produit la monotonie d’une dynamique toujours
égale.
--
Vous entendez ces possibilités de variation d’intensité, cette attaque des
derniers accords, ce tremolo final et irrégulier dont la texture se délite petit
à petit. (Reinbert de Leeuw au piano.)
Ici, malgré une très belle lecture de l’organiste, on entend une marche
régulière au demi-ton, pas très originale (et surtout dévoilant le
procédé de la superbe fin de cette même station, après
l’intervention de plain-chant, et donc redondant musicalement). Evidemment, pas de variations
d’intensité, pas d’incisivité dans les attaques du chant (qui ressort
beaucoup du fait de la différence de puissance entre les jeux).
On perd aussi les accords menaçants à la fin de l’extrait, et bien sûr le
superbe tremolo, qui devient un (certes très bel) accord.
Moment très beau tout de même, mais combien moins fort !
--
C’est pourquoi CSS recommande le piano... Mais il existe quelques excellentes versions
à l’orgue, même si l’Å“uvre y perd à notre avis, on
l’a vu, de son originalité et, partant, de sa force.
(Par exemple, pour les plus pressés de découvrir une lecture de valeur avec orgue,
la version Veismanis / Genvrin citée ci-dessus.)
Notes
[1] Jeu «
tremblé », répétition rapide d’une (au violon) ou deux (au
piano) notes. Voir extraits.
Dès son second match à la tête de l'équipe d'Angleterre, Martin Johnson
a connu son premier revers, le week-end dernier face à l'Australie (14-28). Samedi à
Twickenham, le XV de la Rose retrouve l'Afrique du Sud pour une revanche de la finale de la Coupe
du monde 2007. Ce sera aussi l'occasion pour la mêlée anglaise de laver l'affront subi
contre les Wallabies.
Encore assez peu de résultats d'entreprises cette semaine - on suivra surtout la
journée investisseurs de GDF Suez - mais en revanche, les marchés pourront se mettre
sous la dent un très grand nombre d'indicateurs économiques européens et
américains : croissance, chômage, immobilier, pétrole, moral des ménages
et des entreprises. De quoi mesurer si les pays occidentaux sont ou non au bord de la
récession.
Table ronde sur l’économie des éditeurs Open-source le 2 décembre
à 20h à Paris. Les raisons du choix de logiciels open-source par les utilisateurs
sont clairs. Les motivations des développeurs regroupés au sein de groupes
communautaires sont facilement compréhensibles également. En revanche, pourquoi des
éditeurs de logiciels feraient-ils le choix de mettre à la disposition de [...]
img src="http://www.toutelatele.com/IMG/arton13527.jpg" align="left" width="210" height="150"
hspace="4" vspace="4" Ce n'est une surprise pour personne : la série Pushing Daisies est bel
et bien annulée. Son producteur executif Bryan Fuller confirme ainsi la prévisible
nouvelle à Kristin Dos Santos pour E !. br /Steve McPherson, président du network
ABC, a ainsi annoncé à Bryan Fuller l'arrêt de sa production. La diffusion de
Pushing Daisies s'achèvera donc après le 13eme épisode de cette seconde
saison. Le réseau devrait en revanche programmer l'ensemble des péripéties de
Ned et Chuck déjà tournées, malgré des audiences jugées «
(...)
img src=IMG/arton757.jpg alt= align=right width=80 height=80
onmouseover=this.src='IMG/artoff757.jpg'
onmouseout=this.src='http://www.discordance.fr/IMG/arton757.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'JNEB sera de ces personnages punks étonnants et classés un peu
partout, peut-être parce que son premier projet a de quoi percuter d'emblée : il
s'agit donc d'un album, accompagnant une vidéo, accompagnée elle-même par un
roman ( !). Le tout téléchargeable gratuitement sur son site web./div div
class='rss_texte'p class=spipspan class='spip_document_5385 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH255/jneb-3b8df.jpg' width='170'
height='255' alt= style='height:255px;width:170px;' //span Radins que vous êtes, vous jubilez
à l'avance d'un tel plateau, à déguster sans sortir la moindre pièce.
Et vous avez bien raison. Car si vous faites partie d'une communauté bien polie à
l'éthique irréprochable incitant à encourager et rémunérer les
artistes indépendants, vous ne comprenez toujours pas comment accepter de payer (ndlr = de
se ruiner) 1 ou 10 € pour de la musique dénuée de tout support,
diffusée sur les plateformes de téléchargement légal... Sauf messieurs
dames, qu'il existe aussi des abonnements sympathiques à 10 € par mois,
pour une consommation illimitée. Mais peu importe./p p class=spipEn déclinant
l'idée sous trois supports, strong class=spipJNEB/strong assume ses positions autour d'un
sujet paradoxalement controversé dans notre pays (pseudo laïque ?) : le port du
préservatif. Le tout baignant dans une sauce religieuse gentillette et second
degré.../p p class=spipstrong class=spip1. Le roman/strong/p p class=spipCommençons
par le livre, plutôt abordable en soi puisque d'une soixantaine de pages, faciles à
lire. Même si quelques blagues salaces s'avèrent parfois trop dans la
surenchère, il s'agit ici d'un bon premier roman, à l'humour sauvage
agrémenté de multiples jeux de mots (très personnels et souvent, très
bien trouvés), illustration parfaite du film, en plus agréable et
récréatif. Les rebondissements font sursauter, nous noyant presque, souvent, dans des
fous rires incontrôlés : la force majeure à retenir est bien l'humour, et
disons-le, il n'est pas toujours chose aisée que de faire vraiment rire à travers un
livre. En bref, un très sympathique moment de lecture. On ne pourrait d'ailleurs que vous
conseiller de dévorer ce récit avant de découvrir le reste./p p
class=spipstrong class=spip2. Le film/strong/p p class=spipIl faut bien le préciser, ce film
n'est pas programmé pour bouleverser le monde du cinéma, du moyen-métrage, de
par une qualité de photographie fantastique, des plans soignés et des décors
à vous couper le souffle – même si cette vidéo n'a pas du
tout à rougir à côté de la qualité de la majorité des
courts-métrages, créés modestement. i class=spipVidéo et débat/i
regorge d'ailleurs d'une certaine fantaisie pendant le montage et de quelques effets
synthétiques simples mais sympathiques (et surtout drôles). strong
class=spipJNEB/strong veut faire passer son message, sous une démarche punk mais
réfléchie, sur le ton d'un humour irrésistible, et d'une musique rock ou
très kitsch omniprésente. Et c'est là, déjà, que l'on peut se
permettre d'applaudir. Car le projet est bien ficelé, agréable à
découvrir./p p class=spipspan class='spip_document_5386 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left; width:170px;' img class='ArticleImage'
src='http://www.discordance.fr/local/cache-vignettes/L170xH227/pochette-5ccb6.jpg' width='170'
height='227' alt= style='height:227px;width:170px;' //span i class=spipVidéo et
débat/i relate l'histoire d'un jeune homme volage, un peu trop gourmand de conquêtes
féminines sans lendemain : les demoiselles (aux fessiers impudiques) défilent
à un rythme assez incroyable tout au déroulement de la bobine. Malgré tout, le
spectateur n'assiste pas à des scènes de racolage, de pornographie gratuite ou de
grossièreté : i class=spipVidéo et débat/i n'est pas un film de boules,
sauf si les aventures de i class=spipKen Barbie/i vous excitent (vous comprendrez l'allusion) :
parlons plutôt d'un concept i class=spipcoquin/i, incluant surtout un message
derrière./p p class=spipBien entendu, on pardonnera à strong class=spipJNEB/strong
quelques longueurs qu'il aurait peut-être pu éviter. Au-delà de ça, et
même si le sujet évoqué peut paraître banal, l'originalité de ce
petit film en vaut largement le détour ! Moins que le livre, mais quand même !/p p
class=spipA découvrir avant le visionnage, la petite vidéo d'introduction sur le site
de strong class=spipJNEB/strong, qui ne vous fera plus douter de son second degré.../p p
class=spipstrong class=spip3. La musique/strong/p p class=spipDifficile de parler d'un
véritable album (mais là n'était pas le but), en raison du nombre d'interludes
et de pistes instrumentales, parfois sans grand intérêt comme i
class=spipPromenons-nous dans les bois/i ou i class=spipEntrée en matière/i,
même si quelques découvertes bien meilleures (i class=spipConserver la conversation/i
et i class=spipJe te dirai qui elle hait/i) ; au final, seulement quatre véritables
morceaux. Mais c'est ici que l'écoute en vaut la chandelle, car strong class=spipJNEB/strong
assure par là son talent : l'instrumental mélancolique i class=spipLa mort
après la vie/i, tout à la guitare sèche, avant de finir comme un tableau de
strong class=spipDali/strong (en bordel, mais maîtrisé), l'électrique et
délicieux i class=spipRetour sur Terre/i, ou encore i class=spipRêve de
réalité/i, rappelant parfois vaguement strong class=spipMoby/strong, jumelé
à du punk assez sage. Palme d'or à i class=spipTu n'auras pas de visée sur la
femme de ton voisin (même si c'est un gros con)/i, rafraîchissant en diable. Les
paroles chantées en Espagnol vous aideront davantage à voyager avec les sons. Si
l'ensemble est délibérément un peu inégal, toutes les vraies chansons
incluses ici sont un plaisir pour les oreilles !/p p class=spipstrong class=spipConclusion
:/strong/p p class=spipstrong class=spipJNEB/strong n'excelle pas nécessairement dans la
qualité de tout ce qu'entreprend ce concept ; en revanche, on peut aisément lui
accorder une fantaisie touchante et un humour délicieux, de la maîtrise, et beaucoup
d'idées. En particulier sur le format texte (à quand un second roman ?). D'ailleurs
musicalement, on reste en droit de se permettre beaucoup d'espoir quant au prochain (prévu
pour le 8 décembre, avec quelques collaborations plus qu'alléchantes), plus rock,
dont les premiers essais, beaucoup plus punks, sauvages, et jouissifs, sont à
découvrir sur Myspace (allez-y !). En attendant surtout la suite ! On en reparlera en fin
d'année.../p p class=spipstrong class=spipSite officiel :/strong a href=http://www.jneb.fr/
class=spip_url spip_outhttp://www.jneb.fr//a br / strong class=spipMyspace :/strong a
href=http://www.myspace.com/jnebideoetebats class=spip_url
spip_outhttp://www.myspace.com/jnebideoetebats/a/p/div
Le staff montalbanais, qui entend bien voir le MTGXV prolonger sa série
d'invincibilité de trois matches à l'occasion de son déplacement à
Brive samedi, dans le cadre de la 11e journée du Top 14, s'il doit toujours composer avec
les absences des internationaux Avramovic (Argentine) et Delasau (Iles du Pacifique) et des
convalescents Laharrague et Adams, pourra compter en revanche à cette occasion sur les
retour du capitaine Marc Raynaud ainsi que du 3e ligne Matthew Clarkin.
Après deux heures de délibéré, la cour
d'assises d'appel des mineurs des Bouches-du-Rhône a prononcé vendredi un double
acquittement dans le procès de l'assassinat du berger de Castellar, en 1991. Concernant
Jérôme Verrando (le neveu), le jugement rendu est conforme au réquisitoire. En
revanche, l'acquittement d'Alain Verrando (l'oncle) est une surprise, le procureur ayant requis, la
veille, vingt ans de réclusion à son encontre.
Episode de temps hivernal - Validité : Du vendredi 21 au mercredi 26
novembre 2008 - Lieu : Ensemble du pays sauf les régions côtières de
l'Atlantique et de la Méditerranée (sauf la Corse, comprise)
Situation et évolution : Vendredi, le 21 novembre 2008 à 14h42
Après que notre pays ait connu environ deux semaines de temps relativement calme, un net
changement de temps s'opère en cette fin de semaine. Un dipôle de très grande
échelle s'est formé ces derniers jours : d'un côté une grosse patate
anticyclonique centrée sur l'Atlantique nord, et de l'autre un vaste système
dépressionnaire situé sur les pays scandinaves. Entre les deux, le flux d'altitude
s'oriente au Nord/Nord-Ouest entre la Mer de Norvège et l'ouest de l'Europe.
Ce changement de flux se caractérise par une advection d'air nettement plus froid sur ces
régions, France comprise. Les modèles numériques de prévision ont
aligné leur scénario pour ce week-end. Le jour où est écrit ce bulletin
(vendredi 21 nov.), un front froid traversait la France, associé à un minimum
dépressionnaire de surface. Celui-ci file rapidement vers l'est, tandis qu'un autre minimum
se creuse dans le Golfe de Gênes, provoquant un épisode de vents
tempêtueux dans l'extrême sud-est et en Corse. A l'arrière du front froid, le
flux d'altitude est vigoureux, provoquant une forte instabilité dans son sillage. Les
régions allant du nord au centre-est et au nord-est connaîtront, entre vendredi
après-midi et samedi soir, de nombreuses averses, souvent sous forme de grésil et/ou
de neige, et ce généralement jusqu'en plaine. Le refroidissement de la masse d'air,
qui se produira vendredi après-midi par le nord du pays, est prévu d'être
brutal. Il gagnera l'ensemble du pays d'ici samedi 22 novembre.
Dimanche 23 novembre, une nouvelle dépression d'altitude contounera l'anticyclone atlantique
et déboulera sur le Royaume-Uni et la Mer du Nord. La dépression de surface
associée est prévue d'être creuse (moins de 985 hPa en son centre). Un front
chaud rapidement suivi d'un front froid traverseront le pays du nord-ouest vers le sud-est,
atteignant les régions méditerranéennes lundi 24 novembre. Un redoux
temporaire interviendra sur le pays. Il sera plus marqué dans l'ouest et le sud-ouest mais
plus faible dans le nord-est de la France. A l'arrivée de la dite perturbation, et avec la
présence d'air bien froid dans les basses et très basses couches, des chutes de neige
sont attendues jusqu'en plaine dans un premier temps, avant que la pluie ne la remplace grâce
au redoux. Par ailleurs, un coup de vent marqué intéressera une grande partie du pays
dans la journée de dimanche. Avec le creusement de la dépression du Golfe de
Gênes entre dimanche et lundi, un très fort coup de vent se produira à nouveau
sur le littoral de l'extrême sud-est et en Corse. Durant cette période (dimanche et
lundi), les quantités de neige attendues seront importantes en montagne, en particulier dans
le Jura, les Alpes et dans les Pyrénées, et ce à moyenne altitude.
Ensuite, mardi 25 et mercredi 26, la dépression d'altitude en provenance du nord s'enfoncera
dans le bassin méditerranéen, alors que plus au nord-ouest l'anticyclone nord
atlantique étendra une dorsale d'altitude temporaire, ce qui se traduira par le retour de
conditions plus calmes. Cette amélioration interviendra dans un air à nouveau plus
froid, puisque notre système dépressionnaire, s'enfuyant vers l'Europe centrale,
permettra à de l'air bien froid de s'introduire par le nord. Les conditions seront donc
hivernales sur la France mardi et mercredi, en particulier dans les terres du centre au nord-est du
pays, où les températures maximales peineront à dépasser 5°C.
Par la suite, le temps ne redeviendra pas stable et anticyclonique pour autant. En effet, un
nouveau vaste système dépression est prévu de s'installer entre l'Islande et
les pays scandinaves d'ici la fin de la semaine, augurant une nouvelle dégradation
prononcée sur le pays. En revanche, la masse d'air devrait bien se radoucir par rapport au
début de la semaine.
Etant donné la faible disponibilité des prévisionnistes d'Infoclimat, ce
bulletin risque de ne pas être mis à jour au cours de l'épisode. Nous vous
remercions d'avance pour votre compréhension.
Commentaires : Vendredi, le 21 novembre 2008 à 14h42
Avec l'expansion pandémique de "services" comme Google Analytics, les moyens de se
prémunir des SpyWebs prennent de plus à en plus d'importance. Et si des outils
comme adBlock offre une
très protection locale efficace, la protection d'un réseau dans son entier ne peut
se passer de privoxy, un proxy filtrant aux possibilités étonnantes et disponible
sur beaucoup de systèmes de Windows à Linux en passant par AmigaOS.
v2 - Mise à jour, suppression de tproxy, passage direct de la transparence avec privox
(2008-11-21 14:23)
v1 - Mise à
jour des règles avec une 20aine de nouveaux blockages. Amélioration du script de
lancement avec un mode pause/resume (2008-10-31 12:47)
Qu'est-ce qu'un SpyWeb ?
Pour faire simple, le SpyWeb est à la toile ce que le SpyWare est à Windows, des
applications qui s'exécutent dans votre dos par le simple fait de visiter un site. Et les
dangers liés à leur présence sont aussi nombreux que clairement
sous-estimés :
Ces outils collectent toutes sortes d'informations vous concernant qui sont
généralement liés à votre adresse IP. Cet aspect est aujourd'hui
critique pour les internautes disposant d'une adresse IP fixe (tous les abonnés de Free
par exemple), mais le sera demain pour tout le monde, lorsque chaque internaute aura sa propre
IPv6.
La globalisation de l'usage de certains de ces SpyWebs, typiquement Google Analytics,
implique que la majorité des sites que vous visitez utilisent ce "service", et par
conséquent nourrissent les bases de données d'un acteur unique (Google, Xiti,
etc.). Associé au point précédent, cette généralisation laisse
imaginer la densité des informations potentiellement nominatives vous concernant, et
échappant à toute action de la CNIL.
Se présentant généralement sous la forme de code JavaScript, personne, y
compris les WebMasters qui les incluent avec beaucoup de légèreté dans leur
pages, ne peut être assuré de ce qu'ils font réellement, et encore moins de
ce qu'il feront demain.
Certains de ces SpyWebs vont très loin dans leur collecte d'information,
jusqu'à se transformer en véritable outil de piratage enregistrant
littéralement l'ensemble des actions effectuées au sein d'un même site avec
votre souris ET votre clavier (saisie de mots de passe, de coordonnées perso, etc.).
Même si l'usage de ces outils n'est pas généralisé, que se passera
t-il demain, si par exemple Google, décide d'inclure se type de fonctionnalité ?
Vu du côté des WebMasters, les outils décentralisés comme Google
Analytics impliquent une perte d'informations vitales concernant leurs visiteurs car elles ne
leur appartiennent pas. Ce n'est sûrement pas critique pour un bloggeur mais beaucoup plus
pour un site professionnel lorsque viendra le moment d'utiliser des outils comme Business Object
pour procéder à des études plus poussées que celles fournies en
standard.
Enfin, le moindre mal, ces outils, comme les publicités et autres flasheries,
pourrissent votre bande passante en ajoutant de nombreux téléchargements inutiles
à l'information affichée.
Entendons-nous bien, je comprends parfaitement l'importance des outils statistiques pour la
gestion de la stratégie d'un site. Mais il existe aujourd'hui d'autres solutions (awstats,
phpmysites, etc.) qui stockent localement les données des utilisateurs.
Il est aujourd'hui parfaitement possible, avec certes un peu plus d'efforts, d'obtenir les
mêmes résultats avec en prime un respect de ses utilisateurs, et une maîtrise
des données.
Qu'est-ce que privoxy ?
Il existe quelques méthodes pour se débarrasser
localement des SpyWebs mais privoxy demeure la plus efficace s'agissant de protéger
globalement un réseau.
Privoxy est un proxy HTTP
"filtrant" dont le rôle est "simplement" d'analyse chaque page de chaque sites que vous
visitez pour y éradiquer publicités et SpyWebs.
Pour arriver à ses fins, privoxy dispose de deux techniques. Soit il va interdir, comme le
ferait AdBlock, l'accès à certains sites, soit il va modifier, "à la
volée" les pages que vous recevez (par exemple pour altérer des scripts dangereux).
Privoxy est en outre capable de "désanimer" des images GIF, de nettoyer vos cookies pour qu'ils ne laissent pas
passer d'information, de maquiller l'identité de votre navigateur. Bref, c'est un outil
complet, simple d'utilisation, rapide à installer, prêt à l'emploi et
complètement paramétrable pour filtrer encore plus loin.
Au final, le navigateur va recevoir une page la plus "pure" possible débarrassée de
tout ce qui peut nuire à la lisibilité, à la bande passante et à la
sécurité.
Maintenant la suppression des encarts de pub est un peu plus litigieuse que celles des SpyWebs.
En effet le modèle de financement et donc de développement de la toile s'appuie
très massivement sur la publicité. Et même si je suis le premier à
regretter les abus grandissant ces dernières années (on est loin de l'époque
du linteau de pub en haut de la page), le choix de les supprimer purement et simplement n'est pas
forcement la bonne solution.
Malheureusement l'éradication de la publicité devient ici un des dommages
collatéraux lié à la guerre anti-SpyWebs. En effet, autoriser la
publicité et pas les SpyWebs n'a aucun sens car les deux reposent sur les mêmes
mécanismes. A titre d'exemple, GoogleAd se base sur un script show_ads.js pour afficher la
pub. Aujourd'hui Google Analytics se base lui sur le script urchin.js. On pourrait logiquement
autoriser le premier et bloquer le second. Mais si cette pratique se généralise,
Google aura tôt fait de vider urchin.js pour transférer la logique d'espionnage sur
show_ads.js rendant la protection caduque. La destruction systématique des scripts
externes est donc la priorité même si la publicité en pâtie.
La seule solution que j'ai trouvé à ce problème consiste à
débloquer la publicité sur les sites que je considère comme "ami", ce qui se
fait très simplement avec Privoxy.
Installation
Privoxy peut être installé sur une machine de bureau mais prend sa pleine puissance
une fois mis en place sur tout un réseau. Il va donc falloir choisir une machine qui sera
connue des autres mais il n'est pas nécessaire qu'elle soit dédiée à
cette tâche. Privoxy prend peu de ressource mémoire et CPU, n'importe quelle machine
sous n'importe quel système devrait convenir pour peu qu'elle soit allumée en
permanence. Pour la suite j'appellerais cette machine, machine_privoxy.
Toutes les versions binaires pour tous les Systèmes sont téléchargeables
ici.
Pour un système GNU/Linux l'installation se fait comme suit : root#urpmi
privoxyouroot#aptget install privoxyroot#/etc/init.d/privoxy startLancement de
privoxy : [ OK ]root#Â
Paramétrage du navigateur
L'avantage d'un proxy http est qu'il n'existe pas à ma connaissance de navigateur qui ne
sache pas l'utiliser. Pour l'exemple nous allons faire ici le paramétrage de FireFox, mais
il pourrait tout aussi bien s'agir de Safari, Opéra et même Internet Explorer...
Il faut donc maintenant aller sur la machine cliente pour indiquer à son navigateur
d'aller chercher ses pages web sur la machine_privoxy. Dans FireFox allez dans les menus
Édition/Préférence/Réseau/Paramètres. Sélectionnez
configuration manuelle du proxy et entrez pour HTTP les valeurs machine_provoxy et 8118. Cliquer
ensuite sur OK et enfin Fermer.
C'est tout ! Pour vérifier que tout fonctionne, saisissez l'adresse
http://config.privoxy.org/ et validez. Vous devez voir apparaître la page de configuration
de privoxy.
Privoxy à l'oeuvre
Tout est donc opérationnel. Pour se convaincre que tout est en place, il suffit d'ouvrir
une console sur la machine privoxy et d'y faire un tail -f /var/log/privoxy/logfile.
Ensuite sur le poste client, allez faire un tout avec votre navigateur sur le site
www.liberation.fr et regardez ce qu'affiche privoxy : root#tail -f
/var/log/privoxy/logfileRequest: www.liberation.fr/Request:
www.liberation.fr/_looks/liberation/scripts/rObj.js(...)www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/225/M/7424944326/?
crunch!Request: www.liberation.fr/_looks/liberation/images/fond_pub_728x90.gif(...)Request:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/163/S/7424944326/? crunch!Request:
www.liberation.fr/_looks/liberation/images/onglet_forum_on.gif(...)Request:
cmhtml.fr.overture.com/d/search/p/standard/eu/js/flat/ctxt/ls/?ctxtId=libe_fr_annuaire&NGrp=2&NKw=4&Pg=1&keywordCharEnc=utf-8&outputCharEnc=utf-8&Partner=liberation_js_fr_ctxtls_libe
crunch!(...)www.liberation.fr/interactif/question/libeblogs/_files/file_258326_34465_petite_vignette.jpgRequest:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/276/S/7424944326/? crunch!(...)Request:
www.smartadserver.com/call/pubj/252/1276/94/S/7424944326/? crunch!Request:
www.liberation.fr/interactif/question/libeblogs/_files/file_260788_26585_petite_vignette.jpg(...)Request:
www.google-analytics.com/urchin.js crunch!(...)Request:
logi8.xiti.com/hit.xiti?s=197813&s2=2&p=homepage&hl=8x59x22&lng=fr&r=1280x886x32x32&re=1280x746&ref=
crunch!root#Â
A chaque fois que privoxy affiche crunch, il a bloquer le navigateur. Nous voyons ainsi qu'en
standard, privoxy bloque efficacement les publicités, Google Analytics et Xiti. Cela fait
déjà beaucoup de nuisance en moins. Mais nous allons pouvoir aller un peu plus
loin.
Améliorer le filtrage Les fichiers à
modifier
Comme vous l'avez vu, Privoxy par défaut marche déjà très bien. Il
est cependant possible d'aller plus loin. Pour changer les paramètres de Privoxy, vous
avez deux solutions. Vous pouvez soit utiliser l'interface WEB (personnellement je ne la trouve
pas très simple), soit taper directement dans les fichiers de configuration. Pour cela, il
faut simplement éditer le fichier /etc/privoxy/user.actions. Notez que le simple fait d'en
faire sauvegarde implique son rechargement. Aucun besoin donc de redémarrer privoxy.
Le fichier user.actions contient les règles que vous avez le "droit" de changer. Vous
pouvez changer aussi les autres mais cela risque de vous créer plus de problèmes
qu'autre chose. Par défaut il contient déjà plein d'exemples utiles.
Vous allez pouvoir ajouter ici, des règles et des alias.
Une règle est la combinaison d'une ou plusieurs actions et est
appliquée à une ou plusieurs URL. Pour la liste complète des actions que
Privoxy propose, allez jeter un oeil ici.
Ajout de nouvelles règles
Prenons un exemple et imagions que nous voulions supprimer l'envoi de tous les cookies
sortant pour le site wwww.mauvais-site.fr. En langage privoxy cela nous donne : {
+crunch-outgoing-cookies }
.mauvais-site.fr
Cette règle très simple va ajouter l'action "crunch-outgoing-cookies" (qui supprime
les envois de cookies) à toutes les urls appartenant à .mauvais-site.fr. Le signe +
indique que la directive doit être ajoutée aux autres règles. A l'inverse, si
nous ajoutons : { -crunch-outgoing-cookies }
bonne-page.mauvais-site.fr
Toutes les pages du domaine mauvais-site.fr auront leur cookie mangé sauf
bonne-page.mauvais-site.fr.
Vous pouvez des * dans les URL, par exemple ad*.site-de-pube.fr, ou même une expression
régulière comme pour adBlock comme www[1-9a-ez].example.c*.
Vous pouvez aussi mettre plusieurs actions entre les accolades, soit sur une seule ligne en les
séparant par des espaces, soit sur plusieurs lignes en ajoutant un à la fin de
chaque ligne. Cela nous donne par exemple pour supprimer cookies entrant ET sortant: {
+crunch-outgoing-cookies
 +crunch-incoming-cookies }
ad*.mauvais-site.fr
www[1-9a-ez].example.c*
Ajout d'Alias
Comme nous l'avons vu, il est possible de mettre plusieurs actions entre accolade. Il peut
être alors pratique de pouvoir regrouper un ensemble d'actions sous un seul alias. Par
exemple, si nous voulons regrouper la suppression de tous les cookies vue plus haut, nous
ajouterions dans le fichier user.actions : Â Â {{alias}}
  +crunch-all-cookies = +crunch-incoming-cookies
+crunch-outgoing-cookies
  -crunch-all-cookies = -crunch-incoming-cookies
-crunch-outgoing-cookies
Une règle pour ajouter, une autre pour enlever, l'exemple parle de lui-même. Ainsi
la règle sur "mauvais-site" pourrait s'écrire avec un de nos deux nouveaux alias :
{ +crunch-all-cookies  }
.mauvais-site.fr
Par défaut dans user.action il y a deux alias très pratiques. Le premier shop va
nous permettre d'assouplir les règles pour les rendre compatibles avec un site de commerce
branlant. L'autre s'appelle fragile et permet de ne pas "casser" les sites souvent mal fichu. Si
vous avez une boutique qui ne marche plus, ou un site fragile, vous pouvez alors ajouter : { shop
}
www.boutique-branlante.fr
{ fragile }
www.site-mal-fichu.fr
Ajout de règles supplémentaires
Il est possible d'améliorer encore privoxy pour ne plus rien laisser passer ou presque. Au
début vous allez observer ce que les sites font exactement en observant les logs de
Privoxy. Et à chaque fois que vous voyez quelque chose de louche, vous pouvez ajouter une
règle comportant l'action { +block } suivi à la ligne suivante de chaque url posant
problèmes. Ce qui au final peut donner quelque chose comme cela : {{alias}}
 big-block      =
+block +handle-as-empty-document
# Régies publicitaires/ Plateformes d'annonce
{ big-block }
.netavenir.com     Â
      Â
   # http://www.netavenir.com/
.turn.com      Â
      Â
    #
http://www.turn.com/corp/how/how-it-works.jsp
.bluestreak.com     Â
      Â
  # http://www.bluestreak.com/whowhat/index.asp
.criteo.com      Â
      Â
   # http://www.criteo.com/en/bloggers.aspx
.blogbang.com/demo/js/blogbang_ad.php?id=Â # http://www.blogbang.com/demo/
/.*/microsoft_adcenterconversion.js    # Régie
Microsoft
*.*.marketingsolutions.yahoo.com/* Â Â Â Â
 # Régie Yahoo
www.googleadservices.com/*Â Â Â Â Â
    # Régie Google
.fmpub.net     Â
      Â
    #
http://federatedmedia.net/whyadvertise/index
pubsrv.allopass.com/* Â Â Â Â Â
      #
http://www.allopass.com/
.comclick.com      Â
      Â
  # http://www.comclick.com/
.regieci.com     Â
      Â
   # http://www.regieci.com/fr/accueil/index.asp
.allo-audience.fr     Â
      Â
 # http://www.allo-audience.fr/
.audientia.net     Â
      Â
  # http://www.audientia.net/new/fr/new/
.clickintext.com    Â
      Â
  # http://www.clickintext.com/
.clickintext.net
.intellitxt.com
# Les enregistreurs/relecteurs
{ big-block }
.clicktale.* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://www.clicktale.com/faq.html
cetrk.com/* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://crazyegg.com/overview
*.robotreplay.com/* Â Â Â Â Â
      Â
# http://www.robotreplay.com/
/.*/clickheat.js
# médiamêtrie/traçage
{ big-block }
.estat.com     Â
      Â
    #
http://www.estat.com/service/services_form.html
.sitemeter.com     Â
      Â
  # http://www.sitemeter.com/
.w3counter.com     Â
      Â
  # http://www.w3counter.com/
.reinvigorate.net     Â
      Â
 # http://report.reinvigorate.net/snoop
/.*/webanalytics     Â
      Â
 # http://france.webanalytics.be/
.opentracker.net    Â
      Â
  # http://www.opentracker.net/index.jsp
.weborama.* Â Â Â Â Â Â
      Â
   # http://weborama.com/
.quantserve.com     Â
      Â
  # http://www.quantcast.com/
.performancing.com    Â
      Â
 # http://performancing.com/tracker
.ToutLeMondeEnBlogue.com    Â
     #
http://www.toutlemondeenblogue.com/index.aspx
stats.wordpress.com     Â
     Â&nbs