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D’abord merci à tous pour vos retours… Je n’ai pas encore eu le temps de
tout lire mais je m’y colle ce week end. Je suis assez creuvé et je dois être
la preuve vivante que la fatigue, ça s’accumule… du coup, je vais tenter un
paquet de siestes ce week end. (yeaaah)
J’espère que vous ça va bien. La semaine prochaine va être
chargée pour moi avec le Web08 qui approche et je vous tiendrai au courant de mes
aventures là bas…
J’ai récupéré un petit chat en début de semaine qui fait rien
que des conneries et là faut que je vous laisse car elle est en train de monter
jusqu’en haut des rideaux !
img src=http://www.blogotheque.net/IMG/arton4561.jpg alt= align=right width=614 height=184
class=spip_logos / div class='rss_texte'p class=spipstrong class=spipa
href=http://strictement-confidentiel.com/content/view/87/58/ class=spip_outYannick Bourg/a est,
entre autres choses, écrivain. Il publie sous le pseudonyme de Jean Songe des bouquins aux
titres pour le moins renversants (i class=spipTout ce que je sais vient du noir/i), il collabore
à la revue a href=http://strictement-confidentiel.com/ class=spip_outStrictement
confidentiel/a (i class=spipfull disclosure/i : une revue qui invite votre serviteur de temps
à autre), a publié une biographie des Cramps, fréquenté les NTM et
confesse un ego en parpaing de cathédrale. Il est tombé fou amoureux des a
href=http://www.blogotheque.net/?page=motid_mot=955 class=spip_outWalkmen/a et a gentiment
accepté que a href=http://strictement-confidentiel.com/content/view/722/45/ class=spip_outsa
chronique/a soit reproduite ici./strong/p p class=spipCe fut ma chanson de l'automne : “I
Lost you”. Celle qui me disait que j'éprouvais encore des émotions, des
désirs, que j'étais en vie, que je n'étais pas une coquille vide, et que les
body-snatchers ne m'avaient pas encore vidé de toute ma substance. Pourtant cette chanson me
laissait hagard devant le passage à niveau, à fixer le feu rouge de son signal
clignotant, les poings enfoncés dans les poches, à me demander de quoi demain sera
fait et avec qui. C'est une chanson pour ceux qui se sentent perdus, même chez eux, surtout
chez eux. Ils regardent par la fenêtre, immobiles, sans voix, mais à
l'intérieur, ils tremblent, ils hurlent, ils se mordent le cÅ“ur./p p
class=spipAprès ma chanson de l'automne, il y a eu mon album de l'automne : i class=spipYou
Me/i. Et ça tombe bien, “I Lost You” figure sur i class=spipYou Me/i, des divins
(je n'ai pas peur d'employer des grands mots...) Walkmen, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam
(ça va être une chronique biblique, je le sens) avant que je ne me fasse percuter les
oreilles, le cœur et tous les organes par cette chanson./p p class=spipCe qui frappe
d'emblée, alors que les deux premiers morceaux ne sont pas les meilleurs (ce sont
peut-être même les plus faibles), c'est la qualité de la production, un soin
très particulier accordé au son : c'est un disque humide. La section rythmique est
légère comme une onde, évoluant juste sous la surface, les cascades de guitare
sont à la fois cristallines et crispantes, mais toujours surprenantes (il faudra attendre la
dernière ballade, “If Only It Were True”, pour entendre ce qui ressemble
à un solo, et encore, juste un squelette), les cordes ruissellent comme une pluie sur une
vitre, redoublées par les claviers, avant que la voix d'Hamilton Leithauser n'accomplisse
des prodiges (je n'ai pas dit miracles, oh, bon Dieu)./p centerobject width=425 height=344param
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allowscriptaccess=always allowfullscreen=true width=425 height=344/embed/object/center p
class=spipLes choses sérieuses commencent avec “On The Water”, et toujours ce
son qui vous enveloppe, dans lequel on plonge et qui vous entraine de plus en plus profond, avant
le premier choc de “In The New Year” et ses accords qui font comme les bulles d'azote
dans les os des plongeurs de haut-fond. Puis il y a la valse de “Seven Years Of Holidays (for
Stretch)”, et ses violons (ai-je bien entendu des violons, je n'en suis pas sûr), dans
une ambiance de station balnéaire d'arrière-saison, et des images surgissent, les
parasols repliés, les rideaux tirés, les cafés déserts, le vent qui se
lève, l'air salin, et les vagues qui gonflent (l'eau, toujours), mais ce n'est (presque)
rien en comparaison des quatre chansons qui suivent et s'enchainent, soit quatre plongées
abyssales dans un disque qui en compte au moins sept (sur 14 titres, pour un total d'un peu plus de
50 minutes de musique, ce qui fait environ 25 minutes de beauté, et, en l'état des
choses, je ne crache pas sur 25 minutes d'arrachement à la gravité dans une
journée de 24 heures)./p style div.track span img{ display:inline; margin:0px 5px; } /style
div class='spip_doc_titre track' a href='http://download.blogotheque.net/Audio/RedMoon.mp3'
rel='enclosure'The Walkmen - Red Moon/a /strong/div p class=spipDans “Red Moon”, il y a
cette phrase qui me tue, i class=spiptomorrow morning I hope to be home, by your side/i (demain
matin, j'espère être à la maison, à tes côtés) et la
façon bouleversante qu'a de la chanter Leithauser (ça débute vers 56 secondes,
écoutez attentivement), les mêmes frissons et les mêmes larmes reviendront dans
“I Lost You” avec la phrase i class=spipthe windows are shakin' and so are my bones/i
(les fenêtres tremblent tout comme mes os). “Canadian Girl” est la chanson la
plus joyeuse (si ce qualificatif peut s'appliquer aux Walkmen...). “Four Provinces” et
“Long Time Ahead Of Us” suintent la poisse, (i class=spipbad luck/i), sonne le glas,
vapeurs élégiaques./p p class=spipRestent les mots, avec mon anglais
d'arrière-cuisine, que je saisis au vol, des mots comme stars, night, darkness, moon,
clouds, sky', et, bien sûr you et us. Je n'ai pas besoin d'en savoir plus. Je me fous de ne
pas comprendre les paroles, je préfère, je me laisse embarquer par la voix. De toute
façon, on est placé sous le signe (de croix) du i class=spipIt's all over/i (Tout est
fini)./p p class=spipCe que je tiens à préciser, c'est que je suis d'une humeur de
chien lubrique, enragé et neurasthénique, ce n'est pas incompatible. J'ai envie de
baiser toutes les jolies femmes que je croise, d'étrangler mes frères humains, de me
foutre contre un platane. (Je trouve que les critiques devraient préciser dans quel
état d'esprit ils se trouvent au moment de rédiger leur billet. Si on vient de subir
un toucher rectal, on n'est pas disposé pareil que si on sort d'un bon repas...) Et ce
disque me sauve. C'est un grand disque de blues homéopathique, qui échappe à
tous les canons du blues, mais qui soigne les troubles bipolaires./p p class=spipAmen./p p
class=spipstrong class=spip i class=spipYannick Bourg/i /strong/p p class=spipimg
src=http://www.blogotheque.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif width='8' height='11'
alt=- style='height:11px;width:8px;' class='' / Bandeau par a
href=http://www.flickr.com/photos/robindua/2968345035/in/set-72157608322305258/ class=spip_outRobin
Dua/a pour a href=http://www.flickr.com/photos/fotodigg/2970032428/ class=spip_outDigg.be/a/p/div
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