Le WebBlog Blue -
1 days and 21 hours ago
pAprès un début de championnat très brièvement calamiteux, une
série de victoires acquises avec - ce que nous pensions à l'époque - la
manière, puis des performances en dents de scie contre des équipes modestes, le Milan
semble retomber dans ses travers de la saison dernière, et les symptômes sont
multiples. Pour autant, il ne faut pas déjà enterrer cette équipe du Milan, et
encore moins son entraîneur qui disposent d'un potentiel encore plus impressionnant que lors
de l'exercice 2007-08, mais dont le mal principal est qu'ils n'arrivent pas à l'exploiter
à son maximum.br / br / Jusqu'à la veille de Palermo-Milan on pouvait louer, et
à juste titre, la qualité de notre défense, plutôt efficace dans les
matchs un tant soit peu important et malgré des absences régulières ou
ponctuelles (Kaladze, Jankulovski, Zambrotta), voire permanentes (Nesta). Cette qualité
defensive était d'ailleurs attribuée majoritairement à un rendement
plutôt efficace des milieux défensifs, et là aussi à juste titre. Le
problème semblait bien provenir de l'attaque, très peu en vue et dont aucun des
acteurs, parmi Borriello, Shevchenko, Inzaghi et Pato, ne s'est démarqué
particulièrement. Soit par leur faible ratio buts / minutes disputées, soit tout
simplement par leur temps de jeu, aussi court qu'inefficace. Hier soir, contre le Palermo, c'est
une conjugaison de ces deux soucis qui a littéralement fait sombrer l'équipe, les
défenseurs et les récupérateurs n'ayant pas réussi à
rééquilibrer une équipe toujours aussi pauvre devant. Faut-il y voir un lien
entre le retour de Pirlo et par conséquent, le retrait d'un vrai milieu défensif ?
Peut-être. Mais n'oublions pas que Pirlo revient de blessure, et que cette rencontre en
Sicile a probablement été une transition, très mal réussie, entre la
période pré-Pirlo (défense très forte) et celle qui s'amorce
(défense plus faible mais compensée par un apport offensif certain). En somme, le
maestro italien peut faire beaucoup de bien à l'équipe, mais il n'est pas encore
revenu à un assez bon niveau pour combler toutes nos lacunes.br / br / D'autre part, il
subsiste un gros soucis dans l'organisation du jeu, car il faut se rendre à
l'évidence : le Milan produit autant de jeu que ... le néant. Pourtant, quand on
regarde nos compositions, il y a de quoi faire pâlir les plus productives des équipes
: Kakà, Seedorf, Ronaldinho, et récemment Pirlo. Alors, d'où vient le
problème ? Le Milan n'est pas la première équipe à devoir affronter -
et gagner contre - des blocs défensifs regroupés derrière, et de toute
évidence la source de nos soucis ne vient pas de là. L'individualisme ou
l'imprécision de nos milieux offensifs ? Difficile à dire, d'autant plus que
Ronaldinho se montre plutôt altruiste en ce moment, et ce même si Seedorf et
Kakà n'offrent pas les performances escomptées. Les relances et la participation de
nos joueurs défensifs alors ? Également, pas facile à se prononcer, lorsque
l'on voit les tentatives de Zambrotta ou Jankulovski, montés aux abords des surfaces de
réparation adverse. Non, les maux de notre jeu viennent probablement d'un manque de
confiance, d'organisation tactique cohérente et originale (Carletto offre les mêmes
consignes de jeu depuis son arrivée ... en 2001), ainsi qu'une motivation qui semble
toujours plus émoussée chez nos joueurs. Preuve en sont, les déclarations
d'après-Palermo-Milan, où seul Ancelotti a été réellement
honnête, ses protégés se contentant bien souvent de faire savoir que le
pénalty raté était un manque de réussite et qu'il aurait pu changer
toute la physionomie du match. Le croyez-vous sincèrement ?br / br / D'un point de vue
individuel, peut-on intégralement remettre en cause l'investissement d'Ancelotti ? Celui-ci
propose certes les mêmes dispositions sur le terrain depuis 7 ans, mais n'oublions pas que ce
sont les joueurs qui font avant tout l'originalité, la créativité et la
prévisibilité d'une tactique, et pas l'inverse. A moins d'en inventer une
complètement nouvelle et qui n'a aucune chance de réussir (un 5-5-0 ? Un 2-5-3 ?
...), l'adversaire connaîtra déjà toutes les dispositions possibles et
éprouvées dans le football. Rappelons aussi que les grands tacticiens n'ont pas
innové sur le plan du positionnement sur le terrain, mais sur celui des consignes
individuelles et collectives (Arrigo Sacchi, entre autres).br / br / Enfin, nous pouvons aussi nous
interroger sur le niveau du championnat italien et par conséquent celui de nos joueurs.
Alors qu'il y a une petite décennie, l'Italie possédait une ligue très
cotée en Europe, peuplée de grands champions (France 1998 avec Thuram, Boghossian,
Zidane, Deschamps, etc ... puis France amp; Italie 2000), il semble que depuis quelques temps
certains la fuient, et il ne s'agit pas seulement d'étrangers, mais aussi de joueurs
italiens au potentiel et au talent certains : Zaccardo, Barzagli, Rossi, Zambrotta, Toni, Moretti,
Fiore ne sont que quelques-uns de ses ressortissants partis un jour migrer vers d'autres cieux.
Avez-vous également remarqué que Ronaldinho, Zambrotta et Abbiati sont parmi les
moins mauvais de nos joueurs ? Devinez dans quel championnat il évoluaient - où
plutôt, n'évoluaient-ils pas - la saison dernière .../p psolomilan/p

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