Ségolène, Martine, Benoît. Ils étaient trois. A l'issue du premier tour,
il reste deux femmes... et toujours autant d'incertitude. Récit d'une nuit au PS.
1 h 30
En salle de presse, c'est à Bruno Le Roux, le secrétaire national aux
élections que revient l'honneur de révéler les chiffres tant attendus.
Ségolène Royal arrive effectivement en tête des suffrages avec 42,45%.
Derrière, qualifiée également pour le second tour, vient Martine Aubry avec
34,73% des voix. Benoît Hamon ferme le bal avec 22,83%. La participation est en hausse
passant de 53% à 59,90% (137 741 votants).
1 h 10
Toujours pas de déclarations officielles mais un Patrick Menucci en verve. Et pour cause :
Ségolène Royal émargerait à 42,5 %, et Aubry à 35% :
«
C'est la troisième fois que les militants placent Ségolène en pôle
position ! » Et de « moquer » le score d'Aubry :
« 25% + 25% ne
font pas 50% mais 35%. Ça prouve que les militants socialistes ne sont pas
capolarisés ». Ce proche de Ségolène Royal appelle maintenant les
militants à se mobiliser pour sa candidate :
«Il faut que les socialistes fassent
le choix du changement. Il faut changer Solférino du sol au plafond et faire du Parti
socialiste un parti de combat. »
00 h 30, dans un couloir de Solférino
Razzy Hammadi, le bras droit de Benoît Hamon, lui non plus ne joue pas les bavards.
« C'est par respect pour le vote des militants. Pour l'instant il y a 97 000 voix
enregistrées. Les grosses fédérations ne sont pas tombées. »
Et d'ajouter sur le ton de la plaisanterie :
« En tout cas, il y aura un deuxième
tour ! » Mais Razzy Hammadi reprend vite son sérieux :
« Benoît
donnera une consigne dès ce soir. On a toujours été clair... »
23 heures 30
Les premières estimations viennent de tomber, sur la chaîne Public Sénat
Royal: 40%
Aubry: 37%
Hamon: 23%
Dans la cour intérieure de Solférino cependant, on ne se risque pas à donner
le moindre chiffre :
« Les grosses fédérations ne sont pas encore
tombées », prévient d'entrée de jeu François Lamy. D'une
fédé à l'autre, la dame du Poitou compterait de 3 à 10 points d'avance
sur sa concurrente de Lille. De là à donner des chiffres, François Lamy
préfère passer son tour. Mais apparemment les voix de Bertrand Delanoë se
seraient divisées de la sorte : 2/3 en faveur de Martine Aubry et 1/3 pour
Ségolène Royal. L'ambiance est morne, étonnamment calme. Mais au PS, ça
ne signifie pas grand chose. A suivre...
Article actualisé à 1h42 le 21 novembre 2008