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Sports.fr -
1 hours and 23 minutes ago
Coup dur pour Olivier Girault et le Paris handball qui vont devoir se passer durant de longs mois
de l'ailier gauche, Saïd Ouksir, victime mercredi lors du match nul (26-26) enregistré
dans le derby francilien face à Créteil d'une rupture du ligament croisé d'un
genou.
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InternetActu.net -
5 hours and 31 minutes ago
A l’occasion de la parution de “ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles
pensées ?” par Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing - un
ouvrage pédagogique et de synthèse sur les défis des prochaines
révolutions scientifiques (Amazon,
Fnac,
Place des libraires) -, il nous a semblé intéressant de revenir sur les enjeux
que vont nous poser demain nanotechnologies, biotechnologies, information et cognition.
Maintenant que nous avons posé l’avenir des prochaines révolutions
technologiques, observons les clefs pour comprendre et les défis qu’elles nous
adressent.
Peut-on sortir du rapport de force ?
Une grande partie des difficultés à mieux prendre en compte les risques des
diverses technologies viennent des conflits d’intérêts : plutôt que de
chercher des solutions qui puissent émerger des connaissances de chacun et des
échanges entre tous, il se crée un rapport de force qui fait pencher la balance en
faveur de l’intérêt d’un seul des acteurs, au détriment des
autres et bien souvent à l’encontre de l’intérêt
général. Les solutions simplistes et souvent utopistes n’ont pas permis
d’aller beaucoup plus loin. Du coup, la compréhension des causes du conflit
d’intérêts a été souvent délaissée pour n’en
gérer que les conséquences. Les nouvelles sciences et technologies peuvent-elles
nous proposer des approches innovantes de cette question ?
Les sciences de la complexité, qui sont transversales aux différentes nouvelles
technologies, permettent de faire émerger des solutions nouvelles, parfois
étonnantes, à partir des interactions entre les différents constituants
d’un système. Reprenons l’exemple du tir à la corde que nous avons
proposé dans le chapitre 5. Il illustre bien la notion de rapport de force : chacun tire
de son côté et, en général, le plus fort gagne. Le marché est
une des tentatives pour complexifier la situation et éviter qu’une des parties ne
s’accapare l’ensemble des richesses. Mais dans les faits, on observe le plus souvent
l’inverse. Le principe de Matthieu (1) selon lequel « on donne beaucoup à
celui qui a, et on donne peu à celui qui n’a pas » est peut-être une des
règles qui fait converger l’ensemble vers une situation où le rapport de
force devient rapidement inégal. Le plus souvent, la solution proposée consiste
à placer un arbitre, juridique ou politique. Mais ce même arbitre,
inséré lui-même dans la société, n’est pas exempt
d’intérêts particuliers. Les parties en présence vont alors rivaliser
pour influencer le médiateur. Bien sûr, la situation serait radicalement
transformée si les enjeux et les discussions devenaient transparents et si les
intérêts de chacun s’affichaient au grand jour. Mais, cela va à
l’encontre de l’intérêt des acteurs qui disposent d’un avantage de
puissance et qui peuvent s’en servir pour le conserver (2). Nous restons bloqués et
il semble que le rapport de force transforme une situation qui pouvait être complexe en une
solution simpliste, bipolaire, avec une partie qui devient de plus en plus forte et une qui est
de plus en plus dominée. Ce n’est donc pas tant le conflit qui pose problème
que son mode de résolution par le rapport de force et le choix d’une seule des deux
propositions en compétition. Le conflit n’est finalement que le symptôme
d’un problème, il signifie qu’il y a une opportunité pour produire une
innovation
qui permette une meilleure adaptation aux besoins.
Peut-être pourrions-nous utiliser notre intelligence pour modifier les règles
d’interaction, les propriétés globales du système ou encore notre
environnement afin d’obtenir une solution différente au conflit
d’intérêts. En changeant la façon d’interagir dans une des
équipes du tir à la corde ou encore en modifiant le terrain sur lequel se joue le
jeu, la situation
peut devenir différente. Mais, encore une fois, ceux qui choisissent les règles
peuvent également être parties prenantes. Par exemple, les plus rusés
chercheront à trouver la pente du terrain pour profiter d’un avantage. C’est
tout le savoir-faire de Machiavel dans Le Prince et de Sun Tzu dans L’Art de
la guerre que de transformer le rapport de force dans les cas de conflits
d’intérêts en remplaçant la force brute par de l’intelligence.
Mais nous restons cependant toujours dans le rapport de force. La complexité semble ne pas
être suffisante pour trouver une solution qui converge plutôt vers un
intérêt commun que vers un intérêt particulier.
Imaginons maintenant une autre règle ajoutée au jeu du tir à la corde : une
pierre est attachée au milieu de la corde entre les deux équipes. Lorsque la pierre
est légère, le jeu ne change pratiquement pas. Mais si la pierre devient
très lourde, alors les équipes ont de plus en plus de mal à gagner, car cela
nécessite d’apporter une force suffisante pour vaincre
l’équipe adverse mais aussi la masse de la pierre. Lorsque la pierre est
particulièrement lourde, il se passe alors un phénomène intéressant :
les deux équipes peuvent, sans même que cela ne résulte de leur choix, ne
plus être totalement alignées. La corde forme alors un angle dont le sommet est la
pierre. Suivant l’angle formé par la corde, une partie des forces des deux
équipes continue de s’opposer tandis qu’une autre partie s’additionne.
Plus l’angle formé par les équipes se réduit et plus elles arrivent
à déplacer la pierre. Naturellement, le jeu va se transformer et les équipes
vont non seulement s’affronter mais également lutter contre la pierre qui intervient
comme un troisième acteur. Ce jeu à trois acteurs permet de sortir de la
bipolarisation de la situation de départ en faisant converger – au
moins partiellement – les intérêts (3).
Dans notre exemple, l’objectif même du jeu a changé. La pierre modifie la
situation en ajoutant une part de convergence dans une situation de conflit
d’intérêts. Cela se passe au niveau des règles d’interaction, et
modifie le résultat global sans nécessiter une volonté commune, justement
difficile à obtenir dans les cas de conflits d’intérêts. La recherche
d’une solution convergente est appelée stratégie gagnant-gagnant (win-win).
Elle présente un intérêt accru pour toutes les parties, y compris les plus
fortes, qui bénéficient ainsi d’une part de la force des autres plutôt
que de gaspiller leur propre force à les combattre – à condition
bien sûr que le rapport de force ne soit pas trop disproportionné, sinon
l’avantage pour le plus fort est trop faible face à l’énergie à
dépenser pour trouver une solution de convergence.
Pourquoi alors cette approche n’est-t-elle-pas celle utilisée le plus naturellement
par l’homme pour sortir de ses difficultés en alliant ses forces ? Nous allons
chercher si les récentes avancées sur la compréhension des limites de la
cognition humaine peuvent nous éclairer sur ce sujet.
Le langage, source d’intelligence et de conflits
Pour cela nous devons remonter dans le temps. Contrairement à une idée
reçue, le langage n’a pas émergé grâce à notre
intelligence. Jacques Monod considère, à l’inverse, que c’est le
langage qui est la cause de notre intelligence. Certes, de nombreuses espèces animales
disposent d’un langage. Mais ce qui fait la particularité du langage humain
c’est notre capacité à nommer les choses. Nous avons vu dans le chapitre sur
la cognition que notre mémoire de travail à court terme avait des limitations. En
particulier, un de ses constituants, la boucle phonologique qui nous permet de retenir des
concepts pour les enchaîner, permet difficilement de dépasser trois concepts dans un
discours. La relation entre les mots et les concepts qui y sont associés est en revanche
stockée dans notre mémoire à long terme. Nous pouvons y plonger pour faire
allusion à des concepts passés ou bien d’autres que nous imaginons. Notre
mémoire de travail permet ensuite d’articuler ces concepts à la suite les uns
des autres pour construire une longue chaîne qui constitue notre discours, bien que de
temps en temps nous perdions le « fil de notre pensée ».
Notre langage est donc comme une promenade dans les différents concepts que nous avons
stockés et que nous ressortons sous forme de mots. Mais cette fantastique capacité
à dépasser les limitations de notre mémoire à court terme porte en
elle sa propre limitation : tout comme un parcours sur un territoire, le langage ressemble
à une ligne qui serpente parmi nos idées. Nous avons alors une vision
égocentrée, ce qui signifie que nous ne pouvons voir le paysage que depuis
l’endroit où nous sommes dans notre cheminement de pensée, et trop souvent
uniquement la partie qui se trouve devant nous en oubliant de regarder sur les côtés
ou derrière nous.
Si nous arrivons à un croisement, nous devons choisir au préalable, la route que
nous allons emprunter. Bien sûr, il est possible de revenir en arrière et
d’explorer d’autres chemins, mais les limitations de notre mémoire de travail
feront que nous serons vite perdus. Le langage implique donc principalement un mode de
pensée monodimensionnel. En cela il n’est pas très différent de ce qui
se passe lors d’un tir à la corde. Si nous avons choisi une voie et si une autre
personne a choisi une voie opposée, nous tirerons très probablement chacun dans
notre sens jusqu’à ce que le plus fort, ou le plus rusé, gagne. Pour sortir
du simple rapport de force, nous avons vu qu’il fallait introduire un angle, une
deuxième dimension. Mais si cela ne nous est pas apporté par
l’extérieur, comme la pierre de notre exemple, nous avons peu de chance que notre
langage et la pensée qui y est associée nous permettent de nous en sortir.
L’écriture et le regard comme support à d’autres formes de
pensées
Bien que les écrits représentent le plus souvent une pensée
monodimensionnelle disposée sur une page qui en comporte pourtant deux,
l’écriture permet pourtant de réaliser des choses totalement nouvelles.
Ainsi, il devient possible de produire des listes structurées pour définir des
catégories. La question de savoir si, par exemple, la tomate est un fruit ou un
légume ne se pose pas dans les sociétés uniquement orales qui ont beaucoup
moins recours à la catégorisation. Nous pourrions également utiliser notre
langage oral pour détailler différentes catégories et
sous-catégories, mais nous serions vite limités par une autre partie de notre
mémoire de travail à court terme : le calepin visuo-spatial, qui nous permet
d’aborder plusieurs choses simultanément. Sa capacité (l’empan
mnésique du calepin visuo-spatial) est comprise entre cinq et neuf éléments.
L’écriture de listes structurées représente une véritable
révolution cognitive. Il devient possible de poser un ensemble de catégories sur le
papier et de choisir ensuite ce que nous voulons sélectionner. De ce point de vue, nous
sortons de la vision égocentrée (ce que nous voyons quand nous cheminons sur une
route) pour atteindre une vision allocentrée (ce que nous voyons lorsque nous regardons un
plan). La hiérarchisation, permise par la catégorisation des listes écrites,
a également structuré notre pensée et donc notre société. Il
n’est pas neutre dans ce sens que les administrations soient avant tout des organisations
basées sur l’écriture. Celle-ci permet de mieux catégoriser que ne le
ferait le langage oral.
Cette capacité de catégorisation du langage écrit est soutenue par un
système graphique codifié – les listes à points
– qui le rend facile à comprendre et à utiliser par le plus
grand nombre. Cependant, la liste à points est utilisée dans des textes
particuliers, moins littéraires. Ainsi par exemple dans cet ouvrage, elle a
été utilisée dans les encadrés pour aider à structurer les
différents domaines, alors que le corps du texte est resté plus traditionnel pour
en faciliter une lecture plus linéaire (4). Les outils de mind mapping (5)
représentent une autre forme de hiérarchisation des idées.
Mais la hiérarchisation elle-même comporte d’autres limites. Dans un tel
système, deux personnes ou deux concepts qui sont reliés à un
troisième ne sont jamais reliés directement entre eux. Le tableau permet une autre
vision des choses que l’on peut qualifier de matricielle. La pensée scientifique
expérimentale utilise beaucoup ce type de représentation.
Pour permettre de relier n’importe quel concept avec n’importe quel autre, tout en en
donnant une vision d’ensemble, il faut alors les représenter sous la forme
d’un schéma ou d’une carte. Cette dernière, bien qu’elle offre
moins de possibilités que le schéma libre, est plus intuitive et mieux
codifiée (6). Ainsi, l’agence japonaise Information Architects réalise-t-elle
des analyses des différents acteurs du numérique en utilisant comme support des
cartes du métro. Les schémas sont diversement utilisés suivant les
professions. Dans certains cas, ils sont très codifiés et sont devenus de
véritables écritures comme, par exemple, la représentation des
réseaux de signalisation en biologie. Suivant le proverbe chinois « Une image vaut
mille mots », les schémas permettent de représenter des interactions
complexes multidimensionnelles d’une façon facilement appréhendable par
l’esprit humain. Ils servent de support à un autre mode de pensée que
l’anthropologue Jack Goody a appelé la raison graphique.
Pensée-2 et conflits d’intérêts
Nous l’avons vu au début de ce chapitre, il est très difficile de sortir du
conflit d’intérêts d’une autre façon que par le rapport de force
en conservant un mode de pensée linéaire. Faire converger les intérêts
dans un sens bénéfique aux différents protagonistes nécessite une
vision cartographiée, donc allocentrée, des intérêts de chacun et des
possibilités de modification. La nécessité d’un changement de mode de
pensée pour résoudre les conflits a été analysée, dès
1985, par le psychologue et cogniticien maltais Edward de Bono. Il a formé pour cela le
terme de pensée-2 pour la distinguer de la pensée exploratoire –
le raisonnement linéaire qui crée un cheminement pour arriver à un
résultat de type vrai ou faux. Le nombre deux peut représenter non seulement un
deuxième mode de pensée, utilisant une partie différente de notre
mémoire de travail que notre pensée habituelle basée sur le langage, mais
aussi le fait d’utiliser une cartographie à deux dimensions, ou encore la
nécessité de procéder en deux étapes : d’abord dresser une
carte, et après seulement l’utiliser.
Plutôt que de débattre pour savoir lequel de deux protagonistes a raison, la
cartographie des idées permet au contraire d’explorer les différentes
positions, de chercher comment les articuler et même de s’en servir pour
développer de nouveaux concepts (un saut qualitatif dans la dialectique de Hegel).
Ainsi, la cartographie permet de sortir du conflit « bipolaire ». Il ne reste plus
alors qu’une crise « multipolaire » qui peut, au contraire, être
salutaire en favorisant un changement d’approche.
La cartographie mentale
Si la pensée-1 peut être supportée à la fois par le langage oral et
écrit, sommes-nous condamnés pour ce qui est de la pensée-2 à
dépendre d’un outil extérieur, que ce soit une simple feuille et un crayon ou
bien un ordinateur ? Pour répondre à cette question, nous devons regarder les
choses de façon plus approfondie.
Notre aptitude à former un discours est limitée par la capacité de la boucle
phonologique de notre mémoire de travail, qui peut conserver à l’esprit trois
concepts qui s’enchaînent suivant une suite logique. Nous avons pu dépasser
cette limitation en conservant dans notre mémoire à long terme des mots
associés aux différents concepts. Ainsi, notre mémoire de travail n’a
qu’à ordonner à chaque étape les différents concepts
puisés dans notre mémoire à long terme et indexés par des mots (7).
Dans le cas de la pensée-2, nous avons vu que nous étions limités par la
taille de l’empan mnésique du calepin visuo-spatial, qui gère les
données en parallèle plutôt qu’en série dans notre
mémoire de travail à court terme. Pour dépasser cela, nous pourrions
utiliser une carte déjà conservée dans notre mémoire à long
terme (par exemple, un plan de ville) pour y stocker les différents concepts cette fois
indexés par le lieu où nous les avons placés sur notre carte.
C’est exactement ainsi que fonctionne l’art de la mémoire dont Cicéron
attribue l’origine aux Grecs. Lors d’un banquet, raconte-t-il, le poète
Simonide de Céos fut invité comme il était de tradition pour faire
l’éloge du maître des lieux. Mais il y inclut un passage à la gloire de
Castor et Pollux. Scopas, le maître de céans, dit alors à Simonide
qu’il ne lui paierait que la moitié de son dû et qu’il n’avait
qu’à demander le solde aux dieux jumeaux. Un peu plus tard au cours du repas, une
personne appelle Simonide pour lui dire que deux jeunes gens l’attendent dehors. À
peine sorti de la maison, il voit le toit s’effondrer sur l’ensemble des convives.
Les corps sont écrasés à tel point qu’ils sont méconnaissables
pour leurs proches venus les identifier. Le poète est alors capable de reconnaître
la totalité des victimes en se rappelant les places qu’ils occupaient lors du
banquet fatal.
Progressivement, d’un simple système mnémotechnique, l’art de la
mémoire s’est transformé en un système qui ambitionnait de
catégoriser l’ensemble de la pensée humaine sur un plan spatial. Bien
au-delà du simple procédé mnémotechnique, ce système dessinait
un art de créer de la pensée. Mais l’utilisation même de
l’expression « art de la mémoire » a sans doute poussé à
oublier ces techniques au moment où l’imprimerie, puis l’ordinateur se
substituaient à nos capacités de mémoire. Pourtant ce type de
méthode, utilisé dès le Moyen Âge par les moines, permet de
penser avec un très grand nombre de concepts simplement en les associant à des
parties d’un lieu connu, conservé quant à lui dans notre mémoire
à long terme.
Une nouvelle pensée ?
De même que le langage symbolique nous a permis de dépasser nos limites
physiologiques grâce à l’utilisation du langage, l’art de la
mémoire – nous devrions plutôt dire l’art de penser
cartographié – nous donne la capacité de poser d’abord un
nombre illimité de concepts, pour ensuite seulement les combiner et nous en servir pour
créer de la pensée. Cette
vision cartographique nous donne la possibilité, contrairement à la pensée
linéaire du discours, d’appréhender pleinement la combinaison des
différentes positions dans un groupe. Elle permet en cela de sortir des oppositions pour
inventer de nouvelles convergences. Cet autre mode de pensée sera-t-il suffisant pour
permettre la résolution des conflits d’intérêts par un échange
entre les protagonistes eux-mêmes ? Peut-être pas, mais il semble tout au moins
nécessaire. Il sera intéressant de voir si les enfants de l’internet, du
pair-à-pair et du web 2.0 seront plus à même d’utiliser les conflits
d’intérêts pour inventer des solutions nouvelles qui ne soient pas au
détriment de l’un ou de l’autre.
Le mode de pensée cartographique pourrait également avoir d’autres
applications, y compris dans le développement technologique. C’est du moins ce que
suggère Michel Riguidel, directeur du département informatique et réseaux
à Telecom ParisTech. Il considère que l’informatique est aujourd’hui
limitée par son approche monodimensionnelle. La machine de Turing, qui en constitue le
socle, fonctionne de façon séquentielle. De même, les protocoles, qui
permettent la communication sur les réseaux, sont également bâtis sur une
suite d’étapes. Michel Riguidel en appelle donc à des langages de
programmation spatiaux (8).
Et si nous développions désormais notre pensée-2 comme nous l’avons
fait pour notre pensée-1 ? Et si nous développions un langage commun
cartographié et l’enseignions dans les écoles, comme c’est le cas pour
le langage linéaire ? Tout cela sans renier l’apport indispensable du discours. Cela
pourrait représenter une rupture cognitive majeure, offrant à l’homme non
plus un mais deux modes de pensée. Les conséquences sont difficiles à
appréhender, mais elles pourraient se développer dans le domaine des conflits
humains, dans la création et la transmission de nouvelles connaissances et probablement
dans de nombreux domaines de la société.
Jean-Michel Cornu
Extrait de ProspecTic, nouvelles technologies, nouvelles pensées, FYP Editions,
2008.
_____________
(1) Ce principe est nommé d’après l’évangéliste Matthieu
(12,13, traduction Louis Segond) : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans
l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce
qu’il a ». On le rencontre dans les réseaux « sans échelle
».
(2) En économie, une telle situation où une personne est imparfaitement
renseignée sur une autre conduit à ce qui est appelé une asymétrie
d’information. Elle peut mener à une antisélection (en anglais, adverse
selection) : une mesure aboutit à un résultat opposé à celui pour
lequel elle a été créée.
(3) Mais si les deux équipes se rejoignent pour tirer la pierre dans le même sens,
alors on est ramené à un simple « conflit d’intérêts
» entre la pierre et les deux équipes réunifiées.
(4) Cependant, des gras, des soulignés et des italiques ont été
utilisés pour permettre une recherche dans le texte global. Il est malgré tout
paradoxal de constater que ce chapitre présentant un mode de pensée
différent du discours linéaire est écrit de façon traditionnelle,
à défaut d’avoir une formalisation suffisamment acceptée des
schémas d’idées pour qu’ils puissent servir d’écriture de
façon autonome.
(5) Les cartes heuristiques, ou mind mapping, sont des diagrammes qui présentent les liens
entres différentes idées. Le plus souvent, il s’agit de représentation
arborescente.
(6) La carte qui permet de représenter des idées comme des territoires ne permet
pas toujours de relier des concepts distants ou d’indiquer des recouvrements entre deux
idées. Elle peut cependant être complétée d’indications
graphiques (par exemple des couleurs).
(7) Nous pourrions faire un parallèle avec les registres de l’unité centrale
d’un ordinateur qui stockent provisoirement pour les traiter les données de travail
puisées dans la mémoire centrale.
(8) Les programmations graphiques de type Logo, l’informatique quantique ou encore
l’adaptation morphologique de certains insectes aux conditions de leur environnement vont
dans ce sens. Mais elles ne sont pas encore adaptées au traitement de tous les
problèmes comme l’est la(...)

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Bloc Note de Bertrand DUPERRIN -
5 hours and 48 minutes ago
Comme je le disais dans une note précédente les choses sérieuses vont enfin
pouvoir commencer. En général lorsqu’un phénomène nouveau
émerge on echaine les étapes suivantes : extase et dispersion des initiatives
même si ça n’apporte rien, rejet (car on a fait n’importe quoi avant et
qu’en plus c’est bien de suivre la mode de ceux qui se mettent à critiquer)
puis utilisation efficace et raisonnée.
Dans ce sens l’avantage de la crise, ramenée à l’entreprise 2.0,
c’est qu’elle met définitivement un point d’arrêt à la
première phase et va réduire la seconde à sa portion congrue car comme je
l’expliquais ici il va falloir vite se concentrer sur des enjeux d’efficacité
et mettre en place ce qu’il faut, peu importe le nom que ça porte.
Même si cela peut en choquer certains j’ai toujours trouvé qu’en
général les contributions les plus intéressantes sur l’entreprise 2.0
venaient non pas du monde du 2.0 mais des professionnels de l’entreprise, bien qu’il
y ait quelques heureuses exceptions. Normal, car par définition même, les uns
essaient de trouver un espace d’expression pour des outils en rupture avec des modes de
fonctionnement traditionnels alors que les autres essaient simplement de résoudre des
problématiques business. Fort heureusement nous étions et sommes toujours dans un
contexte où les deux se rejoignent.
Maintenant où cela nous mène-t-il ?
J’avais écrit il y a une bonne année que la grande différence entre
l’entreprise et le web grand public et que ce dernier a pu se créer ses buts, ses
règles alors que l’entreprise, elle, a déjà les siens et qu’il
ne s’agit en aucun de les changer. Bien sur il y aura une évolution des pratiques
mais la finalité ultime, produire, reste la même et c’est une donnée
trop souvent oubliée. Tout ce qu’on peut faire de fantastique grâce à
des outils web 2.0 n’a absolument aucune valeur s’il n’impacte pas, au final,
la production et la création de valeur.
Bien sur il y a des pratiques qui doivent évoluer, l’entreprise web 2.0 répondant avant tout à une logique de
transformation managériale et organisationnelle et les structures actuelles n’étant plus aussi efficaces qu’avant pour
créer de la valeur, changement de contexte oblige. Mais ne nous trompons pas
d’approche et prenons le problème par le bon bout : ça n’est pas
à l’entreprise de s’adapter pour faire une place aux outils nouveaux mais aux
outils de venir servir des pratiques nouvelles visant à davantage
d’efficacité. Dans un cas on aura de la valeur et du ROI, dans l’autre une
vague et inutile confusion, finalement improductive. C’est au 2.0 de motoriser
l’entreprise, pas à elle de lui donner une raison de vivre.
Bref l’outil ne vaut qu’au sein d’un “framework” adapté.
Lequel framework pourrait bien ressembler à une wirearchie ou une SOO. Et la pression accrue sur l’efficacité qui est le corolaire de la
crise risque bien d’être le détonateur tant attendu, celui dont Hamel et
McKinsey parlaient ici. Et c’est aux acteurs du 2.0 (que j’espère ne plus voir
nommé ainsi à l’avenir) de comprendre l’entreprise et non à
l’entreprise de s
Je terminerai en vous citant la conclusion de ce très bon billet de Sigurd Rinde qui reprend peu ou ou prou les idées
que j’ai pu développer par le passé et illustre la barrière quasi
culturelle qui peut exister entre le monde du web et celui de l’entreprise. A Dennis Howlett qui venait
de commettre un article sur le blog de Chris Bogan s’interrogeant sur la
réalité même du phénomène web 2.0, Tim O’Reilly
répond “Dennis, cette note démontre une choquante d’ignorance de ce
qu’est le web 2.0. C’est une migration vers l’internet en tant que
plateforme”. Bien entendu je comprend ce que cela veut dire et il y a une part de
vérité. Quiconque commence à “migrer” ses activités sur
le net comprend ce que cela veut dire de faire partie d’un écosystème
permettant l’intéraction et le partage permanent et les gains associés. Mais
c’est un discours que l’entreprise n’est tout d’abord pas capable de
comprendre à l’heure qu’il est et, de plus, c’est un discours qui
n’a aucun sens pour elle. Ce qui peut avoir du sens pour moi en tant que particulier
“power user” n’en aura pas forcément lorsque je met ma casquette de
manager à défaut de savoir d’abord comment je peux que mes équipes
travaillent et, ensuite, mettre les outils et les pratiques en cohérence.
J’ajouterai que pour le particulier il s’agit d’une migration individuelle qui
amène à rejoindre un collectif alors que dans le cadre d’une entreprise
c’est tout un collectif qu’il faut faire migrer d’une manière
cohérente. L’internet en tant que plateforme (ou intranet ou extranet selon le bon
vouloir de la DSI et les contraintes de sécurité qu’elle met en place) ne
saurait être un fin en soi, un but. C’est un moyen qui peut être, ou non,
pertinent par rapport à la manière dont on décide d’organiser le
travail. Et c’est par là que l’entreprise doit commencer : les pratiques au
service du business, ensuite les outils viendront légitimement.
Sigurd écrivait donc :
A mon avis Dennis comprend très bien ce que c’est - une ignorance de ce qu’est
l’entreprise; un groupe social avec un objectif qui nécessite des tâches
séquentielles. Un environnement qui est totalement dépendant d’un cadre et de
process [...] et le web 2.0 ne permet pas cela. Au mieux c’est un ensemble d’outils
sympatiques, utiles, ne permettant d’opérer qu’une seule tâche et
l’”internet comme plateforme” est plutot un enjeu non central…
Cette réponse porte en elles les bases de ce que doit être le 2.0 appliqué
à l’entreprise : des outils intégrés au sein d’une suite
cohérente donc permettant d’effectuer plus d’une seule tâche et
positionnés de manière à rendre plus simples l’execution des
tâches et missions quotidiennes. Les outils web 2.0 ne sont pas des outils de process en
soi mais ont un grand rôle à jouer pour tout ce qui est des intéractions
autours du process.
Articles sur le même sujet


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Le fil de presse du Devoir -
5 hours and 55 minutes ago
Certains sourient en coin. Au Québec surtout. D'autres poussent des cris d'orfraie. Au
Canada beaucoup. La situation politique canadienne produit des innovations imprévues qui
incluent des alliances surprenantes. «Intéressant», disent les premiers.
«No way», disent les seconds. En cours de campagne, certains avaient
évoqué l'hypothèse d'un gouvernement de coalition. D'entrée de jeu,
dans ce scénario, tous excluaient une contribution du Bloc québécois.
Surprise! Le premier décembre dernier, Gilles Duceppe signait un accord avec Stéphane
Dion et Jack Layton, son ennemi et son allié préférés! En
continuité ou en rupture avec la démarche souverainiste? Les deux. Et pour le mieux!
a href=http://www.ledevoir.com/2008/12/05/221040.htmlSuite/a
|
Le fil de presse du Devoir -
5 hours and 55 minutes ago
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)
s'inquiètent pour les futures mamans: il n'y aura bientôt plus assez de
gynécologues-obstétriciens pour couvrir les 350 hôpitaux canadiens dans les cas
d'urgence en maternité. Décriant une situation de pénurie intenable partout au
Canada, la SOGC a dévoilé hier les résultats d'une étude
financée par Santé Canada qui conclut que «les prestations des services
obstétricaux est à un point de rupture au Canada». Selon le Dr Scott Farrell,
président de la SOGC, les accouchements d'urgence qui ne peuvent être pris en charge
que par des obstétriciens-gynécologues sont de plus en plus nombreux en raison des
grossesses tardives et des problèmes liés à l'embonpoint dont souffrent
plusieurs mamans. a href=http://www.ledevoir.com/2008/12/05/221086.htmlSuite/a
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FredCavazza.net -
6 hours and 31 minutes ago
Surmenage.
Â
La réalité de la situation dans laquelle je me retrouve m’apparaît
d’autant plus clairement que j’ai eu l’occasion de faire le point à
tête reposé lors de mon déplacement en Italie. Trop de missions à
gérer en même temps, trop de projets parallèles, trop de blogs…
J’arrive à un point de rupture où il faut que je fasse des choix pour
reprioriser mon temps de travail. Ma conclusion étant bien évidement que je dois
donner la priorité à mes clients pour pouvoir finir dans de bonnes conditions les
missions sur lesquelles je me suis engagé.
Je décrète donc une pause de quelques semaines dans mon activité de
publication, elle concerne l’ensemble de mes blogs ainsi que mon flux Twitter.
J’espère reprendre début janvier quand j’y verrais plus clair.
Durant cette période je ne répondrais pas non plus aux toujours très
nombreuses demandes de conseils, de recherche de prestataires “bon, pas cher et dispo
de suite“, de rencontres “pour discuter dans un cadre informel”
(=gratuit) et de demandes d’interviews (journalistes et étudiants). Disons que cette
période de repos sera bien plus productive si je fais une rupture bien nette.
Bonne fin d’année à tous et à bientôt.


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Shangols -
16 hours and 30 minutes ago
p style=text-align: justify;strongema href=http://storage.canalblog.com/28/57/110219/32927742.jpg
target=_blankimg height=101 alt=3 src=http://storage.canalblog.com/28/57/110219/32927742_p.jpg
width=155 border=0 style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aLe Pont de Mauve/em/strong (1944)
: Eh oui, le Jacquot avait 13 ans, et a bidouillé avec ses pinceaux ces quelques secondes
reconstituant un acte guerrier (la destruction dun pont par des avions). Pas grand-chose à
en tirer, si ce nest que, dès le début, les couleurs éclatent de partout : le
monde selon le petit Demy est déjà un mélange de violence et de gaieté,
et il ne peut sempêcher de faire exploser tous ses petits dessins sous des rouges et des
bleus pétaradants, qui adoucissent quelque peu la brutalité des actes. A part
ça, cest juste une rareté, et à ce titre ça a le mérite
dexister./p p style=text-align: justify;/phr /p/p p style=text-align: justify;strongema
href=http://storage.canalblog.com/52/25/110219/32927749.jpg target=_blankimg height=126
alt=Sans_titre src=http://storage.canalblog.com/52/25/110219/32927749_p.jpg width=187 border=0
style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aAttaque Nocturne/em/strong (1947/48) : Petit film
danimation déjà beaucoup plus sophistiqué, constitué de papiers
découpés et filmés image par image. Demy compense cette fois le noir et blanc
par une grande tonicité dans les personnages : un malfrat piqueur de sac à mains, une
ptite bonne femme innocente, quelques prolos limite miliciens lancés à la poursuite
du sieur. Les décors sont déjà très étudiés, ainsi que la
jolie lumière de biais, toujours dans le bon angle : on sent déjà toute
lapplication du jeune gars, toute sa patience, et son souci des atmosphères. Il y a quelques
petits détails craquants, un chien qui remue la queue, un couple dérangé par
lintrusion du pickpocket et qui affiche un air héberlué. Cest pas grand-chose, mais
cest charmant./p p style=text-align: justify;/phr /p/p p style=text-align: justify;strongema
href=http://storage.canalblog.com/49/66/110219/32927764.jpg target=_blankimg height=125 alt=2
src=http://storage.canalblog.com/49/66/110219/32927764_p.jpg width=189 border=0 style=FLOAT: left;
MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aLa Ballerine/em/strong (date indéterminée) : même
principe que le précédent, avec un peu moins de souci du détail toutefois.
Demy se contente de contempler la magie du mouvement cinématographique, à travers
quelques pas de danse exécutés par une ballerine en papier. Seul détail
intéressant : lorsquelle éxécute un tour sur elle-même, on
aperçoit les articulations du pantin, sans que Demy ne tente de cacher quoi que ce soit de
lartificialité de son procédé. Plan furtif qui va à lencontre de
lutilisation de bouts de décor quot;réelsquot; (un rideau de théâtre). A
part ça, vraiment quelconque./p p style=text-align: justify;/phr /p/p p style=text-align:
justify;strongema href=http://storage.canalblog.com/95/66/110219/33026558.jpg target=_blankimg
height=101 alt=Sans_titre src=http://storage.canalblog.com/95/66/110219/33026558_p.jpg width=157
border=0 style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aLes Horizons morts/em/strong (1951) :
premier film vraiment personnel du Jacquot, cest une réalisation de fin détudes qui
vaut vraiment le coup. On y trouve déjà ce mélange despoir et de noirceur qui
fera sa marque plus tard, à travers le portrait dun jeune homme (Demy lui-même, sobre)
bouleversé par une rupture et tenté par le suicide. On suit ses égarements
moraux durant une nuit : gestes désabusés (on passe devant un miroir en se frottant
la tête), ennui (on fume sa clope sur un lit de chambre de bonne) ou tentations fatales (on
fait couler un mystérieux liquide sombre dans un verre). Ca pourrait être un vague
essai de jeune cinéaste forcément mal dans sa peau, mais cest aussi très bien
tenu dans la forme, et on se dit que ce nest pas juste un de ces énièmes films
nombrilistes sur le sujet. Les choix musicaux sont originaux : adagio sensible pour montrer la
tristesse du gars, percussions animées lorsque le goutte-à-goutte fatal commence, et
même, plus maladroit, une curieuse mélodie jazzy sur le flash-back retraçant la
rupture. Flash-back dailleurs fort intéressant, puisquon y voit déjà
larchétype de la quot;séparation-selon-Demyquot; : des corps qui séloignent
par le seul biais du cinéma. Ici, cest une femme qui sort du cadre alors que son amoureux
éconduit est affalé au sol ; il se relève, et suit le mouvement de la femme
jusquà sortir lui aussi de lécran. Parallèle troublant avec la sublime
scène de séparation des emParapluies de Cherbourg/em, où là aussi cest
le cadre qui sert de frontière entre les couples. Le film se termine pourtant sur une note
subtilement optimiste : un rayon de soleil qui passe par la fenêtre, et on laisse le
garçon faire sa vie, sans en rajouter. Voilà qui dément un peu ce titre
déséspéré, et laisse entrevoir lappêtit de vivre dun Demy
déjà fort touchant./p p style=text-align: justify;/phr /p/p p style=text-align:
justify;strongema href=http://storage.canalblog.com/24/41/110219/33026429.jpg target=_blank/aa
href=http://storage.canalblog.com/04/39/110219/33026447.jpg target=_blankimg height=137
alt=32873820 src=http://storage.canalblog.com/04/39/110219/33026447_p.jpg width=183 border=0
style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aLe Sabotier du Val de Loire/em/strong (1955) : petit
trésor de sensibilité là aussi. Demy retrouve le papy qui lavait recueilli
jadis, et sous prétexte de réaliser un documentaire sur le métier de sabotier,
livre un film intimiste qui a autant voir avec le couple, lenfance et la mort quavec lartisanat.
Pourtant, les gestes du métier sont scrutés avec une fascination qui éclate
à chaque plan : beauté dun savoir-faire il est vrai assez impressionnant (vous savez
fabriquer un sabot, vous ?), simplicité des plans quand il sagit de simplement regarder, et
bande-son très précise qui rend compte de chaque son émis par ces gestes
magnifiques. On dirait le Alain Cavalier des emPortraits/em : cest la même attention
bienveillante envers une génération connaissant lart de fabriquer des choses. Mais le
film ne sarrête pas là : grâce à une voix off taquine et nostalgique, on
suit aussi toute la vie de couple de ce sabotier vieillissant. Demy monte en parallèle des
images de la mamy, qui attend son homme ou laide à sa tache, et on comprend tout
lattachement qui lie ces deux êtres. Cest magnifique de justesse : on montre lenterrement dun
voisin pour mieux mettre en valeur lindissociabilité de ce couple (qui mourront presque en
même temps, nous dit la voix), on sarrête sur un geste commencé par lun et fini
par lautre, ou on prend le temps de filmer ces deux vieux en train de dormir tranquillement. On
dirait que le monde sest arrêté dans ce petit bourg, que tout y vit dans une autre
strate de temps, avec des journées chaque jour recommencées, chaque jour identiques,
mais qui soudent ces êtres lun à lautre. Certes, cest très nostalgique et peu
moderne, mais ça touche comme cest pas permis, dautant que la mise en scène
(très quot;fictionnéequot;) est au taquet : plans fixes et longs, montage très
raffiné, photo superbe. Un grand petit film./p p style=text-align: justify;hr //p p
style=text-align: justify;emstronga href=http://storage.canalblog.com/53/85/110219/33262806.jpg
target=_blankimg height=150 alt=bel082 src=http://storage.canalblog.com/53/85/110219/33262806_p.jpg
width=200 border=0 style=FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px; //aLe Bel
Indifférent/strong/em (1957) : une entrée tonitruante dans le mo,de du cinéma
en couleurs pour un Jacques Demy qui reste pourtant dans une veine très amère. Le
film est adapté dune pièce de Cocteau, un peu faiblarde dailleurs, et montre une
femme désespérée en train de monologuer sur ses sentiments face à un
jeune gars qui sen cogne. Au moment de louverture (un rideau de théâtre qui souvre),
on pense que le Jacquot va nous faire le coup du théâtre filmé grande
école ; et effectivement, le premier plan nous montre un décor assez artificiel qui
renforce cette idée. Mais très vite, Demy met en place un dispositif ultra-rigoureux
qui nous éloigne totalement de cette première impression : les plans, peu nombreux,
très longs (jusquà 4 minutes), souvent fixes, sont dune beauté
complètement cinématographique. Le film joue sur un rapport au temps avec beaucoup de
subtilité, notamment dans ces deux sublimes travellings (les mouvements sont tellement rares
quils éclatent littéralement lécran) : gros plan sur le garçon qui lit
un journal, mouvement coulé le long du lit, pour finir sur le visage tourmenté de la
femme ; et un peu plus tard, retour. Demy laisse toute sa place à la parole, avec cette
austérité de mise en scène qui se laisse parfois déborder par ces
élégants mouvements inattendus. La comédienne est dailleurs
particulièrement convaincante, dans cette voix sans affect quelle trouve, dans cette
sensibilité physique. /p p style=text-align: justify;a
href=http://storage.canalblog.com/76/89/110219/33262813.jpg target=_blankimg height=150 alt=bel049
src=http://storage.canalblog.com/76/89/110219/33262813_p.jpg width=200 border=0 style=FLOAT: right;
MARGIN: 0px 0px 5px 5px; //aMais ce qui frappe le plus loeil, cest justement cette couleur
incroyable que Demy utilise : murs rougissimes de la pièce principale, carrelage
bigarré de la salle de bain, petites touches fluo des néons quon aperçoit par
la fenêtre, emLe bel Indifférent/em met en place une symphonie visuelle
éclatante, qui rompt avec la rigueur de la trame et de la mise en scène. Dommage que
le texte ne soit pas vraiment à la hauteur de cette ambition formelle très
audacieuse./p p style=text-align: center;font size=1Tout Demy : stronga
href=http://shangols.canalblog.com/archives/2006/02/26/11496213.htmlfont
color=#000000clique/font/a/strong/font/p

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Sports.fr -
21 hours and 14 minutes ago
L'ancien joueur du Castres Olympique et du SU Agen, Kees Meeuws, qui évolue depuis cette
saison sous les couleurs de l'équipe galloise des Scarlets, a été victime
d'une rupture du tendon d'Achille, révèlent ce jeudi les médias de la
principauté.
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Scoopeo En attente -
22 hours and 39 minutes ago
Plusieurs évènements relativement importants sont au menu du Marvel Icons #44 sorti
hier. Plus une nouvelle équipe créative qui débarque en grande pompe sur
Fantastic Four.
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Nintendo Difference -
23 hours and 27 minutes ago
L'institut Japonais Media Create vient de diffuser le tout dernier top Hardware nippon
s'étalant du 24 au 30 novembre. On peut rapidement constater que toutes les consoles
portables voient leurs ventes reculer légèrement sauf la DS Lite (26,851 cette
semaine contre 18.580 la semaine passée) qui profite de rupture de consoles DSi dans
certains coins de l'archipel tandis que du côté des consoles ça avance
nettement à part pour la Xbox 360 qui enregistre un léger recul. La PS3 gagne une
place et bondit de pratiquement 15.000 unités grâce à la sortie de Pro
Evolution Soccer 2009. Le Prof Layton 3 permet aux deux DS de se maintenir à près de
114.000 unités (DSi et Lite cumulées) ce qui laisse toujours Nintendo très
largement devant sa rivale la PSP et ses 55.000 ventes.
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L'Equipe.fr Actu Sport -
1 days and 1 hours ago
 Débouté par le TAS à propos de la rupture de contrat qui le liait
à Franck Ribéry, Bruno Heiderscheid, l'ancien agent...
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L'Equipe.fr Actu Football -
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BELLACIAO - FR -
1 days and 3 hours ago
La derniere de Sarkozy ; détruire les prud'hommes br /â–º Il existe
aujourd'hui 271 conseils des prud'hommes en France, mais 63 doivent disparaître dans la
réforme de la carte judiciaire. br /â–º Les 14 600 conseillers
représentent pour moitié les syndicats, pour moitié l | |