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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
32 minutes ago
Par Jean Peyrelevade, vice-président du MoDem*. Lorsque la croissance sera de retour, il
sera urgent de rétablir les finances publiques. Les entreprises ne pourront pas pourvoir
à cet effort. Reste à le demander aux plus aisés des Français.
Marianne
: Vous avez écrit un livre très critique sur la politique
économique de Nicolas Sarkozy. C’était avant la crise financière.
Persiste-t-il dans l’erreur ?
Jean Peyrelevade : Il faut distinguer deux plans. D’abord le traitement, en
urgence, de la crise du système financier. Dans ce domaine, l’action du
président a été dans l’ensemble positive, son énergie, utile. Je
note toutefois que la conception globale du plan de soutien au système bancaire et financier
relève de Gordon Brown, lequel a mis de l’ordre dans les idées. Dans ce
contexte, Nicolas Sarkozy a « fait le job », suivant une expression qu’il
apprécie. Ensuite, je ne vois aucune raison de modifier mon jugement sur sa politique
économique antérieure à la crise.
Nous abordons cette crise avec des budgets publics parmi les plus déficitaires des pays
développés. L’endettement public va fortement augmenter pendant les deux ans
qui viennent. La conjoncture économique entraînera une diminution des recettes
fiscales. Puis les mesures d’aide au secteur financier dans un premier temps, aux secteurs
industriels frappés par la crise dans un second temps, vont également demander des
ressources supplémentaires. Enfin, toute politique de relance, nécessaire
aujourd’hui, ne pourra être financée que par l’emprunt.
Mais nous n’avons pas d’autre choix...
Pour l’essentiel, c’est vrai, il n’y a rien d’autre à faire ;
mais il faut tout de même trouver les moyens d’éviter un alourdissement trop
profond du déficit public. Car nous allons sortir de cette crise avec des niveaux de
déficit et d’endettement pouvant échapper à tout contrôle. Ainsi
vient-on de pérenniser un déficit récurrent de la Sécurité
sociale d’au moins 10 milliards d’euros par an.
Or, qu’a-t-on constaté dans cette crise ? Que la signature publique est le garant
ultime du fonctionnement du système. Le pire qui pourrait advenir ? Que l’Etat, venu
au secours des banques à coups d’emprunts publics, devienne lui-même suspect. Ce
risque n’est pas théorique. Voilà le résultat de la politique
antérieure conduite par Nicolas Sarkozy : avant même la crise, il a laissé
filer les déficits publics.
Est-il seul responsable ? On peut faire le même reproche à Jacques Chirac entre 2002
et 2007...
Mais Sarkozy, lui, a prétendu tout changer ! Or, il a persisté et même
aggravé les politiques antérieures. Comment peut-il justifier certaines
dépenses fiscales avec une utilité économique strictement nulle ? Comment
peut-il justifier, dans une conjoncture sociale aussi difficile, un bouclier fiscal à 50%
qui a pour effet d’exonérer les plus riches de tout effort éventuel de
solidarité ?
Le bouclier, ce n’est que 240 millions d’euros...
Il a une valeur symbolique considérable. Si, demain, à la sortie de la crise, on
demandait un effort particulier aux ménages les plus fortunés pour redresser les
finances publiques, le bouclier fiscal deviendrait un obstacle fondamental.
Par ailleurs, dans une conjoncture dépressive avec une forte montée du chômage,
pourquoi dépenser plusieurs milliards d’euros d’argent public afin de
subventionner les heures supplémentaires ? Quel est l’intérêt
économique d’alléger les droits de succession sur une large partie des
ménages les plus favorisés ? Tout cela est complètement
décalé.
On peut récupérer, à condition de défaire ce qui a été
fait avec la loi Tepa (Travail Emploi Pouvoir d’Achat, août 2007), une dizaine de
milliards d’euros qui seraient fort utiles pour relancer l’investissement, notamment
dans la construction. Un exemple ? Il faudrait lancer un grand programme de remise aux normes
environnementales des bâtiments publics, ce qui est d’ailleurs prévu
(verbalement) dans le « Grenelle de l’environnement ». Mais Jean-Louis
Borloo n’a pas le moindre sou...
Votre critique est plus large encore : vous
reprochiez au président de la République son refus de s’engager dans une
politique de l’offre, favorable à la compétitivité des entreprises. Or,
la crise crée une autre urgence : celle d’un soutien à la
demande, à la consommation des ménages...
Non. Notre appareil productif est de moins en moins compétitif, comme le montrent les
résultats catastrophiques du commerce extérieur. Une relance par la consommation, une
fois de plus, aurait pour effet de provoquer une bouffée supplémentaire
d’importations. Une politique de relance est nécessaire, mais par
l’investissement, par des mesures en direction des entreprises. Malheureusement, en
période de crise aussi aiguë, il est impossible d’aller au-delà, compte
tenu de notre absence de marges de manœuvre.
Donc le changement de conjoncture modifie le programme que vous prôniez et qui a
provoqué le scandale : rétablir la compétitivité des entreprises par le
basculement d’une partie (4 points de PIB) de la fiscalité sur les ménages. Ce
n’est plus d’actualité ?
Je n’ai jamais dit que ce programme de rééquilibrage en faveur de
l’appareil productif devait se faire instantanément, et encore moins par la diminution
du pouvoir d’achat des ménages. J’ai expliqué, clairement, que ce
rééquilibrage devait se faire en déplaçant progressivement les curseurs
à partir des produits de la croissance, sans que jamais le revenu disponible des
ménages diminue. Or, nous sommes dans une crise telle que tout prélèvement sur
les ménages entamerait leurs revenus. C’est donc devenu impossible, et
inapproprié. Mais il n’en faut pas moins envisager une sortie de crise. La marge
bénéficiaire des entreprises va continuer à diminuer. Nous allons sortir de la
crise avec un appareil productif extraordinairement fragile...
Nous serons alors, à vous croire, dans le même scénario qu’à la
sortie de la récession en 1993 : l’obligation d’un plan de
rigueur...
Je préfère parler de rétablissement des finances publiques. Nous aurons,
bientôt, une dette de 70 à 75% du PIB, contre 55% en 1995. Ces 15 à 20 points
supplémentaires qui créent un véritable risque d’effet
« boule de neige », un service de la dette si élevé qu’il
nous contraindrait à emprunter toujours davantage. La question n’est pas de savoir
« si », « comment », « quand »,
mais quel sera ce plan de rétablissement. Cela m’étonnerait que l’on
parvienne au résultat sans demander un effort particulier aux plus privilégiés
d’entre nous.
C’est une malédiction française : après chaque crise mondiale
(1974, 1979, 1995...), notre dette publique se creuse sans jamais se
résorber...
Pour une bonne raison : dans les périodes fastes, les responsables politiques ne
rétablissent pas suffisamment vite les finances publiques. Ils profitent de ce qu’on a
appelé la « cagnotte » pour distribuer davantage. Quand tout va bien, on
consomme. Quand tout va mal, on emprunte ! Mais nous devrons, après la crise, essayer de
nous rapprocher de la moyenne européenne.
Avec quelle majorité politique ?
Les voies du redressement sont difficiles à trouver, à expliquer. On est encore
très loin en France, de la fabrication d’un vrai programme de politique
économique. De plus, l’échéance présidentielle arrivera en 2012,
aussitôt après. Mais je note avec intérêt que ce que je dis sur la perte
de compétitivité de l’appareil productif français est repris ouvertement
par certains socialistes, à commencer par François Hollande ou Bertrand Delanoë.
Didier Migaud, le président socialiste de la commission des Finances de
l’Assemblée, dit, lui aussi, que les finances publiques sont dans un état
déplorable. Dès lors qu’ils partagent ces constats, se pose une question : que
proposent les socialistes ? Nous avons avec eux de vastes terrains de discussions possibles. Propos
recueillis par Hervé Nathan
* Jean Peyrelevade vient de publier Sarkozy, l’erreur historique
(éd. Plon), 200 p.
Cette tribune est publié dans le Marianne numéro 607, dans la
rubrique Forum

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ZDNet News -
59 minutes ago
Depuis juillet, le prix moyen de la consultation d'un praticien est disponible
sur internet grâce à l'annuaire des professionnels de santé du site de la
Sécurité sociale, Ameli.fr.
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ZDNet.fr - Business et Solutions IT -
59 minutes ago
Depuis juillet, le prix moyen de la consultation d'un praticien est disponible
sur internet grâce à l'annuaire des professionnels de santé du site de la
Sécurité sociale, Ameli.fr.
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4 hours and 41 minutes ago
pemMédecin généraliste sur la côte d'Azur ayant souhaité rester
anonyme, le Dr Nabuse nous a fait parvenir cette tribune en réaction à notre a
hef=http://eco.rue89.com/2008/11/30/les-labos-pharmaceutiques-sabotent-les-generiquesenquête
sur les labos pharmaceutiques qui sabotent les médicaments génériques/a. Selon
lui, le généraliste est l'entonnoir où convergent tous les problèmes
médicaux et sociaux /p pa
href=http://eco.rue89.com/2008/12/05/le-generaliste-dindon-dune-farce-de-la-securite-socialeen lire
plus/a/p
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20Minutes - Actu Nantes -
9 hours and 9 minutes ago
C'est une première dans le département. Huit organismes sociaux (Assedic, Caisse
d'allocations familiales, Sécurité sociale...) se sont engagés hier à
croiser leurs fichiers pour mieux repérer les fraudes aux prestations sociales. Chaque
année, en Lo...
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Marianne2.fr | le site de l'hebdomadaire Marianne -
20 hours and 18 minutes ago
Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques. Le
président de la République vient d'annoncer son plan de relance. Celui-ci s'apparente
davantage à la correction d'un précédent budget trop rigoureux qu'à un
New Deal à la française.  Nicolas Sarkozy a solennellement
présenté ce 4 décembre son plan de relance de l’économie
française à Douai, ville symbole des difficultés actuelles de la branche automobile. Un plan que le président a
voulu « ambitieux, audacieux et imaginatif ».
Correction
Malgré les superlatifs qui ont entouré sa sortie, ce plan reste en
réalité d’une ampleur limitée, notamment quand on le compare aux mesures
déjà mises en Å“uvre aux Etats-Unis ou préparées pour 2009
par Barack Obama. Il vient toutefois corriger, et c’était plus que nécessaire,
la politique budgétaire restrictive que traduisaient les budgets 2009 de l’Etat et de
la Sécurité sociale tels qu’ils ont été présenté et
discuté au Parlement.
Depuis deux mois, nous vivions en effet une situation surréaliste. Lors de son discours de
Toulon, le 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait, à juste titre, souligné
l’ampleur de la crise financière et de ses conséquences prévisibles sur
l’économie réelle : « dir e la
vérité aux Français, c’est leur dire que la crise actuelle aura des
conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le
pouvoir d’achat », rappelait-il.
Rigueur surréaliste
Pourtant le lendemain même de ce discours, le gouvernement présentait un budget de
rigueur pour 2009, avec des dépenses publiques en baisse, une fois l’inflation
déduite, et même des budgets de l’emploi et du logement en baisse tout court, en
valeur nominale. Et dans le même temps ce budget prévoyait la hausse de
différents prélèvements. Même chose quelques jours plus tard pour le
budget de la Sécurité sociale.
Durant l’été, le premier ministre François Fillon avait rejeté en
effet de façon catégorique la perspective d’un plan de relance bien que
l’économie française soit déjà entrée en récession
au second trimestre 2008. La priorité restait de limiter les déficits publics afin de
corriger les dérapages causés par le paquet fiscal de 2007. Et le paquebot
budgétaire conçu à ce moment là continuait sur sa lancée. Au fil
des semaines, cette politique de rigueur devenait d’autant plus surréaliste que
parallèlement des sommes énormes étaient affichées pour venir en aide
au secteur bancaire.
Pas si « massif »
Le plan annoncé par Nicolas Sarkozy corrige donc enfin de façon significative la
mauvaise trajectoire budgétaire sur laquelle la France était engagée. Le
volume revendiqué officiellement pour ce plan, 26 milliards d’euros sur deux ans,
n’a cependant rien d’extraordinaire : il représente une dépense
supplémentaire de 0,7% du PIB sur chacune de ces deux années.
De plus, comme toujours, quand on en connaîtra le détail de façon
précise on se rendra probablement compte que ce volume affiché inclut nombre de
mesures d’ores et déjà engagées ou prévues. A titre de
comparaison, les pouvoirs publics des Etats-Unis ont investi cette année 2,5% du PIB pour
soutenir l’activité et Barack Obama prépare pour 2009, des mesures encore plus
ambitieuses...
Et parmi les mesures annoncées, très peu sont liées au final à la
transformation écologique des modes de consommation et de production. Comme cela avait
déjà été le cas à la fin de l’été lors des
débats sur les « bonus-malus écologiques » et les
« écotaxes », ceux qui, au sein de la majorité, souhaitaient
mettre la « croissance verte » au cÅ“ur de la politique de
relance n’ont manifestement pas été entendus.
3% du plan pour les minima
sociaux
Parallèlement les mesures à portée sociale, de nature à soulager
immédiatement les Français qui sont le plus en difficulté, restent elles aussi
très limitées : au lieu par exemple d’augmenter le niveau des minima
sociaux, qui ont perdu ces dernières années beaucoup de pouvoir d’achat, le
gouvernement se contentera de verser une prime unique de 200 euros aux titulaires de minima
sociaux (soit 760 millions d’euros, 3% du total du plan de relance...).
De même les mesures annoncées en matière d’aide à la
création d’emplois, ne vont guère dans le sens d’améliorer la
qualité des dits emplois puisqu’elles consistent à renforcer, une fois de plus,
les exonérations de charges à proximité du SMIC, responsables de la
« trappe à bas salaire » qui bloque de plus en plus de salariés
au bas de l’échelle des rémunérations.
Pas un « New Deal »
Bref, si ce plan infléchit utilement la politique budgétaire restrictive
engagée jusque là, on reste très loin d’un « New Deal »
à la française. L’annonce en solo de ce plan marque également
l’échec d’une politique européenne concertée de soutien à
l’économie réelle. Contrairement à ce qui s’était
passé pour les banques, le volontarisme du chef de l’Etat n’a pas réussi
cette fois à entraîner l’ensemble de l’Union.
Il faut dire qu’après le cavalier seul du « paquet fiscal »
en 2007, le soupçon de laxisme populiste en matière budgétaire était
très fort chez nos voisins à l’égard de Nicolas Sarkozy. Le refus du
gouvernement d’Angela Merkel d’agir pour relancer de façon significative la
demande intérieure Outre- Rhin, risque toutefois de limiter encore plus les effets du
plan français.
Pour accéder au site
d'Alternatives économiques, cliquez ici.

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Réflexions du Miroir -
1 days and 6 hours ago
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xx-small;span style=font-family: Verdana, sans-serif;a
href=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/1619294213.jpg target=_blank/a/span/span/strong/p p
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href=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/2115976307.jpg/a/p pnbsp;/p p
align=justifystrongspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, Arial, Helvetica,
sans-serif;span style=font-size: xx-small;spanspana target=_blank
href=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/2115976307.jpgimg border=0 height=131 width=150
align=left alt=L'éconologie.jpg name=media-1431820
src=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/817361037.jpg id=media-1431820 //abr
//span/span/span/span/span/strongstrongspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana,
sans-serif;span style=font-size: x-small;spanstrongD'un côté l'écologie, de
l'autre l'économie. On a vite fait de créer le néologisme éconologie et
en plus, cela va de paire mais avec une logique toute particulière. Surtout en pensant
à qui cela profite. Alors, réconciliation?/strong/span/span/span/span/strong/p p
align=justifynbsp;/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana,
sans-serif;span style=font-size: x-small;spanspanCela devait arriver avec la crise: le conflit
d'intérêts entre l'économie et l'écologie. a
href=http://www.lalibre.be/index.php?view=articleamp;art_id=464583Le 2 décembre,
manifestation à Bruxelles/a pour s'opposer aux mesures du plan européen de lutte
contre le réchauffement climatique, accusé de mettre en danger les emplois dans
l'industrie sidérurgique. a
href=http://blogrtbf.typepad.com/matin_premiere/2008/12/0312---la-chron.html#commentsRéactions/a
normales de bonne foi du côté des partisans plus écologiques. Consommer pour
vivre à l'intérieur ou chercher à survivre contre les éléments
extérieurs. Le dilemme d'aujourd'hui./span/span/span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Le
serpent du Loch Ness local de notre économie remontrenbsp;le bout de son nez quand les
choses ne sont plus au meilleur de leurs formes. Pas de photo à l'appui pour ceux qui
espérait avoir le scoop de la journée./span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;De
scoop, il n'y en a pas eu cette fois, seulement une petite surprise sous forme de
réveil./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;spanspanEn même temps, l'industrie de
l'automobile était obligée de a
href=http://www.lalibre.be/actu/europe/article/464581/des-autos-peu-a-peu-moins-polluantes.htmlréduire
les émissions de CO2/a des voitures neuves. Réactions des constructeurs de voitures
immédiates: en temps de crise, comment peut-on être plus irresponsables? Produire des
voitures qui n'émettent en moyenne que 130 grammes de CO2 aux 100kms tout en consommant de 4
à 5 litres, est parfaitement réalisable. Les voitures s'en porteront que mieux et
certains constructeurs avouent que cela est possible sans investissements monstrueux. L'envie des
clients ne peut se retourner contre eux-mêmes. Les producteurs ne pourront pas continuer
à se réfugier derrière leur production de 4X4 très consommatrice, dans
un jeu de l'œuf et de la poule./span/span/span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size:
x-small;spanspanLa Bourse européenne du CO2 profite de la crise titrait le journal l'Echo,
le 4 décembre. Le nombre de droits à polluer émis par l'ECX a explosé
de 283 % par rapport à l'année précédente. Pour les entreprises,
réduire les émissions doit rimer avec l'économie.
ajoutait-il.nbsp;/span/span/span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;span style=font-size: xx-small;Les
écotaxes réapparaissent souvent après s'être endormies du sommeil du
juste. La crise a des tendances très insomniaques.nbsp;/span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size:
x-small;spanspanDe taxes, je n'en parle pas beaucoup dans mes billets. A part a
href=http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/09/24/la-taxe-pour-s-envoyer-en-l-air.htmlLa taxe
pour s'envoyer en l'air/a qu'avait lancé la France sur les voyages en avion. Taxe qui devait
sauver des vies humaines de la faim dans les parties du monde. Le Darfour se mourait justement
à cause de ce manque de participation. Le manque de causes à effets me semblait
complètement irrationnel. Peut-être, ne prenions-nous pas assez l'avion pour remplir
les caisses ad hoc ?/span/span/span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Par le passé, les
écotaxes avaient déjà vilipendées par l'industrie et par les
consommateurs./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Le consommateur considère souvent les
taxes écologiques comme des taxes économiques qui permettent de boucler des budgets
pour combler des déficits. Ils n'ont pas tout à fait tort./span/span/span/p p
align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span
style=font-size: x-small;Même combat, même désorientation dans l'attribution de
la monnaie sonnante et trébuchante. Un rapide calcul fait par ceux qui ont l'habitude de
manipuler les taxes, nous apprend que cela va coûter de 100 à 150 euros par ans aux
ménages belges en moyenne./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Pourtant, si les entreprises
ont été prises à la gorge pour rationaliser leur production et les
méthodes d'emballage, il n'en demeure pas moins vrai que le consommateur final sera l'otage
une nouvelle fois de décision bouche trou./span/span/span/p p align=justifyspan style=color:
#000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;spanspanL'effet
de serre est produit à 20% par l'émission des gaz à effets de serre produit
par l'élevage et le méthane des déjections du bétail. L'agriculture
pollue et est aussi pointée du doigt par les pêcheurs en rivières à
cause des engrais utilisés sur les champs. a
href=http://blogrtbf.typepad.com/planete_nature/Planète nature/a en parlait à la
télévision le 30 novembre./span/span/span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Le
CO2, beaucoup de spécialistes disent que si on n'avait pas autant poussé à la
déforestation pour combler les besoins en papier et en bois, nous n'aurions pas les
problèmes à son encontre. Donc, reboiser massivement là où le
déboisement a été le plus perturbant, pourrait réduire le
problème./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;L'administrateur de la Fédération
Belge de la Distribution pensait ce qui suit./span/span/span/p p align=justifyspan style=color:
#000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Une taxe sur les
emballages avait été décidée en octobre 2006. Le gouvernement avait
été convaincu par les entreprises que cette taxe n'allait en rien aider
l'émission de CO2 et allait de plus taxer les produits les moins chers touchant les revenus
les plus bas. Les emballages constituent à peine 1% de la totalité des
émissions de CO2./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Si on emballe, c'est pour
préserver la fraîcheur des aliments et assurer la sécurité alimentaire.
Le consommateur a changé son comportement en utilisant les sacs bleus avec un succès.
Ceux-ci sont recyclés et réutilisé à 93%, c'est un record mondial.
L'écotaxe est payée lors des achats de matériels électriques. Certains
produits, comme les piles, sont à récupérer. Est-ce à dire qu'il faille
prendre sa voiture et consommer du pétrole pour arriver à parachever son devoir de
citoyen responsable?/span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;L'aluminium, lui, est
recyclé à 100%. Une technologie permet d'extraire l'aluminium des poubelles.
L'aluminium sera pourtant le plus lourdement taxé. Pourquoi ? Parce que lors de la
fabrication d'aluminium, de l'extrait d'aluminium du bauxite et on utilise énormément
d'énergie et on a beaucoup d'émission de Co2. Seulement ici, recyclé, le
même aluminium produit va être retaxé de multiples fois et en fait, être
rendu économiquement non viable par rapport à d'autres formes d'emballage alors qu'il
n'y a absolument aucune raison écologique de le faire./span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Les
consommateurs sont convaincus qu'un changement de comportement vaut la peine d'être fait et
on allait tenter de limiter les sacs en plastiques réutilisables, jetables dans les grands
magasins./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Ceux qui sont responsables de la promotion de
l'environnement avaient annoncé qu'ils allaient aider les entreprises par des campagnes
publicitaires deux fois par an. On a commencé en avril 2004. Les Gouvernements
régionaux ont fait de la pub dans les journaux et sur les télés et la radio,
avec un certain succès. Mais il avait été prévu qu'ils refassent
ça en novembre, décembre et puis de nouveau, l'année après. Ils n'ont
rien fait, ils ont arrêté, ils n'ont pas dépensé. Réduire de 40%
d'ici fin 2006, donc par rapport à début 2004, l'utilisation de sacs en plastique a
été réalisée, un doublé par rapport aux
objectifs./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Interdire, c'est évidemment ne pas tenir
compte des fois où il est nécessaire d'en avoir. Interdire complètement? Ne
viendrait-il pas à l'esprit des plus astucieux de consommer sur place et d'oublier de payer
à la caisse? Dans quoi emballer la viande fraîche chez le boucher pour se la fourguer
dans la poche ou le caddy? Question d'hygiène convenable et le plastique est certainement ce
qu'il y a de mieux à ce niveau-là. Une série d'exceptions dans la loi?
Compliqué ? On ne va pas très bien savoir, quand oui et quand non. Une armée
d'examinateurs, de vérificateurs? La logique d'interdictions, d'exceptions, de
contrôles alors qu'il y a moyen de convaincre les uns et les autres, le consommateur et le
commerçant de tenter de réduire ça au maximum lorsque c'est
possible./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Le secteur est porteur en lui-même. Le
commerce emploie en Belgique près de 400.000 personnes, un peu moins de 300.000
salariés et un peu plus de 100.000 indépendants. C'est un secteur qui
représente plus de 11% du PIB. Mais comparé à l'étranger, malgré
que le secteur soit plus important qu'en France ou en Allemagne ou aux Pays-Bas, l'emploi dans le
commerce du détail est inférieur à ce qu'il est en Allemagne ou aux Pays-Bas,
par exemple en pourcentage de la population employée./span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Il y
a les coûts salariaux très connus, pas le problème de ce que les gens gagnent
mais de ce qu'ils coûtent. Une caissière en France coûte 25% de moins qu'une
caissière en Belgique mais elle gagne plus. Et donc c'est un mal qu'on connaît dans
d'autres secteurs aussi mais qui fait que par exemple, chacun d'entre nous se dit qu'il doit
attendre infiniment trop longtemps aux caisses, pas uniquement le samedi mais même un mardi
après-midi. Et la raison, c'est évidemment qu'on tente d'optimiser l'utilisation du
personnel et les temps d'attente./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Les charges sociales
ciblées, ça semble une très bonne idée. En pratique lorsque on demande
aux entreprises, des chiffres sur combien de personnes elles emploient. La réponse est :
ça, on ne sait pas, on ne gère pas comme ça, on engage les gens sur base de
leurs compétences et puis on leur fait faire leur carrière sur base de leurs
compétences et puis, combien ça coûte in fine au niveau des charges, des
charges sociales, eh bien, on le voit et c'est le Secrétariat social qui le calcule. En
fait, ce que ça amène, c'est une complication importante au niveau des calculs, aussi
bien pour le Secrétariat social de l'entreprise que pour la Sécurité sociale
elle-même; des effets d'emplois marginaux parce que c'est tellement compliqué que les
gens ne ciblent pas les justes moins de 25 ans, les plus de ceci, que ceux qui ont deux ans
d'emploi, comme ceci ou de chômage comme cela, alors qu'une mesure linéaire,
c'est-à-dire employer le même argent en disant, au lieu que ce soit 34% de
supplément, vous ne payerez que 32% de supplément, par exemple.nbsp;/span/span/span/p
pa target=_blank href=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/104319867.jpgimg
alt=Econologie_00.jpg id=media-1431960 src=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/888924881.jpg
name=media-1431960 //a/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana,
sans-serif;span style=font-size: x-small;spanspanRégulièrement, l'économie et
l'écologie sont antagonistes dans leurs objectifs. Il y a même les
«nbsp;anti-écolonbsp;» qui critiquent les
«nbsp;catastrophismesnbsp;» et refusent toutes remises en question de leur mode de vie.
«nbsp;Travaux inutilesnbsp;» disent les plus contestataires aux politiques de lutte
contre le réchauffement climatique. Bjorn Lomborg, Claude Allègre en sont les
exemples les plus connus. Toujours avoir une vision de l'économie selon laquelle, il faut
intensifier le commerce mondial et en accélérer les échanges ne peut se
concevoir si tous les paramètres de bien être humain vont dans le même sens en
bout de course. La mondialisation a étendu les problèmes de pollution sur une
échelle bien plus grande que par le passé. Cela fait la différence avec la fin
du 19ème siècle, pendant laquelle apparurent les premiers réseaux industriels
dans l'énergie, la téléphonie et le transport. Reagan et Thatcher avaient une
confiance sans bornes dans les lois du marché. Pour contredire leurs idées du
passé, l'énergie électrique n'est pas devenue moins chère avec
l'autorégulation des marchés. La concurrence n'a même pas eu lieu puisque les
sociétés devaient fusionner pour exister. Les la
href=http://www.univ-lemans.fr/enseignements/physique/02/electri/kirchhoff.htmlois physiques de
Kirchhoff/a expliquent que le courant suit le trajet de moindre résistance, pas celui qu'on
veut lui imposer. L'industrialisation se régule en fonction de ses intérêts
propres et des moyens disponibles. Tout ceci pour dire que les corrections aux situations sont
à évaluer au mieux du but à atteindre. A tester
donc./span/span/span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Le principe de précaution n'est pas
à remettre en question. De visu, les changements climatiques sont aussi évidents et
que le système libéral débridé a mené à la crise que nous
connaissons./span/span/span/p p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family:
Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Mais faut-il nécessairement passer par les
taxes? L'instinct de conservation aurait-il vraiment été perdu dans les neurones des
humains? A-t-on envie d'être durable ou passable ?/span/span/span/p p align=justifyspan
style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size:
x-small;Chercher les moyens de donner des avantages aux deux bords, voilà ce qui serait
évidemment le plus profitable et ça permettrait d'éviter des distorsions entre
personnes./span/span/span/p p align=justifybr / a target=_blank
href=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/1106571624.jpgimg border=0 height=118 width=150
align=left alt=L'éconologie_Energie verte.jpg name=media-1431823
src=http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/1941134341.jpg id=media-1431823 //aspan style=color:
#000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;Dans ce sens, on
parle d'énergie verte. L'entrée en Bourse de «nbsp;4Energy Investnbsp;»
montre que cela peut intéresser les investisseurs et les consommateurs. La récession,
puisque le mot est lancé, peut changer le fusil d'épaule en stimulant d'autres
alternatives sans romantisme. Le pétrole qui a chuté au tiers du prix depuis
l'été permet de retrouver un peu de temps et de confiance. Utiliser l'environnemental
pour améliorer le bilan économique. BeCitizen en proposait les principes: optimiser
l'utilisation de l'énergie, le nucléaire irremplaçable à cours terme
faisant partie de la diversité des sources énergies, les biocarburants s'ils
n'empiètent pas sur l'alimentation humaine à base de plantes très rustiques
comme a href=http://landandpeople.blogspot.com/2007/12/atropha.htmll'atropha/a comme 2ème
génération ou à partir de micro-algues, comme troisième. De toutes
manières, on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs./span/span/span/p pnbsp;/p p
align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span
style=font-size: x-small;Oublier son «nbsp;égonbsp;», pour s'occuper des
«nbsp;éconbsp;», une logique compliquée, mais réalisable
!nbsp;/span/span/span/p p align=justifynbsp;/p p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size:
x-small;L'enfoiré,/span/span/span/p p align=justifynbsp;/p p align=justifyspan style=color:
#000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size:
x-small;Citations:/span/span/span/p ul li p align=justifyspan style=color: #000000;span
style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;«nbsp;A la limite, le
seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans
laisser la moindre trace de son passage sur Terrenbsp;»nbsp;, Didier Nordon/span/span/span/p
/li li p align=justifyspan style=color: #000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span
style=font-size: x-small;« Pour qu'un écologiste soit élu président, il
faudrait que les arbres votent.nbsp;», Coluche/span/span/span/p /li li pspan style=color:
#000000;span style=font-family: Verdana, sans-serif;span style=font-size: x-small;«nbsp;Trop
savamment utilisé, trop intelligemment cultivé, le réflexe de la peur engendre
des réactions d'indifférence, de renoncement, de pessimisme et... de nihilisme
!nbsp;», Roger Molinier/span/span/span/p /li /ul pnbsp;/p

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Observatoire des inégalités -
1 days and 7 hours ago
div class='rss_texte'p class=spipstrong class=spipComment a évolué la protection
sociale en France depuis les années 1990 ?/strong/p p class=spipLes tendances sont multiples
et contradictoires. Je constate un triple mouvement./p p class=spipLe premier est une accentuation
du poids des contraintes financières sur les risques traditionnels (maladie, retraite,
etc.), qui a conduit à des mesures habituelles de rééquilibrage telles que la
hausse des cotisations ou la diminution des prestations, ainsi qu'à un appel affiché
à la responsabilité des assurés./p p class=spipLe deuxième temps est la
prise de conscience de la nécessité de nouveaux modes de couverture pour respecter
les droits fondamentaux avec la création de la couverture maladie universelle (CMU) ou du
droit au logement opposable (DALO), voire d'un éventuel droit opposable à la garde
d'enfant. Cependant les réponses apportées ne sont pas complètement
convaincantes. Ainsi, la CMU complémentaire couvre les personnes les plus précaires
mais en exclut d'autres en difficulté qui dépassent le plafond
d'éligibilité [a href=http://www.inegalites.fr/#nb1 name=nh1 id=nh1 class=spip_note
title='[1] 620 euros par mois pour un célibataire' 1/a]. Par ailleurs, le DALO n'est qu'un
droit à déclencher une procédure contre les pouvoirs publics. De plus, ces
interventions sont inadaptées à des marchés contraints par l'offre comme
l'illustrent le manque de spécialistes qui ne pratiquent pas de dépassements
d'honoraires ou le déficit de logements./p p class=spipEnfin, le dernier mouvement est la
prise en compte élargie et renouvelée pour la protection sociale de la
solvabilisation de l'achat de prestations en nature. Avec l'aide à l'autonomie des personnes
âgées ou handicapées ou les aides à la garde d'enfant, l'accent est mis
sur la liberté d'acquérir et d'adapter un panier de prestations correspondant
à des besoins individuels reconnus./p p class=spipFinalement, on est loin du simple «
retranchement » de l'Etat providence évoqué par Paul Pierson [a
href=http://www.inegalites.fr/#nb2 name=nh2 id=nh2 class=spip_note title='[2] Paul Pierson
Dismantling the welfare state ? Reagan, Thatcher and the (...)' 2/a]. Le retrait sur certains
risques est compensé par la prise en charge de nouveaux droits, mais de façon souvent
incomplète et insatisfaisante./p p class=spipL'importance est souvent dans les
détails des dispositifs. Par exemple, l'idée de bouclier sanitaire, qui consiste
à plafonner les dépenses maladies des assurés en proportion de leur revenu
porte un nom attrayant mais il peut changer totalement de nature selon ce qu'il couvre ou non./p p
class=spipstrong class=spipEn matière de santé, y a-t-il un désengagement de
la Sécurité sociale ? /strong/p p class=spipParadoxalement, les assurances sociales
couvrent la même proportion des dépenses de santé depuis 1980 malgré une
légère diminution depuis 2004 (77 % en 2007). Mais cette moyenne s'est maintenue du
fait de la prise en charge à 100 % des malades chroniques et graves dont la
prévalence augmente et pour lesquels le coût des traitements est souvent très
cher. Ce qui a compensé les déremboursements que supportent les autres patients. En
outre, les frais hospitaliers restent bien pris en charge./p p class=spipstrong class=spipQuels
sont les impacts de ces évolutions sur les inégalités de niveau de vie
?/strong/p p class=spipSi l'on prend l'exemple des retraites, la réforme Balladur de 1993 a
eu, comme l'a montré la Cnav [a href=http://www.inegalites.fr/#nb3 name=nh3 id=nh3
class=spip_note title='[3] Caisse nationale d#39;assurance vieillesse' 3/a], pour effet de baisser
le niveau des retraites qui sont calculées sur les 25 meilleures années au lieu de 10
ans auparavant. Mais cela n'implique pas forcément une baisse du niveau de vie des
ménages. La durée de vie en couple s'allonge avec la convergence des
espérances de vie entre les sexes et les femmes ont souvent eu une carrière
professionnelle qui leur donnera droit à des retraites personnelles plus importantes./p p
class=spipEn matière de santé, le transfert de la couverture vers les
complémentaires (mutuelles, assurances, institutions de prévoyance) et l'instauration
des franchises médicales posent des problèmes d'équité et
d'efficacité. Manie-t-on le bon instrument pour responsabiliser l'assuré ? Les
franchises sur les médicaments n'ont pas en ce domaine les mêmes
propriétés que l'incitation à l'utilisation des génériques ou le
forfait de 18 euros sur les actes lourds. L'usager n'a pas le même degré de
liberté de choix. Un facteur très discriminant dans la protection apportée par
les complémentaires est, en outre, la prise en charge des dépassements
d'honoraires./p p class=spipstrong class=spipL'égalité d'accès aux soins
est-elle une réalité en France ?/strong/p p class=spipEn cas de problème
grave, l'hôpital assure une bonne prise en charge et dans des conditions
financièrement égalitaires. Des nuances sont à apporter avec le forfait
journalier et certains tickets modérateurs pour les hospitalisations longues ou
récurrentes mais ceux-ci sont souvent pris en charge par les mutuelles./p p class=spipL'un
des problèmes concerne la répartition géographique de l'offre de soins.
Certaines régions sont largement sous-dotées mais même lorsque l'offre est
présente elle n'est pas toujours accessible financièrement pour les ménages
modestes. Ils y a des départements où les spécialistes pratiquent en grande
majorité des dépassements d'honoraires./p p class=spipNous sommes dans un
système à triple étage. Les cas les plus lourds sont pris en charge à
100 % par la Sécurité sociale (actes lourds, affectations de longue durée).
Les consommations de services plus « légers » ont tendance à être
laissés, et parfois par segments entiers (optique, dentaire), aux mutuelles et autres
complémentaires santé, dans des conditions inégalitaires, et parfois
dérégulées pour les dispositifs médicaux comme le notait le Haut
Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie. Enfin, la CMU maintient un filet de
sécurité pour les plus pauvres./p p class=spipOr, si la CMU complémentaire
s'avère être plutôt efficace pour limiter les renoncements aux soins, elle se
heurte à un problème de ciblage. Son seuil d'éligibilité exclut une
partie des personnes en difficulté et l'aide à l'acquisition d'une mutuelle pour les
ménages modestes n'atteint pas son public potentiel car elle n'en compense pas suffisamment
le coût./p p class=spipDe plus, les bénéficiaires de la CMU sont parfois en
butte à des refus de soins. Plusieurs enquêtes l'indiquent. D'autres études
mettent aussi en lumière un phénomène de concentration de ces patients chez
des médecins pratiquant dans des zones où vivent de nombreux
bénéficiaires de la CMU. Les titulaires de la CMU les consultent même s'ils
n'habitent pas forcément ces zones, parce qu'ils savent qu'ils seront reçus plus
volontiers./p p class=spipEn outre, il y a de fortes disparités de prises en charge entre
les complémentaires et, généralement, les plus onéreuses offrent de
meilleures prestations. D'après la Drees [a href=http://www.inegalites.fr/#nb4 name=nh4
id=nh4 class=spip_note title='[4] Direction des études du ministère de la
santé' 4/a], tous les contrats souscrits couvrent généralement le forfait
hospitalier, le ticket modérateur sur les médicaments, mais la différence se
situe surtout dans la prise en charge des frais optiques et dentaires et des dépassements
d'honoraires./p p class=spipstrong class=spipOn entend beaucoup parler de «
responsabilisation » des assurés avec l'instauration des franchises médicales
par exemple mais sont-ils les seuls en cause ?/strong/p p class=spipIl existe une asymétrie
d'information entre les assurés et les offreurs de soin dans un marché où
l'offre peut parfois induire la demande. Les tentatives de responsabilisation financière
sont problématiques lorsque les patients ne peuvent réellement choisir./p p
class=spipCe raisonnement vaut aussi pour l'âge de la retraite ou les préretraites :
c'est l'employeur le plus souvent qui décide. L'incitation des entreprises à
préserver l'emploi des travailleurs âgés est insuffisante. La dernière
contrainte qui existait, la contribution Delalande sur les licenciements des seniors, a pourtant
été supprimée le 1er janvier 2008./p p class=spipDe même, pour les
chômeurs et les allocataires de minima sociaux, leur responsabilisation par la
dégressivité des allocations est souvent inefficace car ils se heurtent à bien
d'autres problèmes : un déficit de qualification, un manque d'offre de postes
adaptés, des difficultés de logement, de transport et de garde d'enfant, ainsi qu'une
absence d'engagement des pouvoirs publics à leur proposer des solutions adaptées./p p
class=spipAu final, les incitations financières ont des limites très importantes et
pèsent souvent sur les plus fragiles./p p class=spipstrong class=spipLa protection sociale
et notamment les aides aux familles sont-elles encore redistributives ?/strong/p p class=spipUne
étude du ministère de la santé montrait effectivement que familles
reçoivent une d'aide par enfant plus élevée lorsqu'elles sont modestes ou
aisées en raison, d'une part, des prestations sous condition de ressource et, d'autre part,
du mécanisme de quotient familial respectivement. La figure qui représente le montant
accordé par enfant suit une forme en U./p p class=spipCeci rejoint un débat de fond
sur le coût de l'enfant. D'un coté, certains jugent normal que la compensation se
fasse en fonction des capacités contributives. Par convention statistique, le coût de
l'enfant est plus élevé à mesure que les revenus de la famille sont
importants. De l'autre, je crois que le système pèche car il n'y a pas d'allocation
au 1er enfant et il est moins redistributif qu'un système de subvention forfaitaire par
enfant./p p class=spipEn fait, on retrouve ce même type de courbe en U partout où il y
a des exonérations fiscales, comme dans le cas de la dépendance des personnes
âgées. En effet, au-delà d'un revenu de 2,5 fois le Smic les avantages fiscaux
prennent le relais de l'aide personnalisée à l'autonomie qui est dégressive
selon le revenu./p p class=spipMais plus globalement, notre système de
prélèvements et de prestations sociales est incontestablement redistributif.
L'impôt sur le revenu reste le mécanisme le plus redistributif, parce que progressif
malgré ses limites. D'après l'Insee, il contribue pour un tiers à la
réduction des inégalités de revenus obtenue par l'ensemble des transferts
sociaux et fiscaux./p p class=spipPropos recueillis par Noam Leandri./p p class=spipMireille Elbaum
est professeure au CNAM, ancienne directrice des études économiques et statistiques
au ministère de la santé. Elle a récemment publié i class=spipEconomie
politique de la protection sociale/i (PUF), 2008./p/div hr /

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1 days and 8 hours ago
Les dépenses de Sécurité sociale progresseront de 4 % l'an prochain, huit fois
plus vite que le PIB. Nicolas Sarkozy a annoncé hier une revalorisation des pensions de
réversion pour les veuves.
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Les Echos - actualité à la Une des Echos.fr -
1 days and 15 hours ago
Les dépenses de Sécurité sociale progresseront de 4 % l'an prochain, huit fois
plus vite que le PIB. Nicolas Sarkozy a annoncé hier une revalorisation des pensions de
réversion pour les veuves.
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Les Echos - actualité à la Une des Echos.fr -
1 days and 15 hours ago
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Les dépenses de Sécurité sociale progresseront de 4 % l'an prochain, huit fois
plus vite que le PIB. Nicolas Sarkozy a annoncé hier une revalorisation des pensions de
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