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APNART.com -
1 hours and 33 minutes ago
Bonjour,
Une photo atypique, inclassable. Une chance incroyable pour cette prise de vue. Cet 'instant' ne
dure que quelques dizaines de secondes, et se produit trois ou quatre soirs pas an (et encore,
lorsqu'il fait beau). Question d'orientation de l'axe du soleil par rapport à la rosace
frontale de la façade. On ne me l'a dit qu'après !
Pour le reste je ne sais pas. Je ne sais pas si je l'aime, ou pas. Est-ce un problème de
composition, de sujet ... Cette image me met mal à l'aise.
Télir.
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Le super flux RSS BashFR.org -
2 hours and 11 minutes ago
Davor : Elle est aussi belle qu#039;intelligentebr / Fab : oO Mais c#039;est elle sur la photo??
Elle est grave moche !br / Davor : Je sais ... :(br /br /a href='http://www.bashfr.org/?8606'Votez
!/a pa href="http://feeds.feedburner.com/~a/bashfr?a=UR7WT9"img
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src="http://feeds.feedburner.com/~r/bashfr/~4/475696751" height="1" width="1"/
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blog d'eMeRY -
2 hours and 23 minutes ago
Oui, oui, encore une connerie... parce que sinon, ce n'est pas drôle. Tu sais combien il vaut
ton ami ? Non, réponds aux dix questions. Et oui, ce n'est pas scientifique, c'est juste du
n'importe quoi. C'est là.
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DLFP - Journaux -
2 hours and 32 minutes ago
Cher journal ,br / Je suis tombé sur un article dans le Gala de l'info ( 01 informatique)
sur un article où je suis partagé entre l'envi de crier au FUD, au Troll, ou de
réfléchir au propos de l'auteur Yann Serra.br / br / Il dit en
résumé:br / - Que le développement de l'implémentassion libre d'Active
Directory est au point mort.br / - Que depuis que l'ouverture des specs au développeurs de
Samba n'a pas permis d'améliorer le support.br / - que Microsoft a compris
l'intérêt qu'il y a dans l'ouverture de ses specs.br / - Que Microsoft a invité
les développeurs de Samba a rencontrer l'équipe de Microsoft pour les aider à
mieux comprendre la philosophie d'Active Directory. Que le travail nécessaire
dépasserai l'équipe de Samba.br / - Que le libre n'est motivé que pour nuire
à Microsoft.br / br / Déjà, je ne sais pas si c'est un n-ième FUD
orchestré par Microsoft. Comment Microsoft a invité les développeurs de Samba
?br / br / Enfin, j'aimerai lui répondre par une question. La communauté as-t-elle
intérêt à perdre son temps à réaliser une implémentassion
compatible de l' AD de Microsoft. br / L'AD permet de paramétrer plein de choses des comptes
utilisateurs, imprimante , gestion des droits, base des postes clients, paramétrages des
postes clients, base de certificats, ...br / br / Hormis, la gestion des utilisateurs , la base de
certificats, tout le reste est propre à l'environnement de Microsoft et à leurs
philosophies.br / br / Par contre, je trouve dommage de ne pas voir apparaître de
distribution ou une pratique (inter-distribution) aboutissant à un schéma similaire
au couple Windows Pro, Windows Serveur.br / br / Genre: br / - Gnome interroge un LDAP pour
récupérer les paramétrages de l'utilisateur.br / - La distribution X interroge
un LDAP pour récupérer les listes paquets à installer.br / - CUPS interroge un
LDAP pour la liste des imprimantes

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infokiosques.net -
2 hours and 45 minutes ago
Download the attachment
img src=IMG/arton637.jpg alt= align=right width=300 height=204
onmouseover=this.src='IMG/artoff637.jpg'
onmouseout=this.src='http://infokiosques.net/IMG/arton637.jpg' class=spip_logos / div
class='rss_chapo'p class=spipPour des milliers de personnes en France, précaires ou
sans-papiers, squatter est un moyen de se loger et d'affirmer une propriété d'usage
face à ceux qui spéculent et accumulent richesses et biens immobiliers.
Au-delà de l'habitat, depuis des siècles, des gens se sont servis d'espaces autonomes
ou de squats, urbains ou ruraux, pour reprendre le contrôle de leur vies. Ces espaces se font
outils, pratiques et moyens pour mener des luttes. Depuis des décennies, les mouvements
squats, en Europe et au-delà, ont contribué à des luttes locales, fourni des
alternatives aux cultures de profits et de consommation. Ils ont montré la
possibilité de s'organiser sans hiérarchies, de créer des réseaux
internationaux d'échange et de solidarité./p p class=spipCes lieux sont de ces rares
espaces ressources permettant des réunions et projets militants, la création et
dissémination de cultures subversives, la mise en place d'échange non-marchands, le
partage des savoirs et l'expérimentation de modes de vie différents, des
débats collectifs, des pratiques de recyclage et d'auto-construction, d'autonomie
alimentaire, d'informatique libre ou de médias indépendants.../p p class=spipDans la
logique sécuritaire actuelle et la criminalisation accrue des mouvements de contestation,
partout en Europe, ces lieux, cruciaux dans une dynamique de résistance globale, sont
menacés. Pourtant, des manifestations qui ont embrasé Copenhague pour protester
contre l'expulsion d'un espace autogéré vieux de vingt ans, en passant par les luttes
des Tanneries, du Koepi, d'Ifanet, de Rozbrat et surtout celles de tous les squats souvent plus
éphémères qui émergent un peu partout, des résistances et
solidarités internationales se construisent./p p class=spipChroniques du pied de biche ouvre
une porte subjective sur les squats et ce qui les traverse./p/div div class='rss_texte'p
class=spipPlus d'une décennie de partages collectifs a fait que je n'imagine plus vivre seul
ou à deux, que je ne saurais plus comment faire sans les boums au petit déjeuner et
les brossages de dents collectifs, les ami-e-s qui sautent d'un poids lourd parti de Barcelone et
frappent à l'improviste, les journées où chacun-e bosse un peu dans son coin
et celles où l'on se rassemble à quinze pour trier la friperie, boucler un journal,
préparer une action ou creuser une canalisation. Je ressens que je ne peux juste plus me
réadapter à certaines clés de voûte de la « normalité
». Je cultive ce plaisir, un peu comme le fait d'avoir ce sentiment de flip et
d'écoeurement qui m'envahit quand j'entre dans un hypermarché. Je crois que squatter
apprend à s'adapter à beaucoup de situations invraisemblables mais parvient aussi
à induire en nous des formes d'hostilité un peu irrémédiables, et c'est
tant mieux./p p class=spipJ'ai appris un temps malléable et des journées
hétéroclites de peinture, de sciure, de terre, de réunions, d'écriture,
de gasoil, de communications câblées, de débats enflammés au
détour d'un repas, d'actions en ville et de balades nocturnes. Je sais qu'entre la
réalité de ma maison et ce que plein de gens imaginent trouver derrière les
murs avec leurs télés-clichés-matelas-crasse-défonce, il y a un
gouffre... Je sais que l'on refuse d'être rentables à leur cauchemar
économique, mais que ça n'empêche pas les supposés « feignants
» et « parasites » d'avoir des journées qui débordent
d'activités, sauf qu'elles ne s'évaluent pas en terme de pertes et profits sonnants
et trébuchants, et que l'on ne comptabilise pas 35 heures, parce qu'il y en a bien plus dans
la semaine et que l'on essaie de vivre chacune d'elles avec passion et sans patron./p p
class=spipSquatter m'a montré que le monde était rempli de poubelles
débordantes de beignets à la framboise, de tomates et de pitchs au chocolat. J'ai
appris à ouvrir les yeux sur les rues et à trouver des chantiers, des usines, des
décharges pleines de matériaux. J'ai appris à percevoir les bâtisses
vides dispersées un peu partout dans la ville et à fantasmer des vies à
l'intérieur./p p class=spipSquatter m'a appris à désirer des salles
bricolées et pleines de guirlandes où pouvaient se croiser des shows comiques
absurdes, des boums, des soirées de récit d'auto-stop, des nuits dont vous êtes
le héros, des karaokés do it yourself, du cinéma expérimental, du
théâtre de propagande et des films de Cassavetes, des festivals de marionnettes, du
turbo folk et des concerts de rock'n'roll, que l'importance est dans la rencontre et l'interaction
entre les personnes sur scène et nous. J'ai aimé me retrouver à planter des
tomates avec des musicien-ne-s argentin-e-s, rester dans le salon à boire des alcools
lointains après avoir fermé la salle et faire des adieux émus à des
inconnu-e-s de la veille lorsque leur van repart pour la prochaine date./p p class=spipJ'ai appris
les chantiers collectifs où l'on peut continuer la nuit à se lire des romans de
poudre et de feu en posant un enduit de chaux sur des murs de paille dans un hangar en béton
ou travailler des heures comme des fourmis sous les spotlights pour dégager au marteau
piqueur des poutres de leur coque de parpaings, et puis s'endormir à quinze dans le salon
sous une couette devant une comédie musicale ou se poser sur les marches de la maison
à siroter du chocolat chaud pour soigner nos courbatures, et contempler le flot sonore des
gens qui se rendent au travail dans leurs petites voitures./p p class=spipJ'ai appris qu'il n'y
avait pas grand chose de plus beau que finir par élire un lieu inconnu et y entrer pour de
bon après en avoir visité maints autres, de casser l'étrangeté des murs
froids, de faire siens des objets jaunis et des vieux papiers peints à fleurs, d'avoir des
amitiés issues de nuits blanches et de risques partagés, de bricolages improbables et
de victoires face à la police. Cette joie de l'irruption collective s'est transmise à
des bureaux, chantiers, magasins, autoroutes, écoles en fonctionnement dont il devenait
possible de suspendre abruptement le cours habituel et les nuisances pour les transformer un temps
en espaces vivables./p p class=spipJ'ai trouvé une poésie renversante à
transformer les histoires et topologies d'espaces rouillés et sortis du temps, à voir
des lampadaires d'anciens abattoirs éclairer la cuisine végétalienne d'une
convergence anticapitaliste, de vieilles maisons bourgeoises abriter des féministes
radicales, une ancienne usine de bikinis accueillir une rave party, contempler le lac Léman
du toit d'un bâtiment banquaire de douze étages où les gens dansent en
contrebas dans des coffres forts ou conspirer à des agitations urbaines dans un
château autour d'une table sculptée et de tableaux de chasse à courre./p p
class=spipJ'ai appris combien l'espace était précieux et à
m'émerveiller de pouvoir faire dans ma maison des parties de cache-cache géant, une
patinoire en hiver ou des soirées frite et cinéma en plein air, et d'avoir un cagibi
assez grand pour y abriter un vieux bateau, des carcasses de voitures, des tonnes d'inventions
ratées et de quoi construire et meubler quelques maisons. Je m'émerveille un peu
moins de ce que le rangement d'un espace, où s'agglomèrent tant d'objets, de projets
et de personnes, soit à ce point un défi quotidien./p p class=spipSquatter m'a appris
à voir la rue et les maisons comme des terrains de jeu et de construction, que l'on pouvait
bâtir une mezzanine au-dessus de la route et y reconstituer minutieusement le radeau de la
méduse en tableau vivant, péter le bitume pour planter des arbres et construire un
square, suspendre une table de banquet avec des poulies à 5 mètres du sol,
transpercer sa maison de bas en haut par un mât avec une vigie de bateau pirate à la
cime, mettre « le bon, la brute et le truand » sur un ghettoblaster et passer
l'après-midi à faire des batailles de fraises et de mangues pourries, construire un
four à pain en terre pour des pizza-parties et créer un village ouvert sur un
quartier au milieu d'une technopole polluée, souder des chaussures à talon en acier,
inventer un système de poêle à bois à double foyer avec un
échaffaudage et des bidons de fuel, fabriquer un moteur qui fonctionne à l'eau ou une
machine à laver à pédales, tourner un film de zombies et attaquer les banques
environnantes au ketchup ou se préparer à l'arrivée de la police en costume de
Maya l'abeille avec un poste qui crache « je voudrais mourir sur scène » de
Dalida./p p class=spipSquatter m'a prouvé que l'on pouvait être mégalo, prendre
méthodiquement à 100 un institut de géographie haut perché un matin de
1er mai, puis dominer la mairie et la préfecture pendant deux jours, se faire expulser sans
autre forme de procès et quand même être ivre de l'avoir vécu. Parfois on
peut aussi rentrer, sans vrais repérages ni grands plans d'ensemble, dans une usine visible
de tout le quartier, pleines de portes et de fenêtres et bien trop poreuse pour être
proprement barricadée, et quand même parvenir à rester./p p class=spipJ'ai
découvert qu'en quelques années, j'avais accumulé un paquet
d'expériences utiles, des fabrications de journaux et de radio pirates, de l'escalade et de
la soudure, des coups de bêche et de clé à molette, de la self défense
et des dossiers juridiques, de la comptabilité et du théâtre de rue, des soins
à base de plante et des premiers secours en manifs, de la bouffe pour cent et des
enquêtes incognito, des camps d'actions et des analyses stratégiques, des caravanes
itinérantes ou l'organisation de rencontres européennes à 2000 km de chez
moi... J'ai appris à participer à faire surgir des fantasmes collectifs dans la
réalité, à étudier les lois de l'argent et de l'État, puis
à les transgresser ou à les contourner. J'ai pris confiance dans le fait que RMI ou
pas, travail salarié ou pas, je n'aurai plus peur d'être « à la rue
», « précaire » et autres épouvantails de la loose sociale. Je sais
que l'on a construit des réseaux qui s'entretiennent et qu'il y aura toujours quelque part
des plans pour faire un peu de thune au besoin, et des refuges et ami-e-s pour démarrer de
nouvelles vies. Je sais aussi que quand on n'a plus peur de ça, c'est déjà
beaucoup plus dur pour eux de vous faire plier ou de vous remettre dans le droit chemin./p p
class=spipSquatter m'a appris à vivre dans des espaces où nous sommes alternativement
4, 20 ou 50 à partager un quotidien et que cela soit variable d'une semaine à
l'autre, à avoir 100 personnes de 20 pays qui dansent sur des tubes disco après trois
jours de réunion marathon, et se retrouver à 6 le lendemain, encore abasourdi-e-s,
dans la même maison./p p class=spipSquatter m'a fait vivre dans des groupes
complètement hétéroclites avec des personnes qui se couchaient à 6
heures du mat' quand d'autres se levaient, certaines qui passaient leurs journées à
gribouiller des tags autour d'une table et d'autres à rédiger des tracts, certaines
qui passaient leur temps à écumer les rues et en ramener des objets en tout genre
pendant que d'autres passaient leur temps un balai à la main et à remplir les
poubelles, certaines qui voulaient squatter pour toujours pendant que d'autres étaient
là pour deux mois, certaines qui ne juraient que par le potager pendant que d'autres
vivaient insomniaques dans des lignes de code informatique, certaines qui se cachaient à
l'autre bout de la maison dès que le mot réunion était lancé pendant
que d'autres voulaient qu'elles durent des heures, certaines qui prenaient les rues au moindre
mouvement social pendant que d'autres pestaient de se retrouver alors seules au petit
déjeuner, certaines qui voulaient parler de relations interpersonnelles et
déconstruire les rapports de pouvoir quand d'autres étaient muettes dès qu'il
ne s'agissait plus de parler de bricolage, certaines qui passaient des heures à
démonter des claviers d'ordinateurs et à en repeindre les touches une par une en rose
pendant que d'autres abattaient des murs, certaines qui ne cuisinaient que de la purée
pendant que d'autres ne pouvaient occuper la cuisine sans se lancer dans des déluges
culinaires et servir les meilleurs falafels de la terre à 3 heures du matin alors que les
trois quarts des gens ont lâché l'affaire et sont partis se coucher. J'ai vécu
combien cette diversité était stimulante mais aussi comme ça faisait du bien
parfois d'arriver à se constituer dans un groupe où les affinités politiques,
les choix de vie, les partages de responsabilités trouvent des formes de cohérence et
de stabilité./p p class=spipJ'ai vu des gens que les squats ont sauvé un temps de
leur quotidien appart-prozac, de boulots de merde ou d'études à mourir d'ennui, de
centres de rétention ou de taules, de relations de merde ou de traumatismes d'enfance. J'ai
constaté aussi combien il était parfois déboussolant de vivre en conflit avec
la société qui nous a formaté et de refuser ses normes, de choisir son temps
et ses activités. J'ai constaté que celles et ceux qui s'y essayaient ne se
retrouvaient pas là par hasard, que ça ne marche pas toujours et qu'il y a trop
d'ami-e-s et de compagnons de luttes perdu-e-s dans des déprimes, des redescentes solitaires
vers la normalité, ou éteint-e-s par la drogue. Je crois aussi qu'il y a toujours un
risque à se fabriquer des bulles parce que c'est dur ensuite de retomber dans le monde,
quand on a connu un peu plus de solidarité, de fièvre ou de douceur./p p
class=spipJ'ai appris à quel point vivre en collectif prenait du temps, pour échanger
avec ses co-squatteur-euse-s et ne pas juste se croiser aux repas, pour soutenir ceux et celles qui
vont mal et accueillir les ami-e-s de passage. Je sais qu'un lieu ouvert c'est des moments
planifiés mais aussi du temps pour ceux et celles qui frappent à la porte sans
prévenir pour visiter, peindre les murs, amener des carcasses de vélo, des bidons
d'huile de friture ou des piles de tracts, pour vous demander un entretien pour leur thèse
de socio, de l'aide pour un pote sans-papiers ou un lieu en procès, pour prendre un
thé ou proposer de venir tourner un clip de hip-hop, et puis pour répondre au
téléphone qui n'arrête pas de sonner et de vous poser des questions
invraisemblables ou de vous envoyer courir à l'autre bout de la maison. Souvent j'en ai
envie mais quelque fois ça me submerge et ça déborde trop sur le reste alors
je m'enferme pour travailler aux heures où tout le monde dort, et quelquefois je prends du
temps pour m'arracher à tout ça et partir tendre le pouce sur l'autoroute./p p
class=spipJ'ai constaté à quel point on ne nous avait pas appris à être
autonome, à nous organiser sans chefs, à ne pas compter sur des mères et
copines pour tenir une maison, à ne pas avoir des manards et d'autres qui pensent et
écrivent pour eux. J'ai vu que tout ça prenait du temps, des errances et des
expérimentations formelles, des coups de gueule et des coups de pied dans le tas, des
tableaux de tâches et des réunions sans fin... et souvent, c'est la merde. Souvent il
y a des gens qui se font écraser quand même, des prises de tête et des rapports
de pouvoir, parfois d'autant plus qu'on a décidé d'y être attentif, de les
décortiquer et de les expulser de nos vies. Et régulièrement, petit à
petit, on arrive quand même à briser certains fatalismes sociaux, à vivre
à travers d'autres réflexes, d'autres formes d'organisation et c'est beau./p p
class=spipJ'ai appris qu'il était possible de vivre des relations plurielles, avec des
groupes ou des individus, sous des formes et régularités différentes, dans
plusieurs villes et lieux, et d'essayer de ne pas trop classer ces amitiés-amours-rencontres
dans des cases formatées. J'aime la diversité des intensités possibles avec
mes co-habitant-e-s d'ici ou mes ami-e-s d'ailleurs et ressentir comme chaque personne devient
belle quand on partage des aventures et des adversités./p p class=spipJ'ai dû me
rendre compte que nos espaces « protégés » n'étaient pas à
l'abri de diverses formes d'abus et de viol, et que le fait de ne pas fermer les yeux comme souvent
ailleurs, de tenter de réagir sans juges ni policiers était une des choses les plus
complexes et douloureuses que l'on puisse affronter collectivement. Et si on ne tente pas de le
faire, tout le reste n'a plus beaucoup de sens./p p class=spipJ'ai compris par à-coups
à quel point cette vie, même anormale, demeurait plus facile pour moi parce que
j'étais un garçon blanc, en bonne santé, héritier d'une histoire
militante et suffisamment peu bousillé par l'existence pour avoir à peu près
confiance dans sa tête et dans son corps./p p class=spipJ'ai vu que l'on avait tôt fait
de s'enfermer dans son ghetto avec ses potes, ses costumes, de regarder les « gens normaux
» avec des sourires entendus, de ne plus sortir de son « zoo alternatif », de ses
sigles « vegans », « black blocs », « crusts », «
anargeeks » et de récréer une culture à certains égards aussi
conservatrice que n'importe quelle autre malgré les couches de vernis contestataire.
Squatter, c'est trop souvent croire faire la révolution entre soi en attendant une
quelconque retraite à la campagne. J'ai heureusement aussi découvert en squattant que
le monde était encore plein de prolos radicaux, de mamies autonomes, de vieux militants
autodidactes, de quinquagénaires enragées et de voisins curieux qui regorgeaient de
savoirs, d'expériences et avec qui il était possible de réparer ses vieux
camions, de renforcer des piquets de grève, d'échanger des graines de courges ou des
recettes de lutte, d'apprendre à coudre ou à abattre des arbres, plein de gens
prêts à donner des poêles à charbon, un tracteur, un labo photo, un
témoignage au tribunal ou des doubles des clés de la maison qu'ils viennent de
quitter./p p class=spipSquatter m'a montré qu'il y avait toujours des camarades pour vous
héberger si vous étiez en rade dans une ville inconnue et qu'il y a cent lieux
où partir apprendre et proposer son aide. J'ai appris qu'il y avait toujours les
matériaux et savoir-faire dont vous avez désespérément besoin sur un
des autres îlots d'un archipel de collectifs et de maisons urbaines ou campagnardes, et que
tout ça peut transiter jusqu'à chez vous par le prochain convoi. J'aime que les
maisons où je vis soient des plates-formes de départ aux quatre pôles vers les
péages les plus proches./p p class=spipSquatter a changé ma vie en tant qu'outil de
résistance politique. Cela m'a confirmé que, pour lutter, il faut aussi créer
des environnements propices à expérimenter d'autres modes de vie et les faire
ressurgir partout ailleurs, que pour passer à l'offensive, il faut disposer de bases
où se retrouver, se préparer et se ressourcer. Squatter m'a montré que l'on
pouvait faire converger utilement en un même lieu des luttes pour les transports gratuits ou
contre les frontières, pour soutenir des travailleurs en grève ou contre la
construction d'une prison, contre l'aseptisation des quartiers ou pour des médias
indépendants, contre les technologies de contrôle ou pour une informatique subversive,
que l'on pouvait soutenir des révoltes au Nigeria et oeuvrer localement à la
destruction du capitalisme ou du patriarcat. Squatter m'a montré que s'acharner sur
certaines de ces luttes pouvait transformer la ville et faire plier les autorités, les faire
sortir de leurs gonds et baver de rage, et m'a offert plein de temps à y consacrer./p p
class=spipSquatter m'a donné foi dans la force des regroupements, sans qu'il soit
nécessaire d'attendre un mouvement de masse. J'ai vu que l'on pouvait débarquer
à trente avec nos brosses à dents à la Lyonnaise des eaux pour obtenir un
contrat, fermer une préfecture en l'attaquant avec des épées en carton, hurler
devant le commissariat pour sortir des potes de garde à vue, balancer des gravats ou du
compost dans les bureaux du maire et finalement obtenir gain de cause parce que l'on n'est plus
seul, que l'on est prêt à revenir et que l'on s'est appris les un-e-s les autres
à leur tenir tête./p p class=spipSquatter m'a prouvé que quand l'époque
s'accélère, que les usines, les facs et les rues sont bloquées, nous
disposions d'une capacité à nous jeter à coeur ouvert dans la bataille avec
des véhicules et des gamelles, des masques et des mots, des matelas et des pieds de biche,
des chaînes et des sonos, et les forces nécessaires pour transmettre des pratiques
d'action et d'organisation éprouvées dans le quotidien./p p class=spipSquatter m'a
montré que la paix est un luxe réservé à certaines personnes qui
bénéficient d'une position sociale accommodante, choisissent de se taire et de fermer
les yeux. Je sais que dans notre cas, se refuser au silence peut nécessiter d'apprendre
à se faire des portes blindées, à dormir d'une oreille, et à courir
avec des extincteurs ou des barres de fer. Je sais que cela nécessite de trier ce que l'on
raconte au téléphone, de se préparer aux risques de perquisitions chez soi et
de s'habituer à ruser la police, les voisins psychopathes et les crétins à
croix gammée qui tirent sur votre maison ou vous sautent dessus au coin d'une rue...
Squatter m'a offert quelques moments cauchemardesques, de tensions extrêmes, de paniques et
de sang sur le palier. Je sais par ailleurs que la création de zones autonomes ouvertes,
sans vigiles ni caméras, autorise des alliances improbables et l'expression d' «
anormalités » autrement réprimées, permet de s'organiser pour
éviter un tas de discriminations et de violences, mais n'empêche pas de devoir
être prêt à virer les relou-e-s des soirées quand ils-elles sont trop
relou-e-s ou que tu as vraiment trop envie d'aller te coucher. Squatter m'a appris à
accueillir et soutenir des inconnu-e-s, mais aussi à ne pas ouvrir à d'autres parce
que ce n'est pas un « hôtel alternatif » et qu'il y a des situations où ce
n'est pas possible. Cela m'a valu de me faire traiter suivant les goûts de « fasciste
», de « paranoïaque », de « petit bourgeois » ou de «
sectaire », quelquefois par des personnes réellement à la rue ou graves
à l'arrache, mais bien souvent aussi par de généreux-ses citoyen-ne-s qui
vivent dans des apparts confortables et sont bien content-e-s de ne pas avoir à se
confronter à la merde des autres, à part dans les livres et les débats de
bistrots. Squatter m'a appris qu'on n'a beau faire, on n'est pas à Disneyland, et que l'on
vit dans un univers hostile à nos pratiques, où nos enclaves « autonomes
» se font vite pourrir de l'intérieur et attaquer de l'extérieur si on ne les
défend pas./p p class=spipJ'ai appris qu'on peut voir sa maison bêtement partir en
fumée en quelques dizaines de minutes après avoir combattu quatre ans pour la garder,
fondre en larmes, relativiser l'importance de tout ça, passer l'été aux aguets
et en action au milieu des décombres et puis reconstruire quand même sur les cendres
parce qu'on a décidé de rester même si on peut tout perdre./p p
class=spipSquatter m'a appris diverses manières d'attendre ou de provoquer. Je me suis
réveillé encore saoul après un nuit de concert et deux heures de sommeil avec
un CRS et des insultes au pied de mon lit et toute notre façade fracassée, et je me
suis juré d'essayer de ne plus jamais revivre ça. Je me suis rendu à un petit
déjeuner avec une soixantaine d'autres personnes dans la rue un matin glacé de
janvier à 6 heures. Puis on a mis des voitures et des meubles en travers de la rue et aussi
du feu et de la musique, au beau milieu des gens qui partaient au boulot ou qui amenaient leurs
gosses à la halte garderie. Nous avions été invité-e-s ce
matin-là parce que les habitant-e-s du lieu voulaient choisir leur moment, leur terrain et
ne pas dépendre de la date choisie par la police. Et quand les camions anti-émeutes
ont fini par se décider à sortir groupés du commissariat, tous les grands axes
de la ville se sont trouvés subitement bloqués par des câbles et des barricades
enflammées, et la police par du goudron et des plumes. J'ai dormi des nuits en
été dans une maison vide, seul sous une remise pleine de gravats sous le toit avec un
baudrier, à suer en attendant la police qui a évidemment préféré
attendre que l'on se lasse et venir quelques semaines plus tard. J'ai dormi dans un hangar à
coté d'un bidon de 200 litres rempli de béton armé dans lequel j'étais
censé cadenasser mon bras si ils arrivaient, mais ils ne sont jamais venus et nous avons
gagné. Et puis un jour je me suis réveillé par une matinée pluvieuse
d'août, après avoir dormi un mois et demi sur les toits, répété
des scènes d'expulsions, fait de cette attente une fête offensive et créative
continue, et pensé qu'ils ne viendraient peut-être plus et que l'on allait continuer
à vivre comme dans un rêve. On savourait des croissants et de nouveaux projets
d'installation aérienne et... ils sont arrivés... à l'heure de l'apéro,
cent policiers courant dans tous les sens et bouclant le quartier, mais cette fois nous avions tenu
l'attente et tou-te-s les habitant-e-s de cette rue squattée étaient posté-e-s
sur les toits, prêt-e-s à les recevoir./p p class=spipSquatter m'a donné
confiance dans les capacités de nos réseaux à s'entraider à une
échelle large : quand des gens débarquent de partout parce que votre maison va mal,
manifestent ensemble contre les magouilles d'un bailleur social lors d'une intersquat francophone
ou se coordonnent dans diverses villes pour(...)

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cinezik.org -
3 hours and 36 minutes ago
br / bAuteur:/b a
href='http://www.cinezik.org/forum/profile.php?mode=viewprofileu=3'YuHirà/abr /br /
bPosté le:/b Ven Déc 05, 2008 3:34 pmbr /br / br /br / Alors j'ai vu Two Lovers... br
/ br / Euh que dire... Le film est très bien fait, il y a quasiment tout pour
émouvoir le spectateur, les interprètes sont superbes... Et pourtant je suis
resté de marbre!!!! Le film a glissé sur moi... Est-ce parce que le film est
silencieux la plupart du temps? Je ne sais pas. C'est possible, même si je pesne que le
silence - un risque - est préférable afin de mettre en valeur les dialogues. Mais il
y a aussi quelque chose de vraiment trop convenu dans cette histoire. Cette façon de voir
ces adultes comme des adolescents qui ne voient tout qu'à court terme fait qu'on reste
à la surface des sentiments. Je n'arrive pas à partager les émois du
protagoniste: on ne nous en laisse pas le temps (c'est là que je me rends compte à
quel point les séries ont une longeur d'avance désormais). De plus James Gray
n'exploite pas du tout les troubles bipolaires du héros, dont on sait pourtant à quel
point ceux-ci peuvent perturber une relation amoureuse. Alors certes, on pourrait dire que les
troubles bipolaires expliquent la volatilité amoureuse de J. Phoenix: dans ce cas cela me
paraît une vision très simpliste de cette maladie.br / br / Peut-être
attendais-je trop de ce film après tout.

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Framablog -
3 hours and 56 minutes ago
pimg src=http://www.framablog.org/public/divers/webshot/screenshot_le-causeur.jpg
alt=screenshot_le-causeur.jpg style=display:block; margin:0 auto; title=screenshot_le-causeur.jpg,
déc. 2008 //p pDonnons un peu la parole à nos contradicteurs ou tout du moins
à ceux qui regardent nos gesticulations avec cynisme et ironie./p pFrançois-Xavier
Ajavon nous propose en effet dans le Causeur.fr un a
href=http://www.causeur.fr/liberons-nous-du-libre,1449article/a débridé et frondeur
qui a retenu ce matin mon attention. Il y a à boire et à manger mais certains
passages valent stylistiquement le détour./p pLe titre annonce la couleur :
em«Â Libérons-nous du libre - Le logiciel libre, nouvel opium du peuple
2.0Â ? »/em/p pAprès une courte introduction rappelant que l'informatique
aime la mythologie (et dire qu'il a commencé dans son garage) et les grandes messes occultes
des gourous (Steve Jobs à l'Apple Expo), on entre dans le vif du sujet. Morceaux choisis et
annotés./p blockquotepIl convient d’examiner l’une des dernières
expressions de cette religiosité : la mythologie libertaire et
«Â morale » qui entoure les logiciels libres./p/blockquote
pSoit. Allons-y.../p blockquotepSelon l’encyclopédie
«Â collaborative » Wikipédia :
«Â Un logiciel libre est un logiciel dont la licence dite libre donne à
chacun le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et
de vendre ledit logiciel sans contrepartie. » Ces logiciels
«Â libres » et gratuits s’opposent aux logiciels dits
«Â propriétaires » ou
«Â privateurs » (dans le jargon de cette mouvance). Non
seulement ces applications «Â libres » sont la plupart du temps
absolument gratuites, mais elles ont littéralement les tripes à
l’air : n’importe qui peut prendre connaissance de leur structure, de leur
fonctionnement, et peut les modifier à loisir.../p/blockquote pemCes logiciels qui ont
littéralement les tripes à l’air.../em Excellente formule pour
caractériser le code source ouvert des logiciels libres, j'en fais mon titre,
tiens !/p pOn notera par ailleurs la présence continue des
«Â guillemets » dans l'article qui font impression./p
blockquotepOn dirait ces définitions forgées pour notre modernité, dont
l’un des moteurs est la perpétuelle apologie de la «Â liberté
», de la «Â transparence », de «Â l’interaction
», du «Â collectif », de la «Â gratuité
», etc./p/blockquote pIl faudrait préciser car pour le coup cela mériterait un
vrai débat. Mais passons aux intall-party.../p blockquotepJ’apprends dans la presse
que de mystérieuses «Â Install Party » sont presque sur
le point de se substituer aux offices catholiques dominicaux (...) Qu’est-ce qu’une
«Â Install Party » ? Un événement festif, se
déroulant souvent dans une «Â salle polyvalente »
municipale, durant lequel des militants associatifs du «Â libre” sont
à la disposition des quidams voulant transformer leurs ordinateurs
«Â infidèles » et asservis aux logiciels commerciaux, en
ordinateurs «Â libérés » et modernes (...) Ce
genre de réunions Tuperware du «Â logiciel libre » a lieu
un peu partout en France, pour “convertir » vertueusement nos vieux PC
poussifs, victimes d’une triste addiction aux logiciels commerciaux, en bêtes de
course, équipés de pied en cap en applications libres, détachées de
tout «Â marché »... le tout sous le patronage symbolique d’un
nom emprunté à une culture sub-saharienne du tiers-monde. C’est
dire.../p/blockquote pLe nom emprunté à la culture sub-saharienne du tiers-monde,
vous aurez reconnu... Ubuntu ! Quant aux install-party, emréunions Tuperware du
logiciel libre/em, y'a pas à dire il a le sens de la formule ! Et Stallman alors
il n'en prend pas pour son grade ? Patience, nous y sommes.../p blockquotepBref, le
«Â logiciel libre », c’est l’attirail de camping
complet : valeurs, philosophie, convictions politiques, fatras new-âge...
Stallman, en visite à Montbéliard : «Â Un programme
libre est démocratique. C’est la somme des contributions individuelles de ceux qui
l’ont utilisé et transformé. Par contre, un programme privateur de
liberté est la dictature de celui qui l’a développé. Un instrument pour
imposer son pouvoir aux utilisateurs. » Démocratie versus dictature, rien
que ça... fantasme d’un univers «Â non marchand »
– à venir – contre l’atroce marché
libéral des flux économiques et des échanges commerciaux , no logo et tutti
quanti. Il n’y va pas avec le dos de la cuiller, le gourou open space./p/blockquote pemLe
gourou open space.../em Et pourquoi pas le gourou d'secours d'un monde en péril tant qu'on y
est ;-)/p blockquotepC’est que, pour ce militant des droits de l’Homme, la question
dépasse largement le cadre de l’informatique. Elle soulève aussi des questions
éthiques et politiques. On imagine que les dirigeants mondiaux ainsi taclés ne
s’en sont pas remis. «Â Le logiciel propriétaire est immoral et ne
doit pas exister... », dit-il encore, pas à court d’une sottise. Le monde
tremble sur ses bases./p/blockquote pJe ne sais pas si emle monde tremble sur ses bases/em mais
l'industrie informatique et culturelle commence à se poser des questions oui (cf loi DADVSI,
Hadopi, Paquet Télécoms, etc.)./p blockquotepBref, le «Â logiciel
libre » est en pointe dans le combat contre le grand méchant loup
libéral, symbolisé par l’infâme Bill Gates qui se nourrit chaque matin de
dix enfants innocents, et de deux vierges cuites à
l’étouffée./p/blockquote pSans oublier quatre chatons écrasés. Et
pour conclure.../p blockquotepCombat pour la morale comme l’expliquait le 1er décembre
Le Monde de l’Education : «Â Au delà de la question
économique, les motivations sont aussi d’ordre philosophique ou
éthique : selon Jean-Pierre Archambault, chargé de mission au
CNDPÂ : «Â les valeurs de partage et d’indépendance
véhiculées par le logiciel libre sont fondamentalement en phase avec les missions de
l’école et la culture enseignante ». » On frissonne en
imaginant cette «Â culture enseignante » qui s’oppose
à l’Ancien régime de la France moisie... du «Â privé
», des pratiques de consommation individualistes (aller à la Fnac et acheter un
logiciel aliéné, créé par des ingénieurs esclaves de leur
entreprise...), du repli sur soi, de l’indifférence à autrui, du cynisme, et
même d’une forme de proto-fascisme doux... le monde de ceux qui se plient à la
vie telle qu’elle est, et non telle qu’elle
«Â devrait » être./p/blockquote pAu final une drôle
d'impression parce qu'il y a caricature et douce moquerie sans criantes
contre-vérités. Je ne suis même pas sûr que cet article fasse
réellement du tort au logiciel libre./p pEt vous, qu'en pensez-vous ?/p

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TourMaG.com, 1er portail des professionnels du tourisme francophone - Forum -
4 hours ago
Continuez chers producteurs ... il est évident qu'il va falloir revoir votre copie.
A force de jouer sur les terres des agences en tentant d'attirer à vous une clientèle
directe et ainsi éviter une commission, les agences ont fini par jouer sur vos terres en
fabriquant seules, d'autant plus qu'elles sont sur le segment de marché le plus
intéressant, moyen+ & haut de gamme.
Eh oui, elles fabriquent !
Elles gagnent plus que vous ce faisant, et ne paient quasiment pas de frais d'annulation ! C'est
bien mieux pour avoir la prétention de donner du conseil.
Quant à Mr Chikli, chacune de ses interventions me hérisse. Je ne sais pas ce qu'il
fait, j'ignore à quoi sert le ceto, sinon à irriter une distribution
débordée. Je ne sais pas ce que ce Monsieur a réussi dans le tourisme, car de
mémoire, il n'a fait que gérer des sociétés prestigieuses en perte,
sans jamais réussir à les redresser. Je me demande pourquoi il intervient dans les
medias lorsqu'il y a un problème. Que fait donc le Snav ?
Mick Jagger, allez chanter vos salades ailleurs, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Il faut
vendre les tomates que vous récolterez, il y a de bonnes marges dans les fruits &
légumes. Les marges sont ainsi dans cette profession, et sans la distribution vous ne
sauriez vendre. Faites autre chose.
Notre agence existant depuis une dizaine d'années refuse de transiger. Certains TO nous ont
demandé des règlements à 21jours du départ : nous refusons, si le TO
n'est pas d'accord, nous tentons de le reprotéger ailleurs et annulons un maximum de
dossiers. Essayez donc, c'est radical !
Soyons sérieux, chers producteurs, car pour diminuer les délais de règlement,
en prenant exemple sur le reste du monde, encore faut-il que vous puissiez effectuer les
tâches qui vous incombent : assumer les frais sur les cartes de crédit, gérer
les litiges dignement, ne pas inclure les frais d'annulation dans vos calculs économiques,
ne pas jouer sur nos terres, etc.
Chers distributeurs, c'est au quotidien qu'il faut refuser les pratiques scandaleuses qu'on tente
de mettre en place insidieusement.
Refusez la dictature injustifiée des prodicteurs et autres Chikli inefficaces ...
Cessez donc de les vendre et vous verrez qu'ils seront prêts ... à vous faire payer
encore plus tard !

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Scoopeo En attente -
5 hours and 2 minutes ago
Il y a quelques jours youtube lançait une nouvelle fonctionnalités permettant de
rendre toutes vidéos du lecteur exportable (video embeded) super laides : la barre de
recherche ! Alors là je ne sais pas du tout ce qui leur est passé par la tête,
mais je n’adhère pas du tout et je pense que toute la bloggosphère est
d’accord avec moi. Voici un petit exemple sur un billet de Benoit traitant de la
réalité augmentée :
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TOURANPASSION -
5 hours and 2 minutes ago
Auteur: a href=http://www.touranpassion.com/forum/profile.php?mode=viewprofileu=1336
target=_blankDom77/abr / Posté le: 05 Déc 2008, 11:58 (GMT 1)br / Sujet
Réponses: 1428br /br / span class="postbody"span style=font-size: 4px; line-height:
normalmoi, je sais, moi je sais... /spanimg
src=http://www.touranpassion.com/forum/images/smiles/icon_wink.gif alt=Clin d'oeil border=0 / br /
br / Celà dit des span style=font-size: 24px; line-height: normalGrands/span blonds, c'est
vrai qu'il y en a partout...br /_________________br /Dom 1.4 TSI Sport Gris Ardoise br / a
href=http://www.touranpassion.com/forum/ftopic8228-0-0-asc-.php target=_blank class=postlink/aimg
src=http://www.touranpassion.com/forum/images/uploads/Leboubou111/Leboubou111_06.02.2008_1202310671_yann77_28.01.2008_1201531600_Sans%2520titre%25201.jpg
border=0 //spanbr /
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Korben's Blog -
5 hours and 55 minutes ago
Je suis tombé par hasard sur un truc qui s’appelle Harmony
Framework. C’est uniquement destiné aux codeurs web mais ça fait des
trucs plutôt sympa.
Ça utilise une syntaxe XML similaire à celle de Flex pour coder en objet
des applications PHP / Javascript… Honnêtement, je n’ai pas
testé mais je suis assez curieux sur ce truc.
Mais le plus rigolo, c’est pas ça… C’est que sur la page
d’Harmony, ils proposent un convertisseur en ligne de PHP vers Javascript.
Convertir du PHP en javascript ! WTF?! Je ne sais pas siça vous servira
mais comme c’est assez insolite, je le met ici.
Harmony c’est par là
!

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APNART.com -
6 hours and 7 minutes ago
Bonjour bonjour !
Pour l'école, je suis en Norvège.
Le paysage est époustouflant, je n'ai pas pu résister.
Je travaille en pâtisserie, et toute la journée je vois ça. Sympa hein !
( Pour l'appareil, je ne sais pas trop, c'est l'APN de mon prof de pratique. )
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Zazieweb.fr - Forum Lectures -
6 hours and 39 minutes ago
Mercredi 3 décembre à 19h : Rencontre avec DORIAN ASTOR pour la publication de sa
biographie Lou Andreas-Salomé (Folio biographies). Romancière, essayiste,
psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) fut avant tout un esprit libre. A 20 ans, elle
entretient une amitié philosophique avec Nietzsche et joue avec le feu de son amour. A 30
ans, elle devient la compagne de Rilke, dont elle accompagne la trajectoire poétique, et se
dérobe à sa passion. A 40 ans, elle est accueillie comme disciple de Freud et lui
fait accepter toutes ses hérésies. Il lui confie la formation de sa fille Anna qui
sera l'une des pionnières de la psychanalyse d'enfants. Elle rêva de mariage sans
sexualité, de maternité sans procréation, d'inconscient sans pulsion de mort.
Femme de tous les paradoxes ou bien femme en quête d'un absolu : "Etre seule, vivre
intérieurement pour soi, est pour moi un besoin aussi impérieux que le contact et la
chaleur humaine. Besoins aussi forts et passionnés l'un que l'autre...". Dorian Astor est
ancien élève de l'ENS, agrégé d'allemand. Il consacre ses travaux
à la littérature, la philosophie et la musicologie. Il a publié
différentes traductions et est également dramaturge.
Vendredi 5 décembre à 19h : Rencontre-signature avec JOANNA HELLGREN de passage
à Paris pour la parution de sa bande dessinée Frances (Cambourakis). Second album de
la Suédoise Joanna Hellgren après Mon frère nocturne, Frances raconte une
histoire située à une époque indéterminée (peut-être les
années 30) en présentant deux points de vue : celui de Frances, petite fille autonome
et forte qui vient de perdre son père et que sa tante Ada recueille ; et celui d'Ada, jeune
femme qui vit avec son père agé, et fait la connaissance de Louise, écrivaine,
indépendante, assumant son homosexualité. Les deux femmes vont se lier, tandis que
Frances observe son nouvel environnement et tente de s'y faire une place. Cette bande
dessinée, tout en délicatesse, feutrée comme l'atmosphère qu'elle
décrit, rend compte du poids de la famille, des préjugés, du statut des femmes
et de la question des identités. Joanna Hellgren est née en 1981, a
étudié les arts à Stockholm et à Paris (elle parle très bien
français), et publie dans plusieurs revues en Europe.
Mercredi 10 décembre à 19h : Rencontre avec MICHEL CARASSOU pour la sortie de Paris
Gay 1925 (Non Lieu). Cette nouvelle éditon de Paris Gay 1925, originellement publié
il y a 25 ans par Gilles Barbedette et Michel Carassou a été revue et son
iconographie enrichie (photos, dessins, peintures) ainsi que la bibliographie. Ce beau-livre nous
replonge dans les lieux et l'atmosphère du Paris des Années folles quand elle
était une capitale homosexuelle pour les hommes et pour les femmes : le fameux bal de Magic
City, ou ceux de la Montagne Sainte-Geneviève, les bars du Monocle, de la Chaumière,
les clubs privés, les promenoirs et les bains turcs. Interviewés-es par les auteurs,
des témoins privilégiés-es apportent un éclairage nouveau et personnel.
Puis, les auteurs étudient l'idée et la représentation de
l'homosexualité que se faisaient la psychiatrie et la littérature de l'époque.
Ils donnent, comme exemple, de larges extraits de la première revue homosexuelle
"Inversions".
Vendredi 12 décembre à 19h : Vernissage-débat de l'exposition de photos du
collectif de la Marche de nuit 2008 intitulée"Ecrivons et crions nos histoires, notre
histoire". "Le 14 juin 2008, à Paris, nous étions 500 filles, femmes, lesbiennes et
féministes à marcher de la mairie du XIXe arrondissement à la place
Jean-Jaurès pour dénoncer les violences masculines. Nous avons scandé des
slogans, mais aussi chanté, jonglé avec du feu, peint sur les trottoirs et, à
la fin, fait un grand cercle symbolisant notre solidarité. Remplies de cette énergie,
nous ne nous arrêtons pas là : le collectif Marche de nuit 2008 continue !" Et vous
propose le témoignage photographique de cette manifestation. Le vernissage sera l'occasion
d'une rencontre avec le Collectif et d'un débat. (exposition du 10 décembre au 11
janvier)
Violette and Co vous signale :
Littérature
ISASBEL ESTEBAN : Les pieds de Sam (La Cerisaie) ; MAYA ANGELOU : Je sais pourquoi chante l'oiseau
en cage (Les Allusifs) ; PIER PAOLO PASOLINI : C. (Ypsilon) ; UNICA ZÜRN
: Mistake et autres écrits en français (Ypsilon) ; INGEBORG BACHMANN : Malina (Seuil)
; HANNA KRALL : Le roi de coeur (Gallimard) ; MICHEL PEYRAMAURE : L'ange de la paix. Le roman
d'Olympe de Gouges (Robert Laffont) ; PERCIVAL EVERETT : Glyphe (Actes Sud) ; YANICK LAHENS : La
couleur de l'aube (S. Wespieser) ; HERVÉ GUIBERT : Articles intrépides, 1977-1985
(Gallimard) ; RENÉ ZAHND : Annemarie (Actes Sud Papiers) ; LAURENT NUNEZ : Les
récidivistes ; NAWAL EL SAADAWI : Zina, le roman volé (Luc Pire) ; EDWIGE DANTICAT :
Adieu mon frère (Grasset) ; GEETANJALI SHREE : Moi, une femme effacée (Infolio) ;
ICHIYÔ HIGUCHI : La treizième nuit (Belles lettres) ; OGAI MORI :
Vengeance sur la plaine du temple Goji-in (Belles lettres) ; LAURA KASISCHKE : La couronne verte
(Bourgois) ; en poche : MARINA TSVETAÃÂEVA : Matins bénis. Lettres de
France et d'URSS ; COLUM MCCANN : Zoli
Essais
ANNE MARTIN-FUGIER : Comédiennes. Les actrices en France au XIXè siècle
(Complexe) ; VÉRONIQUE JAQUIER et JOËLLE VUILLE : Les femmes :
jamais criminelles, toujoours victimes ? (L'Hèbe) ; FRANçOISE DUROUX (dir.) :
Virginia Woolf. Identité, politique, écriture (Indigo) ; FRANçOISE DOLTO :
Mère et fille. Une correspondance 1913-1962 (Mercure de France) ; AUDREY LASSERRE et ANNE
SIMON (dir.) : Nomadismes des romancières de langue française (P. de la Sorbonne
nouvelle) ; COCO FUSCO : Petit manuel de torture à l'usage des femmes-soldats (Prairies
ordinaires)
Biographies
JULIEN DOUSSINAULT : Hélène Bessette (Léo Scheer) ; COLETTE COSNIER : Marie
Bashkirtseff, un portrait sans retouche (P. HORAY) ;
Beaux-arts
CLAIRE CHAMPENOIS : Femmes d'exception du XXè siècle à nos jours (De Lodi) ;
LAURA WINCKLER : La femme et ses symboles (Nouvel angle) ; CHRISTIANE FALGAYRETTES-LEVEAU (dir.) :
Femmes dans les arts d'Afrique (Dapper) ; OSCAR WILDE et BEARDSLEY : Salomé (PUF) :
CHRISTINE DE PISAN : Epître d'Othéa (PUF) ; Bacon (Skira) ; MICHEL LEIRIS et FRANCIS
BACON : Face et profil (Hazan) ; JEAN COCTEAU et PIERRE JAHAN : La mort et les statues ; BILL T.
JONES : Dernière nuit sur terre (Actes sud) ; JACQUES BARSAC : Charlotte Perrian et le Japon
(Norma)
Polar/SF
CLAIRE MCNAB : Les disparus de l'outback (KTM) ; CATHERINE DUFOUR : Blanche-Neige et les
lance-missiles, t. 1
BD
AMRUTA PATIL : Kari (Au Diable Vauvert) ; AURELIA AURITA : Je ne verrai pas Okinawa (Impressions
nouvelles)
Jeunesse
F. HINCKEL et P. DUHAMEL : Ma mère est maire (Talents Hauts) ; S. DIEUAIDE et M. ALLAG : Je
veux une quiziiine ! (Talents Hauts) ; LOUISE MICHEL : La vieille Chéchette (Albin
Michel)
Revues
Scum Grrrls n° 14 ; GLU n° 8 ; Nouvelles questions féministes vol. 27 n° 3 :
"Féminismes autour de la Méditerranée" ; Travail, genre et
société n°20/2008 : "Migrations et discriminations"
Pratique
Agenda des femmes 2009 des éditions du remue-ménage : "Artistes engagées"
DVD
Itty Bitty Titty Committee ; Butch Jamie ; Mishima : Rites d'amour et de mort
102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny. Bus 46, 56, 76, 86.
tél : 01 43 72 16 07 www.violetteandco.com/librairie/
Ouverture du mardi au samedi de 11h à 20h30 et le dimanche de 14h à 19h
(fermée le lundi)
Pour toute communication avec la librairie, merci d'écrire à : violette@violetteandco.com
Pour vous désinscrire, envoyez en "répondre" ce programme en demandant de supprimer
votre nom.
Date Evénement : Du 01/12/2008 au 31/12/2008
Site Internet :
http://www.violetteandco.com/librairie/
Lieu : Librairie violette and co
102 rue de Charonne, 75011 Paris
tél : 00 33 (0)1 43 72 16 07
Ouverture du mardi au samedi de 11h à 20h30 et le dimanche de 14h à 19h(fermée
le lundi)
http://www.violetteandco.com/librairie/

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Le peuple des connecteurs - blog politique du cinquième pouvoir -
6 hours and 47 minutes ago
Ma conférence de
Genève s’est retrouvée sur leweb2zero.tv. Un
commentateur a tenté de parler du monde en soi et des diverses représentations que
nous pouvions nous faire de ce monde. En gros, il dit que le monde en soit ne peut pas être
en même temps plat et sphérique mais que seules nos représentations peuvent
être diverses.
Je ne pense pas avoir dit le contraire.
Si je crois que le monde est plat, je le vois plat, j’y vis comme s’il était
plat. Mais comme je sais qu’il est sphérique, j’ai l’impression de le
voir sphérique, surtout quand je me trouve au bord de la mer.
Nous ne parlons toujours que de représentations. Tout ce que nous pouvons dire sur le
monde c’est au travers de nos représentations. Soit on est dogmatique et on
s’accroche à une seule représentation, soit on accepte de croiser diverses
approches, mais cela ne nous affranchit pas de représenter.
J’entends souvent dire :
– Le réseau n’est qu’une représentation. On peut en créer
autant qu’on veut.
Ce à quoi je réponds :
– Allez-y. Créez des représentations. C’est le propre des génies
d’en offrir de nouvelles à l’humanité.
Il me semble que nous ne disposons pas de beaucoup de représentations. Elles apparaissent
peu à peu au fil de l’histoire. Et on ne peut pas en sortir de son chapeau à
tour de bras.
Dans ma conférence, je discute de deux changements de représentation. Celui du
monde plat vers le monde sphérique, celui du monde pyramidal vers le monde réseau.
J’aurais pu parler du passage de l’espace euclidien à l’espace
riemannien. Il y a d’autres exemples qui souvent n’ont pas encore été
consommés (mais en aucun cas une infinité d’exemples).
Notes
- Pour nous les hommes, la terre n’a pas géométriquement beaucoup
changé depuis notre apparition. Seule notre représentation d’elle a
changé.
- En revanche, la structure sociale évolue. Je parle donc de représentations
changeantes d’un objet lui-même changeant.
Qui dit changement de représentation, implique que des personnes différentes
peuvent vivre avec des représentations différentes. Dans l’imaginaire
collectif, le monde peut être en même temps plat et sphérique. Une même
personne peut hésiter entre les deux modèles et vivre tantôt comme si le
monde était plat, tantôt comme s’il était sphérique.
C’était le cas pour les Grecs.
La réalité qui se cache derrière la représentation est elle sans
doute moins versatile. La terre est « plutôt » sphérique. Je crois que
c’est la même chose pour notre réalité sociale. Elle est «
plutôt » en réseau même si beaucoup de gens la voient encore comme
strictement pyramidale. Mais cette réalité restera éternellement
masquée par nos représentations.
Comme je le dis souvent, la pyramide, c’est-à-dire la structure en arborescence,
n’est qu’une forme particulière de réseau. Je ne parle en fait que
d’un glissement de représentation (quelque peu déphasé avec les
transformations de l’objet représenté). Nous passons d’une structure
sociale relativement idéale à une structure de plus en plus interconnectée
qui, au final, possède une topologie nouvelle, pour résumer hautement
décentralisée et distribuée.
Mathématiquement, entre un plan et une sphère, il y a autant de différences
qu’entre une arborescence et un réseau hautement décentralisé et
distribué. Nous sommes peut-être tout simplement en train d’apprendre à
mieux voir notre monde social. Il n’est plus vertical mais transversal. Et peut-être
que ce nouvel éclairage nous permettra de repenser nos vies et nos sociétés.
Comme l’objet social dépend de nos actes et de nos représentations, il peut
évoluer en fonction du regard que nous portons sur lui. C’est un objet en soi bien
plus complexe que la terre mais l’analogie entre les deux transitions de
représentation me paraît pertinente.
Nous changeons ni plus ni moins de conception du monde... et en même temps nous allons
changer le monde.


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