Shangols -
13 hours and 57 minutes ago
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src=http://storage.canalblog.com/58/39/110219/32683316_p.jpg width=300 border=0 //a/p p
style=text-align: justify;Joli petit film fordien, à léconomie, qui pratique une
épure de scénario et de forme très convaincante. Le résumé tient
en quelques mots : une patrouille en plein désert mésopotamien en 1917, erre au
hasard jusquà une oasis ; autour delle, les ennemis invisibles sont aux aguets, et
décime tranquillement les braves ricains. Ce côté emDésert des
Tartares/em fonctionne vraiment impeccablement : le film est une alternance de moments creux,
donnant toute leur place à chacun des personnages, dressant en quelques secondes une
biographie à chacun, et de moments dramatiques, secs comme un coup de trique : un coup de
feu isolé, un homme qui tombe, et voilà le petit groupe réduit
inéluctablement./p p style=text-align: center;a
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src=http://storage.canalblog.com/18/81/110219/32683322_p.jpg width=300 border=0 //a/p p
style=text-align: justify;Ford na rien dautre à filmer que la désolation des
alentours, et emstrongThe lost Patrol/strong/em finit par trouver un style aussi sobre que son
paysage. Le destin frappe dur, comme le soleil, et il y a une sorte de spirale
irrépréssible de la Mort qui se dessine dans cette histoire sans
évènement. Le destin de la patrouille est définie dès le départ
: ça va être un massacre. Mais ce massacre a lieu dans le silence total et la
clarté aveuglante du désert. Labstraction est souvent là, dans cette
épure complète de laction. Les acteurs sont in the mood, sobres, rudes, quasi-muets,
peu dessinés. Dommage que le film soit un peu trop rapide pour vraiment nous les attacher. A
lexception de Boris Karloff, en sur-jeu dans le rôle de la grenouille de bénitier du
groupe rendu fou par la peur, mais tout de même assez fascinant, les autres sont
condamnés à nendosser que le rôle de la chair à canon. Si quelques
petits évènements viennent de temps en temps relancer laction (un avion de sauvetage
qui arrive comme le Messie, un personnage pris dun héroïsme fatal...), on sent que Ford
est plus intéressé par la forme que par le fond. Il y a pourtant de fines allusions
bibliques (ah la dernière image de Karloff, qui porte sa croix dans le désert comme
un prophète) qui enfoncent le clou de cette tragédie absurde (les combats se
déroulent dans le berceau de lEden, comme le rappelle un des personnages)./p p
style=text-align: center;a href=http://storage.canalblog.com/73/40/110219/32683332.jpg
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src=http://storage.canalblog.com/73/40/110219/32683332_p.jpg width=300 border=0 //a/p p
style=text-align: justify;Quant à la mise en scène, elle est rigoureuse et
discrète : si Ford manque parfois dinvention pour renouveler laridité de ses cadres,
il laisse tout de même éclater son goût pour la vastitude des ciels, et son sens
du cadre trouve tout son épanouissement dans ce décor simple comme un haïku.
Grandes étendues surexposées, qui tranchent à peine avec ces ciels blancs,
avec juste ça et là la tache noire dun être abandonné au sein du cosmos,
cest très beau à regarder. Bref, une oeuvre mineure, mais solide, sobre et
dôtée dune belle puissance. /p

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