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SANTIAGO DU CHILI Une convention en ce sens a
été conclue avec les organisateurs du plus célèbre rallye-raid, la
société ASO qui organise également le Tour de France cycliste. Le Dakar s'est
déjà déroulé en 2009 et 2010 en Amérique du Sud. ASO avait
opté ...
Feeling and Sound présente : SAMEDI 17 AVRIL 2010
"BACK2FUTURE!" @ Casino d'Evian
L'ensemble des acteurs de la scène des musiques électroniques, de la presse
spécialisée aux artistes en passant pas les labels et maisons de disques nous
annoncent pour 2010 le retour fracassant de le house et de la techno sur les dancefloors. Qui de
meilleur représentant que Jack de Marseille pour marquer l'événement?!!! Le
pionnier avec Laurent Garnier du mouvement "techno" en France depuis une vingtaine
d'années nous fera l'honneur de sa présence dans un cadre sublime face au Lac
Léman et en compagnie de la crème de la scène locale. Le Casino d'Evian,
Feeling and Sound et l'ensemble de l'équipe technique d'IBS mettront tout leur amour et
savoir faire afin d'envoûter vos sens et user vos semelles.
>> Dès 23h :
JACK DE MARSEILLE (Wicked Music)
LIFE RECORDER (Code316 Rec)
DJ MUTE (FeelingandSound, IBS)
DJ PATMAN (Oxxy Beach)
CASINO D'EVIAN-LES-BAINS
Quai Baron de Blonay
F-74500 EVIAN LES BAINS
>> Warm'up "Au Bureau" (même adresse), dès 20h :
MISS DUCKIN'(FeelingandSound)
PAF : 15E
Prélocations :
Magasin "IBS Son-Lumières"
40 avenue de Genève
F-74200 THONON LES BAINS
Le « Dakar » se déroulera encore en Amérique du Sud en 2011,
selon le gouvernement chilien. Une convention en ce sens a été conclue avec les
organisateurs du pl...lire la suite
Mes recherches sur un gestionnaire de fichier me permettent d’avoir des retours et des
suggestions sur des programmes que je n’avais pas trouvé lors du défrichage
du sujet. On m’a suggéré d’essayer jbc-explorer, ce que j’ai fait sans peur ni angoisse.
jbc-explorer est un programme GPL qui permet d’accéder à des fichiers que
vous voudriez partager. Il ne répond absolument pas à mon cahier des charges, mais si j’en parle, c’est que j’en
vois une utilité simple dont je parlerais après la présentation.
Ce logiciel ne permet pas, de base, d’envoyer des fichiers sur le serveur. Il ne permet QUE
la consultation/téléchargement des documents en ligne, sans gestion
d’utilisateurs et de droits associés. Considérez le donc comme un navigateur
de documents en ligne plus que comme un gestionnaire de fichiers.
Le site en fait la présentation ainsi, et il faut reconnaitre (vous le verrez) que
c’est juste:
Cet Explorateur Web permet de consulter des fichiers sur un serveur web comme sur son propre
ordinateur. Il se comporte de la même manière que l’explorateur de fichiers de
Microsoft Windows tel que nous le connaissons tous. De cette manière il est totalement
intuitif d’utilisation.
Avertissements:
La dernière
archive disponible sur le site date de septembre 2006. On peut donc considérer que le
développement est stoppé et qu’il existe un risque de sécurité
à utiliser ce programme.
La dernière news
date de novembre 2007 et annonce une faille de sécurité sur toutes les versions
sauf la dernière... :/
Le forum est encore actif à cette date, mais j’ai l’impression qu’il
s’agit plus de réponses aux modules, qu’au logiciel lui même.
Installation
Ultra simple, il suffit de décompresser l’archive, de la copier sur le serveur, de
donner les droits à l’utilisateur du serveur (www-data) et de se rendre à
l’adresse. C’est tout.
Configuration
Il n’y a pas d’utilisateur d’administration créé à
l’installation, c’est la première tentative de connexion qui crée le
fichier des autorisations. Attention donc à bien être le premier qui se connecte au
site.
La page de configuration, accessible une fois que vous êtes identifié, ne propose
que peu d’options mais vous permettra de régler l’affichage et un peu le
fonctionnement du logiciel.
Fonctionnalités
Elles sont simples:
Téléchargement des éléments (par clic droit + enregistrer sous)
Visualisation des fichiers txt
Galerie d’images, avec possibilité de diaporama
J’avais dit que c’était simple...
Il est possible d’ajouter une grande
quantité de modules qui ajouteront des fonctionnalités, en particulier
l’upload, l’édition de fichiers, des thèmes, un player audio, ...
Conclusion
J’ai dit que le logiciel ne convenait pas à mon cahier des charges. Si j’en
parle, c’est parce qu’on me l’a suggéré comme gestionnaire de
fichiers en ligne et parce que je teste, donc je
«Â rapportise ».
Là où je trouve un point positif au logiciel, c’est qu’il est possible
de lui donner simplement l’aspect de XP (et un peu de Vista) par des skins CSS.
Le fonctionnement du diaporama est identique en tous points à celui de XP, avec les
mêmes boutons disponibles en bas d’écran.
De cette manière, l’intégration dans le poste de travail est parfaite et les
utilisateurs n’ont pas l’impression de changer de logiciel. J’ai tellement
d’utilisateurs qui préfèrent ouvrir des partages sur leur windows dans tous
les sens pour permettre ponctuellement au voisin d’accéder à des documents
que rapidement le réseau entier est partagé dans tous les sens, en permanence, ce
qui rend les virus heureux et facilite leur prolifération.
Je me dis que l’utilisation de ce logiciel, en attribuant un répertoire à
chacun des utilisateurs, résoudrait le problème des partages (qui seront alors
désactivés sans possibilité de les remettre). Du fait de ce que
l’aspect reste proche de ce qu’ils connaissent, j’ai bon espoir que les
habitudes ne soient pas un frein au changement de fonctionnement.
Par contre, par précaution et par sécurité, je n’autoriserais
qu’un fonctionnement en interne, sans accès depuis internet.
Donc, ce n’est pas le gestionnaire de fichiers en ligne absolu que je recherche, mais je
suis quand même content de l’avoir découvert.
Si vous désirez tester le logiciel, vous pouvez accéder à la
démo sur le site de
jbc-explorer.
PS: le logiciel fonctionne bien avec l’UTF-8 à condition que le serveur web envoie
la bonne information d’encodage.
Yakuza fait partie de ces
séries bénéficiant d’une curieuse aura de sympathie, bien que, sous
nos contrées, peu de personnes, finalement, y ont vraiment joué. La faute a une
plate-forme exclusive, la PlayStation (2 puis 3) et, surtout, un univers et une
accessibilité un peu à part. Difficile, en effet, d’apprécier les
Yakuza sans s’y plonger corps et âme, et prendre le temps de lire les tonnes de
dialogues qui emmaillent chaque opus. À cet égard, le fait que Yakuza 2 n’ait pas
été traduit en français — tout comme ce troisième
épisode, qui ne propose que des sous-titres anglais — n’a
évidemment pas arrangé les choses… Quoi qu’il en soit, on
appréciera particulièrement, ici, la possibilité de regarder les
résumés vidéo des deux premiers volets, véritables petits films de
15-20 minutes commentés par la voix chaude de Takaya Kuroda (Kiryu dans
le jeu). Une manière pour certains de se rafraîchir la mémoire, et pour les
autres de découvrir des scénarios (tordus) suintant l’énergie et la
passion, entre trahisons, combats à mort et improbables coups de théâtre.
Notons qu’à l’écrivain Hase Seishu, scénariste
des deux premiers opus — et de l’épisode Kenzan —
succède Masayoshi Yokoyama, un illustre inconnu qui a su heureusement
respecter à la lettre l’esprit Ryû ga Gotoku, à
quelques mièvreries près. L’indéboulonnable Toshihiro
Nagoshi (qui a oeuvré notamment sur les Super Monkey
Ball… et Shenmue
!) reste le maître d’oeuvre, et partage avec Hideo Kojima, un vieux
compagnon de troquet (véridique), un amour certain pour les cinématiques à
rallonge, ici plus que jamais présentes.
Okinawa way
Difficile, pour un fan de la première heure, de ne pas être immédiatement
emballé par Yakuza
3. Enfin, la qualité de réalisation —certes imparfaite sur
certains points — permet de faire honneur au sens du détail qui
caractérise la série. Quant aux cinématiques, elles transcendent un
character design d’une qualité et d’une variété
étonnante, soutenu par des visages désormais presque photoréalistes. Le
bonheur. À l’image d’un Kazuma Kiryu désormais retiré du monde
et cherchant avant tout la paix, le début du jeu vous invite à découvrir
l’île d’Okinawa, son temps superbe, ses touristes en chemises à
fleurs… Une atmosphère idyllique entachée par une conspiration
politico-mafieuse dont on conçoit peu à peu l’ampleur, tandis que l’on
devine, évidemment, que la retraite de l’ex 4ème chef du clan
Tôjô, qui administre désormais un orphelinat, ne peut être que de courte
durée. Une parenthèse d’une dizaine d’heures avant
l’inévitable retour à Kamurocho qui, toutefois, permet de se faire la main,
et découvrir à peu près tous les aspects du titre entre mini-jeux (on va y
revenir), intérieurs de magasins modélisés avec un soin maniaque, ambiance
de foule plus vraie que nature (on regrette juste une atmosphère sonore un peu en
deçà) et, il faut bien le dire, missions diverses pas toujours follement
intéressantes. Entre livraisons de nouilles, recherche de gamine égarée,
cache-cache et transport de glaces à six boules, on n’a en effet pas toujours
franchement l’impression d’incarner le yakuza le plus classe du monde. Les petites
frappes que vous croisez sans cesse et qui ne manquent jamais de vous provoquer
— les inconscients — sont heureusement là pour
arranger ça…
Mawashi-geri dans ta face
Coeur du gameplay, les combats dans Yakuza 3 se révèlent, sans
surprise, d’une richesse ahurissante. Comme dans les précédents opus,
c’est en gagnant des points d’expérience que vous pourrez améliorer
certains de vos talents, et étendre votre palette de coups. Projections, esquives,
contres, rétablissement sur chute, garde… Les possibilités offertes
permettent de développer son propre art du combat, tandis que l’on
privilégiera plutôt telle ou telle capacité (résistance,
vitesse…), le tout en ayant la possibilité, évidemment, d’utiliser
diverses armes blanches ou de poing, ces dernières étant de surcroît
customisables. Surtout, le dynamisme des combats et la possibilité sans cesse
renouvelée de découvrir de nouveaux finishing moves —
différents en fonction de l’environnement immédiat, du type d’armes ou
d’objets utilisés, de la partie du corps que vous attrapez, etc.
— font qu’au final, chaque nouvelle échauffourée peut se
révéler différente de la précédente. Évidemment, pour
cela, il faut creuser au maximum le “fighting system”, comme dirait Van Damme, mais
tous ceux qui se donneront cette peine prendront un pied monstrueux, vraiment, à
démonter yak’ et wesh-wesh à tous les coins de rue. Cadeau Bonux :
désormais, avec son téléphone portable, Kazuma peut “saisir” une
scène qui l’interpelle dans la rue (première
“révélation” : une petite vieille qui percute une voiture en scooter et
fait un soleil…), et s’en inspirer pour mettre au point un coup spécial, le
tout étant ensuite relaté, de façon assez drôle, sur un blog
imaginaire ! Un principe complètement con… et absolument réjouissant.
Serial gamer
On trouve de tout dans Yakuza
3 : des bars et des restaurants à écumer, des salles clandestines proposant des
jeux de cartes ou de dès exotiques (chô-han, koi-koi, oicho-kabu…), des
tournois d’Ultimate Fighting underground, des courses-poursuites, des clés de
consignes disséminées ici et là qui permettent de récupérer
différents objets, du bowling, du golf, des jeux de fléchettes, des sessions de
pêche à la ligne… Pas mal de choses déjà visibles dans les
précédents épisodes, mais que l’on retrouve avec toujours autant de
plaisir et qui bénéficient évidemment ici d’un soin particulier. Il
faudra notamment gérer particulièrement bien les sticks analogiques pour certaines
épreuves, comme le billard ou les fléchettes, qui réclament de la
concentration et une vraie précision (ce qui en énervera plus d’un). On ne
soulignera évidemment jamais assez à quel point Yakuza 3, à
l’image là encore de ses illustres prédécesseurs, ne se prend pas au
sérieux et s’autorise une constante autodérision. Tout est dans le
détail : ennemi qui vous attaque avec un énorme thon congelé, finishing
moves à la violence totalement démesurée, séances de karaoké
durant lesquelles Kiryu aligne les paroles niaises et chante comme une casserole, salary man qui
vous défie à un concours de biture et roule sous la table… L’ambiance
légère du jeu, qui contraste sainement avec l’atmosphère plus
sérieuse des cinématiques, fait que l’on parcourt le jeu avec un plaisir
toujours renouvelé.
No woman, no cry
Sujet (évident) de discorde, “l’ablation” avérée des
versions américaine et européenne du jeu, qui se voient amputées de la
séquence des bars à hôtesses, notamment, a donné à certains
gamers l’envie de couper la dernière phalange du petit doigt des responsables de
cette décision a priori aberrante. Et fait naître des velléités de
boycott. Bien que je n’excuse en aucun cas ce genre de procédés, il convient
toutefois de ranger les canifs. Ne plus avoir l’occasion de draguer à loisir
quantité de jeunes femmes aux coiffures improbables, trop heureuses de faire suer votre
carte bleue, n’a finalement rien de dramatique. Surtout qu’il est toujours possible
d’en rencontrer quelques-unes au hasard, dans la rue (et de profiter d’elles pour
commander en une fois toute la carte d’un resto histoire d’accumuler les points
d’expérience !). De plus, dans un effort louable, la version “premium”
du jeu proposée en Europe contient différents bonus, entre B.O. d’une
trentaine de titres, tableau “interactif” détaillé des relations entre
personnages (dont on retrouve l’équivalent dans les menus du jeu) et DLC
gratuitement téléchargeables (malheureusement très axés baston, et
pas forcément inoubliables). Bref, un titre d’une richesse absolue, quoi qu’il
en soit, et à la durée de vie impressionnante, de toute façon incontournable
pour tous les amoureux de la série. Ceux-là pardonneront aisément les
quelques dérives d’un titre ancré dans des mécanismes certes un peu
old school, et apprécieront pleinement ce que Yakuza 3 sait proposer de
mieux : une fantastique aventure humaine.
On peut reprocher à Yakuza 3 certaines choses : une maniabilité parfois un peu raide, une
difficulté évidente à innover d’un épisode à
l’autre, une durée de vie artificiellement augmentée par des missions pas
toujours passionnantes, une atmosphère curieusement gnangnan sur toute la partie qui se
déroule à Okinawa… Et pourtant, la magie, cette fois encore, fonctionne.
Bénéficiant d’heures de cinématiques superbes, impressionnant de
possibilités, et proposant un système de combat riche et soigné, ce nouvel
opus ne peut être qu’accueilli à bras ouverts par les amoureux du Japon en
général, et les habitués de la série en particulier. Quant aux
quelques éléments malheureusement absents de cette version occidentale
— le résultat de coûts de localisation trop élevés,
dit-on officiellement chez Sega — il serait dommage qu’ils fassent
oublier à certains la qualité globale du jeu, qui n’a, dans le fond, rien
perdu de sa superbe.
Gameblog.fr est LE site internet de jeux vidéo français du moment, totalement
incontournable et surtout indispensable. Accompagné de commentaires pertinents, et surtout
poilants, vous y retrouverez toute l’actualité Jeux vidéo, les derniers tests
en avant première, des reportages exclusifs, des interviews, des émissions
vidéos, des chroniques, de superbes Podcast... Bref, le nirvana du Jeux Vidéo a la
française!
L’équipe de techtoctv a profité de mon passage
à Paris pour m’inviter à l’un de leurs débats :
Quel est le moteur du web ? La technologie, l’humain ou le business ? Une
question à la con du genre « Qui vient en premier de la poule et de
l’Å“uf ? » Depuis Darwin, on connait la réponse :
« Ils viennent en même temps et ne peuvent être
séparés. » La situation étant claire, on a pu parler pour le plaisir.
Voici la description du débat.
Alors que nous avons vécu 2 étapes majeures du web (web 1.0 et web 2.0) et que nous
tentons de définir la prochaine dans laquelle nous entrons progressivement en nous aidant de
concepts tels que le web temps réel, le web des données, le web sémantique ou
encore le web squared, il est temps de se demander ce qui fait courir le web : la
technologie, l’humain ou le business ? Sans chercher à opposer
catégoriquement ces trois mondes ce qui aboutirait à un débat stérile, il
peut être intéressant d’observer quel rôle jouent les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs business à chacune des grandes
étapes évolutives du web.
Pour m’échauffer, alors que j’étais dans le TGV pour Paris, j’avais
repris les questions posées en préparation du débat et avais fait comme si elles
m’étaient adressées par un interviewer.
– Qu’est-ce qui a donné lieu au passage du web 1.0 au web 2.0 et qui
donne lieu actuellement au passage du web 2.0 au web 3.0 ? Quelle est la part de la
technologie, celle de l’humain et celle du business ?
– Je ne suis même pas sûr de savoir ce qu’est le Web 1.0 et 2.0. Si,
des dénominations marketing, formulées par des entrepreneurs qui cherchent à lever
du fric. Je les méprise. Ils s’essoufflent alors ils introduisent le 3.0. Pendant ce
temps, Joël de Rosnay en est déjà au 5.0, au moins Joël ne cherche pas à
lever de l’argent.
Le temps réel, c’est la base même de l’informatique. Parler du temps
réel comme d’une innovation, c’est tordant. Sur le Web, il apparaît en 1999
avec les flux RSS, en même temps que l’idée de Web sémantique,
dénomination malheureuse qui fait que personne n’a rien compris à cette affaire,
tout simplement de l’open source appliqué aux données.
Depuis 1999, les développeurs et les utilisateurs ont peu à peu trouvé des usages
à ces innovations, surtout aux flux. C’est tout, pas de quoi en faire un fromage. Mais
pour en revenir au débat : on voit que, dans ce cas, la technologie est présente
bien avant les usages et bien avant le business.
Ce n’est pas nouveau. On invente la peinture à l’aquarelle et les peintres se
mettent à peindre en extérieur, des esquisses rapides.
Pour rester dans l’art, le processus inverse existe aussi. Les Å“uvres
interactives et les Å“uvres ouvertes ont existé avant les ordinateurs. Les
artistes ont exploré ces pistes avant même les réelles possibilités
techniques de les mettre en œuvre.
Où intervient le business ? Faut pas y aller trop tôt, ni trop tard. Faut faire
croire qu’on tient quelque chose de neuf alors que c’est déjà vieux. Il
faut bourrer le mou des banquiers pour qu’ils crachent un peu de l’argent
qu’ils nous ont volés ou qu’ils ont fabriqué comme les faux-monnayeurs
qu’ils sont.
Si les businessmen innovent, je veux bien les rencontrer. Déjà ils poursuivent un but
si peu innovant, faire fortune, que je vois mal pourquoi ils se compliqueraient la vie en
cherchant à innover.
Exemple Google. On innove en tant qu’étudiant. Puis on entre dans le business et on se
contente de vampiriser ceux qui innovent par ailleurs.
Est-ce que je fais du mauvais esprit ? Bon je vais essayer d’être constructif. Le
2.0 serait le Web participatif (ce Web où des couillons comme moi créent du contenu qui
sera monétisé par les businessmen... vous parlez d’une innovation :
l’esclavage).
Mais Amazon depuis 1996 demande à ses clients de commenter les livres et utilise leurs
interventions pour suggérer de nouvelles lectures. Le Web 2.0 est déjà là. Il
n’a fait que se développer.
Cette idée de participation 2.0 est d’ailleurs encodée dans le Web lui-même
auquel tout le monde peut participer, en créant ses pages et en créant des liens (les
BBS proposaient déjà ces fonctions). Le 2.0 aura était, à partir des
années 2000, une démocratisation de ce processus. La technique se développe en
même temps que les usages et que les perspectives de business. Ce n’est pas profond,
c’est trivial.
Et 3.0 alors ? Moi, j’appelle ça la dictature de quelques mégasites, la
centralisation du Web, son étouffement, la fin des rêves et des utopies... des
internautes victimes du mimétisme qui se ruent tous en même temps aux mêmes
endroits. Voilà ce que je vois dans le Web actuel. Rien de très excitant. Heureusement
qu’arrive l’encre électronique et que nous allons pouvoir nous lancer dans une
nouvelle aventure.
– Les concepts de web temps réel, de web des données, de web
sémantique et de web squared font ils référence à une approche humaine,
technologique ou business de l’évolution du web ? Comment pourrions-nous
définir ces concepts en une phrase pour qu’ils soient compris de tous ?
– Mince. J’ai déjà répondu. Temps réel :
c’est le moyen donné à tous, et même à des robots, d’alimenter
des flux et de les croiser. Twitter ne sert qu’à ça, Facebook aussi... et les
blogs aussi depuis longtemps.
Web sémantique : ouvrir les bases de données et nommer les champs
de manière à ce que nous puissions faire des jointures. J’en reste à la
définition de Tim Berners-Lee. Les autres, je ne les comprends pas. Je n’ai jamais
rien vu d’autre fonctionner.
Le Web2, c’est une arnaque marketing promue par des gourous qui veulent se
faire mousser. On est dans le business spéculatif avec rien de concret derrière. Mais
des mecs vont réussir à vendre leur expertise sur le sujet, je n’en doute pas. Il
y en a qui réussissent à vendre leur grosse quéquette sur Twitter.
– Comment pourrions-nous décrire l’évolution du web pour
qu’elle soit comprise de tous ?
– Encore une fois, j’ai déjà répondu. Le Web est né d’un
fantastique mouvement de décentralisation. Le 2.0 a marqué le début d’un
resserrement. Le 3.0 risque de signer son étouffement.
Ce que je constate : c’est que seuls les entrepreneurs gagnent du fric sur le Web. Que
rien n’a changé pour les créateurs, que leur situation a même empiré.
On nous sert un Web consumériste alors qu’il peut être un environnement de
révolution culturelle pour fuir le consumérisme. Mais je ne suis pas pessimiste. La
bataille n’est pas terminée.
Tant que nous avons le pouvoir de créer des liens entre chacun de nous, des liens vivants,
nous avons entre les mains les armes de la révolution sociale. C’est le sujet de
L’alternative nomade.
Pourquoi je déteste les entrepreneurs ? Parce qu’au nom de l’innovation ils
ne savent qu’imiter leurs prédécesseurs, que reproduire leurs pantomimes et nous
imposer les mêmes codes.
– Quelles sont les valeurs humaines montantes sur le web ?
Pourquoi ?
– La question me paraît mal posée. Il faudrait se demander quelles valeurs
nous voudrions voir monter. Le partage, la liberté, l’entraide, la coopération,
le pair à pair... mais que se produit-il ? Dans certains coins du Web nous assistons
à ce phénomène, mais pas dans sa partie business, cette partie qui attire les
foules, où ces valeurs sont détournées.
Prenez Google. Que réverse-t-il aux créateurs de contenus qui lui permettent de
créer son index ? Rien sinon quelques subsides à la communauté open source.
Google devrait reverser 100 % de ses bénéfices, sinon c’est une
société esclavagiste qui devrait être fermée.
Nous avons les outils pour démultiplier l’intelligence collective. Mais nous devons
travailler notre individuation alors que les businessmen cherchent à nous enfermer dans
l’individualisme, c’est-à-dire nous faire les victimes de notre désir
mimétique. L’espoir d’un côté, une minorité de profiteurs de
l’autre, toujours les mêmes dans leur ADN même s’ils ne portent plus le
costume et la cravate.
Si nous voulons une société de l’abondance, une société où tout le
monde pourra lire un livre même s’il n’a pas les moyens de l’acheter, nous
devons combattre ceux qui veulent installer des robinets sur les tuyaux ou dérouter les flux
que nous créons pour le bonheur des autres.
– Nos outils collaboratifs sont-ils le signe que nous avons adoptés un
véritable esprit collaboratif ?
– Ils nous permettent d’espérer, ils sont des armes pour créer des liens,
pour construire une autre société. Pour le moment, encore, souvent, des armes
détournées au profit de l’ancien modèle top-down. Mais j’espère
qu’à force de les utiliser, nos cerveaux se reformaterons et que nous verrons le monde
autrement... nous n’accorderons plus de valeur à l’avoir mais
privilégierions l’être, passerons de la société des biens à la
société des liens.
– Pourquoi sommes-nous prêts sur les réseaux sociaux à exposer aux
yeux des autres nos pensées et nos états d’âme ?
– Pierre Fraser parle d’egocasting. Tant d’interprétations sont possibles.
Croire un instant ressembler aux people. C’est peut-être grisant. J’ai une
interprétation positive. Pour créer des liens avec les autres, il faut se donner à
eux. Si on s’enferme, on ne participe pas au réseau... qui lui-même conduit
à notre plus grande individuation. C’est un paradoxe. Plus nous nous lions, plus nous
avons une chance d’exister vraiment par nous-mêmes. En ce sens, la transparence
n’est pas dangereuse.
D’un autre côté, trop de transparence, empêche la construction d’une
voix propre. Dès que tu as une idée un peu originale, elle peut être détruite
avant d’avoir mûrie, être solide et autonome dans l’univers des mèmes.
Il faut donc jouer de l’ouverture et du secret. Le secret nous connaissons,
l’ouverture nous la découvrons, il ne faut pas en abuser. Nous devons découvrir
l’équilibre qui nous aidera à nous individuer sans nous dissoudre dans le magma
social (ce qu’est l’homo-consumériste).
– Les entreprises et les marques parviennent-elles à asseoir leurs
présences sur les réseaux sociaux ou sont-elles hors jeu ? Les valeurs du business
peuvent-elles s’y épanouir ?
– Facebook, Twitter, Google... sont des marques prospères dans les réseaux
sociaux. Pour être présent sur un réseau, il faut le posséder. Ces marques
sont hégémoniques. Un peu comme les partis politiques qui créent leur réseau.
C’est la même démarche. Tenir sous sa coulpe tous les utilisateurs. Tout cela
n’est que du business. La seule manière de soustraire les réseaux sociaux au
business, c’est de les décentraliser sur le modèle P2P.
– Le community manager peut-il parvenir à réconcilier les valeurs
technologiques, les valeurs humaines et les valeurs du business ?
– C’est quoi un community manager ? Un nouveau nom donné à une
nouvelle famille d’esclaves. Laissez les gens se gérer eux-mêmes. Arrêtez de
pensez que vous pouvez leur bien.
"Une culture de l’innovation et de la créativité insuffisamment
développée
Cette insuffisance se traduit par la difficulté de transformer les idées en
produits ou services puis en succès commerciaux : la rencontre se fait difficilement entre
les idées d’innovation, émanant d’un chercheur public, d'un
salarié de grande entreprise ou d'un patron de PME, et les compétences, notamment
dans les domaines du design, de la connaissance du consommateur, du marketing ou du management de
projet, nécessaires pour transformer ces idées en nouveaux produits ou services.
Trop d'équipes entrepreneuriales restent mono- disciplinaires.
Contrairement à des pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays scandinaves, la France
accuse un retard dans la prise de conscience de l’importance de l’innovation au sens
large. Aucune entreprise française n’est présente dans le classement des 50
entreprises mondiales les plus innovantes proposé par BusinessWeek/BCG. 23 % des
entreprises françaises seulement réalisent des innovations non technologiques
contre 51 % dans l’OCDE2"
Extrait du rapport des Etats généraux de
l'industrie http://www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr/
Le numérique peut-il relancer l’économie française qui souffre d'une
si persistante incapacité structurelle à innover? La question, lancinante, a
donné lieu à de multiples rapports de grande qualité depuis quelques
années et à quelques plans gouvernementaux centrés sur le numérique.
Le rapport des Etats généraux de l'industrie, en mars 2010, décrit de
façon objective et précise la situation de l'économie française. Il
doit être lu par tous les décideurs, car la transformation de l'économie
relève d'une responsabilité collective et n'appartient pas aux seuls pouvoirs
publics. Car il s’avère délicat de ne penser que
numérique sans prendre en compte l’ensemble des facteurs qui
déterminent la compétitivité. Quand toute l’économie devient
numérique, il ne s’agit plus d’agir sur ce seul facteur pour relancer la
croissance et l’emploi.
La transformation numérique ne se limite plus au monde de l’entreprise, elle couvre
tous les usages de toute la population planétaire. Elle n’est pas vertueuse en soi
ni naturellement facteur de compétitivité. Elle fait naître de nouveaux
acteurs mais en détruit d’autres, et transforme aussi bien la vie quotidienne que le
monde des institutions, celui des affaires, de la vie publique, des structures comme
l’enseignement et la santé. Elle bouleverse les avantages concurrentiels classiques
en accélérant les transformations et en donnant à tous les mêmes armes
pour comprendre et agir sur le monde.
Nous sommes désormais entrés dans l’ère de la
globalisation numérique, qui tourne la page de l’ère
informatique de 1945 à 2000. La donne a changé, les problèmes et les
solutions aussi. Il ne s'agit plus de baisser le coût du budget informatique mais
d'accroître la puissance de la transformation numérique en développant
nouveaux services et nouveaux produits et en inventant des processus nouveaux de conception, de
production et de distribution.
De façon très concrète, la transformation numérique imprime ses
nouveaux modes de fonctionnement dans toutes les phases de la vie des entreprises. Il ne
s’agit plus de mécaniser des processus opérationnels classiques. On peut
considérer que ce cycle s'est achevé avec le traitement du bug de l'an 2000 et la
vague de déploiement des ERP. Actant la transformation du web, il s'agit maintenant
de transcender les organisations et les rôles des acteurs de l’entreprise pour
porter l’information pertinente, en temps réel, sous forme numérique,
là et quand se prennent les décisions, et donc à tous les niveaux de
l'entreprise.
Concevoir
La conception des produits répond à une évolution des logiques
économiques fortes. En période de rareté relative, c’est la
capacité technique qui va pousser les produits vers le marché. En période
d’abondance, toujours relative, ce sont la reconnaissance, la connivence, les valeurs qui
vont emporter la décision du client. Nous passons des modèles classiques du
techno-push et du marketing-pull au co-design. Dans le techno- push, l’entreprise produit
ce qu’elle sait fabriquer, issu de ses compétences techniques et de ses laboratoires
de recherche-développement et sans vraiment se soucier de la demande du client final. La
plupart des innovations sont nées par ce puissant mécanisme qui a su faire
pénétrer des produits de plus en plus performants dans les entreprises et
auprès des ménages. Les trente glorieuses ont été alimentées
en mode techno-push, la population absorbant avec délice les innovations qui lui changeait
la vie.
Lorsque la demande se ralentit, que les besoins primaires sont satisfaits c’est le
département marketing qui prend le relais en affinant la demande, en segmentant les
attentes des consommateurs, en diversifiant les emballages et la communication. Ce
« marketing pull » est à l’origine de la diversification
extrême des gammes de voitures ou de yaourts... L’offre devient tellement
fragmentée qu’elle en est souvent illisible et on pratique alors par essai/erreur en
saturant le marché et en abandonnant les références inactives. Cette
complexité n’est pas sans conséquence industrielle et logistiques.
Dans les deux modèles l’entreprise pilote le processus de conception à
son propre rythme et en fonction de ses propres impératifs de calendrier.
Le co-design, ou ingénierie concourante, est un processus directement issu de
la nouvelle capacité des clients et fournisseurs à communiquer de façon
numérique sur une base continue. Le co-design permet de collaborer en temps réel
sur les spécifications et le design de l’objet à concevoir -produit ou
service- en accélérant par le parallélisme les phases classiques du mode
projet, traditionnellement séquentiel. Les arbitrages se font à partir de
l’image du produit final qui s’affine tout au long du processus, la communication
entre les acteurs, souvent distants, se faisant par des outils de management collaboratif. La
maquette numérique est au cÅ“ur de ce mécanisme, chaque acteur se
voyant attribuer une responsabilité dans la conception de sous-ensembles qui
s’intègrent au fur et à mesure dans le produit final. La démonstration
de l’efficacité de ce processus a été prouvée par la brillante
conception du triréacteur d’affaires de Dassault Aviation, le Falcon 7X.
Immersion dans la maquette du cockpit du Falcon 7X image Dassault
Aviation
Non seulement les délais de conception ont été réduits à
quatre ans pour un appareil entièrement nouveau, mais le premier appareil produit a pu
être livré à un client avec des spécifications de qualité
nominales.
Produire
Produire dans l’ère numérique c’est bien évidemment
s’adapter en temps réel à la demande par une analyse continue de
l’évolution de la demande finale, des stocks et des encours de production. Cet
exercice est sous-tendu par la capacité de gérer les approvisionnements en flux
tendu grâce à une logistique précise. Passer de la conception
numérique à la maquette numérique puis au process numérique
devient naturel grâce aux outils de PLM (« product life management »)
qui permet de rassembler dans un référentiel unique l’ensemble des
informations nécessaires à la conception, à l’évolution et
à la production. Selon Dassault pour son 7X la conception entièrement
numérique a permis des gains considérables dans les phases
d'industrialisation et de production : élimination des retouches et problèmes de
fabrication, qualité maximale atteinte dès le premier appareil, temps d'assemblage
divisé par deux, outillage de production réduit de plus de 50%.
Dans l'automobile, l'utilisation de la maquette numérique tout au long de la vie du
produit permet par exemple de produire tous les documents marketing et de mettre en ligne sur les
sites des constructeurs l'image numérique des "vrais" véhicules choisis par le
client.
Cette logique s’applique également aux produits dont toute la chaîne de
conception est numérique, qu’ils adoptent une forme matérielle (le journal
papier) ou immatérielle (l’image du même journal sur internet). Cette
continuité protéiforme qui conduit d’ailleurs à remettre en cause
l’opposition duale matériel/immatériel s’applique à de nombreux
produits comme par exemple un prêt bancaire ou un voyage où la chaîne de
conception et de décision purement numérique s’incarne dans une
réalité physique. L'utilisation tout au long de la chaîne de valeur de
messages électroniques standards adaptés au monde de l'internet apporte une
efficacité considérable dans le traitement des informations de commande, de
gestion, d'approvisionnement. Le programme TIC & PME 2010, lancé en 2005, a ainsi
permis a plusieurs filières professionnelles de repenser leur mode de fonctionnement de
façon efficace et cohérente et en allégeant leurs coûts
d'intermédiation. Ces outils permettent un gain de temps et d’efficacité
considérables par rapport aux circuits fragmentés de décision. Leur mise en
Å“uvre est de plus en plus simple et accessible, même aux petites entreprises.
Distribuer
Le monde de la distribution est régulièrement transformé par les innovations
techniques. Rassembler en un lieu unique le maximum de références a
été le long cheminement du progrès de la distribution destinée au
consommateur final. L’hypermarché et le centre commercial marquent
l’apogée de cette révolution de la distribution. Mais ce modèle est
rendu vulnérable par le développement du commerce en ligne qui apporte un choix
infini, beaucoup plus large que n’importe quelle structure physique. Le commerce
électronique rend également l’acte d’achat mieux maîtrisé
par le consommateur qui dispose de toutes les informations qui lui paraissent nécessaires
pour effectuer un choix informé mais également du temps et du recul
nécessaire pour prendre la meilleure décision. Le phénomène dit de
« longue traîne » permet d’accéder à une offre
très large collant aux attentes les plus spécifiques avec un coût de
recherche minimale. Ceci offre aussi la possibilité à des producteurs pointus de
mettre en marché leurs produits à l’échelle planétaire en
limitant leurs frais commerciaux. eBay est devenu ainsi un canal commercial à part
entière. La progression continue du commerce en ligne touche désormais toutes
les catégories de la population. Selon le dernier rapport de la FEVAD (février
2010), le commerce en ligne a continué de progresser en 2009 pour atteindre
25 milliards d’euros dépensés sur le net soit une hausse de 26%. Plus
de 24 millions de Français achètent sur internetet 64 000 sites marchands sont disponibles, soit: + 35% en un
an. 28% des entreprises françaises achètent en
ligne pour leurs besoins propres.
Longtemps handicapées par une moindre propension que leurs compétiteurs à
maîtriser l’exportation lointaine, les PME françaises ont en mains avec le
commerce électronique sur le web un outil à la fois accessible et surpuissant qui
leur permet de rivaliser sans complexe. Il ne s'agit plus aujourd'hui dans la compétition
numérique mondiale de délocaliser le coût de main-d'oeuvre mais de
relocaliser le cerveau-d'oeuvre.
La numérisation ne consiste plus à plaquer des solutions nouvelles sur des
situations anciennes, mais à repenser l’ensemble du cycle de vie des produits
à partir des processus numériques. Cette réflexion doit conduire à
redonner à tous les acteurs, internes et externes, une responsabilité réelle
sur la production et la livraison des services et le contact client. Pour cela, le management
nouveau doit s’appuyer sur la compétence de chacun dans une logique de confiance
dans le cadre d’une cohérence globale contrôlée de façon
pertinente, c’est à dire non intrusive et non réductrice.
Il est temps de comprendre que l'économie numérique n'est pas une économie
classique, avec ses cycles, ses modèles de management et sa culture du temps, sur laquelle
on a greffé quelques ordinateurs et quelques processus informatisés. C'est une
économie qui fait de l'information et de la connaissance les matières
premières de l'innovation.
A lire une brève et brillante synthèse : "Wired for innovation : how information
technology is reshaping the economy", Erik Brynjolfsson, Adam Saunders, MIT Press,, 2010
Ce samedi au Stade de France, sur un terrain humide, la France fait ce pari que, comme contre
lÂ’Irlande, il convient de poursuivre avec les mêmes joueurs et le même
sens de lÂ’opportunisme calculé.
Bonjour a tous, Peu de temps après l’annonce du « Cisco CRS-3 »,
Cisco à annoncé, ce jeudi 17 mars de nouveaux produits
« Catalyst », « TrustSec » et
« Medianet ». Ces nouveaux produits introduisent la nouvelle vision de Cisco
le : « Bordeless Network ». Quelques explications : Le
« Bordeless Network » ou « Réseau sans
frontières » annoncé en octobre dernier, prend aujourd’hui tout son
sens avec l’introduction de nouveaux produits. L’objectif est la possibilité de
communiquer n’importe où, n’importe quand et par n’importe quel biais,
tout en préservant les notions de sécurité, fiabilité. Dans un contexte
où les besoins des entreprises sont de plus en plus distants géographiquement cette
architecture de réseaux sans frontières semble être la nouvelle solution
proposée par Cisco. Cette nouvelle architecture de réseaux sans frontière,
offrirait de nombreux avantages : - Une communication fluide et sécurisé en mode
filaire et sans fil - Une gestion avancée de la consommation d’énergie à
l’échelle de l’entreprise - Un fonctionnement optimisé des applications
vidéo.....
La crise
grecque est-elle en passe de se transformer en crise européenne ? Tout
l’indique : Angela Merkel, la chancelière allemande, a brutalement durci le
ton, mercredi, devant le Bundestag, en exigeant quasiment une sortie de la Grèce de la
zone euro si elle n’est pas capable de redresser seule ses finances publiques et en
rejetant avec morgue toute critique de sa politique économique :
« nous n’allons pas abandonner nos atouts au prétexte que nos
produits sont peut-être plus demandés que ceux d’autres pays (...) Un
gouvernement économique européen doit s’aligner sur les États membres
les plus rapides et les meilleurs, pas sur les plus faibles ». Ses partenaires,
et en particulier Paris, continuent, eux, à affirmer leur soutien à Athènes
et estiment que Berlin a une part de responsabilité non négligeable dans la crise
grecque et dans les difficultés de ses voisins en menant une politique économique
non coopérative. Les points de vue semblent désormais inconciliables, les
préoccupations de politique intérieure semblant l’emporter en Allemagne.
Pourtant, la crise grecque semblait sur le point de se terminer, après l’adoption
par le gouvernement de Georges Papandréou, d’un plan de rigueur sans
précédent et le soutien affiché, lundi, par ses partenaires de la zone
euro : « toutes les questions politiques (à une intervention de
l’Union) ont trouvé une réponse », affirmait ainsi
Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe. La zone euro va-t-elle
résister à ce cavalier seul allemand ? Décryptage.
· Pourquoi Angela Merkel durcit-elle le ton ?
Parce que la chancelière est en campagne électorale. Angela Merkel doit en effet
conserver le 9 mai la
majorité aux élections régionales de Rhénanie-du-Nord-Westphalie dans
l’ouest de l’Allemagne. Faute de quoi la CDU et les libéraux du FDP au pouvoir
à Berlin perdront la majorité au Bundesrat, la seconde chambre du Parlement allemand.
Or, les sondages prédisent en ce moment un glissement à gauche de cette
région, la plus peuplée du pays. Les Allemands, très soucieux
d’orthodoxie financière, sont particulièrement hostiles à toute
idée d’une aide financière pour la Grèce. 80% d’entre eux sont
opposés, selon les derniers sondages, à ce que l’argent du contribuable coule
en direction d’un pays réputé, vu de Berlin, pour la longueur de ses
grèves et ses siestes. L’image xénophobe du Grec fainéant face à
l’Allemand travailleur est exploitée depuis des semaines par la presse populaire,
notamment par le puissant Bild, 12 millions de lecteurs chaque jour. Au-delà, Merkel
doit faire face aux réticences de son partenaire de coalition, le Parti libéral, qui
a fait des baisses d’impôt son cheval de bataille. L’appel à
l’orthodoxie financière de l’Allemagne, qui irrite ses voisins, tombe au moment
où le Bundestag s’apprête à voter, aujourd’hui, un déficit
budgétaire record de 80 milliards d’euros. Très en dehors du cadre
fixé par le pacte de stabilité. (partie écrite par Nathalie Versieux, à
Berlin)
· Les Européens sont-ils vraiment prêts à
aider la Grèce ?
Depuis le
Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement du 11 février
dernier, les vingt-sept répètent sur tous les tons qu’ils sont prêts
à acheter de la dette grecque en cas de nécessité afin de desserrer le
collet des taux d’intérêt très élevés que
réclament les marchés pour prêter à la Grèce et qui, en
année pleine, risque de lui couter 0,5 % de son PIB. Certes, Berlin n’a pas
été facile à convaincre et, selon certaines sources, Nicolas Sarkozy, le
chef de l’État français, a dû tordre le bras d’Angela Merkel
avant le sommet du 11 février pour qu’elle accepte d’afficher sa
solidarité. Depuis, les réunions techniques se sont multipliées afin de
mettre au point un mécanisme d’intervention qui ne contrevienne pas aux
traités européens et en particulier à l’article qui interdit à
un pays de la zone euro de prendre à sa charge la dette d’un de ses partenaires.
Lundi 15 mars, les ministres des Finances de la zone euro ont ainsi écarté,
à la demande allemande, la possibilité que la Commission puisse emprunter sur les
marchés avec la garantie des États membres. On semble se diriger vers des
prêts bilatéraux coordonnés par la Commission. Ni le montant (même si
la somme de 20 à 25 milliards d’euros est avancée dans les couloirs), ni le
taux d’intérêt de ces prêts n’ont encore été
arrêtés. La mise en Å“uvre de ce mécanisme ne pourra être
décidée que par le Conseil européen : il sera, en tous les cas,
à l’ordre du jour du sommet des 25 et 26 mars.
Les déclarations de la Chancelière remettent-elles en cause cet engagement ?
On affirme, côté allemand, que ce n’est pas le cas. Mais comme l’a
répété mercredi Angela Merkel, « un geste de solidarité
précipité n’est pas une bonne réponse ». En clair, il ne
faudra intervenir qu’en dernier ressort. Et les taux exigés par les marchés
(3 % de plus que les emprunts allemands à 10 ans) ne sont pas jugés
insupportables par Berlin, une différence majeure d’appréciation avec ses
partenaires. Quoi qu'il en soit, assure Didier Reynders, le ministre belge des finances,
« l’Allemagne paiera aux côtés de ses partenaires, car elle sait
que les déficits grecs sont aussi ses excédents ».
· Pourquoi ne pas laisser le Fonds monétaire
international (FMI) intervenir ?
Au départ, ce sont les Allemands qui se sont opposés à une telle
possibilité, alors même que les
Vingt-sept détiennent plus de quotes-parts au sein du FMI que les Américains. Pour
Berlin, qui partage la même monnaie qu’Athènes, cela équivaudrait en
fait à une intervention dans ses affaires internes... Jean-Claude Trichet, le
président de la BCE, a lui aussi jugé que l’appel au FMI serait une
« humiliation » puisque cela montrerait que la zone euro est
incapable de régler en interne ses problèmes. Est-il, par exemple, envisageable que
le FMI vole au secours de la Californie, entend-on à Francfort ? Mais tout le monde,
au sein de la zone euro, ne partage pas cet avis : ainsi, la Belgique ne voit pas pourquoi
la zone euro se priverait du FMI, mais en complément d’une aide européenne.
Cependant, les esprits ont évolué à Berlin ces derniers jours, la
chancelière n’excluant plus le recours au FMI en cas de nécessité.
Georges Papandréou, le premier ministre grec, a menacé hier, devant le Parlement
européen, de faire appel à l’organisation dirigée par Dominique
Strauss-Kahn si ses partenaires n’étaient pas capables de « mettre
sur la table un pistolet chargé » pour dissuader les marchés de
saigner son pays... Comme il l’a fait remarquer, il a déjà adopté un
« plan FMI » ce qui le dispensera d’un nouveau plan de
rigueur avant de bénéficier de l’aide du fonds. Pour Jean Pisani-Ferry, le
président du centre de réflexion Bruegel, « un appel au FMI par la
Grèce serait la pire des solutions, car cela montrerait aux marchés que les
Européens ne sont pas d’accord entre eux ». De fait, dans les salles
de marché, selon mes informations, on partage cette analyse: un appel au FMI signerait le
début de la curée...
· L’exclusion d’un pays de la zone euro est-elle
envisageable ?
Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, a évoqué cette
idée dans une tribune publiée le 11 mars par le quotidien britannique des affaires,
le Financial Times. Angela Merkel a abondé en son sens mercredi : pourquoi ne pas
prévoir à l’avenir « une disposition dans le traité qui
permette, en dernier recours, d’exclure un pays de la zone euro si les conditions (de
contrôle des finances publiques, NDLR) ne sont pas remplies de façon
répétée sur le long terme » ? Cette proposition
n’a guère de chance de prospérer puisqu’il faudrait
l’unanimité des Vingt-sept pour décider d’une telle modification des
traités. Surtout, comme le note Jean Pisani-Ferry, « ce serait une option
nucléaire alors que l’Eurogroupe n’a même pas été capable
de faire des opérations de basse police : personne ne s’est
inquiété des finances publiques grecques depuis dix ans et aucun avertissement
officiel ne lui a été lancé ». En outre, une telle
possibilité d’exclusion déstabiliserait l’ensemble de la zone euro,
puisque les investisseurs n’auraient aucune certitude sur sa permanence
géographique. « Envisager l’hypothèse de l’exclusion
d’un État membre est absurde », a d’ailleurs tranché,
mercredi, Jean-Claude Trichet.
Ce n’est pas pour rien que le traité ne prévoit aucune clause de sortie,
volontaire ou non, de la zone euro. Cela étant, un État qui ne pourrait plus
supporter les contraintes de l’union monétaire peut, depuis l’entrée en
vigueur du traité de Lisbonne, quitter de son propre chef l’Union, ce qui impliquerait
par voie de conséquence, la fin de son appartenance à la zone euro. Mais aucun pays
n’y a intérêt : que vaudrait l’économie grecque dotée
d’une « nouvelle drachme » dévaluée et privée des
avantages du marché unique ?
Photos de l'Eurogroupe: Thierry Monasse (non reproductibles sauf autorisation)
Bon ... Ma première chronique, on va tenter de faire bien.
La pochette, parlons d'elle ... Comme vous le voyez, c'est sombre, c'est poussiéreux, et
c'est normal, c'est tout simplement la première guerre mondiale, et ça se sens dans
l'album, enfin du moins, pour ma part.
Nous commençons "joyeusement" cet album par une introduction d'un peu plus de deux minutes.
On y entend des bruits de guerre [Les classiques tirs, quelques bombardements, des hurlements, et
j'en passe...], bref, c'est la guerre.
Sur la fin, le silence s'installe, un silence lourd et pesant qui finit...
La trajectoire de Groupama 3 semble désormais plus rectiligne que ces derniers jours et
normalement, Franck Cammas et ses hommes n'auront plus d'empannages à effectuer, mais en
revanche, ils devront en permanence adapter la voilure car le vent de secteur Nord s'annonce
très instable.
Sens. Schumer and Graham present their plan to President Obama for a mandatory national ID card
containging fingerprint, hand, or iris scan that all employers would be required to verify.
Tim Burton est sens dessus dessous, Nelson Monfort est lyrique, Bruce Toussaint est alarmiste,
Playboy pirate une chaîne pour enfants, un homme provoque la police. A voir dans le zapping
du jour. Zapping du 19 mars 2010 sur... Lire la suite | commentaire
Je suis rentré de Las Vegas hier soir tard après une correspondance via Londres et
c’est l’esprit encore un peu embrumé par le manque de sommeil et le
décalage horaire que je vais tenter de rédiger ce compte-rendu sur le Microsoft Mix
10 qui s’est tenu à Sin City de lundi à mercredi.
Le Mix de Microsoft se tient traditionnellement à Las Vegas chaque
année et c’était ma première participation. Cette conférence
réunit des développeurs venus du monde entier, soit près de 3500 personnes
hautement expertes en programmation dans un environnement Windows. J’étais pour ma
part invité par Microsoft France dans le pack « presse et
média », petit privilège qui nous donnait accès à toutes
les conférences et au silence feutré de la salle de presse, richement dotée
en connexions web, muffins et café américain.
Côté impressions, ma première fut celle du gigantisme des
lieux. Dans une ville ou le problème de l’espace ne se pose pas (encore)
puisque plantée en plein désert du Nevada, l’unité de mesure de base
semble être l’hectare (y compris pour les chambres suites d’hôtel), et le
complexe hôtelier et loisirs dans lequel se déroulait le Mix en compte exactement
vingt-quatre, d’hectares. L’autre impression est le paradoxe entre l’image
corporate et assez peu fantaisiste de Microsoft et le choix du lieu, même si Las
Vegas est devenue en quelques années une grande ville de congrès, ce qui en
banalise fortement le côté joyeusement déluré (voire
dépravé). La dernière sensation est celle procurée par
l’ambiance de ce Mix, particulièrement cool et bon enfant, où rien
n’est imposé, et où vous pouvez naviguer au gré de vos
affinités et de vos centres d’intérêt pour picorer ici et là de
l’information au fil des keynotes ou des sessions. Impression renforcée par la
musique d’introduction ou d’attente entre les keynotes, à forte dominante rock
(et du bon).
Les développeurs sont à la fête dans ce type de
conférence, et nombre de sessions – trop techniques pour moi et sans grand
intérêt pour la plupart d’entre vous – ont certainement fait le bonheur
des programmeurs.
Côté annonces, même si aucun scoop fracassant ni aucune présentation ne
fut de nature à provoquer un séisme dans le monde de l’informatique et du
web, plusieurs nouveautés ont été présentées. Vous avez
déjà certainement lu de nombreuses choses sur le sujet, aussi vous donnerais-je
simplement mon point de vue sur ce que j’ai retenu :
Silverlight 4
Ce fut le premier sujet de la première keynote, mais aussi la première
grosse surprise pour moi. A votre avis quel est le taux de pénétration
mondiale du player Silverlight dans les ordinateurs, autrement dit, quel est le pourcentage
d’ordinateurs équipés de Silverlight ? 5% ? 10% ? Vous n’y êtes
pas du tout : près de 60% ! Rappelons pour ceux qui sont moins au fait que Silverlight est
un environnement de développement et de lecture de fichiers multimédia dans le
navigateur web directement concurrent de Flash (qui lui équipe 98% des ordinateurs).
L’environnement Silverlight est composé d’un outil de développement,
Expression Blend, lui-même intégré à Expression Studio et du player, un plugin à installer dans son
navigateur web. Le taux d’équipement a connu une très forte croissance depuis
que certains grands médias ont délaissé Flash pour signer un accord avec
Microsoft en vue de la diffusion de leur contenu multimédia. Ce fut le cas notamment avec
des chaînes de TV américaine, canadienne et norvégienne lors des derniers JO
de Vancouver. Chez nous, c’est par exemple France TV qui propose notamment la vidéo
à la demande dans un player Silverlight, comme ses journaux télévisés.
La keynote fut donc l’occasion d’annoncer la disponibilité immédiate de
Silverlight 4 (applaudissements de l’assistance) en version
développeur, la version définitive arrivant d’ici fin avril.
Pour l’internaute, quel est l’avantage d’installer le player
Silverlight si l’on possède déjà Flash ? Ce n’est pas
véritablement une question d’avantage mais de choix : si vous voulez accéder
au contenu multimédia d’un site en Silverlight, vous devrez installer le plugin
sinon vous aurez droit à une jolie page vide. Pour les avantages il faut voir du
côté des éditeurs de site : la technologie Silverlight serait plus
évoluée et plus flexible que Flash (smooth streaming HD, deep zoom… ) et
consommerait moins de ressources. Côté versatilité des applications,
Silverlight représente un avantage incontestable car il sera nativement
intégré dans Windows Phone 7 Series : les applications du futur Windows Phone
seront en Silverlight, et les sites proposant du contenu Silverlight seront normalement
compatibles avec les Windows Phone de prochaine génération. Un exemple nous a
été fourni avec
Seesmic pour Twitter sur Windows Phone présenté par Loïc Le Meur.
Windows Phone 7 Series
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici de Windows Phone 7, lors de
sa
présentation officielle au MWC de Barcelone le mois dernier. Nous avons pu cette fois
prendre en main un
prototype de mobile Windows Phone 7 et, pour un proto et un OS en version beta qui a encore
un bon semestre de développement devant lui, la bonne impression de départ est
confirmée. A ce sujet je voudrais en profiter pour tordre le cou à une affirmation
un peu simpliste que je lis régulièrement : Windows Phone 7 Series
n’est PAS une copie de l’OS de l’iPhone, et c’est même
tout l’inverse. Microsoft, contrairement aux autres, a compris in extremis que s’il
tentait de faire un énième iPhone killer (ou iPhone like) il allait droit dans le
mur (un mur sans fenêtres cette fois, hahaha). Les équipes de Windows Phone,
largement renouvelées par rapport à celles qui avaient conçu les versions
précédentes, sont donc parties d’une feuille blanche et ont tenté de
repenser complètement ce que devait être l’interface utilisateur d’un
mobile. D’ailleurs le résultat n’a pas grand chose à voir avec
l’iPhone puisqu’ici nous avons affaire à une logique de hubs (les
grands thèmes, People, Music, etc…) et non plus à un choix par icônes.
Je reviendrai dans un article séparé et complet sur la session à laquelle
j’ai assistée sur la genèse du design de l’interface utilisateur de
Windows Phone 7 (nommée « Metro »), un moment passionnant au cours
duquel j’ai pu récupérer un document riche en informations dont je publierai
quelques extraits scannés. Maintenant on ne pas nier que l’iPhone ait imposé
un nouveau standard de fait dans le mobile. Un standard qui est devenu en un peu plus de deux ans
l’ABC de l’interface mobile, comme les quatre roues et le volant pour
l’automobile. Difficile dans ce cas de se démarquer complètement. Nous
verrons si Microsoft va réussir en faisant de cette alternative un nouveau paradigme.
L’accueil de l’assistance et des grands éditeurs semble en tout cas
très encourageant, et de nombreuses applications ont déjà été
développées, et présentées au Mix, comme notamment une version
très convaincante de FourSquare mais encore une application Shazam pour Windows Phone ou
des jeux et même une fonction de télécommande pilotant un robot-canon qui
catapulte des missiles en carton-pâte dans le public (applaudissements).
Les outils de développement pour Windows Phone 7 Series sont disponibles
immédiatement et sont gratuits ici : http://developer.windowsphone.com/
(applaudissements).
Internet Explorer 9
Je vais être direct : pour moi Internet Explorer est mort depuis
longtemps. Je n’utilise plus jamais ce navigateur sauf dans deux cas bien
précis : pour tester une page web et quand j’y suis contraint et que je n’ai
pas d’autre choix (PC d’entreprise sans navigateur alternatif principalement).
Aujourd’hui je partage mon surf entre Firefox la plupart du temps et Google Chrome, sans
oublier bien sûr Safari sur iPhone ou… Opera sur Windows Mobile [1].
Je ne suis évidemment pas un cas isolé puisque les parts de marché
d’Internet Explorer, largement préservées par une forte présence
d’origine dans Windows et en entreprises, se sont fortement dégradées au
cours des cinq dernières années, passant de plus de 90% à moins de 60%
(source).
Internet Explorer 9 va-t-il changer la donne et permettre à Microsoft de
reconquérir une partie du terrain perdu ? En tout cas là aussi on sent le
vent du renouveau, qui consiste surtout ici en une mise à niveau. En substance, la keynote
sur IE9 a principalement consisté à démontrer que cette nouvelle version
allait faire à peu près aussi bien qu’un Firefox, qu’un Chrome ou
qu’un Safari, démonstration comparative à l’appui (applaudissements).
Aussi bien, c’est tout ? Non : mieux. Microsoft, décidément en mode
reconquête semble vouloir faire un peu mieux et a introduit dans Internet
Explorer 9 un traitement GPU, soit une accélération matérielle via
un traitement par la carte graphique des données rendues par le navigateur, ce qui promet
normalement un affichage optimisé et plus fidèle mais surtout un temps de
chargement des pages très fortement réduit.
Le reste de la démo a donc consisté à mettre en exergue la bonne
intégration de SVG et de HTML5 et CSS3 dans Internet Explorer 9, à tel point que
cette présentation ressemblait davantage à un inventaire des progrès et
avantages de HTML5 plutôt qu’à une démo du futur navigateur de
Microsoft. Pour vous faire une idée vous pouvez télécharger une version de
preview ici : http://ie.microsoft.com/testdrive/. Attention, cette preview n’est pas
compatible avec Windows XP ni avec Vista première version. Il vous faudra au moins Vista
SP2 ou Windows 7 pour l’installer.
Tous ces arguments, qui montrent là aussi que Microsoft tente de se remettre en question,
seront-ils suffisants pour inciter les internautes qui ont déserté Internet
Explorer à le réutiliser ? L’avenir le dira. Pas gagné pour
autant…
En vrac
D’autres annonces et démonsttations ont été faites lors de ce
Mix 10, et je vous les livre en vrac car toutes ne justifient pas à mon sens un
développement détaillé :
le code source du player vidéo de Silverlight 4 va être prochainement
publié en open source
présentation de Pivot, un outil en Silverlight de gestion de de
manipulation d’images (notamment pour les archives de presse) aux effets étonnants.
Je vous conseille de regarder la démo ici : http://www.getpivot.com/
présentation de Bing Maps qui propose un mode Street View
à base de photos retraitées en 3D (possibilité de tourner autour d’un
bâtiment) avec une technologie empruntée à Photosynth.
démonstration d’un widget eBay « eBay Simple
Lister » en Silverlight qui permet aux vendeurs de scanner par exemple
directement le code-barre ISBN d’un bouquin pour le mettre en vente. Toutes les
données ISBN seront alors incluses automatiquement dans son annonce avec notamment la
couverture du livre.
présentation des dernières avancées sur JQuery par son
créateur, John Resig.
hormis les applications Silverlight, Windows Phone 7 supportera les jeux
multi-plateformes : vous pouvez commencer une session de jeu sur votre XBox360 chez vous
et la continuer sur votre Windows Phone si vous devez partir en déplacement. Voir la
démo dans cette vidéo.
Ce que je n’ai pas vu au Mix 10
Au rayon des petites déceptions, et contrairement à ce que certains, dont je
faisais partie, envisageaient, nous n’avons pas vu trace ni du Slate de HP et encore moins
du Courier, pour lequel le blackout d’information semble être total chez Microsoft.
Sauf si j’ai raté quelque-chose, rien non plus sur Office 10 et sa version Online,
mais nous en saurons certainement plus d’ici fin avril.
En conclusion
Le vent tourne et après des années de domination écrasante sur
l’informatique mondiale, Microsoft apparaît dans une nouvelle posture de challenger
dans des domaines ou le marché et les utilisateurs l’attendent au tournant,
notamment le mobile, la navigation web et le respect des standards. Concernant le mobile,
à une époque où l’on commence à assister à des querelles
de chiffonniers entre Adobe, Google et Apple, notamment dans le débat autour de Flash,
Microsoft se démarque et va proposer une solution avec un avantage concurrentiel
incontestable : l’intégration de Silverlight dans Windows Phone. Un avantage
énorme pour les développeurs mais aussi pour les consommateurs, qui risque de
rendre très vite obsolètes les questions existentielles sur Flash et les
applications mobiles riches.
Enfin je ne pourrai pas finir ce billet sans remercier l’équipe de Microsoft France
pour son accueil, sa sympathie et sa bonne humeur tout au long de cet évènement, et
notamment un super poke au camarade David Cohen, aux petits soins avec nous.
(applaudissements)
Pour en savoir plus (vidéos et autres compte-rendus) :
Francophonie L’année 2010 marque les quarante ans de la naissance de la Francophonie.
L’occasion de constater que la richesse du mouvement francophone lui a permis
d’identifier avant d’autres les enjeux majeurs d’aujourd’hui. Son
fonctionnement rénové lui permettra-t-il de peser dans le sens d’une plus
grande démocratisation des relations internationales ?
Début février et après des années de retard, Ubisoft gravait dans la
pierre (au sens littéral) la date date de sortie de Splinter Cell Conviction. Pas de bol,
celle de la version PC devait être inscri...
J'avoue ne pas aimer du tout la direction artistique de Red Steel 2. Du point de vue du design, le
jeu part dans tous les sens avec un mélange western/samouraï que je trouve hasardeux et
qui ne…
Je fais ce petit mot au nom de la société Itaapy ( http://itaapy.com ) société qui travaille dans le
logiciel libre.
Dans notre CMS ikaaro ( http://www.hforge.org/ikaaro ) Nous utilisons Git
non seulement comme serveur de version pour notre code source mais aussi comme gestionnaire des
révisions de la base documentaire. Cette dernière est en faite un base de
donnée objet qui s'appuie sur le système de fichier (les données sont au
centre de l'architecture).
Git est même utilisé comme moteur des transactions.
Nous sommes intéressés par les avancées qu'il pourrait y avoir notamment sur
libgit2, une
librairie pour accéder directement au cÅ“ur de git.
Je ne présente plus le Google Summer Of Code qui permet à un étudiant
d'être payé pour avoir hacké toutes ses vacances pour un projet libre :-)
Je voulais donc attirer l'attention d'afficionados sur cette proposition.
Nous sommes prêt à apporter une aide logistique, une validation sous forme de stage
(si c'est possible) et une aide technique à qui voudrait mener le projet.
Maintenant que la
date de sortie du soft est officiellement dévoilée, il ne reste plus
qu’à Square Enix à essayer de faire monter la sauce
auprès des joueurs, en diffusant par exemple une vidéo musclée qui ne pourra
que caresser les bourrins en herbe dans le sens du poil.
Pas franchement original, mais efficace. Et c’est le principal…
Le corps électoral français venant de battre son record d'abstention à
l'occasion du premier tour des élections régionales, je voudrais, cher journal, poser
une question qui n'est pas dénuée: d'actualité: pourquoi voter?
Je ne me place pas ici sur un plan politique, ni ne souhaite remettre en cause la primauté
de la démocratie sur tout autre système politique, je veux juste exprimer un ou deux
réflexions sur le sens de la participation à une élection avec une conclusion
un peu iconoclaste.
Raisonnement par l'absurde: que je vote ou non dimanche le résultat de l'élection
n'en sera modifié en rien. Sur 40 millions de votants une voix a une signification à
peu près nulle de l'ordre de 0,0000025%, ce qui n'est pas beaucoup vous en conviendrez.
Disons que cela tend vers 0 et que dès lors une abstention ne peut pas avoir de
conséquence.
Une abstention a cependant un effet de bord intéressant: elle augmente la valeur relative
d'un vote exprimé: dans un système où l'abstention serait totale un seul
électeur déciderait du résultat de l'élection. La démocratie
élective est donc un système qui garantit que personne ne peut influencer le
résultat d'une élection, ce qui est exactement à l'opposé de l'opinion
commune mais qu'il me parait nécessaire à préserver.
Si vous vous demander pourquoi voter dimanche, dîtes-vous qu'au moins vous participerez
à ce mécanisme de dilution du pouvoir.
Bon vendredi....
Conférence du 14 janvier 2000 par Pierre Cartier. Nous voulons insister sur le cycle de
rétroaction des mathématiques et de la réalité, prise dans son sens
social et technologique. Les caractéristiques principales des mathématiques nous
semblent les suivantes : a) Dégager et organiser un savoir-faire de nature combinatoire :
numérations de plus en plus performantes pour traiter de nombres de plus en plus grands,
description de formes géométriques et d'agencements. b) Créer des formes
nouvelles qui serviront à modeler le monde (architecture, paysages, instruments
techniques). c) Inventer et imposer un ordre : les nombres dans l'ordre économique (ou
monétaire), les règles d'organisation. d) Garantir le fonctionnement et
l'efficacité des procédures mathématiques : démonstrations,
algorithmes, non-contradictoires. Le monde régulé par les mathématiques veut
minimiser la part des aléas. De larges pans des mathématiques (calcul des
probabilités, fractales, ondelettes) sont consacrés à la découverte
d'un ordre sous-jacent au désordre apparent. Dans cette perspective, le
développement historique des mathématiques, leur validité théorique
ou publique, le degré de certitude qu'elles procurent, leurs fondements et leur
unité (plus organique que logique), tous ces problèmes se présentent sous un
jour nouveau.
Je lisais encore ce matin un article évoquant la possibilité d’exploiter des
applications windows sur un bureau linux (voir ulteo, synstancia etc...)
J’en rage un peu de voir qu’il a fallut attendre le début d’une nouvelle
décénie avant que l’on voit des applications crédibles aller dans ce
sens... J’en veux un peu à mandriva sur ce coup là parce que dans les specs
edu de 2008 ce point été abordé. En effet de nombreux utilisateurs et
administrateurs avaient évoqués le fait qu’un bureau linux sans prise en
charge des applications windows était voué a rester limité pour ne pas dire
confidentiel (au moins dans l’éducation nationale).
2 exemples à cela (1 en autonome sur les postes et un client/serveur):
1- l’application permettant de faire passer le brevet de sécurité
routière (obligatoire) fournie par le ministère est exclusivement sous windows (et
il y en a d’autres...)
2- La salle multimédia, le labo langue etc... sont vendu par le prestataire sous windows
uniquement.
Alors comment faire ?
Les solutions préconisés étaient une intégration native d’un
émulateur windows (wine pour les versions free et code weavers pour la power pack puisque
il y a un partenariat commercial) pour les postes nomades utilisant des applications autonomes.
Une intégration native signifiait que le lancement d’une application ou de son
installation devait apparaître dans une fenêtre identique à celle d’une
application linux et que les raccourcis ne devaient pas figurer dans un onglet wine mais dans les
menus classiques de la distribution.
Deuxième solution (complémentaire) la possibilité de lié un bureau
linux à un serveur TSE afin d’executer les applications windows ne passant pas sur
un émulateur ou de type client serveur et déporter la fenêtre de
manière transparente sur le bureau (ce que fait syntancia ou ulteo).
Dans les 2 cas le but recherché est le même :
1- Faire de linux un système ouvert dans le sens de l’interopérabilité
dans son utilisation
2- Limiter le nombre de système propritaire tout en comblant le besoin de
l’utilisateur
3- Donner comme vu à l’utilisateur un système linux (graphiquement) avec ces
logiciels habituelles quelques ils soient...
Alors tout cela est bien sur discutable dans le principe. Doit on Faire un mélange des
genres ?
Forcé de constater que tout les linux confondu ça ne represente même pas le
parc de windows vista alors que l’on sait bien se que tout le monde en pense...
Alors M. et Mme (pas oublier Anne) Mandriva, c’est quand que vous jouerez (au moins pour la
powerpack) la carte de l’interopérabilité ?
Billet original de Jeff.Votez pour cet
article sur le Planet
Libre.
Conférence du 14 janvier 2000 par Pierre Cartier. Nous voulons insister sur le cycle de
rétroaction des mathématiques et de la réalité, prise dans son sens
social et technologique. Les caractéristiques principales des mathématiques nous
semblent les suivantes : a) Dégager et organiser un savoir-faire de nature combinatoire :
numérations de plus en plus performantes pour traiter de nombres de plus en plus grands,
description de formes géométriques et d'agencements. b) Créer des formes
nouvelles qui serviront à modeler le monde (architecture, paysages, instruments
techniques). c) Inventer et imposer un ordre : les nombres dans l'ordre économique (ou
monétaire), les règles d'organisation. d) Garantir le fonctionnement et
l'efficacité des procédures mathématiques : démonstrations,
algorithmes, non-contradictoires. Le monde régulé par les mathématiques veut
minimiser la part des aléas. De larges pans des mathématiques (calcul des
probabilités, fractales, ondelettes) sont consacrés à la découverte
d'un ordre sous-jacent au désordre apparent. Dans cette perspective, le
développement historique des mathématiques, leur validité théorique
ou publique, le degré de certitude qu'elles procurent, leurs fondements et leur
unité (plus organique que logique), tous ces problèmes se présentent sous un
jour nouveau.
Vous qui aimez la cuisine et le vin, et particulièrement le rosé, vous pouvez encore
participer au
Grand Concours
:
"
ACCORD METS ET VIN ROSE DE TAVEL - DOMAINE DE LA MORDOREE
"
C'est un concours de création culinaire, qui fait appel à votre imagination et vos
talents en cuisine.
Ce concours est organisé pour la France, la Belgique, le Luxembourg, la vallée
d'Aoste et la Suisse romane, et a pour thème :
« Comment, et avec quels ingrédients, obtenir la préparation culinaire
adéquate afin d'augmenter le plaisir des sens et rehausser les saveurs du mets. Le
rosé de Tavel de la Mordorée
doit exalter les saveurs du plat et paraître lui-même...
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